Soixante-douze automnes

2016-11-27-001a

Gilles et Lise

C’était jour de fête au village aujourd’hui. Gilles Guay, notre patriarche québécois, s’est retrouvé avec 72 automnes derrière la cravate au lever du corps en ce dimanche matin. Évidemment, cet événement n’allait pas passer inaperçu. Lise, sa charmante épouse de toujours s’est occupée personnellement de souligner l’événement en invitant quelques amis au restaurant Mels Diner de Cape Coral, pour un souper de groupe. Au retour, un monstrueux gâteau au chocolat nous attendait à leur caravane, histoire de bien terminer cette journée dans la bonne humeur et la panse bien remplie.

Saviez-vous que l’ami Gilles était un adepte du yoga depuis plusieurs années? Si vous le croisez, demandez-lui une démonstration live, de son étonnante souplesse pour un spécimen de son âge. Vous serez étonné de la flexion de son corps vers l’avant, jambes bien droites et touchant le sol avec les deux paumes de ses mains, doigts bien écartelés… Une vraie prosternation. Pour un vieux de 72 ans, il n’est pas si mal le bonhomme. On lui souhaite encore plusieurs hivers à passer avec nous, au pays des gougounes.

Pendant ce temps, la vie continue à Pioneer Village. Un mois s’est déjà écoulé depuis notre arrivée et il est passé très rapidement. Quant au soleil, je crois bien qu’il est resté accroché au-dessus de notre région puisqu’il n’a pas plu depuis qu’on est ici. Il y a bien quelques nuages qui apparaissent ou jettent un peu d’ombre de temps à autre, mais absolument rien pour écrire à sa mère. Pour les prochains jours le soleil devrait encore être de la partie, avec de faibles probabilités d’averses de l’ordre de 20%. Aussi bien dire qu’on en aura pas. Il faut cependant arroser un peu les végétaux, histoire de rentabiliser notre investissement et le maintenir en vie.

Peu à peu, les sites trouvent preneurs. Je dirais que l’achalandage est moindre que les autres années. Pour les habitués qui étaient ici l’hiver dernier, les terrains inondés ne trouvent pas preneurs très rapidement, même s’il ne reste aucune trace des profonds sillons laissés au printemps. Certains ont annulé alors que d’autres projettent d’arriver en début d’année. On verra bien.

2016-12-27-002aIl faut dire que le taux de change, frisant les 40%, est un obstacle qui est sur toutes les lèvres et qui alimentent certaines conversations. C’est normal et les dépenses demandent obligatoirement un contrôle plus serré. Mais bon, on n’a pas de neige et c’est ce qui compte. Déambuler en gougounes, culottes courtes et petit t-shirt léger chaque jour de l’hiver, c’est la belle vie qu’on souhaite à tout le monde de goûter un jour… Comme ce délicieux gâteau!

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