Bon ! C’est assez !

 

Tempête de neige2 Comment voulez-vous qu’un gars n’ait pas envie de foutre le camp au soleil, quand 30 centimètres de neige lui tombe sur la tête. C’est en plein comme ça que je me sent au moment d’écrire ce billet.

Il est minuit et cinq minutes et ça fait à peine 20 minutes que je suis rentré de déneiger. En plus, c’est la deuxième fois, en moins de 10 heures, que je peine à “pitcher” cette foutue substance à bout de bras, parce que ma souffleuse a déjà créé des immenses montagnes qui vont prendre des années à fondre.

Deux fois, c’est pas rien ! 4 532 pelletées de neige en après-midi et en fin de soirée, il y en avait autant. Un autre 5 489 pelletées supplémentaires. Je suis rendu au point où mes manches de chandail fendent à la Hulk. Des biceps d’enfer. Plus durs que l’acier. Je crois bien que j’ai assez de muscles pour donner une bonne raclée au chauffeur de gratte qui s’amuse à nettoyer ma rue et me “garrocher” sa cochonnerie… dès que j’ai fini de pelleter. Il me regarde avec son maudit sourire fendu jusqu’aux oreilles et me saluant de la main. M’a l’planter ! Arrogant en plus. Quand il passe de l’autre côté, il m’averti “Je m’en vient de ton côté tantôt”. Pas besoin de me le dire, je viens de finir de déblayer. C’est en plein le temps de venir me pousser ta neige chamboulée et remplie de glace.

À un moment donné, j’ai sauté dans ma voiture pour voir si les rues du voisinage étaient aussi déblayées que la mienne. Je pensais qu’il m’en voulait ! Mais non. Je deviens parano. À chaque ligne que j’ajoute à ce texte, je regarde par ma fenêtre pour voir s’il s’amène avec son gros monstre.

J’espère seulement que c’est pas le même chauffeur qui conduit l’arrosoir en été…