Le français régresse encore

color-run1Color Run

Hier, se tenait sur le parcours du circuit Gilles Villeneuve, la course joyeuse de 5 km baptisée Color Run. Pas un seul chrétien n’a pensé à nommer cet événement culturel La Course des Couleurs. Où peut être ne se sont-ils pas donnés la peine de chercher dans leur petite tête d’assimilé. À quoi bon, personne ne s’en plaindra et ils n’y verront que du feu… se sont-ils dit.

Quoi qu’il en soit, on en a manqué une autre, et donné l’occasion de s’enfoncer un peu plus dans notre assimilation collective.

Barrette veut diminuer le nombre de médecins

barrette1Il y aurait trop de médecins au Québec et le ministre Barrette veut contingenter les étudiants en médecine pour régler le problème. Allo! La terre appelle la lune! Si c’est le cas, pourquoi des milliers de québécois n’ont pas encore droit à un médecin de famille et depuis des années? Oups! Pas facile de répondre hein? Il me semble qu’il y a comme un non-sens.

C’est ça le problème, la province est dirigée par deux médecins – Couillard et Barrette – et la population n’a jamais été aussi malade. Avez-vous pris connaissance du rapport que la Protectrice du citoyen, Raymonde St-Germain, vient de déposer au gouvernement? Accablant!

L’austérité de ce gouvernement de toubibs est maladive tout en étant directement la cause de cette gangrène. Pendant que la population souffre et doit attendre, ses médecins sont traités aux petits oignons avec des augmentations de salaires fulgurantes et qui frisent l’indécence.

Les exemples, dénoncées par Madame St-Germain et relatés dans le Journal de Montréal de ce matin, fusent de toute part;

Une dame âgée souffrant de démence qui profitait d’un programme qui rembourse les sous-vêtements pour personne incontinente perd son statut, car on lui a diagnostiqué une nouvelle forme de démence liée à l’âge qui n’est pas couverte par ce programme.

La mère d’un enfant atteint d’un syndrome très rare qui l’empêche de s’alimenter se plaint que le centre de réadaptation a coupé la subvention qu’elle recevait depuis trois ans. Motif de la décision : l’enfant n’est pas une personne handicapée selon les critères du programme.

Un usager qui s’est présenté à l’urgence pour des problèmes respiratoires importants qu’il ressent depuis deux semaines se fait attribuer une priorité urgente, il attend tout de même neuf heures à l’hôpital et quitte sans avoir vu un médecin. Il décède trois jours plus tard d’une crise cardiaque.

Il y en a beaucoup des cas de ce genre, alors coupez les médecins Messieurs Barrette et Couillard parce que votre incompétence en la matière est nettement démontrée. C’est vous qu’on devrait couper… et pour toujours. Malheureusement, vous êtes assis dans le siège du conducteur et c’est impossible pour le moment. Mais un jour, la population va vous botter le cul pour vous montrer la sortie.

Aide médicale à mourir: funérailles chrétiennes impossibles

funerailles-chretiennes1Les évêques de l’ouest canadien recommandent à leur «brebis» de refuser des funérailles chrétiennes aux personnes qui demandent l’aide médicale à mourir. C’est quoi cette dernière folie.

Alors que l’Église catholique prône l’ouverture, ces évêques nagent à contre-courant. Comme le disait un aumônier, «il faut vraiment ne pas connaître ce qu’est la souffrance pour penser et agir de la sorte».

Quelle différence y a t’il entre un malade qui, en phase terminale, demande à un médecin de mourir et le patient qui met fin à ses jours de lui-même? Aucune! Sauf qu’on ne fait pas d’interdiction dans les cas de suicide. Trouvez l’erreur!

On en fait un cas de péché mortel alors que les pires criminels qui tuent, ne font pas face au même refus. Qu’est-ce qu’on fait du 6e commandement; «Tu ne tueras point»… Mais on t’accepte quand même dans la maison de Dieu pour un dernier adieu. Et après, on se demandera pourquoi les églises se vident et sont vendues pour une toute autre vocation.

Pour l’instant, le mouvement semble se limiter à l’ouest du pays. Heureusement que le Québec n’entre pas dans cette polémique et c’est tant mieux.

Quelle bonne idée

perimeÀ l’épicerie Chez Daniel, de Mont-Carmel dans le Bas-St-Laurent, on donne à la clientèle ses fruits, légumes flétris et conserves dont la date d’expiration est périmée. De plus, quotidiennement, ils mettent à la disposition de leur clientèle, des boîtes d’autres denrées sur lesquelles la date «meilleur avant» est dépassée.

Selon une des propriétaires, l’initiative est couronnée d’un franc succès, tout en n’affectant aucunement leur chiffre d’affaire. Et le plus beau dans tout ça, est que c’est parfaitement légal aux yeux du Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).

Les spécialistes s’entendent pour affirmer que les dates de péremption, exception faite des viandes, ne sont qu’un indicatif de fraîcheur et que cette date peut être prolongée de plusieurs jours voire plusieurs semaines sans danger pour la santé.

Mais le simple fait d’avoir donné court à cette décision est un privilège pour une clientèle moins bien nantie et qui peut en profiter économiquement tout en évitant le gaspillage.

Définitivement, cette pratique devrait être imitée à l’échelle du Québec. La population ne s’en porterait que mieux. C’est aussi très écologique. Bravo aux initiateurs.

P’tites vites!

rire11Une femme va chez son médecin qui lui déclare après l’avoir auscultée :

– Madame, vous avez contracté une blennorragie.

– Mais? Qu’est-ce que c’est?

– Ça vient du grec madame.

– Ah! Le salaud! J’aurais dû m’en douter.

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Un professeur déjeune à la cantine quand un étudiant vient s’asseoir en face de lui. Le professeur lui dit :

– Un oiseau et un cochon ne déjeunent pas ensemble!

– Eh bien, je m’envole, lui répond l’étudiant.

Le professeur est vert de rage, il décide de lui coller un zéro pour le contrôle de la semaine suivante mais l’étudiant répond parfaitement à toutes les questions. Alors le professeur lui pose un petit problème :

– Tu es dans la rue et tu trouves deux sacs, l’un contient des billets de banque et l’autre de l’intelligence, lequel choisis-tu?

– Le sac remplit de billets, répond l’étudiant.

– Moi, à ta place, j’aurais choisi l’intelligence!

– Les gens prennent toujours ce qu’ils n’ont pas, lui répond l’étudiant!

Le professeur étouffe sa rage, prend sa copie et inscrit CONNARD. L’étudiant prend sa copie va s’asseoir et au bout de quelques minutes revient.

– Monsieur, lui dit-il, vous avez signé mais vous avez oublié de me mettre une note!

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Un nouveau marié, fatigué d’avoir des rapports sexuels tous les soirs avec sa femme Tania, décide de s’abstenir pendant au moins 2 semaines. Ainsi, chaque soir au coucher, il porte un pyjama inscrit TVA. Sa femme lui demande :

– C’est quoi TVA?

Il lui répond :

– Testicules Vides Aujourd’hui!

Quelques jours plus tard, elle aussi porte une robe marquée TVA. Il demande alors à sa femme ce que cela signifiait. Et elle répond :

– Tania Va Ailleurs!!!

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Une patiente, à son médecin :

– Docteur, cela fait cinq minutes que vous m’avez demandé de tirer la langue et vous ne la regardez même pas!

– C’était juste pour être tranquille pendant que je rédige votre ordonnance!

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Deux clochards sont assis sous un pont:

– Dis donc, quand tu parles, tu as la bouche qui pue des pieds!

– C’est normal, j’ai toutes mes dents qui se déchaussent!

Une intégration exemplaire

Photo: Journal de Montréal
Photo: Journal de Montréal

Quand on parle de l’intégration francophone des immigrants au Québec, l’exemple de Van Nha Tran, racontée par Dominique Scali, dans les pages du Journal de Montréal d’hier, est typique pour moi, de ce que cette immigration devrait être. Le Québec, une terre d’accueil, de paix sociale et de tolérance, a accueilli ces opprimés pour leur offrir cette belle vie tant espérée. Avez-vous pensé à notre richesse collective si tous les immigrants adoptaient cette culture québécoise? J’ai tellement été ému et impressionné par son histoire que je me permets ici de vous la reproduire:

Van Nha Tran peine à retenir ses larmes lorsqu’il parle de ses enfants, pour qui il a risqué sa vie. Après avoir fui le Vietnam, été attaqué par des pirates, fait prisonnier dans un camp de réfugiés et avoir passé cinq ans sans voir sa famille, il a commencé à travailler au salaire minimum dans un Dunkin Donuts.

«Mes enfants sont reconnaissants», dit Van Nha Tran en essuyant ses yeux. Derrière ses larmes se cache encore le sourire chaleureux avec lequel il accueille six jours sur sept les clients de la tabagie de Sherbrooke dont il est propriétaire avec sa femme.

Malgré ses succès, M. Tran, 61 ans, reste humble. «Non, je ne suis pas un bon entrepreneur», insiste-t-il dans un bon français en agitant le doigt. Car aujourd’hui, il n’est plus propriétaire des deux restaurants Dunkin Donuts qui avaient révélé son talent pour le commerce, la chaîne ayant pratiquement disparu au Québec. Mais si les affaires ne lui ont pas réussi aussi bien que prévu, une chose est sûre: Il a réussi sa vie.

VOLÉ PAR LES PIRATES
En 1988, Van Nha Tran est enseignant au secondaire sous le régime communiste. Il lui arrive parfois de critiquer le régime devant ses élèves, mais assez subtilement pour ne pas attires l’attention des autorités, soutient-il.

«Je ne voulais pas éduquer mes enfants dans un système où il y a de la tricherie. Si vous n’étiez pas membre du parti communiste ou si vous aviez des idées différentes, c’était facile de vous mettre en prison […]», se souvient-il.

Il a alors 33 ans. Il dit au revoir à sa femme et à ses trois enfants, dont la plus jeune n’a même pas un an. Sans passeport, il embarque avec 30 autres personnes dans une petite barque, quittant le Vietnam en direction de la Thaïlande.

ÉPOUVANTABLE
En chemin, des pirates lui prennent tout ce qu’il a, c’est-à-dire les quelques bijoux qu’il avait apportés comme monnaie d’échange. «Je n’avais plus rien. Juste une culotte. Ils ont même pris mon anneau de mariage. Il n’avait pas une grande valeur parce qu’à l’époque nous étions pauvres, mais ils l’ont ôté pareil», raconte-t-il.

Pendant deux ans et demi, il vit dans des camps de réfugiés en Thaïlande et près de la frontière du Cambodge, en attendant de pouvoir rencontrer une délégation étrangère qui accepterait de l’accueillir. La vie dabs ces camps où les toilettes étaient rares était «épouvantable», se souvient-t-il.

Il a droit à environ une tasse et demie de riz par jour, il doit traîner son eau sur des kilomètres et il dort dans un espace de deux mètres par un mètre, séparé des autres réfugiés par du fil de nylon et du papier journal pour avoir un semblant d’intimité.

«Dans le camp de Banthad, à 20h il fallait éteindre les lumières pour éviter de devenir les cibles des canons cambodgiens, dit-il. On entendait «Boum boum» au-dessus de nos têtes.»

SALAIRE MINIMUM
Parrainé par un cousin vivant au pays et l’organisme Caritas Estrie, il atterrit au Canada en 1990. Il étudie deux mois dans un centre de francisation avant de travailler dans une succursale Dunkin Donuts qui reçoit une subvention pour embaucher des immigrants.

C’est ainsi qu’il a son premier emploi, payé au salaire minimum. Il commence par s’occuper de la finition des beignes, puis devient boulanger.

Rapidement, il gagne la confiance de son patron. «Sur ma première paie, mon boss avait oublié d’enlever les 500$ qui venaient de Service Canada. J’ai été honnête et je lui ai dit.»

Pendant ce temps, il tente de faire venir sa famille, mais les démarches d’immigration sont longues. Ce n’est donc qu’en janvier 1993, par un froid glaciel qui contraste durement avec la chaleur du Vietnam, que sa femme et ses enfants débarquent à l’aéroport de Mirabel.

«Quand je l’ai vu, ce n’était pas un inconnu. J’ai foncé dans ses bras», explique sa fille Marie Tran, qui avait cinq ans et n’avait alors vu son père qu’en photos et en vidéo.

En plus de son travail, ce dernier prenait le temps de traduire tous les devoirs de ses enfants en attendant qu’ils puissent se débrouiller eux-mêmes en français, se souvient-elle.

Au restaurant, le père de famille continue de monter les échelons. Il devient gérant de la succursale, puis propriétaire de 10% de la franchise. L’ancienne administration avait de la difficulté à appréhender les différences d’achalandage et le nombre de beignes à préparer. Il a donc pris des notes, fait des statistiques et il a ainsi réussi à rééquilibrer le budget du restaurant.

En 2000, il a complètement racheté la succursale à celui qui était à l’origine son patron, avant d’ouvrir une deuxième succursale ailleurs à Sherbrooke. «Il était vraiment à l’écoute, autant des employés que des clients, souligne Marie Tran, qui a elle-même travaillé dans la succursale pendant son adolescence, tout comme ses deux frères. Toute opportunité était vue comme une chance à saisir. Être pâtissier chez Dunkin, c’était une opportunité pour lui, même si en réalité, il était surqualifié.»

DISPARITION
Le hic, c’est que la chaîne Dunkin Donuts, qui comptait 200 succursales au Québec dans les années 1990, était en train de perdre beaucoup de plumes, notamment en raison de l’arrivée de Tim Hortons. Il ne reste aujourd’hui que trois succursales au Québec, toutes situées à Montréal. Comme les autres, M. Tran a vu sa clientèle fondre et il a dû fermer ses deux restaurants en 2010 et 2012. Il estime avoir perdu 400 000$.

Aucun propriétaire, aussi talentueix soit-il, n’aurait pu sauver la franchise, estime sa fileMarie. «La réalité ce n’est pas toujours comme les calculs», soupire M. Tran. Il est tout de même fier de ce qu’il a accompli. «Même comme réfugié aux mains nues, j’ai toujours pu travailler. […] Des fois, le malheur, c’est une chance. On ose surmonter les difficultés», dit-il.

M. Tran et sa femme possèdent maintenant une petite tabagie, un commerce aux revenus modestes, mais suffisants.

IL ADOPTE SES NEVEUX
Même s’il ne peut donner des millions de dollars à des fondations comme le font les riches entrepreneurs, il a sa façon à lui de redonner. Dans les années 2010, il a adopté deux nièces et un neveu ui étaient orphelins au Vietnam. Ils poursuivent aujourd’hui leurs études au secondaire et au cégep.

Ses plus vieux enfants sont tous allés à l’université et sont dentiste, médecin et avocate. «Il ne faut pas gaspiller le talent. Ici, on peut développer et l’exploiter si on fait des efforts. Là-bas [au Vietnam], les efforts, ça ne marchait pas. J’ai fait le bon choix en venant ici», conclut-il rois décennies après avoir quitté son pays natal.

La confiance des beaucerons

humourEn Beauce, le journal local titre; «La Beauce déclare la guerre aux USA»

Le Président Obama, dans le bureau ovale de la maison blanche, réfléchissait et se demandait quel pays il allait envahir, quand le téléphone sonna.

– Hello, Président Obama, dit une voix avec un fort accent. Je suis Gédéon le jarret noir, dans la taverne Chez Willie de St-Georges de Beauce, au Canada. Je vous appelle pour vous dire qu’ici on vous déclare officiellement la guerre.

– Et bien Gédéon, répondit Obama, c’est toute une nouvelle que vous m’apportez là. Et vous avez une armée de combien de soldats?

– Présentement, dit Gédéon après une courte réflexion, Il y a moi, mon cousin Nestor, mon voisin Gustave et toute l’équipe de quilles de la paroisse, ce qui fait quatorze.

Obama après une courte pause répliqua :

– Je dois te dire Gédéon que j’ai UN MILLION de soldats dans mon armée qui n’attendent qu’un signe de ma part pour passer à l’attaque.

Baptinse, répondit Gédéon. Je vais devoir vous rappeler!

Exactement à la même heure le lendemain, Gédéon rappela :

– M. Obama, la déclaration de guerre tient toujours, on s’est consulté et on a commencé à s’équiper en matériel d’assaut.

– Et de quel équipement jouissez-vous, demanda Obama.

– Et bien Monsieur, on a deux Jeep tout-terrain, un bulldozer, 3 quatre-roues, 2 cross bikes et le tracteur de ferme de Gustave, sur lequel on a installé un GPS.

Le président Obama répondit :

– Je dois vous dire Gédéon que j’ai 6 000 tanks, 12 000 Hummer et 14 000 véhicules de transport de troupes. J’ai également accru mon armée à 1,5 million de soldats depuis notre dernière conversation.

Tabarslac, dit Gédéon, il va falloir que je vous rappelle.

Comme convenu, Gédéon rappela le jour suivant :

– Président Obama, nous sommes toujours en guerre, on a maintenant acquis une force aérienne. On a modifié un ultra léger et on y a ajouté deux fusils de calibre 12 en plus, quatre nouvelles recrues ont joint nos rangs.

Obama est demeuré silencieux pendant un moment, il a ensuite raclé sa gorge et a répondu :

– Je dois te dire Gédéon que j’ai pas moins de 10 000 bombardiers, 20 000 avions de chasse, mon territoire est totalement protégé par 60 000 missiles air-sol guidés par satellite et rayons laser et depuis notre dernière conversation, mon armée est maintenant de 2 millions de soldats.

Ciboire, répond Gédéon, je vais devoir encore vous rappeler.

Fidèle à son habitude, Gédéon rappela le lendemain :

– Président Obama! Je suis désolé de vous annoncer que nous avons pris la décision de mettre fin à cette guerre.

– Je suis vraiment désolé d’entendre cela, répondit Obama… Et qu’est-ce qui vous a fait changer si soudainement d’idée?

– Bien, Monsieur, répondit Gédéon. On s’est rassemblé et on en a discuté tous ensemble autour d’un baril de bière, et nous avons finalement dû admettre qu’on est absolument incapable de réussir à nourrir deux millions de prisonniers.

LA CONFIANCE DES BEAUCERONS EST ABSOLUMENT INÉBRANLABLE

C’est pourquoi ils ont tous (ou presque) votés pour Maxime Bernier.

Une sentence extrême

justice1Assez troublante et triste cette sentence de 90 jours de prison à purger les fins de semaine, prononcée au palais de justice de Thetford Mines et imposée à Michaël Baril-Desjean, qui vient à peine de célébrer ses dix-huit ans, dans une cause amoureuse où il entretenait une relation avec une jeune fille de 13 ans.

Paradoxalement, les parents de la jeune fille étaient consentants à cette relation. Pire encore; selon la version révélée dans le journal, l’accusé sera inscrit au registre des délinquants sexuels pour une période de dix ans. Parce que leur différence d’âge était supérieure à deux ans, la juge Lucie Rondeau n’aurait pas eu le choix, d’imposer pareille condition. J’en doute, surtout considérant que les parents étaient consentants et que les deux étaient mineurs au moment des événements, ça me semble archaïque.

Je veux bien croire que cette loi existe, mais cette inscription au registre est disproportionnée par rapport aux gestes reprochés. Qu’on amende vite cette loi obsolète, du moins dans le contexte qu’on connaît. Qu’est-ce qu’on fait du sentiment amoureux entre ces deux personnes? Ce n’est sûrement pas exceptionnel. Une année de plus et c’était légal.

Pendant ce temps, des criminels notoires, comme les Hells, bénéficient d’arrêt de procédures, de libération sur le champ et de récupération de leurs biens jadis confisqués. C’est pas beau ça? Non ! La justice a de ces aberrations…! On a voulu tuer une mouche avec une grosse masse de 50 kilos.

«Les délinquants sexuels graves sont sur le même registre que M. Baril-Desjean alors que, quand on connaît les faits, on se demande pourquoi.» Cette remarque vient du procureur de l’accusé et elle résume très bien, ce qui est à des années lumières de l’opinion publique québécoise.

On n’a qu’à souhaiter à ce jeune homme de se reprendre en main et d’espérer un futur meilleur. Le cœur a ses raisons que la raison ignore.

Trois gouttes de lumière…

Vieillir en beauté… et en sagesse

« Ce n’est pas parce que je suis un vieux pommier que je donne de vieilles pommes. »
– Félix Leclerc

vieillir-en-beauteVieillir en beauté, c’est vieillir avec son cœur,
Sans remords, sans regret, sans regarder l’heure.
Aller de l’avant, arrêter d’avoir peur,
Car à chaque âge se rattache un bonheur.

Vieillir en beauté, c’est vieillir avec son corps,
Le garder sain en dedans, beau en dehors.
Ne jamais abdiquer devant un effort.
L’âge n’a rien à voir avec la mort.

Vieillir en beauté, c’est donner un coup de pouce!
À ceux qui se sentent perdus dans la brousse,
Qui ne croient plus que la vie peut être douce
Et qu’il y a toujours quelqu’un à la rescousse.

Vieillir en beauté, c’est vieillir positivement.
Ne pas pleurer sur ses souvenirs d’antan.
Être fier d’avoir les cheveux blancs,
Car pour être heureux, on a encore le temps.

Vieillir en beauté, c’est vieillir avec amour,
Savoir donner sans rien attendre en retour,
Car où que l’on soit, à l’aube du jour,
Il y a quelqu’un à qui dire bonjour.

Vieillir en beauté, c’est vieillir avec espoir,
Être content de soi en se couchant le soir.
Et lorsque viendra le point de non-recevoir,
Se dire qu’au fond, ce n’est qu’un au revoir!

Ne regrette pas de vieillir.
C’est un privilège refusé à beaucoup!

– Félix Leclerc

Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer

À l’attention des proches et des malades atteint de cette irréversible maladie, ayons une réflexion toute spéciale en cette journée dédiée, à l’échelle de la planète.

On appelle ça, la mondialisation

mondialisationVoici une réelle petite histoire pas si étrange…

Mon voisin a commencé la journée tôt, ayant réglé son réveil matin (fabriqué au Japon) à 6 heures. Pendant que sa cafetière (fabriquée en Chine) filtrait le café, il s’est rasé avec son rasoir (fabriqué à Hong Kong). Puis il s’est habillé avec sa chemise (fabriquée en Turquie), ses jeans (fabriqués en Chine) et ses chaussures (fabriquées en Corée).

Après avoir cuit son petit déjeuner dans son nouveau poêlon (fabriqué en Inde) agrémenté de fraises (d’Espagne) et de bananes (du Costa Rica), il s’est assis, calculatrice en main (fabriquée au Mexique), pour calculer son budget de la journée.

En consultant sa montre (fabriquée à Taiwan), il a synchronisé sa radio (fabriqué en Chine), puis est monté dans sa voiture (fabriquée au Japon) pour continuer sa recherche d’emploi, entre deux fermetures d’usines.

À la fin d’une autre journée décourageante, il décide de se verser un verre de vin (fabriqué en Californie) pour accompagner ses légumes (produits en Espagne), met ses sandales (fabriqués au Brésil), allume sa télévision (fabriquée en Indonésie) et puis se demande pourquoi il n’arrive pas à trouver du boulot, ici chez nous.

Parce qu’acheter chez-nous, c’est économiquement rentable et profitable pour nous. Sans oublier que la qualité est au rendez-vous. Qu’on se le dise!

L’homme aux mille visages

Et oui! Selfie Trudeau a le don de se transformer au gré des endroits qu’il visite. En voilà une preuve hors de tout doute.

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Ah ce cher Justin… Il ne cessera jamais de nous surprendre, comme tout ado qui se respecte. Contrairement à la maxime, «L’habit fait le moine».