La fluctuation du prix à la pompe; un désagréable irritant

Vivement la voiture électrique et ce, principalement au Québec qui sommes riches en énergie propre. Récemment, Stéphane Desjardins, spécialiste en consommation y allait de son analyse sur la hausse des prix de l’essence à la pompe dans les pages du Journal de Montréal. À la suite des récents événements terroristes en Arabie saoudite sur les installations pétrolières, nous assisterons probablement à une hausse importante du prix du pétrole dans les jours, semaines et mois à venir. Et l’hiver qui approche…

On ne contrôle pas le pétrole, mais l’électricité…? Ça oui ! Pensez-y sérieusement à l’achat de votre prochain véhicule. Quoi qu’il en soit, son constat est intéressant et c’est ce papier que je veux partager avec vous aujourd’hui.

LES HAUSSES DU PRIX DE L’ESSENCE PLOMBENT LE PORTEFEUILLE Stéphane Desjardins

Outre la forte hausse d’hier à la pompe, l’essence gruge depuis des mois les finances des consommateurs.

Depuis Janvier, la hausse moyenne du prix de l’essence à Montréal et à Québec éclipse l’inflation. On parle de centaines de dollars de moins dans les poches des consommateurs.

Pour vérifier, j’ai calculé cette part bien avant l’attaque récente en Arabie saoudite, qui a fait exploser le prix du brut sur les marchés.

Selon Georges Iny, directeur de l’Association pour la protection des automobilistes (APA), et d’autres experts que j’ai consultés, l’automobiliste québécois consomme 40 litres d’essence en moyenne par semaine (50 litres pour un VUS).

Ainsi, entre le 1er janvier et le 17 septembre, un automobiliste a dépensé en moyenne 1912,30 $ pour une berline et 2390,40 $ pour un VUS dans la région de Montréal, et 1819,40 pour une voiture et 2274,30 pour une VUS dans la région de Québec.

Je me suis basé sur les prix moyens à la pompe colligés par la Régie de l’énergie du Québec pour chaque mois depuis janvier, et j’ai tenu compte de la fluctuation mensuelle (les prix grimpent au printemps et à l’été, et ils baissent en août).

FORTES HAUSSES

L’augmentation du prix de l’essence se situe à 12,5 % pour la région de Montréal et à 11 % pour la région de Québec. Pour une consommation de 40 litres, on parle de 197,60 $ de plus pour une voiture et de 247 $ pour une VUS à Montréal, puis 182,40 $ pour une berline et 228 $ pour un VUS à Québec. Et 2019 n’est pas terminée…

J’ai calculé la différence en tenant compte de la consommation moyenne sur 38 semaines, comme si les prix moyens à la pompe n’avaient Pas changé depuis janvier, à 112,7 cents dans la région de Montréal et à 107,1 cents dans la région de Québec. Mardi, le prix à la pompe moyen dans la région de Montréal se situait à 116,9 cents, lundi et à 113,8 cents dans la région de Québec, avant la hausse liée aux attaques en Arabie saoudite.

Après le logement (30 %), le transport est la dépense la plus importante des ménages canadiens (20 % de leur budget). L’alimentation suit (13,4 %). Les dépenses moyennes annuelles totales pour le transport privé des Canadiens (achat/location et utilisation/entretien de leur véhicule) totalisaient 11 433 $ par ménage en 2017, selon Statistique Canada. Le Québec a importé 5,4 milliards de dollars de pétrole brut en 2018, selon l’Institut de la statistique du Québec.

CONSEILS POUR ÉCONOMISER

Roulez en douceur (accélérations et freinages brusques augmentent la consommation de 39 %), à 100 km/h sur l’autoroute et à vitesse constante.

Faites appel aux chauffe-sièges au lieu de la chaufferette. Utilisez la climatisation sur l’autoroute, mais roulez avec les fenêtres baissées en ville.

Privilégiez les cartes de fidélité offrant des rabais sur l’essence.

Enlevez tout objet inutile. Utilisez un chauffe-moteur. Choisissez l’essence ordinaire.

Partez 30 à 45 minutes plus tôt pour éviter les bouchons.

Optez pour un modèle économique, hybride ou 100 % électrique, quitte à louer un véhicule pour vos voyages.

Si possible, covoiturez, pédalez, marchez ou prenez le transport en commun pour aller travailler.