Est-ce que la santé prend des vacances?

C’est la question qu’on peut se poser, à la lumière des informations publiées dans nos différents journaux. Entre la fin juin et le début de septembre, vous n’avez aucun souci à vous faire et il ne peut rien vous arriver; 778 lits seront fermés dans les hôpitaux du Québec pour permettre au personnel médical de prendre ses vacances.

Je n’ai rien contre les vacances mais j’en ai contre leur mauvaise gestion. Au prix que nous coûtent notre système de santé, on veut que les vacances ne soit pas une raison de fermer des lits. Pourquoi une forte concentration de ces congés se situe durant les mois d’été? Ils devraient être répartis durant les douze mois que durent une année. La maladie ne prend pas de vacances. C’est illogique de fermer des lits d’hôpitaux et aucune raison, et encore moins des vacances, ne devrait obliger cette conséquence.

Je me souviens qu’à l’époque de ma jeunesse, on pouvait rencontrer son médecin de famille en soirée. Maintenant, ce n’est plus possible et c’est à croire que tout le monde travaille entre 7h et 17h, du lundi au vendredi. Leurs agendas durent 90 jours et il faut rappeler et encore rappeler pour fixer des rendez-vous.

Quand on travaille pour un service d’urgence de première ligne, comme les pompiers, policiers ambulanciers et le personnel hospitalier on ne devrait pas, sous prétexte de prendre ses vacances en été, réduire les services. Fermer des lits, c’est réduire les services. Toute notion d’urgence et de disponibilité doivent primer. Si on veut des vacances l’été, coûte que coûte, qu’on change de travail.

Ce qui fait défaut dans nos services de santé, c’est la planification. La liste de gestionnaires dans cette grosse tour de Babel est tellement énorme que le patient est absent de tout organigramme. Et je vous rappellerai que ministre après ministre, ils ont les solutions magiques en campagne électorale mais une fois élus, les promesses fondent comme neige au soleil. En juin 2018, on reviendra avec la même rengaine de fermeture de lits par centaine. C’est pour ça que les malades sont appelés «patient»… il en faut de la patience pour espérer rapidement des soins

Ne pensez pas trop à ce qui pourrait vous arriver entre la St-Jean-Baptiste et la fête du Travail… nos bonzes en santé n’ont vu dans leur boule de cristal que du positif. Alors soyez sans crainte, vos maladies prennent congé jusqu’à la fête du travail. Et vive les vacances!!!

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