Une immense dose d’amour

C’est souvent quand ils sont partis qu’on peut mesurer le degré de satisfaction et d’amour qu’on donne à nos vedettes.

On en a eu un émotif constat suite au décès récent de Michel Louvain. De partout : radio, télévision, lignes ouvertes, commentaires et histoires racontées sur les médias sociaux, on pouvait découvrir sa grandeur, son aura.

Michel Louvain avait au Québec l’envergure d’un Dean Martin, d’un Frank Sinatra et de tous les autres chanteurs de charmes qui nous ont fait rêver tout au long de leur formidable carrière. La sienne aura durés 63 ans.

Dans tous les reportages et entrevues qu’on a diffusé, son sourire contagieux, son élégance, sa grâce et sa simplicité lui donnait une notoriété incommensurable. Émotif et expressif, il savait toucher le cœur des gens.

Il faisait partie d’une classe de chanteurs dont les mots ne sont pas enterrés par une musique trop forte et des artifices pour agrémenter ses spectacles. Lorsqu’il chantait, on avait le goût de l’accompagner. D’ailleurs il prenait plaisir d’arrêter de feutrer sa voix pour donner à son public, l’occasion de le combler. Tout le monde connaît ses chansons par cœur.

Au chapitre des émissions qui ont souligné sa carrière, on ne peut passer sous silence la magistrale performance de l’équipe de France Beaudoin et de son équipe de professionnels à son émission spéciale En direct de l’univers, samedi dernier.

En moins de 48 heures, préparer un spectacle d’une telle envergure, sans faille, relève incontestablement d’un tour de force. Des prestations qui ont fait couler les larmes pour se rendre compte de l’immense talent de ce chanteur, tiré à quatre épingles, et qu’on regrette déjà. Il aurait laissé un immense trou dans nos cœurs.

Sans surprise, tous les participants à cette belle soirée étaient parés de leurs plus beaux atours. Élégants et chics, ils représentaient à merveille l’image du chanteur, parmi les plus authentiques.

La colonie artistique de cette époque se voit décimée d’année en année. Je pense aux Ginette Reno, Dominique Michel et autres de ma génération à qui il faut souligner leur carrière de leur vivant. Ils ont aussi droit à cette merveilleuse dose d’amour, bien avant qu’ils nous quittent.

Comme le chantait Frédéric François « Il faut dire je t’aime, à tous ceux qu’on aime, tant qu’ils sont vivants, vivants. Il faut dire je t’aime tant qu’il est temps, encore temps. »

On peut imaginer les impressions et les quelques larmes qu’il a dû verser, sur son nuage. Il a dû être comblé et ému de cette formidable dose d’amour, Parti pour l’éternité, son œuvre continuera d’être chanté par tous ceux et celles qui l’ont aimé.

La Dame en Bleu, fut, selon ses dires, LE succès de sa prolifique carrière. Le caricaturiste Ygreck l’a admirablement bien dessiné avec la caricature qui meuble cet article.

Michel Louvain 1937-2021. Tu ne seras jamais oublié et tu fais maintenant parti des immortels.