Merde!

Votre ami est à la veille de passer un examen. Pour l’encourager, vous lui exprimez un souhait en lui disant « Merde! ». Pas « Bonne chance », mais « Merde! »

Pourquoi on dit « MERDE » pour souhaiter la chance? D’où vient l’origine de l’expression « Merde » pour dire bonne chance? Voici l’explication.

À la fin du 19e siècle, les bourgeois et les aristocrates se déplaçaient en calèche pour se distraire et aller voir les pièces de théâtre. À cette époque, les stationnements n’existaient pas et les chevaux stationnaient devant les théâtres, faisant leurs besoins sans complexe et sans retenue. On imagine l’amoncellement des crottins dans les rues et les places des villes.

Ce beau monde avait beau faire attention où il mettait les pieds. La probabilité de marcher sur la merde des chevaux était inévitable. D’autant plus que les rues étaient mal éclairées le soir.

La moquette des théâtres était souillée par les pieds des spectateurs qui avaient marché dans le crottin. L’importance de la souillure prouvait que la pièce avait du succès. Ce qui revient à dire que, plus il y avait de merde, plus c’était bon signe.

Voilà comment, au fil du temps, l’expression « Merde » est passée dans le langage courant pour souhaiter le succès à qui en a besoin.

Quel incompétent a fait ce boulot?

La photo ci-contre parle d’elle-même. Qu’est-ce qu’on a prouvé, si ce n’est que l’incompétence. Selon l’article, l’événement qui commande ce pavage est la course de formule E qui sera présentée les 29 et 30 juillet prochain sur un circuit de 2,7 km au centre-ville de Montréal. Dans deux mois! Ça doit expliquer le piètre état de nos routes, quand on ne pense pas plus loin que le bout de son nez pour arriver à un pareil résultat.

Personne n’a pensé à remorquer le véhicule ou, à tout le moins, attendre que son conducteur revienne. Il serait sûrement revenu avant la fin de juin. Seul un idiot peut réussir un tel exploit. Tellement brillant que la Ville de Montréal devrait songer à l’engager comme lampadaire. À moins qu’il venait de se rappeler qu’il était en grève…?

Un moment marquant de l’histoire de Montréal

Hier, cette caricature d’YGRECK dans les pages du Journal de Montréal m’a beaucoup fait sourire. Elle représentait mon ami PK, un ex-Glorieux, et la coupe Stanley. Une image qui risque de nous hanter advenant une conquête possible des Predators de Nashville d’ici la mi-juin. Sur la page précédente, Gilles Proulx y allait d’un article sur le Canadien de Montréal qui quittait le mythique Forum en 1996… on connaît la suite. Son article s’inscrivait dans la description d’événements marquants dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal et je ne pouvais m’empêcher de faire un parallèle avec cette caricature. Étant du même avis que Monsieur Proulx, j’en profite pour vous la partager dans son intégralité.

Le Canadien quitte le Forum (1996)

L’Église a perdu son emprise. Il reste le hockey, mais pour combien de temps encore? La décadence du Canadien de Montréal, sa désacralisation, son anglicisation, bref la mort de cette institution bien-aimée a commencé le 11 mars 1996, le jour où le Canadien a dit adieu au Forum de Montréal.

Ce temple du sport, ce haut lieu symbolique de la nation, est bientôt devenu un vulgaire lieu de distraction qui s’est affublé du ridicule sobriquet de «Forum Pepsi». Mais, ne l’oublions pas, des lieux aussi glorieux que le Comiskey Park de Chicago ont fini sous le pic des démolisseurs parce qu’ils étaient devenus vétustes. Ce qui n’a pas empêché les White Sox de demeurer une grande équipe.

Au lendemain du référendum de 1995, que le Canada a dû truquer pour gagner, dilapider l’identité québécoise est devenu une obsession, et toutes les occasions étaient bonnes pour ostraciser le désir de vivre en français. Une guerre des drapeaux a été engagée par Ottawa, qui a multiplié les unifoliés.

Les Nordiques de Québec avaient déménagé au Colorado l’année précédente et le Canadien avait de nouveau le monopole du hockey… Il va en profiter pour se dénationaliser. Graduellement. Chaque fois que l’équipe se vide de ses Québécois, des ti-counes s’emparent du micro pour dire : «L’important, c’est qu’ils gagnent! Moi, s’ils gagnent, ça me dérange pas, la langue qu’ils parlent.» Pourquoi nos Glorieux demeureraient-ils glorieux pour un public de provinciaux attardée sans fierté? Pourquoi respecteraient-ils des Québécois qui ne se respectent pas eux-mêmes?

Bientôt, en la personne de Saku Koivu, le Canadien s’est donné un capitaine qui ne parlait pas un mot de français, qui se foutait éperdument du Québec et pour qui nous étions une vache à traire contente de se laisser faire.

UN DERNIER AU REVOIR

En 1996, au moment du déménagement du Canadien, une procession symbolique a été organisée pour permettre aux fantômes du Forum de rejoindre le «Centre Molson»… Sans succès. L’ovation rendant hommage à Maurice Richard – qui a duré 16 minutes! – à l’occasion du dernier match dans l’ancien Forum s’est avéré un au revoir non seulement au Rocket, mais aux vrais Canadiens de Montréal.

Depuis qu’il était directeur général du Canadien, Bob Gainey battait tous les records de francophobies. Il est allé jusqu’à dire qu’il préférait les joueurs anglophones parce que, étant incapables de parler aux médias francophones, ils se faisaient moins déconcentrer.

Alors la perspective d’un retour des Nordiques revient dans l’actualité, le Canadien a soudainement des volontés de «québécisation». Mais ce n’est que du vent! Son rôle est de liquider la nation. En février 2016, pour la toute première fois de son histoire, le Canadien a présenté un alignement intégralement composé de non-francophones. C’est le rêve de Lord Durham qui se concrétise dans la LNH.

Le déménagement des Canadiens au centre-ville, une idée chère à Ronald Corey, le dernier grand DG du Canadien (après lui, ce fut le déluge…), a stimulé la construction d’une sorte de petit Manhattan au cœur de Montréal.

Allez, au travail… vous aurez essayé!

Le conflit de travail qui paralyse la construction au Québec depuis mardi dernier, se terminera probablement par une loi spéciale que l’Assemblée nationale imposera en début de semaine. C’est écrit dans le ciel! Quand on ne va nulle part, c’est une façon élégante de régler le conflit en affirmant et criant que le retour au travail a été ordonné, sous peine de sanctions et d’amendes salées.

On connaît le système et ça fera probablement l’affaire d’une majorité de syndiqués de ce secteur d’activité. Si cet arrêt de travail occasionne des pertes de 45 millions de dollars dans l’industrie, une semaine de salaire perdu par les travailleurs représente plus ou moins 1 500$. Une perte qui demandera du temps pour être récupérée.

Même si le déclenchement de la grève a été votée à 93%, il faudra se rendre à l’évidence qu’à un moment donné, la raison l’emporte sur l’action ou les aspirations. On parle de conciliation travail-famille mais celle-ci ne peut être généralisée dans tous les emplois; les infirmières, policiers, pompiers et tous ceux et celles qui œuvrent dans des boulots où les samedis, dimanches et jours fériés existent, mais s’appliquent différemment dans les faits. Une fois le conflit réglé par la négociation ou par l’imposition de la loi, cette conciliation travail-famille sera moins prioritaire dans l’immédiat et on s’en accommodera.

Avec un salaire horaire de 37,50$, ces ouvriers n’obtiennent pas le soutien de la majorité des travailleurs, des citoyens ordinaires et principalement de ceux et celles qui doivent se priver de leur travail, parce qu’ils sont dépendants du secteur de la construction. Je comprends très bien que les demandes de ces derniers soient légitimes… mais on a déjà vu pire. Ce sont ces mêmes travailleurs qui, une fois les vacances venues, vont dépenser leur grosse paie de vacances au soleil, la gueule fendue jusqu’aux oreilles, comme on dit. On est loin de la dèche.

On ne sait pas ce qui se négocie entre les parties, parce qu’on n’a pas de boule de cristal et qu’on n’a pas droit au chapitre. Restent-ils sur leurs positions? Ont-ils vraiment le désir de mettre de l’eau dans leur vin pour en arriver à une entente? Ayant vécu l’expérience des négociations dans mon ancienne vie de travailleur, bien souvent, une loi spéciale est bienvenue pour préserver les egos des parties et faire comme Ponce-Pilate, s’en laver les mains en criant haut et fort que ce n’est pas de leur faute, qu’ils voulaient régler, mais que le méchant gouvernement en a décidé autrement en fessant dans le tas.

Tout ce beau monde reprendra forcément le travail en milieu de semaine. Certains en maugréant, et d’autres en respirant mieux financièrement. Le gros show aura pris fin!

Ces mots du cœur

Récemment, en feuilletant la revue Profil, de la Coopérative funéraire du Grand Montréal, je suis tombé sur un article intéressant qui traitait d’un site d’entraide pour endeuillée La Gentiane (http://www.lagentiane.org/). Un site internet pour exprimer et partager nos émotions lorsqu’on est en deuil. C’est toujours bon d’en parler. Alors, sans plus de préambule, je vous offre l’article en question qui parle de lui-même.

Lorsqu’on est en deuil, il arrive que l’on ressente le besoin d’exprimer ses émotions ou de partager son expérience par le biais de l’écriture. Sur le site La Gentiane, ceux qui le souhaitent peuvent s’exprimer sous forme de témoignage, de lettre au défunt ou de poésie. Il est également possible d’intervenir sur les forums de discussion, ou encore de laisser un message suite à une chronique sur le deuil. Peu importe le moyen utilisé, les bienfaits apportés par l’écriture sont multiples, autant pour l’auteur que pour le lecteur.

Ce partage d’expérience permet une forme d’entraide qui nous est chère. Pour que vous puissiez également en bénéficier, voici un exemple de témoignage laissé sur La Gentiane suite à la chronique Le deuil suite à la mort violente.

« Trouvant difficilement le sommeil depuis deux mois, je me retrouve cette nuit à lire vos témoignages. Vous m’avez tous émue et, tristement, je me sens moins seule dans cette horrible épreuve qui me touche. En quelque sorte, je me libère aussi en vous lisant mon récit.

J’ai perdu subitement l’amour de ma vie à l’âge de 27 ans. Ça faisait huit ans que nous étions ensemble… Ce soir-là, il rentrait du sport. À peine ai-je eu le temps de lui faire un bisou et de fermer la porte, qu’il tombait par terre. J’ai dû commencer un massage cardiaque, et je me sens coupable, car j’ai l’impression de ne pas avoir eu les bons gestes. J’en veux aux secours d’avoir mis une éternité à arriver, cherchant leur chemin dans ma campagne. J’en veux au personnel médical de ne pas avoir pris le temps qu’il faut pour répondre à toutes nos questions. Un arrêt cardiaque sans explication, ça arrive, nous a-t-on dit.

Avec le recul, je me dis qu’il y a peut-être eu des signes avant-coureurs. Il s’est plaint à plusieurs reprises de son cœur qui battait anormalement vite. Avec le sport, les cigarettes et le café, je le rassurais en lui disant que ça arrivait à tout le monde. Qu’il ne devait pas s’inquiéter, mais plutôt essayer de se calmer. Est-ce qu’on aurait dû prendre cela plus au sérieux? Je n’aurai jamais de réponses à mes questions et j’aurai toujours ces images horribles dans ma tête.

Tu n’es pas seule, tu es forte… Ces mots censés me réconforter me font mal au fond, car je suis quand même bien seule dans ma peine. Et je ne suis pas aussi forte que les gens peuvent le penser. J’arrive à prendre beaucoup sur moi, mais je m’arrache de mon lit tous les matins, et le soir je tourne en rond sans pouvoir trouver le sommeil avant le petit matin.

Je suis retournée vivre chez mes parents pour un temps. Mon papa est très malade et je me dois de rester forte pour lui, et pour soutenir ma maman. Leur montrer que ça va, pour ne pas qu’ils se sentent obligés de supporter ma peine en plus de la leur.

Aujourd’hui, je commence tout juste à réaliser que je dois tout recommencer à zéro. Apprendre à vivre seule, alors que depuis 18 ans, je ne vivais que par lui. Il était ma force, mon amour, mon confident. Il m’apportait tellement de sécurité et d’affection. On était fusionnel. C’est dur de se dire que la terre continue de tourner et que la vie doit continuer.

Je vous envoie à tous plein de courage et beaucoup de tendresse pour affronter les épreuves auxquelles vous êtes confrontés. Merci à l’auteur de cet article qui me permet de mettre des mots sur ce que je vis. »

Tendresse
18 novembre 2016

Rôtisserie Benny ou Benny & Co.?

Depuis 1960, Benny est le restaurant de poulet sur la Rive-Sud. Renommé pour la quantité abondante de frites dans ses jolies petites boîtes rouges avec son coq devenu la marque de commerce, sa réputation n’est pas surfaite.

Ayant débuté sur le boulevard Ste-Foy à Longueuil, ce commerce a pris de l’expansion plusieurs années plus tard en ouvrant deux autres rôtisseries, à Longueuil et St-Hubert. Depuis, d’autres succursales se sont ajoutées et, récemment, on a vu naître des salles à manger sous le nom de Benny & Co. Le menu est plus varié et différent des rôtisseries, mis à part le poulet comme tel. Le célèbre coq est semblable et les administrateurs sont de la même grande famille Benny. Mais lequel est le meilleur; le comptoir ou la salle à manger?

Pour ma part, après une bonne demi-douzaine de visites à la salle à manger, mon choix est fait; je préfère de loin, le comptoir des Rôtisseries Benny. La sauce y est définitivement meilleure. Étant un fanatique de la poutine au poulet, celle des rôtisseries est supérieure à la salle à manger. Justement, hier, ma conjointe et moi étions à la salle à manger du Benny & Co. du Quartier Dix30 pour le dîner. Comme à l’habitude, j’ai opté pour la poutine au poulet et Louise s’est laissée tenter par un wrap au poulet.

La poutine au poulet est définitivement moins bonne que celle de la rôtisserie; sauce d’un goût différent, moins piquante et moins abondante. Quant au wrap, dès qu’elle l’a saisi dans sa main, il s’est vidé du bas, dans son assiette. Allo… un wrap est habituellement fermé et replié à une extrémité, justement pour éviter ce genre de chose. Était-ce une erreur du cuisinier? Je ne sais pas, mais les prochaines fois, c’est au comptoir des rôtisseries que j’irai commander mon délicieux repas de poulet Benny, que je bouffe depuis 57 ans. La boîte rouge m’est indispensable et le déguster à la maison demeure encore la meilleure expérience. Les rôtisseries Benny, sans conteste!

Trois gouttes de lumière…

J’avais peur…

De la solitude, jusqu’à ce que j’apprenne l’amour de soi;

De l’échec, jusqu’à ce que je comprenne que celui qui renonce a déjà échoué;

De ce que diraient les autres, jusqu’à ce que je comprenne qu’ils parleraient quoi que je fasse;

De ne pas être à la hauteur, jusqu’à ce que j’apprenne à croire en moi-même;

De la douleur, jusqu’à ce que je comprenne qu’elle m’aidait à devenir adulte;

De la vérité, jusqu’à ce que je découvre la laideur du mensonge;

De la mort, jusqu’à ce que je comprenne qu’elle fait partie de la vie;

De la haine, jusqu’à ce que je comprenne qu’elle n’est que de l’ignorance;

De la moquerie, jusqu’à ce que j’apprenne l’autodérision;

De vieillir, Jusqu’à ce que je comprenne que ma sagesse s’enrichit de chaque jour qui passe;

Du passé, jusqu’à ce que je comprenne qu’il était devenu inoffensif;

De l’obscurité, jusqu’à ce que je découvre la merveilleuse lumière des étoiles`;

Du changement, jusqu’à ce que je comprenne que le plus magnifique des papillons se transforme plusieurs fois avant de savoir voler.

Apprenons que la vie est courte et ayons une merveilleuse journée.