Des parents mous

Assez véridique l’article de Richard Martineau d’hier, dans les pages du Journal de Montréal. Un constat que je partage sur la responsabilité des parents versus leurs enfants. Il frappe dans le mille avec cette société de parents mous qui ne sont plus les parents de leurs enfants mais des amis.

Les mamans à l’aube de la quarantaine se déguisent en adolescentes avec leur nombril percé d’un bijou, ou quelque chose du genre, sans oublier la mode des tatouages. Elles veulent ressembler à leur adolescente et revenir à leur jeunesse. Qu’est-ce qu’on fait de la hiérarchie familiale ? Des valeurs qui se perdent parce que l’autorité parentale est disparue. La triste nouvelle réalité de l’enfant roi.

Le même phénomène se développe aussi chez les personnes en autorité de notre société. Ils gagnent le gros salaire mais au niveau de la prise de décision et de la gestion, leurs carences éducationnelles ressortent, étant probablement issus de la génération qui graduaient malgré une note sous le seuil du passage et pour qui « doubler » était une conséquence inconnue et un objectif complètement dépassé et loin d’être inquiétant.

Tout ceci nous amène à cette société de mou, absente de prendre ses propres responsabilités et qui demande toujours aux gouvernements de décider à leur place.

À tout événement, si vous ne l’avez pas lu, c’est l’article que je partage avec vous aujourd’hui, en cette journée de l’Action de Grâces. Bon congé pour qui en profite.

LES GRANDS ENFANTS Richard Martineau

Des parents qui poursuivent les créateurs du jeu Fortnite parce que leurs enfants y sont accros.

Des consommateurs qui demandent une loi pour que les géants de la malbouffe cessent d’utiliser des petits personnages sympathiques pour attirer les enfants.

Des francophones qui aimeraient que le gouvernement adopte une loi interdisant l’utilisation de l’expression « Bonjour-Hi » dans les commerces.

LES MOLASSONS

À quand une loi obligeant les citoyens à prendre leurs responsabilités ?

Tu trouves que ton enfant joue trop à Fortnite ? Eh bien, après une heure, ferme la télé et déplogue sa console de jeu !

Ton enfant te demande d’acheter des céréales hyper sucrées parce qu’il aime la mascotte qui est sur la boîte ? Refuse !

Tu n’aimes pas que les employés de ton magasin de vêtements préféré s’adressent à toi en anglais ? Exige de te faire servir dans ta langue, ou sors !

Après ça, on se plaint que l’État est trop gros et que le gouvernement prend trop de place…

Duh !

L’homme occidental est devenu tellement dépendant de l’État qu’il n’est plus capable de se prendre en main…

C’est fou tout ce qu’on pellette dans la cour du gouvernement.

« Ma mère est dans un CHSLD et la bouffe qu’on lui sert est dégueulasse. De plus, elle n’a qu’un bain par semaine ! »

Va la voir une fois par semaine, apporte-lui des gâteries et profites-en pour lui faire un brin de toilette !

« Mon fils est impertinent avec moi, on n’apprend plus la politesse à l’école… »

Mets tes culottes et fais-toi respecter ! Coudonc, va-t-on demander au gouvernement de nous torcher chaque fois qu’on va au petit coin ?

ALLÔ MAMAN BOBO

On dit que Fortnite crée une dépendance.

Savez-vous ce qui rend les gens dépendants ? Un gouvernement omniprésent qui répond à chacun de nos besoins.

Comme l’a écrit Johanne Marcotte dans son livre Pour en finir avec le gouvernemaman : « Pendant des décennies, le discours politique nous a invités à nous abandonner à la prise en charge par un État bienveillant. Le citoyen doit maintenant retrouver sa liberté et se réapproprier ses responsabilités ».

Auteur du pamphlet La grande nurserie, le Français Mathieu Laine dit la même chose.

« À mon sens, les pouvoirs publics n’ont pas à dire aux enfants ce qu’ils doivent manger, c’est le rôle des parents. Vous croyez que nos grands-mères avaient besoin de messages d’un haut comité de santé publique pour savoir ce qu’il fallait mettre dans les assiettes ?

L’État nous prend pour des enfants incapables de gérer nos vies et intervient en permanence pour nous dicter notre bonne conduite. Et pour la meilleure raison du monde : notre bien-être. »

Laine a raison. Mais il oublie une chose – une chose importante, capitale.

Si l’État nous traite comme des enfants, c’est que nous nous comportons comme des enfants !

Toujours accrochés à ses mamelles…

NOTRE FAUTE

On dit qu’on est tannés de voir des candidats nous promettre mers et mondes lors des campagnes électorales.

Mais on leur demande mers et mondes !

Voteriez-vous pour un politicien qui vous regarderait droit dans les yeux et vous dirait qu’il est temps que vous preniez vos responsabilités ?