En feuilletant mon journal…

 

Soignons notre langue

Journal1Benoît Aubin signait ce matin, un billet dans les pages d’opinions du Journal de Montréal et je suis entièrement d’accord avec lui. La langue française est malmené constamment et personne ne réagit, à part quelques dinosaures dont je me fais un honneur d’en faire partie. Que ce soit dans l’affichage commercial et principalement sur Internet, c’est une profusion de fautes. En français parlé c’est aussi très décevant; écouter simplement la radio et la télé et vous vous rendrez vite compte de la piètre qualité de notre langue. Les animateurs usent d’un langage anglicisé au maximum et personne pour les ramener à l’ordre.

C’est malheureux d’en être arrivé là. L’éducation en est en partie responsable, de même qu’à la maison. On a qu’a faire un tour sur les sites de clavardages pour constater qu’à vouloir déformer les mots dans le but d’aller plus vite, ça devient carrément illisible et ça prend plus de temps à déchiffrer ce langage codé, que de l’avoir écrit correctement du premier coup. La ponctuation n’existe plus, les caractères accentués ont pris le bord et la syntaxe des phrases fait pitié. 

Je vous pose la question; Combien de personnes, pensez-vous, prennent simplement la peine de relire ce qu’ils ont écrit ? À voir les textes, très peu ! Lorsqu’on se rend compte d’une faute, on devrait se plaindre et exiger les corrections. C’est une question de respect culturel et collectif, ici au Québec.

Deux dictionnaires devraient accompagner toute personne qui écrit; un orthographique et un autre grammatical. Déjà, pour ceux qui utilisent l’ordinateur, le logiciel Microsoft Word contient ces deux outils. Sans être infaillibles, ils offrent tout de même une bonne performance pour nous aider à mieux écrire. En 2009, on devrait s’efforcer de s’appliquer à écrire correctement. Il ne s’agit pas d’écrire avec des mots longs et difficiles mais de s’exprimer, par nos plumes et nos claviers de façon impeccable et dans un français sans fautes. On y gagnera le respect de nos lecteurs et notre crédibilité, à ce chapitre, en sera renforcée.

 

Des contraventions pour grossir les coffres de la ville

Et pourquoi pas ! Toute la journée, les journaux et tribunes téléphoniques ont largement fait état de cette question. C’est une taxe déguisée ? Oui, et après ! Je suis et j’ai toujours été pour le principe de l’utilisateur-payeur et je trouve que c’est en plein le cas, dans ce dossier.

Quelqu’un qui ne respecte pas les lois et règlements doit en subir les conséquences et en payer le prix. À force de recevoir des contraventions, les délinquants vont apprendre à marcher les fesses serrées. Indirectement, cette initiative aura une incidence sur la sécurité routière.

Évidemment, ça rapporte des sommes faramineuses dans les coffres d’une ville et c’est tant mieux. Pendant ce temps là, mes taxes n’augmentent pas. Imaginez si cela en serait autrement. Il faudrait bien que les villes aillent chercher cet argent à quelque part. Je paie déjà pour un un transport en commun que je n’utilise même pas et en plus, je paie une surtaxe sur mon permis de conduire parce mon agglomération est desservie par un tel service. Non merci ! Continuez votre travail messieurs les policiers. Ce n’est pas moi qui va s’en plaindre. Pour une fois, c’est le bon payeur qui paie pour SES fautes…

Certains parlent même de “trappes à tickets”. Je n’ai aucun problème avec ça. Les limites de vitesses sont faites pour êtres respectées et si elles sont imposées ce sont toujours pour des raisons très précises, logiques et défendables. Mais que voulez-vous ! On n’a qu’à regarder la conduite de beaucoup de conducteurs pour qui les panneaux de signalisation sont uniquement là pour meubler le décor. Dans le fond, je les remercie de faire en sorte d’empêcher mes taxes municipales d’augmenter drastiquement.