Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil

C’est un peu ce qui résume ce temps de l’Avent. Quand on regarde autour de nous, la période est propice aux rassemblements, aux instants de bonheur, aux sourires faciles, aux gestes de générosité et les gens sont, en général, de très bonne humeur.

2016-12-18-027Prenez dimanche dernier, ici à Pioneer Village et sous un chaud 30°C, l’après-midi était réservée pour la traditionnelle parade du Père Noël, composée en majeure partie des voiturettes de golf, patiemment et joliment décorées pour l’occasion. Les badauds, installés le long du parcours, attendaient curieusement de voir l’originalité des petites bagnoles. S’ajoutent au cortège quelques motos, bicyclettes et trois roues du genre «slingshot» puis, en fin de défilé, le Père Noël et sa tendre conjointe, distribuent bonbons et salutations sous les nombreuses exclamations énergiques du Merry Christmas. Les photos de la parade sont disponibles en marge droite de la page principale du blogue dans la section Albums Photos, sous Floride – Hiver 2016-2017.

Il faut dire qu’ici, nous sommes très gâtés d’avoir un bonhomme sympathique qui personnifie le Père Noël. Avec sa vraie barbe blanche et ses rondeurs, on pourrait facilement croire que c’est l’authentique. En tout cas, il en a l’air. Il se promène partout sur le complexe et n’est pas avare de sourires. Il se garde aussi des réserves de friandises pour les adeptes du bingo, qui attendent ce moment avec impatience, demain soir.

C’est aussi comme ça à la télévision également. De beaux films de Noël, à l’eau de rose, qui se terminent toujours bien. On fait durer le plaisir avec ce fond de mystère sur l’existence du Père Noël. Chaque soir, les diffuseurs mettent à l’affiche ce qu’ils ont de meilleur et souvent en continu. Louise et moi, on les regarde avec un œil critique et amusé pour découvrir quelques invraisemblances sur les images. C’est justement un de ces films qui m’a incité à rédiger cet article.

D’abord, il y a de la neige dans presque tous les films de Noël et pourtant, personne n’enlève ses bottes lorsqu’ils pénètrent dans la maison… Bizarre! Ensuite, aucune voiture, sauf celle du Père Noël, n’a de trace de neige sur sa carrosserie. Puis, jamais de givre ou de verglas bref, ça manque un peu beaucoup de réalisme. Mais bon, c’est comme les romans Harlequin, c’est beau et ça finit toujours bien. L’amour triomphe.

Le dernier film de Noël qu’on a regardé se déroulait en Alaska. Je n’ai jamais mis les pieds en Alaska, mais je présume que la neige s’y trouve en abondance en décembre. Dans le film, à peine un petit centimètre éparpillé et les rues mouillées. Lorsqu’ils sortent de leurs maisons, on entend le vent fort souffler, mais aucun arbre ne bouge. Les acteurs frissonnent alors qu’ils sont légèrement vêtus et qu’aucune buée ou vapeur ne sort de leur bouche quand ils parlent ou respirent. C’est assez amusant d’observer ces drôleries. Ça manque de réalisme, mais ce n’est pas le but de ces films. Observez, et vous verrez…!

Immédiatement après, j’écoutais l’annonceur des nouvelles de Montréal, décrire la journée bordélique que le Québec connaissait avec sa pluie verglaçante, ses nombreuses sorties de route et les promeneurs fortement cagoulés. Très différent de l’Alaska. Quoi qu’il en soit, dans cette frénésie du temps des Fêtes et ces courses folles pour y arriver à temps, il faut profiter de ces moments de détente qui, tout de même, sont porteurs de messages pour cette période de réjouissance. C’est LA période! C’est pour cela que tout le monde il est beau et que tout le monde il est gentil.

Le festin de Madame Mésange

le-festin-de-madame-mesangeCette année, Madame Mésange a décidé d’inviter tous ses amis pour fêter Noël. Depuis longtemps elle réfléchit à tous les cadeaux qu’elle va leur fabriquer… Mais «atchoum» ! Elle tombe si malade qu’elle doit se mettre au lit.

Quand elle peut enfin se relever, c’est déjà la veille de Noël ! Madame Mésange est catastrophée : elle n’a plus assez de temps pour faire ses cadeaux !

– Finalement, se dit-elle, je vais préparer un festin, et ce sera mon cadeau !

Toute la journée, elle cuisine de bons petits plats : une oie rôtie pour Sapristi la Souris, des marrons pour Nico l’Écureuil et une belle bûche au chocolat pour Belette la gourmande. Sur la table, elle étale sa plus belle nappe. Elle la décore avec du houx et installe les jolis chandeliers que sa grand-mère lui a donnés. Pour chacun, elle écrit un menu décoré de plumes et d’aiguilles de sapin.

Quand le soir tombe, sa petite maison sent bon. Soudain, on frappe à la porte. Madame Mésange jette un dernier coup d’œil à son couvert : tout est parfait ! Nico l’Écureuil entre le premier :

– Bonjour Mésange ! Joyeux Noël ! Dis-moi, j’ai rencontré Oscar le Hérisson, il est tout seul ce soir… Peut-il venir passer Noël avec nous ?

– Bien sûr ! répond Mésange. Va le chercher !

Pendant que Nico va chercher Oscar, Mésange prépare rapidement des noix et des dattes fourrés à la pâte d’amande. Elle sait qu’Oscar le Hérisson en est friand !

On frappe à nouveau : c’est Sapristi la Souris !

– Joyeux Noël Mésange ! Tu sais, des chasseurs ont détruit le terrier d’Ursule la Fouine… Pourrions-nous l’inviter ?

– Bien sûr ! répond Mésange.

Et pendant que Sapristi repart, Mésange sort des fruits confits de son garde-manger. Elle sait qu’Ursule en raffole ! À peine a-t-elle terminé que voilà Belette :

– Joyeux Noël Mésange ! Regarde, j’ai trouvé ce petit moineau perdu dans la forêt…

– Entre, petit moineau, viens te réchauffer près du feu ! dit tout de suite Mésange.

Et elle retourne dans sa cuisine chercher pour le petit moineau les truffes en chocolat qu’elle a préparées cet après-midi.

Tout est prêt sur la table quand Nico l’Écureuil et Sapristi la Souris reviennent, suivis d’Oscar le Hérisson et d’Ursule la Fouine.

– Quelle table de roi ! Et comme tout cela a l’air bon… Vraiment, Mésange, tu nous gâtes ! Merci de nous avoir tous réunis ! s’écrient les invités ravis.

Histoire d’Élisabeth Courtois
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llustrations par Madeleine Brunelet
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2012

Vous passez trop de temps assis ?

Faites les premiers pas vers un vieillissement en santé.

patates-de-sofaSaviez-vous que la plupart des Canadiennes et Canadiens passent au moins la moitié de leur temps d’éveil en position assise? Des études ont démontré que nous passons trop de temps à être sédentaires. Cela comprend les heures passées dans les transports, au travail et durant les loisirs (c’est-à-dire, regarder la télévision, consulter l’ordinateur, lire ou manger).

Passer trop de temps en position assise augmente le risque de crise cardiaque, d’accidents vasculaires cérébraux, de diabète de type 2, de dépression et d’autres problèmes de santé mentale et de cancer. Qui plus est, même les adultes qui font de l’exercice pendant au moins les 150 minutes hebdomadaires recommandées s’exposent à des problèmes de santé s’ils restent fréquemment assis pendant de longues périodes. Cela peut surprendre ceux et celles qui pensent qu’aussi longtemps qu’ils font de l’exercice régulièrement, ils peuvent faire – ou ne pas faire – ce qu’ils veulent le reste du temps.

Que pouvons-nous faire pour améliorer nos tendances sédentaires?

Une revue systématique récente accessible via le Portail sur le vieillissement optimal de McMaster a résumé les résultats de plusieurs études scientifiques qui ont mesuré l’efficacité de divers programmes visant à promouvoir l’activité physique, à réduire le temps sédentaire et à modifier les habitudes de vie.

Ce que la recherche nous apprend :

Les programmes et les outils destinés à diminuer le temps de sédentarité fonctionnent – du moins à court terme. Cela dit, les programmes axés seulement sur la promotion de l’exercice entraînent peu ou pas du tout de changements. En d’autres termes, il faut penser à rester assis moins longtemps – pas seulement à faire de l’exercice – pour changer les comportements liés à la sédentarité.

Les dispositifs qui mesurent les pas et l’activité physique aident à entreprendre ces changements. Les recherches ont démontré que les compteurs de pas comme les podomètres et les accéléromètres réduisent le temps de sédentarité, mais aussi que de se fixer un objectif (par exemple 10 000 pas par jour) peut aider.

Quelques trucs pour passer moins de temps en position assise comprennent des pauses fréquentes du bureau ou du divan pour bouger, marcher tout en parlant au téléphone; ou encore, faire du ménage, de l’exercice ou d’autres activités tout en regardant la télévision. Surveillez vos habitudes quotidiennes et si vous trouvez que vous êtes assis trop longtemps ou trop souvent, pour votre propre bien – levez-vous et bougez !

Est-ce que c’est important pour vous d’avoir accès à de l’information de santé crédible? L’Université McMaster a développé le Portail sur le vieillissement optimal de McMaster pour vous donner accès à de l’information fondée sur les recherches scientifiques afin de vous aider à bien vieillir et à gérer votre état de santé. Visitez le Portail sur le vieillissement optimal de McMaster pour obtenir plus d’information fondée sur des données probantes afin de favoriser un vieillissement en santé.

Source : Bulletin électronique de décembre 2016 – Medic Alert

L’étoile et le petit berger

letoile-et-le-petit-bergerCe soir-là, toutes les étoiles du ciel se sont donné rendez-vous. C’est à qui se montrera la plus lumineuse, la plus flamboyante. Les plus gros astres se gonflent d’importance et lissent leurs rayons.

– Moi, clame une étoile, je suis la plus célèbre de l’univers ! J’ai guidé les plus grands voyageurs dans le désert ! Vous oubliez, chère amie, que j’ai accompagné des navigateurs à l’autre bout du monde. Sans moi, ils se seraient perdus !

– Moi, je connais le ciel et la terre comme ma poche, renchérit avec fierté sa voisine.

Un peu plus bas dans le ciel, une toute petite étoile murmure :

– Moi, je ne suis ni très grande ni très brillante, mais je suis courageuse, je me lève toujours la première. Moi aussi, je pourrais rendre service !

À ce moment-là, la lune apparaît, drapée de sa lumière pâle. Toutes les étoiles se taisent quand, de sa voix éraillée, elle annonce :

– Le firmament m’a demandé de désigner l’une d’entre vous pour une importante mission.

Aussitôt, toutes les étoiles se rapprochent et se mettent à briller aussi fort qu’elles peuvent.

– Il s’agit de conduire un petit berger vers une étable de Bethléem.

En entendant ces mots, les étoiles sont scandalisées. Pour qui les prend-on, cette mission n’est pas digne d’elles. Et elles disparaissent toutes dans un éclat de rire. Toutes, non, la petite étoile est restée. Elle est toute rose de timidité.

– J’aimerais faire ce travail.

La lune la regarde un peu attendrie :

– Tu es bien petite, mais tu es courageuse. Allez, va !

La petite étoile ébouriffe ses rayons et descend vers le petit berger. Elle gigote dans tous les sens et danse une ronde effrénée autour de la tête du jeune garçon. Rien à faire, il ne la voit pas, il dort profondément, il rêve qu’il est le chef des bergers et qu’il les conduit à travers la campagne.

Quand il se réveille, il est très étonné, quel drôle de rêve ! Tout à coup, il plisse les yeux. Là, dans le coin du ciel au-dessus de sa tête, on dirait qu’une étoile lui fait un clin d’œil. Aussitôt, la petite étoile tourne, virevolte, fait de folles arabesques.

Le petit berger est très intrigué. Il se lève, rassemble son troupeau et se met à suivre la drôle de petite étoile. Dans le ciel, la petite étoile envoie ses plus beaux rayons vers la tête du petit garçon, et ses cheveux se mettent à briller comme le soleil.

Quand les bergers des environs voient passer l’enfant qui marche dans la lumière, ils veulent comprendre cette chose extraordinaire, et eux aussi se mettent à le suivre.

Enfin, la petite étoile arrive au village. Elle s’arrête juste au-dessus d’une étable. Le petit berger passe timidement la tête par la porte. Il y a là un homme et une femme avec un nouveau-né qui dort paisiblement.

– Qui est-ce ? demandent les autres bergers.

– Je ne sais pas, mais c’est sûrement quelqu’un de très important, répond le petit berger.

Dans le ciel, l’étoile a rejoint ses sœurs. Pas pour longtemps, car déjà, une nouvelle mission l’attend : des savants étrangers à guider dans le désert.

Histoire de Florence Cadier
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llustrations par Myriam Mollier
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2012

Décorations de Noël

2016-12-13-001Même ici, au pays des gougounes, l’esprit des Fêtes est présent. Les résidents cuisinent en prévision des célébrations et, pour mettre de l’ambiance, y vont de leurs plus belles décorations lumineuses. Certains y mettent le paquet alors que d’autres se contentent de quelques séries de lumières. L’important c’est de participer et de créer la féérie. Sans aucune prétention, je crois que notre rue est la plus belle et la plus scintillante.

Mais dans l’obscurité de la nuit et sur le gazon, ça manque d’éclat. Sans une bonne bordée de neige, les décorations et ornements perdent toute leur magie. Pour illustrer ce que je vous écris, on s’est promené, Louise et moi, à travers les rues du complexe, pour immortaliser quelques chefs d’œuvres que vous trouverez dans cet article. Imaginez-les sur la neige… Ce n’est définitivement pas pareil. Mais bon! L’intention est là.

Contrairement à ce qui se fait au Québec, chez les Américains, les décorations disparaissent très tôt après Noël et il n’en reste plus pour le nouvel An. Les Québécois qui séjournent ici, perpétuent notre tradition, certains jusqu’aux Rois. Pour Denis Boivin, la nostalgie de la poudre blanche (ne pas confondre avec une autre sorte de poudre) a provoqué chez lui, l’idée de créer sa propre neige qui résiste à des chaleurs extrêmes. Elle ne fond pas! Je ne sais pas s’il a songé à breveter son invention, mais disons qu’il a eu une idée de génie avec son petit train. Je vous laisse le découvrir… Bon visionnement!

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2016-12-13-0102016-12-13-0112016-12-13-0052016-12-13-015C’est comme le défilé… Ça finit toujours avec le Père Noël.

Les trois elfes gourmands

les-trois-elfes-gourmandsIl était une fois trois petits elfes qui, la veille de Noël, voulaient décorer leur maison avec un sapin. Ils en trouvèrent un juste à leur taille. Et « ho hisse ! » ils le tirèrent jusqu’à chez eux, tout heureux.

Décoré de pommes rouges, de nèfles, des raisins secs et des prunes sauvages, il était le plus beau des arbres de Noël !

À la veillée, chacun à son tour raconta une histoire. Le premier elfe commença celle de l’ogre qui mangeait tout sur son passage, et qui aimait par-dessus tout les nèfles. Et pour bien montrer comment faisait l’ogre, le premier elfe mangea toutes les nèfles du sapin !

Le deuxième elfe raconta l’histoire du pauvre petit singe perdu, affamé, qui découvrit une mine de raisins secs. Et pour expliquer son histoire, il se mit à dévorer tous les raisins secs de l’arbre de Noël.

Le troisième elfe prit la parole à son tour et raconta l’histoire du lapin magique qui prenait des forces en mangeant des petites prunes sauvages. Et à son tour, il grignota toutes les prunes…

À la fin de la veillée, le pauvre sapin était tout déshabillé. Les trois elfes avaient croqué toutes ses décorations, même les belles pommes rouges ! Les trois gourmands se regardèrent, penauds :

– Heureusement, nous avons encore une petite réserve de noisettes.

– Mais, gourmands comme nous sommes, nous allons encore trouver le moyen de les manger ! remarqua le deuxième.

– Et si nous les cassions, nous pourrions nous servir de la coquille pour y faire fondre une bougie et illuminer ainsi notre sapin ! proposa le troisième.

À trois, les elfes eurent vite fait de casser les noisettes, de couler de la cire dans les coquilles et d’accrocher leurs nouvelles bougies dans l’arbre. Les douze coups de minuit sonnèrent juste quand tout fut fini !

Alors, les trois amis allumèrent une à une les douze bougies de leur sapin, en récitant ensemble, suivant la coutume, la jolie poésie du Petit Peuple de la Forêt :

« Que chaque mois de cette année qui vient soit dans vos cœurs, et le tien et le mien, d’amitié et de bonheur plein ! »

– Et maintenant, dirent les trois elfes gourmands, il ne nous reste plus qu’à croquer nos noisettes !

Histoire d’Élisabeth Courtois
I
llustrations par Chantal Cazin
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2012

Salmigondis

La misère des riches

salmigondis2Chantal Condoroussis, une compositrice de chansons, a donné en novembre à son mari, le multimillionnaire  Gregory Chamandy, deux résidences à Westmount et Mont-Tremblant d’une valeur totale de 20 millions $. Les deux maisons sont actuellement en vente. La maison de Westmount est décrite comme «la quintessence de l’ultra-haut de gamme». Elle offre 11 places de stationnement et un parc privé. Elle a huit salles de bains et sept chambres à coucher.

Celle de Mont-Tremblant est qualifiée d’«ode au luxe et au raffinement», avec des poutres en bois récupéré de la Nouvelle-Angleterre et des pierres de France pour la cave à vin. Grégory Chamandy est le frère de Glenn Chamandy, patron de la firme de Vêtements de sports Gildan. En 2003, Greg Chamandy a fondé la banque privée Oxbridge, située à la Barbade, un paradis fiscal. Marie-Yvonne Paint, la courtière responsable des deux maisons ne nous a pas rappelés pour expliquer les raisons du «don».

Source: Journal de Montréal du 3 décembre 2016, page 52

Pourboires aux cuisiniers

C’est maintenant à leur tour de réclamer un pourboire aux clients de restaurants, pour leur cuisine. Pourquoi pas en donner aussi au balayeur qui s’occupe de nettoyer la place tant qu’à y être. Seulement au Québec avec la taxe de vente de 15% et le pourboire qui se situe entre 15 et 20%, ça représente une jolie facture. On nous dit que la restauration c’est loin d’être rentable de nos jours tout en étant exigeant.

Seulement au McDonald, où les pourboires n’existent pas, il faut débourser 20$ pour deux personnes. Imaginez dans un grand restaurant. Avec une telle demande, des restaurateurs devront se recycler dans d’autres secteurs. Au minimum, tous les employés d’un restaurant devraient se partager la totalité des pourboires de la journée… Encore là, ça ne fera pas l’unanimité. Au bout du compte, c’est toujours le même qui paie.

Étendre la période pour rouler avec des pneus d’hiver au Québec.

Le législateur fait fausse route dans sa loi sur l’obligation d’équiper son véhicule de pneus d’hiver au Québec, entre le 15 décembre et le 15 mars. Il n’est pas rare de subir des chutes de neige abondantes dès la mi-octobre et jusqu’à la mi-avril, selon les régions.

Certains prétendent qu’il n’est pas indiqué de rouler avec ce type de pneu sur chaussée sèche; c’est complètement faux avec la technologie d’aujourd’hui et la qualité du produit. Il serait réaliste d’étendre cette plage du 15 octobre au 1er avril, sur tout le territoire. Ça éviterait des collisions en série, comme on en voit à chaque année, et toujours avant le 15 décembre, dans certaines artères avec un dénivelé important.

Les Montréalais, trop idiots pour le virage à droite

Certains maires d’arrondissements veulent que le virage à droite aux feux rouges soit autorisé sur le territoire de la Ville de Montréal, comme il se fait partout au Québec depuis 2003. Mais Monsieur le Maire ne veut rien savoir. Dans son égocentrisme, l’idée n’est pas sienne. Pourtant, l’expérience prouve que cette pratique est viable et ne cause pas plus d’accidents.

Bien au contraire, elle assure une appréciable fluidité aux intersections. Avec les milliers de cônes orange qui ornent le réseau routier montréalais, Montréal en aurait un urgent besoin. Avec le 375e anniversaire qui prendra son envol le 1er janvier, il serait temps que la métropole se mette au diapason du reste de la province. Allons Monsieur Coderre… un peu d’altruisme s’il vous plaît, vos citoyens ne sont pas des idiots.

L’élection de sainte Lucie

lelection-de-sainte-lucie1Au printemps, Maman Lapin a donné le jour à cinq petits bébés : Lucas, Lucien, Luce, Lulie et Luciole. Ils sont tous roux et tout doux, sauf Luciole, qui a une belle fourrure blanche et soyeuse comme les premiers flocons de l’hiver.

Quand l’automne arrive, les jeunes lapins font de grandes parties de cache-cache dans les feuilles mortes.

– Oh, à qui est cette oreille blanche qui dépasse ? Pauvre Luciole, tu as encore perdu !

Les mois passent et l’hiver recouvre les prairies de ses premiers flocons. Les jeunes lapins se roulent sur un tapis de neige poudreuse.

– Regardez, je suis aussi blanche que Luciole ! crie Luce.

Luciole a le sourire. Au jeu de cache-cache, maintenant, c’est elle qui gagne. Un soir, un roulement de tambour fait vibrer la forêt. Le plus âgé des lapins prend la parole :

– Oyez, braves lapins ! Bientôt aura lieu dans la clairière la grande fête de la Sainte-Lucie. Les plus jeunes filles de chaque maison seront vêtues de blanc et porteront une couronne de bougies sur la tête. Tous les animaux de la forêt y sont conviés et l’on procédera à l’élection de la sainte Lucie de l’année !

– C’est la fête de toutes les lumières, expliqua Papa Lapin. Car le 13 décembre, c’est l’une des nuits les plus longues de l’année.

– Et ce matin-là, ajoute Maman Lapin, les enfants réveilleront leurs parents en leur apportant des brioches fraîches.

Luce, Lulie et Luciole n’écoutent déjà plus, elles se chamaillent comme des pies pour savoir laquelle revêtira la robe blanche pour participer à l’élection de la sainte Lucie de l’année. Maman Lapin tranche :

– Puisque vous êtes toutes les trois le même jour, vous participerez toutes les trois.

Le soir venu, toute la forêt s’anime. Maman Lapin dispose des lumignons devant toutes les fenêtres de la maison et les enfants défilent sur les sentiers avec des lampions.

Des bougies par milliers éclairent les chemins. Dans la grande clairière, tous les animaux se rassemblent. Commence alors le défilé des saintes Lucie, accompagnées par les garçons déguisés qui brandissent des étoiles d’or. Luce et Lulie, Une couronne de bougies posée sur leur tête rousse, font virevolter fièrement leur robe blanche.

Mais au milieu du cortège, on ne voit que Luciole dont la fourrure est si blanche que la lueur des flammes la fait scintiller tout entière. Le Papa de Luciole lui glisse à l’oreille :

– Tu es la plus belle de toutes les Lucie !

lelection-de-sainte-lucie2Quand tout le monde a voté, le vieux lapin se lève et d’une voix forte, il proclame :

– Luciole, tu as été élue sainte Lucie de l’année ! Approche-toi pour que tout le monde te voie !

Hésitante et tremblante de plaisir, Luciole monte sur une souche d’arbre. Tous les animaux applaudissent :

– Vive Luciole, vive sainte Lucie !

Et même Luce et Lulie, qui sont un peu déçues, sont très fières d’avoir une si jolie sainte Lucie dans leur famille.

Histoire de Florence Cadier
I
llustrations par Chantal Cazin
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2012

Enfin la pluie

pluie2On a finalement goûté, hier soir, à la première averse de pluie digne de ce nom. Il fallait bien que j’arrose mes végétaux en après-midi, pour que Dame nature y mette son grain de sel un peu plus tard. Avoir su…! Mais bon, c’est le juste retour des choses et les végétaux ne s’en porteront que mieux. Est-ce Carole et Marcel qui apportent ce mauvais temps du Nord? Bizarre! On ne le pense pas. On croît plutôt que c’était pour laver son camion.

Leur arrivée coïncidait avec le départ de l’autre Carole, vers le Québec, pour passer le temps des Fêtes en famille… et retrouver Chopin et Charlie. On ne voit pas une amie quitter sans avoir un pincement au cœur, et pour ma Loulou, le moment du départ est toujours émouvant. Les amis de Carole, Julie et Michel, venus de la côte est pour l’accompagner, nous ont fait honneur de partager la pizza et de faire un brin de jasette avec nous pour le dîner. Des gens sympathiques et charmants que nous avions hâte de rencontrer. Mettre un visage sur des gens bien, c’est toujours agréable et ce le fut, effectivement. Ce sont eux qui nous avaient si gentiment permis de séjourner dans leur condo quelques jours au début de décembre, avec Carole. On en a profité pour les remercier du fond du cœur.

Même si je déteste la neige, je dois avouer qu’avec les décorations scintillantes dans le parc, un peu de cette poudre blanche donnerait un visage bucolique à ce décor féérique. Cette neige qui reflète les couleurs et qui donne une « chaleur » dans le cœur serait irrésistible. Quand on voit les paysages de Noël à travers Facebook et autres réseaux sociaux, on voit bien que l’un ne va pas sans l’autre. Quand on regarde les beaux films de Noël, immanquablement, la neige vient compléter le décor et charme le tableau. On se surprend à sourire et à trouver l’image magnifique.

À treize jours de Noël, ici les rencontres s’organisent; repas-partage par petits groupes à la salle communautaire le 24, souper de Noël le 25, et l’accueil du nouvel An le 31, tout se met en branle pour que ces fêtes soient réussies et divertissantes. Certains snowbirds prendront l’avion dans quelques jours pour retourner dans leurs familles restées au pays, afin de perpétrer la tradition qui leur est chère. Ils nous reviendront avec la grippe ou un bon rhume en janvier… mais ce sont les risques dont ils sont conscients. L’amour est plus fort que tout et si ça fait déplacer des montagnes, imaginez déplacer des snowbirds… une affaire de rien.

neige-tombanteMais il en faut pour garder le fort et c’est notre mission. N’ayez crainte, nous serons fidèles au poste, même sans neige. On communiquera avec nos proches par FaceTime et, le 2 janvier, tout sera chose du passé alors que la bourrasque du nord sera remplacée par la douce brise chaude du sud. On se dira qu’on est passé au travers une autre fois et que la vie continue.

Le Noël des oiseaux

le-noel-des-oiseauxSur la branche du vieux chêne, trois mésanges, blotties les unes contre les autres pour se réchauffer, regardent les gros flocons recouvrir le sol.

– Plus la moindre graine, ni le moindre vermisseau à se mettre dans le bec, se lamente une des mésanges.

– J’ai faim, dit la plus jeune.

– Nous n’avons plus rien dans le garde-manger. Allons près du village voir s’il reste quelques miettes.

Les trois oiseaux s’élancent dans le crépuscule.

– Ce soir, c’est Noël, dit l’une des mésanges. Regardez comme le village est en fête.

Des rubans de fumée s’échappent des cheminées. Un brouhaha de voix claires et joyeuses transperce l’air glacé. Martin se dépêche : il veut rejoindre ses amis pour terminer son bonhomme de neige. Mais avant, il prend un morceau de lard dans la cuisine et des grains de blé dans la cabane du jardin et court déposer son trésor sur le rebord de la fenêtre de sa chambre. Il fait si froid cette année qu’il faut penser aux oiseaux.

– Joyeux Noël, s’écrie-t-il en regardant le ciel.

Le cœur léger, il court rejoindre ses amis. Les trois mésanges rasent le sol et se posent dans la cour d’une ferme. Peut-être les poules ont-elles oublié quelques graines ? Mais leurs becs se cognent sur le sol gelé.

– Repartons un peu plus loin, suggère l’une d’entre elles. Il ne faut pas se décourager, et elles reprennent leur voyage.

– La-bas, dans le jardin de Martin ! s’écrie la plus jeune. Regardez, il a pensé à nous. Hourra !

Les trois mésanges se posent dans un bruissement de plumes sur le rebord de la fenêtre de Martin. Avec gourmandise, elles se régalent de lard et de blé. Bientôt les rejoignent deux bouvreuils, un rossignol et une tourterelle, tous affamés, alertés par les pépiements joyeux de leurs amis.

– C’est un régal, dit l’un des bouvreuils.

– Un véritable repas de fête, ajoute la tourterelle.

– Comment remercier Martin ? demande le rossignol.

Les oiseaux se regroupent et chacun émet un avis. Dans le jardin s’élève un concert de pépiements.

– Je crois savoir ce qui lui ferait plaisir, dit la plus jeune des mésanges. Écoutez…

Martin rentre chez lui pour le dîner. Quand il monte dans sa chambre pour enfiler ses chaussons, des coups aux carreaux attirent son attention. Il ouvre grand la fenêtre, tous les oiseaux lui offrent les plus beaux chants de leur répertoire. C’est un véritable récital ! La plus jeune des mésanges se pose sur son épaule. Dans son bec, elle tient une petite branche de houx qui semble dire: « Joyeux Noël Martin ! »

Histoire de Florence Cadier
I
llustrations par Myriam Mollier
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2012

La ruse d’un grand-père

grand-pereIl ne faut jamais douter de la ruse d’un grand-père. Il a beau avoir l’air et être vieux, son expérience ne s’achète pas parce que c’est un don inné. L’histoire qui suit en est une preuve plus qu’évidente qu’il ne faut jamais la sous-estimer…

Une femme de 44 ans soucieuse de paraître plus jeune décide, le jour de son anniversaire, de se faire lifter le visage. L’opération réussie, elle quitte la clinique, heureuse du bon résultat. Elle s’arrête à un kiosque pour acheter une revue et demande au vendeur :

– Je peux vous poser une question? Quel âge me donnez-vous?

Le vendeur répond :

– Disons 30 ans environ.

La femme lui sourit et dit :

– En réalité, j’ai 44 ans.

Elle va dans un McDonald, commande un hamburger et pose la même question au caissier, qui lui répond :

– Je pense que vous devez avoir dans les 30 ans.

La femme ravie et heureuse :

– Non, j’ai 44 ans.

Elle prend l’autobus et s’assoit à côté d’un vieil homme charmant à qui elle demande :

– Pardonnez-moi, Monsieur, quel âge me donnez-vous?

Le vieux monsieur la regarde dubitativement et lui répond :

– Voyez-vous, Mademoiselle, j’ai 85 ans et je ne vois plus très bien. Mais lorsque j’étais jeune, j’avais une méthode pour deviner l’âge des femmes. Je glissais ma main dans leur culotte et je pouvais ainsi deviner leur âge. Je ne me suis jamais trompé.

La femme a l’occasion de confirmer son rajeunissement, et comme il n’y a personne d’autre dans l’autobus… Elle donne son accord au grand-père. Celui-ci glisse sa main dans la culotte de la femme, et après 10 minutes exactement, l’homme dit :

– Vous avez 44 ans!

– Mais c’est incroyable! Dites-moi comment vous faites!

Et le vieux de lui répondre, en souriant gentiment :

– J’étais juste derrière vous au McDonald!

La lettre au Père Noël

la-lettre-au-pere-noel– Maman, maman, crie Pierre en sortant de l’école, il faut écrire la lettre au Père Noël. Aujourd’hui ! Tout de suite ! Louis l’a envoyée depuis longtemps !

– Du calme, répond Maman, que vas-tu lui demander ? Tu as déjà reçu beaucoup de cadeaux pour ton anniversaire.

– Ce n’est pas juste, soupire Pierre. Mon anniversaire tombe juste avant Noël et tout le monde pense toujours que j’ai eu assez de cadeaux. J’espère que le Père Noël ne sera pas du même avis !

Pierre rêve d’une nouvelle voiture télécommandée plus grosse que la rouge de l’année dernière, d’une patinette et de patins à roulettes, et d’un château fort avec tous les chevaliers… Sur le chemin de la maison, le nez enfoui dans son écharpe, il donne des coups de pied dans les dernières feuilles de l’automne.

Mais qu’est-ce qui colle sous son soulier ? Toute mouillée, toute trempée, une enveloppe blanche décorée de sapins verts un peu tordus et de boules rouges pas très rondes dépasse des feuilles mortes. Pierre la ramasse, l’examine et lit :

Cher Père Noël,

Cette année, maman ne sera pas là à Noël, car elle va avoir un bébé. Papa ne sait pas comment préparer Noël, il ne l’a jamais fait tout seul. Mais moi, je te demande de passer nous voir, comme l’année dernière, même si la maison n’est pas bien rangée. Mon petit frère Arthur veut une voiture téléguidée et ma petite sœur Iris un ours, tout doux, tout mou. Pour décorer la maison, j’ai besoin de pinceaux et de peinture. Mais si tu pouvais apporter quelques belles décorations pour le soir de Noël, ce serait bien : papa n’est pas très doué.

Penses-tu que maman rentrera pour Noël ?

Mathilde Rayon

Pierre relève la tête,

– Mais c’est Mathilde, la fille qui habite à côté de chez nous ! C’est la lettre au Père Noël, elle a dû la perdre.

Pierre réfléchit un moment, puis il demande à sa maman :

– Tu veux bien qu’on les invite pour Noël ? Comme ça, ils seront moins tristes…

– C’est d’accord, répond Maman. Je téléphonerai à son papa.

Une fois dans sa chambre, Pierre fouille dans tous ses jouets. Il trouve la voiture rouge télécommandée – un petit coup de chiffon et elle est comme neuve – et un beau nounours un peu râpé parce qu’il a été trop aimé. Il prend ensuite des ciseaux, du papier de couleur, et il découpe avec soin des sapins, des boules et des étoiles. Avec un papier doré, il écrit dessus :

« Joyeux Noël ».

Il fabrique aussi des guirlandes rouges et vertes qu’il déroule en spirale. Ensuite, il commence sa lettre au Père Noël :

Cher Père Noël

Cette année, je crois que tu auras moins de chemin à faire, car Mathilde est invitée chez moi, avec sa famille, et ce sera une grande fête. J’ai commencé à ranger ma chambre et j’ai préparé des décorations de Noël pour les deux maisons. Surtout, ne te dérange pas pour cela. Pour les cadeaux aussi, j’ai trouvé ce qu’il fallait. Mais si tu pouvais ramener la maman de Mathilde et son bébé chez eux pour Noël, ce serait un vrai bonheur

Merci Père Noël.

Pierre Blanc.

Histoire de Florence Cadier
I
llustrations par Stéphane Couillerot
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2012