Le vrai du faux

Connaissez vous bien le Québec ? Voici 25 affirmations pour tester vos connaissances…

Les réponses sont à la fin de l’article.

1- Danny Laferrière est le premier Québécois, et Canadien, élu à l’Académie française.

2- Le papillon monarque est l’un des plus grands migrateurs du Québec.

3- Le lac Saint-Jean est le plus grand lac naturel du Québec.

4- À l’arrivée de Jacques Cartier, il y avait un village appelé Hochelaga sur l’île de Montréal.

5- Le Québec produit environ 70 % du sirop d’érable au monde.

6- Avant son entrée dans la Confédération en 1867, le Québec faisait partie du Canada-Uni (aussi appelé province du Canada).

7- Lise Payette a été la première femme élue à l’Assemblée nationale.

8- Gilles Villeneuve est le premier Québécois à avoir remporté le championnat mondial de formule 1.

9- Refus global est le titre d’un manifeste politique qui lança le mouvement indépendantiste dans les années 1960.

10- La première tragédie aérienne criminelle en Occident a eu lieu au Québec en 1949.

11- Le pont de Québec s’est écroulé deux fois durant sa construction.

12- Le métro de Montréal a été le premier métro en Amérique roulant sur des pneumatiques.

13- Le réservoir de Manicouagan a été formé par l’impact d’une météorite.

14- Le Québec compte plus d’habitants que la république d’Irlande et l’Irlande du Nord réunies.

15- Le fleuve Saint-Laurent se jette dans les chutes du Niagara.

16- Le château Frontenac a été la dernière résidence de Louis de Buade, comte de Frontenac.

17- La communauté juive du Québec s’est formée principalement lors de la vague d’immigration qui a suivi la guerre 1939-1945.

18- Le harfang des neiges est le symbole aviaire du Québec.

19- Julie Payette a été le premier astronaute d’origine québécoise à monter à bord de la Station spatiale internationale.

20- La chute Montmorency est plus haute que les chutes du Niagara.

21- Les Amérindiens de l’Est du Québec ont fait découvrir la pomme de terre aux Européens.

22- Vers 1830, craignant la pandémie de choléra en Europe, les autorités plaçaient les immigrants en quarantaine suer l’île d’Anticosti.

23- Étienne Desmarteau est le premier Québécois à avoir remporté une médaille d’or aux Jeux olympiques.

24- Le mot Québec signifie « village » en langue amérindienne.

25- Le Québec est un grand exportateur de chocolat.

Réponses : 1-Vrai, 2-Vrai, 3-Faux (lac Mistassini), 4-Vrai, 5-Vrai, 6-Vrai, 7-Faux (Claire Kirkland-Casgrain), 8-Faux (Jacques Villeneuve), 9-Faux (manifeste artistique en 1948), 10-Vrai (Sault-au-Cochon), 11-Vrai, 12-Vrai, 13-Vrai, 14-Vrai, 15-Faux (dans l’Atlantique), 16-Faux, 17-Faux (début du XX siècle), 18-Vrai, 19-Vrai, 20-Vrai, 21-Faux (autochtones d’Amérique du Sud), 22-Faux (la Grosse Île), 23-Vrai (1904), 24-Faux, 25-Vrai.

Un beau geste pour sauver une vie

Il y a de ces histoires dramatiques qui font rapidement monter les larmes. En voici une…

Une mère, avec son fils de 10 ans, déjeunaient récemment au restaurant. Par mégarde, l’enfant se met une pièce de monnaie dans la bouche et l’avale. Malchanceux, la pièce reste coincée dans sa gorge.

La mère, paniquée, se lève et essaye de lui faire cracher la pièce en lui tapant dans le dos, mais rien n’y fait.

L’enfant commence déjà à donner des signes d’asphyxie, il devient bleu et la mère, désespérée, hurle pour demander de l’aide.

Subitement, un monsieur se lève d’une table voisine, et avec un calme étonnant, sans dire un mot, baisse le pantalon du gamin, saisit fermement ses petits testicules et les tire vers le bas.

Dans un cri à fendre l’âme, l’enfant sous une douleur intense, recrache vivement la pièce au grand soulagement des clients tout autour.

Le sauveur, avec le même calme étonnant qu’il avait en arrivant, retourne à sa table sans dire un mot.

Revenue de ses émotions et de son étonnement, la mère maintenant rassurée, se lève pour remercier cet homme qui a sauvé la vie de son fils. Elle demande :

– Vous êtes sûrement un médecin, pour avoir réussi à ramener mon fils à la vie ?

– Non, madame, mais je suis un professionnel : C’est une opération que nous pratiquons tous les jours.

– Et de quelle profession nous parlons ?

– Je suis un fonctionnaire de Revenu Québec. Attraper les contribuables par les couilles jusqu’à ce qu’ils crachent leurs derniers sous, c’est notre spécialité.

Une tape sur les doigts

Quatre parties de suspension pour l’assaut grave de Mark Scheifele sur Jake Evans, lors du premier duel Montréal-Winnipeg. En temps de jeu, ça représente 60 à 80 minutes. Une aubaine. Une tape sur les doigts.  

HISTOIRE

La plus longue suspension imposée à un joueur de la LNH fut de 21 parties, à Dale Hunter, des Capitals de Washington envers Pierre Turgeon des Islanders de New York, pour une agression violente et gratuite après un but, lors des éliminatoires de la saison 1992-93. Il avait purgé sa suspension dès le début de la saison 1993-94.

Paradoxalement, aucune suspension n’a été imposée à Zedno Chara des Bruins de Boston, pour son geste violent envers Max Pacioretty des Canadiens de Montréal, le 8 mars 2011. Le pire KO en direct.

Ça démontre l’inconséquence de la LNH !

Sans surprise, la Ligue nationale a manqué de fermeté, pour enrayer définitivement ces agressions des années 70. Au minimum, Scheifele aurait dû être suspendu pour le reste de la saison.

MAUVAISE RÉPUTATION

Mais non, pas dans la LNH qui continue de traîner une mauvaise réputation au niveau de l’arbitrage et de son département de sécurité. Elle prend en considération le passé de l’agresseur, bla-bla et bla-bla-bla. Foutaise ! Scheifele a pété les plombs dans un moment de frustration intense. Après son geste, il avait le regard d’un débile, d’un frustré, d’un tueur.

C’était justement le temps de passer un message d’intolérance absolue.

Quand un joueur patine à toute vitesse sur une longueur de 180 pieds pour entrer dans un violent contact avec un joueur adverse sans avertissement et sans protection, il sait très bien ce qu’il fait. C’est volontaire et prémédité.

Si on place le même événement sur la rue ou dans un lieu public, la police intervient, procède à l’arrestation de l’agresseur et il est traduit rapidement devant les tribunaux. On parle de voies de fait avec lésions.

Sur la glace, dans le cadre d’une partie de hockey, c’est « permis ». C’est bon pour le spectacle. Insensé !

Imaginez que Jake Evans, en chutant sur la glace, se brise le cou et meurt… Qu’adviendrait-il de son agresseur ?

OSER LE CHANGEMENT

Questionnée sur la possibilité qu’une plainte de voies de fait avec lésions soit déposée à la police contre Scheifele, une procureure affirmait que c’était légitime et que le Code criminel pourrait effectivement s’appliquer.

Alors, si j’étais Jake Evans, je porterais officiellement plainte à la police de Winnipeg, avec tout ce qui s’en suit comme procédure judiciaire. Je ferais le travail que la LNH refuse de faire pour protéger ses joueurs, sous prétexte que ça nuit au spectacle.

La patinoire ne doit pas servir d’immunité à l’égard d’un geste aussi agressif et dangereux. C’est carrément s’attaquer à une personne pour la blesser, l’éliminer.

Une telle décision pourrait enfin mettre un terme à ses coups salauds qu’on voit trop souvent.

Si vous avez vu la dernière partie, sur le but d’Eric Staal, Corey Perry a reçu un vicieux coup à la tête de d’un défenseur, et sous les yeux de l’arbitre. Y aurait-il eu pénalité ? L’histoire ne le dira jamais puisqu’il y a eu but.

Encore une fois, la Ligue nationale de hockey, ne prend pas ses responsabilités. Un jour elle devra rendre des comptes.

UNE INSPIRATION POUR UN HOCKEY PLUS CIVILISÉ

Nous sommes loin de la partie enlevante et exempte de rudesse entre l’Armée rouge de Vladislav Tretiak et le Canadien de Montréal un certain 31 décembre 1975. Le talent brut s’exprimait. Ce match épique de 3 à 3 est d’ailleurs considéré par plusieurs comme le plus excitant jamais disputé.

Piger allègrement dans notre plat de bonbons

Avec les millions, excusez, les milliards, qu’on prend dans nos poches pour les distribuer aux dirigeants d’Air Canada, le gouvernement fédéral, l’ami Justin, nous prend vraiment pour des CONtribuables les poches pleines.

Allo Justin, la terre appelle la lune. Ce sont les millionnaires d’Air Canada qui fouillent allègrement dans NOTRE plat de bonbons, qui se remplissent les poches.

Pour vous faire prendre connaissance de la lapidation des fonds publics, Michel Girard a pondu un article intéressant dans le Journal de Montréal d’hier. Si ce n’est déjà fait, je vous invite à en prendre connaissance.


UN HONTEUX 20 MILLIONS $ AUX PATRONS D’AIR CANADA

Le conseil d’administration d’Air Canada a décidé de récompenser ses dirigeants avec une « prime de motivation lié à la pandémie de COVID-19 » de 20 millions de dollars.

Pourquoi ? Parce qu’ils ont obtenu un « rendement exceptionnel » dans le cadre du plan d’atténuation des contrecoups de la COVID-19 mis en place à la suite de la paralysie quasi-totale des activités de la société une fois les frontières fermées.

Cela étant dit, qu’ont réalisé de si « exceptionnel » les dirigeants d’Air Canada ?

1- D’avoir bouclé l’année 2020 dans le trou de 4,7 milliards de dollars ?

2- D’avoir mis à pied 20 000 employés ?

3- D’avoir refusé, jusqu’à tout récemment, de rembourser aux clients les milliards de dollars liés aux vols annulés ?

4- D’avoir réussi à soutirer du fédéral 650 millions $ en subvention salariale d’urgence pour conserver une partie des employés ?

5- D’avoir obtenu du gouvernement Trudeau une aide financière de 5,9 milliards $ ?

Voyons donc ! Quand une compagnie verse à chacun de ses hauts dirigeants des millions de dollars en rémunération, comme c’est le cas chez Air Canada, j’ose croire que ça fait partie de leur job d’avoir à cœur la survie de l’entreprise !

Quoi qu’il en soit, au bout du compte, ce ne sont pas les dirigeants qui ont sauvé la compagnie de la catastrophe financière, c’est nous, les contribuables canadiens.

Par l’entremise du gouvernement fédéral, nous avons injecté des milliards et des milliards de dollars pour aider Air Canada à survivre à la suite de la grave crise liée à la pandémie de la COVID-19.

COMPENSATION DÉGUISÉE

À vrai dire, la nouvelle « prime de motivation » de 20 millions $ sert de compensation financière pour permettre aux dirigeants d’Air Canada d’éponger le manque à gagner relié à leurs habituelles primes d’intéressement à long terme, lesquelles ont vu leur valeur chuter à la suite de la déconfiture du titre d’Air Canada en Bourse.

Le conseil d’administration d’Air Canada a d’ailleurs fait usage de son « pouvoir discrétionnaire » pour retirer la catastrophique année 2020 du calcul des primes d’intéressement à long terme destinées aux cadres pour la période allant de 2017 à 2020. Rien de moins !

Les administrateurs d’Air Canada croient que la nouvelle « prime de motivation » permettra d’éviter un important problème de « maintien en poste » de ses cadres, et ce, à un moment « où nous avons plus besoin de nos talents clés pour assurer notre survie et notre redressement futur au profit » de nos actionnaires.

Le conseil a également accordé aux hauts dirigeants des « droits à la plus-value d’actions », lesquels droits vont leur permettre de récupérer la portion du salaire à laquelle ils ont renoncé au début de la pandémie du coronavirus.

L’octroi de la nouvelle « prime de motivation » de 20 millions de dollars aux dirigeants d’Air Canada est honteux. C’est un affront à l’ensemble des contribuables canadiens qui ont avancé depuis un an 6,5 milliards de dollars à Air Canada pour l’aider à sauver sa peau.

Les sceptiques ont été confondus-dus-dus-dus

(Paroles célèbres du Capitaine Bonhomme.)

Moi le premier, suite à cette stimulante victoire de nos Canadiens ce lundi, contre les puissants Maple Leafs de Toronto, j’étais incrédule. Les bars, sportifs et autres, les restos et terrasses, tout le monde est heureux et en liesse. Un autre baume sur la pandémie qui agonise à petits pas.

Ce qui étonne c’est l’intérêt des femmes devant cet événement qui, il faut bien l’avouer, nous manquait depuis quelques années. Sur les lignes ouvertes, elles s’expriment comme des spécialistes critiques de notre sport national. Une belle surprise. Et elles sont fanatiques.

Mais nous sommes loin de la coupe aux lèvres et on ne doit pas oublier que plus on approche de l’ultime conquête, plus le chemin est ardu.

Il faut prendre les parties une à une, sans voir trop loin.

CAREY CAREY CAREY

La tenue exceptionnelle de Carey Price est, en grande partie, la raison de la performance de toute l’équipe. Quand ton gardien arrête toutes les rondelles, s’installe une confiance inébranlable qui nous porte à se surpasser.

Le message de Dominique Ducharme, passe bien. Issu de la nouvelle génération d’entraîneurs, les résultats sont de plus en plus probants. On voit combien les jeunes prennent de l’assurance. Ne sont-ils pas les vedettes de demain qui profitent de l’expérience de gars comme Corey Perry, Shea Weber et autres vétérans qui ont vu neiger, et livrer ces combats.

COREY COREY COREY

S’il est un vétéran qui mérite de rester avec l’équipe, c’est bien Corey Perry. Certes, à l’aube de ses 36 ans, son temps de glace est limité, mais combien précieux et contagieux pour nos jeunes. Il vaut son pesant d’or à un salaire plus qu’avantageux pour l’équipe. Quel bel exemple ! Il a encore quelques bonnes saisons devant lui, s’il est bien utilisé.

Se poster devant le filet pour nuire au gardien adverse, a fait sa renommée tout au long de sa carrière et sur ce point, il est toujours fidèle au poste. Un bon coup de Marc Bergevin.

LA SUITE

Bon, en conclusion, les Jets de Winnipeg sont nos prochains adversaires et il nous faut conserver le même momentum et la même concentration pour faire un pas de plus vers l’ultime exaltation.

Les supporteurs sont là !

Ygreck, et ses perles de mai

Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… voici ses perles de mai, parues dans le Journal de Montréal.





Salmigondis

UNE VÉRITÉ CRUE

Excellent commentaire d’une résidente du Plateau Mont-Royal, constatant les déchets qui jonchaient le sol du parc Jeanne-Mance, suite au rassemblement monstre de la veille : « Ç’a, c’est beaucoup de jeunes qui manifestent contre les changements climatiques, mais qui sont incapables de ramasser leurs propres vidanges. Ça me dégoute, ce n’est pas à nous de subir ça ». Très juste !

RAISON SOCIALE ANGLAISE

Alors que j’attendais pour recevoir ma deuxième dose d’AstraZeneca hier au Quartier Dix30, je regardais les enseignes commerciales pour voir si le français était prédominant dans l’affichage. Eh bien non !

Dans cette section de l’immense complexe commercial, j’en ai trouvé trois, et sans me forcer; Breakout, Joe Fresh et Jack Baloons, et il y en a d’autres, beaucoup d’autres. Le projet de loi 96 dit vouloir corriger cette situation… je l’espère bien.

ET SI LES CANADIENS CAUSAIENT LA SURPRISE ?

Je dois l’avouer, après la quatrième partie dans la série Toronto-Montréal, je ne donnais pas cher de la peau de nos Glorieux. Je ruminais mon article à en devenir sur le manque de fierté des joueurs de porter la sainte flanelle bleu-blanc-rouge.

Son manque d’effort, l’inaction des vétérans, la fougue absente des jeunes joueurs, sans oublier la direction de l’équipe. J’étais de ceux qui voulait des changements majeurs « en haut », et la possibilité de se débarrasser du bois mort, lors de la sélection du Kraken de Seattle dans quelques semaines.

Mais là, tout a changé. En quelques heures, ils ont repris vie, et les voilà, disputer ce soir une rencontre ultime contre la puissante machine offensive que sont les Maple Leafs. Espérons que le miracle se produira. Et Price qui est revenu dans mes bonnes grâces… Peu importe l’issue de cette partie, ils auront finalement tout donné dans ce surprenant retour.

Une substance produite du cannabis serait thérapeutique

CBD : NOUVEAU REMÈDE MIRACLE ?

Petit cousin du THC, le cannabidiol s’impose comme la nouvelle star montante du bien-être. Des huiles essentielles aux gélules en passant par les boissons pétillantes, les bonbons gélifiés et la nourriture pour chiens, la variété de ses déclinaisons impressionne autant que ses promesses. Qu’en est-il réellement ?

Dans les moteurs de recherche, les trois lettres magiques (CBD) se hissent parmi les requêtes les plus populaires. Nouvel eldorado du bien-être, le marché du cannabidiol atteignait 2,8 milliards de dollars américains en 2020, avec une croissance annoncée de plus de 20 % par année jusqu’en 2028.

Martha Stewart, John Legend, Belle Thorne, Kourtney Kardashian et Mike Tyson figurant parmi ces entrepreneurs de l’extrait vedette

Le cannabidiol est une substance produite par la plante du cannabis, son deuxième ingrédient actif en importance après le THC.

Avec lui, oubliez les yeux rouges et le buzz euphorisant. Le CBD ne provoque pas d’effets psychotropes. Certains de ses disciples comparent même son action à un bain chaud ou une séance de yoga, mais les bienfaits allégués vont plus loin.

TROIS LETTRES, MILLE PROMESSES

Marily, 34 ans, a d’abord essayé le CBD pour soulager ses symptômes prémenstruels : « J’en prends sous forme d’huile, avec un vaporisateur oral, quelques jours avant que mes règles débutent. Les premières fois, j’ai rapidement vu un effet positif sur mon humeur et mon niveau de stress, alors j’ai décidé d’en consommer aussi lorsque je me sens anxieuse.

Par la suite, j’ai lu sur le Web que plusieurs utilisent le CBD lorsqu’ils ont des douleurs physiques. J’ai tenté le coup pour venir à bout des courbatures causées par le sport. Encore une fois, c’est très efficace pour moi ! »

Anxiolytique, anti-inflammatoire, analgésique, antiâge… Le CBD se présente comme un allié naturel pour soulager bon nombre de maux et inconforts.

L’insomnie hante nos nuits ? Et hop, quelques gouttes sous la langue. On souffre de rosacée, d’eczéma ? On a des rougeurs, des boutons ou simplement un teint blafard spécial confinement ? Par ici, les crèmes topiques et les sérums pour la peau. Il existe même des lubrifiants infusés au CBD pour booster la libido et décupler les plaisirs sous la couette. Peu importe le souci, le CBD vient à notre rescousse. Panacée ou mirage marketing ?

ALLIÉ DES ANXIEUX… ET DES SPORTIFS !

Sur le marché canadien, le CBD est souvent prisé pour son effet relaxant. Selon ses adeptes, il permettrait de calmer l’anxiété et de mieux dormir, sans les effets euphorisants ou intoxicants du THC.

Dominique, 36 ans, décuple les bienfaits de sa pratique de yoga avec le CBD : « Je suis naturellement anxieuse, et les derniers mois ont exacerbé le problème. Je ne voulais pas emprunter la voie de la médication, mais je cherchais tout de même une solution pour relâcher la pression. Je prends de l’huile de CBD avant mes séances de yoga, deux fois par semaine. Je ne dirais pas que tout est réglé – ce n’est pas un produit miracle –, mais je ressens un véritable effet de détente. En prime, une vieille douleur à l’épaule, que je traîne depuis des années, me semble beaucoup moins marquée. »

Professionnels ou amateurs, les sportifs vénèrent le coup de pouce du CBD. Fini les courbatures et les muscles endoloris ! Il suffit d’une recherche dans les médias sociaux pour voir les joggeurs, cyclistes et athlètes de tout acabit prendre la pause avec leur inséparable flacon. En 2019, la Fédération de triathlon des États-Unis devenait même le premier organe d’un sport olympique commandité par un producteur de CBD. Un message fort pour cette molécule retirée de la liste des substances interdites de l’Agence mondiale antidopage en 2018.

50 NUANCES DE VERT

Le Dr Didier Jutras-Aswad étudie le CBD au Centre de recherche du CHUM. Bien que certains indices alimentent les espoirs de la communauté scientifique, le médecin et chercheur se montre prudent : « À l’heure actuelle, il existe peu de données probantes sur les bienfaits du CBD. On est encore au début de l’aventure scientifique.

Oui, certaines études sur les animaux montrent que le cannabidiol contribuerait à soulager la douleur, l’anxiété et la dépression. Et chez les humains ? Impossible de tirer une conclusion claire. Idem pour la libido, les troubles alimentaires, les symptômes liés au SPM ou à la ménopause… En attendant que des études solides dégagent un verdict, les avis sont partagés.

Une certitude : plus le CBD a le vent dans les voiles, plus le besoin de données devient criant. La patience sera toutefois de mise. Les recherches portant sur le cannabidiol ne sont pas simples, même depuis la légalisation du cannabis :

« Il est plus facile pour un consommateur de se rendre à la SQDC pour acheter n’importe quel produit et le consommer chez lui, sans surveillance, que pour moi, comme chercheur, d’administrer la substance dans un cadre rigoureux et contrôlé », explique le Dr Jutras-Aswad, professeur agrégé è l’Université de Montréal.

Les nombreux modèles d’administration ajoutent à la complexité : on peut inhaler, ingérer, appliquer en crème topique… Quel est le meilleur format ? Pour quel problème médical est-il indiqué ? Et dans quel dosage ?

Même quand les résultats expérimentaux semblent prometteurs, il serait hasardeux de les transposer directement à la vie quotidienne. La concentration utilisée en laboratoire est largement supérieure au dosage des produits vendus : « Les études misent sur un CBD purifié allant jusqu’à 800 mg/ml, explique le Dr Jutras-Aswad. En comparaison, les produits du marché ont plutôt 10 ou 20 mg/ml. »

TROP BEAU POUR ÊTRE VRAI ?

Une bonne nouvelle : si l’OMS ne recommande pas encore l’usage du cannabidiol à des fins médicales, il certifie toutefois que la substance ne présente aucun risque pour la santé ni potentiel d’abus ou de dépendance. « Même à fort dosage, le CBD est très bien toléré, ce qui explique l’intérêt scientifique pour la molécule, confirme le Dr Jutras-Aswad. Les effets secondaires sont bénins, le plus commun étant la diarrhée, parfois la sédation. »

Le véritable danger se cacherait plutôt dans certaines allégations exagérées, voire carrément frauduleuses. Des vendeurs de rêves se faufilent habilement dans cette brèche qui sépare les espoirs potentiels et les zones d’ombre qu’il reste à élucider. Consommer du CBD pour soulager son stress, apaiser ses douleurs ou améliorer la qualité de son sommeil, c’est une chose. Interrompre ses traitements pour une maladie grave ou un cancer, c’est une tout autre histoire.

LES BONS RÉFLEXES

Si on a un symptôme ou un ennui de santé pour lequel on envisage le CBD, on consulte d’abord un professionnel de la santé. Il pourra s’assurer que le problème a été bien cerné, et il évaluera avec nous les différentes options. « On a un bon système au Canada qui nous donne accès à des produits pharmaceutiques de qualité », assure le Dr Didier Jutras-Aswad.

« J’ai toujours fumé du THC pour mon anxiété et ma concentration, témoigne Simon, atteint d’un TDAH. Un jour, l’arthrite s’est mise de la partie, au point de m’empêcher de fermer et d’ouvrir les mains. J’ai utilisé des crèmes et des huiles de CBD faites par une amie. Elles ont super bien fonctionné !

J’en ai parlé à mon médecin. Elle était réticente au départ, mais on a conclu une entente. J’ai suivi son protocole de médicaments, puis on a réévalué la situation. Son traitement ne marchait pas vraiment mieux que le cannabis pour mon arthrite, tout en étant plus coûteux. Elle a bien vu les effets (des crèmes et des huiles), et elle m’a donné mon ordonnance. Je crois même qu’elle en prescrit à d’autres patients maintenant. »

On veut essayer le CBD à des fins non médicales ? On s’approvisionne dans des points de vente réglementés, soit la SQDC au Québec. On aura ainsi des produits de meilleure qualité et on saura exactement ce qu’on achète et dans quelle concentration on le fait. Comme pour tout nouveau produit, on commence avec la plus petite dose.

Les espoirs et les essais sont permis, mais dans l’attente de données scientifiques qui confirment les bienfaits réels au-delà des rumeurs, mieux vaut user de prudence. D’autres études seront nécessaires pour continuer à départager les situations dans lesquelles le CBD peut être utile ou pas.

POUDRE, BONBONS ET COMPAGNIE

Consommé sous forme de gélule, d’huile, de poudre ou même de cocktail, le cannabidiol se présente aussi avec différents degrés de concentration. Il peut être ingéré, inhalé, ou absorbé par la peau. Pour démocratiser le CBD et recruter de nouveaux clients encore réfractaires, les fabricants et entreprises rivalisent d’ingéniosité.

Quelques exemples :

– Vendus dans les magasins de nutrition américains, les bonbons gélifiés de Martha Stewart s’inspirent des confiseries françaises aux arômes raffinés. Airelle, fruits de la passion, kumquat, calamondin… Faites vos choix !

– L’arsenal de Martha Stewart comprend également une gamme de produits CBD pour chiens. Biscuits au bacon fumé et CBD, huile aromatisée au poulet et CBD… Tout est mis en œuvre pour réduire le stress de notre fidèle compagnon.

– À Los Angeles, le spa du Ritz Carlton offre des massages spécial CBD (250 $ les 50 minutes). On nous propose quelques gouttes de la substance sous la langue en début de traitement, une exfoliation du corps avec une huile infusée au CBD et même un timbre transdermique au CBD pour la maison, afin d’éviter les courbatures postmassages. Pour les budgets plus modestes, on offre également la pédicure CBD (120 $ les 50 minutes).

– Calyx, une compagnie canadienne, vend des bombes de bain contenant 100 mg d’extrait de CBD. Tantôt revigorantes lorsque mariées à la menthe poivrée, tantôt apaisante avec l’huile de lavande, ces bombes nous promettent de propulser au niveau supérieur le traditionnel bain relaxant (16,99 $).

LE VRAI DU FAUX

LE CBD…

… est efficace contre les convulsions épileptiques.

Vrai. Administré sous forme orale, le CBD peut diminuer les crises de convulsions dans certaines formes d’épilepsie, souvent chez les enfants pour qui les autres traitements ne sont pas efficaces. Il s’agit de sa propriété la mieux étudiée.

… est un anti-douleur.

Ça augure bien. Selon une étude publiée par l’Université McGill, le cannabidiol pourrait soulager la douleur chronique de façon sécuritaire. Une option au THC ? Peut-être, mais les données restent limitées. D’autres recherches seront nécessaires.

… est un anti-inflammatoire.

Peut-être. Même si le CBD semble posséder certaines propriétés anti-inflammatoires intéressantes, on ne dispose pas encore de preuves scientifiques pour l’affirmer avec certitude.

… est un anxiolytique naturel.

C’est possible. Son efficacité a été prouvée sur les animaux. Chez les humains, quelques études ont montré que le CBD pouvait réduire l’anxiété, mais elles comportaient peu de participants. On est encore loin de la quantité de données qui existent pour les autres traitements de l’anxiété.

… est un ingrédient de choix pour les soins de la peau.

On ne le sait pas exactement. Des études cliniques sur des cellules humaines suggèrent que le CBD pourrait avoir un effet anti-inflammatoire intéressant dans le cas cde certains soucis dermatologiques, comme l’acné. Même si le CBD est peu susceptible d’être nocif pour notre peau, la plupart des dermatologues s’entendent pour dire qu’il existe d’autres traitements, efficaces et plus sûrs, à l’heure actuelle.

… aide à prévenir les troubles de toxicomanie.

Ça dépend. Il semble que le CBD est utile pour traiter les dépendances aux opioïdes ou au cannabis, mais les données restent préliminaires. On sait toutefois qu’il ne permet pas de traiter efficacement la dépendance à la cocaïne.

… sert de bouclier protecteur contre les effets délétères du THC.

Plutôt faux. Selon le Dr Didier Jutras-Aswad, il s’agit d’une surinterprétation des données scientifiques existantes. Dans certains cas, oui, mais dans d’autres, non. Tout dépend du dosage, du moment, de la voie d’administration… Plusieurs paramètres devront être analysés avant que l’on puisse faire une telle affirmation.

Source : Julie Champagne, revue Coup de Pouce, juin 2021, p44

Vivre avec une personne handicapée

Touchant ce matin, l’article de Josée Legault, elle-même proche aidante de sa sœur, dans les pages du Journal de Montréal d’hier, sur l’histoire fictive d’une famille qui vit son quotidien avec un fils et un frère lourdement handicapé, à travers un livre de Jean-Paul Eid intitulé « Le petit astronaute ».

Vivre avec une personne handicapée, c’est la mission totale d’une vie. C’est le don de soi pour le bien-être de ceux et celles qui nous en donnent beaucoup en retour, comme leçon de vie. Je regarde vivre la famille de ma sœur, son conjoint et ses deux filles, dont l’une est aussi handicapée, et je peux témoigner de l’immense dose d’amour qu’elle reçoit.

Je suis de ceux qui pensent que le Créateur choisi les bonnes personnes pour leur dévouement sans réserve envers ces êtres humain différents, mais amoureux, qui mordent dans la vie, à leur manière.

 C’est cette histoire que je vous propose aujourd’hui.


POUR TOUS LES PETITS ASTRONAUTES PARMI NOUS

Lumineux et enveloppant, ce livre est un véritable baume pour l’âme et le cœur. On en sort bouleversé, éclairé et meilleur. Le petit astronaute de Jean-Paul Eid, bédéiste renommé, est l’histoire d’une famille soudée et courageuse, dont on ne sort pas indemne.

Ce livre est à la fois son œuvre la plus personnelle et la plus universelle. Inspirée de ses deux enfants adorés l’unissant à sa compagne Marie, c’est l’histoire fictive de Tom, dit le petit astronaute, et de sa grande sœur Juliette. Un duo d’inséparables, à la vie à la mort.

Tom est un enfant pas tout à fait comme les autres. Il est, comme on dit, lourdement handicapé. Atteint de paralysie cérébrale, il ne parle pas, ne marche pas.

Qu’à cela ne tienne, son bonheur de vivre est irrépressible et contagieux. Pour ses parents, sa sœur Juliette et tous ceux qu’il croisera, sans le savoir, Tom est un redoutable éclaireur.

Par son existence même, il leur ouvre tout grand le chemin. Non pas vers une simple « tolérance », mais vers l’acceptation, pleine et entière, de toutes les différences. En cela, Le petit astronaute est un livre à méditer et à partager.

D’une très grande beauté, les illustrations sont aussi un ravissement pour les yeux. N’ayons pas peur des mots, ce livre est une pure merveille.

CHAVIRÉE

Sur un plan plus personnel, il m’a chavirée. Comme Juliette, je suis la « grande » sœur de ma « petite » sœur Manon, née avec une déficience intellectuelle. Il y a 58 ans déjà…

Le choix audacieux de Jean-Paul Eid de raconter l’histoire de Tom à travers le regard de Juliette, braque les projecteurs sur l’univers souvent caché de la fratrie lorsqu’un enfant « pas comme les autres » s’ajoute à la famille.

Juliette doit en effet naviguer fort entre son puissant besoin de protéger son petit frère, son sentiment d’impuissance face au réel et son inquiétude pour l’avenir de Tom.

Avec une délicatesse extrême, Jean-Paul Eid nous montre également la réalité brutale du choc encaissé par les parents et Juliette lorsqu’on apprend que Tom ne sera jamais comme les autres.

Puis, viennent les hospitalisations, la médication, la réadaptation, des médecins pas toujours à la hauteur, des garderies qui n’en veulent pas. Etc.

En même temps, la famille s’adapte. Elle vit, tout simplement et, peu à peu, elle trouve son équilibre.

AMI POUR TOUJOURS

Puis, apparaît la directrice d’un CPE prête à accueillir Tom à bras et à cœur ouverts. Les autres enfants, eux, non handicapés et de toutes les origines, imperméables aux différences, en feront leur ami pour toujours.

Il y aurait encore long à dire sur Le petit astronaute. Pour ma part, j’y ai retrouvé des traces de mon enfance avec Manon. Le rappel de l’amour, immense, de notre maman, déterminée à tout donner pour que ma sœur ait droit à sa vie et son bonheur.

J’ai aussi beaucoup pensé à tous ces frères et sœurs adultes qui, un jour, prennent la relève de leurs parents, comme je l’ai fait auprès de Manon. J’ai pensé entre autres à Francine, Céline, Margaret.

En parlant de sa propre fille, Jean-Paul Eid le résume avec tendresse. Ce livre, écrit-il, « est dédié à Mathilde, la grande sœur qu’espèrent tous les petits frères quand ils viennent au monde ».

Nettoyer son automobile

LES BONS TRUCS

Rien de compliqué pour Madame chasse-tache avec ses trucs et idées, pour exécuter un nettoyage de l’intérieur de son véhicule qui a subi un sale coup au cours des derniers mois.

1- Enlevez les traces de calcium sur les tapis en brossant les taches énergiquement avec un mélange à parts égales d’eau et de vinaigre. Épongez ensuite le tapis avec de l’eau claire. L’odeur de vinaigre étant persistante, aérez la voiture pendant quelques jours.

2- Un mélange à parts égales de vinaigre et de bicarbonate de soude élimine les taches plus tenaces sur les tapis. Étalez cette pâte sur les taches et laissez agir quelques heures avant de passer l’aspirateur.

3- Le Club Soda est particulièrement efficace pour nettoyer les banquettes. Mélangez à parts égales l’eau gazeuse à une eau tiède, ajoutez quelques gouttes de savon à vaisselle Dawn. Vaporisez les sièges et brossez-les au besoin.

Épongez-les ensuite avec un chiffon imbibé d’eau claire pour enlever toute trace de savon. Asséchez rapidement avec des chiffons propres et secs.

4- Si vous avez à enlever seulement quelques petites taches de boisson ou de nourriture sur les sièges en tissu, vaporisez-les avec un lave-vitre incolore (type Windex) ou un mélange d’eau et de vinaigre blanc. Frottez ensuite avec un linge à peine humide.

5- Les sièges en cuir et le tableau de bord peuvent être nettoyés avec un produit d’entretien pour le cuir ou avec un lait démaquillant généralement utilisé pour la peau. Une brosse à dents ou une brosse en mousse permet de se faufiler dans les recoins difficiles d’accès. Passez ensuite un chiffon à peine humide sur les sièges pour enlever le surplus de gras.

LA BONNE IDÉE

Comme les travaux sur les routes sont loin d’être terminés, il est fort possible que vous trouviez des taches de goudron sur la carrosserie de la voiture. Un petit jet de WD-40 et un chiffon humide suffiront à faire disparaître toutes les taches de goudron sur la voiture.

Source : Louise Robitaille, Cahier CASA, Journal de Montréal, 22 mai 2021, p20

L’horreur israélo-palestinienne

On le voit tous les jours à travers les différents médias. Une population civile qui fait les frais d’une guerre qui dure, dure et perdure.

Victimes de bombardements sauvages, des familles sont décimées, des immeubles totalement détruits. L’horreur dans ce qu’elle a de pire.

Anne-Caroline Desplanques signait un article dans le Journal de Montréal de mardi dernier très évocateur de ce que vivent les familles en décrivant le portrait d’une d’entre elles; deux enfants en bas âge et les parents. Privés d’électricité et de choses indispensables, ils vivent une crainte de tous les instants.

Je vous propose cet article en vous demandant ce que vous feriez dans un tel contexte ? Depuis 15 mois, nous vivons une pandémie avec des consignes qui ne se comparent pas d’un iota à ce que ces gens vivent. On se plaint de ne pas assouvir son petit nombril et de ne pouvoir socialiser. On enfreint les consignes comme des petits lapins gâtés, pourris.

Pour un instant, mettons-nous dans leurs souliers. On ne tiendrait pas 10 minutes.


UNE FAMILLE DE GAZA TRAUMATISÉE

Photo : Journal de Montréal

Le Journal s’est entretenu avec le groupe de quatre, qui a peu dormi depuis cette guerre israélo-palestinienne.

Les bombes ont cessé de tomber sur Gaza et Israël, à la faveur d’un cessez-le-feu entre l’État hébreu et le groupe armé palestinien Hamas. Mais cette quatrième guerre israélo-palestinienne a profondément traumatisé une famille palestinienne qui s’est confiée au Journal.

Pendant 12 nuits, Hana, 7 ans, et sa petite sœur, Lilya, 5 ans, n’ont pas dormi. Couchées sur le sol entre leurs parents, elles écoutaient tomber les bombes en priant pour qu’aucune ne les atteigne.

« Je n’étais pas préparé à voir la terreur dans leurs yeux. Voir mes filles dans cet état, c’est pire que tout, je ne souhaite à personne de voir ses enfants comme ça », souffle leur père Khaled Abu-Shabaan en entretien au Journal.

La famille de ce travailleur humanitaire réside normalement dans un immeuble de Gaza, mais, craignant que la tour soit visée par un F-35 israélien, elle s’est réfugiée chez des parents. Tous les quatre dormaient ensemble, par terre, serrés les uns contre les autres de peur d’être séparés par la mort.

L’ENFER SUR TERRE

« Les êtres humains ne sont pas constitués pour supporter une telle peur », souffle le père de famille la voix étranglée.

Certains jours, les bombardements étaient si proches et si intenses que le sol a tremblé sous les pieds de Lilya et Hana et que tous les murs ont vibré autour d’elles.

« Papa ! Pourquoi la terre tremble ? » hurlait alors Hana en sautant sur place. La petite pousse maintenant ce même cri de terreur dans son sommeil en tremblant.

« S’il y a un enfer sur terre, c’est la vie des enfants de Gaza », a dit le secrétaire général des Nat ions unies (ONU), Antonio Guterres, en appelant à un cessez-le-feu. Peu après, une trêve était annoncée. Mais chez Khaled Abu-Shabaan, on est loin de festoyer.

VILLE DÉTRUITE

« Des familles entières ont été éradiquées, la ville est entièrement détruite maintenant », dit-il en comptant les bouteilles d’eau qu’il lui reste.

L’esu n’étant pas potable à Gaza, M Abu-Shabaan doit en acheter régulièrement. Il a même dû sortir pendant les bombardements pour ravitailler sa famille. Mais, de jour en jour, il a vu les stocks diminuer dangereusement et s’inquiète maintenant de la suite.

Chez lui, à présent, l’électricité est coupée la majorité du temps, une eau saumâtre coule en filet du robinet et plusieurs fenêtres ont volé en éclats.

« Les hostilités ont gravement endommagé les infrastructures civiles vitales de Gaza, notamment les routes et les lignes électriques, explique M. Guterres. Les points de passage vers Gaza ont été fermés et les pénuries d’électricité affectent l’approvisionnement en eau. »

SOLUTION POLITIQUE

L’ONU a appelé dimanche à régler les « causes profondes » du conflit israélo-palestinien afin d’éviter de nouvelles « destructions » et de redonner « un sens au futur ». Elle réclame la levée du blocus imposé par Israël depuis 2007.

« Personne ne veut la paix davantage que nous, les Palestiniens. Mais nous voulons une paix digne. Deux États qui assurent les mêmes droits à leurs enfants », plaide M. Abu-Shabaan en serrant ses filles contre lui.

11 JOURS D’ENFER

Un bilan désastreux :

242 Palestiniens tués : 23 filles, 43 garçons, 38 femmes et 138 hommes;

1949 Palestiniens blessés;

12 Israéliens tués : 2 enfants, 5 femmes et 5 hommes;

710 Israéliens blessés.

Succession

METTRE À JOUR SON TESTAMENT, C’EST PAS SI COMPLIQUÉ À FAIRE

« Si tu continues, je vais te virer de mon testament ! »

Avez-vous déjà proféré ce genre de menaces à un proche ? Moi oui, surtoutà ceux qui n’y figurent pas.

Mais au fait, peut-on rayer comme ça le nom d’un héritier ? Ce n’est pas aussi simple que ça de modifier un testament.

Alors, quelle est la marche à suivre ?

LE CODICILLE

Il faut se retenir de rebrasser les cartes selon ses humeurs, mais il arrive un moment où l’on n’est plus à l’aise avec certains éléments de son testament.

Les raisons ne manquent pas de vouloir reformuler ses dernières volontés. On a développé un intérêt pour une cause qu’on veut soutenir; on regrette ce legs particulier pour un proche qui ne l’est plus; le tuteur désigné de vos enfants s’est joint au mouvement Q-Anon…

On peut modifier un testament notarié sans tout recommencer. On ne recommande pas de raturer des passages et d’ajouter des clauses dans la marge du document original, ça ne passera pas. On doit plutôt joindre au testament un nouveau document, un codicille, dans lequel on indique les nouveaux aménagements.

Comme pour le testament, trois formes de codicille sont acceptées : olographe, devant témoins et notariés. Il n’est pas obligatoire de produire un codicille dans la même forme que le testament original, un document olographe peut par exemple modifier un document notarié.

VALIDITÉ DU DOCUMENT

Pour être valide, un codicille olographe doit être rédigé à la main, daté et signé par le testateur. Mais comme avec le testament du même type, le risque d’erreur est important quand la situation devient un peu complexe et qu’on ne maîtrise pas le jargon juridique.

« J’ai déjà vu un cas où la personne avait écrit : ‘’Je révoque le précédent testament’’, alors qu’elle cherchait seulement à le modifier. Le reste de sa lettre ne tenait pas, si bien qu’elle s’est retrouvée sans testament valide », raconte la notaire Stéphanie Bourassa, de Montréal.

La moindre erreur peut mener à une situation qu’on voulait justement éviter. Autre risque : la perte des nouvelles instructions qui redonnerait toute sa force au testament original.

REPARTIR DE ZÉRO ?

En fait, le recours au codicille convient davantage pour les modifications mineures ou qui ne créent pas de vagues. Par exemple, pour désigner un nouveau liquidateur ou pour préciser des legs particuliers de moindre importance : des meubles, une petite somme d’argent, un bien symbolique… Sinon, le cafouillage point à l’horizon.

On réduit le risque en se faisant aider par un notaire., mais ceux-ci seraient de moins en moins chauds à procéder à des changements par des codicilles notariés, selon Me Stéphanie Bourassa. Ils poussent pour la rédaction d’un nouveau testament, certainement plus cher (200 $ de plus environ), mais qui garantit un résultat qui ne ressemble pas à du rafistolage.

En recommençant à zéro, les héritiers n’ont pas connaissance des modifications qu’un testateur a apportées avec le temps, ce qui diminue le potentiel de friction entre les proches. Avec un codicille, ces derniers ont accès au testament original. Dès lors, ils savent en faveur de qui le document a été changé, et qui en paie les frais.

Pour maintenir un climat, ce n’est pas l’idéal… à moins bien entendu qu’on veuille que le malheureux qu’on a biffé de son testament sache qu’on l’en a expulsé !

À SAVOIR

1- Il est recommandé de réviser son testament tous les cinq ans, ou à la suite d’un événement important : naissance, mariage, maladie, décès, séparation, etc.

2- On doit se poser quelques questions, par exemple :

– Est-ce que mon bilan (actif et passif) a changé, et suis-je toujours à l’aise avec le partage prévu de mes biens entre mes héritiers ?

– Est-ce que le choix du liquidateur reste pertinent ?

– Est-ce que le choix des tuteurs pour les enfants mineurs est encore adéquat ?

– Y a-t-il de nouveaux biens qui pourraient faire l’objet de legs particuliers?

Source : Daniel Germain, Dans vos poches, Journal de Montréal, 21 mai 2021, p28