Miroir sur l’année qui se termine

Le 31 décembre c’est le moment de regarder en arrière, du moins les douze derniers mois, de faire son bilan et se demander si 2018 a répondu à nos attentes. Si le chemin qu’on s’était tracé, était le bon.

Le premier janvier dernier, on mettait le pied dans la nouvelle année avec plein de projets, de résolutions, avec l’idée de repartir du bon pied, sans oublier le « pot » à Justin, l’événement le plus stupide de l’année. Pour certains, ce renouveau était rempli d’espoir. C’est la période du « on efface tout et on recommence. »

LES JOURNAUX
Les journaux inondent les derniers jours de décembre en faisant de la rétrospective; on revoit les passages oubliés, bons ou mauvais, les souvenirs reviennent. On a aussi eu droit à de petits miracles de la vie; de belles histoires à se mouiller les yeux et à se dire que nos petits bobos sont parfois insignifiants devant ceux des autres.

On a aussi parcouru ces douze mois avec le spectre de Donald Trump et ses sempiternelles déclarations incendiaires qui menacent la planète toute entière. En espérant que l’avenir du monde n’en soit pas trop affectée.

Bref, les moments privilégiés refont surface pour nous rappeler combien le temps passe vite. Les disparus ne sont pas oubliés mais bien présents dans nos mémoires. Ce qui nous semblait déjà si lointain n’est vieux que de quelques mois, voire quelques semaines. À travers le quotidien, on s’arrête, on fait une pause, puis on passe à autre chose. Ainsi va la vie. L’arrivée de l’an 2000 c’était hier, pourtant, ça fera 19 ans demain!

LA TÉLÉVISION
La télévision n’est pas en reste, avec plein d’émissions spéciales; le Bye Bye est devenu une institution et un divertissement qu’il ne faut pas rater… en pyjama pour faire changement. Familles et amis se regroupent autour du téléviseur pour écouter et revoir les parodies tragi-comiques des évènements marquants de l’année qui s’achève.

La politique y jouant un très grand rôle, les caricatures devraient mettre en lumière les Plante et son anglicisme, Couillard qui n’aura fait que passer, Barrette enfin disparu en santé, Trudeau avec sa marijuana et finalement, notre nouveau premier ministre Legault et son équipe de novices. pour ne nommer que ceux-là. Et à la fin du décompte, les mousseux éclatent, on s’étreint et on s’embrasse en se souhaitant traditionnellement tout ce qu’il y a de plus merveilleux.

Il en est ainsi partout sur la planète et depuis longtemps. Dans les grandes capitales c’est le même mouvement euphorique qui se répète aux sons des pétarades de pièces pyrotechniques. Et même si la menace terroriste plane en certains endroits chauds, le cœur est à la fête.

C’est ce que j’apprécie le plus du temps des Fêtes; cette trêve d’agressivité, cette générosité et ces élans d’amour qui nous invitent à prendre le temps, à prendre son temps pour soi et ses proches… si éphémère soit-elle, c’est une douce et intense sensation de bien-être et de bonheur.

LES SPORTS
Puisque le sport fait partie de notre quotidien, on peut affirmer sans se tromper que nos équipes professionnelles n’ont pas trop soulevé les passions; l’Impact, les Alouettes et nos Glorieux nous ont laissé sur notre appétit et très sceptiques pour l’avenir.

Le dernier printemps sans nos Canadiens, c’était comme un cornet sans crème glacée. On a ça dans nos tripes. Marc Bergevin a fait amende honorable pour la nouvelle saison en dynamisant son équipe. Les Domi, Tatar, Kotkaniemi et autres ont su donner un second souffle aux partisans et leur ajouter une bonne dose d’espoir.

Et l’amateur de baseball en moins espère depuis toujours le retour de nos Expos. La flamme renaît depuis quelques mois, alors que la baseball majeur parle de plus en plus de Montréal. Auront-nous enfin la chance de profiter des chaudes soirées d’été pour se divertir au stade. J’en serais ravi.

AILLEURS
On me répète qu’il faut vivre le passage à la nouvelle année à New York, un incontournable à ce qu’on raconte. J’aimerais bien vivre ça un jour… Ici, en Floride, c’est le rituel traditionnel où on se rassemble à la salle communautaire dès 20h00, avec nos consommations et grignotines.

Mais, exceptionnellement cette année, nous n’y seront pas. Louise et moi on a décidé de regarder les émissions spéciales dans notre salon, confortablement assis, peut-être en pyjama, et apprécier les émissions spéciales offertes pour l’occasion.

C’est un peu comme l’amour… il faut varier pour briser la monotonie. Et puis, il y aura un autre premier de l’an dans douze mois. Alors, un peu de changement ne sera pas dramatique.

DÉCEPTION ET ESPOIR
Du côté un peu plus personnel, 2018 aura été l’année du changement de nid; l’aménagement de notre nouveau condo tout neuf en mars dernier. C’est assez bizarre ce que la vie peut nous réserver. Alors qu’on devait déménager, le projet des Terrasse Cent4, à La Prairie est venu combler nos attentes.

Un complexe dynamique et bien pensé pour des retraités et semi-retraités au cœur d’une communauté active offrant tous les services de proximité. Nous adorons et ça nous rappelle que dans la vie, rien n’arrive pour rien.

2019 s’amène rempli d’espoir pour que les grands de ce monde, les décideurs, prennent grand soin de cette belle terre pour s’épanouir et non se détruire. C’est mon souhait le plus cher pour ce nouveau départ.

ET VOUS
Mais vous, comment se passe votre 31 décembre? Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans cette tradition, ce passage à la nouvelle année, qu’est-ce qui vous inspire? Ne vous gênez pas pour vous exprimer, et vos commentaires sont toujours les bienvenus et appréciés. Festoyez, ayez beaucoup de plaisir et surtout, rappelez-vous… La modération a bien meilleur goût!

Bonnes festivités!