Faudrait pas capoter

Greta Thunberg vous impressionne ? Pas moi ! Je reconnais la raison de son périple mais c’est dans la méthode que j’en ai. C’est une adolescente qui n’a aucun pouvoir autre que d’entraîner dans son action d’autres ados. Point final ! Elle ne décide de rien et on ne sait même pas ce que sera son avenir.

La planète existe depuis des millions d’années et durant cette période elle s’est transformée. La progression de ses habitants fait en sorte qu’elle évolue plus rapidement. Qu’on soit plus écologique pour freiner ce vieillissement c’est une excellente chose mais ça ne se fera pas du jour au lendemain. Et le discours alarmiste, vengeur et violent de Greta envers les décideurs actuels est loin d’être la bonne méthode à prendre. Dans 50 ans, on verra bien de quelle façon, et avec quel résultat, les jeunes d’aujourd’hui auront sauvé cette terre.

Dans l’édition du 27 septembre du Journal de Montréal, jour de la marche mondiale, Denise Bombardier a très bien analysé le nouveau phénomène Greta et a rejoint mon opinion sur cette nouvelle idole trop perturbée à mon goût. C’est ce texte que je partage avec vous aujourd’hui.

VISION D’APOCALYPSE Denise Bombardier

Depuis la nuit des temps, il existe une fascination pour l’idée de la fin du monde. L’annonce du cataclysme universel est aussi une façon d’exprimer l’impuissance à contrôler des forces qui dépassent l’homme et le renvoient à sa condition de grain de sel ou de fétu de paille.

La jeune Greta Thunberg qui marche dans les rues de Montréal aujourd’hui est habitée par l’apocalypse, pourrait-on dire. La violence de l’angoisse personnelle de cette jeune fille qui, à 10 ans, a plongé dans une grande dépression est douloureuse à observer. Son intervention rageuse à l’ONU, lundi dernier, a créé un malaise.

L’acuité de la perception de cette adolescente quant à la crise écologique s’explique en partie par le fait qu’on lui a diagnostiqué à 11 ans un syndrome d’Asperger, un trouble obsessionnel compulsif et un déficit d’attention. L’on trouve ces informations dans sa récente biographie, écrite par ses parents, sa sœur et elle-même.

URGENCE IMMÉDIATE

Il ne s’agit pas de discréditer la cause que cette jeune fille incarne, mais de comprendre que les tourments qui l’habitent portent peu d’espoir. Car aucune solution réelle ne peut être à court terme. Or, Greta et ses jeunes amis sont dans l’urgence immédiate.

En effet, c’est à la mort de la planète, donc de l’humanité, que mène cette vision d’apocalypse. D’ailleurs, nombre de disciples de Greta lancent désormais un appel pour qu’on cesse de mettre des enfants au monde.

Des centaines de milliers de Québécois qui défilent aujourd’hui dans les rues de Montréal, plusieurs avec leurs enfants, doivent éviter de surdramatiser la situation. Car l’écoanxiété s’est emparée des très jeunes, on le sait. D’ailleurs, à partir de quel âge doit-on exposer de jeunes enfants à des préoccupations auxquelles seuls les adultes peuvent trouver des réponses ? La question est légitime à une époque où trop d’adultes entraînent les enfants dans des situations émotionnelles qui les perturberont pour la vie.

Et à cet égard, les jeunes ne seraient-ils pas plus à l’abri dans leurs salles de classe avec des enseignants qui les sensibilisent avec réserve et intelligence à ces fléaux réels que dans la rue ?

DÉGRADATION DE LA PLANÈTE

Nous sommes tous dans le même bateau, les pollueurs criminels qui s’enrichissent comme ceux qui respectent l’environnement. C’est la seule véritable justice devant cette dégradation de la planète. Nous sommes tous des victimes des conséquences dramatiques de la violation de la terre.

L’outrance, les délires, les faussetés qualifiées de scientifiques ou les vérités scientifiques dénoncées par les climatosceptiques doivent céder la place à la pensée humaine lumineuse et clairvoyante. C’est avec la raison que nous avons réussi à conjurer tant de malheurs passés pour en arriver à nous libérer, relativement certes, afin de vivre mieux, plus longtemps, dans une forme de progrès.

Un discours de haine et de rage envers les générations d’adultes est une façon pour les jeunes de se tuer eux-mêmes. Psychologiquement et moralement. Et faire l’éloge de l’infertilité ne fera pas pousser les feuilles aux arbres et fleurir les champs.

Salmigondis

LA FIN DES COMMISSIONS SCOLAIRES AU QUÉBEC

Enfin une bonne nouvelle et il était temps. Des commissaires élus par leur parents et amis, ça fait république de bananes. Après la laïcité, c’est le temps de réformer entièrement la gouvernance des commissions scolaires au Québec. Le party achève, qu’on se le tienne pour dit. J’ai bien hâte de voir ce qui va ressortir de cette restructuration qui aurait dû survenir depuis très longtemps. Enfin un gouvernement qui met ses culottes comme tout bon gouvernement nationaliste.

AUTRES CONSÉQUENCES DE LA LIBRE CIRCULATION DES ARMES À FEU AU TEXAS

WASHINGTON | (AFP) Cinq enfants ont été tués ou blessés par des armes à feu un weekend récent au Texas, dont un garçon de 4 ans abattu par son frère de 5 ans, selon des sources policières et les médias américains. Dimanche, le 15 septembre dernier, en milieu de journée, le garçon de cinq ans a trouvé une arme dans sa maison de Fort Worth, à l’ouest de Dallas, et a tiré un coup fatal sur son frère, a déclaré la police locale.

Quelques heures plus tard, un garçon de six ans a été grièvement blessé dans la ville voisine d’Arlington, lui aussi probablement touché par un de ses frères. Blessé à la tête, le jeune garçon est dans un état critique. Toujours à Arlington, une fillette de huit ans a été touchée aux fesses, le même jour, par le tir d’une arme semi-automatique qui avait été volée, rapporte encore le Dallas Morning News.

DES SNOWBIRDS QUI PARTENT TROP TÔT

AGENCE QMI | Dans l’espoir de stimuler l’économie locale, des élus de la Floride ont présenté un projet de loi afin de permettre aux résidents canadiens qui fuient le froid de demeurer plus longtemps.

Baptisé le « Canadian Snowbirds Act », le projet de loi annoncé hier par le sénateur Marco Rubio et le gouverneur Rick Scott doit permettre aux Canadiens âgés de 50 ans et plus, qui possèdent ou louent une résidence aux États-Unis, de demeurer jusqu’à 8 mois en sol américain, soit deux mois de plus que la situation actuelle.

Le sénateur Rubio insiste sur l’importance de l’apport économique des snowbirds pour l’État.

« Le tourisme représente une part cruciale de la croissance économique de la Floride et permet de créer et de conserver des milliers d’emplois à travers l’État. Cette loi offrira un immense soutien à notre économie en permettant aux millions de snowbirds canadiens qui visitent chaque année la Floride d’y rester deux mois de plus. »

Chaque année, ce sont environ 3,5 millions de Canadiens qui se rendent en Floride, selon le site VISIT Florida. Et d’après les données de l’ambassade canadienne, les snowbirds contribuent à l’économie locale à hauteur de plus de 6,5 milliards $ US chaque année.

LES LARMES DE CROCODILE DE GRETA

C’est sûr que quelques larmes aident à la portée d’un discours, surtout envers un auditoire qui s’émeut à la moindre occasion. La jolie Greta est encore venue nous faire la morale facile à émouvoir. Elle a du talent la petite. Se dirige-t-elle vers une carrière artistique, une comédienne hors pair c’est indéniable. Avec son groupe de scénaristes aristocrates derrière elle, ils font une excellente équipe.

Son second numéro mondial est survenu aux États-Unis, le plus gros pollueur de CO2, et presqu’à égalité avec la Chine, l’Inde et il y en a beaucoup d’autres. Est-ce que la petite continuera son périple dans ces pays ?

Une chose est certaine, elle sera maintenant épiée pour le reste de sa vie. Elle sera obligée à l’excellence sans possibilité d’erreur. Sera-t-elle à la tête d’un pays pour changer les lois, les habitudes ? Elle devrait.

Ici, en occident, et principalement au Canada les efforts sont là et vont continuer. Cependant, lorsqu’on regarde ce qui se fait dans le monde pour la cause, soit à peu près rien, et le résultat de ces rencontres sociales bidons comme à l’ONU, nous sommes en droit de se demander si nous sommes les seuls à vouloir coopérer et faire sa part. Ça fait plus de 40 ans qu’on en parle et ça continue de se détériorer. Le message ne passe pas parce que les incitatifs tardent à s’imposer.

LES MÉDECINS SPÉCIALISTES DU QUÉBEC, LES MIEUX PAYÉS AU PAYS

Sans tambour ni trompette, les médecins spécialistes du Québec ont vu leur rémunération MOYENNE bondir de 80 000 $. Ils sont maintenant mieux rémunérés que ceux de l’Ontario. On parle maintenant d’un salaire MOYEN de 428 941 $. Moyen voulant dire que certains gagnent moins, mais d’autres plus. Ça fait 1 175 $ chacun des jours de l’année… à des années lumières du salaire minimum. Tout ça gracieuseté de l’ancien ministre Barrette.

L’actuel gouvernement a bien l’intention de sabrer dans les salaires de ces fortunée toubibs mais l’action tarde à se manifester. Et au bout du compte est-ce que la santé s’est améliorée au Québec ? Non ! Tout est à l’étude depuis des temps immémoriaux. On en parle… on en parle…

Samedi de rigoler

Ah, enfin samedi. Quel beau jour pour relaxer et prendre son temps de savourer son premier café… Alors pour vous faire débuter votre journée par un sourire, quoi de mieux que quelques blagues… Bonne journée et souriez !

Un homme décide de joindre un monastère et de devenir moine. L’abbé lui dit :

– Notre ordre valorise le silence avant tout. Vous n’aurez le droit de parler qu’une fois à tous les quinze ans.

L’homme répond :

– D’accord !

Et se prête aux formalités nécessaires pour joindre le monastère.

15 ans plus tard, l’abbé vient le voir et lui dit :

– 15 ans ont passé. Qu’avez-vous envie de dire ?

L’homme répond :

– La soupe manque de sel.

L’abbé fait « oui » de la tête et s’éloigne. 15 autres années passent. L’abbé revient voir l’homme et lui dit :

– 15 ans ont passé à nouveau. Qu’avez-vous envie de dire ?

L’homme répond :

– Les matelas sont un peu trop durs.

Encore une fois, l’abbé hoche la tête et continue son chemin. 15 ans plus tard, l’abbé revient voir l’homme. Il dit :

– 15 ans ont passé, encore une fois. Qu’avez-vous envie de dire ?

L’homme dit :

– En fait, je crois que je vais quitter le monastère. Ça ne me convient pas, ce style de vie.

L’abbé répond :

– Je dois dire que je ne suis pas surpris. Vous n’avez pas cessé de vous plaindre depuis votre arrivée…

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Un guérisseur a un petit bureau en ville où il reçoit des patients. Une affiche à la fenêtre dit :

« Traitement 20 $ – Obtenez 100 $ si vous n’êtes pas guéri. »

Un avocat qui passe par là voit tout de suite une occasion de gagner 100 $. Il entre dans le bureau et dit :

– J’ai perdu le sens du goût.

Le guérisseur dit :

– Infirmière! Allez me chercher le médicament qui se trouve dans la boîte 22, et versez-lui-en trois gouttes sur la langue.

L’avocat recrache le médicament et dit :

– Beurk. Ce n’est pas un médicament, c’est de l’huile à moteur !

Le guérisseur dit :

– Bravo, vous avez retrouvé votre sens du goût. Ça fera 20 $.

L’avocat, irrité, lui donne son argent et part. Il revient quelques jours plus tard, déterminer à gagner 100 $.

– Je suis amnésique, dit-il. Je ne me rappelle plus de rien.

Le guérisseur dit :

– Infirmière! Allez me chercher le médicament qui se trouve dans la boîte 22, et versez-lui-en trois gouttes sur la langue.

L’avocat répond :

– Ah non ! Je n’en veux pas. C’est de l’huile à moteur. Vous m’en avez donné la dernière fois.

Le guérisseur dit :

– Vous avez retrouvé la mémoire. Ça fera 20 $.

Rouge de honte et de colère, l’avocat lui donne son argent et s’en va. Il revient une semaine plus tard, convaincu que cette fois, il obtiendra les 100 $.

– Je suis devenu aveugle, dit-il. Je ne vois plus rien.

Le guérisseur répond :

– Je suis désolé, je n’ai pas de cure pour cela. Voici 100 $.

L’avocat dit :

– C’est un billet de 20 $ ça, pas de 100 $.

Le guérisseur répond :

– Excellent, vous avez retrouvé la vue. Ça fera 20 $…

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Un éleveur de poulets entre dans un bar, s’assoit à côté d’une femme et commande un verre de champagne. La femme sursaute et dit :

– Parle-moi de ça ! Moi aussi je viens de demander un verre de champagne !

– Quelle coïncidence, dit l’éleveur, c’est un jour très spécial pour moi que je veux célébrer.

– C’est très spécial pour moi aussi, et moi aussi je célèbre cette occasion, dit la femme.

– Non mais, quelle coïncidence, dit l’homme.

Comme ils cognent leurs verres ensemble, l’éleveur demande, et que célébrez-vous ?

– Mon mari et moi avons essayé pendant des années pour avoir des enfants, et aujourd’hui mon gynécologue m’a annoncé que j’étais enceinte !

– Quelle coïncidence, dit l’homme, je suis éleveur de poulets et pendant des années mes poules ont été infertiles, mais aujourd’hui finalement, elles se sont mises à pondre des œufs.

– Formidable ! dit la femme et comment vos poules sont-elles devenues fertiles ?

– J’ai utilisé un coq différent, répliqua-t-il…

La femme sourit et dit :

– Quelle coïncidence…

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Le professeur a donné un travail à ses élèves d’une classe de cinquième :

– Demandez à vos parents de vous raconter une histoire avec une morale à la fin.

Le lendemain, les enfants reviennent et, un par un, commencent à raconter leurs histoires. Il y avait toutes sortes d’histoires… du lait renversé au dollar sauvé. Seul Pierre n’avait rien raconté.

– Pierre, as-tu une histoire à partager avec nous ?

– Oui madame! Mon papa m’a raconté une histoire au sujet de ma maman. Elle était pilote de guerre et son avion a été touché. Elle a dû s’éjecter au-dessus du territoire ennemi, et tout ce qu’elle avait, c’était une bouteille de whisky, un pistolet et un couteau de survie. Elle a bu le whisky en descendant afin que la bouteille ne se brise pas, et puis son parachute la déposa au milieu de 20 rebelles irakiens. Elle en a abattu 12 avec son pistolet, jusqu’à ce qu’elle manque de balles. Puis, elle en a tué 4 de plus avec son couteau, jusqu’à ce que la lame se brise. Enfin, elle a tué les 4 derniers avec ses mains nues.

– Seigneur ! dit le professeur horrifié. Qu’est-ce que ton papa t’a dit au sujet de la morale de cette histoire horrible ?

– Qu’il ne faut pas faire chier maman quand elle a bu !

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Une jolie blonde va voir son père et lui demande :

– Papa, je n’ai pas compris. Mon copain m’a dit que j’avais un joli châssis, de beaux amortisseurs et un magnifique pare-chocs. Qu’est-ce que cela veut dire ?

– Ce n’est rien, ce sont des termes de mécanique souvent employés par des hommes… Tu diras à ton copain de ma part, que s’il ouvre le capot pour mettre de l’huile dans le moteur, je lui arrache son levier de vitesse.

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Un gars roule dans la campagne en Beauce lorsqu’il voit une affiche « CHIEN PARLANT À VENDRE » sur la devanture d’une vieille maison délabrée. Il sonne à la porte et le propriétaire lui dit que le chien est dans la cour. Rendu dans la cour, le gars voit un beau Labrador noir.

– Tu parles ? demande-t-il ?

– Yep, lui répond le Labrador.

Estomaqué, le gars dit :

– Raconte-moi ton histoire ?

– OK, dit le Labrador, quand je me suis aperçu jeune que je pouvais parler, j’ai décidé d’aider le gouvernement, et la GRC m’a recruté. On m’expédia à travers le monde auprès de nos ambassades dans plusieurs pays pour espionner les chefs d’état étrangers. Je fus l’un de leurs espions le plus efficace au cours des huit années suivantes.

Mais, le décalage horaire m’a usé, et comme je prenais de l’âge, j’ai décidé de ralentir mes activités. J’ai accepté une petite jobine à l’aéroport Pierre E. Trudeau comme agent de sécurité. À force de renifler des personnages à l’aspect louche et prêtant l’oreille aux chuchotements, j’ai découvert un tas des transactions illicites, et je fus décoré de nombreuses médailles. Et un jour je me suis marié, j’ai eu une trâlée de chiots, et maintenant je suis retraité.

Le gars n’en croit pas ses yeux. Il retourne vers le propriétaire et lui demande combien il veut pour son chien.

– Dix piastres, lui dit le propriétaire.

– Hein ? Dix dollars ? Ce chien est incroyable ! Pourquoi diable le vendez-vous si peu cher ?

– Parce que c’t’un péteux de broue, jamais sorti d’la cour.

Et Gilles a parfaitement raison

Il faut se réjouir de l’arrivée du ministre Simon Jolin-Barrette dans le dossier de la langue au Québec. Quand on l’a vu travailler avec la loi 21 sur la laïcité au Québec, c’est définitivement l’homme de la situation. Celui qui pourrait faire en sorte de renforcir la langue française au Québec qui a grandement besoin de muscle.

Récemment, alors que j’observais les raisons sociales dans mon patelin à La Prairie, je suis tombé sur deux raisons sociales voisines et anglicisées, sur le Chemin de St-Jean.

La première, l’académie préscolaire Kreative Kidz et, la seconde, toute à côté, LEMELZHOUSE
Barbier. C’est devenu la mode et le phénomène prend de l’expansion.

Gilles Proulx, ardent défenseur de la langue française, traite de la question avec son article paru dans le Journal de Montréal d’hier, et qui me rejoint profondément. Évidemment, je ne peux faire autrement que le partager avec vous. Le voici !

NOS PURES LAINES ANGLICISÉES Gilles Proulx

Quoi de plus urgent que la francisation des immigrants ? La refrancisation des pures laines ! Un nombre aberrant de Québécois donnent des raisons sociales à consonnance anglo-américaine à leurs commerces et anglicisent notre visage.

En voyant le ministre Simon Jolin-Barrette prendre le dossier linguistique mal en point, le gouvernement Legault nous a donné l’impression que la ministre responsable de la loi 101, Nathalie Roy, avait été « tassée ».

Après les funérailles du regretté Pierre Nadeau, j’ai parlé à ladite ministre qui ne semblait pas du tout K.-O. Au contraire, elle débordait d’enthousiasme. « Cette fois, on va vous offrir du concret, M. Proulx, malgré toutes les critiques que vous avez pu m’adresser », m’a-t-elle promis, en substance.

INTROSPECTION

J’applaudis l’arrivée de Simon Jolin-Barrette dans le dossier linguistique. Je redoute néanmoins qu’avec lui, on se concentre trop sur la francisation des immigrants et pas assez sur les problèmes ataviques des non-immigrants.

Qui a nommé son bar à Hochelaga le Blind Pig ? Ou son marché gastronomique le Time Out Market ? Pensons aussi au Royalmount qui va « Dix30iser » notre île pas encore assez quétaine. Sortons de Montréal : souvenons-nous que les Sorelois ont choisi de rebaptiser leur Festival de la Gibelotte le… Gib Fest !

On voit bien que les pires ennemis de la francisation, ce sont encore des Québécois.

LA PAILLE ET LA POUTRE

« Je veux bien qu’on parle de francisation des immigrants, ai-je répondu à la ministre Roy. Mais si nos nouveaux venus baignent dans des villes aux vitrines anglicisées, à quoi bon essayer ? »

Toute promotion vigoureuse du français auprès des immigrants doit aussi viser nos « zozos » locaux qui dépersonnalisent et anglicisent nos villes. « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans le tien ? » disait à ce sujet un certain Jésus, du moins si j’en crois un de ses évangélistes.

Un patriote parti trop tôt

Pierre Falardeau nous quittait en 2009. Dix années sont déjà passées et encore aujourd’hui il n’est toujours pas oublié. Ce grand Québécois qui n’avait pas peur des mots aura laissé un héritage culturel hors de prix à toute une communauté fière d’être ce qu’elle est.

Grande amie de Pierre Falardeau, Josée Legault lui a rendu un vibrant hommage, hier, dans sa chronique du Journal de Montréal. Un texte très touchant que je veux partager avec vous aujourd’hui.

PIERRE FALARDEAU, L’HOMME AU GRAND CŒUR Josée Legault

Il y a dix ans aujourd’hui même, Pierre Falardeau nous quittait. À 62 ans, le cancer l’avait emporté loin des siens. Grand cinéaste, brillant auteur et redoutable polémiste, il brassait toutes les cages. Derrière son personnage de « grande gueule » se cachait un esprit fin, un courage d’irréductible et un très grand cœur.

Des Québécois de toutes origines l’aimaient parce qu’il était vrai. Sa soif d’indépendance, pour son peuple et les gagne-petit, suintait d’une intense sincérité. Sa liberté de dire et de créer lui était précieuse. Dans une société bardée de chartres des droits, toute sa vie il a pourtant dû se battre pour la sienne.

Pierre était un homme droit, cultivé, curieux, drôle, passionné et bon. D’où l’entièreté de son œuvre et de ses combats épiques pour l’indépendance, ou encore contre les poltrons de Téléfilms Canada entêtés à tout faire pour l’empêcher de tourner ses films trop « dérangeants ».

CONVERSATIONS ANIMÉES

Pierre, pour moi, c’était l’homme des longues conversations animées. Que ce soit sur l’avenue Mont-Royal – auquel cas, plein de gens se joignaient à la discussion parce que Pierre, c’était Pierre –, ou dans des soupers amicaux chez ses potes.

Pierre, c’est celui qui, apprenant mon diagnostic de cancer, m’avait appelé pour me dire : « Écoute, Josée, tu vas être fatiguée pendant tes traitements. Faque, si tu as besoin que je vienne laver tes planchers, tes fenêtres, n’importe quoi, je vais le faire ! » Pierre, toujours le cœur prêt, toujours terre-à-terre.

Pierre était l’homme de toutes les audaces, même les plus discrètes. Un exemple parmi d’autres. Une fois par semaine, j’allais prendre un martini au Ritz avec un ami. Un moment donné, j’invite Pierre à venir prendre le thé au Ritz. « Es-tu folle ? », qu’il m’a lancé. Après quelques minutes, il s’est ravisé : « Ok ! On va aller manger des p’tits sandwichs pas de croûtes aux concombres. »

NOTRE APRÈS-MIDI AU RITZ

Ce que nous fîmes. Je ne vous dis pas l’effet bœuf de son entrée dans le chic salon du Ritz. Les serveurs nous ont offert la meilleure table. Et vous savez quoi ? Parmi eux se trouvait de grands fans de Pierre. Eh oui, au Ritz. Ils nous ont apporté un superbe service de thé, y compris de délicieux petits sandwichs aux concombres.

On a mangé. On a refait le monde. Sur notre départ, deux dames se sont avancées vers nous : « Êtes-vous Pierre Falardeau ? « Une fois la chose confirmée, elles lui ont dit toute leur admiration et demandé son autographe. Peu après, interloqué par toute l’expérience, Pierre m’a demandé : « Coudonc, as-tu arrangé tout ça avec le gars des vues ? » « Eh non, que je lui ai dit, le monde t’aime. C’est tout. » Pas besoin de vous dire qu’on en a reparlé souvent.

Pour ses funérailles, on m’avait demandé d’être analyste pour la cérémonie diffusée sur LCN. La journée fut éprouvante. Je pensais à ses enfants, ses amis, son amour et complice de toujours, Manon, de même qu’à mes moments privilégiés avec Pierre.

Depuis, le relire, revoir ses films et ses documentaires, c’est le garder vivant pour mieux s’abreuver de son courage. Bonne éternité, cher Pierre.

La leçon de français (61)

LE PRÉSENT DU SUBJONCTIF : ÊTRE AVOIR – VERBES DES 1ER ET 2E GROUPES

Règles

Le subjonctif exprime un doute, un désir, un souhait, un ordre, un regret, un conseil, une supposition… Les verbes au subjonctif sont généralement inclus dans une proposition subordonnée introduite par « que ».

Les verbes être et avoir ont des formes particulières.

Il faut que j’aie de la patience et que je sois attentif.

Il faut que tu aies de la patience et que tu sois attentif.

Il faut qu’elle ait de la patience et qu’elle soit attentive.

Il faut que nous ayons de la patience et que nous soyons attentifs.

Il faut que vous ayez de la patience et que vous soyez attentifs.

Il fait qu’ils aient de la patience et qu’ils soient attentifs.

Pour tous les autres verbes, les terminaisons sont identiques. Au 1er groupe, elles s’ajoutent au radical, au 2e groupe on intercale l’élément « -iss » entre le radical et les terminaisons.

Il faut que j’écoute les consignes et que j’obéisse.

Il faut que tu écoutes les consignes et que tu obéisses.

Il faut qu’elle écoute les consignes et qu’elle obéisse.

Il faut que nous écoutions les consignes et que nous obéissions.

Il faut que vous écoutiez les consignes et que vous obéissiez.

Il faut qu’ils écoutent les consignes et qu’ils obéissent.

Exercices

1- Quels pronoms personnels complètent cette phrase ?

… croyais que … m’appelleriez dans l’après-midi; … n’en fut rien.

A) Tu / nous / elle – B) Il / vous / il – C) Je / vous / il – D) Elle / vous / il

2- Complétez la phrase avec le seul verbe conjugué au présent du subjonctif.

Il serait fâcheux que vous … alors que vous êtes presque arrivées

A) faiblissiez – B) faiblissez – C) faiblirez – D) faibliriez

3- Complétez la phrase avec la forme verbale qui convient.

Je vous quitte car j’… un rendez-vous urgent.

A) ait – B) ai – C) aies – D) aie

4- Quelle proposition complète cette phrase ?

Il est dommage que Kévin …

A) … ne réfléchit pas avant de répondre.

B) … ne réfléchisses pas avant de répondre.

C) … ne réfléchisse pas avant de répondre.

D) … ne réfléchira pas avant de répondre.

5- Quelle est la terminaison correcte du verbe en gras ?

Il est possible que ce chemin about… au bord de la falaise; faites attention.

A) isses – B) isse – C) iras – D) it

6- Quels verbes complètent cette phrase ?

Je … que ce chien n’… pas faim, mais qu’il … soif.

A) pense / a / aies – B) pensait / ait / ait – C) pense / ait / a – D) pense / a / a

7- Quelle est la seule forme verbale en gras qui n’appartient pas à un verbe du 1er groupe ?

A) Il arrive que nous graissions la chaîne de notre vélo.

B) Il arrive que vous disparaissiez.

C) Il arrive que nous laissions notre sac au collège.

D) Il arrive que vous vous baissiez trop vite.

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) C – 2) A* – 3) B** – 4) C – 5) B – 6) D*** – 7) B
* On notera que la forme de la 2e personne du pluriel du présent du subjonctif est identique à celle de l’imparfait de l’indicatif.
** On peut opérer une substitution avec un verbe du 3e groupe : « Je vous quitte car j’attends un rendez-vous. » Le verbe est au présent de l’indicatif.
*** Avec le verbe « croire » dans la principale, le verbe de la subordonnée est à l’indicatif.

Le fric aux médecins : il faut colmater la brèche

S’il est un article intéressant qui parle de la rémunération des toubibs du Québec, devenus les mieux payés au monde, c’est bien celui de Jean-Denis Garon, professeur à l’École des sciences de la gestion à l’UQÀM, qui préconise de repenser le débat sur leur rémunération. En effet, nous sommes les CONtribuables qui payons toujours la note pour des services qui sont de plus en plus longs à obtenir.

Il nous renseigne notamment sur les entourloupettes qui permettent aux médecins de bénéficier d’avantages fiscaux importants comme l‘incorporation, sans risques commerciaux.

Il faut définitivement colmater la brèche !

Parue dans les pages ARGENT du Journal de Montréal du 9 septembre dernier, c’est la lecture que je vous propose aujourd’hui.

REPENSER LE DÉBAT SUR LA RÉMUNÉRATION DES MÉDECINS Jean-Denis Garon

Depuis quelques années, les médecins ont perdu beaucoup de points dans l’opinion publique québécoise. C’est plutôt leur rémunération qui fait jaser.

C’est une chose tout à fait saine. En 2017-2018, nos quelque 22 000 médecins ont empoché plus de huit milliards de dollars. On parle donc de plus de 20% du budget de la santé et des services sociaux. Et de 10,4% de toutes les dépenses de programmes du gouvernement québécois.

RATTRAPAGE SALARIAL

Depuis le début des années 2000, la rémunération médicale fait l’objet d’un rattrapage salarial par rapport à la moyenne canadienne. Depuis le gouvernement Landry, seul celui de Pauline Marois s’est engagé à ralentir ce train en marche.

Le débat du rattrapage doit aujourd’hui se fermer. Une analyse statistique présentée par l’Institut du Québec vient de nous le confirmer. En tenant compte du coût de la vie, nos médecins sont les plus gâtés parmi les plus gâtés. Ils sont aussi parmi les mieux payés au monde.

ÉQUITÉ

Le débat doit aujourd’hui se tourner vers les autres aspects de cette rémunération. Parce qu’il n’est pas clair qu’elle soit équitable. Ni efficace, d’ailleurs.

Notre PIB par habitant est inférieur à celui du Canada.

Plusieurs provinces ont ainsi plus de marge de manœuvre que le Québec. Pourquoi utiliser le reste du Canada comme comparatif pour la rémunération de nos médecins ?

Il n’est pas clair que les écarts salariaux avec le reste du Canada ou les États-Unis les feront fuir. Les conditions de pratique aux États-Unis sont rebutantes et immorales pour plusieurs d’entre eux : risques de poursuites, coût des assurances, nature privée du système, la culture.

Pour les médecins francophones, il y a aussi la langue.

Les médecins bénéficient d’avantages fiscaux qui sont hors de portée pour le salarié ordinaire. On leur donne le droit de s’incorporer, ce qui leur procure une flexibilité fiscale normalement réservée aux entrepreneurs.

Connaissez-vous beaucoup d’entrepreneurs qui ne prennent pas de risque d’affaires ? Dont les revenus proviennent d’un client unique… le gouvernement ? Qui se regroupent en fédérations pour négocier leur rémunération avec l’État ?

EFFICACE ?

Les gouvernements des provinces canadiennes se comportent comme des rivaux.

Les provinces de l’Ouest rivalisent pour ne pas que leurs médecins, plus mobiles que les nôtres. Migrent d’une province à l’autre, ce qui faut augmenter la rémunération canadienne moyenne. Le Québec a décidé de suivre ce comportement, avec un peu trop d’ardeur.

En outre, les médecins jouissent d’une liberté professionnelle enviable qui, au moment de facturer la Régie de l’assurance maladie, peut s’avérer très rémunératrice… Le Collège des médecins du Québec n’a pas les ressources pour s’assurer de la pertinence de tous les actes médicaux. La rémunération à l’acte devrait être reconsidérée et mieux encadrée.

Finalement, il existe des disparités importantes entre les spécialités médicales. Ainsi, les mieux payés au Québec sont souvent les radiologistes ou les ophtalmologistes. Est-il possible que des rémunérations individuelles dépassant les 1,8 millions de dollars soient le reflet des problèmes d’incitatifs du système actuel ?