Salmigondis

SalmigondisIl n’y a pas que la température qui soit maussade par les temps qui courent. Les nouvelles sont tout aussi déprimantes. On dirait qu’elles sont reliées. On ouvre le journal et si on ne se disait pas qu’après la pluie, vient le beau temps, on se gaverait d’antidépresseurs.

Le froid a le dos large
Il y a panique en la demeure chez les commerçants de produits saisonniers, comme les barbecues et chez les horticulteurs. Pourtant, les chaleurs estivales s’installent pour de bon autour du 21 mai, alors que le gel est chose du passé. Faudrait pas paniquer et attendre que la nature fasse son œuvre. C’est nous qui y gagnons au change puisque des achats de végétaux hâtifs peuvent s’avérer néfastes voire même désastreux au point de devoir tout recommencer.

Les casinos
Quand une société se fie aux recettes de ses casinos pour boucler son budget, c’est qu’on est dans une impasse, ce n’est pas très édifiant. Serait-il possible que les CONtribuables surtaxés et étouffés soient victimes d’une écoeurantite aigue ? Vient un moment où on a pas le choix que dépenser pour l’essentiel. Les casinos, comme la loterie, sont de la poudre aux yeux. Seulement à voir l’étalage immense des gratteux de plus en plus chers qui sont offert, on y revoit ses priorités.

Le gaspillage continu
Les 30 cadres du Club Med de la Ville de Montréal démontrent une fois de plus, comment le fric des CONtribuables est dépensé sans discernement. On tourne la page et on tombe sur le procès de Lise Thibault. Encore un exemple d’exagération à outrance des somptueuses dépenses de Madame. Et ce procès va coûter combien vous pensez, et pour donner quoi ? Des grenailles !

En manque de lumière
Que le soleil se manifeste parce qu’on est en manque de lumière et on cherche des bibites. Messmer se fait poursuivre par une de ses victimes, alors que Couillard et Poëti viennent de se faire confirmer que le péage sur le futur pont Champlain est là pour rester. Non, ça va pas bien Madame la marquise.

Du bonbon pour terminer sur une bonne note
Comme pour faire contrepoids aux mauvaises nouvelles, quelle belle histoire que celle d’Amélie Croteau, gravement blessée dans un accident de la circulation alors qu’elle textait au volant et qui vient de publier Fatal texto : Le fin d’un beau rêve. Un livre qui relate sa démarche ardue d’une réhabilitation exemplaire, à qui on disait qu’elle resterait dans un état végétatif et qui a surmonté cette épreuve en déjouant les pronostics des médecins.

Vouée à une brillante carrière de mannequin, elle a vu son rêve anéanti. Maintenant confinée à son fauteuil roulant, cette pétillante jeune femme, ayant retrouvé l’amour, nous a fait partager son combat à l’émission de Denis Lévesque, mardi dernier. Du bonbon, par la douceur de ses propos. Intelligente et inspirante, elle anime des conférences pour inciter la jeunesse à ne pas texter au volant. Une entrevue captivante.

In Memoriam – Carole Jolicoeur – 2e anniversaire

2012-02-02 001ADeux ans déjà, que cette terrible annonce de ton départ bouleversait tous ceux et celles qui te connaissent. Ton irrésistible sourire est toujours présent dans nos cœurs et dans nos pensées.

Continue de veiller sur tes proches pour apaiser leur douleur et inonde-les de ta lumière afin qu’ils poursuivent leur route jusqu’au moment des retrouvailles célestes.

Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont pas où ils étaient mais ils sont partout où nous sommes.

Oubliez le mauvais temps et rigolez à belles dents

Humour machoC’est un homme de 80 ans qui se présente chez son médecin.

– Docteur, ça marche plus mon affaire, vous comprenez ?

– Ah oui, je comprends. Mais à votre âge c’est normal et je n’ai pas grand-chose à vous prescrire, mais peut-être vous pourriez essayer de manger du pain brun.

– Et vous pensez que ça va marcher ?

– Essayez, vous verrez… On ne sait jamais…

– Merci du conseil, docteur !

Alors le monsieur en sortant du bureau se dirige tout de suite dans une épicerie et s’empare de 25 pains bruns et les dépose sur le comptoir. La caissière lui dit :

– C’est pour vous tous ces pains ?

– Oui Madame !

– Mais Monsieur, vous n’avez pas peur que ça durcisse ?

Il la regarde et dit :

– Comme ça, c’est vrai que ça marche ?

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Une blonde est au Wal-Mart. Elle voit un objet couleur argent et elle en est fascinée. Elle le choisit, voit une vendeuse et elle lui demande ce que c’est. La commis lui dit :

– Mais, c’est un thermos ! Ça garde les choses chaudes «chaud» et les choses froides «froid».

– Wow!, s’exclame la blonde, c’est impressionnant.

Elle l’achète. Le lendemain, elle emmène son thermos au travail. Son patron le voit sur son bureau et lui demande ce que c’est. La blonde toute fière lui répond :

– Mais, c’est un thermos ! Ça garde les choses chaudes «chaud» et les choses froides «froid».

Le patron lui demande :

– Qu’est-ce que tu as dedans ?

La blonde lui répond :

– Deux popsicles et du café !

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En rentrant chez lui, un fonctionnaire ne se sent pas bien du tout. Vertiges, palpitations, jambes flageolantes, maux de ventre etc. Sa femme l’envoie au lit et lui dit de prendre 3 aspirines. Le lendemain elle le trouve mort dans son lit. Prestement, elle appelle le médecin et lui explique qu’elle lui a donné 3 aspirines pour le faire transpirer, comme on fait d’habitude pour évacuer toutes les saloperies qu’on a dans l’coco.

– Mais, Madame, vous l’avez tué, répond le docteur.

– Comment dit la dame vous m’accusez ?

– Mais bien sur Madame ! On ne fait pas transpirer un fonctionnaire !

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Le corps d’un homme récemment décédé arrive chez l’entrepreneur de pompes funèbres. Il est vêtu d’un chic habit noir, bien taillé qui doit valoir une petite fortune. La directrice du salon, une jeune blonde, s’informe auprès de la veuve de la tenue vestimentaire qu’elle voudrait pour le décédé, tout en faisant remarquer que le défunt paraît très bien dans le costume qu’il porte déjà. La veuve lui répond que son mari a toujours été à son meilleur quand il portait du bleu, et qu’elle désirait l’enterrer dans un habit bleu. Elle remet donc à la directrice un chèque en blanc, lui disant :

– Peu importe ce que cela pourra coûter, je veux que mon mari soit exposé dans un habit bleu.

La veuve retourne au salon le lendemain. À sa grande satisfaction, elle trouve son mari dans un chic habit bleu avec de petites rayures. L’habit lui va parfaitement. Elle dit à la directrice :

– Peu importe le coût, je suis très satisfaite. Vous avez fait un bon travail et je vous en remercie. Combien avez-vous dépensé ?

À sa grande surprise, la jolie blonde lui remit le chèque en blanc.

– Il n’y a aucun frais, lui dit la blonde.

– Non, vraiment, je dois vous compenser pour ce qu’a pu coûter cet élégant costume bleu, dit la dame.

– Honnêtement, madame, dit la directrice, il ne m’a rien coûté. Hier, quelques minutes après votre départ, un autre cadavre nous est arrivé, et le défunt était à peu près de la même taille que votre défunt mari et il portait un magnifique costume bleu. J’ai demandé à son épouse si elle voyait une objection à ce que son mari soit porté en terre avec un costume noir. Elle me répondit qu’elle n’y voyait aucun problème s’il paraissait aussi bien. Je n’ai finalement eu qu’à interchanger les têtes et tout était réglé.

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Un aveugle entre dans un bar de lesbiennes par erreur. Il réussit à se rendre au comptoir où il s’installe et commande une bière. Après un moment, il crie vers la serveuse :

– Hé, tu aimerais entendre une blague sur les blondes ?

Le bar devient soudain silencieux. Puis, d’une grosse voix profonde, la femme assise près de l’aveugle s’adresse à lui :

– Petit Monsieur, avant que tu ne commences, laisse-moi t’apprendre quelque chose… 1. La serveuse est blonde. 2. La videuse est blonde. 3. Je mesure 1m80, je pèse 85 kg, je suis ceinture noire de karaté, et blonde. 4. La femme assise à côté de moi est blonde aussi et c’est une pro de la lutte gréco-romaine. 5. La femme de l’autre côté du bar est championne de poids et haltères, et blonde. Maintenant, réfléchis bien, petit Monsieur, tu veux toujours la raconter ta blague ?

Alors l’aveugle répond :

– Non, ça va ! J’ai pas envie de l’expliquer cinq fois.

Naïveté ou incompétence ?

Wagon Azur - STMEntre les deux mon cœur balance, et je veux parler des gestionnaires qui nous gouvernent ou prennent des décisions qui impliquent les précieux deniers que nous, CONtribuables et usagers, leur remettons sans mot dire. Je devrais ajouter abus de pouvoir, indifférence et pourquoi pas insouciance de bien gérer les finances publiques. La dernière en lice, la Société de Transport de Montréal (STM) qui devra modifier les structures de son réseau de métro souterrain pour laisser passer les nouveaux trains; limer des voûtes et renforcement de certains endroits, jugés insuffisants devant le poids plus imposant des nouvelles rames.

C’est pas rien ! À l’heure où le nouveau gouvernement nous annonce un déficit record qui amènera son lot de mauvaises nouvelles, genre qu’on sera siphonnés encore plus, la STM ne s’en fait pas outre mesure et y va à fond mon Léon. Quand j’ai pris connaissance de la nouvelle, je suis tombé sur le cul. Les nouvelles rames de métro ne rentrent pas dedans. Je rêve ou quoi ? C’est comme le gars qui se bâtit une maison avec des portes de 18 pouces de large et qui a oublié que les électro-ménagers et presque tout l’ameublement exigent plus large pour emménager. Pas fort me direz-vous. J’ai aussi connu un gars qui s’était acheté une belle grosse balançoire de jardin et, qu’à cause du mauvais temps, il avait décidé de la monter en entier à l’intérieur pour finalement s’apercevoir qu’il ne pouvait plus la sortir de la maison, sans la démolir.

Il me semble que les devis auraient dû mentionner les dimensions des voûtes et du tunnel, pour que les nouvelles rames puissent être conçues et construites en conséquence. C’est la logique même. C’est comme le gars qui décide de s’acheter une belle grosse autocaravane d’une longueur de 40 pieds par 13 pieds de hauteur et qu’il envisage de la garer dans son garage du bungalow où il stationne sa voiture compacte. – Bof ! On va agrandir le garage, c’est tout ! Ça c’est penser avec l’argent des autres et les conséquences sont qu’il faudra en assumer les dépassements de coûts, nous les CONtribuables.

Mais, nous sommes habitués avec la STM. Ce sont déficits par-dessus déficits et on continu toujours de payer. Et celle-ci en rajoute en affirmant que ces coûts étaient prévus au départ. C’est justement là que je ne marche plus. On ne peut pas avoir des projets plus modestes, où il y a absence d’exagérations et d’idées de grandeur ? Quand des décideurs utilisent l’argent des autres pour leurs projets, c’est la règle de The sky is the limit qui s’applique. Et au final, s’il y a dépassement de coûts, parce qu’il y en aura, je suggère qu’on prenne ces sommes dans les avoirs personnels des membres du conseil d’administration de la STM, afin de soulager, pour une fois, les pauvres CONtribuables qui sont de plus en plus asséchés comme un épi de blé d’inde en plein soleil. Après tout, ce sont ces gestionnaires qui décident, non ? Alors qu’ils assument !

Les rues du tiers-monde

Nids de pouleAucune chance de s’endormir au volant, en parcourant les rues des villes du Québec. Un trou, une bosse, une dénivellation, un nid de poule, nos rues ressemblent au tiers-monde en cette période de l’année. Le phénomène se répète. Toujours le même constat alors que les garages de suspension, de direction et d’alignement font des affaires d’or. Il faut faire du slalom pour pouvoir se déplacer sans trop solliciter nos suspensions.

Pourtant, les taxes ne diminuent pas, alors où va tout cet argent mal administré ? La Commission Charbonneau nous en fournit une bonne partie de la réponse, par ses audiences de corrupteurs, de magouilleurs et d’intervenants hauts placés, qui s’en mettaient plein les poches. Pas trop d’asphalte dans les rues mais de l’argent plein les poches.

Moi, du haut de mes soixante-deux ans bien sonnés, j’ai toujours vécu les quatre saisons. Celles des gels et des dégels, des rues tellement inondées d’abrasifs et de fondants, que nos bottes et tapis d’auto arboraient des guirlandes de sel. Celles aussi des voies carrossables sans lignes de démarcations, ou affreusement effacées aussi rapidement qu’il en faut pour le dire et qu’on commencera à repeindre en août. De mémoire, l’histoire s’est répétée et se répète toujours. Alors c’est quoi le problème ?

Avec toutes les technologies, le savoir et les ordinateurs d’aujourd’hui, qui ont le pouvoir de penser et d’analyser à des vitesses de plus en plus vertigineuses, pourquoi en sommes-nous au même point qu’il y a quarante ans ? Nos ingénieurs et concepteurs n’ont pas réussi à trouver la solution de développer des peintures qui survivent aux rigueurs de notre climat, ou d’innover avec un pavé étanche qui fait obstacle à l’eau gorgée de sels. J’ai de la difficulté à croire que les solutions n’existent pas et ce questionnement me revient constamment en tête lorsque je roule en ville, tout en espérant que ma voiture tienne le coup.

Et ce n’est pas une onéreuse Commission qui va régler le problème parce qu’on ne se rappelle même plus des premiers témoignages entendus, il y a je ne sais plus combien de lunes. Ma mère disait souvent – Tout ce qui traîne se salit et c’est exactement ça qui se passe avec nos routes et surtout nos rues. Finalement, on paie des taxes pour quoi au juste ? Est-ce qu’on contrôle adéquatement le poids des véhicules lourds qui y circulent librement ? Est-ce qu’on lésine sur la qualité du bitume et de ses fondations ? Autant de questions sans réponses et il faudrait une volonté politique pour agir. Autant affirmer que c’est un coup d’épée dans l’eau par les temps qui courent.

Une première étape réussie

Canadien-LightningPersonne n’avait prédit une victoire rapide de nos Canadiens de Montréal contre le Lightning de Tampa Bay. Un balayage ! Un coup de balai ! Une première étape de franchie dans cette longue épopée vers la coupe. Les gérants d’estrades s’aventuraient à favoriser les Glorieux en six devant la puissance et la vitesse de l’adversaire, mais voilà que l’absence de Ben Bishop, leur gardien de but vedette, a pesé lourd dans le résultat de cette série.

Enfin, on a pu voir René Bourque se démarquer et nous montrer son côté fougueux qu’on attendait depuis son arrivée à Montréal. Lars Eller est aussi sorti de sa coquille et heureusement pour nous, devant la soudaine disette de notre meilleur marqueur. Tout le monde a mis l’épaule à la roue et on s’en sort très bien physiquement. On aura le temps de soigner quelques petits bobos. Les prochains jours serviront de préparation pour le prochain adversaire entre les Bruins de Boston et les Red Wings de Détroit.

Mais avant ce prochain rendez-vous, il faut célébrer cette belle victoire d’équipe qui prouve, une fois de plus, leur profondeur. La Mecque du hockey est en liesse. Le temple vibre à l’unisson afin de faire honneur à sa réputation de ville unique dans le monde du hockey. Même Ginette Reno, notre Kate Smith à nous du temps des Broad Street Bullies de Philadelphie, y a mis toute son énergie vocale, à rendre intense, l’interprétation des hymnes nationaux.

Vous me sentez fébrile et je le suis. J’apprécie ce premier objectif atteint. L’heure est à une brève célébration, parce que la guerre n’est pas encore gagnée et il y a loin de la coupe aux lèvres. Quoi qu’il en soit, cette équipe, dirigée d’une main de maître par son groupe d’entraîneurs, nous fait passer de bons moments, assis sur le bout de nos chaises. Tout n’est pas parfait, mais ces guerriers font face à l’adversité avec beaucoup de détermination et qui sait où ça peut nous mener. The sky is the limit comme on dit !

J’espère et je souhaite qu’ils ressemblent tous à des hommes des cavernes, au moment de goûter le champagne de l’ultime victoire qui les consacrera immortels. Alors, place à la deuxième ronde et sortez vos fanions !

Pâques, c’est quoi Pâques ?

Pâques11Est-ce qu’on connaît réellement ce qu’est la Pâques qu’on célèbre aujourd’hui ? Pas sûr d’obtenir une bonne réponse. À tout événement, je me permet de publier intégralement le texte qui suit pour nous faire réfléchir à cette fête chrétienne. Il est de Stéphane Laporte et intéressant comme toujours.

– Vous êtes en congé?
– Bien sûr. Jusqu’à mardi?
– C’est bien.
– Pourquoi?
– Parce que c’est Pâques.
So what, êtes-vous pratiquant?
– Non.
– Croyez-vous?
– Pas ben, ben.
– Alors, pourquoi prendre congé?
– Parce que c’est comme ça.

On a beau être une société laïque, on ne se fait pas prier pour prendre le congé de Pâques. Il y a des gens qui contestent la présence du crucifix à l’Assemblée nationale, mais personne ne conteste les jours fériés pour célébrer la résurrection du Christ. Pas vu une âme qui vive remettre en question le respect des jours saints.

Au Québec, on ne pratique plus la religion, mais on pratique encore les congés religieux. Tant pis si, pour la moitié des citoyens, le Vendredi saint n’est pas la commémoration de la crucifixion de Jésus, mais la commémoration d’un match Canadien-Nordiques.

Chez nous, il n’y a plus rien de sacré, sauf les congés.

Les Français sont comme ça aussi. Ils fêtent même l’Épiphanie, la Pentecôte et la Toussaint. Tout pour faire le pont.

Rappelons-nous que si, jadis, on avait congé le Vendredi saint, c’était pour faire notre chemin de croix. Et le lundi, c’était pour reposer nos genoux endoloris par la grande messe du dimanche de Pâques.

Aujourd’hui, on prend congé le vendredi pour faire notre chemin à New York, et le lundi, pour reposer notre foie endolori par tous les lapins en chocolat qu’on a mangés le dimanche.

Ce n’est pas parce qu’on a perdu la foi qu’on va perdre le congé payé.

Je ne vous sermonne pas, ce matin. Je trouve juste plate que nos congés n’aient plus de sens. Que toutes nos fêtes soient devenues des congés pédagogiques.

Il y a bien Noël qui résiste. Noël qui souffre moins de notre baisse de dévotion. En décembre, tout le monde se rassemble, croyants et athées, pour fêter l’amour, pour fêter la naissance, pour fêter les enfants. On chante, on se donne des cadeaux, on s’écrit des cartes. Et à minuit, on sent encore la magie.

Mais Pâques passe presque dans le beurre. C’est la fête de quoi? La fête des oeufs Cadbury? La fête des films de Charlton Heston? La fête des nids-de-poule?

Il n’y a pas de chansons de Pâques, pas de cadeaux de Pâques, pas de party de Pâques. C’est juste un congé qui porte un nom de l’ancien temps, comme l’Action de grâce.

Il faut redéfinir nos Pâques actuelles. Et ce ne sera pas la première fois. Pâque, sans le s, est au départ une fête juive soulignant la sortie d’Égypte du peuple hébreu. C’est durant la célébration de cette fête que Jésus a vécu sa Passion. Et les chrétiens en ont fait leurs Pâques.

Pâques signifie passage. Le passage de l’esclavage à la liberté pour un peuple, le passage de la mort à la vie pour un homme.

Le passage de l’hiver au printemps pour une planète.

Pâques, c’est l’espoir qui se concrétise.

On a traversé l’hiver. On a survécu aux temps durs. Vivement les temps doux.
Au fond, on fête le fait d’être encore là. On fête le fait d’être encore en vie. Et c’est la meilleure raison de fêter.

Pâques, c’est la fête des survivants que nous sommes.

Si Noël est devenu la fête des enfants parce qu’elle est liée à la naissance, Pâques devrait être la fête des aïeux, parce qu’elle est liée à la renaissance. À la durée.

Qui symbolise le mieux la résistance de l’humain que les personnes âgées? C’est le plus marquant de tous les passages: le passage du temps.

À Noël, on fête la naissance. À Pâques, on fête le temps. Ce temps qui nous est accordé et qu’on appelle la vie. Notre vie.

C’est une chose de venir au monde, c’est autre chose d’y rester.

On cherchait en vain quelqu’un à fêter à Pâques, ensemble. C’est pour ça qu’on s’occupait chacun de notre côté. Si on fêtait nos aînés? Tous ces gens qui ont porté leur croix durant des décennies. Et qu’on oublie bien avant qu’ils nous oublient. Ce n’est pas l’alzheimer qui empêche les jeunes de se rappeler ceux qui les ont précédés. C’est le manque de temps. À Pâques, ce temps nous est donné. Servons-nous-en pour gâter ceux qui nous ont ouvert la voie, celles qui nous ont ouvert le passage.

Je souhaite Joyeuses Pâques à tous ceux qui ont l’âge d’être pape. Merci pour tout !

Une parade silencieuse

2014-04-18 004Un nouveau record mondial a été enregistré hier au Parc Jean-Drapeau. 428 véhicules verts, sans émissions polluantes et sans bruit, ont battus l’ancien record Guinness qui était de 305. Bien sûr il reste l’homologation, mais c’est une simple question de temps avant que ça le devienne.

Dès 15h30, les bolides silencieux s’amenaient sur le stationnement P8, près de La Ronde, puis garés bien alignés aux endroits prévus, guidés par une équipe de signaleurs. Le temps frais n’a pas empêché les gens de se déplacer et de discuter, entre parfaits inconnus, de véhicules verts qui sont, sans conteste, en effervescence.

Des Leaf, Kiev, Tesla, Smart et tous les véhicules branchables du parc automobile québécois, sans oublier les véhicules transformés à cette nouvelle technologie par leurs propriétaires.

À cela, s’ajoutaient des motos électriques. De vrais grosses motos qu’il faisait tout drôle de voir circuler sans le moindre bruit. Assez impressionnant, quand on est habitué à leur vrombissement habituel. Il y avait aussi des Chevrolet Volt, beaucoup de Volt, comme celle que nous conduisons depuis septembre dernier, Louise et moi, dans l’enchantement le plus total. Une belle grimace aux pétrolières qui nous ont assez exploités et dont on dépend moins.

Quoi qu’en disent les puristes de la bagnole conventionnelle, l’avenir est définitivement à la voiture électrique et encore plus vrai au Québec, riche de cette ressource naturelle propre. Jacques Duval, illustre chroniqueur automobile et ex-pilote de course, s’est converti à l’énergie verte dans sa rutilante Tesla et nous a fait honneur de sa présence à l’événement, de même que la députée Martine Ouellette et l’ex-député défait Daniel Breton, ces derniers ayant piloté le projet d’électrification des transports, mis de l’avant par l’ancien gouvernement.

Une belle initiative, partie de rien et qui passe son message d’espoir pour l’avenir. Une fois qu’on a conduit une voiture électrique, on ne veut plus revenir en arrière. C’est contagieux, enivrant, viscéral et combien plaisant. Faites-en l’essai et vous n’en reviendrez pas des accélérations fulgurantes et surprenantes de ce type de véhicule. Dès lors, les tabous et opinions négatives tomberont. Ce n’est pas pour rien que les concessionnaires soient en rupture de stock. L’essayer, c’est l’adopter !

«Made in Quebec»

Richard BainC’est vraiment véridique que nous sommes une société distincte. La corruption et la collusion, avec ce qu’on voit à la Commission Charbonneau, passe maintenant comme un fait divers alors que des témoins affirment candidement avoir fourré le système pendant des années, à même nos poches. Ils dévoilent tout, comme ça, sans émotions et la moindre parcelle de repentir. C’est pathétique et aussi le monde à l’envers dans un Québec, qui a plus peur d’un referendum que d’un acte criminel. J’espère vivre assez vieux pour voir les sentences qui aboutiront de cette mascarade qui aura couté une jolie fortune, si sentences il y a.

Une autre aberration ce matin dans le journal, alors qu’on nous apprend que nous, les CONtribuables, allons devoir payer les frais de défense de Richard Bain, l’assassin du technicien Denis Blanchette, lors de la soirée électorale du 4 septembre 2012 au Métropolis. Ce criminel a des revenus et des propriétés. Ce n’est pas beau et distinct ça ? Et ça va coûter combien en frais d’avocat, un procès de 3 mois qui, lorsqu’il s’amorcera en janvier 2015 aura pris plus de deux ans de préparation? Bien malin qui pourrait le prédire mais ce sera une somme mirobolante. Le peuple finance un assassin… On aura tout vu et c’est seulement au Québec qu’on voit ça, avec le sceau «Made in Quebec».

Parce que, selon Monsieur le juge Cournoyer dans sa grande sagesse, aucun avocat de la défense n’entreprendrait de défendre un accusé dans une situation financière aussi incertaine. Mais nous, les suckers de CONtribuables, sans égard à notre propre situation financière, on va se saigner pour un assassin, pour ensuite le faire vivre jusqu’à la fin de ses jours.

Cet ignoble individu, qui prétend tout rembourser, a pour seul but de paralyser le système judiciaire par ses bouffonneries. Il va rembourser en cent ans je suppose? On aura beau me servir toutes les raisons pour gober cette décision stupide, nous en sommes rendus au point où les criminels ont plus de droits et d’influence qu’un honnête citoyen ordinaire. Plus distinct que ça, tu meurs foudroyé ! Vous n’êtes pas écœurés de tout ça ? Moi oui !

Les printemps se suivent… et se ressemblent

2014-04-15 004Le printemps dernier, dès notre retour de Floride, le jour même en fait, la neige s’était abattue sur notre chez-nous au Québec. Et cette année, c’est le même scénario ! La neige nous tombe encore sur la tête, comme si Dame nature nous tenait rigueur de se déguiser en snowbirds, l’automne venu. C’est débile et pas drôle même pour une vulgaire cenne noire.

Imaginez, hier il faisait un confortable 24°C et voilà que moins de vingt-quatre heures plus tard, on retombe en hiver. On n’est pas préparé à ça, comme ceux qui ont passé l’hiver ici. Ils ont eu le temps de se faire une couche de graisse pour parer aux froids hivernaux alors que nous, les culottes courtes et la bedaine à l’air au soleil, la protection est mince.

Serait-ce une malédiction du PQ, défait le 7 avril dernier, où encore un coup salaud des Libéraux qui nous refont déjà le truc de la collusion avec Dame nature ? Ça sent mauvais ! Toute la journée, les vents forts nous ont rappelés qu’en avril, il ne faut pas se découvrir d’un fil. D’ailleurs, vous pouvez voir sur la photo du haut de cet article, c’était le portrait de la situation vers 18 heures ce soir. Comme pour tourner le fer dans D:DCIM101DICAMDSCI0088.JPGla plaie, des amis snowbirds restés sagement en Floride, m’envoyaient la seconde photo ci-contre, prise à Pioneer Village. Ce n’est pas du harcèlement ça ? C’est de la cruauté mentale ! Leur avez-vous vu le sourire…? Ce sont eux les plus chanceux. Prenez votre temps et profitez de votre paradis parce qu’ici, c’est l’enfer sans les flammes !

C’est sûr que j’exagère, mais je déteste le temps qu’il fait. Nous venons à peine d’arriver que déjà, l’écoeurantite nous gagne. Alors chers québécois restés au pays tout l’hiver, vous n’avez pas idée comme je vous comprends d’avoir hâte que le printemps reprenne ses lettres de noblesse et nous permettre de siroter une bonne bière sur une terrasse. Les rues sont sales, les voitures aussi, il pleut, il neige et il vente pour écorner un beu, comme diraient mes aïeux. J’ajouterais, à la blague, que notre camping La Clé des Champs, devrait changer de nom pour La Clé des Vents, par les temps qui courent. Vivement la chaleur simonac !

La vraie saison commence

nhl_logoAprès des centaines de matchs disputés depuis près de sept mois, voilà que la saison des mémoires prendra son envol. Les jeux sont faits dans la LNH et les équipes qualifiées se préparent à disputer les honneurs dans des séries éliminatoires où la moitié d’entre elles seront éliminées. Qui mettra la main sur la précieuse Coupe Stanley, enjeu suprême au hockey professionnel, nul ne saurait le dire, même la plus précise des boules de cristal.

Les paris sont ouverts et, comme la loterie avant le tirage, toutes les combinaisons sont plausibles. Je ne suis pas un expert en hockey mais j’adore quand même ce sport. Mon cœur bat pour nos Canadiens et ils sont mon choix sentimental pour aller chercher leur 25e coupe. On a qu’à se rappeler les miracles de 1985 et 1993 pour se dire que la chance et un gardien de but exceptionnel peuvent faire la différence devant le talent. Le plus bel exemple est l’année où Halak s’est dressé comme un mur, contre les puissants Capitals de Washington, puis les Penguins de Pittsburg. On ne l’avait jamais vu venir. C’est sur la glace que ça se joue. Des gladiateurs au combat, ou des batailles de rues, les séries de 2014 laisseront assurément des ecchymoses aux combattants. Sortez vos fanions des boules à mites et affichez-vous sur vos voitures… La vraie saison commence !

Je risque mes prédictions pour cette première ronde. On verra bien quel sera mon pourcentage d’exactitude… juste pour le plaisir. N’hésitez pas à me faire connaître les vôtres.

Conférence de l’est :

Détroit / Boston : Détroit en 6

Montréal / Tampa Bay : Montréal en 6

Columbus / Pittsburgh : Pittsburgh en 4

Philadelphie / Rangers : Rangers en 7

 

Conférence de l’ouest :

Minnesota / Colorado : Colorado en 5

Chicago / Saint Louis : Saint Louis en 6

Dallas / Anaheim : Dallas en 7

Los Angeles / San Jose : Los Angeles en 7

On verra bien !

Sale, repoussant et fétide

2014-04-11 003Les deux dernières journées, jeudi et vendredi, c’est à l’hôpital Charles LeMoyne que nous nous sommes retrouvés Louise et moi, pour visiter mon père qui a finalement obtenu son congé en fin d’après-midi vendredi. Comme je l’ai déjà mentionné, c’est un battant et pour la xième fois il a encore déjoué tous les calculs. Une des conditions pour le retour à la maison, était qu’il complète l’étape d’aptitudes physiques en marchant, monter et descendre les escaliers et maintenir un bon équilibre après des mouvements rapides de rotation et de 2014-04-11 004déplacements droite-gauche. Il a réussi haut la main ! Il a sept vies, comme un chat.

Ceci étant dit, il a reçu des soins de qualité de la part du personnel hospitalier même qu’il fallait poser des questions ou montrer qu’on était là, principalement quand c’était le médecin qui s’amenait. Toujours la même chose me direz-vous. Je le savais déjà. Ils sont tellement habitués et routiniers que pour la compassion et l’écoute de leur patient, on a l’impression qu’ils ne sont pas tombés dedans étant jeune.

Mon propos est cependant tout autre, et au moment d’entrer dans cet hôpital, c’est tout l’environnement qui fait défaut. On se demande où sont les employés d’entretien, parce que c’est sale partout, c’est repoussant, désordonné et l’odeur est souvent fétide. C’est la première impression que j’ai eu et je n’en reviens tout simplement pas qu’un hôpital m’incite à ne toucher à rien, à dédaigner; les murs ont besoin d’être rafraîchis, des détritus jonchent le plancher, les plateaux de nourritures utilisés sont laissés partout dans les corridors et j’ai même vu un repas servi à un patient où la bassine pour uriner, voisinait directement l’assiette de nourriture. Je m’arrête là ! Le haut-le-cœur nous envahi !

Tout semble naturel, comme normal, invisible. On rentre dans un hôpital comme un couteau dans du beurre. On peut circuler partout sans se faire poser de question. C’est le bordel quoi ! J’ai l’impression qu’il y a tellement de chefs dans cette tour de Babel, qu’il ne reste plus rien pour se payer du personnel pour nettoyer ou faire de cet immeuble à bactéries, un endroit propre et étincelant. Les photos qui accompagnent cet article parlent d’elles-mêmes; à l’extérieur de l’édifice, juste au pied de cette affiche, les mégots ne se comptent plus. Assez paradoxal à un endroit où il est interdit de fumer ! Étonnamment, les préposés aux stationnements eux sont omniprésents, probablement parce que des stationnements, ça rapporte gros !

Il faut être fait fort et obligé, pour circuler dans un hôpital de nos jours. Je ne sais pas pour vous mais pour moi, c’est un endroit qui ne donne la nausée et me coupe l’appétit. Ça ce n’est pas normal ! Et après, on ne s’étonnera pas de toutes les cochonneries qu’on peut y attraper.