La Société de l’Assurance Automobile du Québec fait partie des pernicieux, comme le gouvernement du Québec. Chaque année, à petites doses, lentement comme pour nous endormir, elle ne se gêne pas pour augmenter les coûts de ses services facturés à ses clients, qui n’ont d’autre option que payer. Un monopole qui a beau jeu et qui en profite à outrance. Bof! Un petit dollar par-ci, quelques sous par-là, le CONtribuable n’y voit que du feu, sans rouspéter, il paie.
Je veux parler principalement des permis de conduire. Ma conjointe et moi devons renouveler nos droits annuels ce mois-ci et le montant demandé a piqué ma curiosité; 91,46$. J’ai fait un retour en arrière pour voir la progression, disons depuis 2010. On se rappellera qu’en 2008 la SAAQ imposait le renouvellement annuel qui était auparavant aux deux ans. Évidemment, le montant dans la petite case restait le même mais payable sur une base annuelle. Vlan! Dans les dents, une substantielle augmentation de 100%.
Mais l’avidité et la gourmandise de cette chère SAAQ ne devaient pas s’arrêter là. Chaque année depuis ce changement drastique, cette boulimique société continue son ascension vers les cent dollars qu’elle devrait atteindre d’ici 8 ans, si elle suit la même tendance. Mon petit doigt me dit qu’on l’aura atteint en 5 ans. Toujours est-il que pour illustrer mon propos, le court tableau qui suit vous montre la progression des coûts de mon permis de conduire durant les 6 dernières années;
2010 = 86,00$ (+14%)
2011 = 87,25$ (+1,25%)
2012 = 88,75$ (+1,5%)
2013 = 89.25$ (+0.5%)
2014 = 90,11$ (+0,86%)
2015 = 91,46$ (+1,35%)
On pourrait continuer et extrapoler. Si vous multipliez ce pourcentage par le nombre de détenteur de permis, vous arriver à une somme assez mirobolante puisée à même nos poches et uniquement pour le permis de conduire. Ajoutez à cela tout ce qu’on paie en taxes de toutes sortes et on comprend facilement que plusieurs ont de la difficulté à joindre les deux bouts. Une belle preuve de l’insatiabilité des ouernements qui ont tous le même point en commun; collecter sans discernement et dépenser aveuglément!
Utilisez-vous encore des chèques ? Moi non, et depuis belle lurette. Je préfère payer par Internet ou par virement Interac. Bref, les nouvelles formes de paiements à la mode des années 2000. Technologies obligent ! Mais, comme c’est toujours pratique d’avoir quelques chèques en réserve, je vérifie mon chéquier pour vérifier ma provision au cas où. Il ne m’en restait plus!
Alors j’en prends note, et quelques jours plus tard, je me présente à ma banque :
– J’aimerais commander quelques chèques, dis-je au caissier. C’est combien, disons pour un seul livret ?
– 52$ pour 50 chèques minimum, taxes en sus !
– 60$!!! Ça va me durer 30 ans, 50 chèques. Vous ne pourriez pas me donner un chèque en blanc pour me dépanner ?
– Monsieur, ça fait des années que nous n’en tenons plus.
– Oubliez ça ! Je vais payer comptant et le déplacement ne me coûtera pas beaucoup d’essence (J’ai une voiture électrique).
Imaginez, ça fait 1,20$ par chèque. Une autre arnaque de voleurs sans scrupules. Avec les profits faramineux des banques, ils ne sont même pas foutus de nous donner des chèques à des prix raisonnables et abordables. Fini les chèques qu’ils nous donnaient jadis. Après tout, on leur donne nos économies et tout est prétexte à nous faire payer le moindre petit service.
En bout de ligne, le caissier m’a proposé une traite bancaire. C’est comme un chèque sans en être un, mais à 7,50$ pièce. J’ai refusé et quitté les lieux, très déçu. Alors fini les chèques pour moi. Dorénavant, je paierai par virement Interac. Une vraie petite merveille efficace et sécuritaire. L’avez-vous déjà essayé ? Une merveille de simplicité, d’efficacité et de rapidité, accessible à toute personne possédant une simple adresse courriel. Renseignez-vous parce que l’essayer c’est l’adopter.
Je joue au golf depuis l’adolescence, c’est pas mal plus loin qu’hier. L’étiquette de cette activité est une chose que j’ai toujours pris grand soin d’appliquer, histoire de laisser aux joueurs suivants, une surface de jeu optimale. Ça veut dire; replacer les éclats ou galettes de gazon après un coup de fer, passer le râteau dans les fosses de sable et réparer les marques de balles sur les verts. Ça demande un minimum de temps, à peine quelques secondes, tout en conservant le terrain en excellent état.
Près de chez-moi, se trouve un centre d’entraînement et de pratique du golf, L’Express de La Prairie pour mieux vous situer. Le complexe est aussi doté d’un parcours de 11 trous, dont les neuf premiers à normale 3 et les deux derniers à normale 4. Le terrain est en excellent état et avec ses allées bien dessinées, ponctuées de quelques difficultés, mais qui permettent d’exercer ses coups d’approches et de roulés.
Ce dernier vendredi, j’y suis allé disputer une ronde à mon frère. Dès le premier trou, le vert laissait apparaître des marques de balles profondes à plusieurs endroits. Comme on se sert de fers courts qui obligent des coups en hauteur, c’est compréhensible que la balle laisse un tel trou au moment de toucher le vert (photo). Qu’a fait le golfeur qui a joué cette balle? De toute évidence, il ne s’en est nullement occupé. Probablement un primate! Sorte de bipède qui se croit seul au monde. Le fait que ce soit un centre de pratique n’autorise pas un golfeur à ne pas réparer les marques que sa balle provoque. Il faut réparer immédiatement la crevasse pour que rapidement le vert reprenne son aspect de tapis tout neuf. Le même scénario s’est produit sur tous les autres verts. J’ai joué du tee abondamment pour réparer les marques qui étaient encore toutes fraîches.
Cependant, mon étonnement ne s’est pas arrêté là. Plusieurs tertres de départ affichaient de gros éclats de gazon, des pièces de la grosseur d’une carte à jouer parties, projetées plus loin et déjà jaunies. Si on prend la galette immédiatement et qu’on la replace dans l’éclat, le gazon repousse très rapidement. Encore là, l’opération ne prend que quelques secondes. Encore moins que de laisser la nature faire repousser la surface. Finalement, les fosses de sable que les golfeurs ne nivellent pas après avoir joué leur coup. Un obstacle de plus et très désagréable pour les golfeurs suivants.
Et après tout ça, on se demande pourquoi les droits de jouer sont si onéreux au Québec. Si chacun respectait l’étiquette du golf, qui n’a pas été inventé la semaine dernière, tout le monde y gagnerait au change. Les terrains solliciteraient moins d’entretien, donc des dépenses plus importantes. Avec un peu de bonne volonté et de reconnaissance envers un sport de détente, le respect de l’étiquette rendrait la pratique de cette activité encore plus agréable, d’autant plus qu’il se pratique en pleine nature et dans un environnement enchanteur. Pensez-y lors de votre prochaine ronde… Réparez!
Les Nordiques et Bettman
À lire aujourd’hui en page 6 du Journal de Montréal, l’article de Richard Martineau sur le casseux de party de la LNH Gary Bettman. Du bonbon! Un avis que je partage pleinement. Voyons donc; Les futurs Nordiques dans l’Association de l’Ouest. Il veut vraiment rire de nous. Il était où cet énergumène dans les années 80 au plus fort de la rivalité Montréal-Québec? Il se sert de son pouvoir pour écœurer tout ce qui est canadien encore plus québécois. Pourtant ce devrait être le contraire puisque ce sont justement les équipes canadiennes qui assurent la survie de cette ligue menée par cet égocentrique. On ne pleurera pas son départ.
Seins nus à vélo
Les trois jolies sœurs ontariennes Mohamed ont osé se promener les seins nus, à vélo, par une belle journée ensoleillée dans la région de Waterloo en Ontario vendredi dernier. Malheureusement, un policier, un autre casseux de party, les a interpelés, affirmant avoir eu des plaintes. Monsieur l’agent n’était pas au courant qu’il était permis de se promener seins nus en Ontario depuis le milieu des années 90… À moins que le flic ait voulu se rincer les yeux un bon moment en admirant 6 fermes et formidables lolos bien en chair. Moi je n’aurais jamais fait de plainte et j’aurais vite porté mes verres fumés. On n’a pas encore cette chance au Québec. Lorsque ce sera le cas, je me remets au vélo.
Scoop à la SQ
Vous devriez faire du radar à l’échangeur des routes 20 et 30 spécifiquement dans la zone des travaux où la vitesse est limitée à 70 km/h en direction ouest et 90 km/h en direction est. J’y passe régulièrement et, ma foi, je suis le seul à observer la limite de vitesse. Même si des panneaux annoncent des amendes doublées pour les délinquants, ça ne fait peur à personne parce que les gyrophares sont invisibles. Avec le flot de véhicules qui empruntent ce tronçon, vous pourriez presque effacer le déficit du Québec d’ici les deux années qui restent au chantier. Et pourquoi pas un véhicule monochrome… Avant qu’ils soient tous rendus à la casse.
Drogba à Montréal
Non, je ne suis pas un amateur de soccer mais je suis un curieux de nature. Avec toute la publicité qui entoure la venue de ce super joueur de soccer de réputation internationale, je vais regarder le prochain match de l’Impact à la télévision. Suite à l’accueil qu’il a reçu en descendant de l’avion qui l’amenait ici, il doit être vraiment exceptionnel. En tout cas, notre équipe de soccer vient de prendre une surdose de popularité et Saputo pourra espérer faire salle comble plus souvent durant la présente saison. Une excellente nouvelle pour la poursuite et la survie du soccer professionnel à Montréal.
C’est toujours plus facile d’analyser une situation de long en large en prenant tout le temps et toutes les ressources nécessaires et de trouver quelqu’un à blâmer, qui n’a eu que quelques petites minutes pour régler une situation anormale, avec un individu qui n’avait pas toute sa tête. Un itinérant présentant vraisemblablement des problèmes de santé mentale et qui menaçait tout le monde. Le genre de type malade que notre société a remis à la rue les laissant à eux-mêmes tout en refusant de régler le problème.
Je veux parler de ces policiers Gauthier et Marcotte, à qui on vient de jeter un blâme sur leur intervention par une journée hivernale très froide. Les «Einstein» du comité, dans leur grande sagesse de mous, ont trouvé que les mots employés par ces policiers étaient inappropriés dans les circonstances. Pourtant, qui n’a pas tenu un même langage dans le quotidien envers son ou ses propres enfants, pour montrer un minimum d’autorité devant une situation qui dégénère. Sans que les mots dépassent la pensée, il faut quelquefois hausser le ton, voire amplifier la sanction pour faire réagir l’autre. Je ne vois aucun mal à ça et quant à moi, la version de l’agent Gauthier qui affirme avoir utilisé des propos assez sévères cette journée-là, pour que le comportement agressif de l’itinérant cesse, est plus que plausible et nullement déplacée.
J’aurais aimé voir agir ces intellos et intervenir dans pareille situation qui, il faut l’avouer, représente 75% de leurs appels. Toujours des chicanes à régler. Les citoyens n’appellent pas la police pour leur dire que tout va bien, il fait beau et la vie est belle Monsieur l’agent. Non! C’est toujours dans un environnement conflictuel que les interventions se produisent. Et le policier doit être impeccable, sans failles et à la satisfaction de tous… même de ceux qui n’ont pas une maudite idée de leur travail.
C’est là où nous sommes rendus dans cette société de mous, de sans colonnes, où l’autorité s’en va chez le diable parce que tout est remis en question. Aujourd’hui, accepter un poste en autorité, c’est se rapprocher du burnout de la dépression parce que vous devenez le bouc émissaire de tout le monde. Tout est contesté et contestable dans notre nouvelle société qui a jetté ses valeurs par-dessus bord. Chacun y va de son heure de gloire sur les réseaux sociaux pour s’attirer une sympathie du plus grand nombre de personnes possible.
Comment voulez-vous qu’un policier puisse faire son travail convenablement alors que l’épée de Damoclès est toujours suspendue au-dessus de sa tête et sachant que ses moindres gestes sont épiés. On en serait traumatisé à moins. Avec tout ce qu’on exige d’eux, ils font un travail admirable et comparable à tout ce qu’Il y a de «lologues», travailleur social, infirmier, négociateur et avocat et sur cette planète. Sauf qu’au premier faux pas, un comité de «sages» mettra des mois à vous trouver une faute qui n’aura pour seule conséquence de vous blâmer et d’orienter votre carrière autrement.
Dans cette cause, j’espère bien qu’une sanction ne suivra parce que tout ce qui a été dit est déjà une sentence.
Je parle bien sûr de cette effroyable découverte du corps du petit Dawson Lacroix, trouvé noyé à tout juste 10 mètres de sa maison de Waterloo, samedi. Imaginez; tout à côté et l’instant d’après, la vie bascule!
Devant un drame si bouleversant et d’une telle ampleur, on est sans mot. Incapable d’expliquer l’inexplicable. La pire épreuve cruelle qu’un parent peut supporter. À deux ans et demi, on a la vie devant nous, avec tout ce qu’elle peut nous apporter de beau, de concret. Un château de carte ne peut s’écraser aussi subitement, douloureusement.
Essayer seulement un instant, de se mettre dans la peau des parents et une douleur à faire mourir nous envahie. On est plongé dans le néant au point de se questionner sur sa propre existence. Ce qui avait un sens ne l’a plus! On est à la fois vidé et écrasé par cette culpabilité qu’on s’impose de force, malgré la soif inconsciente de découverte du bambin vers sa cruelle destinée.
Il faut une force spirituelle inébranlable pour traverser une telle épreuve, alors imaginez le calvaire pour la surmonter. Tout ce qu’on peut leur souhaiter aujourd’hui c’est d’avoir la foi et la sérénité d’accepter une chose horrible qu’ils ne peuvent changer et que ce nouvel ange guide leurs pas.
Hier, mon petit-fils se cherchait une carte d’anniversaire humoristique, dans le rayon des cartes de souhaits de la pharmacie du coin, pour offrir à son ami à l’occasion de son anniversaire.
Fouillant avec lui au hasard, je suis tombé sur une jolie carte épaisse et qui se déplie pour nous apprendre tout sur les pets, que Le Robert Dixel mobile définit comme un gaz intestinal qui s’échappe de l’anus avec bruit… Quoique parfois ils soient hypocritement silencieux, ceux-ci sont toujours les plus malodorants et répugnants.
On a bien rigolé lui et moi et immédiatement, j’ai pensé vous en faire partager tout le parfum subtil et ajouter une touche d’humour à votre quotidien…
« Un pet peut être court ou peut être long; un pet peut aussi ressembler à une chanson…
Un pet peut être silencieux ou bruyant; il peut laisser derrière un nuage impressionnant…
Un pet peut ne pas sentir, alors qu’un autre peut être répugnant; un pet peut passer vite ou rester longtemps…
Un pet peut répandre des parfums variés; il peut être inoffensif, silencieux, mais meurtrier…
Dans un pré ou dans un ascenseur, un pet peut nous trouver quelle que soit l’heure…
Un pet peut arriver peu importe l’endroit, arriver quand on ne s’y attend pas…
La morale de cette histoire, c’est qu’il y a toutes sortes de pets… et de gens pétés! Tout comme vous! »
Un coup de fil dans la nuit est presque toujours signe d’un mauvais présage, d’une mauvaise nouvelle. C’est ce qui s’est produit vers une heure en cette nuit fraîche du 23 juillet. Ma belle-sœur Francine venait d’apprendre la triste nouvelle du décès de son frère Robert à l’âge de 72 ans.
Hospitalisé depuis quelque temps et en phase terminale d’un cancer, c’est finalement un arrêt cardiaque foudroyant qui a mis fin à ses souffrances.
Je ne l’ai pas beaucoup connu, mais chacune des fois où nous nous rencontrions, il était de bonne humeur et dégageait une certaine jovialité. Selon ses dernières volontés, il n’y aura pas de funérailles. Il laisse dans le deuil sa conjointe Réjeanne, son frère André ainsi que ses sœurs Johanne et Francine, à qui j’offre mes plus sincères condoléances.
Je terminerai sur ce magnifique texte pour apporter une dose de réconfort et de sérénité;
« Dieu a vu que tu te fatiguais lorsque la guérison ne venait pas. Alors, il t’a pris dans ses bras et t’a dit doucement : « Viens avec moi ». Tu n’as pas mérité ce que tu endurais. Alors il t’a donné le repos. Les jardins du Seigneurs sont si beaux. Il prend seulement les meilleurs. Et lorsque l’on t’a vu dormir si paisiblement et libre de toute douleur, nous ne pouvions plus désirer ton retour pour souffrir à nouveau. Sois maintenant notre Ange-Gardien ».
Selon les spécialistes, la survie de la planète est directement liée à son environnement. Dans cette ère de surconsommation, on pense que le gaspillage était le lot de nos ancêtres et que c’est nous qui devons réparer les pots cassés. Mais bien avant que l’alarme soit déclenchée pour encourager le recyclage, nos prédécesseurs, sans être visionnaires ou même ignorants de l’avenir, exerçaient une certaine forme de recyclage avec les biens de consommations quotidiens de l’époque. Le texte qui suit le démontre sans équivoque.
Lorsqu’une dame dans la soixantaine a choisi le sac en plastique pour ses produits d’épicerie, la caissière lui a reproché de ne pas se mettre au «vert». La caissière dit à la femme que sa génération ne comprenait tout simplement pas le mouvement environnementaliste; que seuls les jeunes allaient payer pour la vieille génération qui a gaspillé toutes les ressources. La dame s’est excusée auprès d’elle et a expliqué :
– Je suis désolé, nous n’avions pas le mouvement vert dans mon temps.
Alors qu’elle quittait le magasin, la mine déconfite, la caissière en rajouta :
– Ce sont des gens comme vous qui ont ruiné toutes les ressources à nos dépens. C’est vrai, vous ne considériez absolument pas la protection de l’environnement dans votre temps!
La dame admit qu’à l’époque, on retournait les bouteilles de lait, les bouteilles d’eaux gazeuses et de bière au magasin. Le magasin les renvoyait à l’usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau; on utilisait les mêmes bouteilles à plusieurs reprises. À cette époque, les bouteilles étaient réellement recyclées, mais on ne connaissait pas le mouvement vert. En mon temps, on montait l’escalier: on n’avait pas d’escaliers roulants dans tous les magasins ou dans les bureaux. On marchait à l’épicerie aussi. On ne prenait pas un bolide à 300 chevaux-vapeur à chaque fois qu’il fallait se déplacer de deux coins de rue. Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement vert.
À l’époque, on lessivait les couches de bébé; on ne connaissait pas les couches jetables. On faisait sécher les vêtements dehors sur une corde à linge; pas dans une machine énergétique avalant 220 volts. On utilisait l’énergie éolienne et solaire pour vraiment sécher les vêtements. Également, on recyclait systématiquement les vêtements qui passaient d’un frère ou d’une sœur à l’autre. C’est vrai ! On ne connaissait pas le mouvement vert. On n’avait qu’un seul téléviseur ou une radio dans la maison; pas une télé dans chaque chambre. Et la télévision avait un petit écran de la taille d’une boîte de pizza, pas un écran de la taille de l’État du Montana.
Dans la cuisine, on s’activait pour brasser les plats et pour préparer les repas; on ne disposait pas de tous ces gadgets électriques spécialisés pour tout préparer sans efforts. Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste, on utilisait des rembourrages comme du papier journal ou de la ouate, pas des bulles en mousse de polystyrène ou en plastique. À l’époque, on utilisait du « jus-de-bras » pour tondre le gazon; on n’avait pas de tondeuses à essence autopropulsées. On travaillait fort physiquement; on n’avait pas besoin d’aller dans un club de santé pour courir sur des tapis roulants qui fonctionnent à l’électricité. Mais, vous avez raison: on ne connaissait pas le mouvement vert.
À l’époque, on buvait de l’eau à la fontaine quand on avait soif; on n’utilisait pas de tasses ou de bouteilles en plastique à chaque fois qu’on voulait prendre de l’eau. On remplissait les plumes fontaines au lieu d’acheter un nouveau stylo; on remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter le rasoir tout simplement à chaque rasage. Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement vert. Les gens prenaient le tramway et les enfants prenaient leur vélo pour se rendre à l’école au lieu d’utiliser la voiture familiale et maman comme un service de taxi de 24 heures. On avait une prise de courant par pièce, pas une bande multiprises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques indispensables aux jeunes d’aujourd’hui.
La dame avait raison : à son époque, on ne connaissait pas le mouvement vert; mais on vivait chaque jour de la vie dans le respect de l’environnement.
Vieillir en bonne santé c’est le souhait de tout le monde, mais dès que la maladie frappe, nous devenons dépendants des autres. Par les temps qui courent les mauvaises nouvelles en provenance des centres d’hébergement font la manchette pour les mauvaises raisons; les aînés sont carrément oubliée, laissés à eux-mêmes comme des bibelots remisés au grenier.
Pourtant ces personnes, ces êtres humains qui ont porté la société actuelle à bout de bras, ne méritaient certainement pas le sort qui leur a été réservé. Ils ont droit à la dignité et la compassion; deux valeurs qui semblent s’estomper à mesure que les années passent.
Trois cas m’ont particulièrement bouleversé cette semaine. Le premier, une dame de 67 ans, autonome est retrouvée morte et en état de putréfaction dans son appartement d’un centre d’hébergement de Montréal. Dix jours s’étaient écoulés avant que quelqu’un s’inquiète de son absence quotidienne à l’heure des repas. Une situation inexplicable et intolérable qui ne devrait jamais se produire dans un établissement où édifice de cette nature. Pourquoi on a mis tant de temps à réagir? Il suffit d’observer un tant soit peu son environnement quotidien pour se rendre compte que quelqu’un manque à l’appel. Évidemment il fallait s’y attendre, personne de ce centre d’hébergement n’a daigné se montrer le visage devant les caméras pour s’expliquer.
Le second cas est tout aussi intrigant. L’hôpital Jean-Talon a perdu la trace d’un homme décédé au printemps, alors que son corps devait être donné à la science. Au moment où la maison funéraire entreprenait le processus des services funéraires en récupérant le corps, l’hôpital ne le trouvait plus. Il avait été oublié à la morgue! C’est finalement l’état civil qui en a fait la découverte. Imaginez le désarroi de la famille devant une telle nouvelle. Là également c’est inquiétant.
Et le dernier en lice est sorti aujourd’hui même alors qu’à la résidence Cook de Trois-Rivières, des résidents tombés de leurs chaises ou leurs lits, n’obtiennent pas l’aide nécessaire pour se relever et demeurent de longues minutes dans des positions plus que précaires. Une dame qui était en visite a pu constater de visu, et même filmer la scène vraiment désolante. Et soudain dans le reportage, un responsable vient nous dire qu’il respecte les normes de personnel pour la surveillance des résidents. Toute une réponse songée. Peut-être que ces normes devraient être révisées pour cette résidence, justement à cause du manque d’autonomie des résidents. Et il affirmait cela le plus sérieusement du monde.
Quand on constate ces horreurs qui, je le rappelle, se produisent dans des endroits spécialisés pour cette clientèle vulnérable, on a raison de poser des questions et en droit d’obtenir des réponses adéquates. Ce qui est alarmant c’est de constater que ces phénomènes s’amplifient. Dans un monde où les services de santé nous coûtent une vraie fortune, avec des ministres qui affirment posséder des solutions miracles qui tardent à se concrétiser, nous sommes en bas du seuil tolérable en matière de service.
Je ne mets pas tous les intervenants dans le même panier parce qu’il y en a qui sont dévoués tout en étant à l’écoute des résidents et patients sous leurs responsabilité. Mais l’autre, celle qui fait son boulot uniquement pour obtenir une rémunération, devrait prendre le dictionnaire et s’enfoncer dans la tête la définition du mot c-o-m-p-a-s-s-i-o-n et de l’appliquer tous les jours afin d’offrir à nos aînés une fin de vie digne, respectueuse et compatissante.
Compassion, (selon Le Robert mobile) : Sentiment qui porte à plaindre autrui et à partager ses souffrances.
Profondément triste et révoltant à la fois, le sordide meurtre de Samantha Higgins, tuée et dépecée par son conjoint. Une fin crapuleuse pour cette maman qui nous force à une profonde réflexion sur notre système de justice; son envie toujours grandissante de banaliser des actes criminels par une clémence de plus en plus accrue à donner des sentences bonbons. La multiplication des peines à purger dans la communauté sont là pour en témoigner.
L’accusé dans cette affaire avait déjà goûté aux largesses de la cour. Lors d’un vol qualifié avec une arme, il avait bénéficié d’un sursis de deux ans moins un jour et d’une probation de deux ans, en lieu et place de quatre années de prison. Mieux encore, ses problèmes psychiatriques avaient été évoqués à l’époque. Qu’a-t-on fait?
La prison demeure une sentence dissuasive lorsque la violence est au centre d’accusations criminelles. N’en déplaise aux lologues de ce monde, il faudrait peut-être mieux évaluer la dangerosité des accusés ayant des problèmes de santé mentale. Le système de justice est tellement engorgé avec ses causes qui n’en finissent plus de s’éterniser, que l’impression laissée dans l’opinion publique en est une de laisser-aller, de bâcler le travail sans se soucier véritablement de la sécurité des victimes. Allez, on passe au suivant! Autre juge, autres avocats et le cirque donne son spectacle.
Le meurtrier devrait se retrouver à l’ombre pour la vie, sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans. Une sentence encore trop clémente et douce quand on la compare à la sentence de mort de la victime et des dommages collatéraux légués aux survivants. Il y en aura d’autres parce que la justice chez-nous continuera de libérer sans retenue et qu’elle mettra toujours plus d’énergie à la réhabilitation des criminels qu’à la détresse des innocentes victimes.
Neuf morts sur nos routes, cette dernière fin de semaine dont une seule a fait trois innocentes victimes, parce qu’un génie avec le cerveau gros comme un pois, se pensait sur une piste de course. Le pire c’est qu’il s’en est tiré. On aura beau faire toute les campagnes de sécurité, montrer brutalement des victimes démembrées et ensanglantées dans les amas de ferrailles, rien n’y fera.
Il faut plus de surveillance policière surtout sur les routes secondaires où ils sont aussi invisibles que des mouches en plein hiver. Non! Ils se stationnent sous un viaduc d’une large autoroute alors que tout le monde circulent dans le même sens. Rien pour les routes de campagne où la majorité des accidents surviennent.
La température fait aussi partie de l’équation. Lors de canicules, comme aujourd’hui, les conducteurs ont la patience dans les talons et prennent des risques inutiles pour doubler. Cet après-midi, alors que je roulais sur la Montée St-Claude à St-Philippe, 74 km/h dans une zone où la limite permise est de 70, je me suis fait dépasser par la gauche alors que la ligne médiane était continue. Une folie absolument inutile. Nous étions les deux seuls automobilistes à circuler sur ce tronçon et laissez-moi vous spécifier que la chaussée est à peine plus large qu’une automobile et que pour l’accotement, aussi bien oublier ça. Il n’y en a pas.
Les fardiers qui te suivent dans la valise à 100 km/h. Les automobilistes qui ignorent totalement les limites de vitesses dans les zones de construction et ceux qui sournoisement et hypocritement s’insèrent dans une longue file pour gagner deux ou trois places sont autant de moments propices à provoquer des accidents. Et après, on s’étonne des bilans routiers dévastateurs. J’observe les comportements depuis un certain temps et je n’en reviens tout simplement pas de l’inconscience humaine de tout ce qui roule sur nos routes.
Le jour ou la courtoisie primera sur l’égocentrisme, que les conducteurs modifieront leur comportement, que les lignes de démarcations sur la chaussée seront peintes pour y rester et que le pavage des routes suivra un programme d’entretien régulier, on pourra parler véritablement de sécurité routière et de partage de la route. Quant aux fous du volant, des sentences d’interdiction de conduire pour de très longues périodes jumelées à des saisies de voitures pourraient être dissuasives.
Finalement, que dire des cyclistes, très à la mode sur les routes par les temps qui courent, ils doivent s’imprégner de leur vulnérabilité et s’en conscientiser face aux véhicules moteurs tout en respectant la signalisation au même titre que TOUS les usagers de la route. C’est un effort volontaire et collectif qui améliorera ce triste bilan. Une vie, ça n’a pas de prix!