Bon anniversaire mon amour

C’est sous un parfum de lavande que nous célébrons aujourd’hui notre 46e anniversaire de mariage. Il est loin le perron de l’église de Sainte-Louise-de-Marillac, en ce 30e jour de juin 1973, disparu depuis, mais je le vois encore comme si c’était arrivé hier. Entrée solennelle au bras de Gaston, ton escorte. Toi et tes 20 ans, belle comme le printemps, avec ton sourire radieux à en éclairer l’église… mon cœur qui battait très fort. Inoubliable !

Quarante-six années d’amour et de pur bonheur avec la femme de ma vie. Celle qui a réveillé mon cœur d’adolescent pour l’éternité. Comment résister à ton charme séduisant, à ta douceur et à ta beauté. Une femme d’exception qui me rend plus chanceux qu’à la loterie. Riche de son amour.

Dans les bons moments comme dans les épreuves, rien ne pouvait ébranler notre amour qui grandissait et grandit encore. J’adore ce tendre baiser qu’on s’échange tous les matins avant le petit déjeuner avec un « je t’aime » amoureux et complice. Au quotidien, c’est fou comme on se surprend à réfléchir aux mêmes choses, au même moment.

Au fil des ans, la carapace physique prend de l’âge, mais le cœur lui, bat comme au premier jour. Il est là pour t’aimer et te chérir.

On dit qu’un couple ne fait qu’une seule et même personne… c’est exactement ce qui se passe sur notre route. Nous sommes nous, dans le respect, la complicité, le naturel et le don de soi, et cette euphorie, je veux l’annoncer, la crier au monde entier.

Choyés et heureux par notre fils et nos deux petits-enfants devenus grands, rien ne peut remplacer l’immense satisfaction qui m’habite chaque matin au réveil. On a bâti, ensemble, quelque chose de solide que même la mort ne pourra altérer.

En ce jour symbolique de notre union, je veux de dire combien je t’aime et que mon cœur est à toi pour toujours. Je souhaite ardemment que l’on puisse continuer cette belle vie encore longtemps, main dans la main, avec ceux et celles qui nous entourent.

Bon anniversaire mon amour… Et comme le dit la chanson; « Aimer d’amour… c’est aimer comme moi je t’aime. »

Une histoire indienne

Vous raffolez des histoires et particulièrement celles des indiens ? En voici une, courte, intéressante, et surtout très particulière et loin d’une légende…

Un petit indien demande à son père, le grand Sachem-Toutem :

– Dis Papa, pourquoi nous, les Indiens, portons-nous des noms très longs, alors que les cow-boys, eux, ont des noms plus courts comme Bill, Tex, Sam ?

– Eh bien, répond le père, c’est parce que nous sommes des gens près de la nature et que de ce fait nous avons gardé une certaine poésie. Pas comme ces blancs qui vivent en ville et ont tout perdu !

Vois, ta sœur s’appelle : Petite-lune-argentée-se-reflétant-dans-le-lac-scintillant. C’est parce qu’elle est née par une nuit claire, un soir de printemps et que de ce fait, la lune se reflétait dans un grand lac sombre et profond, bordé de grands arbres… Le paysage était magnifique. Nous étions heureux ta mère et moi. Et nous avons voulu nous rappeler pour toujours cet instant. D’où le nom de ta sœur.

Pour ton frère, c’est pareil, lui s’appelle : Aigle-majestueux-survolant-la-montagne parce qu’il est né par un bel été, dans une grande prairie, entourée de hautes montagnes enneigées et qu’un grand aigle survolait à ce moment-là, toutes ailes déployées, à la recherche sans doute de sa future proie.

C’était grandiose et majestueux. Nous avons voulu conserver ce souvenir. D’où le nom de ton frère… Voilà, c’est tout simple.

As-tu d’autres questions, Petite-Capote-Trouée ?

La complainte de l’arbre

Avez-vous déjà entendu le murmure des arbres ? Évidemment, non… et pourtant, selon les circonstances, il peut être perçu. Il suffit de se lever de bon matin et d’aller saluer des arbres qui vous connaissent bien, qui n’ont aucune crainte de dire tout haut ce qu’ils pensent tout bas.

Je suis donc allé les rencontrer pour la énième fois, en ce matin du mois d’octobre et… voici ce qu’ils m’ont dit :

« Homme,

Je suis la chaleur de ton foyer les nuits d’hiver.

Je suis l’ombrage ami lorsque brûle le soleil d’été.

Je suis la charpente de ta maison, la planche de ta table.

Je suis le lit où tu dors et le bois de tes bateaux.

Je suis le manche de ta pioche et la porte de ton enclos.

Je suis le protecteur des sols contre l’érosion.

Je suis le bois de ton berceau et aussi celui de ton cercueil.

Je suis la voûte de tes temples et de tes églises.

Je suis la matière qui crée l’harmonie de ton violon. Écoute ma prière.

Laisse-moi vivre pour tempérer les climats et favoriser l’éclosion des fleurs.

Laisse-moi vivre pour calmer les vents et pousser les nuages qui apportent la pluie.

Laisse-moi vivre pour empêcher les inondations catastrophiques qui tuent.

Laisse-moi vivre car je t’apporte tranquillité et apaisement.

Laisse-moi vivre pour modérer les effets du soleil, du vent, de la pluie.

Laisse-moi vivre pour protéger et nourrir des insectes, des animaux.

Laisse-moi vivre pour t’aider à te soigner.

Laisse-moi vivre car j’embellis ton pays par les couleurs de mon manteau.

Laisse-moi vivre pour le plaisir des promeneurs.

Homme, écoute ma prière, ne me détruis pas inutilement, n’oublie jamais que ta vie est liée à la mienne.

Je suis un arbre. »

Déménagement

Je ne vous apprends rien en affirmant que la grande fin de semaine qui débute demain sera fertile en déplacement. C’est la période la plus active pour les déménagements.

Tous ces meubles qui seront déplacés dans de gros camions, combinés à l’état des rues boulevards et routes, ils se feront durement brasser. Il peut cependant que des dommages soient causés à vos biens. Serez-vous dédommagés ?

Avec des amis qui prêtent gracieusement leurs bras, c’est plus difficile mais si vous engagez des spécialistes, leur travail devrait être impeccable et libre de tout dommage. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. Qui doit payer dans un tel cas. ÉDUCALOI vous informe sur le sujet.

QUI PAIE POUR DES MEUBLES ABÎMÉS DANS LE TRANSPORT ?

Vous vous apprêtez à déménager ? Si vous avez de la chance, vos amis ont déjà tous répondu présents et vous n’avez plus qu’à louer votre camion. Mais vous pourriez aussi devoir faire appel aux services de professionnels du déménagement. Que se passe-t-il alors si vos biens sont endommagés ?

QUI EST RESPONSABLE ?

L’entreprise de déménagement est généralement responsable pour les meubles endommagés ou perdus pendant le déménagement. Vous n’avez pas besoin de démontrer qu’elle a été négligente : le simple fait que vos meubles aient été endommagés est suffisant pour que l’entreprise soit obligée de vous dédommager.

Vous avez le droit d’être dédommagé même si l’entreprise a pris toutes les précautions nécessaires pour protéger vos meubles, par exemple en les emballant correctement.

Votre contrat prévoit que l’entreprise n’est pas responsable pour les meubles endommagés ? Ce genre de clause n’est généralement pas valide. L’entreprise ne peut pas se dégager ainsi de sa responsabilité. Vous avez donc le droit d’être dédommagé malgré tout.

ENVOYER UN AVIS ÉCRIT

Commencez toujours par vérifier attentivement l’état de vos meubles avant et après le déménagement. Si possible, notez également leur valeur approximative. Si vous constatez à l’arrivée qu’ils ont été endommagés, vous devez rapidement en aviser l’entreprise par écrit.

Vous avez 60 jours suivant le déménagement pour envoyer votre avis. Vous risquez de ne pas être dédommagé si vous dépassez ce délai. Il est préférable d’envoyer l’avis écrit par courrier recommandé et de conserver la preuve de réception. Dans l’avis, vous devez décrire les dommages et demander à l’entreprise de vous dédommager. Vous pouvez également joindre des photos des biens qui ont été endommagés.

Vous pouvez aussi essayer de vous entendre à l’amiable avec l’entreprise. Si malgré vos tentatives l’entreprise refuse de vous dédommager, vous avez 3 ans à partir du déménagement pour la poursuivre.

Bon déménagement !

Source : Journal de Montréal, 26 juin 2019, P-30

La leçon de français (48)

LA FORMATION DES MOTS : PRÉFIXES ET SUFFIXES

Règles

À partir d’un mot, on peut former des mots de la même famille en ajoutant des préfixes ou des suffixes qui ont en eux-mêmes un sens.

Le préfixe se place au début du radical et ne modifie pas la classe grammaticale du mot : normal – anormal, dire – contredire

Voici quelques préfixes :

– « anti- » (contre) : un antirouille – un antivol

– « auto- » (de soi-même) : une automobile – un automate

– « co- », « col- », « con- » (avec) : une colocation – un concitoyen

– « il- », « im- », « ir- » (contraire) : illéttré – impossible – irrégulier

Le suffixe se place à la fin du radical et change souvent la classe grammaticale du mot : trahir – la trahison, sécher – un séchoir

Voici quelques suffixes :

– « -al », « -el » (manière d’être) : familial – fraternel

– « -ance », « -ence » (résultat d’une action) : la méfiance – l’ingérence

– « -iste » (qui exerce un métier) : un dentiste – un fleuriste

– « -cide » (qui tue) : un insecticide – un homicide

Remarque ! Quelques mots ont des préfixes et des suffixes : in-dé-fini-ment.

Exercices

1- Quelle est la signification du préfixe « péri- » dans ces noms ?

Le périphérique – une périphrase – un périmètre – un périscope

A) en avant – B) plusieurs – C) autour – D) dans

2- Quel nom n’appartient pas à la même famille que les trois autres ?

A) la terreur – B) le territoire – C) un terrier – D) un terroir

3- Quel préfixe peut précéder tous ces verbes ?

…fondre …tourner …courir …sentir

A) pro – B) con – C) sur – D) trans

4- Quelle est la signification du suffixe « -phobie » dans ces noms ?

La xénophobie – l’agoraphobie l’anglophobie – la francophobie

A) science – B) adoration – C) douleur – D) crainte

5- Quel mot n’appartient pas à la famille suivante ?

Une marque – le marquage – remarquable – la marqueterie

A) remarquer – B) se démarquer – C) un marquis – D) un marqueur

6- Quelle est la signification du suffixe « -able » dans ces adjectifs ?

aimable – pliable – lavable – buvable

A) le défaut – B) la possibilité – C) l’origine – D) la cause

7- Quelle est la signification du suffixe « -pathie » dans ces noms ?

La neuropathie – l’ostéopathie – la psychopathie – la cardiopathie

A) chaleur – B) opinion – C) profession – D) maladie

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) C* – 2) A** – 3) B – 4) D*** – 5) C – 6) B – 7) D****
* Le périscope est un instrument d’optique bien connu des sous-mariniers.
** Le nom « terreur » est formé sur le latin terror (effroi, épouvante), alors que les autres noms sont formés à partir du latin terra (terre).
*** La xénophobie est la crainte de l’étranger, et l’agoraphobie celle des vastes espaces publics.
**** « Neuropathie » : maladie du système nerveux. « Ostéopathie » : maladie des os. « Psychopathie » : maladie mentale. « cardiopathie » : maladie du cœur.

À la gloire des sardines

Vous aimez les sardines ? Moi, je les adore. Il y a plusieurs années, à mon travail, ma boîte de sardines accompagnée d’une douzaine de craquelins, constituait mon dîner quotidien. Quel régal ! C’est un poisson gras qui contient certains principes actifs ayant des effets intéressants sur la santé, le principal étant assurément son contenu en acides gras oméga-3.

Alors sans plus de préambule, je vous propose de faire plus ample connaissance avec se petit poisson aux grandes qualités.

SARDINE : Petit poisson sans tête qui vit dans l’huile… (définition humoristique, évidemment)

Sait-on que les sardines figurent parmi les plus anciens aliments de la planète et qu’elles sont répandues sur les cinq continents ? L’île de la Sardaigne – Sardinia – doit même son nom aux sardines !

La sardine est une alose de la famille des clupéidés, proche parente du hareng. Elle a le dos noir et vert, les flancs et le ventre blanc argenté. Elle mesure jusqu’à 25 centimètres de longueur et possède une unique nageoire caudale. Ses écailles sont très brillantes. On en trouve une quinzaine de variétés dans les grandes mers de la planète.

Les sardines vivent en bancs serrés. De mars à octobre, elles s’approchent des côtes pour pondre leurs œufs. Ce n’est pas une bonne idée car c’est à ce moment-là qu’on les pêche à l’aide de grands filets trainés par des navires sardiniers. On a cru longtemps, à tort, que la sardine accomplissait de véritables migrations; tout au plus se réfugie-t-elle, l’hiver, sur les grands fonds marins.

C’est pour faire davantage de profits qu’on met autant de sardines dans les boîtes. En effet, c’est l’huile qui coûte le plus cher, pas les sardines… Plus les sardines sont serrées, plus le profit est élevé !

La légende raconte que le Vieux-Port de Marseille fut un jour obstrué par une sardine géante. Cette histoire bien marseillaise a une explication toute naturelle, la « sardine » étant en l’occurrence un bateau de ce nom qui avait chaviré avant de franchir la passe. Il existe cependant de grosses sardines, les sardines de dérive, mais aucune n’est assez longue pour accomplir un exploit aussi extraordinaire.

Hé oui ! Pourquoi pas ? Un sandwich à la sardine ! Avec des tomates et des oignons, c’est délicieux et très nourrissant !

Les recettes de sardines se comptent par centaines, depuis la célèbre sardine grillée à la portugaise jusqu’aux salades fraîches et les timbales relevées d’ail et d’herbes. Mais moi, je préfère mes sardines à l’huile, naturelles, avec juste un tantinet de citron.

Malgré sa réputation de poisson gras, la sardine est conseillée pour tous. C’est le seul aliment en conserve qui peut être consommé sans modération par les enfants en bas âge notamment en raison de sa teneur importante en calcium et en vitamines A et D, dites de croissance.

Les peuples asiatiques sont friands des sardines, qu’ils consomment souvent séchées. Ci-contre, un séchoir de sardines en Chine.

« La vie est souvent comme une boîte de sardines : nous cherchons tous la clé. » Alan Bennett

La haute teneur en calcium des sardines s’explique par le fait qu’au cours de la stérilisation et durant tout le temps où les boîtes sont stockées, les arêtes se dissolvent et libèrent leur calcium. Le taux de calcium de la chair augmente alors sensiblement.

« De la baleine à la sardine et du poison rouge à l’anchois, en réalité chacun dîne d’un plus petit que soi… » Francis Blanche

Riche en sels minéraux, manganèse, phosphore, iode, fer et vitamines, la sardine est un aliment complet. De plus, l’huile dans laquelle elle baigne fait augmenter sa teneur en lipides, ce qui fait ainsi un aliment à haute valeur énergétique.

Des études ont démontré que la consommation de poissons riches en « bons gras », tels la sardine, le thon, le maquereau et le saumon, réduit considérablement le risque de maladies cardio-vasculaires.

Au-delà de ces aspects scientifiques, la sardine est un régal pour les gourmets, surtout lorsqu’elle est préparée dans le respect de l’art culinaire traditionnel, avec des huiles de qualité et des aromates. La chronique rapporte que César raffolait des sardines !

La durée de vie des sardines et d’environ 15 ans. La maturité sexuelle est atteinte à 2 ans. La reproduction a lieu en haute mer. Les alevins retournent près des côtes et y restent jusqu’au début de l’hiver. La sardine se tient au large, entre 10 et 50 mètres sous la surface de la mer.

Les sardines se nourrissent de plancton. Elles effectuent des migrations verticales entre la nuit et le jour, suivant exactement celles du plancton. En période de pleine lune cette migration est réduite par le risque d’exposition aux prédateurs qui peuvent profiter de la brillance des sardines…

La France est le plus grand producteur de sardines en conserve au monde, suivie par la Norvège, le Portugal, l’Espagne et le Canada au cinquième rang. Le Maroc, l’Algérie et la Tunisie suivent.

Alors ? Une petite salade de sardines, ça vous irait ? Bon appétit !

Vivre le Québec, libre !

Et si on se remémorait le fameux discours de Charles de Gaulle du 24 juillet 1967, du haut du balcon de l’Hôtel de ville de Montréal. Un discours qui allait déclencher une importante crise politique entre le Canada et la France, mais qui revigora notre flamme nationaliste. Une allocution qui réveilla tout un peuple (réactions en italique).

52 ans plus tard, le gouvernement Legault vient de poser deux gestes nationalistes, par l’adoption des lois 9 sur l’immigration, et 21 sur la laïcité. L’heure est aux célébrations de fierté.

Le voici…

Le 24 juillet 1967, à 19 h 30, 15 000 personnes attendent de Gaulle devant l’hôtel de ville de Montréal, où il arrive avec un peu de retard. Jean Drapeau l’accueille à l’entrée puis, après les hymnes nationaux, les dignitaires entrent dans le bâtiment. Il est prévu que le président français aille saluer la foule au balcon, mais aucun discours ne doit y être prononcé, même si la foule le réclame. Le général demande tout de même à dire quelques mots et son garde du corps Paul Comiti, qui a repéré des micros, les fait installer et brancher. Charles de Gaulle prononce alors son discours historique, sans que l’on sache s’il a été prémédité ou, emporté par l’émotion, non préparé.

Lors de son discours à l’hôtel de ville le 24 juillet 1967, Charles de Gaulle s’exprime en ces mots :

« C’est une immense émotion qui remplit mon cœur en voyant devant moi la ville de Montréal … française. (ovation du public) Au nom du vieux pays, au nom de la France, je vous salue. Je vous salue de tout mon cœur ! Je vais vous confier un secret que vous ne répéterez pas, (rires de la foule) ce soir ici, et tout le long de ma route, je me trouvais dans une atmosphère du même genre que celle de la Libération. (longue ovation de la foule)

Et tout le long de ma route, outre cela, j’ai constaté quel immense effort de progrès, de développement, et par conséquent d’affranchissement (ovation) vous accomplissez ici, et c’est à Montréal qu’il faut que je le dise, (ovation) parce que, s’il y a au monde une ville exemplaire par ses réussites modernes, c’est la vôtre! (ovation) Je dis c’est la vôtre et je me permets d’ajouter, c’est la nôtre. (ovation)

Si vous saviez quelle confiance la France réveillée, après d’immenses épreuves, porte maintenant vers vous. Si vous saviez quelle affection elle recommence à ressentir pour les Français du Canada, (ovation), et si vous saviez à quel point elle se sent obligée de concourir à votre marche en avant, à votre progrès ! C’est pourquoi elle a conclu avec le gouvernement du Québec, avec celui de mon ami Johnson (ovation), des accords pour que les Français de part et d’autre de l’Atlantique travaillent ensemble à une même œuvre française. (ovation)

Et, d’ailleurs, le concours que la France va, tous les jours un peu plus, prêter ici, elle sait bien que vous le lui rendrez, parce que vous êtes en train de vous constituer des élites, des usines, des entreprises, des laboratoires, qui feront l’étonnement de tous et qui, un jour, j’en suis sûr, vous permettront d’aider la France. (ovation)

Voilà ce que je suis venu vous dire ce soir en ajoutant que j’emporte de cette réunion inouïe de Montréal un souvenir inoubliable. La France entière sait, voit, entend, ce qui se passe ici et je puis vous dire qu’elle en vaudra mieux.

Vive Montréal ! Vive le Québec ! (ovation)

Vive le Québec… libre ! (très longue ovation)

Vive le Canada français ! Et vive la France ! (ovation) »

« En ce 24 juin 2019, Bonne Fête Nationale, Québécoises et Québécois ! »

Source : Wikipedia