Drôle de nom pour une ville, mais c’est effectivement une réalité en Floride, en plus d’être d’actualité. Un endroit dont j’ai appris l’existence récemment, en feuilletant le South West Magazine dont j’ai obtenu copie. Je n’y suis pas encore allé, mais je me promets bien d’y faire un saut, par curiosité, au moment de retourner chez-nous en avril prochain. Voici l’article de Claude Côté, qui parle de cet endroit assez particulier.
« Quoi de plus naturel à ce temps-ci de l’année que de parler de cette petite localité qu’est Christmas. Oui, c’est bien son nom! Située à environ 30km à l’est d’Orlando et à 20km à l’ouest de Titusville sur la route 50, elle a une superficie de 5,4km. Un poste militaire établi le 25 décembre 1837 a incité les gens à nommer cette petite localité Christmas.
En l’an 2000, on comptait 1162 résidents, l’âge moyen de ceux-ci est de 37 ans et ils voyagent en moyenne 35 minutes pour se rendre au travail.
Bien sûr, lorsque l’on parle de la Floride on est loin de penser à la neige et au Père Noël, mais à Christmas, l’esprit des Fêtes est omniprésent à tous les jours de l’année. À l’entrée de la ville, un arbre de Noël décoré en permanence, rappelle aux résidents et aux touristes qu’ils entrent dans la ville de Christmas et les panneaux routiers indicateurs de la ville sont ornés de guirlandes. Les maisons gardent leurs lumières et autres décorations l’année durant.
La vie à Christmas est relativement calme sauf lorsque arrive le temps des Fêtes. À cette époque de l’année, le bureau de poste est assailli par les touristes, les résidents de la ville et des villes voisines afin de faire estampiller les cartes de vœux et les colis des Fêtes au nom de la ville de Christmas.
Le parc historique de Christmas avec son fort, des répliques d’anciennes maisons de l’époque et son musée, attirent bon nombre de visiteurs. Autre attraction de cette petite localité est Swampy l’alligator. Cette immense structure (la plus grande de l’état) mesure environ 60 mètres d long et abrite une boutique cadeaux, la billetterie et les bureaux de Jungle Adventure Nature Park qui est situé derrière Swampy et où on peut voir une réplique d’un village indien et des oiseaux vivants, natifs de la Floride. C’est aussi la plus grande ferme d’alligators de l’état.
Malgré la petitesse de cette localité, si vous vous rendez dans cette région, un détour à Christmas en vaut la peine. »
Jadis, du moins dans mon jeune âge, le temps des Fêtes était une belle période qu’on appréciait. La neige était au rendez-vous et la pratique des sports d’hiver était à son maximum. C’était toujours un Noël blanc et comme nous étions en congé scolaire, nous avions une longue pause pour en profiter. Aujourd’hui, et peut être comme les années, il me semble que cette période défile à la vitesse de l’éclair. On se prépare depuis un bon moment et voilà que c’est fini, terminé, et 2015 est déjà vieux de 3 jours.
Ici en Floride, on ne sent pas beaucoup de frénésie en cette fête du Jour de l’An. Ça se résume à la veille avec ses pétards, le champagne et les feux d’artifices. Dès le 2 janvier, les décorations disparaissent chez les amerloques et seules demeurent celles des québécois… peut-être jusqu’aux Rois qui, ma foi, se sont perdus dans la nuit des temps.
Mais notre groupe de 15 convives a débuté les festivités du 31 décembre en se gavant de délicieuses côtes levées, au Rib City du coin (tu vois Linda, j’ai respecté ma promesse). Puis vers 20 heures, tout ce beau monde se donnait rendez-vous à la salle communautaire pour la traditionnelle veillée où on enterre l’année pour mordre dans la nouvelle et se souhaiter mutuellement le meilleur. Exceptionnellement, j’ai eu droit à un petit cadeau du Jour de l’An; l’ami Mario a réparé mon crayon de golf qui s’était brisé la veille en pleine partie. C’était un crayon spécial, comme on n’en trouve plus, et qui me servait depuis des années. Mario, dans sa grande générosité, l’a remis à neuf, à mon grand étonnement.
Deb and Ray, un talentueux duo ontarien, assurait le volet musical de la soirée. Au grand plaisir des invités, ils ont joué et chanté le Quand le soleil dit bonjour aux montagnes en français, s’il-vous-plaît. Ce qui leur a valu un tonnerre d’applaudissements. Bon nombre de leurs concitoyens auraient intérêt à les imiter plutôt que d’user de chauvinisme. À minuit, les ballons suspendus au-dessus du plancher de danse se sont détachés pour se faire piétiner dans une pétarade, accompagnée de l’éclatement des bouchons de mousseux; Nous étions en 2015!
Comme nous n’avons pas encore la faculté de nous diviser, l’enregistreur numérique a bien rempli sa mission d’enregistrer les émissions spéciales de fin d’année à la télé. C’était notre programme en ce premier jour de la nouvelle année. Bien calés dans le grand divan du salon après le petit déjeuner, place à la farniente devant la 50 pouces, à se les taper. Du bonbon pour les yeux et les oreilles et je dois dire que, contrairement à l’année dernière, j’ai apprécié chacune des émissions. Le Bye-Bye était divertissant et j’ai même aimé Les beaux malaises, une série que je ne regarde pas habituellement, la trouvant idiote, sans saveur et pernicieuse.
Finalement, les conversations vidéo et téléphoniques aux parents, à la famille et aux amis ont meublé le reste de la journée avec un souper à la pizza et un bon café avec Lise et Gilles. C’est parti 2015 et il reste encore 361 jours avant de recommencer. Wow les moteurs… Il nous reste à vivre le printemps, l’été québécois et l’automne avant… Ça va déjà assez vite comme ça… Slaque la poulie simonac!
Cinq années se sont déjà écoulées depuis ton départ. Que tous ceux qui t’ont connu aient une pensée pour toi aujourd’hui. Continue de veiller sur tes proches de là-haut et de les éclairer de ta lumière. En mémoire de Martine, embrassez un être aimé.
La force de l’espérance est ce qui nous permet de se remémorer les souvenirs de ceux qui ont marqué notre vie.
Alors que 2014 est disparue, voilà que 2015 nous ouvre grand ses bras avec ses ballons multicolores. De quoi sera-t-elle composée? Est-ce qu’elle nous apportera la santé pour pouvoir la traverser sans trop de mal?
Lecteurs et lectrices de ce blogue, je souhaite que la nouvelle année vous apporte la joie, la sérénité, le bonheur, l’espoir et la paix.
Mais plus que tout, je vous souhaite la santé afin de réaliser tous vos projets et vos rêves. Souriez à la vie sans lui en demander trop, mais juste ce qu’il faut.
Bonne et heureuse année 2015.
L’année 2014 tire sa révérence aujourd’hui. Alors quoi de mieux que de la terminer en humour. C’est pourquoi je vous offre le texte qui suit…
Au bureau de poste, son travail consistait à traiter le courrier qui était mal adressé ou dont les adresses étaient inexistantes. Un jour, il eut à traiter une lettre adressée d’une main tremblante à Dieu. Comme il ne pouvait la traiter, il pensa trouver une adresse de retour à l’intérieur. Il l’ouvrit et lut :
«Cher Dieu,
Je suis une vieille veuve de 93 ans, qui vit sur une très petite pension. Hier quelqu’un m’a volé ma sacoche. Il y avait 100 dollars à l’intérieur, c’était le seul argent qui me restait jusqu’à mon prochain chèque de pension.
Dimanche prochain, ce sera Noël, et j’avais invité deux de mes vieux amis à souper. Sans argent, je suis maintenant incapable d’acheter de la nourriture pour les recevoir. Je n’ai pas de famille qui puisse m’aider, vous êtes maintenant mon seul espoir. S’il vous plait pourriez- vous me venir en aide ?
Sincèrement,
Edna
(En indiquant son adresse)»
Le travailleur postal fut très touché. Il montra la lettre à tous ses confrères du bureau de poste. Chacun d’entre eux mit la main à sa poche et donna quelques dollars. Après avoir fait la tournée du bureau, il avait amassé 96 dollars. Fier de son coup, il en mit le contenu dans une enveloppe et la fit livrer à l’adresse de la vieille dame.
Pour le reste de la journée, tous les employés ressentaient un bien être intérieur d’avoir contribué à un beau geste de générosité. Noël vint à passer et quelques jours plus tard, une autre lettre apparut, adressée à Dieu, encore écrite par la vieille. Tous les employés s’attroupèrent autour du bureau de l’homme alors qu’il ouvrait la lettre. Il était écrit :
«Cher Dieu,
Comment pourrais-je vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour moi ? Grâce à votre geste de générosité et d’amour j’ai pu recevoir dignement mes deux amis en leur préparant un magnifique repas de Noël. Ce fut une très belle journée et j’ai avoué à mes amis que si la chose a été rendue possible, c’est grâce à vous et au beau cadeau que vous m’avez fait.
Au fait, il manquait 4 dollars sur le montant. J’ai bien peur que cela ait été volé par ces enculés d’employés du bureau de poste.»
Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2014 de ce blogue.
En voici un extrait :
Le Concert Hall de l’Opéra de Sydney peut contenir 2 700 personnes. Ce blogue a été vu 54 000 fois en 2014. S’il était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 20 spectacles pour accueillir tout le monde.
C’est avec cette phrase colorée que mon père accueillait une nouvelle ou une information incroyable. Parce que c’est de merde que je vais vous entretenir dans cet article.
Les excréments d’animaux retournent à la terre sous forme d’engrais pour les végétaux et c’est connu. Mais soigner et guérir la bactérie C. difficile avec de la merde humaine saine et d’excellente qualité, on aura tout vu!
C’est pourtant ce qu’affirmait Richard Béliveau, Docteur en biochimie, dans son article paru aujourd’hui dans Le Journal de Montréal. «La transplantation de selles provenant d’une personne en bonne santé à des malades infectés par la bactérie C. difficile permet de guérir 90% des patients.» C’est toute une nouvelle!
Se développant en milieu hospitalier, cette bactérie profite de la faiblesse de certains patients pour se propager dans leur intestin, cause des dommages considérables. Très difficile à traiter avec des antibiotiques puissants, la merde s’avère un remède efficace avec une guérison phénoménale dans 95% des cas, sans effets secondaires, ni récidives. «Des scientifiques ont proposés que la reconstruction de la flore intestinale en utilisant des selles provenant de personnes saines représente une nouvelle façon de combattre cette bactérie… Et ça fonctionne de façon spectaculaire.»
C’est bien beau tout ça mais comment on prend ce médicament? «Le principe est relativement simple: des selles fraîches, qui contiennent l’ensemble des bactéries intestinales, sont suspendues dans une solution saline et administrées au malade par irrigation du côlon, coloscopie ou encore à l’aide d’une sonde nanogastrique (introduite par le nez ou la bouche) pour atteindre le petit intestin. Ce transfert permet aux bactéries bénéfiques de la flore de s’implanter dans le côlon du malade, ce qui crée un environnement hostile pour C. difficile et neutralise complètement cette bactérie.»
Vous comprendrez que cette technique a ses inconvénients; Ça prend des selles fraîches obtenues moins de 6 heures avant l’intervention. Ensuite il faut sélectionner rigoureusement les donneurs pour éviter la transmission de virus qui pourrait nuire au patient et finalement mais non le moindre, la réticence à absorber des matières fécales lors de l’administration par sonde nanogastrique.
Mais l’espoir renait et la solution a été développée par des scientifiques américains; les matières fécales sont congelées puis administrées sous forme de capsules, sans perte d’efficacité. L’expérience de cette solution a été testée sur 20 patients et 70% ont été guéris après l’absorption d’un seul traitement, alors que les 30% restants ont obtenus le même résultat positif après un second traitement une semaine plus tard.
Une bonne nouvelle, en ces temps de mauvaises nouvelles, ça se prend bien. Maintenant, si un grossier personnage vous dit – Mange d’la marde, vous pourrez au moins lui apprendre que ça peut sauver des vies.
Bonjour belle Audrey-Anne. Il y a huit ans aujourd’hui tu venais embellir notre vie de ton sourire. Comme tu grandis vite! Et pour cette belle journée spéciale pour toi, tu seras le centre d’attraction, celle qu’on admire, celle qu’on envie, celle qu’on adore.
Les amis, les parents et tous ceux qui te connaissent en profiteront pour te souhaiter la plus belle des journées avec plein de soleil dans ton joli petit cœur. C’est pourquoi, grand-maman Loulou se joint à moi pour te souhaiter la plus magique journée d’anniversaire, avec plein de jeux, beaucoup de rires, des friandises à s’en rendre malade, un gâteau géant gros comme ça, mais sans chocolat pour que ton grand frère puisse y goûter, et des tonnes de surprises.
Et n’oublies surtout pas qu’on t’aime gros comme l’univers et que même si nous sommes loin, on voudrait te serrer dans nos bras et te faire le plus gros des câlins. Mais quand on se retrouvera au temps des perce-neiges, on t’en fera un vrai de vrai. Promis!
xxx
À quelque jours de Noël, les journaux font leur rétrospective de l’année en cours qui devra céder sa place à une autre, remplie d’espoir. C’est une période de l’année que je ne déteste pas du tout.
En feuilletant les journaux, on se rend compte que le temps file, que tout va beaucoup trop vite. Il me semble qu’hier on parlait du bogue de l’an 2000 et voilà qu’on se retrouve, quinze années plus tard, et tout ce chemin est déjà derrière nous. J’avoue qu’une fois la cinquantaine venue, on avance à la vitesse Grand-V.
C’est aussi une période qui amène son lot d’histoires de vie, tantôt triste comme l’incendie meurtrier de Les Coteaux à deux jours de Noël, et les histoires de miraculés devant qui la médecine ne donnait aucune chance de vivre, mais à qui le Créateur a donné une seconde chance. On dirait que durant la période des Fêtes, cette période de réjouissance, ça nous marque profondément d’une trace indélébile à tout jamais.
Il y a de cela 38 ans, le 24 décembre 1976, le téléphone sonnait en pleine nuit pour nous annoncer le décès de notre grand-mère maternelle. Année après année, le film des événements se déroule dans ma tête, dans ses moindres détails, et je me rappelle combien c’était difficile, les jours suivants, de conjuguer tristesse et joie.
Ici en Floride, les décorations illuminées brillent dans la verdure des parterres que nous sommes maintenant habitués de voir. Sincèrement, la neige ne nous manque pas. La veille, nous étions 24 personnes à partager un repas dans un restaurant voisin et par la suite, Carole et Mario nous recevaient pour danser au son de ma musique. Michel et Jacques, respectivement guitariste et accordéoniste, m’accompagnaient pour l’occasion. L’assistance était en forme et la danse a eu tôt fait de brûler les calories en trop, jusqu’à minuit, l’heure des rapprochements pour se souhaiter un Noël joyeux.
Le 25, c’était le téléphone et les communications vidéo avec les proches, la famille et les amis, sans oublier les bouches fendues jusqu’aux oreilles de nos petits-enfants, décrivant et présentant leurs nouveaux cadeaux fraîchement déballés. C’est toujours magique l’expression des enfants qui sont d’une sincérité contagieuse.
En fin d’après-midi, on a eu droit à une très belle performance de la chorale de Pioneer Village, qui s’est grandement améliorée depuis l’ajout de quelques choristes masculins et féminins, faisant de cette formation une chorale digne de ce nom avec ses beaux airs de Noël. Puis, un copieux repas de Jambon nous attendait dans la grande salle. Comme aucune danse n’était prévue par la suite, nous sommes restés près d’une trentaine de lurons, à jouer aux dés. On faisait du bruit pour 100 personnes dans cette grande salle désertée.
En conclusion, me voilà devant mon clavier, à vous raconter mon histoire d’il y a déjà 48 heures. Quand je vous dis que le temps file… Même si notre famille nous manque un brin, on se considère chanceux d’être ici, sous un chaud 73°F encore à 22h30, et d’en profiter jusqu’à ce demain qui finira bien par arriver un jour. Et vous, votre Noël, il était comment ?
À vous tous, lecteurs et lectrices assidus du blogue, je vous souhaite le plus beau des Noëls, rempli de joie, de bonheur, de paix, d’amour et de partage.
Au moment des réjouissances, ayez une pensée pour ceux et celles qui ne peuvent partager les mêmes instants et qui sont abandonnés, violentés et abusés, ou qui ont perdu tout le sens profond de cette célébration.
Enfin, gardez candidement votre cœur d’enfant pour savourer pleinement ce qui compte vraiment : le moment présent !
LE BONHEUR
À la veille de cette belle Fête de Noël et à travers les festivités qui s’annoncent, c’est aussi un temps de réflexion pour ceux et celles qui vivront cet événement dans la solitude pour différentes raisons et parfois même dans l’oubli. Tout le monde a droit à sa part de bonheur et particulièrement durant cette Fête du renouveau, de la naissance. Mais est-ce qu’on n’essaie pas de se forger justement ce bonheur dans les biens matériels, alors qu’il ne tient souvent qu’à peu de choses? C’est pourquoi je vous offre ce texte, déniché quelque part, sans signature, et qui permet d’y réfléchir, à quelques heures de l’allégresse.
«On se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleure après s’être marié, après avoir eu un enfant, et ensuite, après en avoir eu un autre… Plus tard, on se sent frustré, parce que nos enfants ne sont pas encore assez grands et on pense que l’on sera mieux quand ils le seront. On est alors convaincu que l’on sera plus heureux quand ils auront passé cette étape.
On se dit que notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour notre conjoint, quand on possédera une plus belle voiture ou une plus grande maison, quand on pourra aller en vacances, quand on sera à la retraite… La vérité, c’est qu’il n’y a pas de meilleur moment pour être heureux que le moment présent. Si ce n’est pas maintenant, quand le serait-ce?
La vie sera toujours pleine de défis à atteindre et de projets à terminer. Il est préférable de l’admettre et de décider d’être heureux maintenant qu’il est encore temps. Pendant longtemps, on pensait que notre vie allait enfin commencer, la vraie vie! Mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, un problème qu’il fallait résoudre en premier, un thème non terminé, un temps à passer, une dette à payer. Et alors la vie allait commencer! Jusqu’à ce qu’on se rende compte que ces obstacles étaient justement la vie.
Cette perspective aide à comprendre qu’il n’y a pas un chemin qui mène au bonheur. Le bonheur EST le chemin. Ainsi passe chaque moment que nous avons et plus encore quand on partage ce moment avec quelqu’un de spécial, suffisamment spécial pour partager notre temps et, que l’on se rappelle que le temps n’attend pas.
Alors, il faut arrêter d’attendre de terminer ses études, d’augmenter son salaire, de se marier, d’avoir des enfants, que ses enfants partent de la maison ou, simplement, le vendredi soir, le dimanche matin, le printemps, l’été, l’automne ou l’hiver, pour décider qu’il n’y a pas de meilleur moment que maintenant pour être heureux.
LE BONHEUR EST UNE TRAJECTOIRE ET NON PAS UNE DESTINATION!
Il n’en faut pas beaucoup pour être heureux. Il suffit juste d’apprécier chaque petit moment et de le sacrer comme l’un des meilleurs moments de sa vie.»
– Pom, pom, pom, chantonne le père Noël, tout guilleret. Ce soir c’est ma grande tournée. Aucun enfant ne sera oublié!
Il enfile son beau costume rouge bordé de fourrure blanche, son bonnet et ses bottes fourrées, attrape sa grande hotte en osier, ouvre la porte de l’atelier à jouets et… catastrophe! Le père Noël n’en croit pas ses yeux. Voitures téléguidées, poupées, ours en peluche, tout a disparu! Le père Noël sent la moutarde lui monter au nez. De sa grosse voix, il appelle ses amis lutins, ceux qui fabriquent les jouets :
– Saperlipopette de saperlipopette! Les lutins, on a volé tous vos jouets.
Aussitôt, tous les lutins accourent, affolés.
– Oh non, c’est vraiment pas juste, pleure Clémentine, la plus petites des lutines. Après tout le mal qu’on s’est donné…
– Et les petits enfants qui n’auront rien au pied du sapin, se lamente Félicien, le roi des lutins.
Le père Noël regarde sa montre :
– Mes amis, pas de panique! Il nous reste dix heures pour retrouver nos jouets. Quant à ce coquin de voleur, il va passer un sale quart d’heure, foi de père Noël!
Il prend Félicien et Clémentine sur ses épaules, et les voilà partis tous les trois dans la neige et le froid. Félicien s’écrie :
– Regardez, père Noël, les traces des voleurs, là, près de l’atelier!
Le père Noël découvre des empreintes de grosses pattes, grandes comme une poêle à frire. Et à côté, des traces de pattes larges comme les assiettes d’une dînette; et puis aussi, une troisième série d’empreintes, comme si on avait traîné quelque chose par terre.
– Ce sont nos jouets qu’ils ont traînés? demande Clémentine.
– Pour le savoir, les amis, suivons ces traces, lance le père Noël, qui marche d’un pas décidé, malgré la neige qui tombe sur eux à gros flocons.
Bientôt, le père Noël a de la neige jusqu’aux genoux, puis jusqu’au ventre. Il marche longtemps, très longtemps.
– Père Noël, sommes-nous perdus? demande Clémentine, toute angoissée.
Le père Noël est bien embêté. Heureusement, Félicien s’écrie :
– Là-bas!
Et de son minuscule doigt de lutin, il montre une petite lumière qui brille entre les flocons. Vite, vite, de la neige jusque sous les bras, le père Noël arrive devant un igloo. À l’intérieur, on entend des rires, des chants.
– Sortez de là! crie le père Noël d’une voix forte.
Silence… Et puis la grosse truffe noire de Bébert, l’ours polaire, sort de l’igloo, suivie du fin museau argenté de Bernard, le renard bleu, et de la grosse tête ronde de Bartok, le phoque.
– Les traces, c’était vous! s’écrie Félicien.
– Vous n’avez pas honte? gronde le père Noël.
– Rendez-nous nos jouets! exige Clémentine.
– Les paquets sont dans notre igloo, disent les trois animaux, honteux.
– On est désolés, mais on est les seuls à ne pas avoir de cadeaux, grogne le phoque.
– Alors qu’on habite tout à côté de chez vous, reproche Bébert l’ours.
Le père Noël éclate de rire :
– Vous avez raison, c’est injuste.
– Dès l’année prochaine, vous nous enverrez votre liste, dit Clémentine.
Et c’est ainsi qu’au petit matin, comme tous les matins de Noël depuis très, très, très longtemps, les petits enfants sautèrent de joie en découvrant les jolis jouets que le père Noël et ses amis avaient déposés dans leurs souliers.
Histoire de Vincent Villeminot
Illustrations par hérèse Bonté
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2004
Ce conte était le dernier de la série pour cette année. Merci de vos commentaires et de votre assiduité. On se donne rendez-vous en décembre 2015, pour la suite des merveilleux contes de Noël.