Questions de « Snowbirds »

Alors, votre choix est fait pour prendre la direction du Sud ? Vous êtes toujours indécis ?

Il semble bien que le choix définitif ne soit pas encore fait, du moins chez les Québécois. Le départ vers le Sud dépend de la date d’ouverture des frontières terrestres Canado-Américaines. Par ailleurs, les frontières aériennes le sont.

Quoi qu’il en soit, voici trois pertinentes questions-réponses, tirées de la section « Le jaseur » de la revue trimestrielle de l’Association canadienne des snowbirds, automne 2020.

Q1 – Je suis snowbird et je vis dans une résidence saisonnière au Canada; je m’inquiète de ne pas pouvoir me rendre à ma résidence en Floride cet hiver si les frontières terrestres sont fermées. Mais j’ai entendu dire que nous pourrons peut-être nous y rendre en avion. Est-ce exact ?

R1 – C’est exact et nous avons beaucoup d’exemples pour le prouver. Bien des compagnies aériennes régulières ont des vols vers les États-Unis, mais le nombre de destinations est limité d’ici à ce que les affaires reprennent. Nous croyons que c’est très sécuritaire pourvu que vous preniez les précautions normales : masques, distanciation physique et lavage ou désinfection des mains.

L’ACS travaille en coulisse pour que les États-Unis nous permettent de nous y rendre en auto dans le cadre d’un « voyage essentiel », si nous y possédons ou louons une résidence. Vous pourriez contacter le poste frontalier que vous prévoyez traverser pour savoir s’il considère le fait de vous rendre à votre résidence aux États-Unis comme un « voyage essentiel ». Si la réponse est « oui », et je crois que certains agents frontaliers le permettront, demandez leur nom pour pouvoir le mentionner lorsque vous passerez la frontière.

Q2 – J’ai vraiment aimé l’article Où aller au « petit coin » lorsqu’on descend passer l’hiver dans le sud, qui offrait une foule de conseils pratiques. J’aurais par contre aimé qu’on parle aussi de l’autoroute I-95, puisque c’est une route majeure empruntée par les voyageurs de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick, de Terre-Neuve et du Québec. La région de Toronto fait partie du Canada central, pas de la Côte Est.

Il est toujours décevant pour nous, gens de l’Atlantique et du Québec, de nous faire assimiler à Toronto, que seuls les Torontois considèrent comme le centre de l’univers ?

R2 – Nous demandons depuis déjà un moment à Dave Hunter de publier un livre sur la I-95 en complément à son excellent ouvrage sur la I-75. En passant, je ne suis pas sûr qu’il y ait beaucoup de gens qui viennent du « Centre de l’univers » (Toronto), puisque bon nombre sont en fait issus des quatre coins de la planète. Je suis né par exemple à Halifax, et j’essaie toujours, dans la mesure du possible, de vanter les splendeurs de la Côte Est. Et je la recommande à tous mes amis pour les vacances et même à certains pour la retraite. Et j’adore bien sûr Baddeck (Île du Cap Breton) !

Q3 – Nous sommes snowbirds et passons nos hivers en Californie. Chaque année, nous tenons un compte serré de nos jours passés aux États-Unis et soumettons le formulaire 8840. Nous avons appris dernièrement qu’il existe deux règles pour les Canadiens en visite. La règle de l’IRS permet des visites allant jusqu’à 182 jours par année civile selon le critère de présence importante (substantial presence test). La seconde règle est celle qui nous concerne, car nous n’étions pas au courant des lois américaines sur l’immigration. Cette règle permet des visites aux États-Unis pour un maximum de 182 jours pendant toute période consécutive de 12 mois. Elle nous inquiète sérieusement puisqu’une période consécutive de 12 mois peut très bien nous nuire et nous pourrions dépasser les 182 jours. Si nous respectons la règle de l’IRS et soumettons un formulaire 8840 chaque année, risquons-nous quand même d’avoir des problèmes en vertu des lois américaines sur l’immigration si notre séjour aux États-Unis pour une période de 12 mois (et non une année civile) en particulier dépasse la limite de 182 jours ?

R3 – La réponse est simple : oui. L’IRS veut vous faire payer de l’impôt
si vous séjournez plus de six mois, mais les gens de l’immigration veulent plutôt vous surveiller. La période consécutive de 12 mois est sacrosainte et peut être imposée sans pitié. Le système informatique des douaniers est de plus en plus perfectionné et ils en savent plus que vous ne l’imaginez. Je ferais tout en mon pouvoir pour respecter cette règle et serais très prudent s’il me venait à l’idée d’aller aux États-Unis un mois plus tôt cette année. C’est habituellement ainsi que les gens se retrouvent dans le pétrin. Et bien sûr, ne mentez jamais.