Vous souvenez-vous du 4 mars 1971? Le ciel nous était tombé sur la tête. La tempête du siècle, comme on l’appelait, s’amenait en matinée. En moins de 24 heures, 50 centimètres de neige paralysaient le Québec. J’avais 20 ans!
Je m’en souviens comme hier. Je travaillais en plein centre-ville de Montréal et devant la neige abondante qui couvrait rapidement les rues, nos patrons décidaient de fermer le bureau et de retourner tout le monde chez eux. Imaginez la cohue de voir des milliers de travailleurs rentrer à la maison en même temps, ou du moins, essayer de regagner leurs demeures.
Tout était paralysé! Le transport en commun, exception faite du métro, ne fonctionnait plus. Les autobus abandonnées et enlisées un peu partout obstruaient le passage et il devenait hasardeux d’essayer de passer à travers les monticules de neige, sans savoir ce qui se trouvait en dessous.
Les autorités avaient autorisé les motoneiges à arpenter les rues de la ville et des banlieues afin de prêter secours aux personnes restées prisonnières de leurs véhicules, avant qu’ils ne soient ensevelis. Dans un élan de générosité sans précédent, les stations de services fournissaient gratuitement, l’essence pour faire rouler les motoneiges dont certaines faisaient la navette entre les stations de métro pour transporter le plus de gens possible vers leurs maisons. Il était courant de voir des personnes très peu vêtues enfourcher la motoneige d’un bon samaritain pour se faire conduire chez eux.
En quittant mon bureau, avec quelques compagnons de travail, nous nous sommes arrêtés dans une taverne du coin pour dîner, le temps que l’affluence se tasse. Une heure trente plus tard, je m’engouffrais dans la première bouche de métro, espérant rentrer à la maison au plus sacrant. Il y avait du monde partout au point où j’ai dû attendre quelques rames avant d’aboutir à la station Longueuil où j’habitais.
La situation était hors de contrôle et les médias exhortaient les gens à rester à la maison pour ne pas nuire aux véhicules d’urgence qui auraient à se déplacer. C’était aussi la vogue des 4×4 et heureusement, ces véhicules étaient les seuls à pouvoir circuler partout. J’ai dû marcher près de 3 milles dans la poudrerie, calé jusqu’aux genoux, pour me rendre à pied chez moi. Le paysage urbain avait pris des allures de désert avec tous ces monticules de neige provoqués par des autos ensevelies.
En fin de soirée, les équipes de déneigement débutaient leur travail afin de dégager les artères principales des nombreux autobus, camions et véhicules abandonnés. La tempête aura laissé un immense manteau blanc qui allait prendre des jours et des nuits entières à enlever et ramasser. Dans son passage destructeur, 17 personnes auront payé de leur vie, le déchaînement des éléments. Et même si 44 ans se sont écoulés depuis, chaque 4 mars que le calendrier amène me replonge dans mes souvenirs de cette mémorable tempête du siècle. Vous étiez là?
Même à des milliers de kilomètres du Québec, les conflits linguistiques ne connaissent pas de frontière. Ici, à Pioneer Village, pour une question de mauvaise volonté évidente, une petite et infime demande légitime venant de la clientèle francophone a pris des proportions insoupçonnées. Ce genre de conflit qui se règle en un tournemain mais qui dégénère. Pour danser le tango il faut être deux mais voilà, l’autre danseur refuse de suivre les pas.
Je vous mets en contexte; Au fil des années, la population francophone s’est considérablement développée dans le parc au point de dépasser les 40%. Un comité social gère les nombreuses activités et celles-ci se déroulent dans l’harmonie. La cohabitation n’a jamais posé problème et j’irais jusqu’à dire que la franche camaraderie entre les communautés est apparente. Cependant, tous les francophones ne sont pas bilingues et il devient difficile de bien comprendre certaines consignes ou même de suivre les instructions qui sont émises dans le déroulement d’événements.
Ce qui a amené nos représentants francophones désignés, l’an dernier, à demander au comité social, la possibilité que ces activités soient bilingues, en ce sens qu’une personne du groupe des francophones se porterait volontaire pour traduire directement, les instructions ou allocutions durant le cours de ces activités. L’ouverture était créée et l’expérience fut tentée lors d’une activité subséquente, couronnée de succès. Il faut ajouter que la Direction du parc avait déjà offert à tous ses clients, les formulaires administratifs bilingues, selon nos représentations.
Mais voilà que dernièrement, le comité social a fait volte-face au point d’interdire une telle pratique, sans justification aucune. La décision a provoqué un malaise dans la communauté francophone qui a porté écho jusqu’à l’administration générale du parc qui a menacé de dissoudre le comité social actuel à la mi-avril et de procéder à l’élection d’une nouvelle instance, bilingue cette fois, chapeautée à un directeur administratif qui verrait au bon fonctionnement des activités. La tempête venait de prendre forme.
De partout, les commentaires allaient bon train dans les chaumières. Les représentants des différentes communautés et les administrateurs se sont rencontrés pour régler le conflit, sans succès et d’où la proposition de dissoudre le comité social actuel.
Aujourd’hui, se tenait à la salle communautaire, une assemblée générale extraordinaire du comité social, afin d’informer les résidents et campeurs des derniers développements et surtout d’obtenir leur support dans l’imbroglio. Le visage sombre du comité était annonciateur de mauvaises nouvelles. Premier malaise lorsque le président demandait, par un vote à main levée, ceux et celles qui donnaient leur support au comité. Drôle de façon pour créer de l’animosité, heureusement sans conséquence. Puis, les propos qu’il tenait étaient négatifs, voire sombres envers l’avenir du comité. Curieusement, le président était disposé à entendre les commentaires de la salle, mais refusait toute question.
Tour à tour, des intervenants à grande majorité anglophone, ont défilé au micro pour louanger l’excellent travail du comité social dans son implication et l’organisation des différentes activités, sous des applaudissements nourris et reconnaissants de l’assistance. En contrepartie, ils comprenaient mal que la requête des francophones n’ait pas reçu l’approbation des membres du comité social. Trois intervenants francophones ont discouru dans le même sens, démontrant que leur demande était légitime et que le respect des personnes devrait primer. Après une heure de discussions, le président clôturait l’assemblée, sans donner de réponse.
Je suis d’avis que cette tempête dans un verre d’eau n’aurait jamais dû se rendre si loin. C’est tellement banal comme problématique que c’est à n’y rien comprendre. Des cours d’anglais sont offert à la communauté francophone et connaissent un réel succès. Même si certains francophones ont de la difficulté à s’exprimer en anglais, l’effort est là. On ne demande pas au comité social d’apprendre le français, on demande simplement de permettre à nos ressources de franciser les propos lors d’activités. Acquiescer à cette demande est un signe de respect envers une clientèle francophone importante qui contribue au maintien d’une vie trépidante à Pioneer Village.
Tous s’entendent pour dire que le comité social accomplit de façon admirable son travail colossal de divertir la communauté. La décision finale pour trouver une solution au conflit actuel leur appartient maintenant. Ce serait tout à leur honneur, à la lumière des commentaires entendus cet après-midi et dans l’intérêt de la communauté toute entière, qu’ils acceptent la solution des francophones et ne plus regarder en arrière.
Les avocats ne devraient jamais poser des questions dont ils ne connaissent pas les réponses. Dans une affaire qui se déroule en Abitibi, le procureur de la Couronne appelle son premier témoin à la barre, une grand-mère très âgée. Il s’approche d’elle et lui demande :
– Madame Lemieux, me connaissez-vous?
– oh! Oui que je vous connais Me Paquette. Je vous connais depuis votre enfance et sincèrement vous me décevez beaucoup. Vous êtes un grand menteur, vous trompez votre femme, vous manipulez les gens et vous êtes un médisant et un calomniateur. Vous pensez être un big shot alors que vous ne voyez pas plus loin que le bout de votre nez. Oh! Oui que je vous connais.
L’avocat, surpris, ne sachant que faire, pointa l’autre avocat du doigt et demanda :
– Madame Lemieux, connaissez-vous cet avocat?
– Mais oui, que le connais. Je connais Me Richard depuis qu’il est tout jeune. Il est paresseux, il est alcoolique. Il ne peut pas avoir de relation normale avec quiconque. Non seulement il a trompé sa femme avec 3 femmes différentes, mais l’une d’entre elles est votre femme. Oh! Oui que je le connais.
L’avocat de la défense était au bord de l’évanouissement. Le juge demanda aux 2 avocats d’approcher de la barre, et avec une voix très calme, il leur dit :
– Si l’un d’entre vous demande à cette vieille si elle me connaît, je vous envoie tous deux pourrir en prison pour outrage au tribunal et complot.
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Deux couples ont l’habitude de se rencontrer chaque week-end afin de jouer aux cartes. Mais un jour, ils décident, pour changer, de tester un nouveau jeu dont le but est de faire deviner un métier en le mimant. Une des deux femmes commence: elle enlève sa chemise, son soutien-gorge et prend ses deux seins à pleine main.
– Alors, à votre avis c’est quoi le métier que je mime?
Tout le monde se regarde et attend la réponse.
– Hé, bien, c’est médecin (mes deux seins).
L’autre femme, elle aussi, veut essayer de mimer un métier. Elle enlève alors sa chemise, son soutien-gorge, prend ses deux tétons et les fait se toucher l’un avec l’autre.
– Alors, à votre avis c’est quoi le métier que je mime?
Personne ne sait…
– Eh bien, c’est bourrelier (bouts reliés).
C’est maintenant au tour d’un des deux mecs. Le premier, enlève son pantalon, son slip et prend son membre dans la main. Il l’enrobe ensuite dans une serviette.
– Alors, à votre avis, c’est quoi le métier que je mime?
Mais là encore personne ne sait… Et tout le monde attend impatiemment sa réponse.
– Eh bien, c’est boulanger (bout langé).
C’est désormais au tour du dernier homme, mais il avoue alors ne pas avoir compris les précédents jeux de mots… Les trois autres décident de lui expliquer. Ils prennent alors un papier où ils font une liste et écrivent :
« boulanger = bout langé, bourrelier = bouts reliés, médecin = mes deux seins. »
L’homme en question prend alors la liste et se la met dans le trou du cul… Les autres le regardent d’un air étonné et lui demandent ce qu’il fait.
– Ben, je mime un métier!
– Mais c’est quoi ce métier?
– C’est oculiste!
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Un gamin entre en trombe dans la maison familiale :
– Papa, papa!
– Oui mon chéri.
– Tu peux me donner deux dollars pour un pauvre type qui crie dans la rue.
Le père, touché par la générosité de son fils, prend son porte-monnaie et sort une pièce de deux dollars.
– Et que crie-t-il ce monsieur?
– Crèmes Glacées : 2 dollars!
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Les mères expliquent drôlement les choses. Une jeune fille se rendit compte qu’elle avait des poils qui poussaient entre ses jambes. Toute inquiète elle a demandé à sa mère qu’est-ce que s’était? Sa mère a dit calmement :
– Cette partie où les cheveux poussent s’appelle Monkey. Sois fière que ton singe a maintenant des cheveux.
La jeune fille sourit. Au dîner, elle dit à sa sœur :
– Mon singe a commencé à avoir des cheveux.
Sa sœur sourit et répondit :
– Ce n’est rien, le mien a déjà commencé à manger des bananes.
Maman s’est évanouie…!
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Une petite vieille entre avec précaution dans un sex shop. Pas très sûre de son équilibre, elle franchit en tremblant les quelques mètres qui la séparent du comptoir. Elle arrive enfin devant le caissier et, s’agrippant comme elle peut, demande :
– Eeeeest-ccce qqque vvvous aurriez des viiiiiibraaaaateurs?
L’employé, qui essaie poliment de ne pas éclater de rire, réplique :
– Oui, Madame, nous avons des vibrateurs. Nous avons mêmes plusieurs modèles, tous très différents.
L’air soulagé, la vieille demande :
– Auriez-vvvvvous un roooooose, trente centiiiiiiiimètrrres de long, envirrrron sssssix en diaaaaaaamètre?
– Oui, nous avons cela, répond l’employé.
– Aloooors pouveeeeez-vous me diiiiiiiire comment on arrête cette saaaaaaaloperiiiiiiie…?
Dans ce grand pays du Québec, les bourdes à répétition ne sont pas sanctionnées mais plutôt remerciées par une généreuse prime de départ. Évidemment, je veux parler d’Yves Bolduc. En peu de temps et sans talent politique, il aura soutiré aux CONtribuables 370 000$.
En connaissez-vous beaucoup de personnes qui, du jour au lendemain, se voient forcées de démissionner et de choisir carrément de se retirer, d’abandonner son poste de député et de disparaître avec un magot de 155 000$? Il faut avoir du culot et du front tout le tour de la tête pour agir de la sorte. Un minimum de décence aurait été apprécié. Mais non! Après avoir mis la main, sans scrupules l’an dernier, sur un autre magot de 215 000$ une première fois, voilà qu’il récidive.
Sa peine sera vite passée lorsqu’il retrouvera, dans l’anonymat mais plus à l’aise, sa clientèle de patients CONtribuables. L’argent ne fait pas le bonheur mais rend le malheur moins pénible. Il aura eu une carrière politique tumultueuse où ses compétences en matière d’administration publique faisaient défaut. Je ne pleure pas son départ et je lui souhaite un meilleur sort en pratique privée, mais les CONtribuables se souviendront longtemps de son opportunisme. Comme beaucoup d’autres avant lui, il aura profité outrageusement des largesses et des lacunes d’un système généreux de primes de départ qui perdure. C’est trop simple!
Le gouvernement Couillard étant plus pressé de jouer dans la colonne des revenus que celle des dépenses, devra régler ce problème prioritairement. Un député ou ministre ne devrait pas recevoir de prime de départ en cours de mandat, point final! Il s’est engagé? Qu’il termine ce qu’il a entrepris; de servir sa communauté. Sinon, il doit partir les poches vides. Quand un CONtribuable apprend une telle nouvelle, il a une réaction de révolte. Qu’on se moque de lui. Qu’on abuse!
Ce n’est pas demain la veille que ça changera parce que c’est aussi en politique qu’on bonifie l’incompétence.
Pour ceux et celles qui veulent pousser la réflexion plus loin sur mon article précédent, je vous suggère de visionner une vidéo d’une vingtaine de minutes, qu’une lectrice m’a fait parvenir.
Vous y apprendrez qu’en matière de fautes d’orthographe, nous n’avons rien à envier aux français de France. Le reportage est assez éloquent sur les conséquences d’écrire des textes bourrés de fautes, dont notamment, l’impossibilité d’occuper des emplois de prestige qui exigent une excellente maitrise de la langue française écrite.
Vraiment intéressant et vous pouvez le visionner en cliquant ce lien.
Les journaux nous apprenaient dernièrement que les cours de mise à niveau en français connaissent une hausse marquée de 50%. Ça vous surprend? Moi non! On écrit mal notre français, on ne s’applique pas à bien l’écrire et surtout correctement. La syntaxe fait défaut et l’orthographe est un film d’horreur à chaque fois que je navigue sur les réseaux sociaux. On veut aller trop vite, comme si notre vie en dépendait
Je suis un amoureux de la langue française. J’aime la lire, la parler et surtout l’écrire et ce que je vois sur les différents courriels, messages textes et correspondances diverses que je reçois, me désole au plus haut point. Les fautes d’orthographe sont une vraie calamité. Pourquoi en est-il ainsi? Qu’est-ce qui fait qu’on ne s’applique pas à bien écrire? Je ne parle pas d’un français littéraire mais d’un français de tous les jours. Il peut être simple mais doit demeurer élégant, juste, et correctement écrit. Les pluriels, les verbes mal accordés et des caractères qu’on a omis de taper parce qu’on veut aller trop vite, demeurent des exemples très facile à corriger en autant qu’on s’y attarde.
Aujourd’hui, les outils d’écriture intègrent tous un correcteur automatique qui détecte les fautes d’orthographe. D’autres corrigent les accords de verbes. Il est possible de dénicher des dictionnaires en ligne ou des applications comme Le Robert Dixel Mobile, pour une poignée de dollars et qui enrichissent le vocabulaire en plus de suggérer des synonymes pour éviter les redondances dans les compositions écrites. Un vrai bijou que tout le monde devrait posséder.
Les logiciels, comme Word, font le travail de signaler toute faute d’orthographe instantanément, si on a pris la peine de cocher les bons paramètres dans son fonctionnement. Les réseaux sociaux populaires comme Facebook, Twitter et autres font la même chose en soulignant un mot mal orthographié. On n’a qu’à placer son curseur sur le mot pour voir apparaître un menu déroulant qui suggère la correction. N’autorisez jamais votre logiciel à corriger automatiquement les erreurs qu’il détecte parce que vous aurez des surprises au point de ne plus reconnaître votre propre écriture. Bref, nous avons tout pour produire des textes de qualité, sans fautes et sans employer des mots extravagants.
Et si on se relisait? C’est la solution que je préconise pour améliorer notre écriture. On peut écrire un texte rapidement, pour ne pas perdre le fil, mais avant d’appuyer sur ENTER ou ENVOYER, on devrait prendre le temps de se relire, pour voir si cela a du sens et mieux, corriger tout ce qui est souligné en rouge. Ce serait déjà une solution majeure au message qu’on veut envoyer et surtout, inspirant et évocateur pour le lecteur. Vous verrez combien c’est valorisant de se faire louanger sur la qualité et l’absence de fautes dans nos écrits.
Je suis un maniaque, certains le savent, et exigeant dans mes textes que je publie sur ce blogue. Je me relis encore et encore inlassablement avant de publier. Je refais la syntaxe des phrases et malgré toute cette vérification, certaines fautes m’échappent quelquefois et cela m’agace. Ce n’est pas tout; lorsque j’ai un peu de temps libre, je relis à nouveau mes textes déjà publiés pour m’assurer que l’orthographe est parfait. J’y tiens et je m’en fais même un devoir.
Alors, chers lecteurs et lectrices, pourquoi ne pas nous appliquer dès maintenant à reproduire comme il se doit notre belle langue française. À prendre la peine de s’arrêter et de s’attarder sur les mots soulignés en rouge pour les corriger. Vous verrez, on y prend rapidement goût et en corrigeant nous-mêmes nos fautes, on risque de s’en rappeler et de ne plus les refaire. Il y a un début à tout et c’est effectivement un beau défi.
Dame nature se rappelait encore du dernier tournoi et voulait peut être nous narguer pour cette troisième édition des tournois de pétanque amicaux qui s’est tenue aujourd’hui à Pioneer Village. Pendant que se formaient les équipes, une fine pluie tombait et les gros nuages gris annonçaient le pire. Mais par un heureux hasard, le ciel s’est éclairci, laissant le temps chaud, quelques nuages et une brise rafraîchissante balayer les allées, au grand plaisir des amateurs.
Encore une fois, l’événement faisait salle comble avec ses 24 équipes bien déterminées à mettre la main sur les premières places et espérer remporter le prestigieux trophée. Comme toujours, l’ambiance était à la franche camaraderie et il n’en fallait pas plus pour animer l’aire de jeu. En milieu d’après-midi, il faisait vraiment chaud et les bouteilles d’eau froide avaient la cote. Après trois heures intenses de compétition, les organisateurs dévoilaient les résultats officiels.
La première place revenait à l’équipe 17, formée du capitaine Léo Gagnon, flanqué de Benoît Lemieux et Ginette Gravel. Ils mettaient la main sur la bourse et se méritait la médaille d’or et le précieux trophée emblématique, un peu comme la Coupe Stanley au hockey de la LNH.
En seconde position, récipiendaires de la médaille d’argent, l’équipe 6 de Jacques Gagné et ses acolytes Robert Léonard et Claudette Martin, a fait très belle figure. Seuls deux maigres points les séparaient du premier rang.
Finalement la médaille de bronze est allée à l’équipe 3, du capitaine Richard Hétu et de ses coéquipiers Marcel Tassé et Francine Tremplay. La lutte était serrée avec l’équipe de Jacques Ferland qui a terminé en quatrième place, concédant les deux points qui séparaient du troisième rang. Les résultats officiels ainsi que les photos de l’événement sont disponibles en cliquant ce lien.
Contrairement aux tournois précédents, la participation au festin de hot-dogs d’après-match du chef cuistot Claude et son équipe a été un peu moins achalandée. Un événement d’envergure tenait l’affiche à la salle communautaire au même moment, et consistait en une dégustation de plats des restaurateurs locaux. Qu’à cela ne tienne, ils ont manqué les meilleurs hot-dogs en terre de l’Oncle Sam. Mais bon, on leur pardonne puisqu’avoir la chance de déguster et de découvrir la cuisine locale des restaurateurs du coin, c’est une expérience rarissime qu’il ne fallait pas rater pour les fins palais.
Mais pour revenir à cette troisième édition des tournois de pétanque au pays des snowbirds, l’événement fut couronné de succès comme le veut la coutume. Réglé comme une minuterie d’horloge suisse avec son équipe de bénévoles dévoués et expérimentés, ce happening demeure un incontournable année après année et les organisateurs rêvent d’un réaménagement des terrains pour permettre à plus de compétiteurs de s’amuser. La popularité de ce divertissement n’est plus à faire à Pioneer Village et, alors qu’on refuse des joueurs faute d’espace, la réorganisation physique des aires de jeux devient une priorité. Des discussions sont amorcées et on souhaite que le projet déjà déposé trouve une oreille attentive.
Enfin de retour dans nos quartiers d’hiver après une journée rocambolesque et remplie de surprises dans un aéroport de New York. Pourtant, il faisait beau soleil et la journée s’annonçait sans problèmes. Départ de Trudeau à 15h35 vers New York-LaGuardia, puis nouveau décollage à 18h20 vers Fort Myers qu’on devrait atteindre à 21h59. Bref, tout ce qu’il y a de plus ordinaire et courant. La météo était de notre bord!
Pour Louise et moi, notre dernière interruption momentanée de voyage, pour les mêmes raisons, remontait à 2010. Bizarrement, c’était également sur le vol de retour vers la Floride qu’on avait eu un gros pépin; un avion qui ne se présente pas une escale de 7 heures à Détroit.
Toujours est-il que vers onze heures, je reçois un message texte annonçant que notre premier vol est reporté à 17h07, mais qu’ils nous en offrent un autre à 16h38. Oups! Problème! Nous allons forcément rater notre correspondance à New York d’une façon ou de l’autre parce que j’ai vérifié et les données de ce vol n’ont pas changé. Alors on décide de se rendre à l’aéroport pour débrouiller ça en personne.
Sur place, la préposée de Delta, notre transporteur, nous remet notre nouvel itinéraire; Air Canada vers New York-LaGuardia, qui décole à 15h35 et qui nous laissera amplement de temps pour rejoindre notre correspondance originale vers Fort Myers à 18h20, Bon, c’est parfait!
Comme prévu, arrivés sur le tarmac de LaGuardia, il y a un trafic fou et on doit attendre 35 minutes avant d’atteindre le débarcadère, sortir de l’appareil et se diriger vers notre prochaine envolée au terminal D. Nous sommes au A et il est déjà 17h35. LaGuardia est un labyrinthe et on est en plein New York. Aéroport très achalandé, il me rappelle le film Die Hard avec Bruce Willis, tant il y a du monde. Je cherche un moniteur pour trouver notre barrière d’embarquement sans succès. Le temps file et se fait pressant!
Je trouve un employé et il m’informe que nous devons attendre l’autobus à l’extérieur, qui nous conduira à notre terminal de départ et que le service est aux 15 minutes. Je vous fais grâce des détails mais nous arrivons finalement à la barrière d’embarquement à 18h10, dans une foule dense. Je tends les billets au préposé pour me faire dire que notre vol est reporté à 20h00. Que voulez-vous, nous sommes dépendants des horaires de vols. Alors on relaxe!
À 19h00, le haut-parleur retentit et la préposée, multipliant les mercis pour notre patience, nous informe que l’équipage ne peut piloter l’avion et qu’ils doivent attendre un nouvel équipage en provenance d’Atlanta. Au mieux, si nous sommes chanceux, on décollera à 21h30 mais ça reste à confirmer. Ça va mal… Et Francine et Jean-Guy qui nous attendent à l’aéroport de Fort Myers et qu’on ne peut rejoindre… Finalement un coup de chance; un équipage est disponible et on partira à 21h00 pour atteindre notre destination finale à 23h45. Une longue journée se terminait.
Tout ça pour vous dire que pour voyager par avion, il faut s’armer de patience parce que si les envolées sont agréables, tout ce qui les entoure est précaire et le moindre pépin chamboule les horaires et stresse les voyageurs qui ont des escales à gérer. Certes, c’est un moyen de transport rapide mais autant privilégier les vols sans escales. Je comprends que la sécurité soit prioritaire envers les voyageurs, mais c’est très désagréable à vivre.
Vous êtes également pris en otage quand un simple mini-sac de croustilles, qui en contient une quinzaine, vous déleste de 3$. Les sandwichs à 13$ et une petite bouteille d’eau à 4$, vous permettent de manger vos émotions. Et dans ce récit, je n’ai pas parlé des deux fouilles avec détecteurs qu’on a eu à se taper. C’est nécessaire j’en conviens, mais très désagréable et énervant. C’est un peu perturbant comme quand tu te fais vérifier par un policier en patrouille, pour une infraction routière; tu te poses des questions intérieurement.
Un autre chapitre du livre de notre généalogie s’est terminé hier, par les funérailles de mon père. À la résidence funéraire, parents, amis et connaissances, ont défilés pour nous exprimer leurs condoléances et partager leurs souvenirs de ce qu’il était pour eux.
Jadis, j’étais de ceux qui disaient qu’au moment de ma mort il n’était pas nécessaire de m’exposer et le procéder à une réunion de famille et de prières. Qu’on n’avait qu’à m’envoyer au trou sans autre formalité. Que ceux et celles qui n’avaient pas pris la peine de me visiter de mon vivant, n’avaient pas à le faire une fois trépassé. Heureusement qu’un confrère de travail m’a convaincu du contraire. Du bienfait à l’âme qu’une simple veille d’un défunt peut procurer.
Au fil des années, mon opinion a changé pour accepter de vivre un deuil de la bonne manière. D’accueillir les gens et de m’inonder de leurs belles paroles, de leur réconfort et de leurs sympathies. Il m’a toujours semblé dès lors, que la disparition d’un être cher s’acceptait beaucoup mieux et que le choc post mortem s’effectuait en douceur. Que le deuil pouvait se poursuivre dans la sérénité. Parce que ce doux moment de recueillement, il nous appartient et doit s’accomplir avec une certaine douleur du cœur certes, mais sereinement.
Hier, la journée fut agréable et ce contact humain et chaleureux m’inspirait devant cette mort attendue mais qu’on espérait voir repoussée le plus loin possible. Au moment de l’adieu, alors que je déposais l’urne sur l’autel, une grande tristesse s’emparait de moi et la séparation pesait lourd. C’est alors qu’un autre personnage est intervenu; le célébrant. Ses paroles furent apaisantes et son homélie juste et très à propos. Son exemple de la transformation de la chenille en papillon, fut révélateur du passage de mon père de sa vie de mortel à la vie éternelle. Mes petits enfants de 8 et 11 ans étaient sur place et on ne pouvait mieux exprimer pour eux, ce mystère de la mort. D’autant plus que c’était leur première expérience du genre.
Le temps d’un dernier au revoir nous nous sommes retrouvés à festoyer la nouvelle vie de mon père autour d’un repas communautaire, entourés de bonnes personnes, comme papa l’avait souhaité. Qu’il repose maintenant en paix. Qu’il nous accompagne dans notre quotidien et qu’il nous habite de sa présence spirituelle et qu’il nous inonde de sa lumière.
Les funérailles de papa seront célébrées ce mercredi, 18 février 2015, à la Coopérative Funéraire du Grand Montréal, 635 Ouest, boulevard Curé-Poirier, Longueuil.
La famille y recevra les condoléances en présence des cendres, entre 14h et 19h, suivi d’une liturgie à la chapelle de la coopérative et d’un goûter.
Vos sympathies peuvent se traduire par des fleurs ou des dons à la fondation des maladies du cœur, des maladies du rein, ou de Diabète-Québec.
Finalement, un immense merci au personnel du centre de dialyse de Saint-Lambert, pour leur empathie dans les soins prodigués à notre père.
Ta mémoire vivra toujours dans nos cœurs jusqu’au jour où l’on sera à nouveau réuni.
On prend l’habitude assez rapidement des chaudes températures du sud. En descendant de l’avion, hier à Montréal, la triste réalité des pays nordiques nous est tombée en plein visage; -35 degrés Celsius! L’histoire se répète! Lors de notre dernière interruption de voyage en 2010, pour les mêmes raisons, le froid cinglant nous attendait.
Lorsqu’on quitte la Floride par avion pour atterrir quelques heures plus tard au Québec, le contraste est trop frappant et radical. On est comme pas habitué à ce brusque changement de température. C’est précisément là que le mot frette prend toute sa signification.
Toujours est-il que nous avons quitté Fort Myers au lever du jour hier pour rejoindre notre destination finale après une courte escale à Atlanta. Si les deux envolées se sont très bien déroulées j’ai toutefois noté quelques observations, que considère comme des invraisemblances. Voyez-vous, au cours d’un vol, on a le temps d’observer et de penser à toutes sortes de choses, notamment l’avion. On est bien placé puisqu’on est dedans et on est à même de découvrir des choses qui me semblent paradoxales.
D’abord ce moyen de transport qui, à moins de voyager en classe affaire, est loin d’être de tout confort. Peu de dégagements latéraux ainsi que pour les jambes. On ankylose rapidement à vouloir se contracter pour ne pas déranger son voisin. Alors je me disais que les américains sont considérés comme un peuple ayant une réputation de démesure; des formats géants, des espaces de stationnements extra-larges, des citoyens obèses en grande proportion, de grands espaces et j’en passe. C’est un des pays où on prend le plus soin des handicapés en leur simplifiant les tâches par des moyens de déplacements et de transport adaptés ainsi que des aires de stationnement facile et adéquates. Dans les avions, rien de tout ça! Place aux sardines! L’exiguïté devient la norme. C’est tout de même assez bizarre vous ne trouvez pas? Moi c’est ce qui m’a frappé!
Ceci étant dit, nous sommes ici jusqu’à vendredi et il fait bon revoir nos proches. Les circonstances sont spéciales mais bon! L’important c’est de retrouver cette chaleur humaine le temps de notre séjour. En arpentant les rues de notre patelin ce matin, ça me faisait tout drôle de rouler dans un décor de neige. Celle-ci craque littéralement sous nos pas et le froid intense nous glace. En faisant le plein d’essence, j’ai dû changer de main à quelques reprises durant l’opération pour arriver à tenir le coup.
Savez-vous combien de temps il faut à une peau nue pour geler…? Quelques secondes et croyez-moi, c’est véridique! Une pellicule blanche recouvre les routes au point où on ne voit plus les lignes sur la chaussée. Toutes les autos sont blanches de calcium et de fondants. Les lave-auto en arrachent!
Mais nous les nordais, on est fait fort et on va s’en sortir. Candidement, la Floride nous manque en simoniac, comme dirait notre amie Carole. Tiens, le vent se lève et la poudrerie aussi… Vite dans l’iglou!
Le Créateur a rappelé à lui son fils Jacques, mon père, mon héros. En fin d’après-midi ce vendredi, il a été terrassé par un malaise cardiaque. En quelques secondes, notre vie venait de basculer et un monument s’effondrait.
Pour les petits, un héros c’est quelqu’un d’invincible, de grand, qui surmonte tous les obstacles et qui triomphe. C’est ce qu’il était pour moi; une force de la nature pour qui la maladie n’était qu’un incident de parcours. Hélas, il aura perdu son dernier combat. Maintenant, il restera toujours mon héros dans une autre dimension et je n’aurai plus à aller à sa rencontre parce qu’il m’accompagnera à chaque instant.
Mon père, mon héros, avait plein de qualités au point d’en oublier ses défauts que je cherche encore. C’était le genre de personne qui aurait donné sa chemise à qui n’en avait pas. C’était un homme intègre, honnête, sincère, généreux, jovial, pince sans rire et espiègle encore malgré ses 85 ans bien sonnés… Un bourreau de travail!
Certes, il avait ralenti mais il demeurait digne et autonome. Il respirait la joie de vivre et jamais, je ne l’ai entendu avouer sa fatigue et son intérêt de partir. Il en aurait bien pu. Bien au contraire, les trois dernières années de sa vie, après le décès de maman, il a mené la vie de pacha chez ma sœur cadette. On le savait diminué quelque peu avec son cœur fragilisé, mais il avait cette vitalité que seul un héros légendaire peut posséder. Il aimait trop la vie.
Les yeux mouillés, je défile les mots pour écrire cet article et il me manque déjà. Je repense sans cesse à notre dernière conversation, mercredi dernier, qui ne laissait rien présager de ce qui allait arriver. Je refoule les mottons dans ma gorge parce que je viens de cette génération d’hommes qui malheureusement se retiennent de pleurer, contrairement à ma conjointe Loulou que j’envie. J’espérais toujours voir reculer cette fatalité pour qu’il puisse célébrer ses 86 ans le 8 avril prochain. Hélas, il aura décidé de rejoindre maman qui l’attendait depuis trois ans, et cet automne de tristesse nous aura fait orphelins.
Si on peut tirer quelque chose de positif dans cette disparition, c’est qu’elle fut rapide, sans souffrance et à l’extérieur de son domicile. Il savait que ma petite sœur ne souhaitait pas vivre pareille surprise. Est-ce qu’on peut planifier le moment de son départ? À la lumière de ce petit détail, je croirais bien que oui.
Bonne route papa et merci pour tout. Je ne t’ai jamais dit que je t’aimais mais là, je le crie haut et fort. Je continuerai à appliquer dans ma propre vie tout ce que tu m’as appris. Parce que je n’ai jamais cherché à trouver un autre exemple à suivre… J’avais le meilleur sous les yeux. C’est maintenant à moi de prendre seul le flambeau tout en sachant que tu seras toujours là pour guider mes pas.
Finalement, je ne voudrais pas terminer cet hommage à mon père, mon héros, sans remercier du fond du cœur et au nom de notre famille, tous ceux et celles qui nous ont offert et nous offriront leurs condoléances dans cette épreuve, à travers les réseaux sociaux ou autrement. Vous n’avez pas idée à quel point ces mots, ces câlins et ces poignées de mains sont un réconfort et un baume pour nous. Je me fais le porte-parole de la famille pour vous dire MERCI. Je voudrais également que vous considériez du fond de notre cœur, ces remerciements à vos égards comme personnels.
In Memoriam, Jacques Nantel 1929-2015