Une première journée froide

Au premier temps de cet article, je veux vous remercier, tous et toutes, pour vos bons mots prônant d’être prudent sur la route. C’est toujours intéressant de se faire souhaiter de bonnes choses, en dehors de nos anniversaires, et j’aimerais que vous preniez ces remerciements comme personnels. Ces bonnes habitudes à commenter mes écrits m’encouragent à toujours continuer. C’est mon combustible personnel, mon Viagra.

Déjà une première journée de passée sur la route et après avoir parcouru près de 1200 km, c’est à Thornburg, au sud de Washington que nous nous reposons.

Côté température, le manteau d’hiver était encore de mise parce que le mercure hier matin indiquait -1°C en fin de nuit. Un vent vif du Nord, assez désagréable et persistant, malgré les nuages et quelques éclaircies, nous rappelait que nous avions fait les bons choix vestimentaires. Présentement, il est 23h30 et un 8°C s’affiche au thermomètre, ici en Virginie.

Et quel plaisir de rouler sur les tapis de billards. Les Adirondacks, sont à proximité du Québec et pourtant, un monde sépare la qualité du revêtement routier. C’est tellement relaxant que le danger de s’endormir au volant devient un facteur non-négligeable. On prend du café !

Curieusement, je dirais que c’est à peu près le seul côté positif à sillonner nos routes au Québec; impossible de s’endormir !

Autre point positif aux USA, le prix du pétrole à la pompe… Wow ! Imbattable. Ma bagnole requiert de l’essence à haut indice d’octane et si je converti le prix au litre, incluant le taux de change, en dollars canadiens, j’arrive aussi peu que 80 cents pour chaque litre… de super 93 (3,03 U$ le gallon). Les autres pleins variaient entre 3,35 U$ et 3,39 U$ le gallon, le « 93 » étant la norme généralement,

Chez nous, mis à part Pétro-Canada qui vend du 94, l’octane maximum est rarement du 91. C’est en majorité du 89. Actuellement, chez Costco, l’essence super vacille autour de 1,30 CDN$.

Nous n’avons pas rencontré nos amis Carole et Marcel, mais les nouvelles qu’ils me fournissent, et surtout leur proximité, laissent présager que nous pourrions possiblement les rencontrer sur l’Interstate 75, dimanche. Sait-on jamais ! On a plus de chance de les rencontrer que de gagner à la loterie.

La Thanksgving ? Ça ne paraît pas beaucoup ici sur les routes et les stationnements d’hôtels sont assez tranquilles, voire déserts. Par contre, les centre-commerciaux débordent. C’est la folie furieuse. La course aux aubaines, ça rend malade. C’est tellement débile qu’après le jeudi fou, il y a le vendredi fou, le samedi fou, le dimanche fou et le lundi cyber-fou ! C’est fou ! C’est carrément Noël en novembre pour les « Zamaricains ».

C’est la seconde expérience de se rendre en Floride en pleine période de Thanksgiving et, ma foi, c’est le meilleur temps.

Aujourd’hui, seconde étape du voyage et si tout se déroule comme prévu, le Nord de la Floride pourrait être notre second arrêt… et on va se dévêtir un brin !

En route…

Pour la plupart d’entre vous, au moment où vous lirez ces lignes, nous aurons mis le cap vers le Sud. À nous la végétation verdoyante et les palmiers qui nous indiquent que l’été est encore à l’extrême sud.

Évidemment, il nous faudra une bonne trentaine d’heures pour franchir la distance, mais l’arrivée nous fera oublier les rigueurs de l’hiver, surtout en roulant sur les belles autoroutes américaines.

Alors dès 5 heures, la bagnole bien remplie, nous prenons le large afin de passer la frontière à l’aube, dans une circulation calme et parsemée de quelques travailleurs matinaux. On prendra le petit déjeuner en chemin après avoir fait le plein d’essence à une fraction du prix canadien, taux de change inclus.

Comme à l’habitude, tous les jours vous serez informés de nos notes journalières et de nos destinations de repos en fin de journée. Nous devrions atteindre notre site hivernal en après-midi dimanche et qui sait, peut-être croiser nos amis qui sont aussi en route pour la Floride.

Ne soyez pas surpris si mes écrits tardent un peu et spécialement dimanche le premier décembre. Le temps de s’installer et surtout de brancher l’Internet, ça peut demander une certaine période. J’ai quelques articles en réserve et préprogrammés.

Autre tradition qui revient cette année, les contes de Noël refont surface dès le 2 décembre. Retrouvez votre cœur d’enfant que ce dernier mois de l’année nous amène avec toutes ces festivités partout. C’est Noël qui approche.

Automobilistes vs cyclistes et piétons : pas de taille.

C’est connu, automobilistes, cyclistes et surtout les piétons sont rarement de taille entre eux. Les agissements de ces deux derniers exaspèrent les premiers; pas d’arrêts obligatoires, circulation sur les trottoirs, passer sur les feux rouges, marcher avec écouteurs et téléphone en main, bref, le non-respect du Code de sécurité routière. Forcément les contacts avec les automobilistes font des victimes. De triste décès évitables par de simples gestes responsables.

Le 23 novembre dernier, Joseph Facal en a fait le sujet de son article dans les pages du Journal de Montréal, que j’approuve sans réserve. Ce n’est pas toujours la faute du plus imposant, en l’occurrence l’automobiliste. Les plus vulnérables doivent également se discipliner, quitte à se voir remettre des constats d’infraction.

LES AUTOMOBILISTES N’ONT PAS TOUS LES TORTS Joseph Facal

Ce n’est pas d’hier que les relations entre automobilistes, piétons et cyclistes sont difficiles chez nous.

La Ville de Montréal va donc ajouter des feux pour piétons : un petit bonhomme lumineux leur dira quand traverser, et on rallongera le temps disponible de quelques secondes.

Dur d’être contre quand on sait que 19 piétons sont morts depuis le début de l’année à Montréal, heurtés par des autos.

La Ville de Québec veut lancer une campagne pour contrer ce qu’elle appelle les « mentalités préconçues » des automobilistes à l’endroit des cyclistes.

Dur d’être contre quand on voit les attitudes de certains conducteurs.

GÉNÉRALISÉ

Suis-je seul à ressentir pourtant un malaise ?

D’abord, les « mentalités préconçues » et l’arrogance ne sont pas le monopole de l’automobiliste.

Ensuite, le non-respect des lois me semble aussi répandu, peut-être même plus, chez les piétons et les cyclistes.

Quand la Ville de Québec nous donne un exemple de préjugé à combattre que « les piétons traversent n’importe où, n’importe comment », désolé, mais c’est un « préjugé » qui se rapproche dangereusement de la réalité.

Certes, comme le chauffeur d’une automobile peut faire infiniment plus de dégâts, il est normal qu’on le surveille de plus près.

Mais combien de fois voit-on un piéton traverser au milieu de la rue, et non à l’intersection ?

Combien de fois voit-on un piéton traverser la rue avec les oreilles bouchées par ses écouteurs, ou le nez dans son cellulaire, ou les deux ?

La nature nous a donné cinq sens pour nous orienter : la vue, l’ouïe, le goût, le toucher et l’odorat.

Théoriquement, deux de ceux-là ont mobilisés sur la route.

Le piéton aux oreilles bouchées et aux yeux baissés n’en utilise aucun.

Vous pensez que celui-là va respecter le petit bonhomme lumineux qui lui dira d’attendre ?

Si vous froncez les sourcils ou le klaxonnez, il gueulera et donnera un coup de poing sur votre capot.

Et combien de fois voit-on un vélo rouler en sens inverse ou sur le trottoir ?

Combien de fois voit-on un vélo faire comme si les panneaux d’arrêt ne le concernaient pas ?

Combien de fois un cycliste hurle parce qu’il est frôlé, alors que la rue est étroite et qu’il n’y a pas de piste cyclable ?

Pire, avec nos accumulations de neige qui réduisent la largeur de la chaussée, l’usage du vélo est forcément plus dangereux entre novembre et avril.

Ah, mais c’est qu’ils ont le « droit » ! C’est justement l’un des problèmes de notre époque : le droit justifie de congédier prudence et bon sens.

POLICE

C’est comme si leur vulnérabilité mettait forcément cyclistes et piétons dans le bon camp. La présomption de culpabilité pèse sur l’automobiliste.

Je serais curieux de savoir combien de constats d’infraction la police distribue aux piétons et aux cyclistes.

Être le plus vulnérable ne donne pas tous les droits et ne signifie pas forcément que vous avez raison.

La leçon de français (70)

LES HOMOPHONES LEXICAUX

Règles

Les homophones sont des mots dont la prononciation est identique, mais dont l’orthographe et la signification sont différentes. Seul le contexte ou la consultation d’un dictionnaire permettent de lever les ambiguïtés.

L’épreuve de saut en hauteur – Porter un seau – Il n’y a pas de sot métier – Parles sous le sceau du secret

Certains homophones ne se distinguent que par la présence d’un accent.

Un fruit mûr – S’appuyer contre le mur

Ouvrir une boîte de chocolat – Boiter légèrement

Les homophones peuvent être de natures grammaticales différentes.

– nom : Le temps est au beau fixe.

– verbe : Je tends la main à mon ami.

– adverbe : Il a tant plu que la rivière déborde.

Quelques mots homophones sont difficiles à distinguer car ils appartiennent à la même famille : honorer un martyr mais souffrir le martyre.

Astuce ! À l’oral, il faut s’en remettre au sens pour distinguer les homophones.

Kandinsky fut un précurseur de l’art abstrait.

Le charcutier découpe une tranche de lard.

Exercices

1- Quel mot complète cette phrase ?

Un nombre … est-il toujours divisible par deux ?

A) père – B) paire – C) pair – D) perd

2- Par quel nom peut-on remplacer le mot en gras ?

Connais-tu la formule pour calculer la surface d’un trapèze ?

A) l’aire – B) l’ère – C) l’air – D) l’ers

3- Quel mot complète cette phrase ?

La … est utilisée depuis l’Antiquité dans la construction des bâtiments.

A) chaud – B) chaux – C) chaut – D) show

4- Complétez la phrase avec le mot qui convient.

Si M. Tardy commande un fauteuil de salon, il devra verser des … .

A) ares – B) arts – C) arrhes – D) harts

5- Complétez la phrase comme il convient.

Je refuse de prendre … dans cette querelle stupide.

A) partie – B) partis – C) parti – D) partit

6- Par quel mot peut-on remplacer le mot en gras ?

Si vous êtes piqués par un insecte, cela peut être très douloureux.

A) temps – B) taon – C) tant – D) tend

7- Complétez la phrase comme il convient.

La chaleur est si intense que je transpire par tous les … de ma peau.

A) ports – B) porcs – C) pores

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) C* – 2) A** – 3) B*** – 4) C**** – 5) C – 6) B***** – 7) C
* RAPPEL : pour distinguer les homophones, il faut s’aider du sens de la phrase puis consulter un dictionnaire.
** « L’ers » est une légumineuse bien connue des cruciverbistes. « L’ère » est une période de très longue durée.
*** « Chaut » est la 3e personne du singulier du présent de l’ancien verbe « chaloir » qui signifiait « importer ». Il n’est plus employé que dans l’expression « peu me chaut » qui signifie « peu m’importe ».
**** « L’are » est une mesure agraire et « l’hart » un vieux mot français qui désigne un lien d’osier pour attacher les fagots.
***** ATTENTION : le nom « taon » doit être prononcé [ tã ].
 

Point de droit

RÉGLER SES COMPTES SUR FACEBOOK

La liberté d’expression est un des piliers de notre société. Mais l’une des limites à la liberté d’expression, c’est le droit à la réputation.

Alors si l’envie vous prend de régler vos comptes sur Facebook, gare à la diffamation… Vos écrits pourraient vous coûter cher !

QU’EST-CE QUE LA DIFFAMATION ?

Diffamer quelqu’un, c’est communiquer des propos ou des écrits qui font perdre l’estime ou la considération de cette personne. La diffamation reste de la diffamation, peu importe le médium utilisé : que ce soit dans la « vraie vie » ou sur les médias sociaux, elle est donc traitée de la même façon.

Si vous tenez des propos diffamatoires sur internet, vous commettez une faute. Si cette faute entraîne un dommage, vous pouvez être condamné à indemniser la personne que vous avez diffamée.

Voici quelques exemples de propos diffamatoires qui ont coûté cher à leur auteur.

DES CLIENTS INSATISFAITS

L’été dernier, un couple a dû payer la somme de 3500 $ à une salle de sport qu’il avait dénigrée sur sa page Facebook. Il accusait notamment les propriétaires d’être désagréables, de ne pas respecter la loi et d’être visés par une enquête de la protection du consommateur.

Le juge a conclu que ces écrits, publiés sur la page Facebook de la salle de sport, étaient mensongers, injurieux et diffamatoires. Il a également rappelé que les propos diffamatoires publiés sur les réseaux sociaux sont particulièrement destructeurs er répréhensibles.

UNE SÉPARATION DOULOUREUSE

Il y a quelques années, une femme a poursuivi son ex-conjoint pour diffamation. Elle lui réclamait la somme de 24 000 $ à la suite, entre autres, de propos tenus sur Facebook dans lesquels il la dénigrait. En défense, l’ex-conjoint a affirmé que tout le monde fait ce genre de commentaires et de remarques sur les réseaux sociaux.

Le tribunal n’a pas retenu cette défense et a considéré que les propos tenus par l’homme étaient diffamatoires et avaient pour seul but de nuire à son ancienne conjointe. Il a ainsi été condamné à payer la somme de 5000 $ pour indemniser la femme qui a souffert de ces propos.

Source : Éducaloi, JdeM, 19 nov. 2019, p. 26

Où, le massacre de la langue française va-t-il s’arrêter ?

C’est tout simplement renversant ! Dégenré le français; il, elle, entre autres, n’existent plus et sont remplacés par des mots totalement imbéciles et qui ne veulent absolument rien dire. Qui est à l’arrière de cette révolution stupide ? Le lobby LGBTQ+… une bande de quelques infimes marginaux qui outrepasse son mandat. Dans quel monde de fous vivons-nous ?

Le 19 novembre dernier, Denise Bombardier écrivait sur la question, dans les pages d’opinions du Journal de Montréal. Étant entièrement de son avis, c’est l’article que je veux partager avec vous aujourd’hui.

LE POUVOIR DU LOBBY LGBTQ+ Denise Bombardier

Ce lobby a été créé d’abord pour défendre les droits légitimes des gais et lesbiennes. Mais au fil des ans, il a été kidnappé en quelque sorte par le plus marginal des groupes, à savoir les transgenres.

L’influence hyperactive de ces derniers s’est répandue dans toutes les institutions et dans tous les secteurs d’activités. Pas étonnant que ces militants s’attaquent aussi à la langue qu’ils veulent dégenrer.

L’Office québécois de la langue française (OQLF) a été créé en 1961 pour veiller à la correction et l’enrichissement de la langue parlée et écrite. En 1977, en votant la loi 101, le gouvernement péquiste a fait accroître la portée de l’organisme et en a renforcé l’autorité. Précisons que sa mission première est de préserver le français devant l’envahissement de l’anglais.

Or sous la pression du lobby LGBTQ+, l’OQLF s’est fait piéger. Il faut dire d’abord que ses fonctionnaires travaillent avec compétence et imagination pour nous offrir la bonne traduction de nouvelles expressions anglaises. On leur doit la création du mot « courriel », dédaigné longtemps par l’Académie française, qui a fini par l’accepter, mais trop tard en un sens, puisque les Français et le reste de la francophonie avaient déjà adopté le mot « mail ».

EXIGENCES

Cela étant dit, mine de rien, l’OQLF a décidé de se plier aux exigences du lobby LGBTQ+ en dégenrant le français. C’est ainsi qu’il cautionne toutes les théories non scientifiques opposant sexe et genre, comme on le fait dans les pays anglo-saxons.

La Chambre de commerce LGBT du Québec, soutenue financièrement par l’OQLF, a trouvé une niche dans l’organisme et a réussi à l’instrumentaliser en imposant une transformation progressive de la langue française, qui se décline, on le sait, au masculin et au féminin.

Ainsi l’OQLF approuve-t-il en quelque sorte la rédaction bigenrée en proposant l’usage de termes qui combinent le masculin et le féminin. Par exemple, pour remplacer les mots frère et sœur, il propose froeur ou freureen et tancle pour désigner tante ou oncle. Ne reculant devant aucun obstacle ou aucune absurdité, l’OQLF suggère aussi qu’on remplace les pronoms ceux et celles par ceuzes et celleux et ils et elles par yels ou illes.

Les citoyens paient avec leurs taxes des linguistes qui consentent à dégenrer la langue française, ce qui revient à en détruire son génie, sa beauté et sa capacité à définir le réel.

THÉORIE

À l’UQAM, on enseigne depuis plusieurs années un français neutralisé grâce à des professeurs qui adhèrent à la théorie du genre dont les premières études ont été menées aux États-Unis dans les années 1960 et 1970.

Le gouvernement Trudeau est exemplaire en faisant preuve d’une tolérance sans réserve quant aux exigences transgenres. Le passeport canadien offre désormais trois options : homme, femme, ou autre.

Face à ces offensives, qui cherchent à imposer à l’immense majorité des citoyens des diktats délirants dans le seul but d’accommoder un infime pourcentage de la population, que conclure ? Simplement qu’on refuse que le français au Québec soit piraté par un lobby.

Le pouce vert

Les plantes d’intérieur ça embellit et met de la vie dans un appartement. Selon nos goûts, nos choix se portent sur des plantes qui nous inspirent, qui expriment notre personnalité.

Mais est-ce qu’on fait le bon choix adapté à notre environnement ? Cet article, tirée du magazine Coup de Pouce de novembre, vous donne de judicieux conseils…

PETIT GUIDE POUR NE PAS TUER SES PLANTES !
Emmanuelle Mozayan-Verschaeve

Même si l’on n’a pas le pouce vert, il est possible de transformer notre intérieur en véritable jungle urbaine. Pour ce faire, on suit ces conseils d’experts.

1- LES CRITÈRES DE SÉLECTION

Quel est l’un des principaux critères de sélection d’un végétal ? La luminosité dont il bénéficiera. Lumière forte ou ensoleillement direct, cela orientera le choix des plantes, car certaines en réclament plus que d’autres. Facteur important à considérer : la présence de jeunes enfants ou d’animaux dans la maison. Dans ce cas, on s’assure que les plantes convoitées ne sont ni toxiques ni piquantes.

Par ailleurs, il faut se demander s’il y aura toujours quelqu’un pour s’en occuper, surtout si l’on doit s’absenter longuement et fréquemment, car certaines espèces ont besoin de beaucoup d’attention. Les réponses à ces questions détermineront les espèces appropriées au mode de vie et à l’environnement de chacun. Pour faire le bon choix, on s’informe auprès d’un horticulteur, dans une pépinière ou une boutique spécialisée.

On vérifie ensuite l’état du feuillage, on s’assure que les racines ne sortent pas par les trous de drainage (ceci indique que le pot est trop petit et qu’on devra rempoter la plante immédiatement), que le terreau est humide et qu’il n’y a pas de traces d’insectes. On lit sur l’étiquette de la plante les soins qu’elle requiert. Si tout est beau, on l’adopte !

2- LA LUMIÈRE IDÉALE

En général, les plantes aiment être placées devant une fenêtre. Si la lumière manque, on installe soit un éclairage artificiel fluorescent en combinant un néon blanc froid avec un autre blanc chaud, soit un système à DEL. On évite les ampoules à incandescence, car elles dégagent trop de chaleur. On place les luminaires à environ 30 centimètres au-dessus des végétaux et on les équipe d’une minuterie (de 12 à 14 heures pour les plantes vertes, de 14 à 16 heures pour les plantes à fleurs).

3- LE POT ET LE REMPOTAGE

Peu importe le matériau qui compose le pot, le fond doit toujours être percé afin d’assurer le drainage de la plante. Le moment idéal pour rempoter : le début du printemps. Durant cette période, la lumière devient plus intense et la plante reprend sa croissance après le repos hivernal.

On peut aussi rempoter une plante à n’importe quel moment si le besoin s’en fait sentir. C’est le cas si des racines sortent par les trous de drainage, si une plante n’est pas stable dans son pot, si elle flétrit quelques jours après l’arrosage ou si une croûte blanche (accumulation de sels minéraux) apparaît sur les parois du contenant. Dans ce cas, on procède à un « lessivage du sol » avant de rempoter la plante, c’est-à-dire qu’on la met dans l’évier, puis on l’arrose abondamment. Si l’eau qui sort du trou de drainage est colorée, on la laisse couler jusqu’à ce qu’elle soit claire avant de rempoter.

Le pot de rempotage doit faire environ deux centimètres de diamètre de plus que l’ancien contenant. La veille du rempotage, on arrose la plante pour faciliter la transplantation. Le jour J, on la transvase en s’assurant de ne pas trop déranger les racines. On met un peu de l’ancienne terre au fond du pot, puis on ajoute du nouveau terreau pour plantes d’intérieur.

Le bon truc : avant de rempoter, préparer le nouveau terreau dans un bol en l’humidifiant un peu. On désire conserver le même pot, car il est de la bonne taille ? On fait alors un surfaçage, qui consiste à remplacer trois ou quatre centimètres de l’ancienne terre par du nouveau terreau.

4- UN ARROSAGE BIEN DOSÉ

On mouille la motte jusqu’à ce que l’eau sorte par les trous de drainage. On vide l’excédent au fond du pot quelques minutes plus tard. Il faut ensuite attendre que la terre s’assèche avant de procéder à un nouvel arrosage. Impossible de donner de fréquence, car tout dépend du taux d’humidité dans l’air, de la plante, du type de pot et d sa grosseur.

Le meilleur truc est d’enfoncer l’index dans le terreau : si c’est sec sur deux ou trois centimètres, la plante a soif ! Cependant, pour certaines espèces, comme les succulentes et les cactus, la motte doit être entièrement sèche avant qu’on arrose. Lors de chaque arrosage, on tourne le pot d’un quart de tour afin de maintenir la symétrie de la plante.

5- UN ENVIRONNEMENT HUMIDE

Les plantes aiment un environnement où l’humidité varie entre 40 et 60 %, ce qui est problématique l’hiver, car l’air est sec, à cause du chauffage. Les feuilles risquent de brunir. Pour augmenter le taux d’humidité, on peut utiliser un humidificateur, rassembler les plantes et, bien sûr, les éloigner des sources de chauffage. Il est aussi possible de réer un plateau d’humidité en y mettant des pierres et de l’eau. Il ne restera plus qu’à placer les pots, sans leur soucoupe, sur ce plateau, en veillant à ce que la base des contenants ne baigne pas dans l’eau.

6- FERTILISER… JUSTE ASSEZ

Qu’il s’agisse d’engrais naturels ou d’engrais solubles, les fertilisants aident la plante à grandir. On en met pendant la période de croissance active (de mars à octobre), chaque mois pour les végétaux à croissance rapide et tous les deux mois pour les autres, mais on ne fertilise pas une plante qui est malade, dont la terre est sèche ou encore qui vient d’être rempotée, car le nouveau terreau contient des engrais. On attend un mois avant de fertiliser une plante fraîchement rempotée.

7- NETTOYER ET INSPECTER LE FEUILLAGE

La poussière s’accumule sur les feuilles ? Cela risque de bloquer la formation de la chlorophylle ! On les lave à l’aide d’un chiffon imbibé d’eau légèrement savonneuse ou on douche le feuillage après avoir pris soin de couvrir le terreau avec un linge. Par contre, il ne faut pas mouiller les plantes appartenant à des espèces à feuilles duveteuses, parce qu’elles sont facilement tachées par l’eau. On les débarrasse de la poussière au moyen d’une petite brosse douce.

On observe régulièrement ses plantes pour vérifier qu’elles ne sont pas infestées d’insectes. Il n’existe pas de traitement préventif : on soigne nos végétaux dès que les problèmes apparaissent.