Une fois l’auto chargée de ses bagages, la caravane hivérisée et tous les systèmes au point mort, il ne restait plus grand-chose à faire. Même pas faire pipi parce que tout est au rose nananne. Petite visite de courtoisie à nos amis Linda et Benoît et salutations à quelques connaissances au camping, on met alors le cap au sud jusqu’à… Napierville en fin d’après-midi.
Pourquoi Napierville? Bah! On compte nos journées passées aux USA et on respecte le plan de match de rentrer chez les amerloques le 17. C’est tout!
Petit motel vieillot de 12 unités mais propre, Le Douglas nous sert de gîte pour cette première nuit. Juste à côté se trouve le Resto-Bar du même nom; établissement chaleureux, où on y sert un exquis et succulent rôti de bœuf au jus à volonté, tous les vendredis, samedis et dimanches après 17h00. Si vous passez par là, je vous le recommande fortement et croyez-moi, vous ne serez pas déçus. Et à seulement 19,95$ par personne, incluant la soupe, le café et le dessert… C’est une aubaine!
Finalement, une bonne nuit de sommeil et à l’aube on traversera la frontière comme les oiseaux migrateurs, à l’exception près que ceux-ci ne s’arrêtent jamais pour s’identifier. Pour les assidus de ce blogue, la suite demain…
Ça faisait bien dix ans que je n’avais pas mis les pieds dans une Cage aux Sports. La principale raison; un menu sans goût, très gras, trop cuit et sans saveur. Rien pour écrire à sa mère finalement.
Récemment, le nouveau nom tronqué pour La Cage, avec la venue du chef Louis-François Marcotte et une nouvelle publicité télévisée avec le propriétaire Jean Bédard, faisait la promotion d’un vent de renouveau avec son menu adapté au goût du jour. Alors pourquoi ne pas y faire un saut ce soir avec ma conjointe, mon fils et les petits-enfants, pour célébrer un dernier repas ensemble avant la migration vers le sud. En plus, on pourra regarder l’ultime match de baseball dans la série opposant les Rangers du Texas aux Blue Jays de Toronto.
Dès 17h30, on se rend à l’établissement du Quartier Dix30. Curieusement, l’endroit semble désert, peu fréquenté à cette heure, mis à part un groupe au bar où le baseball occupe tous les écrans géants. Nous prenons place à une banquette et on nous remet le menu. À première vue, les plats semblent les mêmes mais sous une nouvelle présentation, un peu plus mis au goût d’aujourd’hui; burgers, ailes de poulet, frites, le menu traditionnel de ce genre de resto-bar sportif. Le maïs soufflé est cependant délicieux et à volonté. Petits et grands en raffolent.
Je me laisse tenter par l’entrée Tous pour un qu’on partage; un assortiment de saucisses enrobées de pâtes, des petites ailes de poulet Buffalo, de filets de poulets panés et de pelures de pommes de terre avec fromage et bacon accompagnés de deux branches de céleri et deux petites sauces-trempettes. Louise y va d’un Hot chicken effiloché entre un pain hamburger, badigeonné d’une délicieuse sauce et des frites. Le sandwich faisait bien 5 pouces de haut. Mon fils, un super burger de 7 pouces, juteux et à manger en petites bouchées, accompagné de frites. Les enfants se sont rempli la panse du Méli-mélo de petites bouchées du genre décrit dans mon entrée.
Pour ma part, j’avais choisi en plat principal le Fish and chips dont la panure était tellement dure que j’avais peur de briser ma prothèse dentaire, sauce tartare et frites extra-cuites complétaient le plat. Côté service, ce fut assez ordinaire. À la fin du repas, la serveuse s’est approchée de la table pour offrir le dessert aux enfants seulement. Les adultes rien! Même pas un café nous a été proposé. La facture qui jouait autour de 100$ a suivi et il en était fait de cette expérience culinaire qui pour moi, a été maquillée pour donner l’impression d’une nouvelle cuisine… comme il y a dix ans. Bien en deçà de mes attentes, ou du moins, ce que la publicité promettait.
La bière, on n’y a pas goûté mais selon mes observations, elle semblait excellente. Par contre on a grandement apprécié la présence de notre fils et de nos charmants petits-enfants… et les Blue Jays ont gagné! Pour La Cage… la bière peut être. Mais pour la bouffe, c’est non merci pour moi!
Est-ce la chaleur soudaine en ce jour d’automne, il a fait 24°C hier, où la récolte de soya aux alentours, toujours est-il qu’on subit le retour infernal de milliers de coccinelles au camping. Comme l’automne dernier, ces bestioles qui se nourrissent des pucerons qui font mourir le soya, se collent aux caravanes et s’infiltrent partout.
N’ayant pas de prédateurs connus, j’en ai trouvé un infaillible; l’aspirateur électrique! Il trône en plein centre de la roulotte, branché et prêt à intervenir à la moindre menace. Sitôt l’ennemi localisé, je pousse l’interrupteur du prédateur et je mets en joue l’intrus puis, du bout du tuyau, le suceur fait son travail de destruction massive, le temps de crier gare. Sans effusion de sang, l’indésirable rejoint le fond du sac à la vitesse grand V, pour mordre la poussière.
C’est un champ de bataille de tous les instants parce que ces bibittes s’introduisent dès qu’on ouvre la porte ou qu’elles découvrent la moindre petite ouverture, notamment par les joints d’étanchéité des rallonges escamotables. Cette «bête à bon dieu» est peut être la meilleure amie des jardiniers, mais dès qu’elles arrivent en quantité industrielle pour frapper la mauvaise cible c’est passablement désagréable. Elle doit sûrement avoir une mauvaise vision parce que je suis très loin de ressembler à un puceron.
Curieusement, j’ai compris pourquoi on la surnomme bibitte à patate. Croyez-le ou non, lorsqu’elle envahie l’intérieur de la roulotte, une malodorante odeur de patate empeste l’air ambiant. En tout cas, mon petit-fils Pierre-Olivier serait fier de son grand-père s’il me voyait, parce que comme lorsqu’il joue à la guerre avec son jeu vidéo, je fais mouche à chaque coup.
Pour le moment, en ce début de nuit, on observe un cessez le feu, mais dès l’aube si elles n’ont pas battu en retraite, la bagarre reprendra jusqu’à l’ultime capitulation de l’ennemi. Les pertes ne peuvent être que dans l’autre camp!
Bonjour belle-maman. Les années passent sans qu’elles n’effacent les douloureux souvenirs. Aujourd’hui nous avons une douce pensée pour vous.
Continuez de veiller sur nous et de guider chacun de nos pas.
« La force de l’espérance est ce qui nous permet de se remémorer les souvenirs de ceux qui ont marqué notre vie. »
C’est quoi l’idée de déclencher des élections et surtout, de décréter une journée de scrutin. Premièrement, on peut voter n’importe quand dans un bureau d’Élection Canada. Deuxièmement quatre longues journées de scrutin anticipé et troisièmement, une journée de scrutin officiel le 19 septembre. Une vraie farce. Le Canada est un pays où tout est permis et si le ridicule tuait, on serait déjà mort et enterré.
Encore plus loufoque, un savant juge, ayant probablement fumé un joint gracieusement offert par Justin Trudeau, a décidé qu’une immigrante pouvait obtenir sa citoyenneté canadienne en portant son niqab, alors qu’une majorité de la population était contre. Nous n’en sommes pas à une absurdité près. On passe encore pour des clowns. Tellement vrai que des électeurs se sont présentés aux bureaux de votation avec leur déguisement d’Halloween, pendant que d’autres portaient fièrement un sac de patates sur la tête. On récolte ce qu’on sème! Du bon matériel pour les réseaux sociaux.
La réponse qu’on nous sert est évasive et on se croirait revenu à l’époque du Peace and love. On ne réagit pas! On est comme dans les vaps et il ne manque que les cheveux longs et les fleurs. Avez-vous imaginé la crédibilité que le pays obtient sur la planète? Les extrémistes de tout acabit regardent cette mascarade d’un œil attentif et s’infiltrent chez-nous sans être inquiétés outre mesure. Ce Canada tellement ouvert sur le monde qui, en retour, en abuse à chaque fois qu’il en a l’occasion. Avez-vous remarqué le nombre sans cesse croissant de noms étrangers sur les affiches des candidats à la présente élection. Même si ces personnes sont citoyens canadiens, il reste qu’à l’origine ce sont des noms étrangers. Preuve vivante de notre époque de dénatalité et de l’opération anti-indépendance du Québec du tournant des années 80-90.
Il fut un temps, celui de la grande noirceur, où tout était contrôlé, interdit, même péché. La révolution tranquille allait remédier à cette situation au point où aujourd’hui, nous ne sommes plus maîtres chez-nous. Les étrangers nous dictent et on obéit. Nos gouvernements n’ont plus de colonne et administrent pour rester au pouvoir. C’est le monde à l’envers. Un exemple; La prestigieuse Gendarmerie Royale du Canada, plus que centenaire, dans son uniforme écarlate avec chapeau de cuir distinctif a été obligée, il y a quelques années, d’accepter qu’un de ses agents troque le chapeau pour un turban, pour conserver les origines du policier. Encore là, un bon juge canadien en avait décidé ainsi.
Autre exemple; La Cour vient de libérer des bandits notoires, associés aux Hells Angels dans le cadre de l’opération Shark, parce que le méga procès ne s’est jamais mis en branle depuis 78 mois. Faut le faire et il reste qu’à l’origine, ces bandits ont commis des actes criminels. Ils sont maintenant libres comme l’air. Et après ça, on nous demande de croire en nos institutions. Non merci pour moi!
Je ne veux pas être pessimiste ou prophète de malheur mais il ne faudrait pas se surprendre que le Canada devienne la scène d’attentats terroristes comme il s’en est produit dernièrement. Quand un pays renie ses traditions pour s’ouvrir sur le monde sans distinction, il se met dans le trouble et laisse à ceux et celles qui n’ont rien à perdre, toute la place pour s’imposer.
Tout a été dit sur l’affaire Marcel Aubut. Il aura fallu qu’une ou deux personnes le dénoncent publiquement pour faire bouger les choses. Les lignes ouvertes en ont amplement discuté et les témoignages étaient assez éloquents pour dépeindre l’individu qui ne porte aucun respect à la femme. C’est comme un tsunami et on s’aperçoit qu’il en a fait des victimes et ce, depuis des années. Maintenant que l’abcès est crevé les langues se délient et les victimes sortent de l’ombre.
Pourquoi avoir tant attendu? Aucune femme ne devrait subir pareille humiliation. La peur ne devrait pas les arrêter, au contraire. Un tel geste devrait provoquer une réaction spontanée. Quand quelqu’un abuse de sa notoriété ou de son autorité pour agresser une femme, il devrait être remis à sa place subito presto et quel que soit l’endroit où le moment. Avez-vous imaginé un seul instant ce qui peut s’installer dans la tête d’une victime? C’est le début d’un calvaire, d’une humiliation et d’un traumatisme psychologique profond qui mettra peut-être des années à guérir. Et quand la menace de perdre son emploi est soulevée, c’est pire encore. C’est ajouter l’insulte à l’injure. C’est inacceptable!
Les propositions et gestes à connotations sexuelles non désirés et déplacés devraient recevoir un NON catégorique et énergique sur le champ et encore plus si la scène se passe devant témoin. Quant aux contacts de même nature, une solide baffe en guise de désapprobation a le don de remettre les esprits tordus à leur place. C’est hautement humiliant pour le plus insistant des mâles et rut. Pas attendre des mois voire des années et se morfondre. Il faut agir dès lors. Vous verrez l’effet que ça fait… l’humiliation totale. Vous gagnerez en confiance et c’est aussi efficace que la meilleure des thérapies. Personne ne vous en voudra d’avoir appliqué une telle sentence. On appelle ça action-réaction. Allez Mesdames, il vous faut seulement du cran et de l’audace.
Les nuits froides et le soleil qui se couche plus tôt, indubitablement et comme les oiseaux migrateurs, l’appel du sud commence à se faire sentir. Dans le camping, les fleurs qui ornaient les terrains sont disparues. Les tondeuses se sont tues et le site se pare déjà de ses couvertures d’hiver. La machinerie s’active un peu partout pour terminer les aménagements paysagers des derniers actionnaires et résidents qui viennent de s’établir dans le complexe. Les cultivateurs des alentours ramassent leurs récoltes avec de la machinerie extra performante. Les premiers colons seraient heureux de voir ça.
Aujourd’hui c’était jour de corvée chez-nous. Tout ce qui meublait les patios a été remisé dans le gazébo qui ne reste plus qu’à enrubanné d’une membrane de plastique pour le protéger des rigueurs de la saison froide. Même les bonbonnes de propane sont un signe qu’il nous faudra partir bientôt. On brûle facilement une 30 livres aux quatre jours. Dans 10 jours, ce sera cap vers la Floride jusqu’au printemps. Ma conjointe étant frileuse à l’extrême, elle est facile à convaincre de courir vers l’état du soleil éternel.
D’ici là, on fait une dernière tournée des amis et de la parenté pour un dernier au revoir. L’agenda est chargé de soupers ici et là mais et au moins, cela a l’avantage de voir défiler rapidement chacune des journées qui restent avant la grande migration… Avant le déguisement en outarde!
Comme par les années passées, les abonnés du blogue pourront nous accompagner virtuellement et partager en images et en récits, notre vie de snowbirds. Ce sera notre quatrième hiver déjà et ça m’amène à penser comme le temps file à grande vitesse. Il faut profiter de chaque moment parce que ça ne dure jamais éternellement. Je dis souvent que nous préférons vivre nos rêves que d’avoir des regrets d’être passés à côté.
On garde quand même le contact avec notre patelin du Québec. Télé francophone et téléphone avec appels interurbains sans frais et illimités, on est à quelques secondes de voir et de savoir tout ce qui se passe au pays du Québec. On garde le contant et on évite la neige. De plus, on quitte avec la satisfaction du devoir accompli; on a voté!
Le Journal de Montréal publiait dans ses pages de l’édition d’aujourd’hui, une des conclusions d’une étude menée par Thierry Karsenti, directeur du Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante. 166 enseignants en formation générale répartis dans 17 cégeps du Québec ont participé à l’enquête.
Les résultats ne m’ont pas surpris. C’est un triste constat d’échec parce que les québécois ne maîtrisent pas la langue, ne s’intéressent pas à la lecture et manque de motivation. Cette langue si riche et si belle se perd et ça me désole.
On n’a qu’à regarder autour de nous pour constater comme les gens écrivent n’importe comment. Si j’ai le malheur de leur dire, je me fais répondre – C’est pas important… Ils ont compris ce que je voulais dire. Point final! Il s’écrit n’importe quoi, sans se relire pour essayer de se corriger. À cet égard, un petit tour sur les réseaux sociaux es assez évocateur; une faute d’orthographe aux trois mots. Personne ne se donne la peine de s’appliquer à écrire simplement et surtout se relire pour s’assurer de la qualité du texte. Quand on n’est pas sûr d’un mot, le dictionnaire peut nous aider. Mais ça aussi demande un effort que peu de gens font.
Et quand je parle de fautes, j’insiste sur des fautes de base, qu’on peut corriger facilement; un verbe mal accordé, un accent oublié, un pluriel omis. On publie sans se soucier de la justesse de notre langue écrite. On laisse quelle impression à nos lecteurs? Celle d’illettré, de travail bâclé sans la moindre minutie. Bref, on écrit comme on parle et on parle comme on marche!
Quand un peuple ne se soucie plus de sa langue, c’est le début de la fin, de la débandade et d’une certaine forme d’assimilation. On voit soudainement apparaître les tendances dans l’affichage, en toute impunité. Près de chez moi, à La Prairie en bordure de l’autoroute 30, on est à construire des condominiums. Une immense affiche annonce le nom du projet Le South. Pourquoi? On ne s’est pas trop cassé la tête pour trouver un nom pareil. L’imagination fertile a fait défaut où on ne s’en est nullement préoccupé.
Le Québec perd lentement la langue de ses ancêtres et c’est malheureux. Et pour ajouter l’insulte à l’injure, des voix se sont élevées pour réclamer plus de souplesse dans la formation générale offertes dans les cégeps, comme des cours de français optionnels. Monsieur Karsenti conclut, – Il y aurait un risque énorme à rendre les cours de français optionnels puisque les étudiants qui éprouvent des difficultés avec la langue de Molière éviteraient de s’y inscrire, par peur d’échouer.
L’enquête a aussi démontré que certains francophones éprouvent plus de difficultés avec la langue que les allophones. Il faut vite investir dans un dictionnaire et s’en servir à outrance. Vous n’avez pas idée combien c’est stimulant de découvrir la beauté des mots et la richesse de leurs synonymes.
Je terminerai sur une anecdote de ma grand-mère maternelle qui n’a jamais dépassée une deuxième année élémentaire. Elle écrivait sa liste d’épicerie avec le souci profond de la rédiger sans fautes. Elle s’en faisait un honneur. Et quand elle nous demandait d’aller faire la course, elle prenait grand soin de nous demander s’il y avait des fautes sur sa liste. Évidemment, il n’y en avait pas. On pouvait alors voir la fierté sur son visage. Elle en devenait lumineuse et c’était son moment de bonheur. Un souvenir qui m’habite encore.
Pour une fois qu’on ne sera pas taxés sans raison, j’appuie entièrement le Ministère des transports d’ajouter 129 nouveaux radars photo dans la grande région de Montréal et sa périphérie. S’il n’en tenait qu’à moi, il y en aurait beaucoup plus. Après tout ça rejoint pas mal le principe de l’utilisateur-payeur; Tu excèdes les limites de vitesse? Il y a une conséquence et tu dois fouiller dans ton portefeuille.
Les automobilistes québécois sont réputés être des délinquants de la route, c’est une triste réalité. Vous n’avez qu’à faire le test dans les zones de chantiers routiers. Vous roulez à la limite permise et vous avec la bizarre impression de retarder tout le monde. Les gens vous dépassent rapidement, sans qu’ils n’aient levé le pied de l’accélérateur. Et ce n’est pas parce que les cônes oranges sont invisibles… Au contraire!
J’écoutais les réactions des gens aux nouvelles télévisées et si certains étaient en faveur, d’autres accusaient le gouvernement d’installer des trappes à billets. Et puis après? Les conducteurs n’ont qu’à mettre la pédale douce et se discipliner, d’autant plus que les sites de radars sont connus. Au volant, lâchez les textos, déjà illégaux, le téléphone mains libres, le pitonnage des stations de radio, le maquillage, la bouffe ou vous jouer dans le nez pour vous concentrer sur la route. C’est simple et tellement plus prudent.
Les 23 radars photo déjà installés ont presque rapportés 1 million de dollars chacun avec des revenus annuels de 18 M$. Imaginez 152 gros kodak qui vous observent… C’est du pognon ça Monsieur! Et la machine ne fait aucune distinction, ne juge rien et est toujours fidèle au poste, sans bénéfices marginaux.
En conclusion, une bonne raison de déjouer les pronostics du gouvernement c’est de respecter scrupuleusement la signalisation routière et d’adopter une conduite irréprochable. Dans le cas contraire, merci de votre contribution volontaire. Souvent il faut que ça touche le portefeuille pour que les gens comprennent.
Prends le temps de penser, c’est la source du pouvoir;
Prends le temps de te distraire, c’est le secret d’une perpétuelle jeunesse;
Prends le temps de lire, c’est la fontaine de la sagesse;
Prends le temps d’aimer et d’être aimé, c’est le privilège divin;
Prends le temps d’être aimable, c’est le chemin du bonheur;
Prends le temps de rire, c’est la musique de l’âme;
Prends le temps de te reposer, sans quoi tu ne pourras jouir d’aucun autre privilège.
L’histoire se répète. Les trois derniers premiers ministres libéraux ont tous voulu mater les employés municipaux avec une panoplie de lois et règlements pour affaiblir le pouvoir de négociations de ceux et celles qu’on dit bien nantis.
Le dernier en lice, le ministre des Affaires municipales Pierre Moreau avec la bénédiction de barbe blanche, met ses gros sabots avec son pacte fiscal, en permettant aux villes de décréter les conditions de travail de ses employés. C’est ni plus ni moins scraper le Code du travail.
Les sbires Coderre et Labaume auront réussi à déclencher une véritable guerre dans le secteur municipal et j’espère qu’ils y laisseront des plumes. Pour ça, je m’en remets aux forces syndicales que sont le SCFP, la FTQ et les fraternité de policiers. Après la contestée loi 3 sur les régimes de retraite, voilà que les employés municipaux doivent de nouveau se regrouper pour livrer bataille face à un gouvernement qui ne les lâche pas depuis 1994.
J’ai une très bonne expérience des négociations municipales pour y avoir négocié plusieurs conventions collectives et je peux vous affirmer que les conditions de travail actuelles chez ces groupes de salariés ont toujours été négociées de bonne foi et dans le respect des deux parties. Dès que le politique se mettait de la partie, c’était comme la mouche dans la soupe; la merde.
Tenez-vous debout, employés municipaux, devant ce parti qui bombe le torse et impose sa loi devant la classe moyenne, pendant qu’il rampe lâchement devant l’establishment.
Sur les lignes ouvertes comme sur les réseaux sociaux, la saga Mike Ward et Jérémy Gabriel occupe beaucoup de place. Les avis sont partagés et les humoristes ne veulent pas perdre leur liberté d’expression parce que si c’était le cas, plusieurs se retrouveraient sur le chômage. D’abord, il y en a trop d’humoristes au Québec et ça dilue le produit. C’est la quantité au détriment de la qualité.
On les écoute et beaucoup ne se gênent pas pour ridiculiser les sans-défenses, les faibles, les marginaux et pourquoi pas les handicapés tant qu’à y être. C’est facile et ça fait rire, du moins ils le pensent. Moi, ça ne me fait pas rire du tout! Au contraire, ça crée un malaise et je trouve qu’ils ont l’imagination à plat pour oser s’en prendre gratuitement à quelqu’un qui n’est pas responsable de son handicap, de sa condition physique.
Je n’ai absolument rien contre la libre expression, au contraire nous sommes privilégiés de vivre dans une société permissive à cet égard. Cependant, c’est à condition de ne pas dépasser les bornes, la décence et l’acceptable, sans tomber dans la médiocrité. C’est comme clouer au tapis quelqu’un qui y est déjà. Cette cause fera jurisprudence et il est temps qu’on règle la question. Qu’on soit une personnalité publique ou un parfait inconnu, personne ne devrait tourner en dérision la différence qu’une personne n’a pas choisie.
Qu’on se moque des faits ou d’actions qu’une personne commet dans sa vie publique, ça va. Mais quand on attaque directement son intégrité physique ça ne va plus. Personne ne devrait subir pareil bassesse. Et c’est précisément là qu’on franchit la ligne qui ne doit pas l’être. Un handicap, quel qu’il soit, bouleverse une vie alors inutile d’en rajouter par une farce plate de très mauvais goût et qui blesse au lieu de faire rire. C’est toujours destructeur pour l’estime de soi.
Chacun a droit au respect et l’humour peut faire rire en demeurant révérencieux.