Une amicale compétition

Pioneer CarteVous réunissez un groupe homogène un certain après-midi et vous les mettez en compétition dans un événement qui sort de l’ordinaire, mais qui devient viral après qu’on y a goûté. Je veux parler d’un rallye amical ; une sorte de course à la découverte de réponses à des questions sur un tracé codé. C’est ce qu’on a organisé cet automne et qui a connu sa réalisation hier après-midi, dans les rues de notre complexe, ici en Floride.

Née d’une réflexion qu’avait eu Suzanne, notre super active, le printemps dernier, elle m’avait demandé de l’aider dans ce projet. Ayant de l’expérience en la matière, il n’en fallait pas plus pour que j’embarque dans l’aventure. Pour tenter ce premier essai, nous avons réuni 18 équipes de deux personnes et réservé la petite salle disponible dans le parc pour l’occasion. Puis se sont ajoutés quelques bénévoles dont Francine, Dominique et autres, pour bien encadrer l’organisation.

Selon un sondage éclair, plusieurs équipes en étaient à leurs premiers balbutiements en matière de rallye. On s’en doutait bien et le niveau de compétition a été programmé dans ce but ; leur donner le goût et surtout, l’apprécier au point de les inciter à recommencer. On peut dire mission accomplie et l’engouement fut spontané et unanime.

Dès 13h30, et au rythme d’un départ aux deux minutes, les participants recevaient leurs instructions et leur cahier de compétition qui contenait les deux étapes du rallye, s’étendant sur 3,75 km et d’une durée d’environ deux heures. Ils étaient invités à le faire à pied, à bicyclette, en voiturette de golf, en trottinette électrique et même en voiture hybride, question de demeurer écologique et « vert ».

Tout au long du parcours, des pictogrammes leur indiquaient les directions à emprunter et ils devaient répondre à 26 questions d’observations diverses. Une interrogation demandait un calcul mental alors qu’un autre élément de concentration proposait une marche qu’ils évaluaient eux-mêmes à 60 secondes chrono. Bien sûr, ces deux dernières épreuves existaient dans le but de départager le pointage et éviter des égalités à la marque finale.

C’était beau de voir ces gens se creuser les méninges à trouver les réponses, circuler aux bons endroits, se questionner et se faire poser toutes sortes de questions par les autres snowbirds qui ne comprenaient rien à la chose et qui se demandaient ce qui arrivait, n’ayant pas été informés de l’événement. À certains endroits, la circulation devenait plus dense.

À la fin de la compétition, ils devaient me remettre leur document pour les corrections et compilations. C’était amusant, à ce moment, d’entendre les participants comparer leurs réponses, alors que d’autres n’étaient pas passés par le bon chemin bref, la cacophonie était intense et soutenue jusqu’au moment de dévoiler les bonnes réponses et surtout, le classement final. L’instant fatidique qui faisait foi de tout, mais tout ça dans un climat de franche camaraderie, il va s’en dire.

Ce Rallye des Fêtes, comme on l’avait nommé, peut maintenant dévoiler au grand jour les équipes qui se sont méritées les trois premières places, sous un tonnerre d’applaudissements :

En troisième position : l’équipe d’Anita et Guy,

En deuxième position et ex-aequo : Hélène et Pierre, ainsi que Rollande et Claude,

Et nos grands gagnants 2015 : Marcel et Jean-Guy

RallyeL’événement s’est terminé par un buffet, afin de rassasier cette bande d’athlètes affamés, devenus des spécialistes du rallye pour la prochaine occasion. Francine y a mis son expérience culinaire à la satisfaction de tout le monde.

Comme succès, le but a été indéniablement atteint et les participants unanimement, ne se gênaient pas pour nous inviter à répéter l’expérience sur une base annuelle. Par le fait même, l’an prochain on promet de récidiver et qui sait, peut-être ouvrir la compétition à un plus grand nombre de snowbirds francophones du Pioneer Village RV Resort. Merci à tous et toutes de votre enthousiasme contagieux. Et vive le rallye !

C’est ta journée, grande princesse

École 2015-2016ADéjà neuf ans que tu embellis notre vie, belle et douce princesse. Chaque année qui s’additionne te rend plus rayonnante et jolie. Aujourd’hui, comme c’est ta journée d’anniversaire, grand-maman et grand-papa ne voulaient aucunement rater pareille occasion de te dire que tu fais notre fierté et que nous t’aimons aussi gros que l’infini. Y as-tu pensé ? L’infini c’est sans mesure.

Tu es notre trésor et notre richesse et seulement à te voir grandir, ça nous rajeuni. Tu imagines ? Que cette belle journée soit remplie d’amour, de joie et de toutes sortes de surprises qui te feront sourire. Tant qu’à y être, pourquoi pas une double ration de chocolat… Bonne idée n’est-ce pas ?

Monster HighOn te fait la grosse bise virtuelle mais sois sans crainte, on t’en réserve une autre lorsqu’on se rencontrera ce prochain vendredi sous les palmiers. Et surveille ton iPod aujourd’hui… On pourrait bien y glisser quelques mots d’amour.

Tes grands-parents… Comme tu dis!

Des Canadiens méconnaissables

Canadiens mortsQue se passe-t-il avec notre équipe de hockey. Ils sont en train d’écrire l’histoire de l’équipe avec le record de la plus grande débandade de tout les temps. Dix défaites en onze matchs, c’est suffisant pour se poser une foule de questions.

À prime abord, on ne peut blâmer le travail de Michel Therrien et Marc Bergevin et ce ne sont pas ces derniers qui marquent des buts. Ils font un travail plus que respectable pour donner à Montréal une formation de premier plan. Mais voilà, une léthargie collective s’est installée et ce n’est jamais au bon moment. Où est la confiante équipe d’octobre?

Les seuls responsables sont les vétérans ; ils ne font pas le travail et l’étincelle du début de campagne est disparue. Comme si la perte de Price et Gallagher les avait anéanties. Ces mêmes vétérans qui clamaient haut et fort que l’équipe n’était pas seulement l’affaire de deux joueurs et que d’autres allaient en donner un peu plus, après la perte de ces deux vedettes. Intérieurement c’est exactement le contraire qui s’est produit, et une façon éloquente de le prouver est la prestation admirable et louable des recrues de la ligue américaine qui noircissent à eux seuls la feuille de pointage ; incompréhensible et inadmissible. Les vétérans devraient se regarder le nombril et faire leur mea culpa.

Je ne suis pas un spécialiste de l’analyse de ce sport mais, comme tout bon amateur, j’ai ma petite opinion sur cette équipe. Au chapitre des déceptions, vient en tête de liste Tomas Plekanec. Un bon joueur certes, mais qui ne livre plus la marchandise. En saison régulière il a l’habitude de bien performer mais dans les séries d’après-saison, il s’efface bêtement. Un changement d’air serait souhaitable dans son cas.

Autre déception, PK Subban ; Un seul but depuis le début de la saison et qui ne se sert plus de son outil de destruction massive, son lancer fulgurant à faire peur aux adversaires qui osent se trouver dans sa ligne de tir. Lâche tes fantaisies à outrance mon PK et abuse de ce qui t’a permis d’atteindre la ligue nationale. Fait-leur peur!

Puis, le capitaine Max Pacioretty; Un lancer précis et foudroyant je veux bien l’admettre, mais il évite la circulation dense. Quand il faut jouer des coudes et d’un peu de robustesse, il n’est pas là. Il faut bien se rendre à l’évidence de l’immense bougie d’allumage qu’est Brendan Gallagher, encore sur le carreau pour quelques jours. Avec Carey Price, ils demeurent le cœur et l’âme de cette équipe. Gallagher c’est un guerrier et les vétérans devraient prendre exemple sur sa détermination et sa fougue. Il n’a qu’une seule vitesse à tous les matchs ; RAPIDO.

Il faut aussi tenir compte d’une situation qui était inexistante au cours des deux dernières saisons ; les blessures, principalement à la brigade défensive et en plus, Markov qui prend de l’âge… Nous sommes loin d’être épargnés cette saison. Dans le cas de Price, mon opinion est que le geste volontaire du train de Kreider, des Rangers de New York lors des séries de 2013-14, est la cause de sa blessure au bas du corps. Il avait délibérément posé ce geste pour mettre fin au momentum que nos Canadiens avaient à ce moment. Souhaitons que cet incident n’abrège pas sa carrière comme un certain Bobby Orr à son époque.

J’ai un petit message à l’attention de Marc Bergevin; alors qu’on vante le fort gabarit des joueurs de l’ouest, pourquoi ne fait-on pas de même avec notre équipe en la bâtissant de cette façon. Des armoires à glace, robustes et rapides. On aurait moins de complexes. Et si nous sommes pour rater les séries, pourquoi pas remplacer notre bois mort par nos recrues actuelles ; les Carr, Andrighetto, McCarron et autres étoiles montantes, qui tiennent l’équipe à bout de bras depuis plus d’un mois et qui ne demandent qu’à graduer. Les autres équipes le font alors pourquoi pas nous.

Mais malgré tout, étant un éternel optimiste, j’ai confiance que la situation se redresse et que l’équipe fasse les séries éliminatoires. Les vétérans doivent cependant se donner un fort coup de pied au cul et montrer leur fierté et leur mérite de porter le chandail le plus prestigieux du sport professionnel. Comme le vieil adage le dit : Après la pluie, le beau temps!

Un Noël d’amour

Noel12On se prépare pour cette première grande fête depuis des semaines et voilà qu’en seulement quelques heures elle est passée en coup de vent. Dans à peine deux jours, nos amis américains feront disparaître les décorations qui scintillaient et illuminaient le paysage nocturne des environs en lui donnant vie et gaieté. En Floride, on s’est amusé comme des collégiens au son de la musique et de la tonne de victuailles qui garnissait les tables bien en évidence au centre de la salle.

Plus de 200 personnes, parées de leurs plus beaux atours, affichaient un sourire chaleureux et les vœux d’un joyeux Noël fusaient de toute part. Ce pourquoi tout le monde avait mis ses énergies, prenait enfin vie, s’offrait à nous. On pouvait sentir l’esprit de partage et la grande satisfaction d’être ensemble. On a aussi mis le temps pour appeler nos proches et leur offrir nos vœux d’un joyeux Noël.

Noël n’est pas un événement à passer seul. C’est un moment d’allégresse qu’il faut partager et se gaver d’une forte dose de bonheur, de joie et de gaieté. N’est-ce pas une fête d’amour ? Il faut ouvrir son cœur aux autres et en ressortir avec la satisfaction incommensurable d’être habité d’une forme d’euphorie.

J’ai passé la dernière semaine à lire et voir plein de belles histoires à travers les journaux et la télévision. Des histoires que j’ai littéralement dévorées des yeux souvent rougis. Des histoires magiques devenues réalité pour le seul objectif de donner au suivant, de répandre du bonheur. De changer une situation désespérée en miracle. De lire ces récits remplis d’amour m’a chaviré le cœur et m’ont fait essuyer une larme à maintes reprises. Vous savez, ces sanglots qui soudainement nous envahissent, comme une boule dans la gorge que seul le maudit orgueil vous empêche de pleurer.

De parfaits inconnus qui, soudainement et dans un élan de générosité, soulagent la misère humaine en y allant de gestes qui font une différence, d’apporter du réconfort et de l’amour propre à ces gens qui souvent ne demandent rien. Des entreprises qui mettent leurs ressources aux services des démunis pour provoquer un changement sur le chemin souvent sinueux qui se dresse devant eux.

Et ces élans de générosité nous prouvent hors de tout doute, la bonté de la race humaine et qu’elle est capable du meilleur envers ses semblables pour leur redonner dignité et espérance de jours meilleurs. Leur indiquer la lumière au bout du tunnel et que surtout, ils ne sont pas seuls.

C’est à tout ça que Noël m’a fait réfléchir. Un Noël de partage, un Noël de bonté et de réconfort, un Noël d’amour. Le plus beau des cadeaux n’aurait pas fait plus bel effet et me rempli le cœur d’une sérénité inégalée. Le Nirvana et l’allégresse de l’âme. Oui, malgré tout, il y a encore du bon monde sur cette terre. Ils sont souvent discrets mais combien efficaces et indispensables.

Joyeux Noël

Joyeux Noêl4.gifÀ vous tous, lecteurs et lectrices assidus du blogue, je vous souhaite le plus beau des Noëls. Une célébration remplie de joie, de bonheur, de paix, d’amour et de partage.

Au moment des réjouissances, ayez une pensée pour ceux et celles qui ne peuvent partager les mêmes instants et qui sont abandonnés, violentés et abusés, ou qui ont perdu tout le sens profond de cette fête.

Enfin, gardez candidement votre cœur d’enfant pour savourer pleinement ce qui compte vraiment : le moment présent !

Le merveilleux Noël du petit berger Judicaël

Le merveilleux Noël du petit berger Judicaël001Judicaël soupira d’aise, regarde le ciel bleu de la nuit, les étoiles qui scintillent, la lune qui rit. Quel bonheur que son Papa ait bien voulu l’emmener, cette nuit, pour garder les moutons !

– Tu vois toutes ces étoiles, là ? dit Papa. C’est la Grande Ourse. Et à côté, c’est la Petite Ourse.

– Et cette étoile, là, qui brille plus que toutes les autres, qu’est-ce que c’est ? demande Judicaël en pointant son petit doigt.

– Je ne l’ai jamais vue, mon garçon. C’est peut-être le signe qu’un événement extraordinaire est en train de se produire…

Sous les yeux stupéfaits de Judicaël et de son Papa, une vive lumière s’étend sur les prés et les éclaire comme en plein jour. Un bel ange avec de grandes ailes, tout de blanc vêtu, apparaît. Judicaël se sert fort contre son Papa.

– N’ayez pas peur, dit l’ange d’une voix douce. Je viens vous annoncer une grande nouvelle. Aujourd’hui, un bébé est né. C’est lui, celui qui doit apporter le bonheur sur la Terre ! Vous le trouverez dans une étable, couché dans la mangeoire des animaux. Allez vite le voir ! Pour le trouver, suivez l’étoile.

Et l’ange disparaît.

– Papa, dépêche-toi, dit Judicaël en sautillant sur place. Regarde l’étoile, elle file à toute vitesse.

Judicaël et son Papa suivent l’étoile, qui les fait passer à travers bois, à travers champs, à travers la petite ville de Bethléem qui dort paisiblement. Bientôt, elle s’arrête au-dessus d’une petite étable. Tout timides, Judicaël et son Papa frappent à la porte.

– Entrez, disent une voix d’homme et une voix de femme.

Judicaël s’avance le premier. L’homme et la femme lui sourient, ils ont l’air si gentils ! Et puis, Judicaël le voit, tout endormi, si petit. Il s’approche, avec son Papa, de la mangeoire où dort le bébé.

– Mais il va avoir froid, ce bébé, dit Judicaël, tout inquiet.

Il se tourne vers les deux animaux de l’étable, un vieil âne et un bœuf, qui ronflent avec application.

– Hé, vous, les gros dormeurs ! On se réveille ! On a besoin de vous !

Et il met leurs grosses têtes sur la mangeoire.

Le merveilleux Noël du petit berger Judicaël002– Maintenant, vous soufflez ! Et sans s’arrêter.

– Pschou ! Pschou ! De gros nuages de vapeur chaude entourent le bébé, qui sourit aux anges dans son sommeil.

– Quelle nouvelle incroyable : le roi du bonheur est né ! Il est là. Et il s’appelle…

– Il s’appelle Jésus, dit la femme d’une voix douce.

Quand Judicaël et son Papa quittent l’étable, ils vont vite prévenir tous leurs amis. Le jour se lève, Judicaël n’a pas dormi du tout, mais il n’est même pas fatigué.

– Oh, Papa, merci de m’avoir emmené avec toi cette nuit ! dit le petit berger. Cette nuit est la plus merveilleuse de ma vie !

Histoire de Sophie Maraval-Hutin
I
llustrations par Éric Puybaret
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2004

Ce conte était le dernier de la série pour cette année. Merci de vos commentaires et de votre assiduité. On se donne rendez-vous en décembre 2016, pour la suite des merveilleux contes de Noël.

Faut pas niaiser un québécois…

Gomme balouneC’est l’histoire d’un québécois qui prenait son petit déjeuner ; café, croissant, pain de blé entier et confiture, lorsqu’un ontarien, mâchant sa gomme balloune, s’assoit près de lui. Le québécois l’ignore, mais celui-ci engage la conversation :

– Vous, au Québec, mangez-vous le pain de blé entier ?

– Bien sûr ! répond le québécois.

L’ontarien après avoir soufflé sa gomme balloune, dit :

– Pas nous. En Ontario, on mange seulement le dedans. Par contre, on récupère les croûtes dans un conteneur, ensuite on les recycle, on les transforme en croissants, qu’on vend au Québec. (Tout cela dit avec un sourire en coin, il va s’en dire). Le québécois ne réplique pas. L’ontarien revient à la charge :

– Mangez-vous de la confiture sur votre pain ?

– Évidemment ! répond le québécois.

L’ontarien, tout en mâchant sa gomme balloune, ajoute :

– Pas nous ! En Ontario, on mange des fruits frais pour déjeuner. Ensuite, on récupère les pelures et les graines dans un conteneur puis on les recycle, on les transforme en confiture qu’on vend au Québec.

Alors l’ontarien se bidonne. Le québécois, imperturbable, lui demande :

– Baisez-vous en Ontario ?

– C’est bien évident ! répond l’ontarien avec un large sourire.

– Et que faites-vous avec les condoms après les avoir utilisés ? demande le québécois.

– On les jette, évidemment !

– Pas nous ! répond le québécois. Nous, on les met dans un gros conteneur, on les recycle, on les fait fondre et on les transforme en gomme balloune qu’on vend en Ontario !!!

Le gâteau Margot

Le gâteau Margot001Dans la cuisine, mamie Berthe s’active, mamie Berte s’affaire, elle prépare le repas de Noël. Mais Margot, elle, a l’impression qu’on l’oublie.

– Si tu faisais un gâteau pendant que je cuisine la dinde ? propose-t-elle.

– Mais je ne sais pas faire ! gémit Margot.

– Un gâteau, c’est comme une histoire : il suffit d’inventer ! répond mamie Berthe.

Et hop, elle coiffe Margot d’une toque de cuisinier et l’habille avec un tablier.

– Maintenant, c’est toi le chef ! s’exclame-t-elle.

Le nez en l’air, Margot se met à rêver. Elle imagine qu’un petit prince tombe des nuages. Il est tout perdu, il entre dans sa cuisine et lui demande de lui faire découvrir son village. Margot attrape la farine, la lance dans les airs.

– D’abord, prince, ici il neige.

Puis, Margot verse de l’huile sur la farine :

– Là, c’est le lac du village, sur lequel tous les enfants font du patin à glace.

Margot verse quelques gouttes de fleur d’oranger :

– Fermez les yeux, vous êtes au milieu des sapins de la forêt qui borde le lac. Et ça, c’est le givre qui se dépose sur leurs branches, dit Margot en lançant au prince un peu de sucre.

Et ils rient tous deux aux éclats ! Puis, Margot mélange lentement tous les ingrédients.

– Maintenant, nous allons construire ensemble une maison !

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Margot fait cuire son mélange dans le four, et découpe le fin gâteau pour faire les murs et le toit de la maison. Ils font des trous pour les fenêtres et la porte et collent tout ensemble avec de la confiture. Elle fabrique des tuiles en fruits confits. Mais on dirait que le petit prince des nuages fait la moue ! Margot réfléchit et dit :

– Vous avez raison, il manque une cheminée pour que le Père Noël puisse entrer !

En un clin d’œil, Margot dispose noix et noisettes sur le toit en fruits confits. Avec un quartier d’orange, voilà Dame Lune qui illumine la nuit de Noël. Le petit prince est content maintenant ! Mais chut, voilà mamie Berthe qui entre dans la cuisine. Psitt ! D’un coup, le petit prince s’évanouit dans les airs. Mamie Berthe s’écrie :

Le gâteau Margot002– Tu as dû inventer une belle histoire, Margot, ton gâteau est magnifique ! Baptisons-le le gâteau Margot !

– Oh, mais où est le petit prince qui m’a aidé à faire mon gâteau ? Il a disparu ? Je ne le vois plus ! soupire Margot.

– Ne t’inquiète pas, sourit mamie Berthe. Il reviendra certainement quand tu cuisineras ton prochain gâteau ! En attendant, coupe vite une part et mets-la devant la cheminée pour le Père Noël. Je suis sûre qu’il n’a jamais rien mangé d’aussi bon !

Et le soir de Noël, le Père Noël goûte effectivement le gâteau Margot.

– Hum, dit-il, c’est une bonne maison ici, où l’on fait de la bonne cuisine ! Je reviendrai avec plaisir l’année prochaine !

Histoire de Clotilde Cacheux
I
llustrations par Adeline Avril
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2004

Pioneer Village est en mode Noël

2015-12-20 020Noël est à nos portes et on sent la fébrilité augmenter ici à Pioneer Village. Les sites et maisonnettes sont de plus en plus décorées de lumières multicolores avec leurs parures de cette grande Fête. Ça ressemble en tout point à ce que nous sommes habitués au Québec… mais neige en moins. Bon c’est vrai que la grande région de Montréal et de l’extrême sud de la province risque de passer exceptionnellement un Noël vert, mais certains se croisent les doigts pour que Dame nature collabore un peu.

Déjà, jeudi soir dernier lors d’une visite à Naples en compagnie de Carole et Mario, on pouvait admirer l’animation, l’ambiance et les lumières scintillantes qui ornaient vitrines et arbres sur Fifth Avenue. Un grand orchestre interprétait les airs de Noël, en plein air par un chaud 26°C, devant une foule dense, conquise et charmée. Les boutiques n’étaient pas en reste avec leurs vitrines invitantes au point où on se serait cru dans un décor de film directement sorti d’Hollywood.

Et hier à Pioneer, se tenait la traditionnelle parade du Père Noël, où les chars allégoriques étaient remplacés par des voiturettes de golf tout aussi somptueuses. Le groupe s’était donné rendez-vous chez Carole et Marcel pour un avantage indéniable ; le VRAI Père Noël fermait le cortège. Oui, oui, le Père Noël a décidé de prendre un peu de repos avant sa grande tournée et avec un mercure à 26°C, c’était le bon endroit pour refaire ses forces. En plus, Mère Noël l’accompagnait alors c’était comme une petite lune de miel. Et si vous ne me croyez pas, je vous invite à regarder le petit vidéo et les photos de l’événement.

Par la suite, tout le village était convié à la salle communautaire pour se gaver de hot-dogs et Sloppy Joes, avant de clore la soirée en présence de l’hilarant magicien-humoriste James Chartier et son spectacle des plus captivant qui valait le déplacement à lui seul. Un phénomène qui a un excellent sens de la répartie et ceux qui sont partis trop tôt ont manqué une occasion de se dilater la rate.

En quelque sorte, ça donnait le coup d’envoi à une foule d’activités qui se dérouleront en cascade dans les prochains jours ; veille et souper de Noël, souper au resto samedi et musique, rallye lundi et veille du Jour de l’an le 31, pour dire adieu à 2015 et bienvenue à 2016. À la soirée de la veille de Noël, Michel et moi feront la musique en partie finale de la soirée. Comme vous pouvez le constater, il faudra être fait fort pour passer au travers, mais on est confiant. Suzanne Ferland a décidé de nous tester cette année… Elle ne veut pas qu’on s’ennuie.

C’est sûr que le jour de Noël, le téléphone et Facetime vont être sollicités pour rejoindre nos proches. Et l’apothéose des Fêtes pour nous, sera d’accueillir notre fils et nos petits-enfants dès le premier de l’An jusqu’au 8. Oh la-la, qu’on s’en promet… Des gros gros câlins en vue.

L’étoile des animaux du zoo

L'étoile des animaux du zoo001Il faisait un froid de canard. Il neigeait tant que les animaux du zoo n’y voyaient pas plus loin que le bout de leur museau. Les traces que faisaient leurs pattes dans la neige étaient immédiatement effacées par des tourbillons de flocons, gros comme des œufs d’autruche. De mémoire d’éléphant, on n’avait jamais vu ça.

– Comment va-t-on faire cette année pour voir l’étoile du berger ? se plaignit le zébu bourru. Si on ne la voit pas, ça ne sera pas vraiment Noël ! Il manquera quelque chose !

– Toi, le perroquet, sur ton perchoir, tu ne vois rien ? demanda le lion.

– Rien à l’horizon, capitaine !

– Et toi, la girafe, avec ton long cou, tu ne vois rien du tout ?

– Rien du tout, même avec ma longue vue !

Le lion envoya même le colibri en éclaireur : il vola aussi haut qu’il put mais, quand il redescendit, il claquait du bec et n’avait rien vu.

– Si ça se trouve, elle a disparu, l’étoile du berger, et comme il neige, personne ne s’en est aperçu ! lança le zébu bourru.

– Il faut en avoir le cœur net ! dit le singe malin. J’ai une idée : on va tous grimper les uns sur les autres, on fera une immense tour d’animaux qui montera dans le ciel, jusqu’à l’étoile du berger. Allez, les plus costauds en dessous, les plus légers au-dessus.

Les éléphants du zoo se mirent à la base de la pyramide, avec les ours et les hippopotames. Les pandas, les zèbres, les lions leur grimpèrent dessus. Vinrent les antilopes, les cochons, les tapirs. Paresseux, koalas et singes s’entassèrent comme ils purent. Les oiseaux se posèrent sur leurs pattes. Et le plus petit et le plus léger de tous les animaux du zoo, la puce, sauta jusque tout en haut.

– Alors ? Alors ? Alors ? répétèrent tous les animaux, sauf ceux du bas, qui ne pouvaient plus parler tant leur effort était intense.

– Ça y est, je la vois, elle est bien là ! cria la puce en sautant de joie.

Mais catastrophe, les petits sauts de la puce, aussi minuscules furent-ils, produisirent des vibrations dans la tour d’animaux qui commença à pencher à droite, puis à gauche, puis un peu plus à droite. Les éléphants, les ours et les hippopotames avaient bien du mal à maintenir ce château branlant au-dessus de leur tête.

Et pouf : les singes commencèrent à tomber un par un en se tenant par la queue, les cochons firent des vols planés, les antilopes tombèrent sur les hippopotames, ce qui amortit un peu leur chute, et les éléphants furent assommés par les tapirs. Ce fut une belle pagaille !

L'étoile des animaux du zoo002Le lendemain, le gardien du zoo trouva ses animaux dans un piteux état : des entorses, des bleus, des bosses, des yeux pochés, plein de petits bobos. Il leur demanda ce qui s’était passé au zoo la nuit précédente. Ils montrèrent le ciel avec leurs pattes. Le gardien se dit qu’ils étaient tous devenus fous !

Histoire de Claire Renaud
I
llustrations par Marianne Dupuy-Sauze
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2004

Salmigondis

Revenu Québec ne convaincra personne
Salmigondis
Malgré une enquête qui démontre le contraire, Revenu Québec continu de nier l’existence des quotas et bonis remis aux employés méritants qui rencontrent les objectifs du ministère. C’est un secret de Polichinelle et avec tout ce qui a été dit et écrit sur le sujet, ils ont été pris la main dans le sac pour ainsi dire. Le président du syndicat n’y va pas par quatre chemins pour corroborer les propos du Bureau d’enquête et je serais porté à lui donner raison.

Après tout ce qui a été dit sur le dernier règne des libéraux il ne faut pas s’en étonner. Félicitations au Bureau d’enquête du Journal de Montréal et ses découvertes fracassantes. Ils n’ont fait que confirmer et prouver ce que le CON-tribuable soupçonnait déjà.

Le monstre a faim
Quel beau titre évocateur pour la chronique de Martineau de jeudi dernier, dans la foulée des quotas chez Revenu Québec. Il citait deux monstres d’hypocrisie ; la SAQ qui prônent la consommation avec modération de ses produits dans toutes ses publicités ciblées, mais qui empoche des profits faramineux records par la vente de ces mêmes produits en profitant au passage quelques bonis alléchants.

Même constat chez Loto-Québec et son petit côté bonne conscience dans ses slogans soi-disant moralisateurs mais qui offrent des loteries en quantité industrielle partout où ils s’imposent. J’ajouterai à cela Hydro Québec, la seule entreprise que je connaisse qui incite à économiser SON produit tout en multipliant les hausses de tarifs avec des explications farfelues, mais empochant encore de généreux bonis.

Wow! Une idée de génie mais vieille comme le monde
Le ministre Poëti songe à déplacer des radars photos sur les routes secondaires afin d’améliorer le bilan routier sur ces routes qui manquent définitivement de surveillance. Il aura fallu sept ans d’un projet pilote amorcé en 2008, pour prendre une telle décision. Pourtant ce monsieur vient du milieu policier et c’est maintenant que la lumière allume. Des morts sur les autoroutes vous en voyez souvent vous ?

On sait depuis longtemps que ce sont les routes secondaires qui deviennent le tombeau des conducteurs téméraires et en état d’ébriété, chaque fin de semaine. Il n’y a jamais de surveillance policière et que voulez-vous qu’un patrouilleur fasse sur une route sombre au milieu de nulle part… ? C’est excessivement long de faire bouger un gouvernement. On en a encore une preuve.

La traduction française sur facebook, c’est dégradant !
Depuis quelque temps, on peut voir sur ce réseau social, un lien au bas des articles de de langue anglaise, incitant le lecteur à cliquer dessus pour voir l’atroce traduction française qu’on nous propose. C’est une insulte à notre intelligence et aussi bien s’en passer. Je ne sais pas qui est derrière cette initiative, mais ce n’est pas l’idée du siècle. J’ajouterai que le résultat est vide de sens et souvent on n’y comprend absolument rien.

Du français de très mauvais goût qui nous fait passer pour une bande d’illettrés et d’indigènes, sans oublier qu’on nous manque carrément de respect. Les artisans derrière cette mascarade semblent oublier qu’il y a beaucoup plus de francophones bilingues que le contraire… On n’a qu’à regarder la composition du Conseil des ministres de Justin-le-trotteur

Et la neige ???
Que se passe-t-il au Québec, enfin dans sa partie sud ? Un Noël vert semble se dessiner pour l’instant et même si ce n’est pas une première, ce n’est pas normal et ça augure mal pour le prochain été. Que va-t-il se passer ? Qu’est-ce que Dame nature nous réserve ; des grosses pluies, une sécheresse inattendue, une épidémie de sauterelles comme il s’en était produit vers la fin des années 60… ? Il ne faudra pas s’en surprendre.

Le pays des poissons des chenaux doit prier Ste-Anne à l’heure actuelle, la saison de la pèche étant de courte durée, ce serait un désastre économique pour cette région. Et puis il faut bien se le dire ; Noël sans son tapis tout blanc, perd sa magie et sa féérie. J’en sais quelque chose… Nous en sommes à notre quatrième Noël au pays des gougounes et même si les décorations sont majestueuses, il manque cette splendeur que la neige, valsant en gros flocons, peut apporter lorsqu’on regarde avec un brin de nostalgie l’enchantement des décors de chez-nous.

Mais une fois la nouvelle année amorcée, la neige ne me manque absolument pas. Les températures hivernales anormalement douces étant propices à la prolifération des virus et infections, soyez sur vos gardes et attention à la grippe…

La chorale des anges

La chorale des anges001– Bon, c’est pas bientôt fini ce chahut, s’impatienta l’archange Michel en tapant sur son pupitre avec sa baguette de chef de chœur. La répétition va commencer ! Je vous rappelle que Noël, c’est dans six jours, et qu’on a encore du pain sur la planche ! Au boulot !

Les anges gagnèrent leur place en traînant les ailes. Depuis le 1er décembre, ils répétaient tous les jours et ils commençaient à en avoir un peu assez.

– Évidemment, toujours en retard ! dit l’archange Michel au retardataire, l’ange Raphaël, qui tentait de se faufiler discrètement. Et en plus, il manque du monde ! Où est l’ange Gabriel ?

– Dans son lit. Il a la grippe, répondit l’ange Haniel. Quelle chance il a ! ajouta-t-il tout bas.

– Eh bien, tant pis pour les tire-au-flanc ! Ange Camaël, donnez-moi un la, s’il vous plaît.

L’ange Camaël souffla de toutes ses forces dans sa trompette, mais aucun son n’en sortit.

La chorale des anges002– Alors j’attends ! Que se passe-t-il ?

– Je ne sais pas, je ne comprends pas, dit l’ange Camaël.

Et il retourna sa trompette. En tomba un gros chiffon, qui empêchait l’air de passer ! Tous les anges éclatent de rire !

– Ah bravo ! Vous croyez qu’on a du temps à perdre avec ce genre de plaisanterie ! Un peu de sérieux, tout de même. Allez, un deux, trois :

« Les anges dans nos campagnes ont entonné l’hymne des cieux… »

Et les anges se mirent à chanter,

– Arrêtez, arrêtez, c’est une catastrophe ! cria l’archange Michel, les deux ailes sur les oreilles. Il n’y a pas deux anges qui chantent juste ! Et vous là-haut, ange Tzadkiel, vous le faites exprès ! Vous chantez si fort que vous allez tous nous rendre sourds !

– À la dernière répétition, vous avez dit de donner de la voix, alors moi, je donne de la voix, répondit l’ange Tzadkiel.

– Donner de la voix ne veut pas dire hurler ! Bon, recommençons ! Un, deux, trois…

Et les anges se remirent à chanter.

– Non, arrêtez, pitié, de grâce pour mes oreilles, dit l’archange Michel, qui commençait à s’arracher les plumes des ailes. Mais qu’est-ce qui vous arrive ? Vous chantez comme des casseroles !

– C’est que les copains et moi oh ! pas tous évidemment, on a mis des boules de coton dans les oreilles parce qu’on n’arrive pas à garder chacun notre voix quand on chante ensemble, répondit l’ange Haniel.

– Quoi ! Vous voulez dire que la moitié de la chorale a les oreilles bouchées ! Vous plaisantez ?

– Non, rougirent les anges.

– Et je m’étonne que vous brayiez comme des ânes ! Mais chanter ensemble, c’est écouter les autres ! Écoutez-moi : Laaaa…, chanta l’archange Michel. À vous !

La chorale des anges003Laaaa…, chantèrent les anges.

– Vous voyez, vous chantez juste. Enlevez vos bouchons d’oreilles et allons-y.

Et le jour de Noël, les anges laissèrent leurs boules de coton au placard et leur hymne magnifique s’éleva dans les cieux. Les plumes de leurs ailes en frissonnèrent de plaisir !

Histoire de Claire Renaud
I
llustrations par Éric Puybaret
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2004