La fébrilité du temps des Fêtes se fait de plus en plus sentir en cette dixième semaine de migration. Autour de nous, les espaces vides sont de moins en moins présentes et les activités se multiplient.
Une fois le coup de main donné à Mario pour terminer la peinture de ses salles de bains, c’était aux Guay de goûter à l’espace de leur nouvelle chaumière à cinq roues. Le temps de rouler un mastodonte tire à sa fin et l’automne 2015 leur permettra de rouler léger.
Nos amis Carole et Marcel sont arrivés depuis lundi dernier, sans pépins cette fois et dans une douce chaleur bienveillante. Les nuits sont demeurées froides mais ça s’améliore de ce côté. En jetant un coup d’œil sur les jours entourant Noël, on sera sous l’influence d’un système météo qui laissera quelques averses, comme au Québec, n’en déplaise aux patineurs et skieurs qui s’en promettaient. Mais bon, il faut faire contre mauvaise fortune bon cœur, parce qu’on n’y peut rien.
Ce vendredi, notre amie Carole (avec le chandail rayé sur l’image), nous conviait à une sortie de groupe, composé de 16 joyeux lurons et luronnes. Premier arrêt; le Congo River Golf, un joli et saisissant minigolf, très concept avec ses carcasses de Jeep et carlingue d’avion, dans un décor de jungle assez impressionnant surtout près des étangs d’alligators. Un 90 minutes de plaisir où Mario s’en est donné à cœur joie en hurlant comme un gorille. D’ailleurs, il a flanqué une de ses frousses aux deux Carole, alors qu’il s’était caché dans un bosquet pour les attendre et surgir en hurlant. Cette frasque lui a valu quelques coups de savate.
Puis nous nous sommes arrêtés au Whole Foods Market de Naples, une épicerie fine dont leur pain frais me fait saliver. J’en ai profité pour en faire bonne provision, pendant que les autres furetaient dans les allées, découvrant l’endroit. C’est définitivement un commerce où je me promets bien de revenir. Il est assez difficile de trouver du bon pain par ici. Souvent sucré et sans saveur, lorsqu’on tombe sur une caverne d’Ali baba, l’adresse trouve facilement refuge dans le GPS. Ceux qui me connaissent savent très bien que je ne peux résister devant un bon pain croûté bien frais… Et s’il est fumant, c’est pire.
Troisième destination de ce périple; Le Cheecake Factory. Toujours à Naples, ce restaurant est un incontournable si on passe par là, avec sa somptueuse décoration et son menu épais comme ça. Vous l’aurez deviné, sa spécialité demeure sans contredit ses exquis gâteaux au fromage tellement riches et bourratifs, qu’ils peuvent composer un repas à eux-seuls. L’échelle de prix est raisonnable et c’est le seul endroit en Floride, à ma connaissance, où le pâté chinois figure au menu. Cette fois-ci, Louise et moi avons avalé un tendre bifteck Diane, qui fondait littéralement en bouche.
Bien gavé, la journée s’est terminée à Bonita Beach, dans le champ d’un ranch local, où ses propriétaires illuminent l’endroit de milliers de lumières et de décorations de Noël de toutes sortes, durant tout le mois de décembre. Il y avait foule comme d’habitude et ceux du groupe qui en étaient à leur première visite, l’ont découvert. Un émerveillement pour quiconque en est à sa première visite
Et ce n’est pas fini! Hier, à Pioneer Village, les voiturettes de golf affichaient leurs plus beaux atours pour précéder le Père Noël lors de son défilé annuel. Une parade haute en son et couleur où ses participants distribuaient à la volée, un nuage de bonbons tout au long du parcours qui s’est poursuivi durant plus d’une heure. Et le Père Noël était magnifique avec sa superbe barbe naturelle, accompagné de la Mère Noël qui s’était mise sur son 36 pour cette sortie propre. Ils avaient fière allure! D’ailleurs, vous pouvez visionner les clichés, dans l’album Floride – Hiver 2014-2015 de la section Albums photos, en marge droite du blogue.
Pour terminer cette journée en beauté, le Comité social nous conviait gracieusement à un repas communautaire qui a fait salle comble, suivi du spectacle des Pretenders, une troupe de 14 comédiens qui parodient le répertoire de chansons country et populaire, accompagné de sketches humoristiques. Un excellent divertissement de 90 minutes qui s’est terminé par une ovation debout de l’assistance. Voilà pourquoi on ne voit pas défiler le temps au pays des snowbirds.
Il était une fois, dans un petit village, un cordonnier du nom de Jean. Il adorait faire des chaussures, les réparer, les ressemeler, les lustrer. Il travaillait si bien que les villageois se contentaient d’avoir une seule paire de souliers qu’ils gardaient longtemps : ils les déposaient le soir et revenaient les chercher à l’aube, réparés et cirés.
Jean avait un fils, Pierre, qui aidait souvent son père au magasin. Et Pierre aimait faire des petites blagues aux clients qui venaient rechercher leurs chaussures :
– Bonjour, monsieur Coropied, voilà vos escarpins rouges!
– C’est quoi cette histoire! Je ne porte pas de chaussures de femme moi, seulement mes bons gros godillots de montagne!
– C’était une blague, monsieur Coropied. Voilà vos godillots et à bientôt!
À l’approche de Noël, Pierre eut une idée qu’il trouva grandiose : s’il gardait toutes les chaussures de tous les habitants du village chez lui, lorsque le père Noël passerait, c’est chez lui qu’il viendrait livrer tous les cadeaux! Et Pierre aurait les surprises de tout le monde pour lui tout seul!
Le lendemain, deux clients vinrent chercher leurs souliers :
– Non, désolés, papa dort encore. Repassez plus tard, répondit Pierre. Et à une autre dans l’après-midi :
– Non, désolé, Papa n’a pas eu le temps de finir son ouvrage, Revenez.
Sa réponse fut la même pour tous les villageois qui voulaient récupérer leurs chaussures. Il fallait atteindre au moins un mois.
Petit à petit, on assista à un étrange spectacle dans les rues du village : certains ne quittaient plus leurs chaussures et se promenaient donc avec leurs pantoufles aux pieds, dans la neige. D’autres avaient ressortis leurs chaussures d’été : ils étaient en sandalettes, mais avec de grosses chaussettes!
Le soir de Noël, le cordonnier descendit dans sa cave à la recherche d’une bonne bouteille de vin. Et que découvrit-il? Des chaussures de toutes sortes qui s’entassaient jusqu’au plafond.
– Qu’est-ce que c’est que toutes ces chaussures dans la cave? demanda-t-il à Pierre.
– J’ai gardé les chaussures des gens pour avoir plus de cadeaux, répondit Pierre, tout penaud.
– Ça ne va pas, non! On ne va pas priver les gens de leurs cadeaux! Nous allons rendre immédiatement ces chaussures à leurs propriétaires! En route, mauvaise troupe!
Et Jean et son fils passèrent la soirée à déposer chaque paire de chaussures sur le paillasson de chaque maison du village.
Quand le père Noël passa en traîneau, il fut bien étonné :
– Oh, oh, je suis dans un drôle de village ici! Les chaussures ne sont pas devant la cheminée, mais devant la porte d’entrée. D’un autre côté, c’est gentil pour moi, ça m’évite de passer par la cheminée!
Et le père Noël déposa tous les cadeaux à côté des chaussures sous les porches des maisons.
Le lendemain matin, chacun trouva devant sa porte non seulement les cadeaux dont il avait rêvé, mais aussi ses souliers adorés!
– C’est la magie de Noël! s’écrièrent-ils tout joyeux.
Histoire de Gaëlle Dubourdieu
Illustrations par Hervé Florès
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2004
Tout un bouleversement dans la vie de ma petite-fille de 8 ans, Audrey-Anne. Comme son frère il y a deux ans et son père à peu près au même âge, elle vient d’apprendre que le Père Noël n’existe pas. Elle ne l’a pas vu venir celle-là et le coup fut dur à encaisser. Qu’est-ce qui peut bien se passer dans la tête d’un enfant, au moment d’apprendre l’affreuse nouvelle? La banque de souvenirs du gros bonhomme rouge écarlate qui apportait tous ces beaux cadeaux défile dans sa tête sans vraiment comprendre. C’est une déception, un petit drame. Je trouve ça triste d’une certaine façon, mais la vie est ainsi faite et c’est un signe qu’elle sort lentement de l’enfance. Elle grandit!
Je la revois alors que, revêtu du costume magique du bon Père Noël (la photo qui accompagne cet article), je m’assoyais sur la chaise du salon spécialement placée pour l’occasion, avec ma grosse cloche et mes tonitruants Ho! Ho! Ho! qui réveillaient la marmaille. La maman arrivait avec la petite dans ses bras, les yeux presqu’endormis qui soudainement scintillaient comme des perles devant la vue de ce beau Père Noël féérique. Enfin son rêve se réalisait. Elle venait sans craintes s’assoir sur mes genoux en me regardant candidement, alors que je lui parlais sans presque modifier ma voix. Elle était conquise, dans sa bulle, comme hypnotisée. Dès le premier cadeau, c’était l’euphorie et toujours sans oublier de remercier le Père Noël. Elle réagissait exactement comme son frère, qui a joué le jeu de ne pas dévoiler LE secret, lorsqu’il l’a découvert.
Une fois les cadeaux remis, je quittais en disant aux enfants que j’allais continuer ma distribution de cadeaux, ce qu’un vrai Père Noël connait par cœur. Alors que les enfants et parents se déplaçaient au sous-sol, ma complice m’ouvrait la porte et je me faufilais dans la chambre des maîtres pour remettre mes vrais habits et bien sûr, cacher dans l’auto le costume. Puis je sonnais à la porte comme si rien ne s’était passé, pour me faire raconter par les enfants ce qui venait de se passer.
Ah que j’appréciais ce moment! Jamais, ils n’ont posé de question sur le fait que je n’étais pas là lorsque le Père Noël avait fait son entrée. Mes raisons étaient déjà prêtes, au cas où… Et j’ai vécu ces belles émotions durant toute leur enfance. Pour un grand-papa comme moi, c’était un incontournable. C’était indescriptible comme émotion et j’irais même jusqu’à dire enivrant.
Même si elle ne croît plus au mythique bonhomme, il faut lui laisser le temps de digérer tout ça et de lui expliquer tout le bonheur et la joie que le Père Noël lui a procuré et surtout la magie qui l’entoure. Les enfants ont besoin de rêves, de découvrir, de vivre l’imaginaire. Il lui faut garder la flamme pour que plus tard, elle puisse transmettre cette douce folie à ses enfants. Il faut qu’il persiste un doute sur l’existence du bonhomme.
Hollywood, dans ses films sur Noël, entretien ce mythe. Un classique comme Miracle sur la 34e rue, atteint son objectif de rentrer dans le jeu et de faire croire que le vrai Père Noël existe, qu’il a quelque chose de fascinant, de magique.
Moi, à 63 ans, je n’ai jamais cessé d’y «croire» et je m’émeus encore lorsque je visionne des films qui mettent en vedette le Père Noël. Lorsque j’en croise un, mes souvenirs d’enfance remontent à la surface et je revois tous les enfants que j’ai assis sur mes genoux alors que je le personnifiais. Certains pleuraient, d’autres s’interrogeaient mais la magie s’installait.
Avec Louise, on a longtemps donné de notre temps pour répondre aux enfants, qui écrivaient au bonhomme par l’entremise de Postes Canada, toujours dans l’esprit de Noël et avec nos cœurs d’enfants. Croyez-moi, ça fait un grand bien à l’âme et ça rajeuni le cœur.
C’est pourquoi, encore aujourd’hui, je parle aux petits comme aux grands, d’un gros bonhomme jovial et bon avec sa longue barbe blanche et ses magnifiques habits rouge et blanc, qui sème le bonheur et la joie dans le cœur de tous les enfants et même de ceux devenus grands; le Père Noël. La magie de Noël, c’est un peu ça pour un enfant.
Au pays du père Noël, là-haut dans les nuages, règne un grand remue-ménage. Dans leur dortoir, les lutins ne veulent pas se lever, les lutins ne veulent pas travailler!
– J’ai fabriqué des poupées jusqu’à minuit. Je n’en peux plus, je reste au lit chouine Bernie.
– Je n’ai pas assez dormi, grogne Fripon. Je reste sous mon édredon.
Perlin, le plus vieux lutin, tente de les raisonner :
– Si nous n’allons pas travailler, les enfants seront privés de jouets!
Mais, pour toute réponse, Perlin n’a droit qu’à un immense concert de ronflements. Les lutins se sont rendormis, tant pis pour lui! Vite, Perlin court prévenir le père Noël.
– Père Noël, les lutins sont fatigués. Ils refusent de travailler, dit-il.
Le père Noël se lisse la moustache et se gratte la barbe. Puis il répond :
– Pauvres lutins, ils doivent être épuisés : ils ont fabriqué tant de jouets. Si je leur préparais une surprise pour les remercier.
Tout doucement, le père Noël confie sa surprise dans l’oreille de Perlin. Puis il ajoute :
– Va vite te coucher. Et à ton réveil, dis aux lutins qu’une surprise les attend ce soir à la clairière des rennes!
Pendant ce temps, le père Noël court à l’usine des jouets. À pas de velours, il fait sortir les jouets jusqu’à la clairière des rennes. Et là, que se passe-t-il en cachette? Seuls le père Noël et Perlin sont au courant!
– Tu connais la surprise du père Noël? Demande Fripon à Perlin.
– Moi, bien sûr que non. répond Perlin en retenant un sourire.
Les lutins se pressent alors jusqu’à la clairière des rennes. Là-bas, les arbres ornés de lanternes scintillent de mille feux. Des centaines de petites chaises sont disposées en cercle. Le père Noël fait son entrée et annonce :
– Petits lutins, cette année, vous avez vraiment bien travaillé. Pour vous remercier, voici la grande parade des jouets!
La clairière se transforme alors en magnifique piste de cirque. Les singes mécaniques battent la mesure. Les chevaux à bascule font un tour de piste. Les caniches en peluche sautent dans des cerceaux de bois. Tout à coup, les poupées s’élancent dans le ciel et font un numéro de trapèze. Elles voltigent dans les airs, gracieuses comme des papillons. Mais déjà, les ours en peluche improvisent une pyramide, applaudis par les poupons. Les camions de pompier et les petites voitures défilent en faisant résonner leurs klaxons.
Les lutins applaudissent si fort qu’ils ne sentent plus leurs menottes. Soudain, le père Noël et tous les jouets se rassemblent et soufflent des milliers de bulles de savon sur la piste. On dirait une tempête de neige magique! Les lutins ébahis s’écrient :
-Merci, père Noël, ce spectacle a effacé notre fatigue. Demain, nous continuerons à fabriquer les plus beaux jouets pour les enfants du monde!
Depuis, chaque année, là-haut dans les nuages, le père Noël organise la grande parade des jouets, pour le plus grand plaisir des lutins.
Histoire de Clotilde Cacheux
Illustrations par Quentin Greban
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2004
Là-haut dans le ciel, à mille lieues de la Terre, le père Noël se prépare à partir pour la grande tournée des jouets. Attelés au traîneau, ses huit fidèles rennes l’attendent dans la nuit glacée de Noël. Le père Noël coiffe son bonnet, chausse ses bottes, enroule son écharpe autour du cou, enfile son doux manteau rouge… Et soudain, il s’écrie :
– Saperlipopette, j’ai perdu mes gants blancs!
Il a beau chercher dans l’armoire, sur la table, sous les coussins du canapé et même dans la cheminée, pas moyen de les retrouver. Le père Noël peste :
– Si j’avais écouté les lutins, j’aurais attaché mes gants à mon manteau. Tant pis pour moi, je vais avoir bien froid!
Mais le temps presse! Le père Noël se hâte jusqu’à son traîneau et lance le départ :
– Mes amis les rennes, en voiture : les enfants nous attendent!
Guidée par le père Noël qui connaît la route par cœur, les rennes s’élancent droit devant, dans le ciel. Soudain, la neige se met à tomber à gros flocons et un vent glacial s’abat sur la nuit de Noël. Bien emmitouflés dans leur fourrure d’hiver, les rennes galopent courageusement dans la tempête. Mais sur le traîneau, c’est une autre affaire! Le père Noël a les mains rougies par le froid. Impossible de guider plus longtemps ses huit fidèles rennes!
À toute allure, ils se mettent à tournoyer dans le ciel, entraînant dans une folle farandole le traîneau, les cadeaux et le père Noël. Le père Noël a beau crier :
– Arrêtez-vous, arrêtez-vous!
Le vent souffle si fort que les rennes ne l’entendent pas. À force de tourner et de tourner encore dans le ciel, le père Noël et les rennes sont complètement étourdis! Mais rien ne peut les arrêter! Heureusement, la ronde infernale des rennes fait résonner les grelots du traîneau dans le ciel. Pelotonnés dans leur nid, les oiseaux de l’hiver se réveillent. Une famille de mésanges donne l’alerte :
– Tous à vos postes, le père Noël a des ennuis!
En un clin d’œil, tourterelles, mésanges, oies sauvages s’élancent à tire-d’aile jusqu’au traîneau. D’un adroit coup de bec, les tourterelles et les oies sauvages tirent sur les brides et freinent les rennes. Mais que font les mésanges? Toutes ensemble, elles ouvrent grand leur bec et soufflent, soufflent sur les mains du père Noël.
Le père Noël sent une douce chaleur lui réchauffer les mains. Enfin, il réussit à remuer un doigt, puis deux, puis trois… jusqu’à dix. Il bouge ses deux mains! Il fait repartir le traîneau, escorté par les mésanges, les oies sauvages et les tourterelles. La neige s’est arrêtée, la bise est tombée. Les rennes prennent de la vitesse et filent tout droit vers la Terre.
– Petits oiseaux, murmure le père Noël, nous allons atterrir sur cette maisonnette. Je vais me glisser dans la cheminée et la grande tournée des jouets va enfin commencer!
Histoire de Clotilde Cacheux
Illustrations par Hervé Florès
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2004
Quand on parle d’une organisation de classe, l’équipe de hockey les Canadiens de Montréal est un incontournable. Dès qu’un joueur porte cet uniforme, ce flamboyant tissus riche d’une histoire plus que centenaire, il est à même de constater ce qu’il représente dans le monde du sport professionnel et comment ceux-ci sont adulés par un public connaisseur et amoureux de sa Sainte flanelle.
Cet écusson est connu et respecté à travers la planète, comme un symbole mythique et elle attire les foules partout où elle passe. Il suffit de visiter les amphithéâtres de la Ligue Nationale de Hockey, pour constater l’engouement des amateurs, lorsqu’ils confrontent l’équipe locale. Les billets se font rares et il faut s’y prendre de bonne heure pour espérer en obtenir. Ils font salle comble. Cette équipe attire les foules et a sa large part de partisans sur toutes les patinoires adverses. Un phénomène assez rare.
Ayant conquis 24 coupes Stanley au fil des ans, elle est au hockey ce que sont les Yankees de New York au baseball. Leurs légendes ne se comptent plus et on soupçonne même les fantômes d’imposer leurs pouvoirs surnaturels dans l’issue de certains matchs importants. On raconte encore des exploits des Maurice Richard, aujourd’hui décédé et qui a pris sa retraite en 1960. Jean Béliveau, lui aussi retraité depuis 1971, qu’on a porté en terre récemment et Guy Lafleur, le dernier des grands, des immortels, à qui on vient de passer le flambeau des légendes. À l’extérieur du Temple, les bronzes font foi d’un passé glorieux, inégalé et prestigieux.
Ce qui est remarquable chez cette équipe, c’est son implication dans la communauté. Depuis quelques années, elle finance et implante de nouvelles patinoires d’une qualité exceptionnelle dans les quartiers défavorisés de Montréal. Elle s’implique dans nombre d’événements caritatifs.
Pour une cinquantième année consécutive et initié par le regretté Jean Béliveau, les joueurs visitent les enfants malades dans les hôpitaux montréalais, avant la fête de Noël. C’est magique à chaque fois, autant pour les parents que les enfants eux-mêmes. Ceux-ci rayonnent avec des yeux grands comme ça, à la vue de ces dieux sur patins. Les joueurs savourent chacun de ces moments et leurs commentaires témoignent de leur sensibilité au malheur des autres. C’est beaucoup plus qu’une sortie promotionnelle, C’est un tsunami d’amour inconditionnel. Ils se sentent interpellés par ces leçons de vie et de courage que les enfants démontrent. Les petits soucis de la vie ou d’une performance sportive deviennent très vite secondaires. Des moments purement gratifiants.
C’est ça les Canadiens de Montréal. De la classe avec un grand C, et un exemple de citoyen corporatif qui remet au centuple, à sa communauté. Une grande organisation qui prend soin de tout son monde et de ceux qui ont contribués à écrire son histoire. On n’a qu’à entendre les joueurs obtenus par transactions, ou les anciens, déballer leur concert d’éloges et affirmer haut et fort que cette grande famille est unique sur tous les plans et qu’il se fait des choses à Montréal, la Mecque du hockey, qui ne se font pas ailleurs.
Dans le vestiaire des Glorieux, cette phrase; «Nos bras meurtris vous tendent le flambeau. À vous de le porter bien haut», accompagnée des photos des gladiateurs d’une autre époque, résume bien ses 105 années d’histoire.
Plus que huit jours avant Noël, mais Jérémie et Matthieu n’ont le cœur à rien. Même leur amie Julie n’arrive pas à les distraire.
– Hé, les deux grognons, c’est quoi cette tête de cochon?
– Cette année, on sera juste avec nos parents pour Noël, dit Jérémie. D’habitude, on est au moins quinze à table!
– Nous aussi, soupire Julie. Mais mon père travaille le 24 et le 26. On ne peut pas partir dans le Sud.
Jérémie s’exclame :
– Vous n’avez qu’à passer le réveillon avec nous.
Julie rosit de plaisir.
– C’est une idée géniale, mais alors, c’est nous qui apportons la bûche!
Quand la cloche retentit, les trois amis courent voir Lili, à la pâtisserie.
– Bonjour Lili, dit Julie. Une bûche pour sept, pour Noël, c’est possible?
– Bien sûr, dit Lili. Ça va être gai chez vous.
– Ce sera super! Et toi, tu fais quoi? demande Matthieu.
– Rien de spécial. Je travaille tellement tard que je ne peux inviter personne.
– Eh bien, cette année, tu dînes avec nous, dit Jérémie.
Julie et Matthieu le regardent, médusés.
– Les parents, j’en fais mon affaire, dit Jérémie en souriant à Lili.
– Vous êtes des amours, dit Lili, ravie. J’apporterai des macarons et plein de bonbons!
Dans la rue, les trois amis chantent Petit Papa Noël à pleins poumons. Monsieur Amédée, l’épicier, les regarde, amusé :
– C’est bientôt Noël, hein?
– Oui, dit Julie, et cette année ce sera extraordinaire.
– Vous avez de la chance. Moi, je ne ferai rien de spécial, soupire Amédée tout gêné.
Les amis se regardent. Puis, ils s’exclament en chœur :
– Venez réveillonner avec nous! Nos parents sont d’accords!
– Vous êtes trop gentils, dit l’épicier d’une voix enrouée. J’apporte la dinde aux marrons. Pour combien de personnes?
– Quinze, dit Matthieu, l’air très sérieux. On trouvera certainement d’autres invités surprise d’ici là, non?
Et finalement, Matthieu ne se trompait pas. Au début, ses parents ont fait une drôle de tête et puis, eux aussi, ils ont invités des gens qui étaient tout seuls.
Aidés par Maman, les garçons ont dressé une table de roi et les invités sont venus les bras chargés de paquets. Ce fut un soir de Noël vraiment enchanté.
Histoire de Vincent Villeminot
Illustrations par Aveline Avril
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2004
Cette neuvième semaine aura permis à notre amie Carole de prendre une pause dans son quotidien, avant le sprint du temps des Fêtes. Arrivée lundi dernier, l’heure du départ est prévue en milieu d’après-midi demain. Une semaine c’est vite passé mais il faut retenir les côtés positifs de cette escapade au pays de l’Oncle Sam.
D’abord la température, principalement les nuits carrément froides qu’on connaît depuis son arrivée, ont fait en sorte qu’on n’a pu profiter de la plage. Par contre elle s’est payée quelques après-midi à se faire dorer la peau avec l’aide de Galarneau qui la caressait de ses rayons ardents. Elle repart avec quelques légères couleurs. C’est un peu triste parce qu’à l’habitude, décembre est chaud tant la nuit que le jour. Heureusement que le soleil était là en journée et que la pluie s’est déguisée en courant d’air.
Ensuite, elle s’est tapée des nuits de sommeil extravagantes, faisant presque le tour du cadran. On peut affirmer sans se tromper qu’elle retourne au Québec très bien reposée. On s’est payé de la bonne bouffe et elle a pu participer à quelques activités comme le bingo, la marche et évidemment, le shopping, sans compter quelques ballades en voiturette de golf et du placotage en profusion. Carole est du genre très sociable, toujours quelque chose à raconter et de conversation agréable, sans cérémonie, comme on l’aime.
Mais toute bonne chose a une fin et Louise et moi avons apprécié sa compagnie au plus haut point et assurément, elle est toujours la bienvenue chez-nous. Nous lui souhaitons un hiver doux et calme, côté précipitations de neige, afin qu’elle reste dans notre mood qu’elle adore, soit dit en passant. Probablement une future snowbird à l’heure de la retraite qui se pointe à l’horizon à la vitesse grand V.
Pour nous, notre migration se continue. Louise a vendu son tricycle, parce que son genou gauche lui cause des ennuis qu’il faudra tenter de régler à notre retour au pays. Tant qu’à laisser rouiller la bécane, autant en faire profiter quelqu’un d’autre. Un américain s’en est porté acquéreur. Le golf va de mieux en mieux et c’est un rendez-vous chaque mardi, sur les allées du Pine Lakes Country Golf, un golf exécutif à normale 61, qui a ses difficultés et impose la précision pour bien performer. Mes partenaires de jeux sont Benoît, Michel et Mario, notre pro des Cantons de l’est.
À Pioneer Village, les décorations de Noël sont de plus en plus présentes et il nous semble qu’en ce sens, ce soit l’année où on en voit le plus. Ça met de l’ambiance pour les festivités de la période des Fêtes, malgré l’absence de neige, parmi les fleurs et les pelouses verdoyantes, On se rabat sur les bulletins de nouvelles du Québec pour voir quelques flocons… qu’on leur laisse.
Dans un autre ordre d’idée, je feuilletais la circulaire de Total Wine, sorte de SAQ floridienne ici, et j’ai noté quelques écarts de prix versus le site Web de la SAQ. Une Veuve Clicquot se vend 41,97$ contre 67$ à la SAQ. Un Moet & Chandon Impérial
Brut, 38,97$ alors que la SAQ demande 135,25$. Et finalement, le Dom Perignon est affiché à 145,97$ comparativement à 239,75$ à la SAQ.
Toute une différence direz-vous? Et ça ne s’arrête pas là, l’essence ordinaire est offert ici à 0,66$ le litre.
En terminant, nos amis Carole et Marcel s’amène dès demain au pays des gougounes, pour tout l’hiver, après presque quatre jours de route… On s’en reparle!
Lucie la luciole a le cœur lourd, aujourd’hui. Ce soir, c’est la Sainte-Lucie : tous les animaux de la forêt vont faire la fête toute la nuit. Mais, pour Lucie, pas de descente aux flambeaux, pas de ballet avec les autres lucioles.
– Ce soir, tu restes à la maison avec Grand-mère, dit maman. Tu es trop petite pour danser toute la nuit!
– C’est vrai, tu es un gros bébé, dit Grand-frère. Tu ne sais même pas encore faire de la lumière la nuit!
Pauvre Lucie! Elle voulait tant danser avec les autres lucioles. À la nuit tombée, Grand-mère arrive.
– Bonjour ma Lucie. Je t’ai préparé un dîner de rêve : fondue au chocolat et chamallows grillés, à volonté. Tu ne devrais pas être déçue de ta soirée! Tiens, regarde, voilà ton petit ami Louis.
– Bonjour, jolie demoiselle. Je suis le chevalier Louis, papillon prince de la nuit, à votre service!
Tout joyeux, le papillon fait le pitre et vole autour de Lucie, qui rit. C’est la fête. Toute la maisonnée est surexcitée et Manon multiplie les recommandations :
– Les garçons, brillez de tous vos feux! Les filles, soyez légères comme des plumes. Faites honneur à la grande famille des lucioles!
Puis, elle se tourne vers Lucie et Louis :
– Et vous, mes chéris, soyez bien sages.
Lucie acquiesce, avec un petit pincement au cœur. Heureusement qu’il y a Louis et les sucreries de Grand-mère!
– Allez, les lucioles, on y va! dit maman en s’envolant dans la nuit.
– Alors, les grands, dit Grand-mère. Venez voir, le spectacle commence…
Confortablement installés devant la fenêtre, Lucie et Louis ne perdent pas une miette du spectacle… ni du bon dîner sucré de Grand-mère. Les deux amis regardent la forêt s’illuminer peu à peu. Tous les animaux ont mis des lampions devant leur fenêtre pour fêter la plus longue nuit de l’hiver.
– Ça y est! C’est la descente aux flambeaux! S’exclame Louis, la bouche pleine de chamallows fondants.
Lucie se dresse sur la pointe des pieds, pour mieux voir. Toutes les jeunes filles de la forêt, couronnées de fleurs blanches, descendent sur des traîneaux, guidés par les garçons qui portent les flambeaux. Dans la nuit, les lucioles commencent à danser. Légères, aériennes, on dirait des étoiles qui scintillent dans le ciel.
– Tu sais Louis, je crois qu’on voit tout bien mieux d’ici. C’est fa-bu-leux!
Comme c’est beau! Lucie est si heureuse qu’elle croît que son cœur va éclater de bonheur. Alors, arrive ce que Lucie attendait depuis si longtemps. Une douce chaleur envahit son corps. Et Lucie se met à briller comme une étoile dans la nuit.
– Oh, Louis, regarde, ça y est, je sais faire de la lumière dans la nuit!
Louis ne répond pas. Il regarde son amie Lucie, qui resplendit de bonheur. Elle brille, Lucie, et elle est si jolie, que Louis ne sait plus quoi dire. Alors, tout doucement, il dépose un baiser sur sa joue et lui dit :
– Bonne fête, jolie Lucie. Ce soir, c’est toi la reine de la Sainte-Lucie.
Histoire de Sophie Maraval-Hutin
Illustrations par Thérèse Bonté
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2004
Devant la tempête qui fait rage et la bonne bordée de neige que le Québec se prépare à déblayer, j’ai pensé que quelques bonnes blagues vous feraient oublier ce qui vous est tombé sur la tête, l’espace de quelques minutes. Ça fait tellement du bien de rire, alors pourquoi ne pas en profiter.
Une femme est partie en vacances au bord de la mer. Elle téléphone à son mari :
– Allo, mon chéri, comment va le chat?
– Il est mort!
– Oh! Tu aurais pu me ménager, me dire qu’il se promenait sur le balcon, qu’un bruit l’a effrayé, qu’il a basculé et… Enfin, tant pis! Et, comment va Maman?
– Euh, elle se promenait avec lui sur le balcon…
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Un homme trouve un pingouin dans la rue. Il croise un policier :
– J’ai trouvé ce pingouin. Qu’est-ce que je dois en faire?
– Ben, je ne sais pas moi. Amenez-le au zoo!
Le jour suivant, le policier croise le même homme avec le pingouin :
– Eh bien, vous ne l’avez pas emmené au zoo?
– Si, si, il a adoré. Maintenant, on va au cinéma!
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Une blonde qui vient d’être opérée demande à son chirurgien :
– Docteur, quand vais-je pouvoir reprendre ma vie sexuelle?
Étonné, le chirurgien ajoute :
– C’est la première fois, madame, qu’on me pose cette question après une opération des amygdales !!!
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Un camionneur s’arrête à un restaurant en bordure de la route. Il donne sa commande :
– Je voudrais trois pneus plats, une paire de phares pour brouillard et une planche à roulette.
La nouvelle serveuse, pour ne pas paraître stupide, accepte la commande. Elle va voir le cuisiner et lui répète la commande en disant :
– Ce gars, où est-ce qu’il se croit… dans un magasin de pièces d’autos?
– Non, dit le cuisinier. Trois pneus plats veulent dire trois crêpes. Une paire de phares pour brouillard veut dire deux œufs aux jaunes non crevés et les deux planches à roulettes, deux tranches de bacon croustillant.
– Oh… OK ! dit la serveuse, j’ai compris ! Elle réfléchit un instant puis remplie un petit plat de fèves au lard. Elle va le porter au camionneur. Celui-ci demande :
– Pourquoi les fèves au lard?
Elle lui répond : J’ai pensé que le temps d’attendre votre commande, vous aimeriez faire le plein de gaz!
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Une dame entre chez Birks. Elle regarde autour d’elle puis aperçoit un beau bracelet en diamants. Au moment où elle se penche pour le regarder de plus de près, elle se surprend à lâcher un pet. Très gênée, elle regarde autour d’elle avec anxiété pour voir si personne n’avait remarqué qu’elle avait pété et pria pour qu’aucun vendeur ne se trouve près d’elle lors du pet.
Au moment où elle retourne, son pire cauchemar se concrétisa sous la forme d’un vendeur se tenant justement derrière elle… et il était beau en plus de ça. Calme, il affiche toutes les qualités dont on s’attendrait d’un professionnel dans un magasin comme Birks. Il salue poliment la dame avec :
– Bonjour, Madame. Comment pouvons-nous vous aider aujourd’hui?
Rougissant et inconfortable, mais espérant toujours que le vendeur ait manqué d’une manière ou d’une autre son petit « incident », elle demande :
– Monsieur, quel est le prix de ce beau bracelet?
Il lui répond :
– Madame, si vous avez pété juste à le regarder, vous allez sûrement chier dans vos culottes quand je vous dirai le prix.
Martin et Clémentine sont en train de préparer le sapin de Noël. Ou plutôt, ils essaient… Car tandis qu’ils installent les boules et les guirlandes, ils sont sans cesse interrompus. Toutes les trois minutes, en effet, le vieux cerf Léonce vient cogner du sabot à leur porte, en pleurnichant. La truffe humide et basse, il leur dit :
– Les faons n’ont plus le temps d’écouter mes histoires, ils ne pensent qu’au père Noël.
Et puis encore :
-Les jeunes cerfs n’ont plus le temps de mâcher des écorces avec moi, ils ne pensent qu’au repas de Noël.
Et il pousse des brames tristes à pleurer.
Après deux heures de ce remue-ménage, Martin et Clémentine en ont assez. Martin sort sur le seuil de la chaumière, il prend sa plus grosse voix et il dit au vieux cerf :
– Écoute, Léonce, ça suffit. Tu vois bien que nous avons à faire. Ce n’est pas de notre faute si tu n’aimes pas Noël…
Et il claque la porte.
Maintenant, Martin et Clémentine ont terminé de préparer le sapin. C’est un arbre magnifique, avec une belle étoile dorée au sommet, de magnifiques boules qui rutilent à l’extrémité de chaque branche et des guirlandes de couleur qui égaient l’atmosphère.
Martin est satisfait. Ils ont bien travaillé. Mais au moment où il se retourne pour féliciter sa petite sœur, il voit deux larmes rouler sur les joues de Clémentine. C’est sûrement à cause du vieux cerf Léonce qu’on entend encore gémir dehors… Martin dit à Clémentine :
– Ne laisse pas ce râleur nous gâcher notre joie. C’est bien la seule personne que je connaisse, homme ou animal, qui n’aime pas Noël.
Mais Clémentine lui dit :
– Tu étais moins sévère avec lui quand il nous promenait sur son dos, cet été.
Et elle éclate en sanglots.
Martin sent également une grosse boule monter dans sa gorge. Au fond, il sait bien que sa sœur a raison et qu’il a été injuste avec leur compagnon. Que peuvent-ils entreprendre pour se faire pardonner? Martin a une idée. Les enfants enfilent leurs manteaux, sortent dans la nuit chercher le cerf et se mettent au travail. En se hissant sur la pointe des pieds, Martin fait courir une guirlande sur les bois de Léonce et épingle l’étoile dorée sur le haut.
Sa sœur y fixe les bougies et entoure l’encolure d’un beau ruban d’argent. Puis les enfants accrochent une grosse boule rouge au bout de chaque oreille de l’animal. Et Clémentine ajoute même un petit père Noël à l’extrémité de la queue du vieux cerf. Martin dit à Léonce :
– Décoré comme cela, tu serviras de sapin de Noël ambulant à tous les animaux de la forêt.
Léonce bondit de joie :
– Maintenant que j’adore Noël, est-ce que je pourrais goûter un peu de la dinde de Noël?
Histoire de Vincent Villeminot
Illustrations par Hervé Florès
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2004
Une «toune» accrocheuse
Est-ce que ça vous arrive d’avoir une chanson particulière qui vous trotte en boucle dans la tête? Une mélodie accrocheuse qu’on ne peut chasser de son subconscient et qui ne vous lâche pas? Eh bien moi, ça se produit là là! Depuis que la musique de Noël est diffusée sur les radios locales, il y en a une qui me titille au point de toujours l’avoir en tête. Et dès que j’entends les premières notes, c’est instinctif, je monte le volume.
Il s’agit de la chanson All I Want For Christmas Is You, de Mariah Carey. Une «toune» de 1994 que je viens de découvrir… Il était temps! Une pièce qui débute lentement mais qui soudainement, après quelques mesures, s’emballe. Beaucoup de rythme pour une chanson de Noël mais qui est entraînante. C’est mon coup de cœur de décembre.
La visite est là
Depuis lundi, 23 heures, notre amie Carole est arrivée avec sa grosse valise rouge écarlate, sa bonne humeur et sa joie de quitter la froidure et la neige du Québec pour refaire ses réserves de vitamines soleil durant une semaine. Avec ce qu’on annonce au Québec comme accumulation de neige au cours des prochains jours, disons qu’elle a frappé dans le mille. Par contre, la madame est un tantinet malchanceuse puisque les prochaines nuits seront froides (ce n’est pas grave on dort) ici en Floride et le mercure ne devrait pas dépasser 20-22°C le jour.
Mais on lui a proposé plein d’activités de snowbirds pour lui donner un avant-goût de ce qui l’attend, lors qu’elle décidera de jouir de sa retraite… Comme le bingo crème glacée, qu’on lui fera goûter demain. On fera en sorte qu’elle prenne goût à cette vie trépignante au pays des gougounes.
Louise et le bingo
La chance continue de sourire à ma Loulou. Sans gagner à chaque soir de bingo, disons que son automne a été fructueux jusqu’à maintenant. On s’entend que ce ne soit pas des montants faramineux et à ce jour, aucun investisseur n’est venu nous faire des propositions d’investissement. Les piastres, parce qu’ici ce sont encore des piastres en papier, s’accumulent, au point de ressembler à une méchante palette. Louise et son bingo, c’est sa tasse de thé! Carole, la Lucifer du coin et aussi adepte du bingo, passe la prendre tous les lundis et mercredis que chaque semaine apporte, avec la ferme intention de tout rafler le magot.
Moi, le bingo ne m’a jamais fait vraiment fait fantasmer et je n’y vais pas. Mais le Ice Cream Bingo… Wow! Ça vaut le déplacement chaque deuxième jeudi du mois et ça commence toujours par une dégustation orgiaque des toutes sortes de saveurs de crème glacée. Vous devriez voir la bande d’aînés se geler la fraise à grands coups de cuillères… et tout ça pour 3$. Au diable les calories, même s’ils offrent aussi des sorbets, on peut bien se payer la traite une fois par mois. C’est bon pour le moral.
Et pour terminer en humour
Pour la première fois de ma vie, je suis allé à la mosquée… J’ai assisté à leurs pratiques et à leurs prières, puis tout à coup j’ai vu Mahomet. Il était là. Je me suis mis à genoux. Figurez-vous et à ma grande surprise il vient à moi, se penche, met ses mains sur ma tête et s’exclame d’une voix forte: « TI VAS MARCHER ! ! ! » Je lui répondis : je n’ai aucun problème de motricité.
Il ignore ma remarque et hurle encore d’une voix plus forte: « TI VAS MARCHER ! ! ! » Là, je refais une tentative pour lui expliquer que je n’ ai aucun problème avec mes membres inférieurs, mais en vain…. Il répétait de plus en plus fort : « TI VAS MARCHER ! ! ! » Après les prières, je suis sorti et bien croyez-moi si vous voulez, il avait raison ce crisse-là. On m’avait piqué mon char !!!!