Étant un ardent défenseur de la langue française sous toutes ses formes, je déteste qu’on ridiculise ma langue, qu’on n’y attache aucune importance ou qu’on la traite de façon dérisoire. C’est le malaise que j’ai ressenti pour une seconde fois jeudi soir dernier, lors de l’assemblée des propriétaires de maisons, à Pioneer Village. La première fois, lors de la soirée Bingo-Crème glacée, j’avais ressenti le même dérangement. Des traductions inexistantes, voire boiteuses, qui sont de mauvaise foi et de très mauvais goût. On a l’impression que ça devient une corvée tout en étant un irritant pour les anglophones qui ont le plein contrôle des activités. C’est décevant, pathétique et gênant.
Depuis un an, les francophones ont demandé une traduction de certains documents légaux qu’ils doivent signer avec l’administration du parc. Une demande légitime lorsqu’on constate que nous représentons plus de 40% de la clientèle. Ils ont aussi demandé qu’une traduction des explications et consignes soit donnée lors d’activités culturelles ou regroupant les deux communautés, du moins pour une meilleure compréhension des francophones qui ne maîtrisent pas nécessairement la langue.
Si l’administration a accepté de fournir les documents dans les deux langues, c’était un grand pas en avant et probablement que le côté pécuniaire a aidé. Mais pour le reste, soit le comité social et l’association des propriétaires de maisons, il en est tout autre. C’est comme tenter de décrocher la lune. Je ne fais pas partie d’aucun comité et l’opinion que je livre ici, n’implique que moi.
À la lumière de ce qui se passe, il m’apparaît clair que les deux communautés peuvent cohabiter sans problème, en autant que les francophones ne tirent pas la couverture de leur côté. Je perçois des tensions. Les cultures sont différentes, les coutumes également. Ce n’est un secret pour personne que les francophones d’Amérique sont inondés dans une mer d’anglophones et les tensions, si minimes soient-elles entre ces deux communautés, perdurent depuis des siècles. Nous sommes en Floride, aux États-Unis, et la langue officielle est l’anglais, point à la ligne. À nous de s’y conformer!
Alors, pourquoi insister à vouloir avoir des accommodements en français? Pourtant, chez-nous on connaît ça des accommodements raisonnables. Pourquoi mettre des énergies à bilinguiser? On a beau vouloir assigner du personnel bilingue, pour la traduction, rien n’y fait! On regarde les anglophones dans la salle et c’est comme si on tombait de nulle part comme des martiens. Ça les irrite et certains ne comprennent pas. J’ai même entendu quelqu’un dire – In english please, lorsque quelqu’un osait traduire. Et on ne demandera certainement pas aux américains d’apprendre le français. Nous sommes chez eux!
Moi, je n’y crois plus! Au moins, on aura essayé! Je me questionne même sur l’édition anglophone du Village, quand je constate que l’effort ne se fait que d’une seule part et sans que l’ouverture culturelle ne se fasse. Je suis d’avis que les activités organisées par la communauté anglophone devraient se dérouler uniquement en anglais, comme il en a toujours été ainsi. De toute façon et de toute évidence, la majorité francophone comprend très bien la langue de Shakespeare. Par contre, lors d’activités francophones approuvées par le comité social, celles-ci devraient se dérouler uniquement en français. D’ailleurs, la pétanque en est un bel exemple. Ça ne changerait rien, puisque les anglophones en très grande majorité, exception faite du Variety Show, ont boudé tous les autres événements culturels francophones.
Voyez-vous, pour revenir aux deux événements du début, le Ice cream bingo du 5 mars a été un fiasco de traduction et la réunion du HOA de jeudi dernier l’a été tout autant. Guy Martin s’est vu interdire son droit de traduire parce qu’il n’était pas propriétaire d’une maison. C’était n’importe quoi! Je ne sais pas mais j’ai eu l’impression qu’il était persona non grata. Par contre, Pierre Marcotte a impeccablement traduit les derniers instants de l’assemblée, mais hélas, c’était trop peu trop tard et, du côté du président, ça sentait l’improvisation.
En définitive, tant qu’à galvauder la langue française et la traiter sans respect, autant se conformer à la langue du pays et oublier toutes les tentatives qui ont été amorcées depuis l’hiver dernier. C’est un coup d’épée dans l’eau, parce qu’il n’y a aucune volonté des comités de régler la question. Pour conserver l’harmonie, concentrons-nous sur la francophonie entre nous! Je suis ici en vacances et pour oublier les rigueurs de l’hiver québécois et me divertir. C’est connu; les français se regroupent ensemble, les anglophones font de même et c’est la même chose dans toutes les communautés linguistiques mondiales. On n’a pas inventé la roue!
En cette journée internationale de la francophonie, l’occasion est belle de vous parler des snowbirds qui hibernent sous des températures plus clémentes que seuls les états du sud peuvent offrir. Mardi dernier, dans le cadre des activités francophones, James Leroux, Directeur de la francophonie pour l’Association Canadienne des Snowbirds (ACS), était invité par notre comité des représentants de la communauté franco du parc pour nous entretenir sur les lois et règlements qui régissent ceux et celles qui passe la frontière étatsunienne pour de longs séjours.
Cette conférence arrivait à point afin d’enlever toute ambiguïté sur nos droits et nos obligations au Pays de l’Oncle Sam, et apporter des réponses aux nombreuses questions et affirmations véhiculées ici et là au fil des conversations.
Né de parents irlandais et québécois, ce directeur bilingue est en poste depuis 4 ans à l’ACS et une de ses occupations est justement de renseigner les oiseaux des neiges sur les sujets qui nous préoccupent et nous informer de l’évolution des dossiers pilotés par cette association. Cet organisme sans buts lucratifs, a pour mission la promotion des droits des canadiens à l’étranger et est en constante relation avec les gouvernements provinciaux et canadien, sans oublier les états américains et leur gouvernement central.
Depuis sa création en 1992, elle est intervenue dans plusieurs provinces canadiennes pour augmenter la couverture des régimes d’assurances médicaments jusqu’à 7 mois pour les canadiens à l’étranger. Son intervention a aussi permis à l’État de la Floride d’abroger sa loi sur l’obligation du permis de conduire international pour les 885 000 québécois séjournant dans cet état annuellement. Elle est responsable des améliorations aux remboursements de médicaments, de transfert de devises à taux avantageux et d’une couverture d’assurance médicale de premier plan.
Avec une pointe d’humour, Monsieur Leroux a déridé l’assistance plus d’une fois par ses anecdotes. Il a beaucoup été question du formulaire 8840, lequel a suscité de nombreuses interrogations sur son application et la façon de faire le calcul des jours passés à l’étranger et surtout, sur l’obligation de remplir ce formulaire dès que l’absence dure 4 mois et plus, chaque année.
Petite primeur en passant, notre conférencier nous affirmait qu’après discussions avec la Georgie, l’obligation de détenir un permis international obligatoire pour les québécois ne serait pas appliquée. Par contre en respectant les limites de vitesses, nous mettons toutes les chances de notre côté pour rester invisible, voire attirer l’attention, en traversant cet état. De fait, ce conseil demeure valide partout et principalement à l’étranger.
Monsieur Leroux nous informait également qu’un projet de créer un Visa des Retraités Canadiens était en pourparlers avec les autorités compétentes, à l’attention des retraités canadiens de 55 ans et plus, séjournant aux États-Unis jusqu’à 8 mois. Ce visa serait gratuit et valide pour 2 ans et pourrait voir le jour en 2017.
Finalement, l’ACS s’est enrichi de nouveaux membres qui ont profité de cette conférence pour joindre leurs rangs. Étant moi-même membre depuis trois ans, je peux vous confirmer l’implication de l’association et, à l’intention des francophones, que toute correspondance et la revue officielle sont produits dans les deux langues, dont le français qui est d’une qualité irréprochable. Une belle soirée pour les snowbirds, des trucs et conseils à appliquer et un gros merci aux organisateurs.
Sous un très chaud soleil, 72 compétiteurs se sont disputés les honneurs dans le dernier tournoi de la saison. Heureusement, quelques nuages accompagnés d’une légère brise occasionnelle nous auront permis de se rafraîchir quelque peu. Les bouteilles d’eau étaient à la mode et les coins d’ombre recherchés.
Comme le hasard fait souvent bien les choses, on a pu remarquer que le tirage au sort a curieusement bien réparti les forces en présence. Une seule équipe a complété le tournoi avec une fiche parfaite de trois victoires et l’écart entre les positions demeurait assez serré. Après trois heures de franche compétition, les médaillés paradaient triomphalement dans le cercle des vainqueurs dans l’ordre suivant;
Troisième position et médaillés de bronze : L’équipe formée de Diane Châteauneuf, Daniel Boutin et du capitaine Jean-Pierre Galego.
Deuxième position et médaillés d’argent : L’équipe du capitaine Jean-Noël Quimper, flanqué de son épouse Louiselle et de Jean-Pierre Banville.
Première position et médaillés d’or : La puissante machine toute masculine du capitaine Guy Martin, accompagné de Richard Latour et de Jean Lavoie.
Ces derniers seront reconnus au temple de la renommée de la pétanque de Pioneer Village, puisque leurs noms iront rejoindre leurs prédécesseurs sur le précieux trophée emblématique.
Encore une fois cette saison qui se termine aura permis à toute la communauté francophone de s’amuser dans la bonne humeur. Il ne peut en être autrement avec cette adorable équipe d’organisateurs et de bénévoles acharnés, toujours présents et enthousiasmes, qui donnent leur temps et leur belle énergie pour la réussite de ces rencontres amicales. Chaque fois, c’est une fête qui se poursuit. Autant les joueurs que toute l’organisation, vous êtes la raison de cette réussite par votre présence et votre implication. Croyez-moi, on entend parler partout de cette belle camaraderie qui règne à Pioneer Village et ce n’est certainement pas une réputation surfaite.
Si le rideau tombe sur cette belle saison de pétanque 2015, c’est pour mieux revenir l’hiver prochain. Voici les dates à réserver à votre agenda de retraités occupés pour 2016; 11 janvier, 1er février, 22 février et 14 mars. Par ailleurs, le Tournoi des champions reviendra pour une deuxième année consécutive, et la date retenue vous sera divulguée l’automne prochain. Comme le dit si bien Charles, qui a ses entrées dans la LNH, il fera déplacer la partie des Canadiens à Tampa, pour une journée où il n’y aura pas de pétanque. D’ici là passez un bel été au Québec. En terminant, vous pouvez visionner les photos de l’évènement ainsi que les résultats officiels, en cliquant ce lien.
Une tradition se doit d’être perpétuée et c’est ce que je me suis appliqué à faire en cette journée splendide hier, à Tampa Bay; organiser un groupe pour encourager nos Canadiens de Montréal à la victoire contre le Lightning de l’endroit. Malheureusement, nous avons subi la défaite par la marque de 4-2. Manque d’intensité et match à oublier.
Pourtant, la journée avait bien débuté sur le coup de midi, alors que nous quittions Pioneer Village dans la bonne humeur, pour atteindre notre destination deux heures plus tard. 27 autres partisans de la Sainte-Flanelle m’accompagnaient pour assister à ce match important qui avait pour enjeu l’exclusivité du premier rang dans l’association de l’est de la LNH.
Évidemment, qui dit voyage à Tampa, dit halte au Hooters de l’endroit pour l’avant-match. Quatre heures autour de quelques pichets de bière en fût, servis par tout ce qu’il y a de plus belles comme jeunes créatures. C’est notre petit côté voyeur et en toute franchise, regarder n’est pas acheter et c’est tellement agréable.
Pendant ce temps, quelques dames de notre groupe en ont profité pour explorer les environs. Il faut dire que pour une première fois, les dames nous accompagnaient dans ce pèlerinage annuel. Et en galants machos, nous sommes pour l’égalité des sexes.
À dix-huit heures, Christian prend le cliché qui accompagne cet article, pour immortaliser le moment et nous voilà sur les trottoirs en direction du Amalie Arena, temple du puissant Lightning de Tampa Bay. Gonflé à bloc, tous les espoirs étaient permis et les astres alignés pour que nos Glorieux prennent leur douce revanche chez ces adversaires qui nous avaient déjà infligé trois revers d’affilé. Tellement confiant que j’y allais d’une prédiction de victoire par trois buts. J’aurais été mieux de calmer mes ardeurs et me la fermer. On me l’a rappelé rapidement.
Hormis la piètre performance de nos préférés et la défaite difficile à avaler, l’événement a été magnifique et on peut dire mission accomplie. À une heure du matin, nous revenions à la maison où tout respirait le calme. Un temps propice à se glisser sous les draps et profiter du sommeil du juste. Au moment de rédiger cet article, nos Canadiens viennent de l’emporter sur les Panthers de la Floride dans un quatrième match en six soirs. Mince consolation, mais consolation quand même. On reprend ça la saison prochaine.
Dans mon article précédent, à travers nos activités, j’avais omis de vous entretenir de notre virée dans l’est de jeudi dernier et je veux parler bien sûr de la côte est de la Floride et plus précisément à Homestead, au Boardwalk, où nos voisins, Lucie et Robert du camping La Clé des Champs, ont leurs quartiers d’hiver. En fait, début novembre 2014, ils ont séjourné à Pioneer Village pour une quinzaine de jours et on avait promis de leur rendre visite à notre tour.
Homestead se situe à 55 kilomètres au sud de Miami et 40 kilomètres au nord de Key Largo. Cette ville a été fortement dévastée en 1992, lors du passage de l’ouragan Andrew. Dix années ont été nécessaires à la reconstruction de la ville et les chantiers routiers sont toujours omniprésents. D’ailleurs, en 2005 ils ont de nouveau frôlé la catastrophe, les ouragans Katrina et Wilma ayant passé tout près. Le camping de nos amis est érigé en pleine ville, et de North Fort Myers, il faut compter 2h45 pour s’y rendre en empruntant les grands axes routiers et en traversant le tronçon de l’Interstate 75 qui porte le nom d’Alligator Alley, pour son sanctuaire d’alligators, long de 160 kilomètres, dans cette vaste zone marécageuse qu’on appelle les Everglades.
La journée était ensoleillée avec une légère brise; un moment idéal pour une bonne balade. En atteignant la côte est, c’est la densité de la circulation qui nous frappe le plus. Beaucoup d’achalandage et des autoroutes avec des zones de 6 voies de large. L’indiscipline de certains conducteurs nous oblige à surveiller constamment nos rétroviseurs. Comme chez-nous, il y a des téméraires pour qui la route ne se partage pas. Une rutilante Ferrari nous a doublée par la droite comme une flèche pour prendre la première sortie à proximité. Bref, on se serait cru dans un épisode de Rapide et Dangereux.
Ceci étant dit, nous atteignons notre destination vers 11h15 et après quelques difficultés à traverser la barrière contrôlée, un bon samaritain nous fignole un code quelconque et nous voilà investi. J’apprendrai par la suite que notre bon samaritain était une connaissance de Robert et qu’il devinait le but de notre visite. Tellement, qu’il m’a dit «première à droite jusqu’au bout, puis à gauche et vous allez voir sa moto». Et vlan! On était rendu!
Nos hôtes avaient préparé un savoureux dîner après les accolades et quelques bières. On avait des choses à se raconter et ça passe vite dans ces moments-là. C’était agréable de les retrouver dans un autre décor. Ils sont bien installés avec leur grande caravane. Et dans un camping à forte majorité francophone, quoi demander de mieux. En après-midi, nous avons marché à travers les rues et on se serait cru en plein camping québécois par une chaude journée d’été.
C’était la seconde fois que nous visitions ce camping et on en a profité pour visiter Armande et Marc-André Arsenault, des vieilles connaissances gaspésiennes qu’il faudrait bien visiter dans la péninsule dans un avenir qu’on souhaite rapproché. Marc-André m’a promis une balade en bateau pour pêcher la morue qu’on fera griller à la mode gaspésienne. J’en ai l’eau à la bouche.
Notre promenade nous a fait passer à la piscine où se tenait un Beach party, comme on les appelle, avec une belle ambiance de fête. À deux pas, on y trouve la buanderie, la salle communautaire et tous les accommodements modernes dont les snowbirds sont familiers.
Vers la fin de l’après-midi, alors que nous allions repartir, nos hôtes nous ont proposé de partager un dernier repas au Boston Market du coin. Pourquoi pas, c’est un nouveau resto qu’on va découvrir et on est partant. Nous ayant vanté leur pâté au poulet maison, c’est ce qu’on a commandé et il était délicieux accompagné de purée de pommes de terre avec bacon. Le restaurant est convivial avec les commerces de restauration rapide, d’ambiance agréable avec des prix très abordables. Je crois en avoir vu un près de notre camping et je vais vérifier si j’ai rêvé ou non. Ce sera à notre tour de le faire connaître. Vers 18h30, nous reprenions notre route vers la maison, très heureux de notre journée et avec le plaisir de se revoir au Québec.
Dans un mois, nos quartiers d’hiver auront été abandonnés, laissés à eux-mêmes alors que les snowbirds regagneront le nord pour vivre nos saisons québécoises et mettre fin à leur migration. Comme le temps passe vite! Cependant, on n’a vraiment pas le temps de s’ennuyer. Même que ça roule à 100 à l’heure, tant les activités se succèdent à un rythme effréné.
En jetant un coup d’œil sur le calendrier, les prochains jours seront occupés; les soupers ici et là, prémices aux départs que chaque premier avril amène. C’est cyclique! Pour vous donner une petite idée, juste comme ça, ce dernier vendredi, nous fêtions le 70e anniversaire de Roseline avec 24 autres amis. Hier soir, le traditionnel souper de la St-Patrick tenait l’affiche à la salle communautaire alors que ce soir, c’est chez nos amis Lise et Gilles, les «Guay», comme on les appelle affectueusement, qu’on se bourre la face à leur invitation.
Puis, déjà lundi! Encore là, nous sommes un groupe de 28 partisans des Canadiens de Montréal, qui prennent la route direction Tampa Bay, pour assister à leur première victoire de l’année sur le talentueux et puissant Lightning de l’endroit. D’où nous sommes, il faut mettre quatre heures de route, aller-retour, pour compléter la distance mais ça vaut le détour. Une belle ville de hockey, dans une ambiance extraordinaire et avec les plus jolies filles en ville au Hooter’s du coin, où on va se gaver de houblon, tout en respectant le .08, et de délicieuses ailes de poulet. Miam miam!
Mardi, on joue au golf. Notre rendez-vous hebdomadaire sur les allées du Pine Lakes Country Club. Un bon exercice pour conserver notre jeunesse et notre souplesse. Sitôt revenu à la maison, on se prépare pour la soirée d’information à la salle communautaire, alors qu’un représentant de l’Association Canadienne des Snowbirds nous entretiendra des tenants et aboutissants des séjours au pays de l’Oncle Sam. On a plein de choses à connaître et à apprendre pour demeurer dans la légalité et le respect de la règlementation lorsqu’on voyage à l’étranger pour de longs séjours. Louise et moi sommes membres de l’ACS et on peut profiter de nombreux avantages.
Ce qui nous amène à mercredi pour le dernier tournoi de pétanque de la saison. Sous un soleil de plomb, avec les casquettes descendues jusqu’aux oreilles, on se disputera les honneurs durant trois bonnes heures, avant d’apprécier les délicieux hot-dogs de l’ami Claude et son équipe de cuistots hors pair. Un happening qu’il ne faut pas manquer. Enfin jeudi, une importante réunion des propriétaires de maisons de parc, dont nous faisons partie, aura lieu à la salle communautaire. Il y va de notre futur, d’y assister sans faute.
Et là, je vous fais grâce des soirées de bingo de Loulou, du lundi et du mercredi, sans compter que mon frère et son épouse sont présentement en route pour venir nous visiter toute la semaine. Ouf! Vous pensiez qu’on passait nos journées bien étendus sur nos longues chaises de patio avec des verres fumés sur le nez? C’est ça, hein? Détrompez-vous! Quand j’ai décidé du titre de cet article, je ne mentais pas et avec ce que vous venez de lire, c’est clair qu’on n’a même pas le temps d’avoir de mauvaises pensées. On va au lit, fourbus et on se console des 25cm de neige annoncés chez-nous, au pays du Québec. Une autre d’évitée!
Non! Le monsieur partisan n’est pas content. Je peux comprendre une défaite par malchance mais un manque d’effort collectif de la part d’ados millionnaires, c’est carrément impardonnable et humiliant. Depuis le premier match à San Jose la semaine dernière, c’est le bordel. Et hier, ils avaient les Sénateurs d’Ottawa dans les câbles avec une avance de 2-0 après la première période et voilà qu’ils relâchent la pression pour se faire compter cinq buts sans riposte. Je ne l’accepte pas. Ils se sont traînés les pieds, point à la ligne!
Mis à part le premier trio, le reste des attaquants ne vaut pas cher la livre. PK a recommencé son patin de fantaisie en se faisant prendre souvent à contrepied dans sa propre zone et Karlsson l’a mis dans sa petite poche tout le match. Les joueurs ne frappent personne, laissent l’équipe adverse se promener à outrance dans leur territoire sans le moindre dérangement en plus de faire du tricot avec la rondelle parce qu’ils ne savent pas où est le filet. Comment veux-tu compter si tu ne lance pas au net!
C’est vrai qu’ils occupent le premier rang dans l’est mais ils ne sont plus seuls et c’est en grande partie à cause de Price. Il y a des façons de perdre et ce qu’ils nous offrent comme spectacle n’est guère reluisant. Pour la reconnaissance, on repassera; Michel, le coach, leur a donné congé au lendemain de la défaite contre Tampa Bay et voilà qu’ils répondent avec une contre-performance. Faut l’faire!
En criant ciseau, les fauteuils se sont vidés rapidement au Centre Bell. Il ne manquait que les sacs de papier sur la tête en signe d’humiliation. Les boys ont besoin de se réveiller parce qu’ils ont trois matchs à disputer en quatre soirs et sur la route, dès samedi, contre les Islanders, le Lightning et les Panthers. S’ils ne se ressaisissent pas, les bâtons de golf vont arriver assez tôt en avril, bien avant l’ouverture officielle des terrains de golf.
Exceptionnellement, j’assisterai à la rencontre de lundi à Tampa Bay, avec mon groupe de 28 personnes et on ne s’attend à rien de moins que l’excellence. Il faut que Bishop prenne un bon coup de soleil dans le cou, parce que nos Glorieux devront montrer plus de fierté de porter la Sainte-Flanelle. Mais, j’apporterai peut-être un sac brun, au cas où!
1- Prof. : Que dois-je faire pour répartir 11 pommes de terre également entre 7 personnes ?
Élève : Préparer les pommes de terre en purée !
(LOGIQUE !)
2- Prof. : Quel est le présent de l’indicatif du verbe marcher?
Élève : Je marche, tu marches, il marche…
Prof. : Plus vite!
Élève : Nous courons, vous courez, ils courent
(ÉVIDEMMENT!)
3- Prof. : De quel temps s’agit-il si je dis : «Il pleuvait»?
Élève : C’était du mauvais temps!
(SANS DOUTE!)
4- Prof. : Combien de cœurs avons-nous ?
Élève. : Nous avons deux cœurs.
Prof. : Deux???
Élève : Oui, le vôtre et le mien!
(ÉVIDEMMENT!)
5- Deux élèves arrivent en retard à l’école. Ils s’expliquent :
Élève 1 : Je me suis réveillé en retard… Je rêvais que j’étais en Polynésie et le voyage a duré plus longtemps que prévu…
Élève 2 : Et moi… Je devais aller le chercher à l’aéroport.
(FUTÉ ARGUMENT!)
6- Prof. : Nommez cinq choses qui contiennent du lait ?
Élève : Un fromage et quatre vaches…
(BIEN QUOI…)
7- Un étudiant en DROIT à son examen oral…
Prof. : Qu’est-ce qu’une fraude?
Élève : C’est ce que vous êtes en train de faire, Monsieur.
Prof. : Expliquez-vous…
Élève : Le Code pénal dit : Celui qui profite de l’ignorance de l’autre pour lui porter préjudice commet une fraude.
(IRRÉFUTABLE!)
8- Prof. : Où est l’Amérique du Nord sur la carte du monde Maria?
Maria : Elle pointe correctement l’Amérique du Nord.
Prof à la classe : Et qui a découvert l’Amérique?
Classe : Maria!!!
(FORTICHE!)
9- Prof. : Jean, priez-vous avant chaque repas?
Jean : Non, pas besoin; ma mère est une excellente cuisinière.
(CONFIANCE !)
10- Prof. : Louis, ta rédaction «MON CHIEN» est pareille à celle de ton frère. As-tu as copié sur lui?
Louis : Non, non! Mais il s’agit du même chien!!!
(BIEN SÛR!)
11- Prof. : Comment appelle-t-on quelqu’un qui continue de parler même quand les gens ne s’intéressent pas au sujet?
Élève : Un prof.!
(OUPS???)
Hier en soirée, Pioneer Village présentait ses talents locaux; des snowbirds amants de la musique sous toutes ses formes. Chanteurs, chanteuses et musiciens tenaient l’affiche lors de la troisième activité culturelle bilingue de la saison. On a de vrais artistes dans nos rangs et Gérard Arsenault, l’instigateur de ce spectacle annuel a mis toute son énergie pour le succès de cette soirée gratuite.
Plus de 200 personnes étaient présentes pour applaudir ces artistes pour qui la musique est une passion. Et cet amour de la musique ne connaît pas d’âge; à preuve George Kulper, un vétéran de la deuxième guerre mondiale, joue encore énergiquement de son harmonica, du haut de ses 89 ans bien sonnés. Sa prestation a été chaudement applaudie. Une force de la nature.
Tour à tour, on a vu défiler des guitaristes, claviéristes, accordéonistes chanteurs et chanteuses dans des numéros inédits. Aucun professionnel, mais des gens amoureux de la musique qui n’auraient voulu pour rien au monde, rater pareille occasion.
Michel et moi étions inscrits et on avait préparé deux morceaux qu’on a présentés en fin de spectacle. Les dernières semaines ont servi à bien répéter notre participation afin de la rendre sans fausse notes et c’était la chose à faire. Nous sommes plus que satisfait du résultat, et l’année prochaine on compte bien s’y présenter à nouveau.
Cette année, les organisateurs ont disposé de peu de temps pour préparer l’événement et dans les circonstances, ils ont très bien livré la marchandise. Gérard et son équipe ont fait un travail remarquable pour monter rapidement ce spectacle, sans oublier l’ami Mario à la console qui, par son dévouement, vient de se trouver une job à vie. Et finalement, je veux remercier Christian Legault, qui m’a gentiment fourni quelques clichés pour meubler cet article ainsi que ma banque de photos disponibles en marge droite du blogue sous Floride – Hiver 2014-2015.
Je sais que beaucoup de gens suivent nos péripéties en Floride via ce blogue et vous savez pourquoi? Parce qu’ici, à Pioneer Village, c’est le paradis sur terre et que justement, le paradis, c’est ce qu’on se souhaite tous. Alors faites comme nous et amenez-vous! C’est fou ce qu’on s’amuse…
L’accident vasculaire cérébral peut provoquer une paralysie et même la mort. Il ne faut pas le prendre à la légère et une intervention médicale rapide est de mise. Il faut agir vite et surtout en mémoriser les symptômes, les signes, lorsque nous serons confrontés à cette situation.
Dans une vidéo de moins de 10 minutes produite par David Lefrancois, Président chez Institut des Neurosciences Appliquées, celui-ci démystifie l’AVC dans sa façon de la soupçonner, de poser les bonnes questions à la personne qu’on croit en être victime. Comme il le préconise, ce document audiovisuel doit être partagé et visionné par le plus de gens possible.
Voici le lien : http://www.youtube.com/watch?v=wR6q6B46DWo&feature=youtube_gdata_player
Bon visionnement.
Aujourd’hui à Pioneer Village, se tenait un dernier tournoi de PickleBall, mettant un terme à la belle saison qui s’achève lentement. Quand on constate que les activités tirent à leur fin, c’est le moment où on commence à penser aux préparatifs du retour au Québec.
Toujours est-il que ce tournoi devait se terminer par un barbecue communautaire, suivi d’une petite cérémonie protocolaire et, vous l’aurez deviné, une danse. Avec Mike, mon guitariste snowbird, notre mandat était de faire grouiller ces «athlètes» avec notre musique qu’on paufine ensemble depuis notre arrivée, l’automne dernier. L’occasion était belle de performer devant un public qui ne s’est pas fait prier pour se trémousser au son des airs connus.
Durant deux heures et demie, sous le tiki, nous avons défilés nos pièces au grand plaisir des danseurs qui, pour l’occasion, avaient ça dans les jambes. Danse de ligne, rock, tout y était et nous pouvons dire mission accomplie. Les commentaires reçus étaient assez révélateurs de l’appréciation des spectateurs. D’autres campeurs se sont joints au groupe pour assister au spectacle.
Mike et moi, entendons bien répéter l’expérience devant public et nous en aurons l’occasion, ce mardi, lors du spectacle de variétés réservé aux amateurs et présenté à la grande salle. Nous exécuterons deux pièces lors de notre prestation; J’entends Frapper et Oye Como Va. Une autre belle expérience il va s’en dire.
En tout cas, côté musical, je peux dire que ça roule beaucoup. En plus de ce duo que je forme avec Michel en Floride, nous reprendrons nos répétitions au Québec avec le band qu’on a formé au camping La Clé des Champs, et j’ai aussi hâte de retrouver mes membres du Trio
Boomerang. Une belle équipe qui roule depuis plusieurs années.
La musique, c’est toujours un incontournable pour moi. Ce n’est même pas un travail, c’est une forme de divertissement que j’adore. Et avec tout ce qui existe de répertoires musicaux, j’en ai encore pour des années à m’amuser.
En terminant, un merci à Christian Legault, l’auteur des photos qui accompagnent cet article.
Il existe mille façons de montrer à quelqu’un qu’on pense à lui, qu’il ou qu’elle est une personne importance à nos yeux, ou qu’on l’aime bien tout simplement. Hélas, dans cette vie trépidante on ne prend pas assez le temps de s’y arrêter. Ici, en Floride, les américains qu’on croise, d’illustres inconnus, nous saluent gentiment et spontanément et très souvent, accompagné d’un sourire. C’est dans cet esprit que je vous offre l’histoire qui suit, pour meubler et entretenir la réflexion…
Qui prend soin de votre parachute?
Charles Plumb était pilote de chasse dans la marine américaine au Vietnam. Après 75 missions de combat, son avion fut abattu par un missile sol-air.
Il s’éjecta de son appareil et atterrit sain et sauf, grâce à son parachute, dans une zone contrôlée par l’ennemi.
Il fut, par la suite, capturé par les Vietcong et détenu pendant 6 années. Mail il survécut à l’épreuve et donne, aujourd’hui encore, des conférences sur les leçons qu’il a tirées de toutes ses expériences.
Un jour, Plumb et sa femme étaient assis dans un restaurant lorsqu’un homme se leva d’une autre table et s’approcha de lui pour lui dire :
– Vous êtes Plumb, n’est-ce pas? Vous étiez pilote de chasse au Vietnam sur le porte-avions Kitty Hawk. Votre avion a été abattu!
– Comment donc savez-vous ça? Demanda Plumb.
– Je me suis occupé de votre parachute, répondit l’homme.
Plumb fut très surpris et lui exprima finalement toute sa gratitude. L’homme fit un geste de la main et dit :
– L’important, c’est qu’il a bien fonctionné, n’est-ce pas?
Et Plumb lui répondit :
– Et comment! Si ce parachute n’avait pas fonctionné, je ne serais pas de ce monde aujourd’hui!
Plumb n’arrivait pas à dormir cette nuit-là, car il pensait sans cesse à cet homme. Il se demandait à quoi il ressemblait dans un uniforme de Marine; un béret blanc, une bavette dans le dos et un pantalon à pattes d’éléphant.
Combien de fois avait-il pu le voir sans même lui dire «Bonjour, comment ça va?» ou quelque chose de ce genre. Car Plumb était pilote de chasse, alors que cet homme était marin sur le même navire.
Plumb pensa à toutes ces heures que le marin avait passées au cœur du navire, à plier soigneusement des parachutes sur une longue table de bois, ayant à chaque instant le destin de personnes qu’il ne connaissait pas entre les mains.
Suite à cette rencontre, lors de ses conférences, Plumb demanda désormais à son auditoire :
– Qui prend soin de votre parachute? Nous avons toujours besoin de quelqu’un pour prendre soin de notre «parachute» physique, émotionnel, mental ou même spirituel. Et vous savez quoi? Souvent sans le savoir, nous avons tous quelqu’un qui nous donne ce dont nous avons besoin pour passer la journée, pour nous aider lors de moments difficiles, etc.
– Parfois, en raison des vicissitudes de la vie quotidienne, nous oublions des petits riens importants. Nous oublions de dire «Bonjour», «S’il vous plaît», «Merci», ou de féliciter une personne qui vient de vivre un événement important pour elle. Il nous arrive également de faire tout simplement un compliment ou une gentillesse, uniquement pour le plaisir de le faire. Pensez-y la prochaine fois pour que ça devienne spontané.