Enfin chez-nous

Vers 10h30, empruntant la sortie 38 de l’autoroute 15, le paysage familier s’offrait à nous. Depuis notre départ du Lake George, les arbres dénudée, contrastaient avec notre doux climat du sud, qu’on venait â peine de quitter. C’est fou comme, sur un même parallèle, la nature peut changer du sud au nord. Paysage de désolation, l’hiver tarde à faire place au printemps. Il fait froid, -2, dans les Adirondacks avec un vent dominant qui atteint les 25 km/h et qui nous suivra jusqu’à St-Philippe. Des petits monticules de neige persistent parcimonieusement sur notre camping désert, mais qui s’active timidement. Un ouvrier prépare le coffrage de ce qui deviendra notre nouveau poste d’accueil d’ici six semaines.

Les terrains, gorgés d’eau, obligent un saisonnier à stationner sa caravane à sellette près de la salle communautaire en attendant l’assèchement. Officiellement, l’ouverture est prévue pour demain. Il ne reste que l’eau à connecter et nous serons en mode normal. En après-midi, le mercure atteignait les 14°C, pour provoquer une fonte rapide. On pouvait découvrir des parcelles de terrain, encore enneigé trois heures plus tôt. Mais il n’y a pas foule et nous sommes les seuls dans notre secteur. On a bien l’impression que dès demain, le mouvement s’amorcera, annonciateur de belles retrouvailles.

Mais l’important c’est d’être enfin chez-nous. Louise et moi avons fait un saut à l’hôpital avec mon frère Sylvain et sa conjointe Lise, en soirée. Mon père est bien, même si la possibilité de débloquer l’artère de l’épaule s’avère impossible selon le médecin. La médication sera retenue comme solution et il est même probable qu’il soit retourné à la maison. Tout un revirement et c’est pour ça que je ne cesse d’affirmer qu’il est un combattant. Et samedi en matinée, devinez quoi ? On rend visite aux petits-enfants devenus grands, mon fils Pascal et sa conjointe Annie, sans oublier le gros toutou Arthur, un mélange de bouvier bernois et de labrador, qui vous fait apparaître un bleu d’un coup de queue d’excitation. Ce sera Noël en avril. Ensuite, à nous l’été, pour prendre la clé des champs !

On s’approche de notre caravane

"VFMLID=33272856"Un bon bout de chemin a été complété aujourd’hui et nous relaxons au Holiday Inn de Lake George, dans les Adirondacks. Un autre 1 200 kilomètres d’achevé sous un merveilleux soleil sur fond de ciel avec quelques nuages. Aucune trace de neige, voire même un seul soupçon de blanc dans les champs ne subsiste. On verra demain si la montagne en a effacé toute trace également.

En traversant la région métropolitaine de Washington, un petit bouchon nous retenu une quinzaine de minutes à cause des travaux qui, soit dit en passant, ont complètement chamboulé le paysage. C’est tout un réseau routier qui se développe dans ce secteur et on se rend compte que l’automobile est la priorité des amerloques. Même constat sur le New Jersey Turnpike, qui s’est vu transformé par l’ajout de nouvelles voies de circulation et de tableaux électronique dernier cri.

En fin d’après-midi, on recevait un courriel de l’administration de notre camping estival, faisant état de l’ouverture probable ce samedi, à cause de l’hiver difficile qui vient de se terminer. Ce sera la première fois qu’il ne sera pas ouvert un 6 avril. Ça nous désappointe un peu parce que nous arrivons demain. On va y faire un saut pour voir s’il n’y aurait pas une possibilité d’occuper notre caravane dès maintenant, étant donné qu’elle est déjà sur place.

Notes au carnet de voyage; Certains arbres sont fleuris du long de l’Interstate 95 en Virginie. Des fleurs blanches de toute beauté ! Signe aussi du printemps, on a observé une grande quantité de chevreuils qui broutaient aux abords du New York State Thruway. Il faut être très vigilant puisque qu’ils sont à quelques bonds de sauter directement sur la chaussée, sans aucunes entraves. Ces deux découvertes ont égayées notre belle journée. Au moment d’écrire ces lignes, le mercure indique 2°C. Brrrr ! Faudra s’y faire après «l’hiver» qu’on vient de vivre.

Finalement, papa s’est fait dire que l’équipe médicale envisageait de déboucher l’artère de l’épaule… On se croise les doigts pour que ça marche, afin de le garder avec nous plus longtemps. Le Gars d’en haut a peut-être décidé que le ciel pouvait attendre, qui sait ! Les bonnes nouvelles ne se refusent pas, même si nous n’avons pas encore crié victoire.

Sur le chemin du retour

Sur le coup de 7h30, un dernier tour de clé était donné et, avec le coffre de l’auto rempli à rebord, nous quittions notre havre floridien pour débuter notre migration nordique. C’était venteux et les nuages laissaient présager une matinée pluvieuse. Je ne sais pas pour Fort Myers mais en traversant Daytona Beach en fin de matinée, le ciel nous est tombé sur la tête, avec une pluie torrentielle où la visibilité se résumait à 500 pieds tout au plus.

VFMLID=33264724Mis à part cet épisode éphémère, le soleil a été notre compagnon de route jusqu’à la tombée de la nuit. Après 1 200 kilomètres d’une circulation fluide, c’est au Holiday Inn de Lumberton en Caroline du Nord, que nous passons la nuit. Tôt demain matin, nous continuons notre périple en espérant passer la prochaine nuit au Lake George, état de New York.

Petites note au carnet de voyage, on a vu quelques VR en panne sur le côté de la route. Pannes mineures ou majeures, je ne saurais dire, si ce n’est qu’à chaque fois, le souvenir de nos pannes du passé refait surface. Il faut dire aussi que beaucoup sont téméraires et n’hésitent pas rouler à plus de 115 km/h sur de longues distances et on l’a constaté à maintes reprises. Ça n’arrange rien. Autre constatation, les stationnements des Walmart et FlyingJ sont toujours bondés de snowbirds dès… 15 heures, alors que les chevreuils appellent à la prudence le long des routes de la Caroline du sud, vers le nord. On en a croisé. Finalement, côté nourriture, on vous refile d’éviter le restaurant Olive Garden de Florence (Sortie 160A) en Caroline du Sud. À déconseiller, très ordinaire et même décevant pour le prix ! Mais ça demeure une question de goûts et de choix.

Un dernier mot sur mon papa. D’abord, je tiens à remercier tous ceux et celles qui sont allés de leurs encouragements et support, par les commentaires sur le blogue, facebook et en personne. Vous n’avez pas idée comme c’est réconfortant. Lorsque je verrai mon père, je lui en glisserai un mot. Présentement, sa condition est stable et il est toujours sous surveillance à l’hôpital. Il doit se ménager. Son moral est bon et il est conscient. Il fait la conversation, même s’il est confus à l’occasion. On prend ça un jour à la fois. Aujourd’hui, son jour d’anniversaire il a eu droit à un gâteau de circonstance et il était très heureux de cette délicate attention.

Bon anniversaire papa

2009-04-08 001AMême si ta situation n’est pas celle que j’aurais espérée, je veux te souhaiter un beau 85e anniversaire de naissance. Tu as toute ma reconnaissance, ma gratitude et mon amour.

Que cette journée soit belle et remplie d’agréables surprises. Je serai bientôt là afin de partager un peu de ton précieux temps.

Je me souviens… d’absolument rien !

CouillardComment arriver avec une citation différente, alors que le peuple de colonisés a décidé qu’un purgatoire de 18 mois était suffisant pour reporter au pouvoir un parti de corrompus, et majoritaire de surcroît. L’ère Charest est de nouveau au pouvoir, avec toute la latitude pour continuer son œuvre de collusion.

Les québécois ont la mémoire courte et ils réaliseront assez vite dans quoi nous seront dorénavant plongés. Legault a prêché dans le désert en offrant une alternative, un renouveau, pendant que Marois promettait de protéger le français et la laïcité dans la fonction publique. Le Québec est vraiment une société distincte, une société sans souvenirs qui fait fi de son histoire de conquis. Les libéraux devraient dès maintenant, faire disparaître cette phrase vide de sens, sur les plaques d’immatriculations pour la remplacer par Un peuple amnésique. Il fallait les voir agiter le fleur-de-lys et l’unifolié. Rapidement, il vont signer la constitution canadienne

C’est le monde à l’envers avec probablement un ministre de la santé vire-capot de 400 livres, qui crachait, il y a à peine 18 mois, sur le parti qui vient de lui donner un poste à l’Assemblée nationale. Dès les prochaines semaines, les foulards et turbans vont revenir à la mode et l’assimilation de la langue va connaître un regain de vie. Non ! Ce soir, je n’ai absolument aucune fierté d’être québécois parce qu’on vient de faire 10 pas en arrière. On a le gouvernement qu’on mérite. La Commission Charbonneau va nous le rappeler dès demain.

Avez-vous visionné le vox-pop de Guy Nantel qui circule depuis quelques jours sur facebook ? Pathétique de constater l’ignorance totale des citoyens. Pitoyable comment ils sont ignares des gens qui gouvernent le Québec. Et ce sont ces personnes qui votent… Il ne faut donc se surprendre de rien.

On quitte précipitamment

Route QcOn ne contrôle pas sa destinée et encore moins celle des autres. Présentement, nous vivons une situation émotive qui nous oblige à lever les voiles et rentrer précipitamment chez-nous.

Depuis quelques jours, mon père, qui atteindra son 85e printemps ce mardi, est hospitalisé, gravement malade et le diagnostic des médecins est sans équivoque; le cœur, usé, fait des siennes, arrivant difficilement à accomplir sa tâche, devant des artères bouchées, inopérables. On ne veut pas évoquer le pire mais on s’y prépare contre notre gré.

Alors, on rentre au Québec pour espérer vivre encore quelques instants en sa compagnie. Au moment d’écrire ces lignes, il est toujours lucide, entouré, et reçoit des soins exceptionnels. Mon père c’est un battant et je sais qu’il s’accroche avec l’énergie du désespoir.

De mon côté, le fait de vous confier la peine qui m’assaille via ce blogue, me permet de canaliser mes émotions. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir et c’est à cette mince consolation que je veux m’accrocher. Quelques fois, il m’est plus facile de m’exprimer par l’écriture à cause de cette boule dans la gorge qui m’étouffe. Je suis de cette maudite génération qui refoule et qui ravale ses pleurs.

Nous quittons mardi matin à l’aube et jeudi après-midi, nous devrions être avec nos proches. D’ici là, je vous laisserai des nouvelles ici.

Une pinte de bon sang

Rire31Fred et Mary se marient mais ils n’ont pas les moyens de s’offrir une lune de miel, alors ils retournent chez les parents de Fred pour leur première nuit ensemble. Le matin, Johnny, le petit frère de Fred se lève et prend son petit déjeuner. Il est prêt à partir pour l’école et il demande à sa maman si Fred et Mary sont déjà levés. Elle répond :

– Non !

Johnny demande :

– Tu sais ce que je pense ?

Sa maman répond :

– Je ne veux pas entendre à quoi tu penses ! Allez, file à l’école !

Johnny revient à la maison pour le déjeuner et demande à sa maman :

– Fred et Mary sont déjà debout ?

Elle répond :

– Non !

Johnny demande :

– Tu sais ce que je pense ?

Elle répond :

– Je m’en fous de ce que tu penses ! Finis ton déjeuner et retourne à l’école.

Après l’école, Johnny revient à la maison et demande encore une fois :

– Fred et Mary sont déjà debout ?

Elle répond :

– Non !

Il demande :

– Tu sais ce que je pense ?

Sa maman répond :

– BON ! alors, dis-moi à quoi tu penses ?

Il dit :

– La nuit dernière, Fred est venu dans ma chambre pour prendre de la vaseline et je pense que… je lui ai donné la colle pour mes maquettes d’avion.

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Le corps d’un homme récemment décédé arrive chez l’entrepreneur de pompes funèbres. Il est vêtu d’un chic habit noir, bien taillé qui doit valoir une petite fortune. La directrice du salon, une jeune blonde, s’informe auprès de la veuve de la tenue vestimentaire qu’elle voudrait pour le décédé, tout en faisant remarquer que le défunt paraît très bien dans le costume qu’il porte déjà. La veuve lui répond que son mari a toujours été à son meilleur quand il portait du bleu, et qu’elle désirait l’enterrer dans un habit bleu. Elle remet donc à la directrice un chèque en blanc, lui disant :

– Peu importe ce que cela pourra coûter, je veux que mon mari soit exposé dans un habit bleu.

La veuve retourne au salon le lendemain. À sa grande satisfaction, elle trouve son mari dans un chic habit bleu avec de petites rayures. L’habit lui va parfaitement… Elle dit à la directrice :

– Peu importe le coût, je suis très satisfaite. Vous avez fait un bon travail et je vous en remercie. Combien avez-vous dépensé ?

À sa grande surprise, la jolie blonde lui remit le chèque en blanc !!!

– Il n’y a aucun frais ? lui dit la blonde.

– Non, vraiment, je dois vous compenser pour ce qu’a pu coûter cet élégant costume bleu, dit la dame.

– Honnêtement, madame, dit la directrice, il ne m’a rien coûté. Hier, quelques minutes après votre départ, un autre cadavre nous est arrivé, et le défunt était à peu près de la même taille que votre défunt mari, et il portait un magnifique costume bleu. J’ai demandé à son épouse si elle voyait une objection à ce que son mari soit porté en terre avec un costume noir… Elle me répondit qu’elle n’y voyait aucun problème s’il paraissait aussi bien. Je n’ai finalement eu qu’à inter changer les têtes et tout était réglé.

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Un médecin africain dit à son collaborateur Mamadou :

– Écoute, Mamadou, demain, je vais à la chasse, mais je ne veux pas fermer la clinique, alors tu t’occuperas des patients qui viendront.

– D’accord, docteur, répond Mamadou.

Le docteur va à la chasse et le lendemain, il demande à son assistant :

– Alors, comment s’est passée ta journée?

Mamadou explique qu’il a eu 3 patients.

– Le premier avait une migraine et je lui ai donné de l’aspirine.

– Très bien, Mamadou, et le 2ème ?

– Le deuxième avait des brûlures d’estomac, je lui ai donné du Maalox, Monsieur.

– Bravo! Bravo, tu es un vrai pro, Mamadou. Et, le troisième ?

– Bien, j’étais assis et d’un coup sec la porte s’est ouverte. Une femme est entrée comme une furie. Elle s’est déshabillée complètement, elle s’est couchée sur la table d’examen et elle m’a crié :

– Aidez-moi ! Cela fait 5 ans que je n’ai pas vu un homme !

Plutôt inquiet, le médecin demande :

_ Et, qu’est-ce que tu as fait, Mamadou ?

– Je lui ai mis des gouttes dans les yeux.

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Ça se passe aux U.S.A…

Un soldat se précipite sur une religieuse et, à bout de souffle, lui demande :

– S’il vous plaît, puis-je me cacher sous votre jupe ? Je vous expliquerai dans un instant pourquoi».

La religieuse accepte de le faire et une minute plus tard deux policiers militaires se précipitent et demandent :

– Ma Sœur, avez-vous vu un soldat ?.

La religieuse leur répond :

– Il est parti dans cette direction.

Une fois les deux policiers militaires partis, le soldat sort en rampant de sa jupe et dit :

– Ma sœur, je ne vous remercierai jamais assez. Voyez-vous, je n’ai pas envie d’aller en Irak.

La religieuse lui dit :

– Je vous comprends tout-à-fait.

Le soldat ajoute :

– J’espère que vous ne me trouverez pas grossier, mais vous avez une belle paire de jambes !

La religieuse répond :

– Si vous aviez regardé un peu plus haut, vous auriez vu une belle paire de couilles. Je n’ai pas envie d’aller en Irak non plus.

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Un p’tit vieux s’en va dans un bordel pour s’offrir un p’tit plaisir. La matrone le conduit vers une jeune fille appétissante et prête à tout. Sûre d’elle, la fille lui dit :

– Mon vieux, déshabille-toi et passons aux choses sérieuses !

Le p’tit vieux se déshabille en vitesse, mais la fille lui prend tous ses vêtements et les jette par la fenêtre.

– Qu’est-ce que tu fais là, espèce de folle ! dit le vieux monsieur fâché.

– Fais toé z’en pas pépé, on va faire l’amour toute la nuit, et demain matin tes vêtements vont être trop grands pour toi !

La fille se déshabille à son tour. À son tour, le p’tit vieux prend les vêtements de la madame et les jette à la fenêtre.

– Qu’est-ce que tu fais là, le malade ? Es-tu en train d’essayer de te venger ?

– Pas du tout ma belle… mais le temps que ça va prendre pour que j’aie une érection, la mode va sûrement avoir changé !

Il faut que ça fonde

Clé des Champs 30 mars 2014On est attentif à la météo du Québec de ce temps-ci. Si les riverains de la Montérégie s’inquiètent de la crue des eaux, nous c’est plutôt la bonne épaisseur de neige qui recouvre l’entrée du camping où nous demeurons au Québec, qui nous préoccupe. Nos espions Linda et Benoît y ont fait un saut à leur arrivée au Québec ce dernier dimanche et, photo à l’appui dans cet article, le spectacle était désolant; une bonne épaisseur de neige rendait la tâche impossible de mettre le pied sur le terrain. Nul besoin de découvrir l’état de nos emplacements en cette fin d’hiver. On se serait encore cru en plein mois de janvier.

C’est assez contrastant avec le printemps 2013, alors que la direction du camping nous annonçait joyeusement par courriel dès la fin mars, l’ouverture du camping pour le 6 avril. Les saisons se suivent mais ne se ressemblent pas. On n’y peut rien contre Dame Nature. Nous sommes impuissants ! Mais il faudrait bien qu’elle prenne les choses en main parce que nous prévoyons retrouver notre caravane le 14 avril prochain. Au moins, qu’on puisse s’y rendre et mettre en route les systèmes d’égout, d’eau potable et de chauffage. Allez, s’il-vous-plaît Dame Nature ?

Alors, nous sommes toujours dans l’attente de ce courriel salutaire qui pourrait nous permettre de rentrer à la maison. C’est sûr qu’il y a des alternatives, mais rien de mieux que de retrouver notre chez-soi. À la mi-avril, la pelouse, même jaunie par l’hiver, a pleinement le droit de reprendre sa place au soleil. J’ai parlé à Benoît qui est rentré dimanche et je l’ai senti dépressif, peut-être la larme à l’œil devant son vélo qui ne demandait qu’à sortir et rouler quelques kilomètres, histoire de se dérouiller.

J’ai aussi discuté avec Marcel, victime encore une fois d’un roulement à billes défectueux, et forcé de camper une trentaine d’heures, dans une cour de garage. Mais il en faut beaucoup plus à l’ami Marcel, pour le dissuader de reprendre la route à nouveau, l’hiver venu, afin de poursuivre avec sa douce, leur aventure de Snowbirds. Ici à Pioneer Village, les volets des petites maisons se referment graduellement et les espaces délaissées par les véhicules récréatifs, dévoilent leur pelouse en broussaille.

Mais pour ceux qui occupent toujours leur maison au Québec, c’est plus acceptable que pour nous, de revenir à la neige, alors c’est pour ça qu’il faut que ça fonde… Lentement, mais régulièrement ! Il me semble que ce ne soit pas trop demandé. On se croise les doigts et mon petit auriculaire me dit que notre vœux sera exaucé. Espérons qu’il a vu juste.

Retour de Nos Amours

MontrealExpos2Quelle belle fin de semaine de baseball les partisans ont eu au Stade olympique vendredi et samedi dernier. J’aurais aimé être là ! Près de 100 000 personnes ont remplis les gradins, pour le plus grand plaisir des organisateurs et surtout des partisans qui n’ont pas oublié la façon cavalière dont les Expos ont quitté Montréal pour Washington, dans l’incompréhension.

Dix ans auparavant, nous avions la meilleure équipe, au jour du déclenchement d’une grève générale, qui allait marquer le début de la fin d’une grande équipe. Sans faille, ce groupe de jeunes vedettes affichait un dossier de 74 victoires et 40 défaites au milieu d’août. Les propriétaires de l’époque, sans vision et avec le souci de récupérer quelques unes de leurs billes, se sont écrasés. Qui sait où, le brillant avenir qui se dessinait aurait pu nous mener.

Mais Warren Cromartie et son groupe, jumelés à Evenko ont ravivé la flamme et l’espoir de retrouver Nos Amours dans un avenir rapproché. Avec cette démonstration de conviction et d’amour, le baseball majeur doit maintenant en tenir compte au moment de déménager une concession actuelle moribonde qui traînerait de la patte.

Pour ma part, je partage à part entière le souhait de Felipe Alou à l’effet que le prochain club de baseball à Montréal, conserve le nom des Expos, et que leur histoire se poursuivent pour longtemps. En regardant les images de ces deux matchs à la télé, je n’ai pu m’empêcher de ne remémorer les belles soirées passées au stade avec mon fils Pascal, nos gants de baseball et ma feuille de marqueur, un exercice que j’adorais.

J’ai aussi revu et imagé le kiosque à pizza où on se payait deux délicieuses pointes à moitié prix, pour écouler ce qui restait sur le comptoir. Victoire ou défaite, c’était un happening à tout coup.

Revoir quelques membres vieillissants de l’équipe de rêve qu’on avait dans notre cour en 1994, était une bonne idée tout comme ce vibrant hommage au regretté Gary Carter, un kid qui était l’âme de cette équipe. Oui, définitivement une belle fête du baseball qui a ressassé tellement de souvenirs, qu’il faut tout mettre en oeuvre pour ramener enfin Nos Amours et effacer l’erreur de 2004.

Nostalgie

2014-03-29 001On dit que toute bonne chose a une fin et c’est précisément dans l’état où nous sommes, à l’approche de notre migration nordique. Hier, c’était le farewell dinner, un souper d’adieu pour couronner une autre belle saison au pays des gougounes. Notre groupe a quelque peu diminué, comme vous pouvez le constater sur cette photo, parce que les amis Carole et Marcel, de même que Linda et Benoît, sont déjà en route pour notre beau Québec blanc, depuis vendredi matin, laissant un peu de nostalgie dans l’air. C’est le moment des accolades et embrassades tout en souhaitant se retrouver déjà l’automne prochain. C’est viral !

Justement, des nouvelles d’eux on en a; Carole et Marcel faisaient halte au Carolina Crossroads de Roanoke Rapids en Caroline du Nord, la nuit dernière, après avoir précédemment séjourné, vendredi soir, au Walkabout de Woodbine en Géorgie. Si leur première journée s’est déroulée sous le soleil, la seconde était arrosée d’une pluie continue, comme d’ailleurs tout l’est des États-Unis. Espérons que le caca blanc qui sévit dans les Adirondacks présentement, ne les ralentira pas trop. Et Carole qui aurait préféré l’avion…

Blainville 30 mars 2014Justement, Linda et Benoît eux, sont pris en plein dedans, étant séquestrés dans leur chambre d’hôtel de Glenn Falls, au cœur de cette chaîne de montagnes au terme d’une journée excécrable. Dépourvus de pneus d’hiver, ils attendent que la neige, la poudrerie et l’épandage de fondants soient terminés avant de reprendre la route. Une petite conférence vidéo sur Facetime ce matin confirme que le moral est bon même si Benoît tempête, c’est le cas de le dire, devant la mauvaise humeur de Dame Nature. Comme pour les préparer au pire, la photo de droite nous montre un aperçu du temps qu’il faisait, ce matin, à Boisbriand, gracieuseté d’un membre de leur famille ! Une p’tite Valium les amis !!! Stay calm and cool !

C’est évident qu’un retour au Québec à la fin mars, amène ce flot d’incertitudes dans ce pays où l’hiver tarde à laisser toute la place au printemps, comme pour nous narguer. On connaît ça, Louise et moi, pour l’avoir vécu pendant huit ans. Aujourd’hui, tous deux à la retraite, on apprécie rentrer au bercail à la mi-avril, où le risque est moins présent. Quoi qu’il en soit, dans quelques semaines, le soleil fleurira les bourgeons et nous serons à l’aube de notre belle saison d’été, avec notre famille qui nous a physiquement manqué. Mais avec l’incontournable Facetime, on réussit facilement à passer au travers. C’est comme s’ils étaient avec nous. Ah, la technologie, quand tu nous tiens !

Ce matin, le soleil est présent à Pioneer Village, après une semaine d’instabilité météorologique. Lundi, des tonnes de pluie nous sont tombées sur la tête au point où il nous a été impossible de jouer notre ronde de golf hebdomadaire de mardi, devant la fragilité du parcours fortement gonflé d’eau. Et pour terminer cette semaine en beauté, une autre pluie diluvienne s’est abattue sur la région en après-midi et en soirée hier, laissant des marres d’eau de près de deux pouces un peu partout sur le terrain, notamment autour de la salle communautaire. Je comprends qu’il en faut pour arroser la végétation, mais quand même… Consolez-vous les amis qui sont sur la route, cette dépression couvre tout l’est du continent, jusque chez-nous au Québec. Mais pour vous rassurer, retenez bien ceci; -Après la pluie, vient le beau temps !

Message de l’Association Canadienne des Snowbirds

CSAÉtant membre de cette association, je désire partager avec vous la dernière correspondance que je viens de recevoir, en regard des séjours prolongés aux États-Unis.

Le 4 février 2011, les gouvernements du Canada et des États-Unis publiaient une déclaration intitulée «Par-delà la frontière : une vision commune de la sécurité du périmètre et de la compétitivité économique.» Le programme qui en découle a pour but de renforcer la sécurité et d’accélérer la circulation légitime des personnes, des biens et des services.

D’ici le 30 juin 2014, dans le cadre de l’initiative «Par-delà la frontière entre nos deux pays», le programme sera élargi et comprendra l’échange de renseignements sur les entrées et sorties des citoyens canadiens et américains. Ainsi, une fiche d’entrée dans un pays pourra servir à établir une fiche de sortie de l’autre pays.

Vu ce changement, les voyageurs devront être plus vigilants dans le calcul de la durée de leur séjour aux États-Unis. Mais cela n’affectera en rien la réglementation à laquelle les citoyens canadiens sont déjà assujettis. En d’autres termes, cet échange de renseignements n’aura aucun effet sur la façon dont les deux pays déterminent votre résidence : les politiques d’immigration du Canada et des États-Unis restent inchangées.

Les États-Unis permettent généralement aux citoyens canadiens admissibles de séjourner pendant une période de « six mois moins un jour ». Le calcul se fait dans toute période de 12 mois.

Du point de vue des impôts, règle générale, si vous séjournez régulièrement quatre mois ou plus aux États-Unis chaque année, vous devriez remplir et soumettre le formulaire 8840 de l’IRS, afin d’éviter de devoir payer l’impôt sur le revenu américain.

In Memoriam – Marie-Berthe Riendeau – 3e anniversaire

CroixBonjour Tante Berthe. Trois ans se sont écoulés depuis ton départ. Aujourd’hui, nous te rendons un hommage bien mérité. C’est une façon et une occasion pour te remercier pour ces souvenirs inoubliables qui habitent nos cœurs à tout jamais.

 

La force de l’espérance est ce qui nous permet de se remémorer les souvenirs de ceux qui ont marqué notre vie.