Rapport de « Snowbird »

Bon ! Encore une autre quinzaine derrière nous, et pas un seul « grain » de neige à perte de vue. Je plaisante bien sûr, mais on ne peut pas dire que la grosse chaleur est au rendez-vous. Rarement, le mercure va franchir la barre des 25°C et les nuits restent fraîches. Heureusement, le père Noël a revêtu son beau costume pour la parade.

Depuis jeudi, on y goûte ! Des alertes de tornades sont diffusées au centre de la Floride où les vents sont assez violents et les pluies abondantes à un point tel que des auvents ont été détruits. Atteignant les 90 km/h, les vents ont forcé les snowbirds à enlever rapidement les décorations de Noël qui pouvaient représenter un danger. Le complexe a perdu subitement beaucoup de ses couleurs festives. La météo devrait retrouver son calme cette fin de semaine, et juste à temps pour Noël

À la tombée du jour, qui se situe autour de 17h30, on peut facilement sentir la fraîcheur et quelques fois carrément de la froidure. J’ajouterai que le système de chauffage est requis quelques minutes en soirée, afin de chasser le serin, comme dirait ma mère. Depuis deux semaines, Carole et Marcel sont de retour, à l’intersection la plus achalandée du parc qui grouille de mouvements, pour les quatre prochains mois.

Pour le reste, c’est le temps des Fêtes qui se prépare. Et comme c’est la tradition, dimanche dernier, on a eu droit à notre parade du père Noël sur tout le complexe. Les bonbons volaient de partout et Louise en a fait bonne provision. Beaucoup de résidents et de snowbirds ont décoré leurs maisons et unités et tout le site est coloré. D’ailleurs, les photos de cet article proviennent de notre complexe.

Cependant, je dois avouer, côté ambiance, qu’il manque définitivement un élément important, la neige, pour créer indéniablement la féérie. Un peu partout on se prépare pour la grande soirée du 24 décembre à la salle communautaire qui devrait réunir près de 300 personnes.

Moi, le temps des Fêtes me replonge dans ma jeunesse. Mon cœur d’enfant prend toute la place et la télévision nous offre des histoires à l’eau de rose, où la magie est toujours présente. Ne vous demandez pas pourquoi je réserve cette période, sur le blogue, pour les belles histoires de Noël… c’est ma folie de décembre qui prend le dessus. Tout le monde, ou presque, prend une pose; nos quotidiennes font relâche et on sort de la routine. L’heure est aux réjouissances.

Autre phénomène qu’on observe en cette période est le retour au Québec pour certains snowbirds qui ne se font pas à l’idée d’un Noël gazonné, sans s’emmitoufler; le mal du pays, loin de la famille, c’est compréhensible. De la neige durant deux semaines ça peut très bien faire l’affaire. Plus que ça, c’est No way !, comme ils disent ici. On a cependant passé le message; gardez vos microbes chez-vous en revenant. On a tout le mois de janvier pour se souhaiter la « Bonne Année… », alors rien ne presse !

Pour le Jour de l’An, on fera différent cette année, du moins pour la veille. On veut traverser l’année en pyjama et en regardant la télé. Une idée comme ça ! Je profite également de l’occasion pour vous remercier de votre intérêt envers les contes que j’ai publié en décembre. Beaucoup de « j’aime » et de commentaires élogieux témoignent de votre engouement et de leur retour en décembre 2019.

Mais le soleil a son prix ! Il y a toujours un mauvais côté à une médaille et au pays de Donald Trump, le dollar canadien est en déroute et il se situe, au moment où on se parle, dans les 73 sous. Avec les profits des changeurs, on parle d’une conversion à 1,40$. Donc le soleil a un prix et il faut contrôler nos dépenses si on ne veut pas trop en souffrir.

Sans s’en apercevoir, les dépenses courantes mensuelles peuvent représenter facilement 500 à 900 $ supplémentaires qui passent comme du vent. La spéculation des devises, c’est du vent. Comme on dit; « le malheur des uns fait le bonheur des autres » et les marchands locaux le savent et refilent les augmentations de leurs produits dès les premiers jours d’octobre. D’ailleurs, dans un prochain article, je vous en parlerai plus longuement.

On s’en recause…