Elle a rejoint René Lévesque, Jacques Parizeau et les autres grands de 1976

Personne ne sait ce qui advient une fois passer de vie à trépas mais ce qu’on est certain c’est que Madame Payette a maintenant rejoint ses ex-compagnons d’armes de 1976. Les René Lévesque, Jacques Parizeau et Camille Laurin entre autres, qui permettaient de vivre d’espoir pour un Québec libre de ses choix et de son destin. Que doivent-ils bien se dire…?

Tout a été dit et écrit sur la grande Dame qu’était Lise Payette et après avoir parcouru toutes ces confidences, Josée Legault, chroniqueuse au Journal de Montréal et celle qui, à mon avis, a le mieux décrit sa personnalité à travers sa carrière. C’est le texte que je vous propose aujourd’hui.

LA FEMME DEBOUT Josée Legault

Un être d’exception, Madame Lise Payette aura vécu de nombreuses vies. Par où commencer, sinon par l’essentiel : la liberté. Une femme libre. Libre de sa pensée, de sa parole, de ses actions. Cette liberté, elle la désirait tout autant pour le Québec. Lise Payette, féministe et indépendantiste.

La liberté est cependant une arme à deux tranchants. Lise Payette savait la manier avec finesse. Plus rarement, elle provoquait des controverses coûteuses pour elle-même. Or, que ce soit l’affaire des « Yvettes » ou sa défense décevante de feu Claude Jutras alors qu’il faisait l’objet d’allégations de pédophilie, rien n’effacera l’immensité de son héritage social, politique et culturel.

Cette liberté, elle la chérissait pour elle et pour toutes les Québécoises. Elle les voulait libres et égales aux hommes, de facto et de jure. Dans chacune de ses multiples incarnations, cette quête, elle l’a menée inlassablement.

D’origine modeste, Lise Payette est vite devenue une autodidacte redoutable. Au temps où l’éducation des filles était vu comme du « gaspillage », elle s’instruira grâce à ses propres efforts et son insatiable curiosité intellectuelle. C’est ce qui fera d’elle une éclaireuse déterminée.

ÉCLAIREUSE

Elle braquera la lumière sur le chemin à suivre après l’avoir ouvert à bout de bras. Dans un monde d’hommes, des chemins, elle en a ouvert plusieurs. Tour à tour, elle sera animatrice radio et télé, rédactrice, une magnifique intervieweuse, femme d’affaires, journaliste, présidente de la fête nationale, députée péquiste, ministre, documentariste, auteure, scénariste, productrice et chroniqueuse. Qui dit mieux ?

Le « multitâche » était dans son ADN. À chaque nouveau défi, elle se réinventait tout en restant inébranlable sur ses valeurs fondamentales : liberté, égalité et indépendance. Celles des femmes et de la nation qu’elle aimait.

En cela, on peine à imaginer sa fierté le jour où sa grande amie, Pauline Marois, devint la première femme à diriger le gouvernement du Québec. Pour ou contre le leg politique de Madame Marois, sa victoire en 2012 a marqué l’histoire. L’épais plafond de verre du pouvoir éclatait enfin.

Madame Payette était aussi une humaniste. En 2010, sur l’obsession nocive du déficit zéro, elle écrivait ceci : « La vraie vache sacrée qu’on assassine, c’est la social-démocratie. » Elle avait bien raison. Femme debout, elle était aussi parfois la femme seule. Seule ministre derrière René Lévesque le soir de la défaite référendaire. Dans son livre Des femmes d’honneur, elle raconte sa grande solitude après avoir quitté le politique en 1981 : « Le téléphone restait extraordinairement silencieux, J’avais l’impression d’être morte. »

RÊVER GRAND

Le vide ne dura pas. Viendront les téléromans et tout le reste. Et toujours, ses enfants et petits-enfants. En 1999, à sa petite-fille Flavie, elle écrivait ceci : « Tu es exactement comme je te voulais : volontaire, réfléchie, généreuse et éprise de liberté. » Cette précieuse liberté, encore.

En politique, comme ministre des Consommateurs, puis à la Condition féminine et au Développement social, là aussi, elle trace sa voie. Sous le premier gouvernement de René Lévesque, elle siège au sein d’un cabinet truffé d’esprits brillants et intègres. Cette équipe savait rêver et agir grand.

De la nostalgie ? Non. Ce sont des faits, tout simplement. Étant toute jeune, de celles et ceux qui ont eu la chance de vivre cette époque exaltante, je peux en témoigner. Dans cette lignée spectaculaire d’intelligence et de cœur, Lise Payette en fut un des éléments les plus audacieux. Le Québec lui doit beaucoup. Aux femmes et aux Québécois, Madame Payette laisse le plus beau des messages : croyez en vous et en votre force. La liberté en sera l’ultime récompense.

In Memoriam – Félix Leclerc – 1914-1988

Aujourd’hui, c’est le 30e anniversaire du la mort de ce Grand monsieur. Dès que je pense à Félix Leclerc, je vois mon défunt père nous fredonner Le P’tit Bonheur et aujourd’hui, j’ai intégré cette belle chanson à mon répertoire personnel. Pour l’occasion et le temps d’un recueillement, je vous propose l’excellent article de Cédric Bélanger, paru hier dans les pages du Journal de Montréal.

TRENTE ANS APRÈS LA MORT DE SON PÈRE, LA FILLE DE FÉLIX TOUJOURS ÉMUE PAR LES MOTS DU POÈTE

SAINT-PIERRE DE L’ÎLE D’ORLÉANS | « Le poète s’est tu. » C’est ainsi que Le Journal a annoncé, il y a trente ans, la mort de Félix Leclerc. Le 8 août 1988, le Québec perdait une de ses plus grandes voix. Le monde de sa fille Nathalie, alors âgée de 19 ans, venait de s’écrouler.

« Ma fin du monde à moi. » Voilà comment Nathalie Leclerc se remémore ce 8 août 1988. Le jour où son célèbre père a passé l’arme à gauche, tout doucement, dans son sommeil, sur son île d’Orléans qu’il a tant vénérée et chantée. Parti avec ses souliers et son p’tit bonheur.

Ce matin-là, en entendant sa maman, Gaétane Morin, lui murmurer « c’est fini », dans le stationnement rempli de voitures de la maison familiale, Nathalie Leclerc a perdu pied.

Le choc était immense. Félix avait 74 ans, et, même s’il souffrait depuis plusieurs années de troubles pulmonaires, son médecin venait de dire qu’il avait une santé assez forte pour vivre un autre dix ans.

« Je l’aimais beaucoup. Nous étions très fusionnels. Alors, je me suis écroulée comme dans un film. J’avais tellement mal que je ne pouvais pas crier. C’était un coup dans le ventre. Je me suis laissée glisser par terre, accotée sur le garage, avec la bouche grande ouverte. Aucun son. Plusieurs mois après, maman m’a dit qu’elle n’avait jamais vu une souffrance aussi grande. »

IL M’A FAIT DU BIEN

Pendant six ans, elle s’est tenue loin de l’œuvre de son père. « Après, je me suis mise à réécouter ses chansons et, au lieu de brailler comme une malade, il m’a fait du bien. »

Cet effet apaisant a été durable. Pendant l’heure et demi passée en sa compagnie, Nathalie Leclerc n’a jamais effacé le sourire qui illuminait son visage. « Il me fait encore rire quand je pense à ses farces », dit-elle.

Et quand les larmes coulent, ce n’est plus de la tristesse qu’elles expriment. « Je m’ennuie de lui, bien sûr. J’aurais aimé ça qu’il soit là quand maman est morte (Gaétane Morin a rendu l’âme en avril dernier). Mais maintenant, je pleure de beauté quand je lis ses mots et ses phrases magnifiques qu’il a écrits. »

« C’ÉTAIT UN ÉCRIVAIN… »

À travers l’Espace Félix-Leclerc, qu’elle a créé et tenu à bout de bras pendant quinze ans avant de démissionner récemment pour se lancer en politique comme candidate du Parti québécois, Nathalie Leclerc a gardé Félix vivant pour tous ceux qui l’ont découvert au cours des trois dernières décennies.

On peut d’ailleurs encore le voir, assis près d’un arbre, guitare à la main, dans le champ situé de l’autre côté de la route. Félix, qui aurait 104 ans le 8 août, est toujours au travail.

Sa fille avait insisté pour que cette sculpture, née du travail de l’artiste Daniel Saint-Martin, en 2014, aboutisse dans la nature et non dans l’environnement immédiat du bâtiment qui porte son nom.

« C’était un écrivain, mon père », lance-t-elle. Et écrire, pour Félix, ça se passait au grand air.

UNE AFFAIRE DE FAMILLE

Ses frères ont aussi contribué à perpétuer la mémoire de Félix. En 2017, Francis a présenté Pieds nus dans l’aube, un film qui utilisait comme squelette le récit que faisait Félix de son enfance à La Tuque dans un roman.

Le plus vieux de la famille, Martin, né de l’union de son père avec Andrée Vien, a pour sa part tourné un documentaire sur la restauration de la Maison Félix-Leclerc de Vaudreuil-Dorion, lieu de résidence de Félix, de 1956 à 1967, avant qu’il ne gagne pour de bon l’île d’Orléans.

C’est sans compter toutes ces rues, ces avenues, ces bibliothèques, et même l’autoroute 40, qui portent son nom un peu partout sur le territoire québécois.

Or, ce qui fait le plus plaisir à Nathalie Leclerc, ce sont ces témoignages sortis de nulle part, comme celui de ce rocker aux bras ornés de tatouages. « Il m’a donné une petite bine en me disant : crisse qu’il est cool ton père. Il m’a fait du bien. »

Il n’est pas le seul.

In Memoriam – Jacques Nantel – 3e anniversaire

Déjà trois années, papa, que tu nous quittais sans prévenir, sans déranger, comme une feuille au vent. Je m’ennuie toujours de nos belles conversations avec toute la sagesse que tu dégageais et je ne cesse de te citer en exemple. Je ressens encore un vide.

J’ai pensé à toi aujourd’hui, hier et tous les autres jours d’avant. Je pense à toi en silence. Tout ce que je possède sont des mémoires, des souvenirs indélébiles et des photos. Le ciel t’a dans ses bras, moi je t’ai dans mon cœur.

Un héros ça ne meurt pas. Alors de ton nuage et accompagné de maman, puissiez-vous continuer à guider nos pas dans le chemin qui nous est destiné, comme vous l’avez fait admirablement toute votre vie.

« La force de l’espérance est ce qui nous permet de se remémorer les souvenirs de ceux qui ont marqué notre vie. »

In Memoriam – Nicole Geoffrion – 8e anniversaire

Déjà huit années que tes yeux se sont fermés pour toujours, par cette journée froide de janvier. Les années passent et tu demeures toujours présente dans nos cœurs.

Veille sur nous de ton petit nuage, accompagnée de ceux et celles qui t’ont rejoint.

Nous t’aimons très fort.

« Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont pas où ils étaient mais ils sont partout où nous sommes. »

In Memoriam – Lucie Nantel – 6e anniversaire

Bonjour maman. Six années se sont écoulées depuis ton départ vers un monde de délivrance. Si le temps arrange les choses, chaque premier jour de décembre, le souvenir de cette triste nuit occupe toujours mes pensées et mes yeux soudainement se noient.

Mes émotions sont ambivalentes, passant de la tristesse de ton départ, à la sérénité de te sentir heureuse de ta nouvelle vie absente de douleurs.

Là-haut sur ton nuage, tu n’es plus seule depuis que papa t’a maintenant rejoint. Puissiez-vous, tous les deux, continuer de veiller sur nous et guider nos pas sur le chemin qui nous est destiné.

Je t’aime…

« Une mère, c’est si beau que même Dieu en a voulu une. »

In Memoriam – Marcel Geoffrion – Huitième anniversaire

Huit années se sont écoulées depuis ton départ en cette froide nuit du 8 novembre, vers la destination dont on ne revient jamais. Aujourd’hui, Louise et moi te rendons un hommage bien mérité. C’est une façon et une occasion pour te remercier pour ces souvenirs inoubliables qui habitent nos cœurs à tout jamais.

Maintenant que tu n’es plus seul dans cette immensité, continu de veiller sur nous avec nos autres proches qui se sont joints à toi. Que ceux et celles qui t’ont connu, aient une pensée spéciale pour toi aujourd’hui.

« Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont pas où ils étaient mais ils sont partout où nous sommes ».

In Memoriam – Jean-Pierre Houle – 1er anniversaire

Voilà déjà un an que tu es parti. Tu as mené dignement ton dernier combat toujours avec cette force qui te caractérise. Désormais, la seule pensée que ton âme s’est libérée de tous ses tourments nous rassure et nous encourage.

Au fil des jours, du fond de nos êtres silencieux, on voit encore des images de toi qui apparaissent sans bruit. Chaque fois, elles font oublier larmes et douleur.

Que tous ceux qui t’ont connu aient une pensée pour toi aujourd’hui.

« La force de l’espérance est ce qui nous permet de se remémorer les souvenirs de ceux qui ont marqué notre vie. »

In Memoriam – Jacques Therrien – 2e anniversaire

C’était il y a deux ans. Une journée immensément triste pour ceux et celles qui ont eu le privilège de te connaître. Également ceux et celles qui ont partagé tes hivers à Pioneer Village en Floride.

Parti pour un monde sans souffrance, aujourd’hui, nous te rendons cet hommage bien mérité. C’est une façon et une occasion pour te remercier pour ces souvenirs inoubliables qui habitent nos cœurs à tout jamais.

De ton nuage, continu de veiller sur tes proches et de guider leurs pas jusqu’à la rencontre éternelle.

« La force de l’espérance est ce qui nous permet de se remémorer les souvenirs de ceux qui ont marqué notre vie. »

In Memoriam – Jacques Nantel – 2e anniversaire

2011-04-25-026bDéjà deux années, papa, que tu nous quittais sans prévenir, sans déranger, comme une feuille au vent. Je m’ennuie toujours de nos belles conversations avec toute la sagesse que tu dégageais et je ne cesse de te citer en exemple.

J’ai pensé à toi aujourd’hui, hier et tous les autres jours d’avant. Je pense à toi en silence. Tout ce que je possède sont des mémoires, des souvenirs indélébiles et des photos. Le ciel t’a dans ses bras, moi je t’ai dans mon cœur.

Un héros ça ne meurt pas. Alors de ton nuage et accompagné de maman, puissiez-vous continuer à guider nos pas dans le chemin qui nous est destiné, comme vous l’avez fait toute votre vie.

« La force de l’espérance est ce qui nous permet de se remémorer les souvenirs de ceux qui ont marqué notre vie. »

In Memoriam – Nicole Geoffrion – 7e anniversaire

nicoleDéjà sept années que tes yeux se sont fermés pour toujours, par cette journée froide de janvier. Les années passent et tu demeures toujours présente dans nos cœurs.

Veille sur nous de ton petit nuage, accompagnée de ceux et celles qui t’ont rejoint.

Nous t’aimons très fort.

« Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont pas où ils étaient mais ils sont partout où nous sommes. »