Bon anniversaire mon amour

C’est sous un parfum de lavande que nous célébrons aujourd’hui notre 46e anniversaire de mariage. Il est loin le perron de l’église de Sainte-Louise-de-Marillac, en ce 30e jour de juin 1973, disparu depuis, mais je le vois encore comme si c’était arrivé hier. Entrée solennelle au bras de Gaston, ton escorte. Toi et tes 20 ans, belle comme le printemps, avec ton sourire radieux à en éclairer l’église… mon cœur qui battait très fort. Inoubliable !

Quarante-six années d’amour et de pur bonheur avec la femme de ma vie. Celle qui a réveillé mon cœur d’adolescent pour l’éternité. Comment résister à ton charme séduisant, à ta douceur et à ta beauté. Une femme d’exception qui me rend plus chanceux qu’à la loterie. Riche de son amour.

Dans les bons moments comme dans les épreuves, rien ne pouvait ébranler notre amour qui grandissait et grandit encore. J’adore ce tendre baiser qu’on s’échange tous les matins avant le petit déjeuner avec un « je t’aime » amoureux et complice. Au quotidien, c’est fou comme on se surprend à réfléchir aux mêmes choses, au même moment.

Au fil des ans, la carapace physique prend de l’âge, mais le cœur lui, bat comme au premier jour. Il est là pour t’aimer et te chérir.

On dit qu’un couple ne fait qu’une seule et même personne… c’est exactement ce qui se passe sur notre route. Nous sommes nous, dans le respect, la complicité, le naturel et le don de soi, et cette euphorie, je veux l’annoncer, la crier au monde entier.

Choyés et heureux par notre fils et nos deux petits-enfants devenus grands, rien ne peut remplacer l’immense satisfaction qui m’habite chaque matin au réveil. On a bâti, ensemble, quelque chose de solide que même la mort ne pourra altérer.

En ce jour symbolique de notre union, je veux de dire combien je t’aime et que mon cœur est à toi pour toujours. Je souhaite ardemment que l’on puisse continuer cette belle vie encore longtemps, main dans la main, avec ceux et celles qui nous entourent.

Bon anniversaire mon amour… Et comme le dit la chanson; « Aimer d’amour… c’est aimer comme moi je t’aime. »

Une histoire indienne

Vous raffolez des histoires et particulièrement celles des indiens ? En voici une, courte, intéressante, et surtout très particulière et loin d’une légende…

Un petit indien demande à son père, le grand Sachem-Toutem :

– Dis Papa, pourquoi nous, les Indiens, portons-nous des noms très longs, alors que les cow-boys, eux, ont des noms plus courts comme Bill, Tex, Sam ?

– Eh bien, répond le père, c’est parce que nous sommes des gens près de la nature et que de ce fait nous avons gardé une certaine poésie. Pas comme ces blancs qui vivent en ville et ont tout perdu !

Vois, ta sœur s’appelle : Petite-lune-argentée-se-reflétant-dans-le-lac-scintillant. C’est parce qu’elle est née par une nuit claire, un soir de printemps et que de ce fait, la lune se reflétait dans un grand lac sombre et profond, bordé de grands arbres… Le paysage était magnifique. Nous étions heureux ta mère et moi. Et nous avons voulu nous rappeler pour toujours cet instant. D’où le nom de ta sœur.

Pour ton frère, c’est pareil, lui s’appelle : Aigle-majestueux-survolant-la-montagne parce qu’il est né par un bel été, dans une grande prairie, entourée de hautes montagnes enneigées et qu’un grand aigle survolait à ce moment-là, toutes ailes déployées, à la recherche sans doute de sa future proie.

C’était grandiose et majestueux. Nous avons voulu conserver ce souvenir. D’où le nom de ton frère… Voilà, c’est tout simple.

As-tu d’autres questions, Petite-Capote-Trouée ?

La complainte de l’arbre

Avez-vous déjà entendu le murmure des arbres ? Évidemment, non… et pourtant, selon les circonstances, il peut être perçu. Il suffit de se lever de bon matin et d’aller saluer des arbres qui vous connaissent bien, qui n’ont aucune crainte de dire tout haut ce qu’ils pensent tout bas.

Je suis donc allé les rencontrer pour la énième fois, en ce matin du mois d’octobre et… voici ce qu’ils m’ont dit :

« Homme,

Je suis la chaleur de ton foyer les nuits d’hiver.

Je suis l’ombrage ami lorsque brûle le soleil d’été.

Je suis la charpente de ta maison, la planche de ta table.

Je suis le lit où tu dors et le bois de tes bateaux.

Je suis le manche de ta pioche et la porte de ton enclos.

Je suis le protecteur des sols contre l’érosion.

Je suis le bois de ton berceau et aussi celui de ton cercueil.

Je suis la voûte de tes temples et de tes églises.

Je suis la matière qui crée l’harmonie de ton violon. Écoute ma prière.

Laisse-moi vivre pour tempérer les climats et favoriser l’éclosion des fleurs.

Laisse-moi vivre pour calmer les vents et pousser les nuages qui apportent la pluie.

Laisse-moi vivre pour empêcher les inondations catastrophiques qui tuent.

Laisse-moi vivre car je t’apporte tranquillité et apaisement.

Laisse-moi vivre pour modérer les effets du soleil, du vent, de la pluie.

Laisse-moi vivre pour protéger et nourrir des insectes, des animaux.

Laisse-moi vivre pour t’aider à te soigner.

Laisse-moi vivre car j’embellis ton pays par les couleurs de mon manteau.

Laisse-moi vivre pour le plaisir des promeneurs.

Homme, écoute ma prière, ne me détruis pas inutilement, n’oublie jamais que ta vie est liée à la mienne.

Je suis un arbre. »

Déménagement

Je ne vous apprends rien en affirmant que la grande fin de semaine qui débute demain sera fertile en déplacement. C’est la période la plus active pour les déménagements.

Tous ces meubles qui seront déplacés dans de gros camions, combinés à l’état des rues boulevards et routes, ils se feront durement brasser. Il peut cependant que des dommages soient causés à vos biens. Serez-vous dédommagés ?

Avec des amis qui prêtent gracieusement leurs bras, c’est plus difficile mais si vous engagez des spécialistes, leur travail devrait être impeccable et libre de tout dommage. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. Qui doit payer dans un tel cas. ÉDUCALOI vous informe sur le sujet.

QUI PAIE POUR DES MEUBLES ABÎMÉS DANS LE TRANSPORT ?

Vous vous apprêtez à déménager ? Si vous avez de la chance, vos amis ont déjà tous répondu présents et vous n’avez plus qu’à louer votre camion. Mais vous pourriez aussi devoir faire appel aux services de professionnels du déménagement. Que se passe-t-il alors si vos biens sont endommagés ?

QUI EST RESPONSABLE ?

L’entreprise de déménagement est généralement responsable pour les meubles endommagés ou perdus pendant le déménagement. Vous n’avez pas besoin de démontrer qu’elle a été négligente : le simple fait que vos meubles aient été endommagés est suffisant pour que l’entreprise soit obligée de vous dédommager.

Vous avez le droit d’être dédommagé même si l’entreprise a pris toutes les précautions nécessaires pour protéger vos meubles, par exemple en les emballant correctement.

Votre contrat prévoit que l’entreprise n’est pas responsable pour les meubles endommagés ? Ce genre de clause n’est généralement pas valide. L’entreprise ne peut pas se dégager ainsi de sa responsabilité. Vous avez donc le droit d’être dédommagé malgré tout.

ENVOYER UN AVIS ÉCRIT

Commencez toujours par vérifier attentivement l’état de vos meubles avant et après le déménagement. Si possible, notez également leur valeur approximative. Si vous constatez à l’arrivée qu’ils ont été endommagés, vous devez rapidement en aviser l’entreprise par écrit.

Vous avez 60 jours suivant le déménagement pour envoyer votre avis. Vous risquez de ne pas être dédommagé si vous dépassez ce délai. Il est préférable d’envoyer l’avis écrit par courrier recommandé et de conserver la preuve de réception. Dans l’avis, vous devez décrire les dommages et demander à l’entreprise de vous dédommager. Vous pouvez également joindre des photos des biens qui ont été endommagés.

Vous pouvez aussi essayer de vous entendre à l’amiable avec l’entreprise. Si malgré vos tentatives l’entreprise refuse de vous dédommager, vous avez 3 ans à partir du déménagement pour la poursuivre.

Bon déménagement !

Source : Journal de Montréal, 26 juin 2019, P-30

La leçon de français (48)

LA FORMATION DES MOTS : PRÉFIXES ET SUFFIXES

Règles

À partir d’un mot, on peut former des mots de la même famille en ajoutant des préfixes ou des suffixes qui ont en eux-mêmes un sens.

Le préfixe se place au début du radical et ne modifie pas la classe grammaticale du mot : normal – anormal, dire – contredire

Voici quelques préfixes :

– « anti- » (contre) : un antirouille – un antivol

– « auto- » (de soi-même) : une automobile – un automate

– « co- », « col- », « con- » (avec) : une colocation – un concitoyen

– « il- », « im- », « ir- » (contraire) : illéttré – impossible – irrégulier

Le suffixe se place à la fin du radical et change souvent la classe grammaticale du mot : trahir – la trahison, sécher – un séchoir

Voici quelques suffixes :

– « -al », « -el » (manière d’être) : familial – fraternel

– « -ance », « -ence » (résultat d’une action) : la méfiance – l’ingérence

– « -iste » (qui exerce un métier) : un dentiste – un fleuriste

– « -cide » (qui tue) : un insecticide – un homicide

Remarque ! Quelques mots ont des préfixes et des suffixes : in-dé-fini-ment.

Exercices

1- Quelle est la signification du préfixe « péri- » dans ces noms ?

Le périphérique – une périphrase – un périmètre – un périscope

A) en avant – B) plusieurs – C) autour – D) dans

2- Quel nom n’appartient pas à la même famille que les trois autres ?

A) la terreur – B) le territoire – C) un terrier – D) un terroir

3- Quel préfixe peut précéder tous ces verbes ?

…fondre …tourner …courir …sentir

A) pro – B) con – C) sur – D) trans

4- Quelle est la signification du suffixe « -phobie » dans ces noms ?

La xénophobie – l’agoraphobie l’anglophobie – la francophobie

A) science – B) adoration – C) douleur – D) crainte

5- Quel mot n’appartient pas à la famille suivante ?

Une marque – le marquage – remarquable – la marqueterie

A) remarquer – B) se démarquer – C) un marquis – D) un marqueur

6- Quelle est la signification du suffixe « -able » dans ces adjectifs ?

aimable – pliable – lavable – buvable

A) le défaut – B) la possibilité – C) l’origine – D) la cause

7- Quelle est la signification du suffixe « -pathie » dans ces noms ?

La neuropathie – l’ostéopathie – la psychopathie – la cardiopathie

A) chaleur – B) opinion – C) profession – D) maladie

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) C* – 2) A** – 3) B – 4) D*** – 5) C – 6) B – 7) D****
* Le périscope est un instrument d’optique bien connu des sous-mariniers.
** Le nom « terreur » est formé sur le latin terror (effroi, épouvante), alors que les autres noms sont formés à partir du latin terra (terre).
*** La xénophobie est la crainte de l’étranger, et l’agoraphobie celle des vastes espaces publics.
**** « Neuropathie » : maladie du système nerveux. « Ostéopathie » : maladie des os. « Psychopathie » : maladie mentale. « cardiopathie » : maladie du cœur.

À la gloire des sardines

Vous aimez les sardines ? Moi, je les adore. Il y a plusieurs années, à mon travail, ma boîte de sardines accompagnée d’une douzaine de craquelins, constituait mon dîner quotidien. Quel régal ! C’est un poisson gras qui contient certains principes actifs ayant des effets intéressants sur la santé, le principal étant assurément son contenu en acides gras oméga-3.

Alors sans plus de préambule, je vous propose de faire plus ample connaissance avec se petit poisson aux grandes qualités.

SARDINE : Petit poisson sans tête qui vit dans l’huile… (définition humoristique, évidemment)

Sait-on que les sardines figurent parmi les plus anciens aliments de la planète et qu’elles sont répandues sur les cinq continents ? L’île de la Sardaigne – Sardinia – doit même son nom aux sardines !

La sardine est une alose de la famille des clupéidés, proche parente du hareng. Elle a le dos noir et vert, les flancs et le ventre blanc argenté. Elle mesure jusqu’à 25 centimètres de longueur et possède une unique nageoire caudale. Ses écailles sont très brillantes. On en trouve une quinzaine de variétés dans les grandes mers de la planète.

Les sardines vivent en bancs serrés. De mars à octobre, elles s’approchent des côtes pour pondre leurs œufs. Ce n’est pas une bonne idée car c’est à ce moment-là qu’on les pêche à l’aide de grands filets trainés par des navires sardiniers. On a cru longtemps, à tort, que la sardine accomplissait de véritables migrations; tout au plus se réfugie-t-elle, l’hiver, sur les grands fonds marins.

C’est pour faire davantage de profits qu’on met autant de sardines dans les boîtes. En effet, c’est l’huile qui coûte le plus cher, pas les sardines… Plus les sardines sont serrées, plus le profit est élevé !

La légende raconte que le Vieux-Port de Marseille fut un jour obstrué par une sardine géante. Cette histoire bien marseillaise a une explication toute naturelle, la « sardine » étant en l’occurrence un bateau de ce nom qui avait chaviré avant de franchir la passe. Il existe cependant de grosses sardines, les sardines de dérive, mais aucune n’est assez longue pour accomplir un exploit aussi extraordinaire.

Hé oui ! Pourquoi pas ? Un sandwich à la sardine ! Avec des tomates et des oignons, c’est délicieux et très nourrissant !

Les recettes de sardines se comptent par centaines, depuis la célèbre sardine grillée à la portugaise jusqu’aux salades fraîches et les timbales relevées d’ail et d’herbes. Mais moi, je préfère mes sardines à l’huile, naturelles, avec juste un tantinet de citron.

Malgré sa réputation de poisson gras, la sardine est conseillée pour tous. C’est le seul aliment en conserve qui peut être consommé sans modération par les enfants en bas âge notamment en raison de sa teneur importante en calcium et en vitamines A et D, dites de croissance.

Les peuples asiatiques sont friands des sardines, qu’ils consomment souvent séchées. Ci-contre, un séchoir de sardines en Chine.

« La vie est souvent comme une boîte de sardines : nous cherchons tous la clé. » Alan Bennett

La haute teneur en calcium des sardines s’explique par le fait qu’au cours de la stérilisation et durant tout le temps où les boîtes sont stockées, les arêtes se dissolvent et libèrent leur calcium. Le taux de calcium de la chair augmente alors sensiblement.

« De la baleine à la sardine et du poison rouge à l’anchois, en réalité chacun dîne d’un plus petit que soi… » Francis Blanche

Riche en sels minéraux, manganèse, phosphore, iode, fer et vitamines, la sardine est un aliment complet. De plus, l’huile dans laquelle elle baigne fait augmenter sa teneur en lipides, ce qui fait ainsi un aliment à haute valeur énergétique.

Des études ont démontré que la consommation de poissons riches en « bons gras », tels la sardine, le thon, le maquereau et le saumon, réduit considérablement le risque de maladies cardio-vasculaires.

Au-delà de ces aspects scientifiques, la sardine est un régal pour les gourmets, surtout lorsqu’elle est préparée dans le respect de l’art culinaire traditionnel, avec des huiles de qualité et des aromates. La chronique rapporte que César raffolait des sardines !

La durée de vie des sardines et d’environ 15 ans. La maturité sexuelle est atteinte à 2 ans. La reproduction a lieu en haute mer. Les alevins retournent près des côtes et y restent jusqu’au début de l’hiver. La sardine se tient au large, entre 10 et 50 mètres sous la surface de la mer.

Les sardines se nourrissent de plancton. Elles effectuent des migrations verticales entre la nuit et le jour, suivant exactement celles du plancton. En période de pleine lune cette migration est réduite par le risque d’exposition aux prédateurs qui peuvent profiter de la brillance des sardines…

La France est le plus grand producteur de sardines en conserve au monde, suivie par la Norvège, le Portugal, l’Espagne et le Canada au cinquième rang. Le Maroc, l’Algérie et la Tunisie suivent.

Alors ? Une petite salade de sardines, ça vous irait ? Bon appétit !

Vivre le Québec, libre !

Et si on se remémorait le fameux discours de Charles de Gaulle du 24 juillet 1967, du haut du balcon de l’Hôtel de ville de Montréal. Un discours qui allait déclencher une importante crise politique entre le Canada et la France, mais qui revigora notre flamme nationaliste. Une allocution qui réveilla tout un peuple (réactions en italique).

52 ans plus tard, le gouvernement Legault vient de poser deux gestes nationalistes, par l’adoption des lois 9 sur l’immigration, et 21 sur la laïcité. L’heure est aux célébrations de fierté.

Le voici…

Le 24 juillet 1967, à 19 h 30, 15 000 personnes attendent de Gaulle devant l’hôtel de ville de Montréal, où il arrive avec un peu de retard. Jean Drapeau l’accueille à l’entrée puis, après les hymnes nationaux, les dignitaires entrent dans le bâtiment. Il est prévu que le président français aille saluer la foule au balcon, mais aucun discours ne doit y être prononcé, même si la foule le réclame. Le général demande tout de même à dire quelques mots et son garde du corps Paul Comiti, qui a repéré des micros, les fait installer et brancher. Charles de Gaulle prononce alors son discours historique, sans que l’on sache s’il a été prémédité ou, emporté par l’émotion, non préparé.

Lors de son discours à l’hôtel de ville le 24 juillet 1967, Charles de Gaulle s’exprime en ces mots :

« C’est une immense émotion qui remplit mon cœur en voyant devant moi la ville de Montréal … française. (ovation du public) Au nom du vieux pays, au nom de la France, je vous salue. Je vous salue de tout mon cœur ! Je vais vous confier un secret que vous ne répéterez pas, (rires de la foule) ce soir ici, et tout le long de ma route, je me trouvais dans une atmosphère du même genre que celle de la Libération. (longue ovation de la foule)

Et tout le long de ma route, outre cela, j’ai constaté quel immense effort de progrès, de développement, et par conséquent d’affranchissement (ovation) vous accomplissez ici, et c’est à Montréal qu’il faut que je le dise, (ovation) parce que, s’il y a au monde une ville exemplaire par ses réussites modernes, c’est la vôtre! (ovation) Je dis c’est la vôtre et je me permets d’ajouter, c’est la nôtre. (ovation)

Si vous saviez quelle confiance la France réveillée, après d’immenses épreuves, porte maintenant vers vous. Si vous saviez quelle affection elle recommence à ressentir pour les Français du Canada, (ovation), et si vous saviez à quel point elle se sent obligée de concourir à votre marche en avant, à votre progrès ! C’est pourquoi elle a conclu avec le gouvernement du Québec, avec celui de mon ami Johnson (ovation), des accords pour que les Français de part et d’autre de l’Atlantique travaillent ensemble à une même œuvre française. (ovation)

Et, d’ailleurs, le concours que la France va, tous les jours un peu plus, prêter ici, elle sait bien que vous le lui rendrez, parce que vous êtes en train de vous constituer des élites, des usines, des entreprises, des laboratoires, qui feront l’étonnement de tous et qui, un jour, j’en suis sûr, vous permettront d’aider la France. (ovation)

Voilà ce que je suis venu vous dire ce soir en ajoutant que j’emporte de cette réunion inouïe de Montréal un souvenir inoubliable. La France entière sait, voit, entend, ce qui se passe ici et je puis vous dire qu’elle en vaudra mieux.

Vive Montréal ! Vive le Québec ! (ovation)

Vive le Québec… libre ! (très longue ovation)

Vive le Canada français ! Et vive la France ! (ovation) »

« En ce 24 juin 2019, Bonne Fête Nationale, Québécoises et Québécois ! »

Source : Wikipedia

Abolir les commissions scolaires

La dernière frasque qui permettrait à notre gouvernement de passer à l’action, dans l’abolition des commissions scolaires, est cette menace de désobéissance civile de la part de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), que préconise sa présidente Catherine Harel-Bourdon, pour la prochaine rentrée scolaire en septembre.

Une excellente occasion de les mettre au pas, ces intellectuels allergiques à toute forme de loi ou de réforme qui implique leur organisation. On dit que le génie mène à la folie… on n’en est pas loin à la CSDM.

Vous vous souvenez de la dernière crise des bulletins chiffrés ? Au moment de l’appliquer, ils ont eu la même réaction ; on n’est pas prêt ! C’est trop rapide ! On n’a pas eu le temps de consulter, etc., etc. C’est toujours le même refrain, la même rengaine.

Allo la CSDM… ça fait dix ans qu’on en parle, qu’on en reparle et qu’on en reparle encore. Voilà que le gouvernement Legault met ses culottes et que ça ne fait pas votre affaire.

Si vous passez à l’action, c’est la mise en tutelle qui s’imposera et avec toutes les conséquences qui s’y rattachent. Dans le fond, le principal problème majeur à la CSDM ce sont ses dirigeants. Des intellos qui se prennent pour le nombril du monde. Vous partez avec deux prises contre vous, puisque 70% de la population québécoise est en accord avec la loi sur la laïcité. Tenez-vous-le pour dit !

Sur le sujet, Joseph Facal a pondu un papier intéressant sur le sujet, hier, dans le Journal de Montréal, et c’est ce que je vous propose aujourd’hui, en savourant votre café préféré.

LE VILLAGE GAULOIS ENCERCLÉ Joseph Facal

Sur l’enjeu crucial de la laïcité, le Québec francophone fait penser, dans le Canada et en Amérique du Nord, au village d’Astérix.

Nous sommes seuls et entourés de gens qui ne nous veulent pas du bien.

La différence avec la bande dessinée, c’est qu’une partie de ceux-là est déjà de notre côté des palissades.

Prenons froidement la mesure des forces dressées contre nous.

COALITION

Voyez la CSDM, la plus importante commission scolaire du Québec. Sa demande d’un délai est un subterfuge grossier visant à déguiser en détail technique une opposition de fond.

Y consentir obligerait à consentir aux autres demandes qui déferleraient.

Si le gouvernement Legault avait encore la moindre hésitation avant d’abolir les commissions scolaires, elle vient d’être balayée.

Catherine Harel-Bourdon et son entourage viennent, par leur geste, de signer leur arrêt de mort.

Rangeons ces gens dans la catégorie que Lénine a jadis qualifiée « d’idiots utiles », c’est-à-dire tous ces gens « éclairés » et « progressistes » qui font naïvement le jeu des fanatiques religieux.

Dans cette catégorie des idiots utiles, on rangera également la majorité de la classe médiatique, terrorisée à l’idée qu’on puisse lui reprocher de ne pas être du bon côté du politiquement correct.

Vous y trouverez aussi de très nombreux universitaires, bardés de diplômes, lourdement subventionnés pour débusquer de la discrimination.

Ils ont donc un intérêt objectif à en trouver le plus possible.

Ces gens contrôlent des pans entiers du monde universitaire, non parce qu’ils sont nécessairement les plus nombreux, mais parce que les professeurs qui ne partagent pas leur délire se sont éloignés, dégoûtés, et font « leurs petites affaires » dans leur coin.

Ils sont aussi soutenus par toutes les forces politiques ralliées au multiculturalisme, c’est-à-dire tous les partis québécois et canadiens, sauf la CAQ et le PQ.

La seule raison pour laquelle notre beau Justin postnational fait attention quand il ouvre la bouche ces temps-ci, c’est parce qu’il a désespérément besoin des votes du Québec cet automne.

S’il fallait qu’il soit triomphalement réélu, Ottawa se joindra aux contestations judiciaires et y mettra tout son poids.

Comme si ce n’était pas assez, tous ces gens sont appuyés par une frange heureusement minoritaire de la population francophone.

Cette frange hait plus que tout la chicane, trouve plus reposant d’être couchée que debout, et est sensible à des arguments débiles comme « qu’est-ce qu’on va penser de nous à l’étranger ? »

Ça commence à faire du monde, hein ?

SOLIDAIRES

Tous se mettront au service de jeunes femmes fanatisées sous des apparences douces, outrées qu’on leur demande de ne pas faire de prosélytisme religieux devant les enfants.

Elles nous joueront la comédie larmoyante du « on-brise-mon-rêve-de-carrière » pendant que leurs frais juridiques seront pris en charge par de puissantes organisations religieuses pancanadiennes.

Et tout ce beau monde fera, bien sûr, comme si les néo-Québécois, qui ont quitté leurs pays parce qu’ils y ont vu monter le fanatisme religieux et qui nous mettent en garde, n’existaient pas.

La lutte sera dure. Il nous faudra une solidarité sans failles.

Une autre ponction fiscale sur le dos des CONtribuables montréalais

La chance qu’on a d’habiter la Communauté Métropolitaine de Montréal est vraiment exceptionnelle. On est proche de tout, même du traffic ! Nos dirigeants, dont la présidente de la CMM Valérie « sourire fendu jusqu’aux oreilles » Plante, trouvaient que 30$ de taxes perçues sur l’immatriculation de ses automobilistes CONtribuables depuis 2011 n’étaient pas suffisant, ils ont décidé, sans modestie aucune, d’y rajouter 50$ annuellement, pour encore financer le transport en commun.

Eux, ils ont une voiture de service tous frais payés. Pour Marc Demers, maire de Laval, « c’est juste une piastre par semaine ». Pour votre information Monsieur le maire, c’est 1,60$ par semaine, incluant celle qu’on paye déjà ! C’est tout de même une énième taxe pour les CONtribuables qui ont le malheur de posséder une bagnole.

En réalité, ils ne veulent pas de vos voitures sur les routes en vous proposant de vous servir uniquement des transports collectifs. Vous savez, ce type de transport efficace le matin et en fin d’après-midi… pour le reste, attend… mon petit mais généreux CONtribuable. Ce n’est pas tout le monde qui travaille de 9 à 17 heures. C’est pourquoi l’automobile devient indispensable.

Il n’est pas loin le temps où la SAAQ évaluera votre niveau de patience et votre capacité de payer avant de vous remettre votre immatriculation.

Avez-vous remarqué le fulgurant développement résidentiel autour de Montréal. C’est grandiose et incessant. Ça pousse, et en hauteur. Beaucoup de monde au pied carré. Des milliers de personnes vont occuper ces tours d’habitations; À Brossard, autour du Quartier Dix30, ils vont recréer un » centre-ville » urbain, où les véhicules ne pourront circuler.

Ils devront se stationner dans des endroits prévus et se promener à pied.

Dans quelques années, à Boisbriand, plus de 5000 habitations vont émerger d’une immense terre agricole. Ils en parlent, mais sans savoir ce que ce sera pour le moment. Du moins, ils ne le disent pas. Le grand Montréal deviendra l’agglomération la plus populeuse, et de beaucoup, du Québec. C’est à peine embryonnaire, que déjà le réseau routier déborde 24 heures par jour. Imaginez demain !

On développe l’habitation sans développer les infrastructures routières adjacentes.

L’autoroute 30, entre l’autoroute 20 et la route 132 est une zone où il ne se donne plus de contraventions pour vitesse excessive, tant c’est devenu un stationnement à ciel ouvert. Les vendredis, dès midi, c’est le bordel et personne n’annonce un élargissement de cette route surutilisée. Non ! Nos élus vous proposent les transports collectifs en contrepartie.

Laissez votre bagnole surtaxée à la maison ! Ce n’est pas votre bazou qu’on veut… mais son fric !

C’est ce qu’ils demandent avec cette nouvelle taxe. Toujours sur la 30, ils ont du terrain pour en refaire une route à 4 voies dans chacune des directions avec des voies supplémentaires d’entrées et de sorties… trop simple.

Dans quelques courtes années ils vont la refaire à neuf pendant trois ans et vous devrez prendre des détours pour rentrer chez vous, à deux pas de l’autoroute. C’est la façon de penser de nos dirigeants.

Nous sommes à la veille de la fin des travaux du pont Samuel-de-Champlain, l’échangeur Turcot et le REM dans deux ans, après quoi, l’orgie du tunnel Louis-Hyppolite-Lafontaine s’amorcera pour trois autres années.

Vous n’êtes pas écœurés ? Les élus, inactifs, pensent que non !

Je me souviens qu’il y a quelques années, au moment de demander une plus grande disponibilité du transport en commun, on nous affirmait qu’ils ne pouvaient répondre à la demande parce qu’ils n’avaient pas les équipements et les chauffeurs pour combler ces services.

Ce ne sera pas mieux avec le nouveau REM et tous ses attributs. Cela en a toujours été ainsi et le restera. Nous sommes au Québec, ne l’oublions pas.

Ce sera une taxe de plus. À ce qui parait, nous sommes les plus taxés en Amérique. Mais ça, les maires s’en balancent éperdument ! Heureusement que seul, le maire de Boucherville, a voté contre.

Et si on décidait, collectivement, de déménager à Trois-Rivières ???

Promouvoir ses objectifs sans réserve

Que vous soyez séparatistes, indépendantistes, nationalistes ou souverainistes, le papier de Mathieu Bock-Côté publié dans les pages du Journal de Montréal du 12 juin dernier vous a sûrement fait grand plaisir.

Mon allégeance politique étant un secret de Polichinelle, j’ai la même opinion de ce que devrait être le Parti québécois si nous voulons, un jour, jouir de notre autonomie complète. Je le répète depuis des lunes; montrez-nous notre vision nationaliste en commentant les nouvelles politiques des autres, dans un environnement vraiment indépendant. Et les sujets ne manquent pas.

Pas besoin de se renouveler, de sonder, de se questionner… simplement de nous dire ce que ces politiques seraient dans un environnement souverainiste. C’est ça qu’on veut savoir. Changer de nom ne résout rien. Le Parti québécois doit demeurer fier de ses origines et continuer le combat de ceux et celles qui nous regardent de là-haut.

C’est cet article que je vous propose aujourd’hui

UNE RENAISSANCE PÉQUISTE ? Mathieu Bock-Côté

Après sa dégelée du 1er octobre dernier, le PQ a décidé de s’engager dans une grande entreprise de refondation. Les militants seront consultés. Le public aussi. Au terme de l’exercice, on peut être à peu près certain que le PQ nous dira qu’il est jeune, vert, progressiste et ouvert à la diversité.

Il s’inventera de nouvelles raisons pas trop identitaires de vouloir la souveraineté. Il accompagnera le tout d’une vague promesse référendaire. En gros, il n’aura pas changé.

Appelons ça une opération de marketing politique. Comment ne pas être pris d’une immense envie de bâiller ? Ce film, on l’a vu cent fois.

ÉCHEC

Détachons-nous de l’actualité.

L’effondrement du PQ aux dernières élections était plus que probable. Depuis le 30 octobre 1995, il a accumulé les défaites. À l’échelle de l’histoire, le PQ a échoué. Il était censé réaliser l’indépendance et il a perdu ses deux référendums. Les Québécois en sont venus à vouloir tourner la page d’une question nationale n’en finissant plus d’avorter politiquement.

Pire encore : alors qu’il devait défendre l’identité québécoise, il s’est montré timoré, comme s’il craignait de subir les foudres médiatiques du multiculturalisme radio-canadien.

Peu à peu, la CAQ a remplacé le PQ comme principal parti nationaliste. Et depuis son élection, sans toujours éblouir, elle ne déçoit pas.

Il se pourrait toutefois que dans les prochains temps, un certain espace se dégage pour le PQ.

D’ici peu, la CAQ adoptera le projet de loi 21. Ce sera un geste d’affirmation nationale remarquable. Mais si la question de la laïcité continuera d’occuper de la place dans l’opinion, elle laissera de la place pour d’autres dimensions de la question identitaire. Parmi celles-là, la question de la langue et celle de l’immigration.

Sur ces deux questions, la CAQ manque de vigueur. On l’apprenait il y a quelques jours, elle n’a pas encore ramené la baisse des seuils d’immigration, qu’elle pense déjà à les remonter, comme si elle voulait se faire excuser son audace sur la laïcité.

De même, sur le plan linguistique, la CAQ n’annonce aucune mesure susceptible de renverser l’anglicisation de Montréal.

En plaidant pour une baisse significative des seuils d’immigration, comme l’y invite Jacques Houle dans son livre Disparaître (Liber, 2019), et pour un renforcement de la loi 101, le PQ pourrait s’emparer à nouveau de la question identitaire.

Il devra l’imposer clairement au cœur du débat politique. Mais pour cela, il devra rompre avec le politiquement correct et avec cette fausse modération qui n’est souvent qu’une vraie lâcheté.

INDÉPENDANCE

Le PQ n’a pas besoin d’un énième sondage pour se refaire une beauté. Il doit faire preuve de leadership politique.

À quoi sert un parti nationaliste et indépendantiste s’il ne cesse de fuir le nationalisme et l’indépendance ?

Le PQ devra chercher à convaincre la population de la justesse de son objectif fondamental. Indépendance, affirmation de l’identité, promotion de la langue française, baisse de l’immigration, critique du gouvernement des juges, défense de la liberté d’expression, nationalisme économique : ces thèmes devraient être au cœur de sa renaissance.

Il y a définitivement responsabilité

Immensément triste, le rapport de la coroner Me Géhane Kamel sur le décès « accidentel » de madame Hélène Rowley Hotte Duceppe, mère de Gilles Duceppe, dans des circonstances atroces et une température extérieure ressentie de -35, le 20 janvier dernier.

À la lecture du rapport, on se rend bien compte que cette mort n’est pas accidentelle, mais causée par de la négligence pure et simple. Cette agonie a été filmée et personne ne s’en est rendu compte. Leur autonomie est loin d’être une excuse. La dame avait 93 ans. Mourir gelée, c’est une fin atroce qu’on voit venir… abandonnée.

Quelqu’un doit définitivement payer pour cette négligence. N’ont-ils pas des assurances qui couvrent les responsabilités civiles ? C’en est une, justement ! Il faut prendre des mesures immédiates pour éviter ce genre insupportable et inacceptable de fin de vie. Malheureusement, il faut toujours des drames insensés pour que les gouvernements imposent de nouvelles lois et réformes.

Richard Martineau en a fait le sujet de son article d’hier, dans les pages du Journal de Montréal et son exposé me rejoint, surtout quand il écrit qu’avec la mort de cette enfant martyre de Granby, ce sont deux drames qui auraient dû être évités. C’est le texte que je vous partage aujourd’hui.

UNE AUTRE MORT RÉVOLTANTE Richard Martineau

Ainsi, selon le bureau du coroner, madame Hélène Rowley hotte Duceppe est restée plus de six heures à l’extérieur de sa résidence pour personnes âgées, en pleine tempête hivernale, à une température ressentie de -35, avant de mourir d’hypothermie.

On pouvait la voir pendant des heures sur une caméra de surveillance des résidences Lux Gouverneur, mais personne n’a remarqué sa présence.

Même pas l’employé qui était chargé, justement, de regarder les écrans de sécurité.

ABANDONNÉE À SON SORT

Coudonc, il faisait quoi, ce gars ?

Il dormait ? Il regardait des films sur son iPad ?

Si personne ne regarde les écrans de sécurité, à quoi ça sert d’avoir des caméras alors ?

Après la mort atroce de la fillette de Granby, battue dans l’indifférence générale alors que plusieurs personnes savaient que cette enfant était maltraitée, voici un autre décès horrible qui aurait pu facilement être évité.

D’un côté, une fillette de sept ans. De l’autre, une dame de 93 ans.

Toutes deux abandonnées par le système qui devait les protéger.

La description des faits donnée par la coroner en chef Pascale Descary hier relativement à la mort de madame Duceppe était insoutenable.

Je ne peux imaginer la peine, la souffrance et la colère que les proches de cette pauvre dame ont dû ressentir en écoutant ce récit horrible.

Les images captées par les caméras montraient la vieille dame essayant vainement de se protéger du froid ! On la voyait se coucher par terre !

Elle a souffert pendant six heures !

Personne n’a fait le décompte des résidents de la tour où demeurait madame Duceppe une fois l’alarme d’incendie désactivée.

Personne n’a vérifié si un résident était demeuré à l’extérieur lorsqu’on a réarmé la porte de secours.

Personne n’a pensé regarder les écrans de surveillance, qui montraient pourtant ce qui se passait devant la porte.

Un festival d’erreurs et de non-respect des règles de sécurité les plus élémentaires.

LE STRICT MINIMUM

Tout le monde doit bien faire son boulot.

Mais les gens qui sont censés protéger les êtres les plus vulnérables de la société (les malades, les enfants, les personnes âgées) ont une charge supplémentaire.

Ils ne peuvent se contenter de bien faire leur travail comme la plupart des gens.

Ils doivent être irréprochables, dévoués, exemplaires. Impeccables.

Ils ne manipulent pas des objets – des boîtes, des outils, des bouteilles. Ils prennent soin d’êtres humains !

Actuellement, dans nos hôpitaux, on accepte que des personnes malades soient prises en charge par des employés morts de fatigue !

Et on trouve ça normal !

On accepte que des entrepreneurs sans foi ni loi gèrent des résidences pour personnes âgées comme si c’était des poulaillers !

« Combien de vieux puis-je entasser sans que ça me coûte trop cher ? Comment minimiser mes coûts et maximiser mes revenus ? »

Il a fallu obliger certains entrepreneurs à installer des gicleurs dans leurs résidences, sinon ils ne l’auraient pas fait !

CONDAMNÉS À L’EXCELLENCE

Les hôpitaux, les écoles et les résidences pour personnes âgées sont condamnés à l’excellence.

Tout ce qui se situe en bas de ça est inacceptable.

La leçon de français (47)

LES NOMS TERMINÉS PAR LE SON [ è ]

Règles

Les noms féminins terminés par le son [ è ] s’écrivent « -aie » : la plaie, la baie, la craie.

Exceptions : la paix, la forêt.

Les noms masculins terminés par le son [ è ] s’écrivent généralement « êt » : le filet, un billet, le parquet, le budget.

Mais il y a d’autres terminaisons qu’il faut bien connaître.

  • « -ai » : un essai, le délai
  • « -ais » : le palais, un marais
  • « -ait » : le retrait, le portrait
  • « -ès » : le congrès, le progrès
  • « -êt » : un prêt, le genêt
  • « -ect » : l’aspect, un suspect
  • « -ey » ou « -ay » : Le volley, le tramway

Remarque ! Ces noms sont des emprunts aux langues étrangères.

On peut parfois trouver la lettre muette finale de ces noms avec un mot de la même famille dans lequel cette lettre est prononcée :

Le regret, regretter.

Beaucoup de noms d’habitants se terminent par « -ais » :

Les Rennais, les Anglais.

La graphie en « -ay » termine de nombreux noms propres :

L’Uruguay, Joachim Du Bellay, Épernay.

Exercices

1- Quelle écriture du son [ è ] complète tous ces noms?

Un bi… Un laqu… Un harn… Un dad…

A) et – B) ai – C) ait – D) ais

2- Quelle écriture du son [ è ] complète le nom en gras ?

Un orgel… au bord de la paupière peut être très douloureux.

A) et – B) ait – C) ais – D) êt

3- À partir de quel verbe ne peut-on pas former un nom terminé par le son [ è ] ?

A) breveter – B) hoqueter – C) fureter – D) trompeter

4- Quelle écriture du son [ è ] complète le nom en gras ?

Autrefois, les femmes portaient toutes un cors… .

A) êt – B) et – C) ai – D) ais

5- Quel est le seul mot qui peut compléter cette phrase ?

Il faudra prochainement changer cette … d’oreiller.

A) taies – B) taie – C) tais – D) tête

6- Quelle écriture du son [ è ] complète le nom en gras ?

Raphaël passe toutes les semaines le bal… dans sa chambre.

A) ai – B) ais – C) êt – D) et

7- Quelles écritures du son [ è ] complètent successivement les noms en gras ?

Le chirurgien a percé avec succ… l’abc… situé sous le moll… de Damien.

A) ès / et / et – B) et / ès / et – C) ès / ès / et – D) et / -ais / -êt.

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) D – 2) A – 3) D* – 4) B – 5) B** – 6) A – 7) C
* « trompeter » donne le nom féminin « trompette ».
** Fréquente confusion puisque l’on pose sa « tête » sur la « taie » d’oreiller.