Fidel Castro décédé! Qui était-il vraiment?

fidel-castroJe n’ai pas connu Fidel Castro, politiquement parlant. J’ai commencé à m’intéresser à la politique avec la venue de René Lévesque, fondant le Parti québécois en 1968. Par contre j’en ai entendu parler comme tout le monde, au gré de ses « exploits », si je peux utiliser ce mot. Maintenant qu’il est décédé, tout le monde en parle à sa manière et il faut se faire une opinion avec les différentes analyses du personnage dépeintes dans les médias. Qui était-il?

Mais un fait demeure; le discours de Selphie Trudeau sur le décès de Fidel, m’a profondément déçu. J’ai trouvé qu’il en avait beurré épais pour un premier ministre et politicien encore très vert et naïf. Ça contrastait beaucoup avec l’opinion publique. Ce n’est pas parce que tu parcours le monde depuis ton accession à la plus haute fonction du parlement canadien que tu dois parler comme un leadeur chevronné. On se garde une petite gêne. Je ne sais pas qui a écrit son discours mais il en avait fumé du bon. C’est ce qui se passe quand tu veux être l’ami de toute la mappemonde.

Richard Martineau, dans sa chronique de ce matin dans le Journal de Montréal, fonde ses écrits sur ce que pensent du personnage Amnistie internationale et Human Rights Watch, des sommités en la matière. Après mes lectures des derniers jours sur le dictateur, ce papier rejoint mon opinion de ce tyran cubain. En voici une reproduction intégrale, si vous l’avez manqué.

Le paradis cubain

La mort de Fidel Castro vous a mis sans dessus dessous?

Vous pleurez la mort d’un grand homme? Voici cinq faits concernant la liberté d’expression à Cuba, gracieuseté d’Amnistie internationale.

VIVE LA LIBERTÉ

1) À Cuba, exercer votre liberté d’expression peut vous valoir la prison. En 2015, l’artiste Danilo Maldonado Machado a passé 10 mois derrière les barreaux pour avoir peint les noms «Raûl» et «Fidel» sur le dos de deux cochons. Il n’a jamais été inculpé ni déféré devant la justice.

2) L’État jouit d’un quasi-monopole sur le terrain des médias (presse, radio et télévision). La Constitution cubaine reconnaît la liberté de presse, mais interdit que des sociétés privées soient propriétaires de médias. Les journalistes indépendants ne peuvent pas critiquer le gouvernement et les autorités empêchent les blogueurs de faire leur travail.

3) Cuba est un des pays les moins connectés des Amériques. Jusqu’en 2008, il était interdit d’être propriétaire d’un ordinateur ou d’un lecteur DVD.

4) L’accès à internet est censuré. Les autorités filtrent fréquemment des contenus et bloquent occasionnellement des sites internet qui critiquent l’État.

5) Il est difficile de communiquer avec des militants cubains des droits de la personne depuis l’étranger. Amnistie internationale et de nombreux observateurs indépendants des droits de la personne, comme les rapporteurs spéciaux des Nations unies, ne sont pas autorisés à se rendre sur l’île. Les lignes téléphoniques fixes, ainsi que les connexions portables et internet de dissidents, de militants en faveur des droits de la personne et de journalistes sont surveillées ou désactivées.

UNE DICTATURE

Voici ce que dit Human Rights Watch, un autre organisme défendant les libertés de la personne, sur le régime Castro. «Fidel Castro a mis en place un système répressif qui punit pratiquement toute forme de dissidence, léguant ainsi à son pays un sombre héritage qui perdure même après son décès. Tout au long du règne de Castro, des milliers de Cubains ont été incarcérés dans des prisons dans des conditions déplorables, des milliers d’autres citoyens ont été harcelés et intimidés, et des générations entières ont été privées de libertés politiques fondamentales. Alors que d’autres pays de la région ont cherché à tourner la page de régimes autoritaires, Cuba a continué, sous l’impulsion de Fidel Castro, à réprimer pratiquement tous les droits civils et politiques…»

Si Castro avait été un dictateur de droite comme Augusto Pinochet, qui a terrorisé le Chili pendant 16 ans, la petite gogauche pourfendrait son héritage et traînerait son souvenir dans la boue. Mais c’était un dictateur de gauche. Alors nos amis «progressistes» lui pardonnent ses «dérapages», en disant qu’on ne peut faire d’omelette sans casser des œufs et que la fin justifie les moyens.

BANALISER LE MAL

Quand Jean-Marie Le Pen minimise l’Holocauste et affirme que les chambres à gaz étaient «un détail de l’histoire», on déchire, avec raison, notre chemise. Pourquoi n’avons-nous pas la même réaction quand des intellectuels de gauche minimisent les exactions commises au nom du communisme? Il n’y a pas de «dictature de droite» et de «dictatures de gauche». Il y a des dictatures, point. Et elles doivent toutes êtres combattues avec la même force, la même vigilance.

Une réflexion au sujet de « Fidel Castro décédé! Qui était-il vraiment? »

  1. « Cuba est un des pays les moins connectés des Amériques.  »
    Quelles autres dictatures sont moins connectées que Cuba ?

    « L’accès à internet est censuré. Les autorités filtrent fréquemment des contenus et bloquent occasionnellement des sites internet qui critiquent l’État. »
    Fréquemment ? Occasionnellement ? Pas tout le temps alors ? Y’a dulaisser-aller pour une dictature digne de ce nom.

    « Il est difficile de communiquer avec des militants cubains des droits de la personne depuis l’étranger.  »
    Difficile ? pas impossible donc.

    « Si Castro avait été un dictateur de droite comme Augusto Pinochet… »
    Cela aurait été pareil avec l’éducation et la santé gratuite pour tous en moins.

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