La répression : un impact dissuasif

Enfin, depuis des lunes que je le dis, il faut arrêter de prendre la méthode douce et distribuer des contraventions à tous les fautifs, les délinquants, les conspirateurs et ceux pour qui les consignes sont un prétexte à la désobéissance civile.

Fini la sensibilisation ! Si une personne au Québec n’est pas au courant des consignes depuis mars dernier, c’est qu’elle est de mauvaise foi. Elle ne craint rien des conséquences.

Et, de toute façon, dès que le gouvernement tranche et impose ses consignes, c’est la levée de bouclier partout. Chacun y va de ses doléances et critiques comme si elles ne s’appliquaient à sa propre personne. Aucun signe d’altruisme. L’opposition s’oppose pour la forme et mettez-en, c’est pas de l’onguent ! Ils ne feraient pas mieux, dans les mêmes souliers.

J’étais content de lire la chronique de Richard Martineau hier matin, et découvrir que je n’étais pas seul à penser comme ça. J’irai même plus loin en ouvrant TOUS les commerces comme si la COVID n’existait pas, mais en imposant le port du masque en tout temps dès que vous sortez de votre domicile où de votre voiture. Point à la ligne.

Comme toute infraction au code de sécurité routière, les policiers distribuent des contraventions de 1 000 $ dès qu’ils croisent un contrevenant. Paf ! Le portefeuille est plus dissuasif que la sensibilisation qu’on ne cesse de répéter. Action, réaction !

Vous avez vu le policier conspirateur de Laval au bulletin de nouvelles ? À tomber sur le cul ! Il a été affecté à des tâches administrative et c’est une excellente décision. C’est un idiot qui n’a pas sa place dans une auto-patrouille, alors qu’il se doit de faire respecter l’ordre public auquel il ne croit pas. Il devrait revoir la définition d’une dictature… qui se définie plus à une tyrannie. Nous sommes au Québec et il semble l’oublier.

Alors, je vous propose cet excellent article de Richard Martineau, publié dans les pages du Journal de Montréal.

LA GROSSE FAUTE DU GOUVERNEMENT LEGAULT

Il y a deux sortes de personnes.

Celles qui croient que les citoyens sont responsables et qu’ils vont arrêter aux feux rouges parce que c’est la bonne chose à faire, qu’il y ait une auto de police dans les parages ou pas.

Et celles qui pensent que la meilleure façon de faire respecter la loi est de faire peur aux gens.

De leur dire : « Si vous ne la respectez pas, on va vous donner une contravention. »

LA JUNGLE

Personnellement, je fais partie de la deuxième catégorie.

J’ai une vision pessimiste (je dirais plutôt : réaliste) de l’être humain.

Pour moi, la ligne qui sépare l’homme de l’animal est mince. Très mince.

La meilleure façon de s’assurer que les gens vont bien se comporter est de les obliger à le faire.

Rappelez-vous la grosse panne d’électricité qui a paralysé New York en 1977. Ça a duré deux jours, les 13 et 14 juillet.

New York s’est transformée en asile à ciel ouvert.

Quarante-huit heures sans électricité, sans systèmes d’alarme ni feux rouges, et la ville est devenue une jungle. Émeutes, pillages, incendies, meurtres, viols…

Il aura suffi de deux jours pour que le vernis de civilisation craque.

Or, c’est rien, deux jours.

Une pinotte, un clin d’œil.

Imaginez une semaine. Ou deux. Ou quatre.

Un de mes romans préférés est Sa Majesté des Mouches (Lord of the Flies), de William Golding.

Comment des enfants bourgeois livrés à eux-mêmes sur une île déserte retournent à l’état sauvage.

Comment, après quelques jours, les forts finissent par exploiter et terroriser les faibles.

Rousseau (Jean-Jacques, pas Stéphane) disait que l’homme est bon par nature. Chaque fois que j’entends ça, je rigole.

Oui, je sais, je suis cynique…

Mais regardez comment l’homme s’est comporté au cours des deux derniers millénaires, et dites-moi si j’ai tort.

AWÈYE, LE PARTY !!!

Bref, c’est ça, la grosse faute du gouvernement Legault.

On s’est dit : « On va permettre l’ouverture des bars, les manifs, les réunions, les soupers, etc., et les citoyens vont se comporter de façon responsable… »

On s’en est remis à la bonne volonté des citoyens.

En se disant : « Les gens sont écœurés de la maudite pandémie, donc ils vont tout faire pour qu’elle ne se prolonge pas ! Ils vont respecter les règles, faire preuve de jugement ! Se protéger et protéger leurs proches, leurs voisins ! »

On a vu ce que ça a donné.

On a ouvert la porte de deux centimètres, et les gens se sont rués vers la sortie comme des pur-sang fuyant un incendie.

Awèye le party ! Les soirées karakoé ! Les 5 à 7 ! Les mariages !

Au frontibus, au mentonbus, iglou, iglou…

Une journée, et les épidémiologistes savaient que c’était foutu.

Essaie, ensuite, de rentrer le dentifrice dans le tube !

Impossible…

RISKY BUSINESS

Le gouvernement a été trop gentil.

Il voulait nous donner un break, on a pris ça comme une permission de transformer la maison en bordel.

Comme Tom Cruise dans Risky Business.

Résultat : on vient de dépasser le plus haut sommet de la première vague.

Tu veux que les gens respectent la loi ?

Un mot : police.

C’est plate, mais que voulez-vous, la vérité est souvent plate.