Salmigondis

UNE TAPE SUR LES DOIGTS
Il n’y a pas d’autre qualificatif pour Yanaï Elbaz condamné à 39 mois de prison pour ce qu’on a appelé le pire scandale de corruption au Canada, et qui se retrouve en libération conditionnelle moins de 6 mois après y être entré. Cet ancien directeur général adjoint du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), qui a favorisé la firme SNC-Lavalin dans le contrat de construction de ce méga centre hospitalier, a reçu 10 des 22,5 millions $ dont le reste est allé à feu Arthur Poster, que la mort s’est chargée de sentencier pour l’éternité.

Et, cerise sur le sundae, il n’a eu rien à rembourser du magot empoché. Dans cette affaire, Pierre Duhaime ancien PDG de SNC-Lavalin, avait écopé de 20 mois à purger dans sa maison évaluée à un million $, érigée sur le bord de l’eau. Vous, pauvres CONtribuables, essayez d’obtenir pareille sentence. Les poches vides, vous allez sécher ! Point à la ligne. Et après on nous demande de croire en la justice…

LES PLAQUES D’IMMATRICULATION ILLISIBLES
Depuis quelque temps, je remarque plusieurs véhicules automobiles, dans la grande région de Montréal, qui circulent avec une plaque d’immatriculation tellement endommagée, qu’il est impossible de la lire; peinture des caractères écaillée et effacée, écrasée, souillée, bref, à être remplacée. Les policiers devraient porter une attention spéciale à ce phénomène qui se répand de plus en plus. Rouler avec une telle plaque sur un véhicule est une infraction au Code de sécurité routière, passible d’une amende de 30 à 60$.

Bizarrement, on en voit sur des automobiles haut de gamme… c’est un simple oubli ou c’est volontaire ? Manque de fric ? Est-ce que l’hiver a été trop dur pour le matériel ? Quoi qu’il en soit, un petit effort pour remédier à la situation.

AH, LA PUBLICITÉ
Fin d’après-midi, milieu de soirée, ce sont deux périodes propices à diffuser des publicités de bouffe à la télé. Et pour influencer la clientèle cible, on atteint presque la perfection. Tout est réussi. Il y a une éternité, le poulet du colonel offrait un plein baril de bon poulet frit. À la télé, il débordait littéralement, au point où il devenait impossible d’y mettre un couvercle. Les pièces de poulet étaient placées avantageusement pour bien les montrer, pour nous mettre l’eau à la bouche et saliver rien qu’à les regarder. Hélas, rendu au comptoir de livraison, il y avait un couvercle. Rien ne dépassait et on se demandait si la quantité de morceaux de poulet y était vraiment.

Autre publicité « trompeuse », les hamburgers ! Peu importe la chaîne de restaurants, la présentation à la télé est toujours parfaite. Le pain respire la fraîcheur, la boulette dépasse largement le pain tout en étant parfaitement symétrique, la laitue est impeccable et est placée au niveau. La garniture ? Même présentation sans faute. Et là, on en bave. On se lance vers le frigo ou l’armoire, trouver quelque chose à grignoter. La publicité a atteint son but… bouffer au plus coupant. Rendu au restaurant, on déchante. Le pain est souvent trop mou, la boulette, ne déborde pas le pain parce qu’elle est trop petite et placée toute croche, pour les garnitures bah ! par trop de précaution, ça passe par le même trou. Ah, la publicité… toujours trompeuse parce que le produit final est bien différent de ce qu’on nous vend à la télé.

PRÉTENTIEUX !
Assez prétentieuse et hautaine la dernière publicité de Honda. Celle qui implique des gens qui éprouvent toutes sortes de problèmes sur la route; circulation dense, difficultés à se stationner, bref, des problèmes qu’ils rencontrent au quotidien en conduisant leur bagnole qui n’est pas une Honda, évidemment. Ils racontent leurs mésaventures à un prétentieux qui répond en disant qu’il ne sait pas de quoi il parle puisqu’il est lui-même heureux propriétaire d’une Honda.

On aura tout entendu. Comme stupidité, c’est assez spécial. Est-ce vraiment nécessaire un spot publicitaire de la sorte qui finalement deviendra une risée pour celui ou celle qui tombera en panne avec SA HONDA ! Décidément, il y a de ces concepteurs qui usent d’imagination trop fertile. Ça parait que le « pot » est légalisé.

LA VORACITÉ DES BANQUES
Nos riches, que dis-je, nos immensément riches banques canadiennes, ne cessent d’ajouter ou de modifier des frais financiers pour remplir encore plus leurs goussets. Bientôt, des frais de cinq dollars seront retenus si vous osez admirer l’entre deux seins de la caissière… une espèce en voie de disparition.

Trêve de plaisanterie, la dernière en lice, la Canadian Imperial Bank of Commerce, ou si vous préférez la CIBC, modifie ses frais pour la protection de découvert sur les comptes de ses clients. Autrefois des frais de 5$ étaient retenus chez l’utilisateur-payeur, lorsque le retrait occasionnait un solde négatif du compte. À compter du 1er août 2019, 4$ seront retenus mensuellement pour chaque compte qui possède cette protection… que vous l’utilisiez ou non. Pas beau ça ?

En somme, cette protection, si vous ne l’utilisiez pas ne vous coûtait absolument rien, maintenant elle vous coûtera 48$ annuellement par compte. Qu’attend le gouvernement pour mettre de l’ordre dans ces frais financiers de toutes sortes qui ne font qu’empiffrer ces grosses institutions de généreux dollars ? Quand votre liste de frais s’étale sur deux ou trois pages, il y a un ménage à faire. Malheureusement, il n’y a jamais eu de volonté politique d’y mettre son nez depuis belle lurette.