C’était la nuit avant Noël

La Une

C’était la nuit avant Noël, dans la maison tout était calme. Pas un bruit, pas un cri, pas même une souris ! Les chaussettes bien sages, pendues à la cheminée attendaient le Père Noël. Allait-il arriver ?

Les enfants blottis dans leur lit bien au chaud rêvaient de friandises, de bonbons, de gâteaux. Maman sous son fichu, et moi sous mon bonnet et vous prêts à dormir toute une longue nuit d’hiver. Dehors, tout à coup, il se fit un grand bruit ! Je sautais de mon lit, courais à la fenêtre, j’écartais les volets, j’ouvrais grand la croisée.

Je n’ai pu m’empêcher de rire en le voyant et d’un simple clin d’œil, d’un signe de la tête, il me fit savoir que je ne rêvais pas : c’était lui !

Puis, sans dire un mot, il se mit à l’ouvrage et remplit les chaussettes. Il se retourna, se frotta le nez et d’un petit geste repartit par la cheminée. Une fois les cadeaux déposés, il siffla son attelage, puis reprit son traîneau et les voilà tous repartis plus légers encore que des plumes.

Et dans l’air j’entendis avant qu’ils disparaissent :

« Joyeux Noël à tous, et à tous, une bonne nuit ! »


NDLR.: Ce conte était le dernier de la série pour cette année. Merci de vos commentaires et de votre assiduité. On se donne rendez-vous en décembre 2022, pour la suite des merveilleux contes de Noël. D’ici là, gardez votre cœur d’enfant.

Et pendant que j’y pense, si vous avez l’imagination fertile et composez des contes de Noël, je vous offre de les publier, l’an prochain, dans ce blogue. Envoyez-les-moi (nantel.normand@gmail.com) et je me ferai un immense plaisir d’en faire bénéficier mes lecteurs, grands comme petits, l’an prochain. N’oubliez pas d’y spécifier le nom de l’auteur.


358e jour de l’année

24 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LA VEILLE DE NOËL


À la douce mémoire de…

PIERRE PÉLADEAU 1925-1997, homme d’affaire émérite et fondateur du Journal de Montréal.


Pensée et citation du jour

Le plus lourd fardeau, c’est d’exister sans vivre.

Victor Hugo


Ça s’est passé un 24 décembre…

(1818) Sainte nuit est composée par Franz Xaver Gruber.

(1924) À Montréal, la croix du Mont-Royal est illuminée pour la première fois.

(2009) La traditionnelle messe de minuit, célébrée chaque année à Noël au Vatican, a commencé par une agression contre le pape par une « femme apparemment déséquilibrée » qui l’a jeté à terre à l’entrée de la basilique Saint-Pierre, mais Benoît XVI a pu célébrer l’office.


Merci de votre assiduité. – Passez une excellente journée !

Les temps ont bien changé…

La Une

Ah ! la famille ! À cause du variant Omicron, les consignes plus contraignantes reviennent. Nous sommes à vivre une réplique de ce qu’ont été les Fêtes 2020. Les Québécois sont déçus et avec raison. Cependant ils mettent souvent la raison de cette déception sur la famille. Ne pas pouvoir rencontrer nos proches.

Les familles québécoises n’étant plus ce qu’elles étaient, du moins en majeure partie, les célébrations d’antan ont cédé leur place aux amis, plutôt qu’à la réelle parenté. L’esprit de famille s’estompe dans notre société, malheureusement.

Dans l’édition de mardi dernier du Journal de Montréal, Denise Bombardier brossait un portrait intéressant de la société québécoise d’aujourd’hui et principalement ses transformations familiales, souvent réduites, morcelées et recomposées. C’est la réflexion que je vous propose aujourd’hui.


« FAISONS UNE TRÊVE »

Cette phrase prononcée par le premier ministre Legault en dit long sur l’état d’esprit de celui qui invite les citoyens à mettre un terme à leurs attaques sur les réseaux sociaux et dans la vie de tous les jours.

François Legault l’a « dure », comme il l’avoue. Il sait qu’il nous déçoit en détricotant ce projet irréaliste de faire se réunir 25 personnes d’une même famille pour Noël.

Ce n’était qu’un rêve. Un rêve, précisons-le, qui ne correspond plus à la réalité d’aujourd’hui avec ses familles réduites. Les gros partys n’ont existé que dans l’ancien temps de la revanche des berceaux.

De nos jours, les familles sont reconstituées, et cela signifie que tout ce beau monde, ces beaux-parents, belles-filles et gendres ont souvent peu en commun.

Omicron et tout autre virus n’y sont pour rien. Car il y a aussi plus de familles brisées que reconstituées.

RUPTURES

Essayez de trouver une famille où la fratrie demeure liée. Il n’y a pas que les parents et grands-parents qui divorcent. Les enfants adultes d’une même famille se retirent aussi de cette institution jadis la base de la société.

Dès que les vieux parents meurent, les enfants aussi prennent le large. Posez la question autour de vous. Des frères et sœurs qui ne se voient plus depuis des années, fâchées pour des raisons diverses souvent inexpliquées. Car c’est aussi ça, Noël, de nos jours.

Essayez même dans les familles où des membres n’ont pas pris le large. Veut-on partager le repas de Noël avec un beau-frère antivaccin ? Avec une belle-sœur enfoncée dans l’idéologie woke et ne cherchant qu’à affronter ceux qui ne pensent pas comme elle, et qui, après quelques verres dans le nez, va affronter des convives ?

Le plus beau repas de Noël, on le retrouve dans ces films qui pullulent sur Netflix durant les Fêtes. Des repas qui se déroulent dans la joie avec les cadeaux-surprises qui font plaisir et qui ne déçoivent jamais ceux qui les reçoivent.

La pandémie a le dos large. Certes, ses contraintes sont réelles, mais nombre de personnes se sentent libérées de ces agapes qui risquent de déraper.

INDIVIDUALISME

Les « vrais » Noëls qui ne sont pas perçus comme des contraintes sont souvent ceux entre amis, car l’individualisme impose sa loi. Les amis, on les choisit. La famille, on la subit, répéteront inlassablement tous les membres divorcés de leur fratrie. Mais il n’y a pas de sondage sur ce sujet encore tabou car il faut bien protéger, malgré tout, les apparences.

La pandémie et ses contraintes émises par le premier ministre Legault nous obligent à jeter un éclairage plus réaliste sur la fête de Noël.

Dans la société québécoise à la fois déchristianisée et devenue culturellement diversifiée, la dimension religieuse de Noël a perdu de son sens. Le besoin de se retrouver chez les Québécois de souche n’a plus la même signification qu’au temps de la catholicité vibrante.

Cela nous oblige à reconnaître à quel point la déchristianisation a transformé nos institutions, la famille au premier chef. À quel point également nos repères se sont distendus.

Certains lecteurs me reprocheront peut-être une lucidité quelque peu exacerbée, mais affronter le réel me semble la seule voie vers l’espoir.


357e jour de l’année

23 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LA FÊTE NATIONALE DU JAPON


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Lise Bonhomme

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Qui vit en paix avec lui-même, vit en paix avec l’univers.

Marc-Aurèle


Ça s’est passé un 23 décembre…

(1969) La « Taxe volontaire » du Maire Drapeau est jugée illégale. Loto Québec verra le jour en janvier 1970.

(1977) Adoption de la loi sur l’assurance automobile de la ministre Lise Payette.

(2013) La longue bataille judiciaire que mène Claude Robinson pour faire respecter ses droits d’auteur est terminée : la Cour suprême du Canada ordonne à un consortium de maisons de production, composé notamment de Cinar et France Animation, de lui octroyer l’équivalent de quatre millions de dollars pour lui avoir volé l’idée originale qui a mené à la production de la série télévisée Robinson Sucroë.

Dans un jugement unanime, le plus haut tribunal du pays ordonne aussi aux parties défenderesses de payer la totalité des frais, soit 1,5 million de dollars, que M. Robinson a encourus en portant sa cause devant la Cour supérieure. L’auteur obtiendra aussi un remboursement partiel de ses frais juridiques encourus devant la Cour d’appel et la Cour suprême. Des frais d’intérêts seront aussi imposés à ces montants.

Ce jugement historique met fin à une bataille de 18 ans de M. Robinson devant les tribunaux. Il confirme aussi les décisions des tribunaux inférieurs à savoir que les entreprises citées ont plagié son oeuvre originale, Robinson Curiosité, pour produire leur série télévisée, Robinson Sucroë.


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Le premier Noël d’Ernest

La Une

Ah ! Ce qu’il paraissait joli dans ses jeans bleu délavé et sa chemise à carreaux verts et rouges ! Avec un grand soin, madame Lavigueur avait choisi pour lui, dans le coffre du grenier contenant les vieux vêtements de son défunt mari, une belle et longue ceinture fléchée, un nœud papillon à l’allure pimpante ainsi qu’un large chapeau à bordure rouge.

De la paille fraîche pour sa chevelure et un sourire radieux formé de boutons avaient achevé de convertir notre ami Ernest en un épouvantail pas terrifiant du tout ! Chaque printemps, il se trouvait tout fin prêt pour aller se balancer au vent et tenter d’effrayer les oiseaux qui venaient voler les graines du jardin.

Dès la venue du temps des semailles, la veuve Lavigueur, avec l’aide de son voisin, suspendait Ernest sur son piquet au coin du jardin potager, face à la maison. Il passait là des étés sensationnels, se laissant bercer par la brise légère ou somnolant sous les rayons du soleil. Madame Lavigueur comptait sur lui pour chasser les oiseaux voleurs de graines.

Malheureusement, Ernest se montrait si aimable que malgré lui, avec son grand sourire naïf et ses beaux yeux rieurs, il n’arrivait à effrayer personne : ni les vilaines corneilles qui le saluait en croassant tout en se délectant effrontément des semis de carottes et de laitue, ni les ratons laveurs, ni l’écureuil fouineur, pas même la marmotte qui venait creuser des trous dans la terre en ne manquant pas de piquer une jasette avec Ernest.

Madame Lavigueur le disputait parfois un peu lorsqu’elle venait bêcher la terre, au lever du jour.

– Quel est cet épouvantable épouvantail qui n’éprouvante personne ? Ah ! petit coquin ! Tu es trop mignon, c’est seulement pour cela que je te garde ! J’adore ton sourire et ta bonne compagnie !

Ernest, tout ému, écoutait chantonner la petite dame appuyée sur son râteau. Même le chien Brandy n’oubliait pas de le visiter plusieurs fois par jour. Pour dire la vérité, Brandy, qui aboyait après la marmotte et faisait fuir les écureuils et les affreux corbeaux, constituait bien plus qu’Ernest le véritable gardien du jardin.

À l’automne, une fois les moissons terminées, madame Lavigueur décrochait Ernest de sa perche et le remontait au grenier pour la saison froide.

– Viens-t’en, mon grand. Il est temps de te mettre au repos et à l’abri.

Suspendu à une poutre près de la fenêtre durant tout l’hiver, l’épouvantail n’avait pour seuls compagnons que les craquements de la maison et une petite souris qui le taquinait de temps en temps. Alors, bien au chaud, il s’endormait pour plusieurs mois.

Cette année-là, quand le mois de mai survint, Ernest retourna dehors avec joie. Cependant, tout au long de l’été, l’épouvantail remarqua quelque chose d’inhabituel. Brandy ne sortait presque plus, madame Lavigueur non plus. Seul le voisin venait de temps à autre et à la hâte pour entretenir le jardin.

Finalement, les tomates pourrirent sur leurs plants avant d’être cueillies alors que les pommes de terre et les carottes restèrent enfouies sous la terre très tard dans la saison, au grand plaisir de la marmotte. À la fin d’octobre, personne ne vint récolter les citrouilles pour fabriquer des tartes ou décorer le perron de la maison. Ernest ne comprenait plus rien.

Un bon matin, il vit deux étrangers pénétrer dans la résidence et en ressortir avec madame Lavigueur en chaise roulante. Ils la poussèrent jusqu’à leur voiture, suivis de Brandy, la tête basse et la queue entre les pattes. Ils ne revinrent jamais. Ni le chien, ni madame Lavigueur, ni le voisin, ni personne d’autre que le vent.

Ernest, écrasé de chagrin, resta planté au fond du jardin, abandonné de tous. Les feuilles mortes, moqueuses, tourbillonnaient autour de lui en exécutant des danses diaboliques et ensorceleuses. Le pauvre petit épouvantail, étourdi, se mit à avoir peur. Le froid commençait à le mordre cruellement, la pluie lui fouettait le visage, le vent sifflait dans ses oreilles et s’amusait à défaire ses cheveux de paille.

– Au secours ! gémissait-il faiblement, en tremblant de tous ses membres.

Novembre s’écoula, gris et glacial, nu comme la mort. Mais le brave Ernest continuait de tendre ses bras au vent et de sourire malgré tout. Les ratons laveurs et le siffleux ne venaient plus, les corneilles avaient quitté le pays depuis belle lurette, même le renard ne se montrait plus le bout du museau. Mais Ernest continuait d’espérer dans le secret de son cœur qu’un miracle se produirait et que quelqu’un viendrait enfin le délivrer.

Décembre fut encore plus glacial. Une nuit particulièrement froide et claire, le pauvre épouvantail sanglota à chaudes larmes.

– À l’aide, quelqu’un ! Je vais mourir !

Quelle ne fut pas sa surprise de voir une étoile s’approcher de lui en scintillant.

– Bonjour Ernest ! Tu appelles au secours !

– Bonjour ! Qui es-tu ?

– Je suis la reine des étoiles, l’Étoile de Noël. Pourquoi donc pleures-tu comme ça ?

– J’ai froid et j’ai peur… Et je me sens bien seul.

– Tu devrais pourtant sauter de joie, Ernest. Ne sais-tu pas que Noël arrivera dans quelques jours ? Demain, une gigantesque tempête de neige parera toute la terre d’un magnifique manteau blanc.

– Quoi ? Noël ? Manteau de neige ? Je ne connais absolument rien de tout cela, moi ! J’ai toujours passé l’hiver à dormir au grenier de madame Lavigueur !

– Noël, mon petit Ernest, c’est la plus belle de toutes les fêtes, un temps pour se réjouir et partager, et non pour pleurer, Alors, sèche vite tes larmes !

– Partager ? Me réjouir ? Pourquoi devrais-je me réjouir ? Me voilà tout seul avec rien à partager, personne avec qui fêter. Tous mes amis sont partis et m’ont abandonné.

Ernest se mit à pleurer de plus belle. La petite étoile avait beau le chatouiller et le gratouiller pour le faire rire, rien n’y faisait.

– Allons, allons ! Ne pleure plus. Je vais tâcher d’arranger cela. Je viens juste d’avoir une idée. Je connais une famille de mésanges qui se cherche désespérément un logement avant la bordée de neige. On a recommandé à tous les habitants de la forêt de se mettre à l’abri avant l’aube car la tempête sera foudroyante : le vent soufflera de toutes ses forces et les flocons seront énormes et abondantes. Tu comprends, il faut recouvrir la campagne entière de neige sans oublier un seul recoin pour Noël, et cela représente un énorme travail ! C’est mon rôle de reine des étoiles de voir à ce que chacun soit bien abrité et en sécurité, d’ici là.

– C’est quoi, ton idée, alors ?

– Je ne t’en dis pas plus, Surtout, ne bouge pas ! Demain, avant l’aurore, tu auras entendu parler de moi.

Ne bouge pas, ne bouge pas ! Elle en avait de bonnes, la reine des étoiles ? Comme si un épouvantail pouvait bouger et se déplacer par lui-même ! Tout ce qu’il arrivait à faire, c’était de frissonner dans la brise glaciale !

Il demeura toutefois en alerte toute la nuit, l’œil rivé sur l’horizon, guettant les premières lueurs de l’aube qui tardait à venir. Au petit matin, il remarqua que les étoiles avaient disparu derrière d’épais nuages d’un gris très prononcé. « Ma petite étoile ne viendra pas… J’aurais dû me méfier, il ne s’agissait que d’un rêve fou. Une simple illusion ! » Il fondit à nouveau en larmes dans le vent qui virait tout à l’envers autour de lui.

– Tchip ! Tchip ! Salut, monsieur Ernest ! Tchip ! Tchip ! Il paraît que vous avec un logement à louer ?

– Euh… moi, un logement à louer ? Je me demande bien où !

– Nous donnez-vous la permission de nous réfugier sous votre chapeau, alors ?

– Mon chapeau ? Pourquoi pas ! Justement, il y a un petit trou tout près de mon oreille. Juste ici, à gauche. Vous pouvez entrer par là.

Les mésanges ne se le firent pas dire deux fois ! La nombreuse famille au grand complet s’engouffra joyeusement sous le chapeau d’Ernest. Toutes y transportèrent rapidement les débris de feuilles mortes et des brins d’herbe dénichés sous les arbres afin d’améliorer leur confort.

En passant à travers l’orifice qui leur servait de porte d’entrée, leurs ailes chatouillaient l’épouvantail qui fut secoué de fous rires durant toute la matinée. Il ne demandait pas mieux que d’avoir de la compagnie. Enfin, de la vie autour de lui ! Enfin, de l’action, des gazouillis, des cris de joie ! Dans le fond de son cœur, il remercia secrètement la petite étoile.

La tempête fut grandiose. Émerveillé, Ernest vit la terre noire et dénudée se revêtir d’une épaisse couche de neige. Tout était redevenu propre. Jamais il n’avait rien vu d’aussi beau. Même sa chemise à carreaux et son chapeau se couvrirent de flocons blancs, Il n’eut pas assez de la journée pour tout admirer.

Les mésanges prirent ensuite l’habitude de se réfugier sous son chapeau. Elles se montraient fort gentilles et devinrent non seulement de fidèles locataires, mais aussi de précieuses amies. Elles tournoyaient continuellement autour d’Ernest, et cela le faisait rire.

Parfois, elles s’envolaient jusqu’à l’orée du bois et y passaient quelques heures. Mais la tombée du jour les ramenait sous son chapeau. Il les attendait toujours avec joie. On est si heureux quand on a quelqu’un à attendre…

Quelques jours plus tard, la neige se mit à tomber de plus belle au milieu de la nuit. Malgré les noirs nuages, Ernest avait remarqué qu’une étoile brillait pourtant dans le ciel, juste au-dessus de lui.

– Joyeux Noël, mon petit Ernest ! Ne me reconnais-tu pas ? C’est moi, l’Étoile de Noël.

– Bien sûr que je te reconnais ! Tu m’as comblé de joie en m’envoyant mes nouvelles amies les mésanges. Je ne te remercierai jamais assez !

– C’était ton cadeau de Noël.

– Noël, je ne connais pas vraiment cela. Les mésanges m’ont dit que Noël commence cette nuit.

– Noël, c’est la fête de l’espoir, mon cher Ernest. Il existe toujours en nous-mêmes une petite étoile pour nous porter secours, les soirs de tempête. On a trop tendance à l’oublier…

Vers minuit se produisit un grand branle-bas sous le chapeau d’Ernest.

– Hé ! les mésanges ! Que se passe-t-il là-dedans ? Vous ne dormez pas ?

– Joyeux Noël, Ernest ! Chante avec nous, on fait la fête !

La plus enjouée des mésanges vint déposer une feuille de gui dans la poche de la chemise d’Ernest qui en rougit de plaisir. Cette nuit-là, seule une étoile fut le témoin des chants joyeux qui montèrent du fond du jardin jusqu’au matin.

Au printemps, les mésanges quittèrent Ernest à regret en lui promettant de revenir sans faute, dans leur logis sous son chapeau, dès les premiers jours de novembre. La maison de madame Lavigueur fut vendue, au cours de l’été, à une famille avec de nombreux enfants. Leur chien Whisky devint le nouvel ami d’Ernest,

Actuellement, le petit épouvantail, vêtu de nouveaux habits, monte toujours la garde au-dessus des semis, devant la maison d’une nouvelle propriétaire. Il continue de sourire à tout venant, de son sourire en boutons. En bel épouvantail heureux, grâce à ses nouveaux propriétaires qui le laissent dehors durant l’hiver, il se promet de célébrer Noël, chaque année, en compagnie de son étoile préférée, de ses amies les mésanges et de Whisky.

Source : Contes de Noël pour les petits et les grands, de Micheline Duff, Éditions Québec Amérique 2012. 


356e jour de l’année

22 décembre 2021

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Francis Riendeau

Bon anniversaire !


On jase là…

Une tornade annoncée dans nos environs, à Fort Myers, hier. De forts vents qui ont dispersé branches de palmiers et objets de toutes sortes, sur les rues et terrains du complexe. Sans prendre de chance, on a rétracté nos auvents pour ne pas risquer de les endommager. Tout est rentré dans l’ordre au milieu de l’après-midi. Pour ceux qui croient que les changements climatiques sont des inventions, les tornades en Floride sont loin d’être fréquentes en fin d’année. Pourtant, c’est ce qui se passe. Pas de dommages chez nous !


Pensée et citation du jour

On rencontre sa destinée souvent par les chemins qu’on prend pour l’éviter.

Jean de la Fontaine


Ça s’est passé un 22 décembre…

(1969) Le maire Jean Drapeau, avait instaurée cette pratique, surnommée « la loterie du maire », en mai 1968. Cette « taxe » permettait de participer à des tirages, et Montréal aurait recueilli ainsi plus de 17 millions de dollars en recettes brutes. Le gouvernement québécois approuvera en janvier 1970 la loi sur la création de Loto-Québec.

(1970) L’armée canadienne rentre dans ses casernes après le déploiement des forces armées aux principaux endroits stratégiques du Québec lors des événements d’octobre.

(1988) L’Assemblée nationale du Québec adopte la loi 178 concernant l’interdiction de l’anglais dans l’affichage commercial au Québec. Une autre loi charcutée par les tribunaux.


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Sécurité mon oeil !

La Une

Où nous séjournons en Floride, une vague de vols déferle dans le complexe. Certains se vont voler des vélos, d’autres différents objets sur leur site. La rumeur veut que des personnes, en voitures ou à pied, arpentent les rues, la nuit, pour observer les comportements négligents de certains résidents et saisonniers, pour ainsi dérober quelques biens. La section d’entreposage aussi est la cible des intrus. Certains prennent des photos.

C’est un phénomène récent qu’on observe et c’est malheureux qu’il en soit ainsi.

Dès notre arrivée en novembre, on voyait une voiture de sécurité, stationnée sans conducteur, à côté du terrain de pétanque. Pourquoi ? Les voleurs venaient de faire leur apparition dans le coin ? On voulait montrer qu’une certaine surveillance s’exerçait ?

Très rarement, j’ai vu un agent arpenter les rues du complexe, voir même à l’intérieur de la bagnole clairement identifiée. Pourtant, les accès, tant de l’intérieur que de l’extérieur sont faciles. On en compte quatre, qui facilitent rapidement la fuite vers les autoroutes, puisqu’aucune barrière automatique n’est installée. Aucun contrôle ! N’importe qui s’amène comme bon lui semble. C’est comme un coup de vent !

Sur la côte Est, c’est monnaie courante. Une excellente façon de contrôler les entrées et sorties, avec des caméras, ça décourage les voleurs. Un voleur qui se sent piégé, ira jouer ailleurs. Et ici, dans d’autres complexes régionaux, plusieurs des voies d’accès et de sorties sont aussi protégés par des dispositifs d’accès, contrôlés.

En dernière heure, l’administration de notre parc nous informait que le contrat de surveillance était terminé. Fini ! Une nullité en matière de surveillance, quant à moi. Mais la menace demeure présente.

Qu’est-ce qu’ENCORE attend pour sécuriser ses entrées et sorties ? D’installer des barrières électriques serait une protection supplémentaire pour le bien-être et la sécurité des résidents et saisonniers.

J’ai vu une seule fois, une voiture du Sheriff du comté de Lee, patrouiller quelques rues, sans plus. On doit les appeler si on soupçonne des individus louches. Wow ! Toute une protection quand on sait que plusieurs des résidents et saisonniers sont des aînés vulnérables.

Autre élément incitateur ; le bureau du complexe est souvent fermé cet hiver. Le personnel est à son minimum et on ne peut pas dire que des efforts sont fait pour remédier à la situation.

Par contre, belle initiative, la direction a installé des dos d’âne à différents endroits stratégiques sur le complexe, afin de sécuriser la circulation des véhicules. Quand on voit des gros VR avec des angles morts évidents, camions, voiturettes et vélos circuler, ça demeure un excellent moyen de les ralentir.

Au Walmart du coin, probablement à cause d’une vague de vols dans les voitures, une auto-patrouille d’une compagnie de sécurité circule à travers les allées du stationnement, gyrophares vert et jaune très visibles et opérationnels. On n’avait jamais vu ça auparavant.

Selon certains, les méfaits et délits qu’on observait depuis longtemps de l’autre côté de l’État, s’étendent vers l’ouest. Ici comme ailleurs, la pandémie aura amené son lot de petits criminels qui profitent des honnêtes gens.

Restons tout de même aux aguets ! Ça demeure un endroit où il fait bon vivre !


355e jour de l’année

21 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE MONDIALE DE L’ORGASME


On jase là…

Les cervelles d’oiseaux qui ont décidé de faire la fête dans les bars samedi dernier, sans masques et sans distanciations physiques, ont fait preuve d’altruisme hors du commun. On approche les 5 000 cas d’infection quotidiennement. Bravo les champions et championnes !


Pensée et citation du jour

Le bonheur est l’art de faire un bouquet avec les fleurs qui sont à notre portée.

Brigitte Gervais


Ça s’est passé un 21 décembre…

(1838) 12 patriotes capturés par les forces britanniques dirigées par Colborne à la suite de combats dans le sud de la province sont pendus à la prison de Montréal, à l’angle des actuelles rues Notre-Dame et de Lorimier. Un monument à leur mémoire y est érigé.

(1988) C’est le 21 décembre 1977 que l’Assemblée nationale du Québec adopte le projet de loi 67 instituant la réforme Payette de l’assurance-automobile qui entrera en vigueur le 1 mars 1978. Une forte résistance s’est organisée contre ce nouveau régime, notamment de la part des assureurs et de l’opposition libérale.

(2014) La célèbre Taverne Magnan, véritable institution dans le paysage du quartier Pointe-Saint-Charles à Montréal, ferme ses portes après 82 ans d’existence.


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À l’enfant que je n’ai pas

La Une

Voici le merveilleux texte de Stéphane Laporte, paru dans La Presse + du 22 décembre 2018, à l’occasion de Noël et sur le vrai sens à donner à cette fête de la naissance d’un enfant et de tous les enfants qui deviendront grands. Une douceur pour ceux qui ont la chance et le bonheur d’être des parents, et un rêve pour les autres.


Je n’ai pas d’enfant. Ce n’est pas par choix. Vraiment pas. C’est juste que mes amours ne se sont jamais rendus jusque-là. Je sais qu’il me manque ce qu’il y a de plus beau. Je n’en suis pas malheureux. Ce sont des bonheurs perdus qui rendent malheureux. Les bonheurs inconnus rendent rêveurs. Pas de larmes dans mes yeux. Juste un peu de brume.

À Noël, la brume est plus dense. Plus épaisse. Le cœur s’embrouille. Tant que mon père et ma mère vivaient, je pouvais me dire que c’était moi, l’enfant de la fête. Le grand enfant. Mais mon père et ma mère sont disparus. Leur course est finie. Je me retrouve avec le témoin dans les mains. Et personne à qui le donner. Que le ciel vers lequel le tendre.

Je n’ai pas d’enfant. Alors, je suis bien placé pour vous dire, à vous qui en avez, que vous êtes chanceux, que vous êtes bénis. Je sais que ce n’est pas toujours facile. Avoir un enfant, c’est n’est plus avoir de vie. C’est en avoir deux, trois, quatre. C’est accaparant, épuisant, préoccupant, épeurant. Et c’est pour ça que c’est si merveilleux. Quelqu’un a besoin de vous. Tellement. C’est le plus beau des cadeaux.

On peut très bien vivre sans avoir besoin de personne. Faire son chemin. Être fort. Foncer. Gagner. Être à l’épreuve de tout. Ce qui va finir par nous rattraper, c’est que personne n’ait besoin de nous.

Les gens seuls ne sont pas tristes parce que personne n’est avec eux, ils sont tristes parce que personne n’a besoin d’eux pour être heureux. Se forcer pour aller les voir, c’est gentil, c’est un pansement pour leur âme. Mais la douce guérison, c’est quelqu’un qui en a envie. Rien ne vaut la présence de quelqu’un qui ne voudrait pas être ailleurs. S’attacher, c’est ça. Avoir quelqu’un après nous.

Un enfant, c’est totalement ça. Avoir quelqu’un après nous.

Un bébé ne peut pas vivre sans vos soins. Un enfant ne peut pas s’épanouir sans votre amour. S’il y parvient, ça lui prendra bien des efforts. Durant ses premières années, vous êtes son soleil. Sa lumière. Bien sûr, viendra l’adolescence, l’indépendance, mais il partira de chez-vous avec tout le temps que vous avez mis en lui. Et ce temps-là, l’accompagnera partout. Ce ne sera jamais du passé. Ce sera toujours du présent. Son présent. Votre présent.

Malgré tout, tout ce que la nature unit peut s’user, se briser. Trop de parents âgés sont abandonnés par leurs enfants durant les Fêtes. Le manque d’amour est de tous les côtés.

Rien n’est jamais acquis. Surtout pas l’amour. Voilà pourquoi, il faut le célébrer, il faut le conserver, en prendre soin.

À tous ceux qui cherchent un sens à Noël, c’est pourtant évident, Noël, c’est la fête de tous les enfants en même temps. L’humanité est une grande famille. Une grande famille souvent dysfonctionnelle, mais une famille quand même !

L’espoir du monde, il est là. Qu’il s’appelle Jésus, Maurice ou Mohammed. Les seuls qui peuvent changer le monde, ce sont eux. Tous les enfants en même temps. À minuit, c’est l’ultime vœu. Que grâce à eux, tout aille mieux. Avec leurs grands yeux et leur rire éclatant, avec la page blanche qu’ils ont dans les mains, et leurs crayons pleins de couleurs, c’est certain qu’ils en sont capables. Le problème, c’est qu’ils apprennent en imitant ce que l’on fait. Et ce que l’on défait. Alors le monde ne change pas. Et continue à se faire mal.

Voilà la mission de tous les parents, ajouter des bonnes personnes sur la terre. C’est la mission des enseignants aussi, et de tous les adultes qu’ils croiseront sur leur chemin. C’est une lourde tâche. Mais elle en vaut la peine. Mais elle en vaut la joie. Bien sûr, dans la course du quotidien, on peut l’oublier. Mais ce soir, c’est Noël, c’est le moment de se le rappeler.

À l’enfant que je n’ai pas, j’aurais aimé lui apprendre à marcher et à tomber, à parler et à écouter, à lire, à écrire et à se relire, à additionner et à donner, à croire en lui et à douter parfois. J’aurais aimé lui apprendre qu’aimer rend heureux. Que haïr rend malade. Que la joie d’être en vie doit toujours être plus forte que les malchances de l’existence. Que le moral est un ballon, qui doit toucher le sol pour rebondir. Qu’il aura réussi si quelqu’un a besoin de lui. Je sais, c’est facile à dire, quand on n’en a pas. Mais je vous l’ai dit au début, les bonheurs inconnus sont ceux qui font rêver.

Je n’ai pas d’enfant, mais j’ai l’amour des gens que j’aime. Des gens dont j’ai besoin. Et qui ont besoin de moi, parfois. Chacun son destin.

Noël, c’est la fête des enfants. Des enfants que l’on a. Mais aussi des enfants que nous sommes. Bref, c’est la fête de tout le monde.

Joyeux Noël, les enfants !


354e jour de l’année

20 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA SOLIDARITÉ HUMAINE


Pensée et citation du jour

Mon rêve : mourir jeune à un âge avancé.

Henri Jeanson


Ça s’est passé un 20 décembre…

(1973) Une des grandes vedettes du rock des années 60, Bobby Darin né le 14 mai 1936, succombe à une crise cardiaque. On compte parmi ses grands succès des titres tels « Splish Splash », « Queen Of The Hop », « Dream Lover », « Beyond The Sea », « Things », et surtout son impérissable enregistrement de « Mack The Knife », resté neuf semaines en tête du classement Billboard en 1959. Il a été marié à l’actrice Sandra Dee de 1960 à 1967.

(1979) Dépôt, à l’Assemblée nationale, de la question référendaire en vue du 1er référendum de 1980.

(1990) Après la fin de ses audiences, la commission Bélanger-Campeau présente son rapport le 27 mars 1991. Elle recommande la tenue d’un référendum sur la souveraineté au Québec d’ici le mois d’octobre si la province ne reçoit pas une offre acceptable du Canada.


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La Reine du country nous a quitté

La Une

Renée Martel n’est plus, à l’âge de 74 ans, celle que j’aimais entendre, a été emportée par une sévère pneumonie, hier.

À la belle époque de Jeunesse d’aujourd’hui, elle était déjà une idole. Comme elle était jolie et bourrée de talent. Puis sa carrière l’a appelé à suivre les traces de son père vers la musique country. Ses nombreux succès sont là pour en témoigner.

Avec Patrick Norman, elle coanimait l’émission Patrick et Renée. Elle a reçu plusieurs distinctions et ses succès ont été fredonnés par quelques générations. Sa carrière aura duré 65 ans.

Après son départ, sa fille Laurence, a tenu à publier cette lettre touchante à sa maman.

Maman,

Aujourd’hui, j’ai tenu ta main jusqu’à la toute fin. Ton départ laisse un grand vide béant dans mon cœur, plus jamais je ne t’entendrai m’appeler Ma petite cocotte, plus jamais je n’entendrai non plus ton rire communicatif et tes bonnes blagues.

Maman, tu as été une battante, une guerrière, celle qui traversait vents et marées pour toujours retrouver ce qui te faisait vibrer le plus : la musique.

Si j’adore la musique, c’est essentiellement grâce à toi. Ta lumière, ta passion et ton dévouement pour cet univers m’ont toujours accompagné peu importe où mon chemin me menait.

Maman, je t’aime. Je resterai toujours ta petite fille. Je te porte dans mon cœur jusqu’à la fin de temps.

Danse, chante, amuse-toi. Ce sera le gros party au ciel aux côtés de grand-papa Marcel et grand-maman Noëlla.

Je t’aime xxxxx

Et qui sait… On l’entendra peut-être de là-haut, en duo avec son père.

Adieu, Renée Martel et merci pour tout.


353e jour de l’année

19 décembre 2021

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Philippe Hudon

Bon anniversaire !


On jase là…

Je suis d’avis que le fait d’avoir trois doses, devrait être suffisant pour rentrer chez-nous sans avoir à subir de test au préalable. Les scientifiques nous révèlent que le variant omicron est extrêmement contagieux, sans être mortel. En 2020, les vaccins n’existaient pas au Québec, et maintenant on serait vacciné à 90 %. Il me semble que la preuve vaccinale devrait amplement suffire pour traverser la frontière dans un sens comme dans l’autre.


Pensée et citation du jour

Le bruit fait peu de bien, le bien fait peu de bruit.

Proverbe français


Ça s’est passé un 19 décembre…

(1984) À 23 ans, et après seulement 424 parties, la jeune étoile du hockey Wayne Gretzky, des Oilers d’Edmonton, marque son millième point en carrière.

(1997) TITANIC, du réalisateur canadien James Cameron, le film qui allait devenir le plus rentable de l’histoire du cinéma, prend l’affiche dans les cinémas américains. Leonardo Dicaprio et Kate Winslet sont les vedettes de ce long-métrage. Céline Dion y interprète la chanson « My Heart Will Go On ».

(2000) Le controversé projet de loi 170 sur les fusions municipales est adopté à l’Assemblée nationale. Lucien Bouchard a dû suspendre les règles de procédure et imposer le bâillon pour paver la voie au regroupement d’une soixantaine de municipalités en cinq nouvelles, à Montréal et sur la Rive-Sud, dans l’Outaouais et dans la région de Québec. Un comité de transition assurera la bonne marche de la fusion jusqu’en janvier 2002.


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Des nouvelles du Sud

La Une

Un mois déjà que nous y sommes et on peut dire que la température est idéale ; autour de 25-30 degrés le jour et 13-20 la nuit, toujours en Celsius, évidemment.

Les réparations majeures à notre véhicule récréatif sont terminées et quelques petits travaux de finition sont à faire. Je prévois débuter la semaine prochaine. J’ai eu un bon coup de main de Marcel, mon grimpeur favori. Les hauteurs me hantent alors ce « va-nu-pieds », il sait ce que je veux dire, n’a peur de rien.

Même sans neige, les Fêtes sont soulignées par des décorations un peu partout. J’ajouterai que les Québécois sont originaux et ne se gênent pas pour créer une ambiance festive.

Mais le nouveau variant Omicron vient jeter une douche froide parmi nos compatriotes. Le port du masque est revenu en force et ce, même si certains ont reçu les trois doses. C’est mon cas. J’ai reçu ma troisième dose dimanche dernier. Louise atteindra son sixième mois la veille de Noël et dès le 26 décembre, elle devrait l’avoir reçu elle aussi.

Les Américains, eux, vivent probablement sur une autre planète. Le masque ??? Ne connaissent pas ! D’ailleurs, c’est assez calme dans la population. Récemment, le gouverneur DeSantis a eu cette réaction, devant la venue du variant Omicron : « En Floride, nous ne les laisserons pas vous enfermer, nous ne les laisserons pas vous restreindre, nous ne les laisserons pas imposer des mandats, nous ne les laisserons pas fermer les écoles, nous protégerons votre liberté pour prendre vos décisions », a déclaré DeSantis aux journalistes. « Et je n’ai aucun problème si quelqu’un est inquiet, s’il a peur de l’omicron et qu’il veut se verrouiller ou s’isoler, c’est absolument sa décision dans une société libre, mais vous n’imposez pas le fascisme à dans tout le pays ou dans tout l’État, c’est faux », a-t-il poursuivi. »

Ça vous donne une idée bien arrêtée de ce politicien, admirateur de Donald Trump.

De notre côté, nous sommes plus résilients. Par exemple, lors des vendredis soir de poker que j’organise depuis la fin de novembre, pour les francophones. Au début, Louise, moi et une autre personne, portions le masque, tout comme dans les lieux publics, épiceries et autres. Hier, quatre semaines plus tard, et avec l’Omicron qui s’est invité, 12 personnes sur 22 avaient décidé de le porter. C’est dire qu’on prend au sérieux, la très contagieuse menace.

Pour les Québécois, l’élément qui inquiète sont les assurances voyage. Les inciteront-ils à rentrer au Québec ? Certains pensent que oui, alors que d’autres en doutent. Avec les cas d’éclosions qui montent également en flèche ici, tout est probable. On suit la situation de très près.

À part ça, les activités ont repris comme avant, et certains, dont nous, n’avons pas l’intention d’y participer et principalement aux différents soupers à la salle communautaire, suivi de la danse. On passe notre tour pour cet hiver, comme d’autres.

Mis à part tout ça, la vie continue au pays des gougounes. On profite de l’agréable température. Les culottes courtes et les chandails léger, nous font apprécier notre environnement.

Finalement, le beau-frère et la belle-sœur en sont à leur dernière année en Floride. Ils viennent de vendre leur maison et tourneront la page sur 17 belles saisons à la chaleur, début avril. Avec l’âge, vient souvent les coûts indécents des protections d’assurances, incitant les Québécois à passer à autre chose.

Comme on dit, toute bonne chose à une fin et « un jour ce sera notre tour », mais pas pour les gains de loterie. En tout cas jusqu’à maintenant.

On s’en reparle…


352e jour de l’année

18 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES MIGRANTS

LES NOCES D’OR DE DIANE SAVARD ET PHILIPPE HUDON


À la douce mémoire de…

ALAIN BARRIÈRE 1935-2019, chanteur français.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Sylvain Nantel, mon frère.

Bon anniversaire !


On jase là…

Quelle triste nouvelle que ce nourrisson de moins de deux mois, décédé hier de la COVID-19 au CHU de Sainte-Justine. Une blessure terrible directement au cœur, pour les parents. Les consignes de préventions deviennent vitales devant la vulnérabilité des bambins. Je souhaite aux parents qu’ils trouvent la paix dans cette épreuve inqualifiable.


Pensée et citation du jour

On se plaint souvent du manque de temps, alors que c’est tout simplement l’envie de prendre le temps qui nous manque.

Pierre Péladeau


C’est arrivé un 18 décembre…

(1991) La plus importante campagne d’immunisation jamais entreprise au Québec et peut-être même au Canada débute à Saint-Jérôme, où on s’inquiète d’une poussée de méningite qui frappe surtout les jeunes âgés de 10 à 14 ans.

(2000) Le chanteur Michael Jackson a été officiellement inculpé concernant les allégations d’abus sexuels sur un mineur. Le document a été déposé jeudi après-midi au tribunal de Santa Maria, en Californie.

(2008) L’hebdomadaire américain Time a décerné au président élu Barack Obama le titre de « Personnalité de l’année 2008 » pour être devenu le premier Afro-Américain à remporter la course à la Maison-Blanche.


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L’ange au cœur d’or

La Une

Pour Noël, j’ai décidé ne plus répéter dorénavant ce qui était pourtant devenu une tradition pour moi, soit aller porter des sacs de cadeaux à quelques itinérants choisis au hasard dans la rue. Depuis quelques années, avec quel plaisir je les remplissais de vin, fromage, biscottes, cigarettes et chocolat, coupons de restaurant, ces grands contenants aux couleurs vives, en me prenant pour la fée des Étoiles. Deux ou trois jours avant Noël, je me rendais au centre-ville, le cœur battant, dans ce quartier où les sans-abris foisonnent habituellement.

En général, je repérais facilement les sans-logis recherchés, reconnaissables non seulement à leurs vêtements dépenaillés mais surtout à cause de leur démarche, cette façon qu’ils ont de traîner la patte et d’errer tristement à travers la foule de passants à l’air préoccupé et aux bras remplis de paquets. Les itinérants, eux, vagabondent sur les trottoirs sans se dépêcher, le regard vide et sans but, sinon celui de remplir leur vieux baluchon de denrées encore utilisables trouvés d’une poubelle à l’autre.

L’an dernier, Dieu sait pourquoi, ils furent moins nombreux qu’à l’accoutumée. Sans doute, la pluie diluvienne de la veille et le froid subit du lendemain avaient rendu la chaussée trop glissante et les empêchaient de sortir. Je fus dans l’obligation de remettre ma distribution à plus tard et me retrouvai finalement seule avec mes cinq sacs, par un froid glacial, le matin de la veille de Noël.

J’eus beau scruter le quartier, seule à bord de ma voiture, j’eus peine à dénicher quelques itinérants. Petit à petit, je réussis tout de même à faire quatre heureux. À tout le moins, je m’imaginais les rendre heureux à ma manière.

C’est de loin que j’aperçus mon dernier récipiendaire. Je ne pouvais pas me tromper : petit et maigrelet, zigzaguant nonchalamment parmi les piétons, un sac à la main et les yeux vaguement perdus. L’homme portait une tuque des Andes enfoncée jusqu’aux oreilles et cachait le reste de son visage derrière un affreux foulard jaune entortillé autour de son cou. Je stationnai ma voiture en double file, mis mes clignotants et m’empressai de sortir le sac que je lui tendis à bout de bras.

– Bonjour, monsieur. La fée des Étoiles a préparé un sac de cadeau pour vous. Et… joyeux Noël !

– Vous croyez vraiment que j’en ai besoin ?

C’est à ce moment précis que je remarquai l’étiquette « Kanuk » brodée sur le revers de son col. Dieu du ciel ! Je venais de commettre l’erreur du siècle ! Aucun itinérant de la ville ne pourrait se payer ce genre de manteau très coûteux. Cet homme n’était pas un sans-abri !

– Excusez-moi, monsieur. Si vous ne voulez pas de mon sac, pourriez-vous l’offrir à quelqu’un de plus malchanceux que vous, s’il vous plaît ?

Si j’avais pu rentrer dans le trottoir, je l’aurais fait ! Prise de panique, je pivotai aussitôt, m’engouffrai dans ma voiture et disparus au coin de la rue en laissant mon bonhomme en plan, sans même lui donner le temps de me répondre. Ah ! ce que je pouvais me sentir mal ! Je voulais semer la joie et voilà que je venais peut-être d’insulter quelqu’un ou de le blesser dans son amour propre, sa fierté, son intégrité. Sur le chemin du retour, je lui demandai secrètement pardon, les larmes aux yeux, me jurant de ne plus jamais recommencer l’expérience des sacs à offrir aux sans-abris. Trop risqué de commettre à nouveau de telles erreurs !

Depuis cette aventure, un an s’est écoulée, et je n’ai toujours pas changé d’idée : finie la chasse aux itinérants ! Cette année, pour Noël, je ferai un don en argent à un organisme qui s’occupe officiellement des pauvres et des démunis. Des vrais ! Non, je ne referai plus de bêtise comme l’an passée.

Ce matin, cependant, le facteur m’a laissé un mystérieux paquet enveloppé dans du papier de Noël, Curieuse, je l’ai déballé d’une main fébrile pour découvrir un petit ange de bois peint en rouge, tenant dans ses bras un cœur d’or. Ah ? Étrange… Cette figurine me rappelait quelque chose, mais je n’arrivais pas à trouver quoi, Où donc ai-je déjà vu cet ange ? Et qui me l’a envoyé ? J’ai décacheté avec empressement l’enveloppe qui l’accompagnait et j’ai parcouru, bouche bée, l’écriture ronde et régulière que je ne connaissais pas.

Chère madame,

Vous ne serez pas fâchée, je l’espère, si l’an dernier, lorsque vous m’avez quitté si rapidement au coin de la rue, je n’ai pu m’empêcher de retenir mentalement le numéro d’immatriculation de votre voiture. J’ai réussi, grâce à quelques pots-de-vin, à obtenir le nom de la propriétaire de cette voiture. Je suppose donc qu’il s’agit bien de vous.

Je suis l’homme que vous avez maladroitement pris pour un sans-abri, la veille de Noël, l’année dernière. Bien sûr, en rentrant chez moi, dans ma belle tour d’ivoire, j’ai lancé rageusement votre sac de cadeaux sur mon divan. La carte que vous y aviez insérée a alors glissé par terre. Elle portait l’image de cet ange et, à l’intérieur, on pouvait lire ce court message que vous-même aviez sans doute tracé à la main :

« On n’est jamais seul quand on donne de l’amour, Cet ange veillera sur vous. »

J’ai retourné la carte cent fois entre mes mains. Un ange veillerait sur moi, hein ? Quelle farce ! Ma femme venait de me plaquer pour un autre homme, mes enfants qui vivent en région éloignée ne m’avaient pas invité pour les Fêtes, mes employés, trop contents de partir en congé, m’avaient souhaité « Joyeux Noël » avec une indifférence évidente. Et tous mes amis étaient partis. Il ne restait plus personne. Quand vous m’avez rencontré, madame, j’étais l’être le plus seul et le plus malheureux au monde. Je me sentais à ce point désœuvré que, pour un instant, j’ai même songé à aller me pendre. Mais j’ai plutôt erré comme une âme en peine sur les trottoirs avec mon Kanuk, mes bottes de cuir et mes poches bourrées d’argent. Vous avez vu juste : j’étais un véritable itinérant. Un sans-abri dans l’âme.

Au moment où j’ai découvert les produits de votre sac, j’ai bien compris que cela ferait le bonheur de quelqu’un d’autre, pas le mien. Je pouvais m’offrir mille fois ces petites douceurs. Toutefois, votre phrase me chicotait : « Quand on donne de l’amour, on n’est plus seul, » J’ai donc décidé de me rendre au gîte Dernier Recours, refuge officiel pour les sans-abris de la ville lors de journées trop froides. Là-bas, je trouverais sûrement un bonhomme plus démuni que moi.

J’en ai trouvé cent cinquante !!! pour la plupart, des types sympathiques et sans malice. Des blessés de la vie, quoi ! Comme moi, ils avaient manqué le bateau. Pas le même que le mien, mais eux aussi étaient restés seuls au quai. Seuls, mal-aimés, abandonnés, rejetés, sans espoir. Je me suis mis à jaser avec l’un puis avec l’autre. Ça parlait, ça s’ouvrait le cœur, ça riait fort, mais ça pleurait aussi. Jamais je ne me serais imaginé faire de l’écoute dans un tel endroit. Je n’ai jamais vu l’après-midi passer. Quand est venu le temps de partir, j’ai remis votre sac de cadeaux au plus misérable d’entre eux. À ma grande surprise, sa première idée a été de partager le contenu avec les autres. À peine s’il lui est resté une gorgée de vin et une cigarette. Je n’oublierai jamais son regard radieux quand il a posé sa main sur mon épaule en me demandant si j’allais revenir pour le réveillon de minuit.

– Viens avec nous. Tu vas voir, c’est toujours formidable. On manque de personnel pour servir le repas de Noël chaque année. Tu pourrais donner ton nom à la direction.

Je me suis moi-même étonné en m’inscrivant aussitôt. Le comité des bénévoles pouvait compter sur moi dès le début de la soirée. Une fois rentré à la maison, je n’en revenais pas de mon audace. Moi, au service des sans-abris, oh là là ! Qui l’eût cru ! Soudain, j’ai aperçu l’ange au cœur d’or de votre carte. Il trônait, immobile, sur mon bureau où j’avais installé la fameuse carte. Chaque fois que je passais devant lui, j’avais l’impression qu’il me faisait un clin d’œil. Ah ! Il m’avait bien manipulé, le coquin !

Je n’ai rien regretté de cette soirée. J’ai vécu, l’an dernier, le plus beau Noël de ma vie grâce à vous, chère madame, et je voulais sincèrement vous en remercier. Cette nuit-là, sans famille, sans amis, sans alcool, sans argent et sans gâteries, j’ai ri et chanté. Les accolades, les poignées de main et même les bisous n’ont pas manqué. Que d’amour, que de chaleur humaine ! J’ai compris que le cœur d’or de l’ange y était pour quelque chose.

Cette année, je vais enfin retrouver les miens pour les Fêtes et ne pourrai pas retourner au refuge. Mais soyez assurée, chère madame, qu’à votre exemple, je préparerai moi aussi des sacs de surprises pour les sans-abris et que j’irai les leur distribuer dans les rues du même quartier, la veille de Noël. Peut-être vous y reverrai-je !

Je vous envoie cet ange que j’ai sculpté pour vous en souvenir de notre curieuse rencontre. Méfiez-vous, cependant, car cet ange pourrait bien vous mener par le bout du nez ! Je lui ai demandé de vous rendre heureuse.

L’ami de l’ange au cœur d’or

Bouleversée, j’ai caressé l’ange du bout des doigts. En le déposant dans ma chambre, j’ai eu l’impression que le petit chenapan me faisait un clin d’œil à moi aussi. Qui sait si je n’irai pas au magasin, ces prochains jours, pour me procurer quelques grands sacs de Noël…

Note de l’auteure : La première partie de ce conte a réellement eu lieu, mais je ne saurai jamais si « L’ami de l’ange au cœur d’or » a vraiment remarqué la plaque de ma voiture.

Source : Contes de Noël pour les petits et les grands, de Micheline Duff, Éditions Québec Amérique 2012.


351e jour de l’année

17 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LA JIURNÉE INTERNATIONALE POUR L’ÉLIMINATION DES VIOLENCES FAITES AUX TRAVAILLEUSES ET AUX TRAVAILLEURS DU SEXE


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Hélène Armand

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

L’amour transforme les impasses en autoroutes.

Louis Guertin


Ça s’est passé un 17 décembre…

(1983) Le Canadien de Montréal honore douze joueurs ainsi que l’entraîneur Toe Blake, qui ont gagné cinq coupes Stanley consécutives. Parmi eux, Maurice Richard, Doug Harvey, Henri Richard et Jean Béliveau.

(1987) Le Harfang des neiges devient l’emblème aviaire du Québec.

(1994) Mariage de Céline Dion avec René Angelil.


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Faudra-t-il tout recommencer ?

La Une

Malgré deux doses dans plus de 90 % des cas, trois dans d’autres, la période des Fêtes sera aussi imprévisible que l’an dernier. Le variant Omicron s’impose et ramène tout le monde à l’ordre.

Et il y en aura d’autres. Les scientifiques le prédisent. Il nous faudra probablement se faire vacciner annuellement. Qui sait. En tout cas, une chose est certaine, ce n’est pas demain la veille qu’on pourra s’en défaire de ce satané variant qui gâche nos vies.

Nous sommes un peu responsables des variants. Un regard autour de nous et on a l’impression que la bataille était gagnée depuis quelques mois. Les masques ont majoritairement disparu, du moins par ici en Floride, sauf chez les employés de magasins et d’épiceries.

La distanciation physique également. Nous sommes revenus à nos vieilles habitudes de rapprochements.

Serez-vous surpris si la santé publique imposait de nouvelles consignes ? De limiter nos soupers de Noël et, sans se confiner nouveau, de passer des Fêtes dans l’intimité ? Il y aura toujours des récalcitrants qui continueront de défier l’autorité, au risque d’en payer le prix. C’est connu d’avance !

De notre côté, au pays des gougounes, notre hiver devait se dérouler presque normalement. Après vingt mois d’attente, notre séjour allait être agréable. Par contre, les réceptions et repas à la salle communautaire sont moins invitantes. On le sait, la Floride est un État assez complotiste pour ce que sont les consignes. Le gouverneur DeSantis, un pro Trump et par le fait même républicain, gouverne comme si la pandémie n’avait jamais existé.

Un petit côté positif cependant. Dimanche dernier, j’ai pu obtenir ma troisième dose et ma douce la recevra entre Noël et le nouvel An. Mais, devant les ravages que l’omicron répand, on devra peut-être rentrer plus tôt au pays.

Les assurances nous pousseront peut-être à rentrer. Déjà, le gouvernement fédéral incite les gens à éviter les voyages non-essentiel… Nous ne sommes pas loin d’une autre fermeture des frontières.

C’est un sombre tableau mais il faut être réaliste. Les cas montent en flèches et partout dans le monde les mesures sanitaires obligent des contraintes. Espérons que « ça va bien aller » !


350e jour de l’année

16 décembre 2021

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Normand Claveau

Bon anniversaire !


On jase là…

Et si on donnait un grand coup en obligeant les conducteurs en état d’ébriété à installer un antidémarreur sur leur voiture. En cas de récidive, le permis de conduire serait suspendu pour 10 ans.


Pensée et citation du jour

Les arbres nous fournissent deux éléments essentiels à notre survie : de l’oxygène et des livres.

André Vital


Ça s’est passé un 16 décembre…

(1965) Sept ouvriers sont tués dans la chute d’une voute de béton en construction dans l’échangeur Turcot. Cet accident révèle les manquements à la sécurité du travail sur les chantiers du Québec.

(2002) Le Canada ratifie le protocole de Kyoto, sur les changements climatiques.

(2009) L’hélicoptère de TVA s’est écrasé à Montréal. L’appareil s’est abîmé vers 7h40 en bordure de l’autoroute Bonaventure, près de la sortie menant au Technoparc. Deux personnes ont été blessées dans l’accident, soit le pilote Antoine Léger et le journaliste Réjean Léveillé.


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Le cerf aux bois de lumière

La Une

Je me souviens du jour de Noël, en Pologne, dans les petites rues de mon village. Les plaines qui l’encerclaient étaient couvertes d’un tapis blanc. Je voyais les enfants courir dans les petites ruelles et jouer en se lançant des boules de neige. D’autres couraient vite, afin d’aller chercher des chocolats chauds au petit commerce du village. Des stands étaient remplis de fourrure et d’outils pour la chasse d’hiver.

Dans mon village, les hivers étaient durs et froids, nous devions rester au chaud pour ne pas finir malades et fiévreux. Les jours de décembre, il y avait toujours ce mystérieux monsieur avec des vêtements élégants et chers. Il nous demandait de l’appeler monsieur Oliver. Il nous racontait plein d’histoires aussi farfelues les unes que les autres, pleines de magie et d’aventures.

Monsieur Oliver était vieux, et même s’il avait l’air d’un riche, il avait un grand cœur. C’est ce que les gens disaient. Un jour, j’étais allée me promener au petit marché du village et comme d’habitude, je l’ai vu assis sur son petit banc au milieu du marché. Plein d’enfants attendaient qu’il commence son histoire du jour. Je suis allée m’assoir avec les autres et il a commencé à raconter son histoire.

Celle-ci commençait par trois enfants, trois frères. Le plus vieux se nommait Noah, le benjamin se nommait William et le cadet, Oliver. Évidemment les enfants avaient vite compris que le vieillard avait donné son prénom à un des personnages. Les frères étaient âgés de 15, 12 et 9 ans. Le vieil homme avait précisé que cette histoire se déroulait dans ce village.

Les garçons étaient nés dans une grande famille, leur maison était proche du village et était située à proximité d’une forêt, où les enfants allaient souvent jouer. À cette époque, les histoires n’étaient pas comme celles d’aujourd’hui, elles étaient racontées comme des légendes et la légende la plus racontée était celle du « cerf aux bois de lumière. » Leur mère leur racontait tous les soirs, elle leur répétait que le cerf aux bois lumineux était un personnage très distingué, mais qu’il détestait par-dessus tout qu’on brûle des feux proches de sa forêt ou qu’on touche à ses bois lumineux, sans sa permission.

Pour le cerf, la forêt était un cadeau que les ancêtres avaient laissé et lui avaient donné la responsabilité de la garder. Un matin, les frères étaient partis s’amuser dans la forêt en passant à travers le village et en saluant tout le monde. Noah, le plus vieux aimait sculpter des objets dans le bois, il avait trouvé une grosse branche dans laquelle, il avait commencé à sculpter avec son petit couteau suisse. Les deux autres frères cherchaient une occupation. Leur frère aîné avait la responsabilité de les surveiller. William avait eu l’idée de commencer un bonhomme de neige, pendant que le jeune Oliver écrivait dans son petit carnet, les mains gelés par le froid.

Soudain, dans le village, les frères avaient entendu un cri résonner dans les plaines blanches. Les trois frères cessèrent leur occupation pour se précipiter vers le village où une maison brûlait, à cause d’une lumière qui avait éclaté. Cela arrivait de temps en temps, durant l’hiver, que l’une des maisons prenne feu à cause des décorations.

Les frères immobiles regardaient les habitants essayer d’éteindre les flammes. Le cadet, Oliver, s’était retourné d’un air étrange ayant entendu un petit bruit ou son, inconnu. Vers la forêt, à l’orée de celle-ci, des lumières brillaient de toutes les couleurs sur les bois d’un cerf. Il voulait le dire à ses frères, mais le cerf était disparu en un instant.

Le soir, après que la mère eut bordé Noah, William et Oliver, l’un des frères s’était levé, pris la lampe qui était dans la garde-robe, et s’était habillé le plus chaudement possible pour ne pas que le froid de la nuit, lui gèle le corps.

En descendant l’escalier, il était passé par la cuisine qui était juste à côté, pour passer la porte qui menait vers l’extérieur, dans le jardin. Une fois sorti, il avait allumé la lampe et marchait vers la forêt sombre. Il pouvait entendre les bruits du vent à travers les branches et le froid qui tapait son manteau. En s’enfonçant dans la forêt, il regardait autour de lui.

Le frère, le jeune Oliver était un enfant très curieux qui aimait l’aventure. Après avoir entendu le bruit plus tôt, et vu le cerf, il voulait confirmer s’il existait vraiment une telle créature, aux bois de lumière. Sur le chemin, il s’était arrêté près d’une rivière gelée et avait baissé la tête pour voir la glace gelée parfaitement comme un miroir.

Ce qui était étrange, est que normalement la glace se forme de façon… naturelle. Tout à coup, de la lumière apparue sur le reflet de la glace. Oliver avait levé la tête et vu le cerf qui le regardait droit dans les yeux. Dans toute sa jeune vie, il n’avait jamais vu une telle beauté. Des lumières vertes, blanches, rouges, jaunes et bleues étaient accrochées sur les bois du majestueux cerf. Ses yeux sombres détendaient Oliver. On aurait dit que le cerf le charmait.

Oliver secoua la tête comme s’il avait l’impression de rêver. Le jeune enfant avait reculé d’un pas et déposé sa lampe. Le cerf s’était mis à faire du bruit comme s’il était paniqué. Sur le coup, Oliver ne comprenait pas trop, puis, il reprit la lampe dans ses mains. Le cerf semblait détester qu’il ait apporté une lampe à l’huile. Oliver s’était souvenu de ce que sa mère lui répétait souvent. Il ferma la lampe et s’assit sur la neige. Oliver, très à l’aise, s’était mis à discuter avec lui. Il le complimentait sur ses bois et lui posait plein de questions, sachant quand même que le cerf ne lui répondrait pas. Il avait fini par s’endormir dans le froid.

Le lendemain, il s’était réveillé, toujours au même endroit. Heureux de ce qu’il avait vu, il avait couru à l’extérieur de la forêt et était rentré dans le salon tout excité. Personne n’était là. Ils étaient tous partis au marché du village pour acheter de la nourriture. Il avait monté dans sa chambre et avait noté tout ce qu’il avait vu.

À la fin de chaque semaine, il faisait la même chose ; il allait dans le bois, près de la rivière, pour retrouver le cerf avec ses bois lumineux. Ce soir-là, le cerf semblait lui aussi plus à l’aise. Oliver pensait que l’animal était plus solitaire, froid et distant, mais il se trompait. Le cerf était un animal doux.

L’homme qui racontait l’histoire disait aux enfants qu’avant de connaître la suite, il devait leur raconter la légende du cerf. Lorsque qu’il était petit, le cerf venait de perdre sa mère à cause des chasseurs. Le maire de notre village était un homme très sociable et courageux, il avait un grand cœur chaleureux. Il avait trouvé le cerf dans la forêt, pendant l’hiver. Il venait le nourrir de temps en temps. Le cerf le considérait un peu comme un ami. Un jour, la forêt était en feu, à cause de bandits qui étaient venus voler dans le village. Le cerf était triste d’avoir perdu son habitat.

Le maire avait fait reconstruire la forêt en faisant venir des sapins et les avait plantés. Les années passèrent et le cerf n’avait pas l’air plus vieux, il avait seulement grandi. C’est comme si Dieu l’avait béni. Les habitants du village disaient que le cerf était immortel et qu’il avait sûrement été choisi pour une mission.

Le maire, rendu vieux, avait attrapé une vilaine grippe qui lui prenait la vie de jour en jour. Un matin, malgré sa mauvaise santé, il était allé près de la forêt et avait déposé une guirlande de lumières en signe d’adieu au jeune cerf. Depuis, le cerf était devenu le gardien de la forêt, nos ancêtres l’ont respecté et adoré.

Dans cette légende, le cerf était immortel, car il choisissait, à chaque 100 ans, un successeur qui le remplacerait en tant que gardien. Il avait le pouvoir de changer les âmes et de les amener dans l’au-delà, voilà le vrai sens de cette légende. C’est ce que monsieur Oliver, celui qui racontait l’histoire, nous avait dit.

L’homme continua de raconter son histoire en nous disant qu’Oliver, cette fameuse nuit, avait été porté disparu. Sa famille ne l’a jamais retrouvé. Oliver serait mort de froid la deuxième fois qu’il était allé voir le cerf. Comme la légende le disait, le cerf avait choisi son successeur.

Les enfants étaient perturbés et, en même temps, émerveillés par l’histoire du vieux monsieur. Moi, ce jour-là, je l’avais regardé et pensé que c’était l’esprit du cerf qui était peut-être venu nous raconter son histoire. Les enfants autour de moi, ne pensaient peut-être pas la même chose que moi, mais mon intuition me l’avait dit. Après cette histoire, j’étais rentré chez moi. La ma maison se trouvant proche des plaines, on pouvait y voir la forêt au loin.

Ce soir-là, les lumières illuminaient les rues et les marchés. Pendant un moment je m’étais sentie coupée du monde. Dans mes oreilles j’entendais une douce chanson, une mélodie. Me retournant vers la forêt, et je le voyais, ses grands bois majestueux, brillants de mille feux. Ce jour-là, je me demandais s’il m’avait vu ? Je lui avais fait un sourire et j’étais rentrée dans ma maison, sans rien dire à mes parents.

Maintenant, je me retrouve à vous raconter cette histoire parce qu’il y a une belle leçon à tirer de celle-ci. Les émotions guident tes actions. La curiosité guide tes pas et ton imagination. Je veux surtout que vous reteniez que le cerf représente ton histoire. Le cerf avait eu une dure vie, mais les épreuves qu’il avait traversées, ont fait de lui le cerf aux bois de lumière.

Les lumières étaient les épreuves, les réussites et les défaites. Le successeur était la suite de ton histoire. Celui qui continuera de parler de toi ou de penser à toi. Même s’il ne pense plus à toi, il continuera de vivre.

Un conte de Jasmine Mailloux, 14 ans


349e jour de l’année

15 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DU THÉ


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Gaétane Michaud

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Le durcissement de l’esprit est beaucoup plus sérieux que celui des artères.

Napoleon Hill


Ça s’est passé un 15 décembre…

(1964) La Chambre des communes adopte l’unifolié en tant que nouveau drapeau du Canada. L’étendard sera hissé pour la première fois le 15 février 1965.

(2008) Les pneus d’hiver deviennent obligatoires au Québec, du 15 décembre au 15 mars. Modifié pour le 1er décembre en 2019.

(2012) Le dernier tronçon de l’autoroute 30, qui contourne l’île de Montréal entre Vaudreuil-Dorion et Sorel-Tracy, est finalement accessible à la circulation.


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Au suivant…

La Une

Un moment donné, ce sont les infirmières qui ont réglé leur négociation par de substantielles augmentations de salaire. Puis, d’autres employés de la fonction publique ont suivi.

Dernièrement, ce sont les employés de garderies qui ont touché le magot. Du rattrapage de 28 %. Ce conflit étant maintenant réglé, la SAQ veut aussi sa part du gâteau. Et finalement, voilà que les ambulanciers sont insatisfaits de leur sort. Encore là, c’est une grosse question de salaires.

Et les débrayages vont continuer. En cette période pré-électorale, le temps est stratégique et très bien choisi. Tout le monde l’a compris.

Mais c’est toujours la même interrogation qui vient mettre le pavé dans la marre.

Qui va payer ?

Viendra un moment où il faudra passer à la caisse ; augmentations de taxes et d’impôts principalement. Ces syndiqués vont devoir aussi payer pour leurs avantages. C’est une roue qui tourne où tous les CONtribuables devront mettre leurs mains dans leurs poches.

La population est vieillissante et inévitablement, les besoins aussi.

J’ai une suggestion pour les gouvernements et principalement celui du Québec, en matière de taxation.

Qu’est-ce qu’on attend pour taxer les gains de loterie ? À partir d’un certain montant, une taxe devrait être perçue. Les États-Unis et leur Powerball, entre autres, le font. Pourquoi pas nous ? Et les citoyens étrangers doivent payer un montant supérieur.

Ça pourrait libérer un peu le fardeau des CONtribuables qui eux, n’ont aucun pouvoir autre celui de toujours payer. Eux aussi ont une limite.

Dans l’année électorale qui vient, on va se faire bombarder de promesses chiffrées avec la meilleure des intentions des partis politiques. Malheureusement, les gouvernements n’impriment pas de monnaie, alors c’est toujours le CONtribuable qui paie.

Avez-vous remarqué… quand le gouvernement dévoile des programmes qui donnent de l’argent aux CONtribuables, c’est toujours à une date postérieure. Quand c’est un montant qu’on doit payer, c’est tout de suite.

Leurs initiative$ ont toujours un prix. Et qui paye ? Vous connaissez déjà la réponse !


348e jour de l’année

14 décembre 2021

Pensée et citation du jour

La venue au monde d’un bébé traduit chaque fois l’espoir en des jours meilleurs.

Demis Roussos


Ça s’est passé un 14 décembre…

(1960) Inauguration de l’aéroport de Dorval, devenue en 2004, Montréal-Pierre Elliott Trudeau.

(1972) À Wabush, au Labrador, un pirate de l’air prend deux personnes en otage à bord d’un avion, dont une hôtesse de l’air, pendant une durée de 5 heures. Son but : détourner l’appareil qui se dirige vers Montréal avec 52 passagers à son bord. Armé d’une carabine de calibre 22, il ordonne qu’on le conduise à Vancouver.

(2000) Quatorze ans après avoir été le théâtre de la plus grave catastrophe nucléaire civile de l’histoire, la centrale de Tchernobyl a été définitivement fermée par les autorités ukrainiennes. Le bilan de l’accident de 1986 a été dramatique : plus de 4000 ouvriers ont été tués lors de l’accident et des travaux qui ont suivi et 70 000 ont souffert ou souffrent d’un handicap dû aux radiations. Mais on estime au total à 3,4 millions de personnes, dont quelque 1,26 million d’enfants, le nombre d’Ukrainiens affectés par le drame.


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D’où vient le sapin de Noël ?

La Une

Notre sapin de Noël vient de loin. Qu’il soit de plastique ou naturel, il a fait un long chemin pour s’installer jusque dans nos salons et devant nos maisons. Quelle est son histoire ? Que vient-il nous rappeler ?

1- La naissance de la vie.

Pas de feu, pas de vie. Certainement, la première création physique de la vie sur terre est venue lorsqu’un éclair a frappé la « soupe » chimique primordiale qui recouvrait la surface du globe, écrit Tony Van Renterghem, dans son livre La fabuleuse histoire du père Noël.

2- Le premier mythe.

À un moment de la préhistoire, un orage éclate et balaie le flanc d’une montagne. Un serpent éclair illumine le ciel. Il vole alors le feu au ciel et enflamme un arbre. Un seul arbre brûle. La majorité du groupe fuit dans la grotte, mais une jeune femme crie tout en restant sur place, elle observe. C’est alors qu’une branche se casse et tombe sur le sol. La jeune femme s’avance et ramasse la branche, qui continue de brûler. Elle l’apporte à la grotte où elle la dépose au pied de l’homme le plus âgé du groupe… Ils finissent par se réjouir tous, et continueront d’entretenir cette flamme.

3- Crainte et reconnaissance.

Pour les hommes de la préhistoire, la vie devient un peu moins inconfortable, mais ils vivent tout de même avec la crainte d’avoir offensé le Grand Esprit de la nature. Ils ont le sentiment d’avoir une dette envers le ciel. Pour lui rendre hommage, ils font des tentatives d’apaisement. Périodiquement, ces hommes du passé déposent des offrandes sacrificielles sur les branches d’un arbre et y mettent le feu. Ils espèrent ainsi retourner en quelque sorte le feu au ciel, au Grand Esprit, aux dieux.

4- Le sens du rituel.

Avec le temps, l’arbre de Feu devient l’arbre de Noël. Le rituel du sapin des Fêtes nous rappelle d’être reconnaissant pour la lumière et la chaleur reçues grâce au feu, qu’on a une responsabilité à cause de la connaissance fondamentale que ce feu nous apporte et qu’on a peut-être aussi une dette envers le ciel pour le vol du feu par le serpent éclair.

5- Pourquoi un sapin ?

Le sapin est un arbre à feuillage persistant, il ne perd pas ses épines. Le choisir nous suggère que les jours rallongeront bientôt. Autre explication : saint Boniface, au VIIIe siècle, tente de convaincre les peuples du nord de l’Europe d’opter pour le christianisme. Il fait abattre un immense chêne (leur arbre sacré) et lorsque ce dernier tombe, seul un jeune sapin vert en sort indemne. Nous appellerons cet arbre « arbre de l’Enfant Jésus », aurait dit le saint.

Source : Danielle Choquette, Psycho. Journal de Montréal du 23 décembre 2018


347e jour de l’année

13 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LE JOUR DU SOUVECIR ACADIEN (N.-B.)


À la douce mémoire de…

PIERRE LACROIX 1948-2020, ex-directeur général des Nordiques de Québec et de l’Avalanche du Colorado dans la LNH.


On jase là…

Avec le nombre important des personnes qui conduisent en état d’ébriété, pourquoi n’impose-t-on pas l’obligation d’installer un antidémarreur sur son automobile ? On attend quoi ?


Pensée et citation du jour

Lorsqu’il n’y a pas de nuages à l’horizon, il se trouve toujours quelqu’un pour déclarer que ça ne peut pas durer.

Jean Simard


Ça s’est passé un 13 décembre…

(1992) Manon Rhéaume, de la région de Québec, devient la première femme à participer à un match professionnel de hockey en saison régulière, prenant place devant le filet des Knights d’Atlanta de la Ligue internationale lors d’une rencontre remportée 4-1 par Salt Lake City.

(2000) Les nouveaux paquets de cigarettes sont maintenant sur les tablettes des commerçants. Ces paquets comportent des mises en garde avec des photos-chocs. Ils montrent des gencives attaquées par le cancer, des dents malades et des tumeurs au cerveau. Les avertissements indiquent également que le cancer peut tuer, nuire aux enfants et causer l’impuissance.

(2003) Après une traque de huit mois, Saddam Hussein est capturé dans la cave d’une ferme d’Ad-Daour, à 15 kilomètres au sud de Takrit, sa ville natale. Le dictateur déchu est découvert dans un trou dissimulé par des briques et de la terre. Les soldats saisissent deux fusils mitrailleurs AK-47, un revolver et 750 000 dollars en coupures de 100 dollars.


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