La maîtresse fait une dictée

Une dictée sans fautes :

Dans la cuisine du vieux chalet.

Un ravioli, au fond d’un petit poêlon, réchauffe. Et il dore sous une couche de gruyère râpé. Le vieux chalet est bien tranquille. Pour le dîner, tout sera grillé, appétissant, fondant! Le fromage est posé sur un plat ravissant. Sans doute, et d’une bouchée, il sera avalé! Le saucisson, gras et bien tendre, sera coupé en rondelles. Et, servi sur un plateau, le chocolat bout, le verser sera délicat et dangereux! D’un seul coup, il écume et gorge le chalet d’un bon et tranquille parfum.

Le petit Benoît a bien écouté. Il a écrit exactement ce qu’il a entendu. Pourtant, le résultat est inattendu!

Une dictée, 100 fautes !

Dans la cuisine du vieux chat laid.

Un rat vi au lit, au fond d’un petit poêle long. Réchauffé, il dort sous une couche de gruyère râpé. Le vieux chat laid est bien tranquille: pour le dîner, tout ce rat, gris et appétissant, fond dans le fromage. Et posé sur un plat, ravi, sans s’en douter, d’une bouchée, il sera avalé! Le sot, si son gras est bien tendre, sera coupé en rondelles et servi sur un plat. Oh! le choc! holà! Bouleversé ce rat délicat est dangereux! D’un seul coup, il écume, égorge le chat laid d’un bond et tranquille, part. Fin.

C’est pas parce qu’on rit que c’est drôle…

prison-de-sept-ilesVous êtes sûrement au courant de la construction et de l’ouverture de la super prison de luxe de Sept-Îles au Québec. Un établissement qui peut loger très confortablement une cinquantaine de détenus; téléviseurs plasma, nouveau décor, bref, tout le contraire des chambres vétustes d’un CHSLD. Tout cela évidemment payé à même nos impôts.

C’est tellement ridicule que Richard Martineau s’est surpassé, aujourd’hui dans les pages du Journal de Montréal, et en a fait une ironique parodie qui m’a fait bien rigoler, même si l’analogie avec les CHSLD est stupéfiante, c’est pas parce qu’on rit que c’est drôle. Si vous ne l’avez pas lu, voici ce que vous avez manqué.

Crime et châtiment

La scène se déroule au palais de justice

– Accusé, levez-vous!

Un homme mal rasé d’une quarantaine d’années se lève.

– Monsieur, vous avez été reconnu coupable du meurtre au second degré de votre partenaire d’affaire. Non seulement avez-vous commis un crime particulièrement crapuleux, qui a choqué la population, mais vous n’avez jamais manifesté le moindre remords. Je vous condamne donc à passer les 20 prochaines années dans un CHSLD.

Livide, visiblement sonné, l’homme se met à crier à pleins poumons…

– Nooooon!

– Qu’on amène l’accusé!

L’avocat du condamné se lève, furieux.

– Monsieur le juge, malgré tout le respect que je vous dois, il est totalement inadmissible que vous envoyiez mon client dans un endroit aussi sinistre. Vous n’êtes pas sans savoir qu’en 1984 le Canada a signé une convention internationale contre la torture. Même s’ils ont commis des crimes graves, les prisonniers ont droit à la dignité et au respect de leur personne. La Convention des droits de l’homme interdit les traitements inhumains et dégradants, même pour les détenus. Et en 1988, le Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations unies a adopté un ensemble de principes concernant la protection des personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement. Or, les CHSLD violent plusieurs de ces principes!

– Désolé, maître, mais j’ai décidé de donner une peine exemplaire…

– Mais ils n’ont droit qu’à un bain par semaine, monsieur le juge! Ils n’ont pas de télé plasma! Ils n’ont pas de gym, de bibliothèque ou d’écouteurs high-tech branchés à leurs sièges! Quand ils font pipi, on les laisse macérer dans leur pisse pendant des heures! On les attache à leur lit la nuit! Ils n’ont jamais de visites! Et… et… (la voix de l’avocat se brise) ILS MANGENT DU MANGER MOU! À L’ANNÉE! C’est inhumain, c’est cruel! Je vais porter plainte aux Nations unies, à Human Rights Watch, à Amnistie internationale, je vais écrire à la Croix-Rouge, je vais organiser des manifestations, des sit-in! Ces établissements ont été créés pour des vieux et des malades, pas pour des détenus en santé qui ont toute la vie devant eux! Vous devriez avoir honte, monsieur le juge!

UNE BONNE NOUVELLE

Pendant ce temps, à 100 kilomètres de là, dans la petite cuisine d’un petit appartement, un homme d’une cinquantaine d’années parle à sa vieille mère…

– Maman, j’ai une bonne nouvelle! Tu ne devineras jamais ce que j’ai réussi à faire…

– Quoi?

L’homme regarde sa mère avec un grand sourire.

– J’ai trouvé une place à la nouvelle prison de Sept-Îles!

La mère pousse un cri de joie.

– Pas vrai! Mais, mais… c’est fantastique!

L’homme sort un dépliant de son sac.

– Regarde les photos, maman, comme c’est beau! C’est propre, frais peint il y a de belles couleurs sur les murs! Tu devrais voir la cafétéria, une splendeur! Et les cellules sont super chouettes! Tu peux même suivre toutes sortes de cours! Es-tu contente?

– C’est la plus belle journée de ma vie! Tu es vraiment le meilleur fils du monde.

L’Orthophonie pour aider les personnes atteintes de troubles cognitifs

orthophonieQuand vous pensez à l’orthophonie, vous pensez probablement aux enfants qui reçoivent de l’aide pour un sigmatisme ou pour un délai langagier. On vous a peut-être emmené voir un(e) orthophoniste quand vous étiez enfant, pour faire traiter des défis de langage ou de parole. Certes, beaucoup d’enfants bénéficient de l’orthophonie, mais savez-vous que l’orthophonie peut également aider les adultes?

Souvent, les adultes atteints de démence et leurs aidants ignorent que l’orthophonie peut les aider, car la démence ne provoque pas toujours des problèmes de parole. Elle provoque des problèmes de mémoire et d’autres problèmes cognitifs qui peuvent nuire à la communication. Une forme particulière, l’aphasie progressive primaire, a un impact direct sur le langage, et surtout sur l’évocation lexicale (l’habileté à trouver les mots).. Il traite l’attention

L’orthophoniste est un spécialiste de la communication. Il traite l’attention, la mémoire, la résolution de problèmes, et les difficultés langagières. Il enseigne des stratégies pour gérer ces difficultés, et il aide les personnes atteintes de la démence à participer à la vie. Il sait développer des systèmes d’aide externe pour aider l’individu à se souvenir des renseignements qui lui sont importants, et il apprend à l’individu et à ceux qui interagissent avec lui à employer des aides externes. Il enseigne aux proches à communiquer de façon efficace avec l’individu atteint de démence.

La démence est une maladie neurodégénérative, ce qui signifie que la mémoire et la cognition s’empirent à travers le temps. Si l’orthophonie est incapable de récupérer les habiletés perdues, il peut néanmoins aider les individus à participer pleinement à la vie, en assurant que leur cerveau reste stimulé aussi longtemps que possible.

Aidons les individus atteints de troubles cognitifs à continuer à communiquer!

  • Asseyez-vous en face d’eux, ou placez-vous là où vous pouvez regarder quelque chose ensemble.
  • Parlez clairement et réduisez le bruit de fond pour les aider à vous comprendre autant que possible.
  • Utilisez des photos ou des mots écrits pour stimuler la mémoire et la conversation.
  • Rappelez-leur les informations clés qui les aideront à participer à la conversation. Par exemple, lorsque quelqu’un se joint à une conversation, mentionnez qui ils sont et quel est leur rapport avec l’individu.
  • Utilisez un langage court et simple.

Source : Stephanie Harvey, orthophoniste, MedicAlert vous informe, février 2017

Des Canadiens plus gros

canadiens4-jpgEnfin, les Canadiens de Montréal ont décidé de se grossir et c’est une très bonne nouvelle au lendemain de la dernière journée des transactions Dans la LNH. Des gaillards entre 6 pieds et 6 pieds et cinq pouces, 200 à 230 livres, iront remplacer les effectifs de moindre envergure. Depuis le temps que j’en rêvais, j’espère que ça fera boule de neige.

Marc Bergevin a bougé sans toutefois affaiblir ses effectifs. Le noyau est toujours intact. Fini le temps où cette équipe se faisait brasser dès qu’elle affrontait des équipes plus costaudes. On se rappelle leurs difficultés contre les équipes de l’ouest et ce sera un pas dans la bonne direction pour les années futures. C’est vers ces gros gabarits qu’il faut chercher les vedettes de demain. Ils sont imposants et si, en plus, ils ont du talent, on est en voiture.

Quand on connaît la méfiance que peuvent inspirer les colosses le long des rampes, les adversaires devront porter la tête bien haute. Ce ne sont pas des super vedettes qui s’amènent mais il faut un début à tout et personnellement j’étais fatigué de voir nos Canadiens en arracher, principalement lorsque la vitesse fait défaut. Espérons que la Direction de l’équipe continuera à repêcher les futurs joueurs en tenant compte de cet élément entre autres. Le côté triste était cependant de voir partir David Desharnais pour Edmonton. Tatoué du CH, c’est la loi du hockey et on lui souhaite la meilleure des chances avec sa nouvelle équipe. En bon vétéran, il saura inculquer son expérience à la talentueuse jeunesse des Oilers.

Le retour de P.K.
Montréal a vraiment su montrer une grande classe pour souligner le retour de P.K. Subban au Centre Bell jeudi dernier, mais dans l’uniforme des Predators. Une courte présentation vidéo qui l’a ému aux larmes avec ces faits d’armes dans le chandail tricolore ainsi que son implication auprès des enfants de la communauté. Des PK il n’y en aura toujours qu’un seul et on a pu admirer ses feintes et son énergie électrisante durant les quelques saisons qu’il a joué ici. L’échange avec Shea Weber durant la saison morte a fait couler beaucoup d’encre et avec cette présentation, la page a été définitivement tournée.

Comme Nashville l’avait fait envers Weber lors de sa première visite des Canadiens, Montréal a montré tout autant de classe envers Subban. Les amateurs lui ont démontré une belle vague d’amour avec des applaudissements nourris pendant cinq bonnes minutes.

Les séries
Avec cinq nouveaux joueurs, le meilleur gardien au monde, un nouvel instructeur, de la détermination et le couteau entre les dents, l’approche des séries capte toute l’attention. Seront-ils du défi? Une fois cette deuxième saison en marche, tout est possible. Je leur souhaite de faire un bon bout de chemin et qui sait… une parade en ville sous le soleil printanier? Pourquoi pas!

Pour vous mesdames…

Sans rancune pour toutes les femmes dévouées, et pour tous les hommes qui sauront rire d’eux-mêmes…

homme-embarrasseUn jour, le mari décide de laver son chandail de hockey. Quelques secondes après être entré dans la salle de lavage, il demande à sa femme :

– Quel cycle j’utilise pour la machine?

– Ça dépend, qu’elle lui répond, qu’est-ce qui est écrit sur ton chandail?

Il crie :

– Boston!

Et après ils diront qu’il n’y a que les blondes…

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Un matin, Madame décide de mettre une brassée de lavage en route avant de partir travailler et dit à son mari :

– Tu seras mignon de mettre le linge à sécher quand ce sera terminé.

En cours de matinée elle se souvient soudainement qu’elle avait oublié de mettre la laveuse en marche.

Et lorsqu’elle est rentrée le soir, le linge était étendu, sec et sale! Elle ne pouvait plus m’arrêter de rire. Consciencieusement son homme lui avait obéi, trouvant quand même que la machine essorait bien, mais qu’elle ne lavait pas parfaitement.

Non, non, rassurez-vous, il n’est pas blond non plus.

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Ayant remarqué la braguette ouverte de son patron, la secrétaire embarrassée lui dit :

– La porte du garage est restée ouverte.

Le directeur perplexe ne comprend pas, jusqu’à ce qu’elle lui montre. Il remonte rapidement la fermeture et lui dit :

– J’espère que vous n’avez pas aperçu ma super Cadillac de luxe.

– Non, dit-elle, juste une vieille Volkswagen rose avec deux pneus crevés.

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Un jour, un homme rentre du travail pour trouver le chaos qui règne à la maison. Ses enfants, encore en pyjama, jouent dans la boue du jardin. Sur le gazon, tout autour de la maison, il y a des cartons de repas congelés et des boîtes de jus de fruits par terre. Quand il entre dans la maison, c’est encore pire; la vaisselle sale est éparpillée dans toute la cuisine, le repas du chien est renversé sur le sol, et il y a du sable par terre, sur la table de la cuisine et les meubles.

Dans la salle de séjour, il trouve des jouets, des vêtements et une lampe renversée. À ce moment, l’homme a très peur qu’un malheur ait touché sa femme. Il se précipite au second étage et là, stupéfait, il trouve sa femme encore en pyjama assise dans le lit en train de lire un livre. Elle se retourne en souriant et lui demande :

– Comment était ta journée?

– Mais que s’est-t-il passé ici aujourd’hui?

Souriante, elle réplique…

– Tu sais, chaque jour en rentrant, tu me demandes ce que j’ai fait durant la journée et quand je réponds que je me suis occupée de la maison et des enfants… Tu me dis :

– C’est tout?

– Eh bien, aujourd’hui, je n’ai rien fait!

On inverse les rôles

Vous est-il arrivé de subir de la sollicitation téléphonique à outrance et au point d’en être très dérangeant? Ici, aux États-Unis, c’est le bordel. Je me fais solliciter au minimum 4 à 5 fois par jour.

Au Canada, on a une loi qui limite cette sollicitation, sauf pour les organismes de charité qui poussent comme des champignons. Le texte qui suit vous trempe dans ce contexte… sauf que cette fois, les rôles sont inversés. Pour cet exemple, le solliciteur est Bell, un maître dans cet art parasitaire, et qui peut être facilement remplacé par tous les solliciteurs de tout acabit. Vous allez rigoler, surtout si ça vous rappelle des souvenirs…

Appel de Bell (à l’heure du souper évidemment)

En italique : l’opératrice de Bell

En gras : un utilisateur exemplaire

– Allo. Bonjour, vous êtes l’abonné et titulaire du compte?

– Oui, c’est moi!

– Vous pouvez me rappeler votre nom s’il vous plaît?

– Jean Dupont.

– Monsieur Jean Dupont, je vous appelle depuis Bell pour vous offrir une promotion consistant en l’installation d’une ligne additionnelle chez vous, ainsi vous aurez doit à …

– Excusez-moi de vous interrompre Mademoiselle, mais, exactement, qui êtes-vous?

– Mon nom est Martine Durand, de Bell Canada et nous vous appelions pour …

– Martine, excusez-moi, mais par mesure de sécurité, j’aimerais vérifier vos données avant de continuer la conversation, cela ne vous gêne pas?

– Aucun problème Monsieur.

– Depuis quelle ligne m’appelez-vous? Sur mon écran s’inscrit «NUMÉRO PRIVÉ».

– Mon numéro est le 1004.

– Pour quel département de Bell, travaillez-vous?

– Le télémarketing actif.

– Pouvez-vous me donner votre numéro de poste de travail?

– Monsieur, excusez-moi, mais je ne crois pas que cette information soit nécessaire …

– Alors je regrette je dois couper, car je n’ai pas la certitude de parler avec une employée de Bell.

– Mais je peux vous garantir …

– Voyez, Mademoiselle, chaque fois que j’appelle chez Bell, avant de pouvoir commencer une démarche, je suis obligé de donner mes références à toute une légion d’employés…!

– D’accord Monsieur, mon numéro est le 34591212

– Un moment, pendant que je vérifie, ne coupez pas Mademoiselle …

(Deux minutes)

– Un moment s’il vous plaît, toutes les personnes de la maison sont occupées …

(Cinq minutes)

– Monsieur?

– Un moment s’il vous plaît, toutes les personnes de la maison sont occupées …

– Mais vous m’entendez Monsieur…!

(Aucune réponse….)

– Oui Mademoiselle, merci d’attendre, notre système est un peu lent aujourd’hui… Quel était le sujet de votre appel?

– Je vous appelle depuis Bell Canada, pour vous offrir notre promotion «Ligne additionnelle», avec laquelle vous avez droit à une autre ligne pour un prix modique. Êtes-vous intéressée?

– Mademoiselle, je vais communiquer votre proposition à ma femme, c’est elle qui gère les acquisitions de produits techniques et technologiques de la maison; s’il vous plaît, ne coupez pas.

(Il pose le téléphone devant un lecteur de CD (Varibean Mix 2004 avec répétiteur).

(Après deux minutes, la femme de l’utilisateur prend le téléphone.

– Excusez-nous de vous avoir fait attendre, vous pouvez me dire votre numéro de téléphone car sur l’écran du mien, c’est écrit «NUMÉRO PRIVÉ».

– Le 1004.

– Merci, à qui ais-je l’honneur de parler?

– Avec Martine.

– Martine qui?

– Martine Durand (Au son de sa voix, elle semble un peu énervée).

– Quel est votre numéro d’employée?

– 35491212 (Encore plus énervée).

– Merci pour l’information Mademoiselle. En quoi puis-je vous être utile?

– Je vous appelle de chez Bell Canada, pour vous offrir notre promotion «Ligne additionnelle», avec laquelle vous avez le droit à une seconde ligne pour un prix modique. Cela vous intéresse?

– Je vais consulter notre budget mensuel, le comparer avec le budget annuel et dans quelques jours, je vous contacterai. Vous pouvez prendre note du jour où je vous appellerai?…

– Allo? Allo?

– Bip…bip…bip…bip…

On savait écrire coquin, sans être vulgaire

Un ami m’a fait parvenir le texte qui suit, une poésie de la Marquise de Grignan, fille de Madame de Sévigné. Apparemment, cet écrit daterait de l’an 1660. Vrai ou faux? Je ne saurais dire et je n’ai pas poussé mes recherches sur son existence. Quoi qu’il en soit, je l’ai trouvé très joli pour l’époque. Il est grivois certes, mais de bon ton. Oreilles chastes, s’abstenir…

poesie-coquineAh ! vous dirais-je Maman

À quoi nous passons le temps

Avec mon cousin Eugène?

Sachez que ce phénomène

Nous a inventé un jeu

Auquel nous jouons tous les deux.

Il m’emmène dans le bois

Et me dit: «déshabille-toi».

Quand je suis nue tout entière,

Il me fait coucher par terre,

Et de peur que je n’aie froid

Il vient se coucher sur moi.

Puis il me dit d’un ton doux :

«Écarte bien tes genoux»

Et la chose va vous faire rire

Il embrasse ma tirelire

Oh! vous conviendrez Maman

Qu’il a des idées vraiment!

Puis il sort, je ne sais d’où

Un petit animal très doux,

Une espèce de rat sans pattes

Qu’il me donne et que je flatte.

Oh! le joli petit rat!

D’ailleurs, il vous le montrera.

Et c’est juste à ce moment

Que le jeu commence vraiment.

Eugène prend sa petite bête

Et la fourre dans une cachette

Qu’il a trouvée, le farceur,

Où vous situez mon honneur.

Mais ce petit rat curieux,

Très souvent devient furieux.

Voilà qu’il sort et qu’il rentre

Et qu’il me court dans le ventre.

Mon cousin a bien du mal

A calmer son animal.

Complètement essoufflé,

Il essaye de le rattraper.

Moi je ris à perdre haleine

Devant les efforts d’Eugène.

Si vous étiez là, Maman

Vous ririez pareillement.

Au bout de quelques instants

Le petit rat sort en pleurant.

Alors Eugène qui a la tremblote

Le remet dans sa redingote.

Et puis tous deux, nous rentrons

Sagement à la maison.

Mon cousin est merveilleux

Il connaît des tas de jeux

Demain soir, sur la carpette

Il doit m’apprendre la levrette

Si vraiment c’est amusant

Je vous l’apprendrai en rentrant.

Voici ma chère Maman

Comment je passe mon temps.

Vous voyez je suis très sage.

Je fuis tous les bavardages

Et j’écoute vos leçons :

Je ne parle pas aux garçons.

Trois gouttes de lumière…

Les empreintes

les-empreintesUne nuit, un homme eût un rêve. Il rêva qu’il se promenait sur la plage en compagnie du Seigneur. À travers le ciel se déroulaient les scènes de sa vie. Il s’aperçut que dans chaque scène il y avait deux séries d’empreintes sur le sable; l’une étant la sienne et l’autre celle du Seigneur.

Quand la dernière scène se déroula devant ses yeux, il se retourna pour voir les empreintes sur le sable. À ce moment-là il s’aperçut que, bien des fois, au cours de sa vie, il n’y avait qu’une seule série d’empreintes. Aussi, il se rendit compte que cela n’avait lieu que pendant les moments les plus sombres et les plus tristes de sa vie.

Puisque cela l’agaçait énormément, il questionna le Seigneur ainsi : « Mon Seigneur, vous m’aviez assuré que vous seriez toujours à mes côtés une fois que j’aurais décidé de vous suivre. Or, je m’aperçois que pendant les moments les plus durs et les plus amers de ma vie il n’y a qu’une seule série d’empreintes. Je ne comprends pas pourquoi vous m’avez abandonné quand j’avais le plus pressant besoin de vous. »

Le Seigneur lui répondit : « Mon précieux, mon très précieux enfant, je vous aime et je ne vous abandonnerai jamais. Au cours de vos souffrances, pendant vos moments de trouble et de tristesse, quand vous ne voyez qu’une seule série d’empreintes, c’est que je vous avais dans mes bras. »

Salmigondis

salmigondis2Les immigrants et l’apprentissage de la langue française; décevant.
Selon le rapport annuel de gestion 2014-2015 du ministère québécois de l’immigration, de la Diversité et de l’inclusion, sur les 13 455 immigrants reçus qui déclaraient ne pas connaître le français en 2012, seulement 3 689 s’étaient inscrits à un cours de français dans les deux ans qui ont suivi leur arrivée, soit un pourcentage de 27,4%.

Si l’on tient compte du fait que les cours offerts par le ministère de l’Immigration ne représentent que les deux tiers de l’offre de tous les cours de français gouvernementaux aux nouveaux arrivants (l’autre tiers est le fait du ministère du Travail et de l’Emploi), il s’agit donc de seulement un peu plus de 40% de immigrants anglophones ou allophones qui jugent bon d’apprendre le français formellement.

Travailler en français, Bulletin de la FTQ

La casquette rouge du SPVM
Pour enchaîner sur la langue française, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que les policiers du la Ville de Montréal ont trouvé un nouveau moyen de pression pour protester contre leur employeur. À la manière de Donald Trump et son slogan « MAKE AMERICA GREAT AGAIN », ils portent une casquette d’un rouge vif arborant les mots « MAKE SPVM GREAT AGAIN ». Pas beau ça? Une imagination certes fertile, mais qui aurait pu être écrite en français. Ils auraient au moins pu se donner la peine. Nous sommes à Montréal au Québec, pas aux États-Unis.

Des médecins exemplaires
Quelle belle nouvelle de trouver, en feuilletant le Journal de Montréal de samedi, des médecins dignes de porter ce nom. Des toubibs qui ont à cœur leur profession et leur serment de servir le peuple en étant le plus disponible possible. En lisant ces reportages, je trouvais les vertus que j’ai toujours recherché chez un médecin. J’ai connu les médecins de famille qui se déplaçaient pour visiter leurs patients et j’ai déploré leur disparition. Ces trois « super docteurs » suivent jusqu’à trois fois plus de patients que la cible exigée. Il y en a sûrement plus, mais le journal racontait la pratique des trois médecins.

Le Dr Marcel Guilbault, 56 ans, du Groupe de médecine de famille de Gatineau, ayant à cœur de contribuer à améliorer l’accès au réseau, prend en charge un nombre impressionnant de patients : 3 576 Québécois. Il leur garantit un rendez-vous d’urgence en 24 heures à sa clinique. La clé pour suivre autant de patients? L’organisation. Au GMF de Gatineau, plusieurs professionnels soutiennent les 10 médecins de famille. « Au lieu de voir un patient diabétique pour un suivi, l’infirmière le voit. J’essaie de déléguer à la travailleuse sociale ou au psychologue et souvent, ils règlent le problème. Pendant ce temps-là, je peux voir trois ou quatre autres patients ».

Vient ensuite la Dre Hélène Laporte, 58 ans, de Joliette, suit 2 594 patients. Passionnée par la médecine considère sa carrière hors norme et ne veut pas être une référence pour la nouvelle génération de médecins de famille. « Je suis passionnée et jamais je ne suis entrée au bureau sans avoir le goût de travailler », ajoute la Docteure. Elle suit les traces de son père, médecin de famille lui aussi, qui travaillait de longues heures (encore plus qu’elle). Elle voit 35-40 patients quotidiennement. En échange, elle reçoit beaucoup de reconnaissance et la colonne des positifs est plus longue.

Finalement, le Dr Samer Daher, 48 ans, est Directeur médical à la Clinique de Westmount. Il suit 3 350 patients et a implanté un système qui oblige tous les patients à voir une infirmière auxiliaire avant et après chaque rendez-vous, ce qui augmente l’efficacité. À l’arrivée de chaque personne, l’infirmière a huit minutes pour prendre notamment son poids, sa pression et sa taille. Il affirme ; « Je suis le gars le plus capitaliste au monde. Mais, pour le système de santé, je suis le plus socialiste. Les gens paient assez d’impôts et de taxes. Ils méritent un service cinq étoiles comme s’ils étaient au privé ». Il termine en disant : « Je ne connais jamais l’heure de la fin. Je sais quand je commence mais jamais quand je finis ».

J’espère que l’attitude, la détermination et le dévouement de ces super médecins deviendront aussi contagieux que la pire des maladies contagieuses. Notre système de santé ne s’en portera que mieux. Merci de votre implication. Et vous chers lecteurs, si vous pouvez mettre la main sur l’édition du Journal de Montréal de samedi dernier, je vous invite à lire avec intérêt les pages 37, 38 et 39.

Choisir le moment de sa mort

aide-medicale-a-mourir1On l’a vu cette semaine avec le cas de Michel Cadotte, comment le meurtre par compassion pouvait être commis en désespoir de cause. Le législateur doit définitivement revoir sa loi sur l’aide médicale à mourir. Il faut prévoir un mécanisme d’intervention d’un tiers, conjoint ou famille, lorsqu’il n’y a plus d’issues pour un malade atteint de démence profonde même si son souhait avait été clairement demandé au début de sa maladie.

C’est triste à dire mais parallèlement, lorsqu’on décide de faire euthanasier notre animal de compagnie, c’est le facteur humain qui intervient. On met fin à ses souffrances en posant un geste guidé par l’amour et la compassion. On décide à la place de l’animal. Pourquoi ne pas le faire avec nos proches pour les mêmes raisons. Avec tous les intervenants professionnels qui entourent cette ultime décision prise en connaissance de cause, le risque d’erreur est très mince.

Dans son édition d’hier, du Journal de Montréal, Denise Bombardier y allait d’un article sur ce sujet qui exprime sensiblement mon opinion sur cette option de fin de vie et que je me permets de partager avec vous pour votre réflexion…

Les Québécois et la mort

Dans l’histoire récente du Québec, c’est autour de la loi 52 sur l’aide médicale à mourir que s’est fait le consensus le plus large. C’est donc la mort qui nous a réunis. On regrette seulement que les projets de loi qui concernent la vie ne parviennent jamais à ce genre de consensus.

Deux cas douloureux ramènent dans l’actualité ce sujet délicat et grave sur la fin de vie. Michel Cadotte, un époux dévasté, est accusé du meurtre de son épouse atteinte d’Alzheimer dont il ne tolérait plus les souffrances. Le député Bonnardel, pour sa part, a livré un témoignage poignant sur l’état lamentable de sa mère atteinte de la même maladie.

Voilà que sous la pression de l’opposition, le ministre Barrette consent à poursuivre le débat sur la loi adoptée en 2014 qui n’accorde pas le droit à une personne majeure de faire une demande d’aide médicale à mourir de façon anticipée. Une révision de la loi pourrait ainsi permettre au début de la maladie d’exiger qu’en cas de démence profonde l’on mette fin à ses jours.

MALAISE

Tous les débats sur la fin de vie provoquent des réactions surprenantes au Québec. L’on choisit son camp comme s’il s’agissait de discourir sur des options politiques. On éprouve lors un malaise indéfini devant des arguments tranchants excluant les nuances et le doute.

Comment être assuré, par exemple, que les dérives ne se produisent jamais? Que ceux qui ne peuvent tolérer de voir souffrir des proches ne seront pas tentés comme monsieur Cadotte de passer à l’acte? Bien sûr, il serait odieux de juger ce pauvre homme, aujourd’hui accusé du meurtre de son épouse. Mais il y a plus de 125 000 Québécois atteints de cette maladie, qui plonge le malade dans une démence à plus ou moins long terme.

La tentation bien humaine pour les proches d’aider ceux qu’ils aiment à mourir est compréhensible. Mais l’acte fatal ne doit pas être encouragé par un discours où l’émotion seule prend le dessus.

ASSAUTS POLÉMIQUES

L’époque est rude pour la réflexion. Car celle-ci exige du temps, une hauteur morale, une compassion sublimée et avant tout une définition de l’être humain. Cette réflexion ne peut pas subir les assauts polémiques des débats tels qu’ils se déroulent de nos jours.

Nous vivons dans un âge de colère, de haine et d’une insoutenable frénésie. Nous n’avons aucune patience. Tout doit se dérouler dans un temps comprimé. La vitesse est la norme. Si les mères pouvaient porter l’enfant deux mois plutôt que neuf, si l’opéré du cœur pouvait reprendre le travail après 48 heures, si le mourant pouvait mourir au début de son agonie, si les déments profonds pouvaient être éliminés, une partie des gens seraient soulagés.

Dans un contexte aussi désacralisé, les législateurs doivent se draper de gravité. Face à la mort avancée, subie, accélérée ou provoquée, personne ne gagne, personne n’a raison. «Tu ne tueras point» demeure l’objectif le plus admirable. Les dérogations à cette vision ne sont que des échecs. Car la mort ne peut être réjouissante.

Vous n’avez pas Fibe?

fibeC’est malheureux pour vous mais vous êtes automatiquement un marginal, un exclus de la société, un extraterrestre, un illettré.

Je veux bien sûr vous parler de Bell Fibe et ses commerciaux télévisés qui ne m’impressionnent pas vraiment. Chaque fois que le commercial est diffusé, j’ai la même réaction; qui est derrière ce concept? Il est vrai que nous sommes à l’ère des communications mais c’est aussi la génération de la surconsommation.

Tu es sur la chaise de ton coiffeur et voilà que la discussion de toutes les personnes présentes tourne autour de Bell Fibe et ses immenses innovations et possibilités, au point où c’est devenu une nécessité d’y être abonné. Horreur, tu n’as pas Fibe. Tu deviens comme le gars qui sort du bois pour arriver dans la société. Piteusement, tu dois avouer que tu n’as pas ce service de télévision. Ça manque à ta culture et tout le monde te regarde l’air hébété. T’étais où toi? Tu viens d’une autre époque et il faudrait que tu arrives en ville, pour prendre une expression populaire. Pas trop fort comme message.

Le dernier en lice c’est celui où le couple et deux amis, sont devant le téléviseur pour regarder une partie de hockey. Les amis se trouvent à l’étroit et se demandent pourquoi ils ne pourraient pas profiter d’un autre endroit de la maison pour regarder le match avec Fibe, c’est sans fil, alors… Le gars, qui a préparé un gâteau des anges pour l’occasion, se sent mal à l’aise d’avouer qu’il n’a pas Fibe. Après avoir maladroitement jeté la faute sur sa conjointe, il avoue, péniblement gêné, qu’il n’a pas Fibe. Subito presto, les amis se regardent et l’un dit que lui possède Fibe. Ils se consultent du regard pour prendre la poudre d’escampette et aller voir la partie chez lui. Le pauvre gars, déçu, doit s’avouer vaincu. Vous devez reconnaître qu’au rayon des relations interpersonnelles on a déjà vu mieux. L’amitié selon Bell ne tient pas à grand-chose. Passer du temps ensemble se résume à un gadget électronique… une bébelle «indispensable».

Chaque fois, je trouve ce message tellement stupide que je me peux m’empêcher de maugréer. Je trouve que dans notre société individualiste, c’est de véhiculer de drôles de valeurs, ça abaisse les relations entre amis, au point de leur donner une vision enfantine, moins intéressante. Je m’ennuie de Monsieur B de jadis, avec ses messages plus subtils, plus civilisés. Je ne sais pas qui est derrière ces messages mais je trouve l’idée assez dépassée et simpliste tout en oubliant pas de prendre le monde pour des idiots.

L’influence du pouvoir gris

impotsLes protestations et tollés fusant de toutes parts, venant des aînés du Québec, et qui durent depuis près de deux semaines, ont finalement fait reculer le gouvernement Couillard sur son intention de reporté le crédit d’impôt pour les personnes de 65 ans et plus, à 70 ans.

Sans équivoque, le pouvoir gris a démontré l’influence qu’il peut avoir devant les intransigeances de la classe politique envers ses citoyens. Même si le ministre Leitao persiste à affirmer que c’était une bonne mesure, les aînés n’étaient définitivement pas de son avis.

On connaît la façon de faire des libéraux; ce sont des pêcheurs. Ils lancent toutes sortes nouvelles politiques dans l’opinion publique pour voir comment celles-ci seront perçues. Ils vont à la pêche et cette fois-ci, ils se sont fait prendre par les poissons de CONtribuables. Leur raison d’exister étant avant tout de se faire réélire, il faut être vigilant et se faire entendre!

Le plus odieux, dans toute cette saga, est que cette mesure budgétaire réduisait l’admissibilité au crédit d’impôt des 65 ans d’une part, pour que ce gouvernement adopte deux mesures pour enrichir les riches; la première, devancer l’abolition de la taxe santé, qui rapportait 800$ à ceux dont le revenu était égal ou supérieur à 135 500$, et la seconde, bonifier de 25% la déduction pour les gains réalisés par les dirigeants d’entreprises sur la levée d’options d’achats d’actions. Comme le soulignait le chroniqueur Michel Girard, «Les 65 ans coupés : les riches gratifiés».

Le sujet a provoqué plus de 70 000 partages sur les réseaux sociaux et des milliers de commentaires dénonciateurs. Mais il faudra les avoir à l’œil lors du prochain budget parce que ce gouvernement pourrait revenir sur la question. Ce sera alors à nous, les éminences grises, de répéter l’exercice en montrant que nous sommes les chiens de garde de notre patrimoine chèrement gagné. Et avec nos revenus modestes, nous ne sommes pas les bonnes cibles.

Ne sous-estimez jamais l’influence du pouvoir gris, quand il monte aux barricades de cette façon. Personne ne le fera à notre place.