Salmigondis

SalmigondisLimite de vitesse
On se demande si on devrait imiter la Colombie-Britannique et autoriser une vitesse maximale de 120 km/h, sur certaines autoroutes du Québec ? Je suis totalement contre, surtout avec l’état de nos routes, c’est augmenter le bilan tragique des accidents.

Déjà qu’on sait que les policiers exercent une certaine tolérance d’une dizaine, voire quinzaine de kilomètres au-delà des 100 prévus, il est facile de penser que c’est plus de 135 km/h qui deviendra la vitesse tolérée. Présentement, on se fait coller le derrière par des fanatiques du volant qui veulent qu’on leur cède le passage même si on roule à 110, imaginer quand il le feront à 140.

Il faut être cohérent dans nos volontés; on chiale quand le litre d’essence augmente et nous sommes prêts à en dépenser plus en roulant plus vite. Lorsque qu’on sait que chaque kilomètre dépassant 100 km/h équivaut à une surconsommation de 1%, C’est facile de conserver le statu quo. Ajouter à cela l’utilisation du cellulaire et des textos au volant, qui continuent de se faire malgré l’interdiction, et vous avez un cocktail explosif qui ternira forcément le bilan routier.

Moi j’adore conduire sur de longues distances et j’apprécie le fait d’ajuster le régulateur de vitesse sur 107 km/h et de ne plus toucher aux freins tout en admirant mon environnement. J’ai le temps de tout voir, d’écouter de la bonne musique et d’observer les autres automobilistes, surtout leur comportement. Certains oublient facilement d’actionner les clignotants lors de manœuvres, imaginez à 140 km /h… Impossible de relaxer et on est tendu. Un nid de poule à 140 km/h, ça ne pardonne pas. On n’a pas plus besoin de ça qu’une vilaine grippe.

Jean Garon
Triste nouvelle cette semaine, d’apprendre le décès de Jean Garon, ex-ministre de l’agriculture dans le cabinet Lévesque de 1976. Un autre artisan de la souveraineté qui disparait pour rejoindre les pionniers de son époque. Il n’en reste plus beaucoup et je m’ennuie de cette période remplie d’espoir. Un vrai politicien honnête et intègre.

Depuis, la morosité s’est installé dans le paysage politique québécois au point de créer un sentiment de méfiance envers cette classe. Jean Garon fait partie maintenant de la légende des vrais politiciens ambitieux dans le bon sens du terme, et il ira rejoindre son compagnon d’armes, René Lévesque.

La classe de Jean Tremblay
Pas fort l’intervention du maire de Saguenay dans son commentaire envers le député Sylvain Gaudreault, victime d’un accident de vélo mardi dernier. Il a encore une fois manqué l’occasion de montrer un peu d’empathie envers une personnalité publique de sa propre région. Ça nous prouve l’ambivalence de l’être humain, capable du meilleur comme du pire. La politique ça use et probablement que Monsieur le maire est rendu au bout du rouleau. Quand on connaît l’individu publiquement, il n’en est pas rendu à une frasque près et il a perdu encore une excellente occasion de se fermer la gueule. Ses électeurs peuvent être «fiers» de lui. Il a fait son temps !