Dans sa dernière édition floridienne, le French District, un guide en français à l’ intention des étrangers francophones des États-Unis, publie le palmarès des plus belles plages de la Floride.
1930, c’est le nombre de kilomètres de plages en Floride, mais attention, elles ne se valent pas toutes. Pour étoffer son album photo et continuer d’épater la galerie sur la beauté de la Floride, voici un tour d’horizon des plus belles plages du Sunshine State.
Siesta Key, sur la côte ouest de la Floride, est réputée pour son sable blanc, pur, et composé à 99% de quartz ; ses plages ont gagné plusieurs prix récompensant la finesse poudrée de ses cristaux. D’ailleurs, même les jours de grosses chaleurs, la réflexion des rayons sur le sable est telle que vous pouvez marcher pieds-nus.
Crescent Beach, est connue pour son eau pure jusqu’à Point of Rocks, qui est un site de plongée sous-marine.
Turtle Beach, là, le sable y est plus épais mais fera tout de même le bonheur des chercheurs de coquillages.
Info. : http://www.4sarasota.com/siestakey/beach.html
Georges Island, ses plages désertes, sable fin, environnement naturel et eau transparente, c’est le décor qu’on y retrouve. La plage State Park est un vrai petit coin de paradis, loin des touristes et des constructions citadines. On y passe des journées paisibles et magnifiques, en compagnie des dauphins… et des moustiques en été.
Info. : 1900 E. Gulf Beach Drive, St. George Island, Florida 32328, (850) 927 2111
Le comté de Pinellas regroupe 35 miles de littoral de sable fin et blanc. Les plages publiques des parcs de Fort de Soto, Sand Key et Howard sont idéales pour les familles et les hyperactifs car elles regorgent d’activités pour les petits et les grands. Au sein des parcs de Caladesi Island et Honeymoon Island, les paysages sont dignes d’une carte postale, et de nombreuses plages de comté ont remporté les récompenses des plus belles plages de Floride, voire des États-Unis.
Info. : http://www.pinellascounty.org/
Grayton Beach n’est pas seulement une plage paradisiaque comme on en trouve dans le Panhandle, c’est aussi une ville retirée du réel, comme suspendue dans le temps. On peut y louer des cabines sur la plage, pour vivre comme Robinson Crusoé pendant quelques heures et y écouter le silence.
Info. : http://graytonbeach.com/
Sanibel et Captiva Islands : Chercheurs de coquillages, amateurs de fossiles et férus de vie sous-marine, les plus belles plages de Floride dans ce domaine se trouvent là. Connectées par un pont, ces deux îles sont des barrier islands, donc des barrières de corail, et sont réputées pour leurs collections de coquillages et fruits de mer.
Info. : http://www.bestofsanibelcaptiva.com/ et http://frenchdistrict.com/floride/articles/plage-ile-sanibel-cote-ouest-video-floride/
Bonnes explorations.
Un bien triste anniversaire à se rappeler en ce 1er novembre, celui du décès de René Lévesque. Il fut le politicien de mon époque et celui qui m’a fait découvrir la politique avec son sens inné de vulgariser ce qui paraissait si compliqué.
Porté au pouvoir à la tête d’un parti indépendantiste, en 1976 pour une première fois, il a réussi l’impossible que nul n’osait prédire.
Il n’était pas de son temps, il était bien au-delà. Depuis lors, l’histoire nous fait mieux comprendre comment et pourquoi il avait ce don de rassembler.
Son premier gouvernement fut l’instigateur des plus belles lois et de la reconnaissance officielle de la langue française au Québec. Il a assaini à sa façon et mit de l’ordre dans l’appareil gouvernemental.
Il avait tellement de charisme qu’il était le seul politicien que les gens se plaisaient appeler par son prénom et dans le plus grand respect, comme on le ferait pour un ami.
Malheureusement, il aura subi la trahison de ses pairs lors de la nuit des longs couteaux et les québécois en portent encore la marque, trente ans plus tard.
Il restera toujours mon idole et aucun politicien depuis sa disparition n’est même venu à un cheveu de l’égaler. Il fut un des grands bâtisseurs du Québec moderne. Repose en paix René. Les personnes s’en vont mais les souvenirs demeurent.
C’est la soirée de l’année où les monstres peuvent sillonner les rues en toute immunité. Des morts-vivants en décomposition avancée et maculés de sang, vont de maison en maison pour quémander les friandises qui assureront leur survie pour les douze prochains mois. Soyez généreux envers les tout-petits qui passeront vous voir. L’enfance passe tellement vite qu’il faut partager leur bonheur.
Mais pour se mettre dans l’ambiance, j’ai fouillé mes archives pour vous dénicher une histoire à faire peur et que je veux partager avec vous. Une histoire que je ne vous conseille pas de lire seul à la maison et dans la noirceur de votre chambre à coucher… Vous pourriez souffrir d’insomnie ou de voir votre sommeil très perturbé, votre sang se glacer et provoquer de terribles cauchemars…
Joyeuse Halloween! Mouha-ha-ha-ha-ha-ha-ha-ha!
« C’était la nuit et Shan, un garçon de 12 ans, avait de la difficulté à s’endormir. Il entendait des bruits qui venaient de la cuisine. C’était comme des pas… Il descendit à la cuisine. Il fit le tour de la pièce… Rien!
– Ça devait être mon imagination. se dit-il.
Il remonta dans sa chambre. Et sans le savoir il s’endormit profondément. Le lendemain matin, il se réveilla, il n’y avait personne debout, alors il alla réveiller sa petite sœur. Elle n’était pas dans sa chambre.
– Elle devait être dans la salle de jeu et je ne l’ai pas vu! se dit-il. Alors il descend à la cuisine.
Sur la table il trouve un petit papier écrit :
« Nous sommes à l’épicerie. Désolé ne de pas t’avoir réveillé @++
Maman, papa et Noémy
P.S.: devrions être de retour vers12h30«
Alors Shan décide d’aller regarder la télé. Elle fonctionne cette fois. Le téléphone sonna. Shan répondit :
– Oui allô, dit Shan.
– Shan Hudon c’est bien toi? Lui demanda une petite voix faible et grave.
– Oui c’est moi et vous c’est qui?
-Tu ne me connais pas.
– Comment savez-vous mon nom alors?
– Shan je t’appelle pour t’annoncer une grande nouvelle.
– Quelle nouvelle, et puis je ne veux pas le savoir bye bye!
Shan était énervé… Mais ce n’était pas terminé car le téléphone sonna à nouveau. Shan pris le combiné téléphonique :
– Allô dit-il.
– C’est moi…
– ENCORE VOUS!!! Que me voulez-vous à la fin?
– Je ne te veux rien… je TE veux!
Shan commença à s’exciter et lui dit :
– Écoutez, je suis bien ici avec ma famille et je n’irai nulle part et surtout pas avec vous, bye! Et raccrocha!
Le téléphone sonna encore. Shan était tout excité Il répondit.
– Allô… dit-il presque en sanglot.
– Shan ils sont tous mort et tu seras le prochain…
Alors Shan raccrocha. Le téléphone sonna de nouveau.
– LÀ VOUS ALLEZ ME FOUTRE LA PAIX A LA FIN!!!
– Bonjour, Shan Hudon c’est vous?
– Euhh oui, c’est bien moi et vous qui êtes-vous?
– C’est la police et je vous annonce que votre mère, votre père et votre petite sœur de 4 ans sont à l’hôpital.
– Que leur est-il arrivé?
– Accident de voiture… Ils ont foncé dans la rivière.
– D’accord, j’arrive tout de suite…
Alors Shan prix son vélo et se rendit à l’hôpital. Ils avaient tous des pompes d’oxygène pour les aider à respirer. Noémy, sa petite sœur, était dans la salle d’urgence… Elle respirait une fois à chaque 15 secondes et était dans le coma, mais son cœur ne battait presque plus… Son père s’était fait assommer par le volant, alors il était aussi dans le coma et respirait une fois par 25 secondes. Sa mère n’était pas dans le coma mais respirait une fois par 30 secondes. Shan pleurait.
– Shan, lui dit sa mère du mieux qu’elle pouvait…
– Maman ce n’est pas juste vous ne devez pas mourir.
– Shan on va tous mourir, les docteurs l’on dit.
– Mais moi, qu’est-ce que je vais devenir sans vous?
– Tu habiteras avec ton grand-père.
– Qui est le plus mal en point, qui va mourir en premier?
– Noémy!
– Et ensuite?
– Papa ou moi
– Shan, interrompit l’infirmière?
– Oui Madame?
– il y a un téléphone pour toi.
Alors Shan va répondre au téléphone :
– Allô?
– Mouhahahahahahahahahaha, répondit l’autre…
– Allô? Qui êtes-vous?
– Shan c’est moi qui les ai poussés dans la rivière.
– Pourquoi avez-vous fait ça?
– Car je te veux!
– Et vous ne m’aurez pas!
Alors Shan rentra chez lui, mais c’est ce qu’il pensait. Car dans une auto rouge, un monsieur rouge le frappa avec sa voiture, et Shan mourut… Même au ciel il ne vit pas ses parents, car eux étaient au paradis et Shan était… en enfer. »
Les nouvelles du Québec ne semblent pas trop réjouissantes côté temps. Vous subissez les restes de Patricia et le vent fait sentir sa présence en provoquant beaucoup de dégâts. Du moins, c’est ce que les réseaux sociaux diffusent comme nouvelles. On parle de pluie abondante et de vents très forts, au point de saboter les décorations d’Halloween. C’est malheureux quand on connait toute l’énergie, le temps et la patience pour monter des décorations à faire rougir Hollywood.
Remarquez qu’ici à Pioneer Village le soleil a pris congé pour nous inonder littéralement d’une pluie diluvienne qui a laissé les terrains spongieux. Dans le secteur des ordures, de profonds sillons ont massacré quelques bordures d’emplacements, laissant des trainées de boue. En avant-midi, c’était tellement fort que la moitié de notre rue, en face, s’était transformée en rivière. Il ne pleut pas souvent mais quand c’est le cas, ça tombe toujours avec force. Mais comme le dit l’adage Après la pluie le beau temps, et le chaud soleil a repris sa place dès hier avec un mercure de 30 degrés Celsius.
Lentement, on voit arriver les snowbirds et les sites s’animent. On ne perd pas de temps et les activités sont inscrites au calendrier de novembre; le Welcome back Dinner le 14 et le Thanksgiving Dinner le 26, juste avant le traditionnel black Friday, pour ne nommer que ceux-là. Déjà ma Loulou s’est pointée au bingo mercredi soir mais en est revenue bredouille. Bah! Elle aura l’occasion de se reprendre. Elle me disait que l’accueil a été chaleureux de la part des américaines habituées de la place, qui l’ont salué au passage. Finalement, place aux vieilleries, pacotilles et objets dont on veut se départir, pour le Yard Sale du 21. Une vente de garage comme on en connait par chez-nous.
Quant aux activités sportives, elles seront à l’affiche la semaine prochaine. J’en connais qui sont impatients d’enfourcher leur bécane, de sortir les raquettes pour le Pickleball, ou d’astiquer les bâtons de golf. L’essence se vend 1,95 le gallon soit 0,52U$ le litre. Vous ne serez pas surpris d’apprendre que les québécois y vont d’un sourire au moment de remettre le pistolet à sa place après le plein.
Mis à part la routine, on a repris le contact avec Alice, qui vient faire son tour tous les soirs près du luminaire qui éclaire notre entrée, pour son repas d’insectes et de gros papillons dodus. Dévorés vivants comme ça, il parait que c’est plus protéiné et juteux. Alice, c’est notre petite rainette qui, avec ses doigts en ventouse, s’agrippe au mur extérieur de la maison, surveillant avec une patience d’ange, son festin en préparation.
On se reparle…
Lâcher prise
Ce n’est plus s’agripper au passé,
Mais s’ouvrir à l’instant présent.
Ce n’est ni craindre ni espérer en l’avenir,
Mais construire celui-ci au présent.
Lâcher prise c’est dénouer le fil de la peur,
C’est dénouer le fil de toutes les peurs.
C’est accepter de faire confiance,
Faire confiance à la vie et se faire confiance.
Lâcher prise, c’est apprendre à agir
Et non à réagir.
C’est apprendre à aimer sans rien attendre
Et s’ouvrir à ce qu’il y a de meilleur en l’autre.
C’est savoir accepter que l’autre soit différent
Et l’aimer tel qu’il est.
Lâcher prise, c’est apprendre à pardonner
Et à se pardonner.
C’est aller au-delà des apparences
Et s’ouvrir à ce qu’il y a de meilleur en soi-même.
Lâcher prise c’est naître et renaître à chaque inspiration,
C’est apprivoiser le détachement à chaque expiration.
C’est porter un regard sans cesse renouvelé
Sur tout ce qui nous entoure.
Lâcher prise c’est savoir écouter sans se croire obligé
De conseiller ou de diriger,
De respecter l’autre et se respecter.
Lâcher prise c’est savoir se taire
Pour vivre le silence.
C’est apprivoiser le silence,
Pour que naisse la paix.
Vous vous souvenez d’octobre 1995, ce rendez-vous historique auquel le Comité du OUI nous conviait pour le deuxième referendum sur la souveraineté du Québec? Moi je m’en souviens comme si ça c’était passé hier. Le reportage que le Journal de Montréal en fait cette semaine me rappelle de douloureux souvenirs, soit celui d’avoir frôlé la réalisation de ce rêve bien légitime. Je suis indépendantiste!
Nous sommes passés si près. À la lecture des témoignages on se rend bien compte comment les Parizeau, Bouchard et compagnie avaient tout prévu dans ses moindres détails. Ils étaient prêts! Mais le Canada a saboté, par toutes les manigances inimaginables, ce droit fondamental à l’auto-détermination d’un peuple. Ce jour extrêmement important a donné la frousse au Canada. À la lecture du dossier, je me revois à l’époque et les souvenirs sont de plus en plus clairs et précis. Pour moi, ce fut un jour sombre.
Ça fait déjà 20 ans et je suis convaincu que le Québec ne s’en porterait que mieux. Qu’il aurait provoqué une profonde réflexion du Canada tel qu’il était et est toujours. D’autres provinces auraient emboîté le pas dont la Colombie-Britannique qui n’attend que ça. Ce ne sont que des suppositions mais je suis persuadé que le Canada a beaucoup plus à perdre si le Québec devenait souverain.
Parallèlement à ce reportage, Richard Martineau titrait dans sa chronique d’hier; Un choix clair, simple et précis. Du bonbon! Une opinion que je partage entièrement. Avec Pierre-Karl Péladeau, devrait débuter une nouvelle ère, celui justement de la clarté, la simplicité et la précision dans le discours souverainniste. Pas de referendum mais une élection référendaire. Un vote pour le PQ est un vote pour l’indépendance. On ne peut plus clair!
Je regarde le Bloc à Ottawa et je ne vois toujours pas ce qu’ils font. Ils n’ont aucun pouvoir et l’action doit se dérouler au provincial. C’est là qu’il faut travailler. Transposer les décisions du gouvernement du barbu-qui-rit-jaune, dans le contexte d’un pays indépendant. Prêcher par l’exemple. Démontrer ce que serait la politique dans un tel pays. C’est à quoi il faut s’attaquer. Vendre le projet de société et y mettre toutes ses énergies pour le prochain rendez-vous historique. Présenter du concret pour faire en sorte que l’électeur exprime son choix de façon éclairée.
Pour moi, PKP est l’homme de la situation. Il n’est pas un politicien de carrière mais un homme d’affaire qui devait décider pour survivre et même se développer. Il n’a pas de temps à perdre. René Lévesque ne l’était pas non-plus mais il s’imprégnait du peuple et maîtrisait parfaitement l’art de vulgariser un dossier complexe et de le rendre limpide.
Nous étions à un cheveux du but en 1995. Il faut s’en rappeler et s’en servir pour faire avancer la cause, sans ambiguité. Il faut regrouper les forces souverainistes et dire à ceux et celles pour qui cette cause est dépassée, que l’indépendance reste encore un objectif légitime à réaliser pour beaucoup de peuples du monde.
En feuilletant mon journal hier matin, quelle ne fut pas ma surprise d’y trouver deux articles traitant de la voiture électrique, un sujet qui me passionne depuis la conception de la Chevrolet Volt. Étant devenu propriétaire d’une Volt 2013, inutile de spécifier que je m’intéresse beaucoup à la chose. J’adore conduire en silence.
Première nouvelle, la Ville de Montréal conjointement avec le gouvernement du Québec ont annoncé l’installation de 106 nouvelles bornes de recharge pour l’année 2016 tout en ajoutant que Montréal espère en avoir 1 000 d’ici cinq ans. Fait intéressant, elles seront installées en bordure des rues où il est permis de se stationner. Elles seront définitivement plus accessibles avec cette configuration que celles qu’on retrouve dans les stationnements d’épiceries ou de restaurant.
Avec son plan d’électrification des transports, Québec s’est fixé l’objectif d’atteindre 100 000 véhicules en circulation sur les routes de la province d’ici 2020. C’est dans cinq ans et parfaitement réalisable. Au prix que se vend une voiture électrique et avec les ressources naturelles dont regorge la province en matière d’électricité, il se doit d’être le fer-de-lance en matière de transport écologique. De plus, la réduction incitative de 8 000$ à l’achat demeure convaincante.
Seconde nouvelle, Jacques Bienvenue présentait dans son reportage, la Chevrolet Volt 2016, avec son nouveau désign plus effilé et raffinée. Beaucoup de nouveautés par rapport aux modèles précédents, dont la mienne. L’autonomie électrique a été augmentée à 85km et la génératrice est maintenant un quatre-cylindres de 1,5 litre. De plus, elle roule avec de l’essence ordinaire. Elle a vraiment très fière allure.
La beauté de cette voiture est son autonomie et son rayon d’action illimité, tant que de l’essence se trouve dans le réservoir. Cette particularité fait en sorte que je puisse me rendre en Floride tous les hivers sans soucis. Pour imager ma consommation d’essence en Floride, elle se situe autour de 175 milles au gallon. Mon compteur indique 63 000 km et ma consommation moyenne combinée est de 4,0 litres aux 100 km. C’est difficile de faire mieux pour une voiture électrique à autonomie illimitée.
Le modèle 2016 est très joli et je veux pousser mon expérience de rouler vert le plus loin possible et j’en fais un défi personnel de longévité. D’ici à ce que j’en achète une autre, la technologie aura bouleversé l’industrie automobile au point où la voiture électrique sera LE moyen de transport adopté par la majorité. Les gouvernements y croient et moi aussi.
Voilà la promesse qu’a fait notre nouveau premier ministre canadien à Pierre Bruneau, lors d’une entrevue télévisée pour le réseau TVA. Il est certain qu’il n’y aura pas d’engagements que son gouvernement ne pourra pas accomplir. En plus, son administration est majoritaire faut-il le rappeler. Il joue un jeu dangereux, principalement du côté des immigrants islamiques.
Pour justifier ce propos, il faut se référer au discours, à titre d’aspirant chef à la Direction du parti libéral du Canada, que tenait Trudeau en décembre 2012 comme conférencier d’honneur d’un festival islamique à Toronto, dont le thème était Faire revivre l’esprit de l’Islam. Invité à se dissocier de cet évènement par le Muslim Canadian Congress, M. Trudeau a plutôt exprimé sa grande fierté de tendre la main aux islamofascistes !
Il a déjà débuté son action en ordonnant d’arrêter les frappes aériennes des Forces canadiennes en Syrie et en Irak. De plus, il est à la veille d’ouvrir les portes à 25 000 migrants syriens. Voici donc son discours qui porte à réfléchir sur ses actions des prochaines semaines. Il faut définitivement l’avoir à l’œil.
« Chers compatriotes musulmans,
Bism ellahi al rahmani el rahimi. C’est avec un profond respect et une fierté sans bornes que je m’adresse à vous, et j’aimerai tout d’abord vous remercier de m’avoir invité à vous adresser la parole. Certains se sont posé cette question : que va faire un député libéral, qui est aussi candidat à la chefferie de son parti, dans une conférence islamique ?
La réponse est simple et elle se trouve dans le thème de votre conférence : faire revivre l’esprit de l’islam. C’est tout à fait cela, car je ne vois aucune incompatibilité entre l’esprit de l’islam et la cause que je défends et que mon propre père a défendue dans le passé. Cette conférence est également pour moi l’occasion de faire revivre l’esprit de mon père Pierre Eliott Trudeau. Sans lui, sans la lutte qu’il a menée pour le pluralisme et le multiculturalisme, une conférence comme la vôtre n’aurait pas pu se tenir.
Je veux vous dire que j’ai l’intention de m’inspirer de lui et de poursuivre son œuvre. Mon père voulait changer le visage du Canada et je crois qu’il a réussi : dans son temps on parlait de deux peuples fondateurs, cette idée est heureusement morte et enterrée. Il n’y a plus de peuples fondateurs mais des communautés culturelles qui, grâce à la politique d’immigration ouverte et à la protection de la Charte des droits, se sont développées et se sont imposées partout au Canada. Il n’y a pas si longtemps Gérard Bouchard, un historien et penseur du Québec, a comparé sa province à un train où chaque communauté culturelle occupe son propre wagon ; cette image est juste et elle s’applique également à tout le Canada.
Je suis fier d’être l’héritier spirituel de mon père et je vais vous dire comment je pourrai compléter son œuvre : j’estime que le Canada n’a pas assez changé et qu’il lui reste beaucoup de chemin à faire, mais auparavant j’aimerais vous assurer de mon profond respect pour la cause que vous défendez. En m’invitant vous étiez au courant de mon ouverture d’esprit à l’égard de l’islam, et vous ne vous êtes pas trompés. Je vois dans cette salle les hommes assis d’un bord de l’allée centrale et les femmes de l’autre, les hommes portent la barbe et les femmes sont voilées, certaines le sont complètement et cela me remplit de fierté, car c’est la preuve que les musulmans au Canada pratiquent leur religion comme ils le veulent et comme elle doit être pratiquée. Mais cela n’est pas suffisant, car il faut que l’esprit de l’islam, cet esprit que vous faites revivre, inspire davantage les politiques des différents paliers de gouvernement. L’esprit et les valeurs de l’islam devront désormais faire partie des valeurs canadiennes. L’islam doit entrer dans l’ADN du Canada !
Si je suis élu chef du Parti libéral et si avec votre appui je deviens Premier ministre du Canada, j’aurai comme priorité votre participation à l’élaboration et la rédaction des lois, afin qu’elles reflètent votre culture et les valeurs islamiques. Il n’y a pas si longtemps on débattait au Québec des accommodements raisonnables. Cette expression me choque car je ne vois pas en quoi des accommodements peuvent être raisonnables ou non, c’est la notion même d’accommodement qu’il faut bannir. Les musulmans n’ont pas à attendre ou à espérer des accommodements, dans le Canada que je dirigerai, ils prendront toute la place qu’ils jugeront nécessaire sans restriction ni compromis.
Le Canada ne peut pas être multiculturel à moitié ou aux trois-quarts, il doit l’être entièrement. Le musulman qui décide de venir vivre au Canada ne doit pas se sentir moins musulman ici que dans son pays d’origine, c’est ça l’esprit du multiculturalisme. Vivre pleinement l’islam est votre objectif, il me fait plaisir de vous annoncer qu’il est également le mien, qu’il sera très bientôt un objectif inscrit au programme du Parti libéral et, inch’Allah, un objectif du gouvernement que je dirigerai avec votre appui.
Le multiculturalisme a pour raison d’être de préserver et de faire la promotion de toutes les cultures. Cela veut dire que les cultures qui aspirent à l’authenticité et qui prêchent pour un retour aux sources doivent être encouragées à le faire. Votre conférence d’aujourd’hui s’inscrit pleinement dans cet objectif, vous avez le droit et je dirai même le devoir de marquer votre différence, ce en quoi vous vous distinguez, la société canadienne a l’obligation de vous accepter tels que vous choisissez d’être et de vous comporter, c’est en cela qu’elle fera la preuve de sa tolérance et de son ouverture.
Le Canada ne peut pas prétendre être vraiment multiculturel s’il contraint les musulmans à se soumettre à des lois différentes de celles qui sont prescrites par l’islam. Les lois canadiennes sur le mariage, le divorce, la garde des enfants, la violence conjugale, le patrimoine familial, les successions, ne sont pas islamiques, le Canada n’a donc pas le droit de les imposer aux musulmans. Il en va de même pour l’enseignement à l’école, si les musulmans jugent contraire à leur foi l’enseignement de certaines matières, leurs enfants devront en être exemptés.
Le monde change et évolue, le Canada doit aussi changer et évoluer. Nous avons une Charte des droits et des libertés qui a bien servi les Canadiens mais qui doit être remise à jour pour mieux les servir en tenant compte des changements sociaux et culturels survenus au cours des trente dernières années. La conception que nous nous faisons de l’égalité entre citoyens et en particulier de l’égalité des sexes ne doit pas être imposée telle quelle à tout le monde mais adaptée ou modifiée dans l’esprit du multiculturalisme. Il n’y a rien d’absolu dans l’égalité des sexes, dans ce domaine votre conception diffère de la nôtre et je ne vois pas pourquoi notre conception doit s’appliquer sur vous. Nous devons mettre fin à l’impérialisme dans le champ des valeurs : nos valeurs ne doivent pas empiéter sur les vôtres. Faire revivre l’esprit islamique c’est faire prendre conscience aux musulmans du Canada que le multiculturalisme canadien leur permet d’être pleinement musulmans sur tous les plans, y compris dans le domaine des droits et des libertés.
Notre Charte des droits et des libertés donne une place très large à la liberté d’expression, certaines balises ont été établies pour que la liberté d’expression ne permette pas certains excès comme l’incitation à la haine. Les temps ont changé et ces balises ne sont plus suffisantes car nous voyons de plus en plus de gens qui profitent de la liberté d’expression pour rapporter toutes sortes de choses sur des sujets que les musulmans considèrent comme sacrées. Fort heureusement les médias s’abstiennent de les diffuser pour ne pas offenser les musulmans, mais cela ne suffit pas et il faudra se donner et vous donner les moyens légaux de mettre fin à la critique.
La politique extérieure du Canada devra refléter sa réalité intérieure et comme la communauté islamique aura une place de premier plan dans le pays que je dirigerai, il va sans dire que le Canada devra réorienter sa politique étrangère et harmoniser ses actions avec celles des pays musulmans. Ma priorité si je deviens Premier ministre du Canada sera d’établir des relations amicales et de collaborer étroitement avec l’Organisation de la Conférence Islamique.
Il y a deux semaines certains Canadiens musulmans ont exprimé leur désaccord avec ma participation à cette conférence. Ces gens ne démontrent pas beaucoup d’enthousiasme pour le multiculturalisme, j’ignore s’ils sont d’authentiques musulmans mais ils préfèrent que le Canada ne change pas, qu’il continue à se ressembler, pour eux tous les Canadiens doivent partager les mêmes valeurs ! Moi je dis que le Canada doit changer profondément par l’immigration, les nouveaux venus ne doivent pas ressembler aux Canadiens de souche, autrement comment pourrons-nous prouver que nous sommes ouverts et tolérants ?
Je suis troublé par le fait que beaucoup d’immigrants s’intègrent et se laissent assimiler par la société canadienne, cela prouve que le multiculturalisme qui nous est si cher n’est pas soutenu par des politiques appropriées qui visent à cultiver et à approfondir les différences entre les communautés. Heureusement la communauté islamique a su résister à la tentation de s’assimiler, elle est pour les autres communautés un exemple à suivre, voilà pourquoi nous devons la soutenir dans ses efforts et c’est de ce sujet que je suis venu vous entretenir aujourd’hui.
Plus j’y pense, plus je réalise que l’œuvre de mon père doit être défendue par tous les moyens, c’est l’héritage que j’ai reçu de lui. Mon père m’a transmis cette cause et je dois la porter et la conduire à son terme. J’ai besoin d’alliés sûrs et déterminés et c’est en vous que je les trouve, je vous ai exposé ma vision et je vois par vos réactions que vous la partagez, cela me réconforte et m’encourage, il me reste seulement à vous dire Merci, choukran et Al salamou alykoumou wa rahmatou Allahi wa barakatouhou. »
Moi, un discours comme ça me bouleverse et m’inquiète au plus haut point!
Nous en sommes à notre troisième journée au pays des gougounes et on ne voit pas le temps passer. S’installer, faire le ménage, laver l’extérieur de la maison et débroussailler les plates-bandes, ça occupe tout le temps. Enfin on y va à petites doses puisque la chaleur est au rendez-vous et il nous faut s’y habituer à nouveau.
Lentement, les snowbirds se pointent le bout du nez. Lise et Gilles sont arrivés en début d’après-midi hier et on a pris le repas ensemble au souper. Le voyage s’est très bien passé et l’ami Gilles est plus que satisfait de sa nouvelle acquisition; une Toyota Prius flambant neuve. Jean-Guy et Francine quittent le Québec la nuit prochaine alors que pour les Lemieux ce sera vendredi en même temps que Dominique et Michel.
Satisfait d’un autre Trudeau à la tête du Canada? Moi pas! Il a de la graine du père et je suis loin d’avoir confiance. Enfin en démocratie, le peuple a fait son choix et il faut le respecter. Prenez bien note de sa chevelure foncée qui se grisera rapidement avec le temps parce que la politique, ça use. Il n’est élu que depuis deux jours et les ministres des provinces sont sur le bouton panique avec la légalisation du pot. Ils devraient commencer à en fumer, ça calmerait leurs petits nerfs. Même chose du côté des financiers à qui les prochains déficits font craindre le pire. -Tu m’as voulu-u-u-u, tu m’as eu, comme le dit la chanson… Subissez maintenant. On est habitué au Québec… On est pogné avec le barbu-qui-rit-jaune, pour quatre ans.
Pour revenir à nos moutons, quelques chiffres; le prix de l’essence ordinaire ici en Floride est de 0,69$ le litre, incluant le taux de change en date de maintenant. Quant aux denrées alimentaires, il faut se fier aux coupons pour espérer des aubaines, parce que beaucoup d’aliments d’utilités courantes sont vendus au même prix qu’au Québec, avant la dépréciation du dollar. Quelqu’un m’a dit que l’affluence des oiseaux des neiges fait monter les prix. Difficile de vérifier cette affirmation quand nous ne sommes pas là. Enfin la taxe de vente est de 6% et on se reprend un peu là-dessus.
Pour ajouter une touche d’humour à cet article, avez-vous déjà vécu un jour votre anniversaire qui est tombé dans l’oubli? Personne ne vous a même appelé pour vous offrir ses vœux. Assez triste merci. Mon frère m’a fait parvenir l’histoire qui suit et qui traite du sujet. Le gars va s’en rappeler jusqu’à la fin de ses jours…
« Je me suis réveillé hier et j’avais 58 ans. Je ne me sentais pas très bien mais j’espérais que ma femme me souhaiterait un joyeux anniversaire. À ma grande déception, elle ne m’a même pas dit bonjour.
Au petit déjeuner, mes enfants ne m’ont pas parlé. Au bureau, ma secrétaire m’a dit :
-Joyeux anniversaire!
J’étais heureux, car au moins elle s’était souvenue de moi, mais à ma grande tristesse, mes collègues m’avaient oublié.
À midi, ma secrétaire m’a dit :
– Pourquoi ne pas déjeuner ensemble?
J’ai dit que c’était la plus belle chose qu’on m’avait proposée ce jour. Nous sommes alors partis prendre un verre et manger ensemble. Sur le chemin du bureau, elle m’a dit :
– Pourquoi retourner au boulot si tôt un tel jour?
Et me proposa de passer chez elle. Arrivés chez elle, elle m’a offert un verre et m’a dit :
– Cela ne te dérange pas que je me mette à l’aise?
J’ai répondu :
– Quelle question!
Et dans ma tête je me disais que ça pouvait être une expérience intéressante. Elle est partie dans sa chambre et est revenu avec un immense gâteau, suivie de ma femme, de mes enfants, de mon patron et de tous mes collègues. Et moi j’étais comme un con, à poil dans le salon…
CONNASSE! Je l’ai viré sur le champ! »
Voilà, c’était mon clin d’œil humoristique. Merci Sylvain.
Il fait bon se lever sous un soleil radieux et se dire que seulement 5 heures nous séparent de nos quartiers d’hiver. C’est dans cet esprit qu’a débuté cette magnifique journée sous le soleil de la Floride. Le mercure est monté jusqu’à 30°C et au moment de rédiger cet article, il est 22h00 et le mercure affiche encore 23 degrés C.

Mis à part une circulation plus dense autour d’Orlando, on a roulé à la vitesse maximale permise de 113 km/h… on a triché quelque peu en programmant le régulateur de vitesse pour 115. Sur l’Interstate 4, entre Daytona et Orlando, les travaux entrepris depuis deux ans avancent bien. On peut déjà voir les structures érigées pour les futures voies rapides. Sur l’Interstate 75 là aussi c’est une vraie ruche et on peut déjà prévoir que l’élargissement total sur 3 voies de chaque côté deviendra réalité. Tout ça se fait sans déranger la circulation qui ne ralentit pas.
La sortie 143 nous étant devenue familière avec les années, je me suis surpris à observer les alentours qui n’a pas changé. Pour les habitués, le commerce de machinerie d’excavation qui était en construction le printemps dernier presqu’en face du WInn Dixie, est en opération. Au camping, c’était désert! Une poignée de compatriotes est arrivée et les sites déserts et verdoyants n’attendent que les snowbirds pour s’animer. J’ai fait quelques clichés pour les amis, histoire de leur présenter leurs terrains en temps réel.
Arrivé chez-nous, tout était à l’ordre exception faite des plate-bandes qui débordaient de végétaux en broussaille. Notre absence a laissé des traces et l’opération nettoyage dans les prochains jours, leur donnera une cure de rajeunissement. On s’appliquera également à faire le ménage pour rendre la maison plus vivante et la réveiller, en quelque sorte.
L’important est d’avoir bouclé le parcours sans problème afin de profiter du merveilleux climat de la Floride pour tous les longs mois d’hiver. C’est la rançon de la gloire lorsqu’on accède à la retraite et de nos jours, nous restons jeunes plus longtemps. Personnellement, je suis convaincu que passer les hivers au soleil prolonge notre existence. Et ici, il y a plein de preuves vivantes de ce que je viens d’affirmer. J’ajouterai même que ça nous permet d’être plus actif toute l’année.
Pour la suite, je vous invite à profiter de votre assiduité au blogue pour partager avec nous, notre séjour et qui sait, peût être vous donner le goût de tenter l’expérience au moment de devenir rentier. C’est la folie ennivrante que je vous souhaite.
De mon oreille droite, j’écoute des bribes de la soirée des élections et on vient d’affirmer que le prochain gouvernement canadien sera Libéral et majoritaire. Préparez-vous à fumer du pot parce que c’est ce que Justin a promis. Les prochains déficits passeront mieux.
Amis et parenté du Québec vous n’êtes pas en reste puisque nous aussi au réveil, le gel avait fait son œuvre durant la nuit. Les vitres de l’auto étaient blanchies et il a fallu activer fortement le dégivreur pour pouvoir reprendre la route. En Virginie, le mercure affichait péniblement un 3°C pour une deuxième journée consécutive, mais le soleil radieux prenait sa place dans un ciel sans nuage. La nuit de sommeil a été réparatrice et il faisait bon dormir dans la douillette literie de la chaîne d’hôtels Holiday Inn, sans oublier le petit déjeuner inclus dans toutes les réservations. C’est parfait lorsqu’on doit prendre la route pour toute la journée. Dès huit heures, c’était le départ!
Pour faire une analogie avec hier, d’autres carcasses animales décoraient les accotements autoroutiers, du moins ce qui en restait. En Caroline du Nord, deux immenses camions-remorques tentaient de sortir une automobile et un gros camion de 53 pieds enfoncés profondément dans le bois qui longe la voie médiane. Probablement des pertes de contrôle à deux endroits différents, à en juger par les traces de freinage apparentes. Les ouaireux s’en sont donnés à cœur joie.
Les longues heures à circuler sur ces routes nous permettent de juger de la témérité des certains automobilistes et il ne faut pas se surprendre d’un bilan routier assez dévastateur chez nos voisins du sud; changement de voie sans signaler, vitesse excessive, se suivre de trop près, cellulaire au volant et j’en passe. Un moment donné, vous roulez paisiblement en écoutant de la musique où en observant la route, lorsqu’un automobiliste sorti de nulle part vous double à grande vitesse et en vrai débile. Je sais bien qu’il se produit la même chose chez-nous, mais avec la qualité de leurs routes, pas étonnant que le stock car soit si populaire… Ils conduisent de la même façon… Dans l’cul de tout le monde, pour prendre une expression populaire.
Bon, laissons de côté ma bougonnerie pour vous dire qu’à 20h00, nous étions arrivés au Holiday Inn Express de St-Augustine North en Floride, avec 1135 kilomètres de plus au compteur. Certains vont penser qu’on est épuisé mais il n’en n’est rien. Mis à part le copieux déjeuner pris à l’hôtel, on ne prend qu’un seul repas au restaurant et c’est presqu’en fin d’après-midi. On fait des pauses au besoin et c’est suffisant. Pour les friands de statistiques, j’ai mis jusqu’à maintenant 91,00U$ d’essence «super» dont le prix varie entre 0,78U$ et 1,00U$ le litre. C’est en Caroline qu’on peut trouver les meilleures aubaines pour l’or noir.
Au moment d’écrire ces lignes, il fait 19°C et demain matin nous entreprenons la dernière étape vers nos quartier d’hiver. On se déguise en touriste, donc le t-shirt et les culottes courtes seront de mise et si tout va bien, on devrait arriver à destination en début d’après-midi. À demain…
Un lever assez frisquet ce matin où le mercure affichait un maigre 3°C, sous une pluie glaciale. Un vrai temps pour neiger qu’on s’est dit. Dame nature, la jalouse, nous a certainement entendu puisqu’avant d’arriver au poste frontalier de Lacolle, autour de 7 heures, la pluie se changeait en flocons de neige mouillée. La marde blanche pour être plus précis. Tous les snowbirds se sont donné la main pour partir aujourd’hui puisque le délai d’attente était de 40 minutes. Personne ne rouspétait et attendait sagement son tour. Faut pas contrarier le douanier…
En circulant sur le New York State Thruway, quelques discrets rayons de soleil tentaient de percer l’intense couverture nuageuse. Arrivé à Albany, Galarneau s’est imposé pour le reste de la journée. En Pennsylvanie, on pouvait voir clairement au loin, les endroits où la pluie tombait. Beaucoup de chevreuils broutaient le long des autoroutes sans vraiment se soucier de la circulation. Ils auraient pourtant dû parce que plusieurs carcasses de leurs congénères servaient de buffet aux charognards des alentours. Triste spectacle! Le malheur des uns fait le bonheur des autres…
C’est plaisant de circuler sur les routes américaines les fins de semaines. Très peu d’entraves si ce n’est quelques courtes sections d’autoroutes ramenées à une seule voie. Aucun bouchon de circulation et une fluidité à faire rougir le maire Coderre. Les américains sont passés maîtres dans l’art de la signalisation routière. C’est tellement clair que même un aveugle s’y retrouverait. Et que dire de leurs cônes orange… Ils sont deux fois plus costauds que les nôtres!
Finalement, vers 20h30, au bout de 1129 km, nous étions confortablement installés dans une grande chambre du Holiday Inn Express Southpoint de Fredericksburg, en Virginie, à la sortie 126 de l’Interstate 95. Demain, après un copieux déjeuner gracieusement offert par nos hôtes, on reprendra la route avec du long, mais pas pour longtemps. Si on rejoint la Géorgie ou au mieux le nord de la Floride, les bermudas vont sortir des valises assez rapidement merci.
Au moment où j’écris ces lignes, j’apprends que nos Glorieux ont vaincu les Red Wings par la marque de 4-1. YESSSSS! Il faudra commencer à les prendre au sérieux les p’tits gars. Sur ce, on vous dit à demain…