Contrôle des entrées et sorties entre le Canada et les États-Unis

Récemment, l’Association canadienne des Snowbirds, dont je suis membre, nous faisait parvenir les dernières nouvelles en vigueur depuis le 11 juillet 2019, sur le contrôle des entrées et sorties entre le Canada et les États-Unis, de leurs citoyens respectifs. Voici la teneur de cette communication.

CONTRÔLE RÉCIPROQUE

L’Association canadienne des « snowbirds » (ACS) fait le point pour ses membres sur le système coordonné de données sur les entrées et les sorties entre le Canada et les États-Unis, aussi appelé initiative sur les entrées et les sorties. Ce système permet l’échange d’information, de telle sorte que la fiche d’entrée dans un pays puisse servir à établir la fiche de sortie de l’autre pays.

Auparavant, le Canada et les États-Unis échangeaient seulement aux points d’entrée terrestres des renseignements biographiques sur les ressortissants de pays tiers (autres que le Canada et les É.-U.), les résidents permanents du Canada qui ne sont pas citoyens américains, et les résidents permanents légitimes des É.-U. qui ne sont pas citoyens canadiens.

Depuis le 11 juillet 2019, l’initiative sur les entrées et les sorties englobe l’échange d’information aux points d’entrée terrestres sur tous les voyageurs, y compris les citoyens canadiens et américains.

Par conséquent, quand un Canadien entre aux États-Unis par un point d’entrée terrestre, ses données sont désormais transmises automatiquement à l’Agence des services frontaliers du Canada et il est considéré par cette dernière comme ayant quitté le Canada. À son retour au Canada, ces données sont transmises à l’agence américaine des douanes (CBP), qui crée alors une fiche de sortie. Autrement dit, les agents de la CBP sauront maintenant précisément quand vous êtes entré aux États-Unis et en êtes ressorti.

Les données biographiques ainsi échangées comprennent le prénom, le second prénom, le nom de famille, la date de naissance, la nationalité et le sexe du voyageur, de même que le type et le numéro de document de voyage utilisé (p. ex. passeport) ainsi que le pays émetteur. Outre les données biographiques présentement recueillies sur les voyageurs aux points d’entrée par le Canada et les États-Unis, la date et l’heure de l’entrée ainsi que le point d’entrée sont enregistrés par chacun des deux pays et ces données sont échangées pour la création des fiches de sortie.

RÈGLES D’IMMIGRATION ET DE FISCALITÉ

Rappelons que les règles d’immigration et de fiscalité touchant les snowbirds canadiens restent inchangées. Aux fins de l’immigration, à titre de citoyens canadiens voyageant aux États-Unis comme touristes, nous sommes limités à « six mois moins un jour » (182 jours) dans une période de 12 mois. Par exemple, si vous entrez aux États-Unis le 1er novembre 2019, votre période de 12 mois se conclura le 31 octobre 2020. Durant cette période, vous serez limité à 182 jours.

À des fins fiscales, tout Canadien qui passe à peu près quatre mois ou plus aux États-Unis chaque année civile, serait avisé de soumettre le formulaire 8840 de l’IRS afin d’être considéré comme un non-résident. Le calcul sur trois ans, connu sous l’appellation de critère de présence importante ou substantial presence test, permet de déterminer si vous devez ou non remplir le formulaire 8840. Si vous passez généralement au moins quatre mois par année aux É.-U., l’ACS vous recommande fortement de soumettre ce formulaire au plus tard à la date limite du 15 juin, pourvu que votre séjour ne dépasse pas 182 jours dans une année civile donnée.

Bon séjour !

Un milliardaire et un millionnaire sans le sou

Il y a de ces articles de journaux qui ont l’art de venir me chercher. Des virtuoses de la plume qui parodient souvent des idioties qui finissent par nous faire sourire. Et bien plus quand il veut faire « bien paraître « des indépendants de fortune qui ont besoin de notre fric, nous les CONtribuables et payeurs de taxes qui paient beaucoup plus qu’ils ne reçoivent. Et justement, un de ces virtuoses préférés est Richard Martineau. Bien sûr, nos opinions peuvent diverger mais je dirais qu’à 90 % du temps, je suis du même avis.

Toujours est-il que dans son édition du 27 octobre du Journal de Montréal, il rédigeait une agréable parodie sarcastique de Guy Laliberté (Cirque du Soleil) avec une petite parenthèse pour Alexandre Taillefer (un ex-dragon célèbre), un multimilliardaire et un multimillionnaire qui osent quémander, sans gêne, des sous à l’état pour toutes sortes de bouffonneries. Pour nous prendre pour des valises, il n’y a qu’un petit pas. Quoi qu’il en soit, c’est le texte que je veux partager avec vous aujourd’hui, sourire en coin bien évidemment.

S’IL VOUS PLAÎT, DONNEZ À GUY LALIBERTÉ Richard Martineau

Ainsi, Guy Laliberté voudrait que l’État l’aide dans sa nouvelle aventure entrepreneuriale.

Oui, oui, Le Guy Laliberté, celui qui a vendu le Cirque du Soleil pour plus d’un milliard de dollars. Qui a projeté de construire une résidence luxueuse de 20 millions sur une île privée en Polynésie. Qui a dépensé 35 millions pour aller dans l’espace. Et qui a essayé de faire passer son trip lunaire pour un voyage d’affaires.

LA MISÈRE NOIRE

L’appel à l’aide que Guy Laliberté a lancé cette semaine m’a profondément ému. C’est pourquoi je lance aujourd’hui une campagne de sociofinancement destinée à lui venir en aide. #AidezUnMultimilliardaire.

Vous avez de la menue monnaie qui traîne dans vos poches? Un p’tit deux ou un vieux cinq ? Eh bien, envoyez-le à monsieur Laliberté, il en a grand besoin.

Et si jamais vous trouvez une pièce de dix sous en passant l’aspirateur sous votre sofa, soyez généreux et envoyez-la à Alexandre Taillefer, lui aussi a besoin de l’aide de l’État pour réaliser ses rêves et maintenir à flot ses diverses entreprises.

Rien de plus triste que de voir un milliardaire et un millionnaire obligés de passer le chapeau ou de cogner à la porte des gouvernements pour boucler leurs fins de mois. Moi, ça me bouleverse.

Qu’est-ce que vous voulez, j’ai un grand cœur. Je ne peux rester insensible devant le spectacle de la misère.

2009 : L’ODYSSÉE DE L’ESPACE

J’imagine monsieur Laliberté broyer du noir dans l’une de ses nombreuses maisons, et ça me choque. Lui qui est allé réciter un poème sur l’eau dans l’espace ! Neil Armstrong a-t-il récité un poème quand il est allé dans l’espace ? Non !

Il n’a pensé qu’à planter le drapeau des États-Unis au fond d’un cratère et à retourner chez lui. Pourtant, on vient de faire un film sur son « exploit » !

Et pendant ce temps, monsieur Laliberté doit s’abaisser à quêter – oui, à quêter ! – pour concrétiser ses projets. Moi je vous le dis : le monde est injuste !

Quand le gouvernement fédéral a annoncé qu’il allait légaliser le pot pour lutter contre le crime organisé et protéger les jeunes Canadiens, Guy Laliberté est-il resté les bras croisés ? Non !

Il a répondu à l’appel de Justin Trudeau ! Il a mis la main à la pâte ! Et il a tout de suite investi six millions de dollars DE SON ARGENT dans une compagnie de cannabis ontarienne ! Parlez-moi d’un homme impliqué !

SVP, SOYEZ GÉNÉREUX

Si davantage de citoyens canadiens avaient investi leurs économies dans le pot, comme l’a fait monsieur Laliberté, la Société québécoise du cannabis ne serait pas en rupture de stock et les Québécois ne seraient pas obligés de sniffer de la colle ou de boire du parfum pour passer à travers leur week-end.

C’est ça, l’entraide, les amis !

C’est ça, l’action citoyenne !

Et que fait-on pour remercier le fondateur du Cirque du Soleil ? R-I-E-N. On le regarde froidement quémander l’aide de l’État !

Si, comme moi, vous êtes dégoûtés de l’attitude du gouvernement, envoyez votre argent à #AidezUnMultimilliardaire. Je ferai parvenir vos dons à monsieur Laliberté, moyennant un petit pourcentage…

Salmigondis

UNE PÉNURIE D’ÉPIPEN
Vous y croyez, vous, à cette pénurie d’ÉpiPen, ce médicament auto-injecteur d’épinéphrine pour les allergies sévères? Est-ce sérieux ou provoqué? La compagnie pharmaceutique Pfizer Canada a annoncé jeudi dernier, qu’elle ne pourrait plus fournir d’ÉpiPen pour adultes jusqu’en mars prochain. Moi je suis sceptique sur les vraies raisons de cette disponibilité. J’ai moi-même ce médicament et s’il est expiré, je le conserverai tant et aussi longtemps que sa disponibilité ne sera pas rétablie.

Il me semble que Pfizer se tire dans le pied avec cette annonce. Ce n’est pas de l’aspirine dont on parle. C’est un médicament à prendre en urgence de vie ou de mort. À cet égard, c’est irresponsable que ce remède se fasse rare, surtout que c’est un médicament unique au Canada. Je comprends très mal que cette multinationale se soit placée dans cette situation. Est-ce une raison pour augmenter substantiellement son prix? J’ai payé mon dernier ÉpiPen 95$ en pharmacie en octobre dernier. J’ai bien hâte de le renouveler en 2018 et de voir son nouveau prix. Ça ne sent pas très bon! Ça sent l’arnaque!

LES VOYAGEURS AMÉRICAINS DOIVENT SE MÉFIER
Comme le rapportait Richard Latendresse dans le Journal de Montréal de dimanche dernier, « Être un touriste américain n’importe où dans le monde comprend sa part de risque. Tout jeune voyageur québécois a croisé un jour un Américain avec un drapeau canadien sur son sac à dos pour être mieux accueilli par les étrangers rencontrés. C’est le prix à payer pour être citoyen d’une superpuissance qui, depuis un siècle, ne s’est pas gênée pour se mêler des affaires des autres comme en Iran dans les années 1950, au Viêtnam dans les années 1960, au Chili dans les années 1970 ou au Nicaragua dans les années 1980 pour ne nommer que ces cas-là. » Ajoutez Donald Trump à l’équation et ça devient critique.

Le Mexique est maintenant classé comme un pays très dangereux et de niveau 2, c’est-à-dire qu’il faut faire preuve d’une prudence accrue. Selon le département d’état américain, outre le Mexique, les pays à ne pas visiter sont dans l’ordre; l’Afghanistan, la Syrie, l’Irak, l’Iran, le Yémen, la Somalie, le Sud-Soudan, la Lybie, le Mali, la République centrafricaine et la Corée du Nord. Pire encore, voici une liste des homicides, meurtres et morts violentes rapportés en 2017 dans certains de ces pays;

Afghanistan : 2640 entre janvier et octobre.

Yémen : Entre 8670 et 10 000 depuis mars 2015.

Syrie : 10 204.

Irak : 13 187.

Mexique : 23 101 entre janvier et novembre.

Assez alarmant!

DORMIR POUR LIMITER LE SUCRE
RELAXNEWS | Comment réduire ses apports en sucre? Ajouter du temps de sommeil à son compteur est l’habitude la plus saine à adopter pour limiter les fringales, confirme une nouvelle étude de chercheurs du King’s College London publiée mercredi, le 10 janvier dernier. Ainsi, 90 minutes supplémentaires réduiraient de dix grammes l’apport en sucre ajouté.

Une étude menée par des chercheurs de ce Collège en Grande-Bretagne, rappelle que dormir davantage peut aider à avoir une alimentation équilibrée en limitant l’attrait pour les aliments gras et sucrés. En deçà des 7 heures par nuit recommandées pour les adultes, nous nous exposons à plus de déprime, de stress, d’anxiété, de fatigue, de problèmes cardio-vasculaires, de blessures et des comportements alimentaires malsains comme l’ont montré des études précédentes.

Moins de glucides

Sur ce dernier volet, l’étude a regardé précisément les effets de nuits plus longues sur l’apport nutritionnel d’un panel de 21 participants. Les résultats montrent dans le détail que dormir une heure trente de plus entraîne une réduction de dix grammes de l’apport de sucres par rapport aux niveaux de référence. Cette quantité concerne les sucres ajoutés par les fabricants ou en cuisinant à la maison ainsi que la consommation de miel, sirops et jus de fruits.

Les chercheurs ont également remarqué une réduction de la consommation totale de glucides chez les dormeurs. Le seul bémol avancé par l’étude concerne la qualité de ce sommeil prolongé. « Une période d’adaptation à toute nouvelle routine peut être nécessaire », suggèrent les chercheurs.

Mon disque est plein

Bonne nouvelle chez les aînés…

Si le cerveau des personnes âgées est lent, c’est parce qu’ils savent déjà tellement de choses. La mémoire des gens ne diminue pas avec l’âge, si cela leur prend plus de temps à se rappeler des faits, c’est, d’après les scientifiques, parce qu’ils ont plus d’informations dans leur cerveau.

Tout comme un ordinateur rame quand le disque dur est trop plein, les humains prennent plus de temps pour accéder aux informations lorsque leur cerveau est plein.

Les chercheurs disent que ce processus de ralentissement n’est pas le même que le déclin cognitif. Le cerveau humain fonctionne plus lentement à l’âge avancé, a déclaré le Dr Michael Ramscar, seulement parce que nous avons stocké plus d’informations au fil du temps.

Le cerveau des personnes âgées n’est pas faible, bien au contraire, ils en savent tout simplement plus…

Lorsqu’une personne âgée va dans une autre pièce pour y chercher quelque chose, qu’elle y arrive et se demande ce qu’elle est venue chercher, ce n’est pas un problème de mémoire, c’est un moyen naturel pour l’obliger à faire plus d’exercice.

Alors, maintenant, quand je cherche un mot ou un nom, je me dis: « Mon disque est plein! »

Salmigondis

Pioneer Village ressemble à Val-Jalbert
C’est la première année où nous quittons nos quartiers d’hiver si tard. En fait, une grosse semaine plus tard. Le resort ressemble à Val-Jalbert, cette communauté du Québec devenue un lieu touristique, mais qui était un village fantôme. On se promène en voiturette de golf et on ne voit que de vastes étendues désertes. Il reste une poignée d’irréductibles mais en fin de semaine prochaine, les snowbirds auront foutu le camp.

Par contre il fait très chaud, entre 90°F et 100°F. Les résidents restent dans leurs maisonnettes et préfèrent le confort que procurent les climatiseurs. Les chaises entourant la piscine, très occupées il n’y a pas si longtemps, trouvent le temps long et ont sûrement hâte que l’automne revienne. Quoi qu’il en soit, nous quittons demain matin pour rentrer chez nous et retrouver notre routine québécoise. Par contre, nous venons de vivre notre plus belle saison de tous les temps en Floride. Les épisodes très épars de pluie se sont comptés sur les cinq doigts d’une seule main, au point ou les pelouses sont jaunes. Ce n’est pas grave, avec les pluies abondantes de l’été, elles auront retrouvé leur verdure éclatante à notre retour l’automne prochain.

Nos Canadiens frisent la perfection
Quel match de hockey nos Canadiens nous ont servi hier soir face aux Rangers de New York. Un effort collectif qui frisait la perfection, aux dires des spécialistes. Cette victoire de 3 à 1 leur permet de prendre les devants deux parties à une dans cette première ronde des séries de fin de saison dans la LNH.

L’attaque à cinq s’est réveillée et Artturi Lehkonen y est allé d’un boulet pour déjouer Lundqvist pour ouvrir le pointage, alors que Shea Weber marquait le deuxième but, également en avantage numérique, sur une belle passe d’Alex Galchenyuk. Que dire de Alexander Radulov qui a marqué le troisième but des Glorieux, d’une seule main, à la manière d’un Sidney Crosby. Un jeu qui va sûrement meubler les beaux buts de la l’année. Ça augure bien et je demeure confiant que les Canadiens remporteront cette série en 6 matchs.

Un autre pitbull attaque
Assez triste l’histoire de la dame de Saint-Jean-sur-Richelieu qui a perdu ses deux oreilles en plus d’être défigurée par ses deux chiens, un boston terrier et un pitbull, la semaine dernière. Heureusement que le projet de loi gouvernemental a été déposé récemment pour ramener à l’avant-plan la réglementation concernant les chiens agressifs sur le territoire québécois. Il y en a encore pour croire que ces chiens sont inoffensifs.

Ça va prendre quoi encore pour comprendre. Qu’est-ce qu’on peut faire avec ces chiens? Pourquoi portent-ils presque toujours un collier de cuir, agressant, qui dégage un climat d’agressivité évident. Il faudra encore combien de morts pour que les gens comprennent? On a ici l’exemple de deux chiens qui s’en sont pris violemment à leur propre maîtresse amoureuse des chiens, sans raisons, au point où il a fallu cinq balles pour abattre le pitbull. Assez c’est assez!

Les États-Unis et le Canada… une énorme différence en matière de sentences
On vient de le constater, suite au meurtre horrible d’Audrey Carey, cette jeune Québécoise de 23 ans, assassinée en Californie à l’automne 2015, par deux crapules vagabondes, Lila Scott Alligood, 19 ans et Morrison Haze Lampley, 24 ans, l’énorme différence avec nos sentences canadiennes concurrentielles de 25 ans. Ceux-ci ont écopé respectivement de 50 ans et 100 ans de prison, Dans ce dernier cas, la sentence a été doublée parce qu’une seconde personne a connu le même sort.

Deux meurtres absolument gratuits qui méritaient de telles sentences exemplaires. Des monstres comme ceux-ci ne doivent pas vivre en société. Et tout ça pour des drogués qui rêvaient de démarrer leur propre ferme de pot. Des têtes fêlées il y en a également chez nous et en juillet 2018, ils auront la bénédiction de Selphi Trudeau.

Un orgasme alimentaire

La tentation

Oh je sais, avec un titre aussi évocateur, l’idée de jeter un coup d’œil au texte pique votre curiosité. Même si on associe l’orgasme à une activité sexuelle qui culmine en intensité, on peut aussi culminer de plaisir en goûtant le plus succulent des morceaux de gâteau au fromage, comme il ne s’en fait plus. C’est ce que Jean-Guy a vécu hier, dans sa chambre d’hôpital et la photo à droite en représente le prélude.

Signe qu’il va de mieux en mieux, on l’a transféré dans une chambre en le délestant de tout l’attirail des soins intensifs. Plus de tubes, plus de senseurs, il prend des couleurs. Son langage aussi est plus clair avec un débit normal. Et, un détail qui ne ment pas, il bougonne selon Francine. Il a hâte de rentrer à Pioneer Village. Aujourd’hui, il aura droit à une douche, que dis-je, une maudite bonne douche! On a bon espoir qu’il obtienne son congé demain. La douleur est moins vive, il respire beaucoup mieux et ses pas se normalisent et sont plus sûrs.

L’extase

Mais pour revenir au titre de mon article, lorsqu’on lui a présenté le morceau de gâteau aguichant, il n’a pu résister à son instinct de mâle. Il a demandé d’y goûter, ne serait-ce qu’un tout petit morceau. Francine n’a pu résister avec le résultat que vous voyez sur la photo de gauche. Voilà ce que le petit morceau a provoqué; c’est l’exemple éloquent et parfait d’un orgasme alimentaire, vous ne trouvez pas?

Chirurgie réussie!

Attendez-moi… je vous reviens en forme.

Une longue et dure journée pour Francine qui s’est très bien terminée; son homme est tiré d’affaire. D’abord prévue pour aujourd’hui, le téléphone a sonné tôt hier matin pour annoncer que la chirurgie de Jean-Guy était devancée à 13h00 le même jour. On s’est vite préparé pour se rendre au HealthPark Medical Center et l’accompagner.

À 10 heures nous étions sur place, avec Jean-Guy, et on voyait tour à tour défiler les différents intervenants médicaux pour compléter les derniers documents officiels, poser des questions et préparer tout ce qui entoure une chirurgie en milieu hospitalier. De l’infirmière au chirurgien, en passant par l’anesthésiste, tout ce beau monde se faisaient rassurant pour Jean-Guy et nous. Du personnel bienveillant et dévoué qui font un travail remarquable et professionnel. Un moment émouvant à passer, surtout lorsqu’on voit le lit quitter pour le bloc opératoire.

Jean-Guy était nerveux et on le comprend. Quelques médicaments pour le calmer et déjà l’effet se faisait sentir. Il était prêt, comme il disait. À 14h30 il était au bloc opératoire et la chirurgie a débuté à 15h30. Auparavant, le personnel administratif nous avait remis un téléavertisseur, comme ceux qu’on retrouve lorsqu’on attend une table dans un restaurant, et une carte qui explique les codes de couleurs correspondant à l’étape du séjour en chirurgie. On peut suivre sur les moniteurs chacune des étapes de l’opération, de l’entrée au bloc opératoire, la chirurgie elle-même jusqu’à la dernière étape qui est le réveil. On est toujours bien informé et le téléavertisseur résonne lorsque le personnel du bloc veut nous rencontrer. Un système efficace et discret.

La bonne nouvelle nous est arrivée à 17h30, lorsque le chirurgien, sourire aux lèvres est venu nous annoncer triomphalement que tout s’était bien passé, qu’il avait fait trois pontages et que le patient était en bonne condition sans aucun autre problème. C’est comme si une tonne de briques venait de tomber des épaules de Francine. Tout d’un coup, les étoiles dans les yeux, le stress est disparu dans un merveilleux sourire, s’empressant d’exprimer sa joie et sa gratitude avec un chaleureux câlin et un immense merci au chirurgien, devenu son héros. Une fois son monde avisé par téléphone, nous prenions le chemin de la maison.

Quant à Jean-Guy, il profitait de la salle de réveil… pour dormir. À 22h00, il dormait encore. Il s’était réveillé quelques instants et le personnel l’a médicamenté pour le rendormir. Ce matin, nous irons le voir et on nous a promis qu’il nous attendrait bien sagement dans sa chaise, heureux d’avoir passé au travers, tout en trouvant la vie encore plus belle. La photo qui accompagne ce billet a été prise juste avant l’opération… en fait, avant qu’il enlève ses dents, alors qu’il était plus présentable.

Encore cinq jours à passer à l’hôpital et il sera de retour à Pioneer Village auprès des parents et amis. Commencera alors le processus de guérison complète.

L’atrium du HealthPark Medical Center

L’HÔPITAL

Le HealthPark Medical Center est un hôpital qui célèbre son vingtième anniversaire d’existence cette année. Dès notre arrivée sur place, on ne peut que faire des comparaisons avec nos hôpitaux du Québec sur quelques points. En premier lieu, les stationnements sont totalement gratuits, sauf le Valet parking, qui demande un pourboire à ceux qui le préfèrent. Puis, lorsqu’on franchit les portes d’entrée, on débouche sur un magnifique atrium décoré de milliers de végétaux artificiels qui sont à s’y méprendre. Tout autour, les quatre étages forment des balustrades à ciel ouvert où sont disposés des ameublements qui font office de salles d’attente devant des grandes fenêtres panoramiques. Trois ascenseurs vitrés facilitent les accès aux étages. Parmi les végétaux, on a installé un piano à queue, d’où on peut entendre la virtuosité des pianistes qui s’y produisent en séquences. La sonorité de l’immense atrium est excellente et fournie une belle ambiance de détente. On se croirait dans le hall d’entrée d’un très chic hôtel. Quelques boutiques, pharmacie, cafétéria et ensembles à dîner meublent le pourtour du parterre. Mis à part les costumes des employés, on ne se croit pas dans un hôpital.

Aux étages, les salles d’attente bien aérées et dégagées ne font pas salle comble. Il y a de l’espace. Les allées sont libres de tout chariot, civière et autre mobilier ambulant. Tout est soigneusement rangé à sa place. Dans les salles de patients en attente de soins, les espaces sont délimités par des rideaux coulissants en tissus avec des motifs et couleurs beaucoup moins austères que le beige uni qu’on retrouve chez-nous. Mais ce qui nous frappe partout, c’est la propreté des lieux. Les tissus souillés sont invisibles. Les toilettes sont impeccables. Aucun papier mouchoir, de toilette ou de sachet de fournitures médicales ne jonchent le sol. Bref, ce centre hospitalier est aussi propre que s’il avait été inauguré hier. Et ça sent bon! Quand on regarde nos hôpitaux, on aurait de sérieuses leçons à en tirer côté propreté. Comprenez-moi bien, je ne parle pas de soins, de compétences ou de dévouement, mais de tout le reste, de ce qui paraît et de ce que ça laisse comme impression. La malpropreté et le désordre n’ont pas leurs places dans un hôpital. Ici, ils l’ont compris.

Si vous passez par là, arrêtez-vous et allez y faire un tour… vous n’en reviendrez tout simplement pas. La photo à gauche a été prise du troisième étage. Comme introduction, c’est assez saisissant.