Le temps…

Dans le temps…

On avait le temps

De prendre son temps

Le temps de grandir

Le temps de marcher

Le temps de sourire

Le temps de prier

Et de réfléchir

Le temps de conter

Tant de souvenirs

Le temps de chanter

Le temps de vieillir

Le temps de s’aimer

Le temps de mourir

À présent…

L’homme, tout le temps

Court après le temps

Il n’a plus le temps

De perdre son temps

Et pourtant

Il arrive à temps… où la mort l’attend

La leçon de français (20)

LE FUTUR SIMPLE DE L’INDICATIF : avoir – être – 1er et 2e groupe

Règles

Au futur de l’indicatif, les verbes avoir, être et les verbes du 1er et du 2e groupe ont les mêmes terminaisons. Elles s’ajoutent simplement au radical.

avoir
J’aurai peur. Tu auras peur. Elle aura peur. Nous aurons peur. Vous aurez peur. Ils auront peur.

être
Je serai seul. Tu seras seul. Elle sera seule. Nous serons seuls. Vous serez seuls. Ils seront seuls.

hésiter
J’hésiterai. Tu hésiteras. Elle hésitera. Nous hésiterons. Vous hésiterez. Ils hésiteront.

réussir
Je réussirai. Tu réussiras. Elle réussira. Nous réussirons. Vous réussirez. Ils réussiront.

Astuce ! Pour les verbes en -ier, -ouer, -uer, il faut bien penser à écrire l’infinitif en entier pour ne pas oublier le « e » muet.

– remercier : tu remercieras, elle remerciera, vous remercierez.
– avouer : elle avouera, nous avouerons, ils avoueront.
– continuer : je continuerai, il continuera, ils continueront.

Attention ! Les terminaisons des 1re et 3e personnes du pluriel, ainsi que celles des 2e et 3e personnes du pluriel, ainsi que celles des 2e et 3e personnes du singulier, sont homophones ; il faut donc chercher le sujet avant d’écrire la terminaison.

Exercices

1- Quelle forme verbale complète la phrase ?

Les criquets … la maigre récolte des Touaregs.

A) anéantierons – B) anéantiront – C) anéantissons

2- Quel est le seul verbe qui n’est pas conjugué au futur simple ?

A) ils vieilliront – B) j’obéissais – C) tu bougeras – D) nous bondirons

3- À quel temps de l’indicatif les verbes en gras sont-ils conjugués ?

Comme personne n’envisage de faire la vaisselle, tu te dévoueras.

A) présent / imparfait
B) futur simple / présent
C) présent / futur simple
D) imparfait / futur simple

4- Quel pronom personnel complète la phrase ?

… agirons calmement pour déplacer cette armoire.

A) Ils – B) Elles – C) Nous – D) Vous

5- Quelle est la seule phrase dont le verbe n’est pas conjugué au futur simple ?

A) Tu t’entraîneras sérieusement.
B) Vous unirez vos efforts.
C) Elle bénéficie d’un délai.
D) J’accentuerai mon avance.

6- Quelles formes verbales complètent la phrase ?

Le hors-la-loi ne … pas longtemps le shérif qui l’… bientôt.

A) nargueras / arrêteras
B) narguerai / arrêterai
C) narguera / arrêtera
D) nargueras / arrêtera

7- Comment qualifie-t-on deux terminaisons qui se prononcent de la même manière ?

A) terminaisons synonymes
B) terminaisons antonymes
C) terminaisons homophones
D) terminaisons paronymes

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B* – 2) B** – 3) C – 4) C – 5) C*** – 6) C**** – 7) C
* RAPPEL : ne pas confondre les terminaisons homophones des 1re et 3e personnes du pluriel.
** Le verbe « obéir » est conjugué à l’imparfait de l’indicatif.
*** Le verbe « bénéficier » est conjugué au présent de l’indicatif.
**** Les deux verbes doivent être conjugués à la 3e personne du singulier.

Trump… erie !

Le président Trump a été réveillé à 4 heures du matin par le téléphone.

– Désolé de vous déranger à cette heure, monsieur le Président, mais il y a une urgence ! Je viens de recevoir le message que l’usine Durex à Washington a brûlé jusqu’au sol. On estime que l’ensemble d’approvisionnement en préservatifs, pour tous les États-Unis, sera épuisé d’ici la fin de la semaine.

Le président enchaîne :

– Oh zut! L’économie ne sera jamais capable de faire face à tous ces futurs bébés. Nous serons ruinés. Nous devrons nous en faire expédier à partir du Mexique.

La voix du téléphone dit :

– Mauvaise idée monsieur le Président… Les Mexicains vont rire de nous. Nous serons la risée du Mexique. Vous devriez au mieux, contacter le Canada !

– Ok, je vais appeler Justin Trudeau et lui dire qu’il nous en faut cinq millions de préservatifs, dix pouces de long et trois pouces de diamètre. De cette façon, ils continueront à nous respecter en tant qu’Américains.

Trois jours plus tard, le président Trump, ravi, se précipite pour ouvrir le premier des 10 000 boîtes de condoms qui venaient d’arriver du Canada. Il l’a trouvé plein de préservatifs, 10 pouces de long et 3 pouces de diamètre, exactement comme demandé… tous sont colorées avec des feuilles d’érable rouges et avec une petite écriture sur chacune d’elles :

« MADE IN CANADA – SIZE SMALL »

La farce a assez duré

Bombardier est rendu une vraie farce après les milliards de dollars qu’on leur a donné au fil des ans. Les administrateurs s’enrichissent à outrance avec NOTRE fric et voilà qu’ils règlent la question en faisant des mises à pied. Eux, ils ne fouillent pas dans leurs poches qui débordent littéralement.

Emmanuelle Latraverse de TVA Nouvelles a émis son opinion récemment. Point de vue que je partage de la première à la dernière ligne, et c’est ce texte que je vous propose aujourd’hui.

« BOMBARDIER LAISSE LES AUTRES PAYER LES POTS CASSÉS » Emmanuelle Latraverse

Il paraît que les familles de 2500 travailleurs de Bombardier potentiellement mis à pied au cours des 18 prochains mois peuvent dormir tranquilles, ou presque. Quelqu’un veille au grain.

Québec veille au grain, l’industrie aérospatiale québécoise veille au grain, leur syndicat veille au grain, bref tout le monde sauf leur patron.

Sous couvert d’une énième restructuration pour espérer rentabiliser Bombardier, ses dirigeants auront réussi quelque chose que l’on croyait impensable il y a quelques années à peine: finaliser le divorce avec les Québécois.

Comme si Bombardier avait oublié d’où elle venait et qui a financé sa prospérité et sa survie.

LE PDG FANTÔME

« Une réduction d’environ 5000 postes à l’échelle de l’entreprise au cours des 12 à 18 prochains mois. »

Dix-sept mots sur un communiqué de 3170. Rien de plus. Rien de moins.

Depuis, le PDG Alain Bellemare n’a pas tenu à rassurer ses employés.

Il n’a pas non plus daigné se présenter lors du sommet d’urgence convoqué par le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon auquel tous les autres grands acteurs de l’industrie aéronautique ont participé.

Que voulez-vous… Il est occupé M. Bellemare. Il gère une compagnie de 70 000 employés dans 29 pays avec des revenus de 16 milliards.

Il avait mieux à faire lundi matin que de s’assurer que toute l’expertise, tout le talent dans lequel nos gouvernements ont investi depuis des décennies ne soient pas sacrifiés dans sa grande restructuration.

Ne vous en faites pas, nous explique le VP Olivier Marcil, «il soutient l’initiative. »

On l’espère bien! Toute l’industrie se mobilise pour sauver SES employés!

Finalement, le silence et l’absence d’Alain Bellemare ont surtout pris des airs d’aveu. Bombardier n’est plus le navire amiral de l’industrie aéronautique qu’elle a déjà été. Et avec la vente prochaine des opérations entourant les jets régionaux, elle le sera encore moins.

ET SI OTTAWA AVAIT EU RAISON

Rappelez-vous toutes les critiques qu’avait essuyées le gouvernement Trudeau en 2017 pour la timidité de son aide à la C-Series.

Bombardier au bord du gouffre avait obtenu 1 milliard de Québec et sommait Ottawa de lui consentir une aide semblable.

C’en était presque une question de patriotisme économique. Ce fut certainement l’occasion d’un nouveau débat sur l’influence de Bay Street au ministère des Finances, la haine de Toronto envers le fleuron québécois, et j’en passe.

Et pourtant… Un an et demi plus tard, après cette vague de compressions, les bonus faramineux aux dirigeants, et surtout les emplois délocalisés à Plattsburgh et ailleurs, on est en droit de se demander jusqu’où Bombardier a su manipuler les gouvernements, et l’opinion publique, pour assurer sa survie.

Bien des Québécois ont le 1 milliard de dollars pour la C-Series en travers de la gorge.

Et pourtant, à Ottawa, silence radio, ou presque.

C’est vrai, conservateurs et néo-démocrates affirment haut et fort qu’il ne faut plus accorder de l’aide à des entreprises sans garanties d’emplois.

La réalité c’est qu’en 2017 Ottawa avait vu juste.

Du prêt de 372,5 millions$ consentis par Ottawa, le tiers est allé à la C-Series dont les emplois sont sauvegardés par la transaction avec Airbus, et 250 millions $ à la recherche et développement pour le Global 7000, le seul avion de Bombardier qui semble vraiment à l’abri.

À la lumière de l’attitude de Bombardier au cours des derniers jours, finalement, Ottawa avait peut-être raison de ne pas lui faire un autre chèque en blanc.

RÉPARER LES POTS CASSÉS

Bombardier restructure, et laisse les autres réparer les pots cassés. Quel beau spectacle d’arrogance de la part d’une entreprise qui a bénéficié de quelque 4 milliards de dollars de fonds publics au fil des ans.

Le ministre Pierre Fitzgibbon a certainement envoyé une mise en garde lundi, en indiquant que la productivité de l’usine de La Pocatière sera à l’ordre du jour de sa rencontre prochaine avec Alain Bellemare. Lire ici, trouvez une façon d’y amener de l’ouvrage avant que l’on vous accorde d’autres contrats.

La direction de Bombardier a peut-être posé les bons gestes pour rassurer ses actionnaires du secteur privé.

Mais depuis une semaine, elle a du même souffle dilapidé un de ses atouts les plus précieux: la fierté profonde et l’affection historique qui liait les Québécois à l’entreprise de Joseph Armand.

Rendus à destination

D’abord, la publication de cet article accuse un retard bien involontaire de ma part. Lorsqu’on arrive à destination, une foule de petites choses restent à faire pour s’installer confortablement. Et l’essentiel pour pouvoir communiquer, c’est l’Internet. Cet indispensable réseau mondial qui fait en sorte que la planète se « parle » rapidement. Alors au moment de rédiger cet article, il est presque minuit et aujourd’hui, je me rendrai chez Francine, ma belle-sœur, pour profiter de son réseau et vous donner de nos nouvelles.

Au moment de quitter l’hôtel, hier matin en Géorgie, c’était brumeux et il faisait -2°C puis, dès notre entrée en Floride, la Sunshise state nous faisait cadeau d’un soleil resplendissant et qui dit soleil, dit montée de la température. Et dire qu’on nous annonçait des averses. Dès lors, c’est le contraire qui s’est produit et le thermomètre marquait 31°C en début d’après-midi. Belle occasion de faire fonctionner le climatiseur de la bagnole. Mis à part une congestion passagère dans la région de Sarasota, la journée s’est très bien passée. Finalement, il est tombé une dizaine de gouttes de pluie et concentrées surtout en fin d’après-midi.

Il faut ajouter que dans la région d’Orlando il y a tout un chantier pour revamper l’Interstate 4; des travaux majeurs débutés il y a trois ans et qui devrait améliorer grandement la circulation dans ce secteur en effervescence. Alors qu’on se dirigeait vers l’ouest, on pouvait voir le bouchon monstre de plus de 15 kilomètres, sur trois voies dans l’autre direction. Même phénomène sur l’Interstate 75, en direction nord, ceinturant Tampa, où on refait complètement l’échangeur de ces deux super autoroutes.

Mais l’important était d’arriver au camping et revoir Francine, Jean-Guy et Carole qui nous attendaient avec leur plus beau sourire et un excellent repas qu’on a pris dans la Florida room, par une douce soirée. Il était 15h15. Il faisait bon également de retrouver notre environnement de tous ces hivers passés ici. Les beaux souvenirs remontent vite dans nos mémoires.

Entretemps, Louise s’occupait de ranger nos choses et de faire un peu de ménage dans la caravane, pendant que je me rendais à l’épicerie pour acheter ce qu’il nous fallait pour le déjeuner de ce matin. Et aujourd’hui, c’est la visite chez Comcast pour l’Internet si on veut se servir de la télé. On a beau être en vacances… la vie continue et le train train quotidien aussi. L’auto est tellement sale qu’il lui faudra un bon lavage en profondeur, tant la carrosserie est rugueuse. Sauf qu’ici, pour joindre l’utile à l’agréable, c’est l’hiver seulement sur le calendrier alors que dans le quotidien, c’est l’été.

Merci de vos nombreux commentaires durant notre escapade, c’est apprécié et le meilleur est à venir au pays des gougounes. De plus, n’hésitez surtout pas à venir prendre votre dose de soleil sur ce blogue et bien d’autres choses.

On a vu nos premiers palmiers

Journée beaucoup plus intéressante hier. On a eu un peu de soleil en Virginie et au début de la Caroline du Nord, puis les nuages on fait leur apparition avec de la pluie fine au sud de la Caroline du Sud et en Géorgie. À La frontière qui délimite la Caroline du Sud et la Géorgie, les premiers majestueux palmiers nous ont fait sourire… la chaleur approche et c’est encourageant.

Comme la veille, on ne peut pas dire que la circulation était dense… éparse serait le qualificatif plus approprié. Cependant, je dois vous mentionner qu’en Caroline du Nord, on trouve les Carolina Premium Outlets, visibles de l’Interstate 95 et là, il y avait du monde en ce « Black Friday ». Les stationnements étaient saturés et les rues avoisinantes étaient bondées d’automobilistes qui attendaient en ligne sur un bon kilomètre, une place pour se stationner et chercher l’aubaine. On a vite compris pourquoi l’autoroute était calme. Ils étaient tous là ! Ça semblait un bordel infernal, d’où nous nous trouvions.

Durant la traversée de la Caroline du Sud, on a pu constater les dommages que l’ouragan Florence a laissé sur son passage en septembre dernier. Des entrepôts détruits, des enseignes arrachées et beaucoup d’arbres déracinés témoignent de la force de l’élément destructeur. Il y a beaucoup de travail à effectuer pour y faire disparaître toutes traces. Des sections boisées complètes au centre de la I-95 ont dû être fauchées totalement et les matières résiduelles sont encore là pour en témoigner.

À 18h15, nous étions à L’hôtel Holiday Inn de Pooler en Géorgie, ville voisine de Savannah, pour situer plus facilement les snowbirds québécois. Depuis plusieurs années, on a choisi cette chaîne d’hôtel pour la qualité des chambres, leur confort, leur propreté et le service toujours courtois qu’on y reçoit, sans oublier un délicieux déjeuner gratuit, offrant une belle variété d’aliments, offert dans un environnement feutré et discret. Un téléviseur est là pour nous informer des dernières nouvelles et événements survenus au cours des dernières heures. Un genre de « Salut bonjour » québécois.

Pour les friands de statistiques, nous avons ajouté 1111 (le fruit du hasard) kilomètres au compteur hier et il nous en reste autour de 600 aujourd’hui pour rejoindre nos quartiers d’hiver. La météo maintenant; à 7h30 il faisait -2°C pour terminer la journée à 12°C en Géorgie. Ah oui… le manteau d’hiver et les bottes ont été remisés dès les premiers rayons de soleil vers 10 heures, et à 8°C.

Aujourd’hui on boucle la boucle avec les culottes courtes et le petit chandail léger. Seule ombre au tableau, Louise a consulté la météo d’aujourd’hui et ça ne s’annonce pas très réjouissant sur la côte sud-ouest de la Floride; 100% d’averses de pluie, 25-35 mm de précipitations avec un mercure de 23°C. Une chance que nous sommes là pour cinq mois… on pourra se reprendre. Tout d’un coup que Dame Nature se serait trompée ???

Pas froid… mais « frette »

Avant de quitter ce matin, il fallait déposer le sac de déchets dans le conteneur… à l’extérieur. J’ai gelé ! Une soixantaine de pas, même emmitouflé, et en rentrant j’ai regardé le calendrier. Sommes-nous à la mi-janvier, que je me suis dit. Mais non, nous étions bien le 22 novembre. C’est le coup de pied qu’il nous fallait pour déguerpir au plus sacrant de ce congélateur à ciel ouvert. Si le Sud ne peut venir à nous, nous allons venir à lui avec le plus d’empressement.

À 7h30, les pneus se lamentaient et se crispaient à fouler cette neige durcie. Le manteau d’hiver, les bottes, qu’importe, c’était le temps de partir. Le beau soleil était là mais, impossible de compétitionner avec le vent qui soufflait pour l’éteindre.

Passer les douanes n’était qu’une simple formalité et quelques pieds plus loin on roulait sur une impeccable route de montagne qui, même avec les rigueurs de l’hiver, nous permettait de rouler en douceur. Comment est-ce possible, ils ne sont qu’à quelques petits kilomètres des routes du Québec, et qu’on constate un monde de différences.

Mis à art quelques carcasses d’animaux laissées aux charognards et des épisodes éparses de poudrerie, il n’y avait pas foule dans les parages, préférant probablement garder leurs pantoufles au pied d’un feu de foyer ardent, et avec raison.

Puis, rendu au New Jersey, je me suis mis à rêver. Imaginez une belle route à quatre voies, avec une cinquième qui fait office de sortie ou de voie d’accès à cette belle autoroute et qui dilue la circulation avec une fluidité telle, qu’on peut rouler à vitesse maximale, sans jouer des freins à outrance. Je rêvais à la 10, la 20, la 30 et toutes les importantes artères de la grande agglomération de Montréal, qui sont congestionnées du matin au soir et du soir au matin. Comment est-ce possible que nos cerveaux du ministère des Transport ne puissent en faire autant ? À ce chapitre, les « Amaricains », ils l’ont l’affaire.

Donc la journée s’est bien déroulée et à 18h00, nous étions arrivés en Virginie selon notre planification, précisément au Holiday Inn dont la photo meuble cet article. Moments précieux de détente en attendant de reprendre la route ce matin. Une surprise cependant nous attendait; où aller souper ? C’est la « Thanksgiving » ici et tous les restaurants sont fermés pour la soirée. Zut ! On n’y avait pas pensé. Puis, on aperçoit le Subway, pas très loin de l’hôtel. Endroit anormalement calme, on demande au commis s’ils sont ouverts… Certainement, fut sa réponse… alors, on s’est tapé une grasse petite pizza, tout de même délicieuse dans les circonstances.

Et la météo… me demandez-vous ? Encore « frette » à ne pas envier un itinérant à coucher dehors. On garde nos bottes et manteaux d’hiver en se promettant de les remiser en fin de journée, une bonne fois pour toutes, à condition Dame Nature coopère bien évidemment.

Attendez…! J’pense à ça… On devrait atteindre la Géorgie aujourd’hui ? Alors je consulte à l’instant MétéoMédia… « Winchester, VA, 1°C avec du soleil, les deux Carolines, couci-couça et 11°C avec un risque d’averses, puis finalement la Géorgie, variable, de la pluie à 90%, 1 mm, et 16°C. » Bah ! Ça va laver l’auto qui au départ était grise et qui est maintenant d’un blanc sale. Les culottes courtes ce sera pour samedi, on se le souhaite.

Prendre congé de la neige

Depuis décembre 2011, exception faite de la semaine du décès de mon père en 2015, la neige on la regardait via la télé, en Floride. Je vous accorde que le paysage est féérique avec tout ce manteau blanc, mais disons que le moment est venu de lui dire « Bye ». Ça fait trois jours consécutifs qu’il neige. On se reverra, mais quand ??? Quand il n’y en aura plus.

Fini les courbatures, les crispations causées par le froid, les bottes, manteaux et foulard, on met le cap vers le sud et ses culottes courtes et ses vêtements estivaux. Dès les premières lueurs du jour, en ce 22 novembre où il fait un froid sibérien ressenti de -24°C sur la Rive-Sud de Montréal, c’est 15 Sud, 87 Sud et nous voilà au pays de Donald. Pour une quatorzième saison c’est la Floride qui nous accueille et plus précisément à North Fort Myers.

On entreprend les 2 720 kilomètres qui nous séparent de notre destination, calmement et avec la douce sensation d’évasion. Nos amis et la parenté sont déjà là, alors que Carole et Marcel nous rejoindrons en décembre.

À vrai dire, c’est la première fois qu’on décolle en novembre… ce sera aussi la dernière parce que c’est définitivement plus agréable de rouler en octobre au pays de l’oncle Sam. Une fois les Adirondacks traversées, c’est de la petite bière pour le reste du chemin avec des routes en excellente condition, contrairement aux nôtres. On a regardé la météo et en novembre il nous faudra rejoindre la Caroline du sud pour apprécier le réchauffement des températures.

Quoi qu’il en soit, samedi, en milieu d’après-midi, notre périple sera terminé et la verdure des palmiers nous fera rayonner d’un chaleureux sourire.

Je dois dire qu’on est chanceux. La caravane à sellette est déjà passé de l’entreposage à notre site et les amis et la famille se sont occupés de rouvrir les extensions, brancher le courant, partir le climatiseur, installer les égouts et procéder au survol de l’installation. En boni, le beau-frère Jean-Guy, a mis tout son talent de peintre pour rafraîchir l’escalier de la caravane… Je te réserve quelques bonnes « frettes » mon Jean-Guy. Finalement, Il n’y manque que nous.

Alors si la curiosité vous habite, venez faire un tour ici, sur ce blogue, où je vous ferai partager nos émotions et observations tout au long du voyage, et bien d’autres choses. C’est un rendez-vous !

La leçon de français (19)

L’IMPARFAIT DE L’INDICATIF : 2E GROUPE

Règles

À l’imparfait de l’indicatif, tous les verbes du 2e groupe prennent les mêmes terminaisons, toujours précédées de l’élément « -iss- ».

J’éblouissais mes amis quand je réussissais mon tour de magie.
Tu éblouissais tes amis quand tu réussissais ton tour de magie.
Elle éblouissait ses amis quand elle réussissait son tour de magie.
Nous éblouissions nos amis quand nous réussissions notre tour de magie.
Vous éblouissiez vos amis quand vous réussissiez votre tour de magie.
Ils éblouissaient leurs amis quand ile réussissaient leur tour de magie.

Astuce ! Comme il existe quatre terminaisons homophones, il faut bien chercher la personne à laquelle le verbe est conjugué pour placer la bonne terminaison.

– L’imparfait marque un fait situé dans le passé. Il indique que ce fait a duré, qu’il n’est peut-être pas achevé et qu’il n’est pas délimité dans le temps.

– C’est aussi le temps de la description (paysage, scène) et de l’expression de faits habituels dans le passé.

Exercices

1- Quelle forme verbale complète cette phrase ?

Tu … correctement toutes les grilles de mots fléchés.

A) remplissaient – B) remplissais – C) remplissait

2- Quel est le seul verbe conjugué à l’imparfait de l’indicatif ?

A) Nous garnissons le congélateur.
B) Vous resplendissez de bonheur.
C) Vous rétablissez la vérité.
D) Nous fournissions des efforts.

3- Dans quelle phrase le verbe n’est-il pas conjugué à l’imparfait de l’indicatif ?

A) Nous saisissions les pinceaux.
B) Nous répartissions les cartes.
C) Nous raccourcissions nos franges.
D) Nous simplifions toutes les fractions.

4- À quelle personne le verbe en gras est-il conjugué ?

Ta peau réagissait à la moindre piqûre de moustique.

A) 1re personne du singulier
B) 3e personne du singulier
C) 2e personne du singulier
D) 3e personne du pluriel

5- Quelle est la seule forme verbale qui n’appartient pas à un verbe du 2e groupe ?

A) Ils disparaissaient aussitôt.
B) Elles salissaient leurs robes.
C) Elles réfléchissaient longuement.
D) Ils surgissaient à l’improviste.

6- Quelles formes verbales complètent cette phrase ?

Tu … de nouvelles applications et tu les … dans ton smartphone.

A) choisissait / enregistrait
B) choisissais / enregistrais
C) choisit / enregistrait
D) choisira / enregistrera

7- Quels verbes complètent cette phrase ?

Quand les voyageurs …, ils se … à l’aide de puissants ventilateurs.

A) transpirait / rafraîchissait
B) Transpiriez / rafraîchissiez
C) Transpirions / rafraîchissions
D) transpiraient / rafraîchissaient

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B – 2) D* – 3) D** – 4) B – 5) A*** – 6) B – 7) D
* Les trois autres verbes sont conjugués au présent de l’indicatif.
** Le verbe « simplifier » est conjugué au présent de l’indicatif.
*** C’est le verbe « disparaître », appartenant au 3e groupe.