Un très joyeux Noël

joyeux-noelÀ vous tous, fidèles lecteurs et lectrices, je vous souhaite le plus beau des Noëls, rempli de joie, de bonheur, de paix, d’amour et de partage.

Au moment des réjouissances, ayez une pensée pour ceux et celles qui ne peuvent partager les mêmes instants parce qu’ils ont perdu un être cher, ont faim, sont abandonnés, violentés et abusés, ou qui ont perdu tout le sens profond de cette célébration.

Enfin, gardez candidement votre cœur d’enfant pour savourer pleinement ce qui compte vraiment : le moment présent !

Un dernier conte de Noël en boni, mais à la saveur québécoise

contes-de-noel2Je sais, hier devait être mon dernier conte de Noël de cette année. Mais c’était avant d’avoir découvert celui-ci, très d’actualité, et que vous allez adorer, d’autant plus qu’il est à saveur typiquement québécoise.

Par définition, un conte c’est un récit de faits, d’aventures imaginaires, destiné à distraire. C’est aussi une histoire fausse et invraisemblable. Dans cette optique, j’ai adoré le conte de Noël de Josée Legault, dans les pages d’actualités du Journal de Montréal d’hier. Une fiction de l’année 2024, qui répond parfaitement à la définition élaborée plus haut. Exceptionnellement, permettez-moi de vous offrir le petit bijou qui suit, avant de célébrer la belle fête de Noël. Est-ce possible que le rêve imaginaire devienne réalité? À vous d’en juger…

Un conte de Noël

Ma chère amie d’enfance si heureuse dans ta belle France d’adoption, en ce doux Noël de l’an 2024, je t’écris ces quelques nouvelles. Elles réchaufferont sûrement ton coeur. Pardonne-moi d’avoir trop tardé à le faire. La vie passe si vite.

Ma santé va bien, heureusement. C’est de la santé démocratique du Québec dont j’aimerais toutefois te parler. Tu ne le sais peut-être pas, mais notre mode de scrutin est enfin passé à la proportionnelle. À l’élection de 2022, comme nous avons plusieurs partis, il en est sorti un gouvernement de coalition.

Plus question de «gauche», de «droite» ou de «centre», le nouveau premier ministre préfère parler d’une coalition «humaniste». En deux ans seulement, les changements amorcés sont déjà majeurs.

Même la présidente des États-Unis, Michelle Obama, jure qu’elle veut s’en inspirer pour le deuxième mandat qu’elle vient tout juste de remporter contre Ivanka Trump. Ça bouge tellement dans la bonne direction que je n’ai même plus peur de vieillir au Québec. C’est pour dire!

VIVRE DANS LA DIGNITÉ

Chère amie, laisse-moi t’expliquer pourquoi.

Dès son élection, la coalition a décrété une nouvelle ligne directrice à laquelle toutes ses politiques seront soumises. Son nom: «Vivre dans la «dignité». Comme la liste des changements est longue, je t’en donne quelques exemples les plus parlants.

Un revenu minimum est maintenant garanti pour tous. Peu à peu, on remplace les CHSLD par des communautés résidentielles de vie où règne une mixité sociale et générationnelle. Ce qui, en plus du personnel qu’on forme et rémunère mieux, nourrit l’entraide et combat la solitude, Les besoins d’hygiène et les repas y sont offerts aux personnes moins autonomes selon leurs besoins et leurs goûts. Imagine ça!

Pour les personnes handicapées intellectuelles adultes, jeunes ou vieillissantes, des accompagnateurs à plein temps leur permettent de vivre seules, avec leur famille ou dans une communauté résidentielle mixte.

ESPOIR

Le tout est rendu possible par un système élargi de soins à domicile. Une nouvelle politique du logement social permet aussi d’améliorer la qualité de vie et la santé de nombreux Québécois plus fragiles. Résultat: les urgences se désengorgent d’elles-mêmes, les aidants naturels respirent enfin et le nombre de banques alimentaires diminue.

Pour investir dans les écoles publiques, on annule les subventions aux écoles privées. En santé, fini le gigantisme centralisateur des réformes Barrette. Une formation en «respect des citoyens» est obligatoire pour les bureaucrates et le personnel médical. Mais d’où vient l’argent, tu te demandes. Les paradis fiscaux sont interdits. Les médecins sont payés à salaire et les emplois dits «sociaux» poussent comme des champignons.

Une loi musclée protège même les sonneurs d’alerte. À terme, cela nous économisera des milliards de dollars autrefois détournés par la corruption. Bref, mon amie, si tu veux revenir vivre au Québec, c’est le temps ou jamais!

N’est-ce pas que c’est un joli conte? Merci Josée Legault.

Minuit est là

minuit-est-laLes cloches sonnent : minuit est là !

Les cloches résonnent dans le vent froid.

À la maison, Julia et son papa, maman et Nicolas ont préparé un dîner de roi.

Les cloches sonnent : minuit est là !

– Julia, dépêche-toi !

Dehors, le vent pique les yeux et rend joyeux.

Julia serre fort la main de son papa.

Sur tous les chemins, les familles accourent la main dans la main.

Les enfants ont envie de danser vers l’église illuminée…

Tout le monde est arrivé !

Quelle joie de se rassembler.

Julia et son frère Nicolas, tout contents, s’assoient au premier rang, avec tous les autres enfants.

Dans la crèche en bois, Marie serre Jésus dans ses bras.

Guidés par l’étoile qui scintille, arrivent les bergers qui s’inclinent !

On chante à pleine voix de beaux airs d’autrefois.

Tous ensemble dans le vent froid, on boit un bon chocolat.

Puis dans la nuit de Noël, chacun rentre chez soi le cœur plein de joie.

Les cloches sonnent : minuit est là !

Elles carillonnent : Noël est là !

Histoire d’Élisabeth Courtois
I
llustrations par Myriam Mollier
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2012

Ce conte était le dernier de la série pour cette année. Merci de vos commentaires et de votre assiduité. On se donne rendez-vous en décembre 2017, pour la suite des merveilleux contes de Noël. D’ici là, gardez votre coeur d’enfant.

Aimons-nous vraiment nos enfants?

pere-noel-et-petit-garconLundi dernier, dans les pages d’opinions du Journal de Montréal, Denise Bombardier signait un texte intéressant sur comment se vit ce temps des Fêtes et l’importance des enfants dans cette célébration. Peu importe qui nous sommes, cette période d’émotions et de réjouissances, voire de tristesse, n’a pas la même signification. J’ai adoré cet article qui nous porte à la réflexion sur cette grande Fête, et que je reproduis ici pour le partager avec vous.

Le temps des Fêtes

Il faut avoir conservé une part d’enfance pour se réjouir en cette période de l’année où la nostalgie prend le dessus. Chacun réagit selon sa mémoire, son expérience familiale, sa capacité de réinventer son enfance ou de la faire revivre, ou de la fuir et de l’effacer.

Personne ne peut se vanter de sortir indemne émotionnellement de cette fin d’année. C’est à la fois une fête pour les enfants et peut-être une épreuve pour ceux qui ont traversé leur vie d’enfant dans les tourments et les déceptions et qui ont été incapables de cicatriser leurs blessures. C’est la fête de la naissance d’un enfant et, en soi, cela devrait réjouir, puisque c’est la vie qui se perpétue. C’est un moment fort, qui oblige à sortir de soi-même pour donner aux autres. Or, cette capacité de s’oublier dans un élan de générosité, même suscité par la pression sociale, est plus compliquée qu’on ne le croit.

CROIRE AU PÈRE NOËL

Il y a des parents qui refusent de laisser leurs enfants croire au père Noël. «C’est moi qui achète les cadeaux, je ne vois pas pourquoi mon enfant ne le saurait pas», diront-ils. C’est une attitude qui en dit long sur leur lien à l’enfant. C’est à la fois une manière de refuser à l’enfant de rêver et de le confronter dès le plus jeune âge à la dure réalité du monde adulte.

L’espérance qu’un père Noël, qui traverse le ciel la nuit avec son traîneau magique tiré par ses rennes, descendra dans les cheminées ou sur les toits ou passera par les portes des maisons pour déposer des cadeaux, souvent plus petits que leur emballage attrayant, transfigure la vie à 2, 3 et parfois 4 ans. Ces émotions-là s’inscrivent dans la mémoire et servent de paratonnerre plus tard quand surviennent les malheurs, les tragédies ou les échecs.

Pourquoi trop d’adultes imposent-ils leur vision idéologique de Noël à leurs enfants? Noël incite à une commercialisation excessive. Mais chacun a son libre arbitre et peut se soustraire à ces orgies de cadeaux qu’on trouve dans nombre de foyers, et pas toujours ceux des plus riches. L’homme a besoin de se soustraire au réel et de magnifier ses gestes et ses actions. Ce n’est pas un lieu commun que d’affirmer que l’imagination et la capacité de rêver départagent les êtres humains.

L’INSTITUTION FAMILIALE

La période des Fêtes est un temps de recul, d’allègement des tâches routinières. Un temps de réjouissance pour ceux qui le souhaitent et un temps de tristesse pour ceux que dévastent leurs souvenirs. C’est une étrange période, à vrai dire. Car elle est aussi étroitement liée à l’institution familiale. Or, les familles sont irrémédiablement éclatées. Les fratries sont à l’image de la destruction de la cellule dont on affirmait dans un passé révolu qu’elle était la base de la société.

noel-enfantsNoël, fête de la naissance d’un enfant, n’est-il pas dans le calendrier liturgique qui est le nôtre une occasion de s’interroger sur la place des enfants dans notre société? Une société en voie de déshumanisation où l’on instrumentalise et, pire, où l’on robotise les êtres. Les petits enfants, par définition, sont dépendants des adultes. Ils nous obligent à nous oublier, à nous déconnecter au sens propre et figuré. Car Noël est l’occasion de nous poser une question troublante : aimons-nous vraiment nos enfants?

Le fabuleux Noël des Godasses

le-fabuleur-noel-des-godassesElles sont bien vieilles, un peu usées d’avoir été portées par tant de petits pieds. Dans la maison, on les surnomme les Godasses et maman les a rangées tout au fond d’un placard. Délaissées, derrière une paire de bottes, elles s’ennuient de plus en plus.

– Crois-tu que l’on servira encore un jour ? demande Droite à Gauche.

– Peut-être ! Arthur, le petit dernier de la maison, a juste l`âge de nous chausser.

Les jours défilent l’un après l’autre. Un matin, pourtant, une lueur éclaire le fond du placard. Une petite main attrape les chaussures, les soupèse, puis les pose sur le plancher.

– Maman, j’ai retrouvé les Godasses de Valentine et Antoine. Je peux les mettre ?

– Essaie toujours !

Arthur applaudit des deux mains et les enfile immédiatement. Ses orteils trouvent parfaitement leur place.

– Je les garde, crie Arthur à sa mère. Elles sont si belles, murmure-t-il en les caressant. Avec elles, je peux sortir dans la neige, je ne serai pas mouillé.

Droite et Gauche, depuis longtemps, n’avaient pas goûté aux flocons de l’hiver. Leurs semelles crissent sur la pellicule givrée, puis s’enfoncent avec plaisir dans la neige. Arthur pousse une grosse boule devant lui pour en faire un bonhomme de neige. Valentine et Antoine le rejoignent.

– Tiens, tu as mis mes Godasses, remarque la petite fille.

– Mais non, c’étaient les miennes, constate l’aîné.

– Eh bien, elles sont à moi ! réplique Arthur.

Les trois enfants, à la nuit tombée, rentrent chez eux. Ils sont complètement trempés, de la tête aux pieds.

– Toilette pour tout le monde, dit Maman. On commence par les souliers.

Droite et Gauche n’en reviennent pas. Elles avaient oublié ! Arthur prend le cirage, la brosse, et les nettoie énergiquement.

– Hmmm ! c’est délicieux ! ronronne Droite en se laissant passer du cirage.

– Et cela sent si bon, soupire Gauche.

Puis elles se laissent frotter avec un chiffon doux. Elles retrouvent tout leur éclat. Ça brille !

Le soir de Noël arrive et la maisonnée s’agite dans tous les sens. Dans quelques heures, le Père Noël passera et les chaussures doivent être installées devant la cheminée pour recevoir les cadeaux.

– Mets tes chaussons rouge et vert, suggère Maman, à Arthur.

Mais le petit garçon n’a qu’une idée en tête. Il veut que les Godasses trônent en bonne place devant la cheminée.

Droite et Gauche n’en croient pas leurs semelles. Elles vont voir le Père Noël !

Dans la maison silencieuse, les paires de chaussures somnolent. Un bruit dans la cheminée fait sursauter Gauche.

– Eh, Droite, réveille-toi, c’est sûrement lui !

La semelle trépidante et les lacets frétillants, Droite et Gauche se tordent le cou pour apercevoir le Père Noël. Une paire de bottes rouges s’avance dans la pénombre du salon… Bientôt, Droite sent la douceur d’un ours en peluche et Gauche la fraîcheur d’un livre d’images. Et pour elles, une paire de lacets tout neufs ! Le Père Noël est déjà reparti, laissant les Godasses toutes joyeuses !

Histoire de Florence Cadier
I
llustrations par Madeleine Brunelet
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2012

Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil

C’est un peu ce qui résume ce temps de l’Avent. Quand on regarde autour de nous, la période est propice aux rassemblements, aux instants de bonheur, aux sourires faciles, aux gestes de générosité et les gens sont, en général, de très bonne humeur.

2016-12-18-027Prenez dimanche dernier, ici à Pioneer Village et sous un chaud 30°C, l’après-midi était réservée pour la traditionnelle parade du Père Noël, composée en majeure partie des voiturettes de golf, patiemment et joliment décorées pour l’occasion. Les badauds, installés le long du parcours, attendaient curieusement de voir l’originalité des petites bagnoles. S’ajoutent au cortège quelques motos, bicyclettes et trois roues du genre «slingshot» puis, en fin de défilé, le Père Noël et sa tendre conjointe, distribuent bonbons et salutations sous les nombreuses exclamations énergiques du Merry Christmas. Les photos de la parade sont disponibles en marge droite de la page principale du blogue dans la section Albums Photos, sous Floride – Hiver 2016-2017.

Il faut dire qu’ici, nous sommes très gâtés d’avoir un bonhomme sympathique qui personnifie le Père Noël. Avec sa vraie barbe blanche et ses rondeurs, on pourrait facilement croire que c’est l’authentique. En tout cas, il en a l’air. Il se promène partout sur le complexe et n’est pas avare de sourires. Il se garde aussi des réserves de friandises pour les adeptes du bingo, qui attendent ce moment avec impatience, demain soir.

C’est aussi comme ça à la télévision également. De beaux films de Noël, à l’eau de rose, qui se terminent toujours bien. On fait durer le plaisir avec ce fond de mystère sur l’existence du Père Noël. Chaque soir, les diffuseurs mettent à l’affiche ce qu’ils ont de meilleur et souvent en continu. Louise et moi, on les regarde avec un œil critique et amusé pour découvrir quelques invraisemblances sur les images. C’est justement un de ces films qui m’a incité à rédiger cet article.

D’abord, il y a de la neige dans presque tous les films de Noël et pourtant, personne n’enlève ses bottes lorsqu’ils pénètrent dans la maison… Bizarre! Ensuite, aucune voiture, sauf celle du Père Noël, n’a de trace de neige sur sa carrosserie. Puis, jamais de givre ou de verglas bref, ça manque un peu beaucoup de réalisme. Mais bon, c’est comme les romans Harlequin, c’est beau et ça finit toujours bien. L’amour triomphe.

Le dernier film de Noël qu’on a regardé se déroulait en Alaska. Je n’ai jamais mis les pieds en Alaska, mais je présume que la neige s’y trouve en abondance en décembre. Dans le film, à peine un petit centimètre éparpillé et les rues mouillées. Lorsqu’ils sortent de leurs maisons, on entend le vent fort souffler, mais aucun arbre ne bouge. Les acteurs frissonnent alors qu’ils sont légèrement vêtus et qu’aucune buée ou vapeur ne sort de leur bouche quand ils parlent ou respirent. C’est assez amusant d’observer ces drôleries. Ça manque de réalisme, mais ce n’est pas le but de ces films. Observez, et vous verrez…!

Immédiatement après, j’écoutais l’annonceur des nouvelles de Montréal, décrire la journée bordélique que le Québec connaissait avec sa pluie verglaçante, ses nombreuses sorties de route et les promeneurs fortement cagoulés. Très différent de l’Alaska. Quoi qu’il en soit, dans cette frénésie du temps des Fêtes et ces courses folles pour y arriver à temps, il faut profiter de ces moments de détente qui, tout de même, sont porteurs de messages pour cette période de réjouissance. C’est LA période! C’est pour cela que tout le monde il est beau et que tout le monde il est gentil.

Le festin de Madame Mésange

le-festin-de-madame-mesangeCette année, Madame Mésange a décidé d’inviter tous ses amis pour fêter Noël. Depuis longtemps elle réfléchit à tous les cadeaux qu’elle va leur fabriquer… Mais «atchoum» ! Elle tombe si malade qu’elle doit se mettre au lit.

Quand elle peut enfin se relever, c’est déjà la veille de Noël ! Madame Mésange est catastrophée : elle n’a plus assez de temps pour faire ses cadeaux !

– Finalement, se dit-elle, je vais préparer un festin, et ce sera mon cadeau !

Toute la journée, elle cuisine de bons petits plats : une oie rôtie pour Sapristi la Souris, des marrons pour Nico l’Écureuil et une belle bûche au chocolat pour Belette la gourmande. Sur la table, elle étale sa plus belle nappe. Elle la décore avec du houx et installe les jolis chandeliers que sa grand-mère lui a donnés. Pour chacun, elle écrit un menu décoré de plumes et d’aiguilles de sapin.

Quand le soir tombe, sa petite maison sent bon. Soudain, on frappe à la porte. Madame Mésange jette un dernier coup d’œil à son couvert : tout est parfait ! Nico l’Écureuil entre le premier :

– Bonjour Mésange ! Joyeux Noël ! Dis-moi, j’ai rencontré Oscar le Hérisson, il est tout seul ce soir… Peut-il venir passer Noël avec nous ?

– Bien sûr ! répond Mésange. Va le chercher !

Pendant que Nico va chercher Oscar, Mésange prépare rapidement des noix et des dattes fourrés à la pâte d’amande. Elle sait qu’Oscar le Hérisson en est friand !

On frappe à nouveau : c’est Sapristi la Souris !

– Joyeux Noël Mésange ! Tu sais, des chasseurs ont détruit le terrier d’Ursule la Fouine… Pourrions-nous l’inviter ?

– Bien sûr ! répond Mésange.

Et pendant que Sapristi repart, Mésange sort des fruits confits de son garde-manger. Elle sait qu’Ursule en raffole ! À peine a-t-elle terminé que voilà Belette :

– Joyeux Noël Mésange ! Regarde, j’ai trouvé ce petit moineau perdu dans la forêt…

– Entre, petit moineau, viens te réchauffer près du feu ! dit tout de suite Mésange.

Et elle retourne dans sa cuisine chercher pour le petit moineau les truffes en chocolat qu’elle a préparées cet après-midi.

Tout est prêt sur la table quand Nico l’Écureuil et Sapristi la Souris reviennent, suivis d’Oscar le Hérisson et d’Ursule la Fouine.

– Quelle table de roi ! Et comme tout cela a l’air bon… Vraiment, Mésange, tu nous gâtes ! Merci de nous avoir tous réunis ! s’écrient les invités ravis.

Histoire d’Élisabeth Courtois
I
llustrations par Madeleine Brunelet
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2012

Vous passez trop de temps assis ?

Faites les premiers pas vers un vieillissement en santé.

patates-de-sofaSaviez-vous que la plupart des Canadiennes et Canadiens passent au moins la moitié de leur temps d’éveil en position assise? Des études ont démontré que nous passons trop de temps à être sédentaires. Cela comprend les heures passées dans les transports, au travail et durant les loisirs (c’est-à-dire, regarder la télévision, consulter l’ordinateur, lire ou manger).

Passer trop de temps en position assise augmente le risque de crise cardiaque, d’accidents vasculaires cérébraux, de diabète de type 2, de dépression et d’autres problèmes de santé mentale et de cancer. Qui plus est, même les adultes qui font de l’exercice pendant au moins les 150 minutes hebdomadaires recommandées s’exposent à des problèmes de santé s’ils restent fréquemment assis pendant de longues périodes. Cela peut surprendre ceux et celles qui pensent qu’aussi longtemps qu’ils font de l’exercice régulièrement, ils peuvent faire – ou ne pas faire – ce qu’ils veulent le reste du temps.

Que pouvons-nous faire pour améliorer nos tendances sédentaires?

Une revue systématique récente accessible via le Portail sur le vieillissement optimal de McMaster a résumé les résultats de plusieurs études scientifiques qui ont mesuré l’efficacité de divers programmes visant à promouvoir l’activité physique, à réduire le temps sédentaire et à modifier les habitudes de vie.

Ce que la recherche nous apprend :

Les programmes et les outils destinés à diminuer le temps de sédentarité fonctionnent – du moins à court terme. Cela dit, les programmes axés seulement sur la promotion de l’exercice entraînent peu ou pas du tout de changements. En d’autres termes, il faut penser à rester assis moins longtemps – pas seulement à faire de l’exercice – pour changer les comportements liés à la sédentarité.

Les dispositifs qui mesurent les pas et l’activité physique aident à entreprendre ces changements. Les recherches ont démontré que les compteurs de pas comme les podomètres et les accéléromètres réduisent le temps de sédentarité, mais aussi que de se fixer un objectif (par exemple 10 000 pas par jour) peut aider.

Quelques trucs pour passer moins de temps en position assise comprennent des pauses fréquentes du bureau ou du divan pour bouger, marcher tout en parlant au téléphone; ou encore, faire du ménage, de l’exercice ou d’autres activités tout en regardant la télévision. Surveillez vos habitudes quotidiennes et si vous trouvez que vous êtes assis trop longtemps ou trop souvent, pour votre propre bien – levez-vous et bougez !

Est-ce que c’est important pour vous d’avoir accès à de l’information de santé crédible? L’Université McMaster a développé le Portail sur le vieillissement optimal de McMaster pour vous donner accès à de l’information fondée sur les recherches scientifiques afin de vous aider à bien vieillir et à gérer votre état de santé. Visitez le Portail sur le vieillissement optimal de McMaster pour obtenir plus d’information fondée sur des données probantes afin de favoriser un vieillissement en santé.

Source : Bulletin électronique de décembre 2016 – Medic Alert

L’étoile et le petit berger

letoile-et-le-petit-bergerCe soir-là, toutes les étoiles du ciel se sont donné rendez-vous. C’est à qui se montrera la plus lumineuse, la plus flamboyante. Les plus gros astres se gonflent d’importance et lissent leurs rayons.

– Moi, clame une étoile, je suis la plus célèbre de l’univers ! J’ai guidé les plus grands voyageurs dans le désert ! Vous oubliez, chère amie, que j’ai accompagné des navigateurs à l’autre bout du monde. Sans moi, ils se seraient perdus !

– Moi, je connais le ciel et la terre comme ma poche, renchérit avec fierté sa voisine.

Un peu plus bas dans le ciel, une toute petite étoile murmure :

– Moi, je ne suis ni très grande ni très brillante, mais je suis courageuse, je me lève toujours la première. Moi aussi, je pourrais rendre service !

À ce moment-là, la lune apparaît, drapée de sa lumière pâle. Toutes les étoiles se taisent quand, de sa voix éraillée, elle annonce :

– Le firmament m’a demandé de désigner l’une d’entre vous pour une importante mission.

Aussitôt, toutes les étoiles se rapprochent et se mettent à briller aussi fort qu’elles peuvent.

– Il s’agit de conduire un petit berger vers une étable de Bethléem.

En entendant ces mots, les étoiles sont scandalisées. Pour qui les prend-on, cette mission n’est pas digne d’elles. Et elles disparaissent toutes dans un éclat de rire. Toutes, non, la petite étoile est restée. Elle est toute rose de timidité.

– J’aimerais faire ce travail.

La lune la regarde un peu attendrie :

– Tu es bien petite, mais tu es courageuse. Allez, va !

La petite étoile ébouriffe ses rayons et descend vers le petit berger. Elle gigote dans tous les sens et danse une ronde effrénée autour de la tête du jeune garçon. Rien à faire, il ne la voit pas, il dort profondément, il rêve qu’il est le chef des bergers et qu’il les conduit à travers la campagne.

Quand il se réveille, il est très étonné, quel drôle de rêve ! Tout à coup, il plisse les yeux. Là, dans le coin du ciel au-dessus de sa tête, on dirait qu’une étoile lui fait un clin d’œil. Aussitôt, la petite étoile tourne, virevolte, fait de folles arabesques.

Le petit berger est très intrigué. Il se lève, rassemble son troupeau et se met à suivre la drôle de petite étoile. Dans le ciel, la petite étoile envoie ses plus beaux rayons vers la tête du petit garçon, et ses cheveux se mettent à briller comme le soleil.

Quand les bergers des environs voient passer l’enfant qui marche dans la lumière, ils veulent comprendre cette chose extraordinaire, et eux aussi se mettent à le suivre.

Enfin, la petite étoile arrive au village. Elle s’arrête juste au-dessus d’une étable. Le petit berger passe timidement la tête par la porte. Il y a là un homme et une femme avec un nouveau-né qui dort paisiblement.

– Qui est-ce ? demandent les autres bergers.

– Je ne sais pas, mais c’est sûrement quelqu’un de très important, répond le petit berger.

Dans le ciel, l’étoile a rejoint ses sœurs. Pas pour longtemps, car déjà, une nouvelle mission l’attend : des savants étrangers à guider dans le désert.

Histoire de Florence Cadier
I
llustrations par Myriam Mollier
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2012

Décorations de Noël

2016-12-13-001Même ici, au pays des gougounes, l’esprit des Fêtes est présent. Les résidents cuisinent en prévision des célébrations et, pour mettre de l’ambiance, y vont de leurs plus belles décorations lumineuses. Certains y mettent le paquet alors que d’autres se contentent de quelques séries de lumières. L’important c’est de participer et de créer la féérie. Sans aucune prétention, je crois que notre rue est la plus belle et la plus scintillante.

Mais dans l’obscurité de la nuit et sur le gazon, ça manque d’éclat. Sans une bonne bordée de neige, les décorations et ornements perdent toute leur magie. Pour illustrer ce que je vous écris, on s’est promené, Louise et moi, à travers les rues du complexe, pour immortaliser quelques chefs d’œuvres que vous trouverez dans cet article. Imaginez-les sur la neige… Ce n’est définitivement pas pareil. Mais bon! L’intention est là.

Contrairement à ce qui se fait au Québec, chez les Américains, les décorations disparaissent très tôt après Noël et il n’en reste plus pour le nouvel An. Les Québécois qui séjournent ici, perpétuent notre tradition, certains jusqu’aux Rois. Pour Denis Boivin, la nostalgie de la poudre blanche (ne pas confondre avec une autre sorte de poudre) a provoqué chez lui, l’idée de créer sa propre neige qui résiste à des chaleurs extrêmes. Elle ne fond pas! Je ne sais pas s’il a songé à breveter son invention, mais disons qu’il a eu une idée de génie avec son petit train. Je vous laisse le découvrir… Bon visionnement!

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2016-12-13-0102016-12-13-0112016-12-13-0052016-12-13-015C’est comme le défilé… Ça finit toujours avec le Père Noël.

Les trois elfes gourmands

les-trois-elfes-gourmandsIl était une fois trois petits elfes qui, la veille de Noël, voulaient décorer leur maison avec un sapin. Ils en trouvèrent un juste à leur taille. Et « ho hisse ! » ils le tirèrent jusqu’à chez eux, tout heureux.

Décoré de pommes rouges, de nèfles, des raisins secs et des prunes sauvages, il était le plus beau des arbres de Noël !

À la veillée, chacun à son tour raconta une histoire. Le premier elfe commença celle de l’ogre qui mangeait tout sur son passage, et qui aimait par-dessus tout les nèfles. Et pour bien montrer comment faisait l’ogre, le premier elfe mangea toutes les nèfles du sapin !

Le deuxième elfe raconta l’histoire du pauvre petit singe perdu, affamé, qui découvrit une mine de raisins secs. Et pour expliquer son histoire, il se mit à dévorer tous les raisins secs de l’arbre de Noël.

Le troisième elfe prit la parole à son tour et raconta l’histoire du lapin magique qui prenait des forces en mangeant des petites prunes sauvages. Et à son tour, il grignota toutes les prunes…

À la fin de la veillée, le pauvre sapin était tout déshabillé. Les trois elfes avaient croqué toutes ses décorations, même les belles pommes rouges ! Les trois gourmands se regardèrent, penauds :

– Heureusement, nous avons encore une petite réserve de noisettes.

– Mais, gourmands comme nous sommes, nous allons encore trouver le moyen de les manger ! remarqua le deuxième.

– Et si nous les cassions, nous pourrions nous servir de la coquille pour y faire fondre une bougie et illuminer ainsi notre sapin ! proposa le troisième.

À trois, les elfes eurent vite fait de casser les noisettes, de couler de la cire dans les coquilles et d’accrocher leurs nouvelles bougies dans l’arbre. Les douze coups de minuit sonnèrent juste quand tout fut fini !

Alors, les trois amis allumèrent une à une les douze bougies de leur sapin, en récitant ensemble, suivant la coutume, la jolie poésie du Petit Peuple de la Forêt :

« Que chaque mois de cette année qui vient soit dans vos cœurs, et le tien et le mien, d’amitié et de bonheur plein ! »

– Et maintenant, dirent les trois elfes gourmands, il ne nous reste plus qu’à croquer nos noisettes !

Histoire d’Élisabeth Courtois
I
llustrations par Chantal Cazin
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2012

Salmigondis

La misère des riches

salmigondis2Chantal Condoroussis, une compositrice de chansons, a donné en novembre à son mari, le multimillionnaire  Gregory Chamandy, deux résidences à Westmount et Mont-Tremblant d’une valeur totale de 20 millions $. Les deux maisons sont actuellement en vente. La maison de Westmount est décrite comme «la quintessence de l’ultra-haut de gamme». Elle offre 11 places de stationnement et un parc privé. Elle a huit salles de bains et sept chambres à coucher.

Celle de Mont-Tremblant est qualifiée d’«ode au luxe et au raffinement», avec des poutres en bois récupéré de la Nouvelle-Angleterre et des pierres de France pour la cave à vin. Grégory Chamandy est le frère de Glenn Chamandy, patron de la firme de Vêtements de sports Gildan. En 2003, Greg Chamandy a fondé la banque privée Oxbridge, située à la Barbade, un paradis fiscal. Marie-Yvonne Paint, la courtière responsable des deux maisons ne nous a pas rappelés pour expliquer les raisons du «don».

Source: Journal de Montréal du 3 décembre 2016, page 52

Pourboires aux cuisiniers

C’est maintenant à leur tour de réclamer un pourboire aux clients de restaurants, pour leur cuisine. Pourquoi pas en donner aussi au balayeur qui s’occupe de nettoyer la place tant qu’à y être. Seulement au Québec avec la taxe de vente de 15% et le pourboire qui se situe entre 15 et 20%, ça représente une jolie facture. On nous dit que la restauration c’est loin d’être rentable de nos jours tout en étant exigeant.

Seulement au McDonald, où les pourboires n’existent pas, il faut débourser 20$ pour deux personnes. Imaginez dans un grand restaurant. Avec une telle demande, des restaurateurs devront se recycler dans d’autres secteurs. Au minimum, tous les employés d’un restaurant devraient se partager la totalité des pourboires de la journée… Encore là, ça ne fera pas l’unanimité. Au bout du compte, c’est toujours le même qui paie.

Étendre la période pour rouler avec des pneus d’hiver au Québec.

Le législateur fait fausse route dans sa loi sur l’obligation d’équiper son véhicule de pneus d’hiver au Québec, entre le 15 décembre et le 15 mars. Il n’est pas rare de subir des chutes de neige abondantes dès la mi-octobre et jusqu’à la mi-avril, selon les régions.

Certains prétendent qu’il n’est pas indiqué de rouler avec ce type de pneu sur chaussée sèche; c’est complètement faux avec la technologie d’aujourd’hui et la qualité du produit. Il serait réaliste d’étendre cette plage du 15 octobre au 1er avril, sur tout le territoire. Ça éviterait des collisions en série, comme on en voit à chaque année, et toujours avant le 15 décembre, dans certaines artères avec un dénivelé important.

Les Montréalais, trop idiots pour le virage à droite

Certains maires d’arrondissements veulent que le virage à droite aux feux rouges soit autorisé sur le territoire de la Ville de Montréal, comme il se fait partout au Québec depuis 2003. Mais Monsieur le Maire ne veut rien savoir. Dans son égocentrisme, l’idée n’est pas sienne. Pourtant, l’expérience prouve que cette pratique est viable et ne cause pas plus d’accidents.

Bien au contraire, elle assure une appréciable fluidité aux intersections. Avec les milliers de cônes orange qui ornent le réseau routier montréalais, Montréal en aurait un urgent besoin. Avec le 375e anniversaire qui prendra son envol le 1er janvier, il serait temps que la métropole se mette au diapason du reste de la province. Allons Monsieur Coderre… un peu d’altruisme s’il vous plaît, vos citoyens ne sont pas des idiots.