Quand s’ouvre la porte de la boutique, quelques flocons de neige viennent blanchir le sol de l’entrée. Un souffle froid fait frissonner les santons de Provence.
– Brrr, dit l’un d’eux en tremblant, il ne fait pas chaud ici.
Ils sont arrivés hier de leur pays natal, poussés par le mistral. Ils ont fait un long trajet, délicatement enveloppés dans du papier de soie, enfermés dans une caisse. Ils ont hâte, maintenant, de retrouver la douceur d’une crèche et les lumières de Noël. En attendant, ils sont bien installés dans la vitrine, sur un lit de copeaux.
Emmitouflés dans leurs écharpes, des enfants collent le nez contre la vitre. Les petits personnages en terre cuite sont rêveurs. Où vont-ils être invités à fêter Noël ? La petite cloche de la porte tinte. Une fillette avec sa maman s’agenouille pour examiner de plus près les santons.
– Fais attention Lisa, ils sont fragiles !
– Maman, ce monsieur appuyé sur son bâton, c’est Joseph ?
– Oui, et juste à côté de lui, en robe bleue, c’est Marie.
– Mais où est-il, le bébé ?
– Là-bas, dans son berceau de paille. Mais on ne le mettra dans la crèche que la nuit de Noël.
L’Âne gris relève la tête. Avec son ami le bœuf, ils réchaufferont de leur souffle le nouveau-né. Le petit berger et son agneau leur chuchotent à l’oreille :
– Puisque nous sommes devenus amis pendant le voyage, ce serait bien de rester tous ensemble pour fêter Noël.
– Regroupons-nous, dit l’âne. Cette petite fille nous choisira peut-être.
Un ange brandissant une trompette les gronde gentiment :
– Où que vous soyez, réjouissez-vous de pouvoir vivre ce jour de fête.
Le bœuf grogne :
– Bien sûr, bien sûr, mais cela compte, l’amitié. Je préfère rester avec l’âne gris plutôt que de partir avec ce grognon de chien.
– Gardons notre calme, les apaise Joseph. D’ailleurs, où sont les rois ? Ils étaient près de nous il y a quelques minutes.
– Là, nous nous sommes mis un peu à l’écart, répondent ensemble Gaspar, Melchior et Balthazar. N’oubliez pas que nous n’arriverons de nos pays lointains que le 6 janvier, le jour de l’Épiphanie.
– Nous ne pouvons pas nous séparer ainsi, après un si long périple. Vous devez rester avec nous, exigent le pêcheur au filet et le tambourinaire.
– Et nous avons encore plein d’histoires à vous raconter ! ajoutent la femme à la cruche et le meunier.
Lisa les regarde intensément.
– Maman, est-ce que je peux choisir les santons ?
L’âne, le bœuf et le petit berger observent la fillette. Ses deux petites mains se tendent vers eux, les frôlent, hésitent, puis hop ! les attrapent.
– Je voudrais ceux-là, dit-elle, avec Marie, Joseph et Jésus.
– N’oublie pas les Rois mages ! rappelle sa maman.
– Ils sont là, ils sont là, crie de toutes ses forces le jeune berger.
Lisa s’empare des trois Rois mages. Puis le meunier, la femme à la cruche, le pêcheur au filet et le tambourinaire rejoignent vite le comptoir du magasin.
– Ouf ! on est au complet, se réjouissent l’âne et le bœuf.
– Maintenant, c’est sûr, s’exclame le petit berger, on fêtera longtemps Noël ensemble.
Histoire de Florence Cadier
Illustrations par Chantal Cazin
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2012
Quand on séjourne en Floride, il se présente des occasions de se diriger vers la côte est, plus frétillante et luxuriante pour changer un peu d’air. Certains vont plus à l’extrême sud-est pour explorer les Keys et leurs rivages d’un magnifique bleu aqua, alors que d’autres sont attirés par la scénique route A1A qui offre des coups d’œil magnifiques de l’océan Atlantique et principalement entre West Palm Beach et Miami avec ses résidences à faire rêver et ses condominiums haut de gamme.
C’est cette opportunité qui s’est offerte à nous, alors que notre amie Carole disposait du condominium d’amis à Boca Raton, au nord de Pompano Beach, pour trois journées. Pour s’y rendre, on doit traverser Alligator Alley, qui est une partie de l’Interstate 75 reliant les deux côtes entre Naples et Fort Lauderdale. Le trajet se réalise en 150 minutes.
Toujours est-il que l’endroit était magnifique et de grand luxe, avec garage intérieur. Le somptueux condo, confortable à souhait au huitième étage, donnait une vue imprenable sur la mer et on se laissait bercer par le son agréable et continu des vagues qui s’échouaient sur la plage. Le complexe hautement sécuritaire, offre tous les services et accommodements; salle d’exercice, billard, salon communautaire dans lequel un joli piano à queue noir, n’attendait que le musicien en moi. J’en ai profité pour faire quelques mélodies, avec Carole qui a défilé son talent de chanteuse. Pour des amateurs, on s’est pas mal débrouillé.
La raison principale de notre visite était les décorations de Noël gigantesques qu’un résident de Pompano Beach affichait sur sa maison transformée en féérie pour les yeux. D’ailleurs, la photo qui accompagne cet article en est une preuve. Ça en valait le détour. Les autres images sont aussi disponibles en marge droite du blogue dans la section Albums photos, sous le titre « Floride – Hiver 2016-2017 ».
Les trois journées ont été très bien remplies et c’est sans surprise que notre hôte nous faisait visiter quelques boutiques d’immenses centres commerciaux, dont l’immense Sawgrass Mills à Sunrise, ainsi que les bons restaurants qu’elle avait judicieusement sélectionnés, ne laissant rien au hasard. Connaissant la région pour y avoir déjà séjourné plusieurs années, on a grandement apprécié cette petite virée dans l’est, qui est passée en coup de vent, mais qui a ressassé quelques bons souvenirs. Soleil et chaleur étant du rendez-vous, seule une petite averse est venue s’interposer au moment de photographier les décorations de Noël, mercredi soir.
Merci Carole pour ta grande générosité!
Dans la maison de Paul et Juliette, tout est silencieux. Même le chat s’est endormi. Dehors, à la queue leu leu, trois petits bonnets rouges courent jusqu’à la porte d’entrée et se faufilent par la chatière.
– C’est par là, dit Ygrec, le premier lutin, en indiquant la direction de la cuisine.
– Chut ! moins de bruit si vous ne voulez pas réveiller tout le monde, conseille Zed, le deuxième.
– Nous avons la nuit devant nous pour tout préparer, continue Doublevé, très excité. Tout d’abord, allumons le four. Où sont les allumettes ?
– Nous sommes là, répond une voix pointue sortant d’une boîte. Grattez l’une d’entre nous, c’est notre travail.
– Que venez-vous faire là ? demande la chocolatière, en haut d’une étagère.
– Les sablés de Noël, répond Doublevé, pour remercier les enfants de leurs petits cadeaux.
– Bien sûr, comprend un bol. Chaque soir, ils déposent du lait sur le rebord de la fenêtre.
– Nous allons vous aider, propose en chœur la batterie de casseroles. Au travail tout le monde !
La cuisine s’agite. La porte du réfrigérateur s’ouvre pour laisser sortir le beurre et lui donner le temps de ramollir. Un grand saladier de terre cuite saute sur la table et attend patiemment les ingrédients. Œufs, farine, levure et sucre se précipitent derrière lui et bondissent au fond du plat.
– Mélangeons-nous pour obtenir une pâte bien lisse.
Les trois lutins réveillent la spatule profondément endormie, pour malaxer le beurre. Puis la cuillère en bois, encore ensommeillée, titube vers le saladier, plonge dans les ingrédients et soudain, Excitée par l’agitation ambiante, mélange frénétiquement la pâte qui se forme.
– Nous avons oublié le sel, se souvient Ygrec.
– Je suis là, mais vous ne devez utiliser qu’une seule pincée, rappelle-t-il en se présentant.
Doublevé dépose dehors sa pâte lisse et jaune. C’est le moment pour tous les instruments de passer sous le robinet d’eau chaude pour faire une toilette. Un peu plus tard, le rouleau de cuisine et les emporte-pièces se mettent à l’œuvre.
– Han, han, souffle le rouleau en étalant a pâte le plus parfaitement possible. Puis une étoile, un Père Noël et un sapin bondissent dedans. Un cœur et un petit âne les rejoignent, transformant la pâte en dentelle. Très vite, les petites silhouettes se laissent enduire de jaune d’œuf.
– Hi, hiii, ça chatouille, rigolent-elles.
– Et hop ! Dans le four, bien à plat sur la plaque, les invite Doublevé.
Pendant la cuisson, une odeur alléchante se répand dans la cuisine. Un quart d’heure plus tard, ânes, cœurs, sapins, étoiles et Père Noël se présentent à leurs amis, appétissants et dorés.
– Merci à tous. Dit Zed, grâce à vous, nous allons faire une belle surprise aux enfants.
Un concert d’applaudissements lui répond. Puis, chacun regagne sa place et se rendort un sourire aux lèvres.
Histoire de Florence Cadier
Illustrations par Madeleine Brunelet
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2012
Cette semaine on apprenait la fermeture, avant la fin de 2017, de la Biscuiterie Christie de Montréal, faisant de fait 454 travailleurs en perte d’emploi. Des emplois rémunérés en moyenne à 25$ l’heure. Évidemment, il ne faut pas être devin pour se rendre compte que la multinationale Mondelēz International veux transférer la production de cette usine dans un endroit à faible coût.
Notre ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Dominique Anglade, a déjà lancé la serviette; selon elle, la décision de la compagnie est finale et irrévocable. Elle est loin d’être combative et n’est pas à la hauteur de son mandat.
Curieusement, le nouveau président des États-Unis, Donald Trump, lorsque cette même compagnie menaçait de quitter les USA, a adopté la ligne dure en invoquant des conséquences financières pour cette compagnie, le cas échéant. Ils ont fait volte-face. Et curieusement, Michel Girard, dans les pages financières du journal de Montréal de ce matin, en parle en détail. Alors je vous fait partager son opinion, qui est aussi la mienne, en vous reproduisant son article intégralement.
« Christie » que ça va mal!
Que c’est désolant de voir le gouvernement Couillard baisser les bras devant la décision de Mondelēz de fermer les portes de son usine «Biscuits Christie» à Montréal et de mettre ainsi à pied ses 454 travailleurs d’ici la fin de 2017.
Mondēlez International (anciennement Kraft Foods) est une multinationale américaine qui fabrique, entre autres, les populaires marques de biscuits Christie, Oréo et LU. À la suite de l’annonce de la fermeture de l’usine montréalaise, la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Dominique Anglade, a laissé entendre qu’il n’y avait pratiquement rien à faire avec les dirigeants de Mondēlez Canada, leur décision étant, semble-t-il, finale.
Le syndicat des employés de l’usine montréalaise de biscuits trouve que le gouvernement Couillard manque de combativité pour sauver leurs 454 emplois. Le syndicat a raison sur un point majeur: c’est bien beau vouloir créer 250 000 emplois en cinq ans, mais sauver les emplois existants devrait rester la priorité du gouvernement Couillard.
AU PAYS DE TRUMP
Deux poids, deux décisions. Alors que le gouvernement Couillard avoue son impuissance devant la décision de la multinationale Mondēlez de fermer son usine montréalaise, le nouveau président élu des États-Unis, Donald Trump, a réussi, lui, à faire réfléchir la multinationale américaine avant de continuer à délocaliser des usines à l’extérieur des États-Unis. Sa méthode? M. Trump a tout simplement lancé un message sans équivoque à Mondēlez et autres entreprises qui veulent quitter les États-Unis pour produire ailleurs à plus bas prix: il y aura des conséquences. Financières, s’entend.
Avec Trump au pouvoir, ce sera le retour du Made in America. Et gare aux entreprises américaines qui vont délocaliser leurs usines! Chez-nous, au Québec, on reste trop souvent passif devant la délocalisation d’emplois. Qu’a fait Québec pour empêcher les projets de Bombardier de transférer ailleurs une panoplie d’emplois? Qu’a-t-il fait pour éviter qu’Air Canada transfère ailleurs des emplois d’entretien de ses avions? Malheureusement pas grand-chose!
CHIFFRES TROMPEURS
En l’espace d’un an, le taux de chômage au Québec a baissé de 1,3 point de pourcentage, passant ainsi de 7,5 à seulement 6,2%. C’est le plus bas taux depuis 1976, l’année des Jeux olympiques de Montréal. C’est très bien. Mais ne nous emballons pas trop vite avec ce taux de chômage à 6,2%. Pourquoi? Parce qu’une portion importante de la baisse enregistrée en novembre (-0,6 point de point de pourcentage) est attribuable à la diminution de la population active, laquelle comprend les travailleurs et les personnes cherchant un emploi.
Par ailleurs, en un an, il s’est créé au Québec 80 600 emplois. Bravo! Mais de ce nombre imposant, seulement 28 600 emplois à temps plein ont été créés, soit le tiers. Autre constat pas piqué des vers: presque la moitié des emplois créés au cours des 12 derniers mois proviennent du secteur… public, soit 39 100 emplois. Vive l’impôt!
Coline habite tout en haut de la montagne. L’hiver, tous les voisins se retrouvent pour raconter des histoires. Ce soir, c’est Coline qui prend la parole :
– Ma marraine est une fée ! Elle a une orange géante qui l’emmène où elle veut, et…
Le voisin Gustave la rabroue :
– Cesse de raconter des sornettes ! Je la connais ta marraine, et si c’est une fée, je veux bien être transformé en cheval !
Tout le monde rit et Coline, vexée, part se coucher. Elle commence juste à s’endormir, quand quelqu’un frappe au carreau :
– C’est Marraine !
Vite Coline enfile son manteau et la voilà partie dans l’orange magique tirée par un cheval gris.
– Où veux-tu que nous allions ? lui demande la fée.
– En ville ! Je n’ai jamais vu les lumières de Noël…
En une seconde, l’orange les emporte au-delà des montagnes, dans le ciel de la ville.
– Regarde, Marraine ! toutes ces lumières… s’exclame Coline.
– Tu n’as encore rien vu, lui dit la fée.
D’un coup de baguette, elle lui envoie des milliers de petites étoiles qui brillent. Les arbres, les toits, les rues sont couverts de poussière magique. La ville entière scintille. Les gens qui regardent les vitrines de Noël rient et courent dans tous les sens pour attraper la poussière d’étoile qui vole partout.
Les lampadaires clignotent gaiement pour dire bonjour à Coline et à sa marraine et, dans les vitrines, les jouets dansent la farandole ! Les phares des voitures s’allument et, dans les maisons, les guirlandes des sapins clignotent toutes seules. Coline n’en croit pas ses yeux ! C’est toute une ville de lumière qui s’étend sous l’orange magique !
Quand l’heure de rentrer est venue, Coline jette un dernier regard en arrière et, en un éclair, l’orange file vers la montagne. Par la fenêtre, Coline envoie des baisers par milliers à sa marraine, la fée. L’orange magique disparaît déjà dans le ciel et le soleil commence à poindre. C’est alors que Coline remarque, dans le champ du voisin, un cheval gris qu’elle n’avait jamais vu. Son dos est couvert de poussière d’étoile…
Histoire d’Élisabeth Courtois
Illustrations par Myriam Mollier
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2012
On regarde aller tout ce qui gravite autour du système judiciaire et on a vraiment l’impression, et je dirais même convaincu, que tout va de travers; les policiers en sont rendus à porter un chapeau de rennes, avec leurs pantalons de camouflage multicolores, ça traîne et ça ne fait pas sérieux. Puis, les millions de dollars en fraude fiscale qui pourraient échapper à l’État, une grève des juristes, sans oublier le joli cadeau de la Cour suprême avec l’arrêt Jordan qui occasionnera des arrêts de procédure dans plus de 200 procès criminels.
Pour faire encore plus décourageant, le plaidoyer de culpabilité de Gilles Vaillancourt, l’ordure de Laval, enregistré hier et qui permettra à ce détritus de purger deux années de prison, après 25 ans de corruption, dont il n’aura même pas à en dévoiler le modus operandi en cour. Il promet de rembourser 9 millions de dollars sur les 15 millions qu’il a volé à ses propres CONtribuables. En plus de profiter criminellement de ses CONcitoyens, voilà que la couronne est satisfaite du jugement. Moi j’en aurais honte! Il s’en tire à bon compte le salaud!
Et que fait le gouvernement libéral, traînant lui-même une réputation de corrupteur? Rien! Comme Selphie Trudeau, il parcourt le monde dans toutes sortes de réunions bidon qui ne mènent nulle part. Depuis des années, il manque de juges à la cour et la ministre Vallée en nommera un jeudi, tout en ne prévoyant pas en nommer d’autres. Édifiant! Et Philippe Couillard qui en rajoute en disant attendre les rapports de comités pour faire avancer les choses. Encore de l’argent des CONtribuables gaspillée et du temps perdu pour rien. Pourquoi un comité? N’avaient-ils pas toutes les réponses en campagne électorale? Et finalement, nos «zamis» de la Cour suprême, qui nous adorent d’un amour fraternel, viennent de jeter un gros pavé dans la marre avec l’arrêt Jordan. Ça va bien Madame la marquise.
Les criminels notoires et ceux en cravates, ont saisi l’astuce; rendre leurs crimes tellement compliqués, que les 18 mois de l’arrêt Jordan deviennent le pied de nez au système de justice qui est totalement désorganisé. Ça fait plus de 12 ans que le système judiciaire québécois est engourdi, embourbé, un peu comme notre système de santé et rien n’a changé. Au contraire, ça s’est amplifié au point de devenir une Tour de Babel. La justice, c’est pour les bandits… ça fait longtemps que tout le monde sait ça!
On l’a vu avec l’élection récente de Trump aux États-Unis; le petit peuple en a assez et la révolte gronde au point d’en être contagieuse. L’élastique est à la veille de péter. Dans moins de deux ans, nos politiciens québécois vont nous promettre mer et monde pour espérer prendre le pouvoir. C’est toujours cette même stratégie usée à la corde qu’on nous sert. C’est le POUVOIR qu’ils recherchent point à la ligne; voyager à travers le monde, visiter Pierre, Jean, Jacques… des balivernes, mais c’est prestigieux à leurs yeux. Puis, ils vont continuer à s’engueuler à l’Assemblée nationale pour des peccadilles partisanes sans aboutir à rien. Il nous faudra être vigilants et n’oublions pas que NOUS possédons le pouvoir d’envoyer un message clair aux politiciens de carrière, comme l’ont fait les Américains.
On voit ce qui se passe actuellement chez-nous; on a deux médecins qui promettaient de régler la santé une bonne fois pour toute avec le résultat que nous sommes encore plus embourbés que jamais. Rien ne bouge, sauf Barrette qui a le temps de pitonner sur Twitter pour se plaindre de ne pas avoir été invité à participer à l’émission Tout le monde en parle. Il nous donne une bonne idée de ses priorités. Il était tellement assoiffé de pouvoir, qu’il a changé de parti deux fois, pour finalement mettre le grappin dessus.
Au final, l’ami Carlos saura qui taxer, ou plutôt surtaxer, pour le manque à gagner. Vous avez trouvé qui sera l’heureux élu?
Bien au chaud dans son terrier, Julot Mulot entend la neige tomber tout doucement au-dessus de sa tête. Julot Mulot ne sort presque plus de chez-lui. Seul Papa Mulot met encore le nez dehors pour aller travailler. Quand il rentre le soir, il a le bout du nez gelé !
Avec son grand frère et sa petite sœur, Julot Mulot invente plein de jeux rigolos, mais depuis quelque temps, les jours lui semblent longs, beaucoup trop longs ! Souvent, il va voir Maman Mulot :
– C’est bientôt Noël ?
– Non, c’est dans très longtemps, lui répond toujours sa maman patiemment.
Un jour, elle en a vraiment assez de répéter toujours la même chose. Elle a une idée et tire Julot par la main :
– Viens avec moi !
À la cave, là où elle entasse les réserves pour l’hiver, Maman Mulot dit à son fiston :
– Prends vingt-quatre grains de blé et remonte-les chez-nous !
Julot les installe sur un joli tableau. Maman Mulot prend sa plus belle plume d’alouette et écrit 1, 2, 3, 4, jusqu’à 24.
– Tu vois, Julot, chaque soir tu pourras manger un grain de blé avant d’aller te coucher. Et quand tous les grains seront mangés, ce sera Noël !
Julot Mulot est bien content. Il essaye de compter les jours sur ses doigts, mais soudain, il s’arrête, tout découragé :
– Il y en a vraiment beaucoup ! C’est trop long d’attendre.
– Mais non, dit Maman Mulot en le prenant sur ses genoux, regarde ! Quand tu mangeras ce grain-là, nous cuirons des sablés. Quand tu mangeras celui-ci, nous irons couper le sapin. Là, nous le décorerons. Et à ce grain-ci, nous installerons la crèche… Et encore là, nous écrirons la lettre au Père Noël.
– Mais alors, nous n’avons pas trop de temps ! s’exclame Julot Mulot.
– C’est vrai, lui répond sa maman, chaque jour sera très occupé pour que la fête soit réussie !
Finalement, Julot se demande même s’il va avoir assez de temps pour tout préparer !
– Vite maman, commençons tout de suite !
Histoire d’Élisabeth Courtois
Illustrations par Claire Le Grand
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2012
Bonjour maman. Déjà cinq années se sont écoulées depuis ton départ vers un monde de délivrance. Si le temps arrange les choses, chaque premier jour de décembre, le souvenir de cette triste nuit occupe toujours mes pensées et mes yeux soudainement se noient.
Mes émotions sont ambivalentes, passant de la tristesse de ton départ, à la sérénité de te sentir heureuse de ta nouvelle vie absente de douleurs.
Là-haut sur ton nuage, tu n’es plus seule depuis que papa t’a maintenant rejoint. Puissiez-vous, tous les deux, continuer de veiller sur nous et guider nos pas sur le chemin qui nous est destiné.
Je t’aime…
« Une mère, c’est si beau que même Dieu en a voulu une. »
Il y a de ces matins où on découvre une belle histoire. Dans Le Soleil du 28 novembre, Élisabeth Fleury nous présentait celui qui deviendra le doyen des médecins au Québec dans quelques jours, le Dr Pierre Morency, un médecin qui, à la lumière de son cheminement, semble être dans une classe à part. Un toubib qui a profondément à coeur la santé de ses patients. En somme, le médecin que tout le monde voudrait avoir.
Et comme une belle histoire se doit d’être racontée et propagée, je vous l’offre, dans son intégralité pour terminer en beauté, novembre…
Les confidences du plus vieux médecin de Québec
(Québec) Après la retraite de son confrère Paul-Émile Godin, en décembre, le Dr Pierre Morency deviendra à 76 ans le doyen des médecins de Québec à pratiquer à temps (très) plein. Incapable «d’abandonner» ses 2500 patients, le Dr Morency n’accrochera pas son stéthoscope tant qu’il aura la santé et les facultés pour s’en servir.
C’est avec beaucoup d’humilité que le Dr Pierre Morency a accepté de nous accorder une entrevue, la semaine dernière. «J’ai toujours refusé [les demandes]. Il fallait que j’y voie un bénéfice autre que ma petite personne», explique-t-il d’emblée.
L’entrevue, il la fait pour ses patients, des gens âgés et vulnérables pour la plupart, à qui il voudrait bien trouver une relève. «Je leur ai promis. Mais j’ai bien l’impression que je m’en vais dans le mur avec ma promesse.» Depuis trois ans, le Dr Morency voit ses patients au Centre médical de Charlesbourg, boulevard Henri-Bourrassa. Une clinique réseau «moderne et fonctionnelle» qui compte 12 000 patients inscrits et qui a tout pour attirer la relève, selon lui. Sauf qu’ils ne sont que quatre médecins à y pratiquer à temps plein.
Le Dr Morency craint que les neuf médecins autorisés par le ministère de la Santé pour le sous-territoire Duberger-Les-Saules-Lebourgneuf et Charlesbourg dans le Plan régional d’effectifs médicaux 2017 l’aient été pour la superclinique qu’un groupe de jeunes médecins projette d’ouvrir sur le boulevard Lebourgneuf, «alors que c’est ici qu’on a des besoins». Il voudrait voir les autorités locales «prendre la défense de leurs concitoyens pour des services de proximité».
S’il considère que la loi 20 du ministre Gaétan Barrette «a du bon», notamment quant à l’obligation pour un médecin d’être plus assidu auprès de ses patients, le Dr Morency croit que celui-ci devrait aussi être tenu de suivre des personnes âgées et vulnérables. «Tous les médecins devraient être obligés de compter dans leur clientèle un certain pourcentage de patients vulnérables. Mais les médecins prennent qui ils veulent. Et c’est plus facile de s’occuper de trois bébés en santé que d’une personne âgée malade», se désole le médecin, qui se demande «ce qui va arriver dans 10 ou 20 ans avec le vieillissement de la population si personne ne prend des patients âgés».
Ce sera là les seules réflexions politiques du Dr Morency pendant l’entrevue, partagées «sans amertume ou animosité». Le reste de l’entretien portera sur ses 50 ans de pratique et d’engagement à Charlesbourg, la ville qu’il a adoptée avec sa défunte épouse bien-aimée, Louise Vézina Morency, à une époque où l’assurance-maladie n’existait pas et où «les gens étaient souvent trop pauvres pour me payer».
«En 1967, je travaillais sept jours sur sept, de 7h le matin à 11h le soir – j’ai toujours été un petit dormeur -, et je faisais un salaire d’environ 15 000 $ ou 20 000 $ par année. Heureusement qu’on avait le salaire d’enseignante de Louise pour faire vivre la famille», raconte le natif du quartier Montcalm et père de quatre enfants, rappelant qu’à l’époque, les médecins spécialistes faisaient aussi de la médecine générale et qu’il y avait donc «beaucoup de compétition».
Pratique engagée
Médecin engagé dès le début de sa pratique, le Dr Morency a mis sur pied avec quatre autres médecins le département de médecine générale à l’Hôpital Saint-François-d’Assise à la fin des années 60. «J’ai été désigné pour développer l’urgence. J’en ai été responsable de 1972 à 1976», précise celui qui a également été chef du département de médecine générale de 1978 à 1984.
À travers son quotidien exigeant (nombreux accouchements, urgence, visites à domicile, médecine industrielle…), le médecin s’est aussi engagé au niveau provincial, alors qu’il a notamment été chargé d’évaluation et d’inspection professionnelle pendant plusieurs années. Fatigué des voyages hebdomadaires à Montréal, il a choisi de se consacrer à temps plein à sa pratique à compter de 1992.
Destin tragique
En 2009, le destin a cruellement frappé sa conjointe. «Louise avait abandonné sa carrière d’enseignante pour m’aider au cabinet. Elle a commencé à développer des symptômes inhabituels en 2009, mais ce n’est qu’en 2011 que le diagnostic s’est confirmé : elle avait la SLA [sclérose latérale amyotrophique, ou maladie de Lou-Gehrig]. Je l’ai gardée avec moi jusqu’au début août 2012, elle est morte le 24. J’étais devenu son soutien physique, et elle, mon soutien moral», raconte avec émotion le Dr Morency, qui recevait alors ses patients juste au-dessous de chez lui. «Je montais la voir aux demi-heures», précise celui qui a pratiqué à la Polyclinique de la Capitale avant de joindre le Centre médical de Charlesbourg.
Le médecin consacrera de longues minutes à louanger l’amour de sa vie, originaire de Sillery. «Quand on s’est installés à Charlesbourg, on s’est promis de s’investir, moi en médecine, et elle dans la communauté, auprès des enfants», relate le Dr Morency.
Louise Vézina Morency s’est notamment impliquée au sein de la Société zoologique de Québec, dont elle a été présidente de 1994 à 1997, puis entre 2004 et son décès. «Elle a vécu les années de déboire du zoo jusqu’au désastre actuel. […] Les enfants de la région de Québec ont été privés de leur zoo. Et là, des patients risquent d’être privés de leur service de proximité», se désole-t-il.
Un médecin curieux et ouvert
Quand il a le temps, le Dr Pierre Morency lit. En entrevue, il a apporté un livre, dont le titre attire immédiatement notre attention : La preuve du paradis – Voyage d’un neurochirurgien dans l’après-vie. Étonnant pour un médecin à l’esprit rationnel?
«Non. Je suis très réceptif à ces choses-là. Je pense qu’il y a des choses qu’on ne peut pas expliquer, des choses que notre esprit ne peut pas comprendre», dit le Dr Morency à propos du livre du Dr Eben Alexander, qui raconte l’expérience de mort imminente vécue par le réputé neurochirurgien américain.
Après avoir été foudroyé par une méningite, le Dr Alexander dit avoir voyagé dans une autre dimension et rencontré des «êtres de lumière». La preuve, selon lui, de l’existence d’une vie après la mort.
Pour le Dr Morency, la médecine ne peut pas tout expliquer. Et il n’en fait pas une religion. La médecine orientale, il trouve ça «intéressant». Et il n’est pas le genre à disputer ses patients qui se tournent vers la médecine douce. «Moi, mon travail, c’est de leur donner mon point de vue, de leur donner des lignes de conduite, de leur dire ce que je privilégie. Après, c’est leur choix. Les patients sont libres de faire ce qu’ils veulent», tranche le médecin de Charlesbourg.
Un monsieur âgé a un sérieux problème. Il est complètement sourd depuis plusieurs années. Il va voir son médecin qui lui prescrit un nouvel appareil auditif haut de gamme. Au bout d’un mois, il retourne voir son médecin qui lui dit :
– Votre famille doit être contente de voir que vous entendez très bien
L’homme répond :
– Oh, je n’ai pas encore dit à ma famille que j’avais un appareil. Je ne fais que m’asseoir et écouter les conversations. J’ai déjà changé trois fois mon testament…
———————————————————-
Une femme raconte à une de ses amies :
– C’est grâce à moi qu’il est devenu millionnaire!
– Et avant, qu’est-ce qu’il était?
– Milliardaire!
———————————————————-
Un homme s’étonne auprès de son copain :
– Quoi! Toi, si pudique, tu as emmené ta femme, cet été, dans un camp de naturistes?
– Oui, au moins, pendant un mois, elle ne s’est pas plainte de n’avoir rien à se mettre!
———————————————————-
Le logement d’un homme a été cambriolé. Le lendemain, la police le prévient qu’on a arrêté le voleur et le convoque. L’homme demande au policier :
– Pourrais-je lui causer!
– Pour lui dire quoi? Demande le policier
– Écoutez, Monsieur l’agent, il a pénétré chez moi à 2 heures du matin sans réveiller ma femme. S’il m’explique comment il s’y est pris, je retire ma plainte!
———————————————————-
Deux musulmans très croyants se promènent dans le désert.
– Mohammed! lui dit Ahmed. Dans le Coran il est écrit que ta femme doit marcher 20 pas derrière toi! Et ta femme marche 10 pas devant toi!
– Je sais lui répond Mohammed, mais à l’époque du Coran, il n’y avait pas encore de mines dans le désert…
———————————————————
Un homme meurt. Comme il avait décidé de se faire incinérer, on le place dans un cercueil et puis au feu. Le cercueil brûle, mais pas le corps du bonhomme. On le place alors dans un autre cercueil et l’on recommence. Même chose, le cercueil brûle, mais pas le type. Et la veuve déclare :
– Ça ne m’étonne pas, ça fait 30 ans qu’il prend des anti-inflammatoires.
Je n’ai pas connu Fidel Castro, politiquement parlant. J’ai commencé à m’intéresser à la politique avec la venue de René Lévesque, fondant le Parti québécois en 1968. Par contre j’en ai entendu parler comme tout le monde, au gré de ses « exploits », si je peux utiliser ce mot. Maintenant qu’il est décédé, tout le monde en parle à sa manière et il faut se faire une opinion avec les différentes analyses du personnage dépeintes dans les médias. Qui était-il?
Mais un fait demeure; le discours de Selphie Trudeau sur le décès de Fidel, m’a profondément déçu. J’ai trouvé qu’il en avait beurré épais pour un premier ministre et politicien encore très vert et naïf. Ça contrastait beaucoup avec l’opinion publique. Ce n’est pas parce que tu parcours le monde depuis ton accession à la plus haute fonction du parlement canadien que tu dois parler comme un leadeur chevronné. On se garde une petite gêne. Je ne sais pas qui a écrit son discours mais il en avait fumé du bon. C’est ce qui se passe quand tu veux être l’ami de toute la mappemonde.
Richard Martineau, dans sa chronique de ce matin dans le Journal de Montréal, fonde ses écrits sur ce que pensent du personnage Amnistie internationale et Human Rights Watch, des sommités en la matière. Après mes lectures des derniers jours sur le dictateur, ce papier rejoint mon opinion de ce tyran cubain. En voici une reproduction intégrale, si vous l’avez manqué.
Le paradis cubain
La mort de Fidel Castro vous a mis sans dessus dessous?
Vous pleurez la mort d’un grand homme? Voici cinq faits concernant la liberté d’expression à Cuba, gracieuseté d’Amnistie internationale.
VIVE LA LIBERTÉ
1) À Cuba, exercer votre liberté d’expression peut vous valoir la prison. En 2015, l’artiste Danilo Maldonado Machado a passé 10 mois derrière les barreaux pour avoir peint les noms «Raûl» et «Fidel» sur le dos de deux cochons. Il n’a jamais été inculpé ni déféré devant la justice.
2) L’État jouit d’un quasi-monopole sur le terrain des médias (presse, radio et télévision). La Constitution cubaine reconnaît la liberté de presse, mais interdit que des sociétés privées soient propriétaires de médias. Les journalistes indépendants ne peuvent pas critiquer le gouvernement et les autorités empêchent les blogueurs de faire leur travail.
3) Cuba est un des pays les moins connectés des Amériques. Jusqu’en 2008, il était interdit d’être propriétaire d’un ordinateur ou d’un lecteur DVD.
4) L’accès à internet est censuré. Les autorités filtrent fréquemment des contenus et bloquent occasionnellement des sites internet qui critiquent l’État.
5) Il est difficile de communiquer avec des militants cubains des droits de la personne depuis l’étranger. Amnistie internationale et de nombreux observateurs indépendants des droits de la personne, comme les rapporteurs spéciaux des Nations unies, ne sont pas autorisés à se rendre sur l’île. Les lignes téléphoniques fixes, ainsi que les connexions portables et internet de dissidents, de militants en faveur des droits de la personne et de journalistes sont surveillées ou désactivées.
UNE DICTATURE
Voici ce que dit Human Rights Watch, un autre organisme défendant les libertés de la personne, sur le régime Castro. «Fidel Castro a mis en place un système répressif qui punit pratiquement toute forme de dissidence, léguant ainsi à son pays un sombre héritage qui perdure même après son décès. Tout au long du règne de Castro, des milliers de Cubains ont été incarcérés dans des prisons dans des conditions déplorables, des milliers d’autres citoyens ont été harcelés et intimidés, et des générations entières ont été privées de libertés politiques fondamentales. Alors que d’autres pays de la région ont cherché à tourner la page de régimes autoritaires, Cuba a continué, sous l’impulsion de Fidel Castro, à réprimer pratiquement tous les droits civils et politiques…»
Si Castro avait été un dictateur de droite comme Augusto Pinochet, qui a terrorisé le Chili pendant 16 ans, la petite gogauche pourfendrait son héritage et traînerait son souvenir dans la boue. Mais c’était un dictateur de gauche. Alors nos amis «progressistes» lui pardonnent ses «dérapages», en disant qu’on ne peut faire d’omelette sans casser des œufs et que la fin justifie les moyens.
BANALISER LE MAL
Quand Jean-Marie Le Pen minimise l’Holocauste et affirme que les chambres à gaz étaient «un détail de l’histoire», on déchire, avec raison, notre chemise. Pourquoi n’avons-nous pas la même réaction quand des intellectuels de gauche minimisent les exactions commises au nom du communisme? Il n’y a pas de «dictature de droite» et de «dictatures de gauche». Il y a des dictatures, point. Et elles doivent toutes êtres combattues avec la même force, la même vigilance.

C’était jour de fête au village aujourd’hui. Gilles Guay, notre patriarche québécois, s’est retrouvé avec 72 automnes derrière la cravate au lever du corps en ce dimanche matin. Évidemment, cet événement n’allait pas passer inaperçu. Lise, sa charmante épouse de toujours s’est occupée personnellement de souligner l’événement en invitant quelques amis au restaurant Mels Diner de Cape Coral, pour un souper de groupe. Au retour, un monstrueux gâteau au chocolat nous attendait à leur caravane, histoire de bien terminer cette journée dans la bonne humeur et la panse bien remplie.
Saviez-vous que l’ami Gilles était un adepte du yoga depuis plusieurs années? Si vous le croisez, demandez-lui une démonstration live, de son étonnante souplesse pour un spécimen de son âge. Vous serez étonné de la flexion de son corps vers l’avant, jambes bien droites et touchant le sol avec les deux paumes de ses mains, doigts bien écartelés… Une vraie prosternation. Pour un vieux de 72 ans, il n’est pas si mal le bonhomme. On lui souhaite encore plusieurs hivers à passer avec nous, au pays des gougounes.
Pendant ce temps, la vie continue à Pioneer Village. Un mois s’est déjà écoulé depuis notre arrivée et il est passé très rapidement. Quant au soleil, je crois bien qu’il est resté accroché au-dessus de notre région puisqu’il n’a pas plu depuis qu’on est ici. Il y a bien quelques nuages qui apparaissent ou jettent un peu d’ombre de temps à autre, mais absolument rien pour écrire à sa mère. Pour les prochains jours le soleil devrait encore être de la partie, avec de faibles probabilités d’averses de l’ordre de 20%. Aussi bien dire qu’on en aura pas. Il faut cependant arroser un peu les végétaux, histoire de rentabiliser notre investissement et le maintenir en vie.
Peu à peu, les sites trouvent preneurs. Je dirais que l’achalandage est moindre que les autres années. Pour les habitués qui étaient ici l’hiver dernier, les terrains inondés ne trouvent pas preneurs très rapidement, même s’il ne reste aucune trace des profonds sillons laissés au printemps. Certains ont annulé alors que d’autres projettent d’arriver en début d’année. On verra bien.
Il faut dire que le taux de change, frisant les 40%, est un obstacle qui est sur toutes les lèvres et qui alimentent certaines conversations. C’est normal et les dépenses demandent obligatoirement un contrôle plus serré. Mais bon, on n’a pas de neige et c’est ce qui compte. Déambuler en gougounes, culottes courtes et petit t-shirt léger chaque jour de l’hiver, c’est la belle vie qu’on souhaite à tout le monde de goûter un jour… Comme ce délicieux gâteau!