Salmigondis

UNE VÉRITÉ CRUE

Excellent commentaire d’une résidente du Plateau Mont-Royal, constatant les déchets qui jonchaient le sol du parc Jeanne-Mance, suite au rassemblement monstre de la veille : « Ç’a, c’est beaucoup de jeunes qui manifestent contre les changements climatiques, mais qui sont incapables de ramasser leurs propres vidanges. Ça me dégoute, ce n’est pas à nous de subir ça ». Très juste !

RAISON SOCIALE ANGLAISE

Alors que j’attendais pour recevoir ma deuxième dose d’AstraZeneca hier au Quartier Dix30, je regardais les enseignes commerciales pour voir si le français était prédominant dans l’affichage. Eh bien non !

Dans cette section de l’immense complexe commercial, j’en ai trouvé trois, et sans me forcer; Breakout, Joe Fresh et Jack Baloons, et il y en a d’autres, beaucoup d’autres. Le projet de loi 96 dit vouloir corriger cette situation… je l’espère bien.

ET SI LES CANADIENS CAUSAIENT LA SURPRISE ?

Je dois l’avouer, après la quatrième partie dans la série Toronto-Montréal, je ne donnais pas cher de la peau de nos Glorieux. Je ruminais mon article à en devenir sur le manque de fierté des joueurs de porter la sainte flanelle bleu-blanc-rouge.

Son manque d’effort, l’inaction des vétérans, la fougue absente des jeunes joueurs, sans oublier la direction de l’équipe. J’étais de ceux qui voulait des changements majeurs « en haut », et la possibilité de se débarrasser du bois mort, lors de la sélection du Kraken de Seattle dans quelques semaines.

Mais là, tout a changé. En quelques heures, ils ont repris vie, et les voilà, disputer ce soir une rencontre ultime contre la puissante machine offensive que sont les Maple Leafs. Espérons que le miracle se produira. Et Price qui est revenu dans mes bonnes grâces… Peu importe l’issue de cette partie, ils auront finalement tout donné dans ce surprenant retour.

Une substance produite du cannabis serait thérapeutique

CBD : NOUVEAU REMÈDE MIRACLE ?

Petit cousin du THC, le cannabidiol s’impose comme la nouvelle star montante du bien-être. Des huiles essentielles aux gélules en passant par les boissons pétillantes, les bonbons gélifiés et la nourriture pour chiens, la variété de ses déclinaisons impressionne autant que ses promesses. Qu’en est-il réellement ?

Dans les moteurs de recherche, les trois lettres magiques (CBD) se hissent parmi les requêtes les plus populaires. Nouvel eldorado du bien-être, le marché du cannabidiol atteignait 2,8 milliards de dollars américains en 2020, avec une croissance annoncée de plus de 20 % par année jusqu’en 2028.

Martha Stewart, John Legend, Belle Thorne, Kourtney Kardashian et Mike Tyson figurant parmi ces entrepreneurs de l’extrait vedette

Le cannabidiol est une substance produite par la plante du cannabis, son deuxième ingrédient actif en importance après le THC.

Avec lui, oubliez les yeux rouges et le buzz euphorisant. Le CBD ne provoque pas d’effets psychotropes. Certains de ses disciples comparent même son action à un bain chaud ou une séance de yoga, mais les bienfaits allégués vont plus loin.

TROIS LETTRES, MILLE PROMESSES

Marily, 34 ans, a d’abord essayé le CBD pour soulager ses symptômes prémenstruels : « J’en prends sous forme d’huile, avec un vaporisateur oral, quelques jours avant que mes règles débutent. Les premières fois, j’ai rapidement vu un effet positif sur mon humeur et mon niveau de stress, alors j’ai décidé d’en consommer aussi lorsque je me sens anxieuse.

Par la suite, j’ai lu sur le Web que plusieurs utilisent le CBD lorsqu’ils ont des douleurs physiques. J’ai tenté le coup pour venir à bout des courbatures causées par le sport. Encore une fois, c’est très efficace pour moi ! »

Anxiolytique, anti-inflammatoire, analgésique, antiâge… Le CBD se présente comme un allié naturel pour soulager bon nombre de maux et inconforts.

L’insomnie hante nos nuits ? Et hop, quelques gouttes sous la langue. On souffre de rosacée, d’eczéma ? On a des rougeurs, des boutons ou simplement un teint blafard spécial confinement ? Par ici, les crèmes topiques et les sérums pour la peau. Il existe même des lubrifiants infusés au CBD pour booster la libido et décupler les plaisirs sous la couette. Peu importe le souci, le CBD vient à notre rescousse. Panacée ou mirage marketing ?

ALLIÉ DES ANXIEUX… ET DES SPORTIFS !

Sur le marché canadien, le CBD est souvent prisé pour son effet relaxant. Selon ses adeptes, il permettrait de calmer l’anxiété et de mieux dormir, sans les effets euphorisants ou intoxicants du THC.

Dominique, 36 ans, décuple les bienfaits de sa pratique de yoga avec le CBD : « Je suis naturellement anxieuse, et les derniers mois ont exacerbé le problème. Je ne voulais pas emprunter la voie de la médication, mais je cherchais tout de même une solution pour relâcher la pression. Je prends de l’huile de CBD avant mes séances de yoga, deux fois par semaine. Je ne dirais pas que tout est réglé – ce n’est pas un produit miracle –, mais je ressens un véritable effet de détente. En prime, une vieille douleur à l’épaule, que je traîne depuis des années, me semble beaucoup moins marquée. »

Professionnels ou amateurs, les sportifs vénèrent le coup de pouce du CBD. Fini les courbatures et les muscles endoloris ! Il suffit d’une recherche dans les médias sociaux pour voir les joggeurs, cyclistes et athlètes de tout acabit prendre la pause avec leur inséparable flacon. En 2019, la Fédération de triathlon des États-Unis devenait même le premier organe d’un sport olympique commandité par un producteur de CBD. Un message fort pour cette molécule retirée de la liste des substances interdites de l’Agence mondiale antidopage en 2018.

50 NUANCES DE VERT

Le Dr Didier Jutras-Aswad étudie le CBD au Centre de recherche du CHUM. Bien que certains indices alimentent les espoirs de la communauté scientifique, le médecin et chercheur se montre prudent : « À l’heure actuelle, il existe peu de données probantes sur les bienfaits du CBD. On est encore au début de l’aventure scientifique.

Oui, certaines études sur les animaux montrent que le cannabidiol contribuerait à soulager la douleur, l’anxiété et la dépression. Et chez les humains ? Impossible de tirer une conclusion claire. Idem pour la libido, les troubles alimentaires, les symptômes liés au SPM ou à la ménopause… En attendant que des études solides dégagent un verdict, les avis sont partagés.

Une certitude : plus le CBD a le vent dans les voiles, plus le besoin de données devient criant. La patience sera toutefois de mise. Les recherches portant sur le cannabidiol ne sont pas simples, même depuis la légalisation du cannabis :

« Il est plus facile pour un consommateur de se rendre à la SQDC pour acheter n’importe quel produit et le consommer chez lui, sans surveillance, que pour moi, comme chercheur, d’administrer la substance dans un cadre rigoureux et contrôlé », explique le Dr Jutras-Aswad, professeur agrégé è l’Université de Montréal.

Les nombreux modèles d’administration ajoutent à la complexité : on peut inhaler, ingérer, appliquer en crème topique… Quel est le meilleur format ? Pour quel problème médical est-il indiqué ? Et dans quel dosage ?

Même quand les résultats expérimentaux semblent prometteurs, il serait hasardeux de les transposer directement à la vie quotidienne. La concentration utilisée en laboratoire est largement supérieure au dosage des produits vendus : « Les études misent sur un CBD purifié allant jusqu’à 800 mg/ml, explique le Dr Jutras-Aswad. En comparaison, les produits du marché ont plutôt 10 ou 20 mg/ml. »

TROP BEAU POUR ÊTRE VRAI ?

Une bonne nouvelle : si l’OMS ne recommande pas encore l’usage du cannabidiol à des fins médicales, il certifie toutefois que la substance ne présente aucun risque pour la santé ni potentiel d’abus ou de dépendance. « Même à fort dosage, le CBD est très bien toléré, ce qui explique l’intérêt scientifique pour la molécule, confirme le Dr Jutras-Aswad. Les effets secondaires sont bénins, le plus commun étant la diarrhée, parfois la sédation. »

Le véritable danger se cacherait plutôt dans certaines allégations exagérées, voire carrément frauduleuses. Des vendeurs de rêves se faufilent habilement dans cette brèche qui sépare les espoirs potentiels et les zones d’ombre qu’il reste à élucider. Consommer du CBD pour soulager son stress, apaiser ses douleurs ou améliorer la qualité de son sommeil, c’est une chose. Interrompre ses traitements pour une maladie grave ou un cancer, c’est une tout autre histoire.

LES BONS RÉFLEXES

Si on a un symptôme ou un ennui de santé pour lequel on envisage le CBD, on consulte d’abord un professionnel de la santé. Il pourra s’assurer que le problème a été bien cerné, et il évaluera avec nous les différentes options. « On a un bon système au Canada qui nous donne accès à des produits pharmaceutiques de qualité », assure le Dr Didier Jutras-Aswad.

« J’ai toujours fumé du THC pour mon anxiété et ma concentration, témoigne Simon, atteint d’un TDAH. Un jour, l’arthrite s’est mise de la partie, au point de m’empêcher de fermer et d’ouvrir les mains. J’ai utilisé des crèmes et des huiles de CBD faites par une amie. Elles ont super bien fonctionné !

J’en ai parlé à mon médecin. Elle était réticente au départ, mais on a conclu une entente. J’ai suivi son protocole de médicaments, puis on a réévalué la situation. Son traitement ne marchait pas vraiment mieux que le cannabis pour mon arthrite, tout en étant plus coûteux. Elle a bien vu les effets (des crèmes et des huiles), et elle m’a donné mon ordonnance. Je crois même qu’elle en prescrit à d’autres patients maintenant. »

On veut essayer le CBD à des fins non médicales ? On s’approvisionne dans des points de vente réglementés, soit la SQDC au Québec. On aura ainsi des produits de meilleure qualité et on saura exactement ce qu’on achète et dans quelle concentration on le fait. Comme pour tout nouveau produit, on commence avec la plus petite dose.

Les espoirs et les essais sont permis, mais dans l’attente de données scientifiques qui confirment les bienfaits réels au-delà des rumeurs, mieux vaut user de prudence. D’autres études seront nécessaires pour continuer à départager les situations dans lesquelles le CBD peut être utile ou pas.

POUDRE, BONBONS ET COMPAGNIE

Consommé sous forme de gélule, d’huile, de poudre ou même de cocktail, le cannabidiol se présente aussi avec différents degrés de concentration. Il peut être ingéré, inhalé, ou absorbé par la peau. Pour démocratiser le CBD et recruter de nouveaux clients encore réfractaires, les fabricants et entreprises rivalisent d’ingéniosité.

Quelques exemples :

– Vendus dans les magasins de nutrition américains, les bonbons gélifiés de Martha Stewart s’inspirent des confiseries françaises aux arômes raffinés. Airelle, fruits de la passion, kumquat, calamondin… Faites vos choix !

– L’arsenal de Martha Stewart comprend également une gamme de produits CBD pour chiens. Biscuits au bacon fumé et CBD, huile aromatisée au poulet et CBD… Tout est mis en œuvre pour réduire le stress de notre fidèle compagnon.

– À Los Angeles, le spa du Ritz Carlton offre des massages spécial CBD (250 $ les 50 minutes). On nous propose quelques gouttes de la substance sous la langue en début de traitement, une exfoliation du corps avec une huile infusée au CBD et même un timbre transdermique au CBD pour la maison, afin d’éviter les courbatures postmassages. Pour les budgets plus modestes, on offre également la pédicure CBD (120 $ les 50 minutes).

– Calyx, une compagnie canadienne, vend des bombes de bain contenant 100 mg d’extrait de CBD. Tantôt revigorantes lorsque mariées à la menthe poivrée, tantôt apaisante avec l’huile de lavande, ces bombes nous promettent de propulser au niveau supérieur le traditionnel bain relaxant (16,99 $).

LE VRAI DU FAUX

LE CBD…

… est efficace contre les convulsions épileptiques.

Vrai. Administré sous forme orale, le CBD peut diminuer les crises de convulsions dans certaines formes d’épilepsie, souvent chez les enfants pour qui les autres traitements ne sont pas efficaces. Il s’agit de sa propriété la mieux étudiée.

… est un anti-douleur.

Ça augure bien. Selon une étude publiée par l’Université McGill, le cannabidiol pourrait soulager la douleur chronique de façon sécuritaire. Une option au THC ? Peut-être, mais les données restent limitées. D’autres recherches seront nécessaires.

… est un anti-inflammatoire.

Peut-être. Même si le CBD semble posséder certaines propriétés anti-inflammatoires intéressantes, on ne dispose pas encore de preuves scientifiques pour l’affirmer avec certitude.

… est un anxiolytique naturel.

C’est possible. Son efficacité a été prouvée sur les animaux. Chez les humains, quelques études ont montré que le CBD pouvait réduire l’anxiété, mais elles comportaient peu de participants. On est encore loin de la quantité de données qui existent pour les autres traitements de l’anxiété.

… est un ingrédient de choix pour les soins de la peau.

On ne le sait pas exactement. Des études cliniques sur des cellules humaines suggèrent que le CBD pourrait avoir un effet anti-inflammatoire intéressant dans le cas cde certains soucis dermatologiques, comme l’acné. Même si le CBD est peu susceptible d’être nocif pour notre peau, la plupart des dermatologues s’entendent pour dire qu’il existe d’autres traitements, efficaces et plus sûrs, à l’heure actuelle.

… aide à prévenir les troubles de toxicomanie.

Ça dépend. Il semble que le CBD est utile pour traiter les dépendances aux opioïdes ou au cannabis, mais les données restent préliminaires. On sait toutefois qu’il ne permet pas de traiter efficacement la dépendance à la cocaïne.

… sert de bouclier protecteur contre les effets délétères du THC.

Plutôt faux. Selon le Dr Didier Jutras-Aswad, il s’agit d’une surinterprétation des données scientifiques existantes. Dans certains cas, oui, mais dans d’autres, non. Tout dépend du dosage, du moment, de la voie d’administration… Plusieurs paramètres devront être analysés avant que l’on puisse faire une telle affirmation.

Source : Julie Champagne, revue Coup de Pouce, juin 2021, p44

Vivre avec une personne handicapée

Touchant ce matin, l’article de Josée Legault, elle-même proche aidante de sa sœur, dans les pages du Journal de Montréal d’hier, sur l’histoire fictive d’une famille qui vit son quotidien avec un fils et un frère lourdement handicapé, à travers un livre de Jean-Paul Eid intitulé « Le petit astronaute ».

Vivre avec une personne handicapée, c’est la mission totale d’une vie. C’est le don de soi pour le bien-être de ceux et celles qui nous en donnent beaucoup en retour, comme leçon de vie. Je regarde vivre la famille de ma sœur, son conjoint et ses deux filles, dont l’une est aussi handicapée, et je peux témoigner de l’immense dose d’amour qu’elle reçoit.

Je suis de ceux qui pensent que le Créateur choisi les bonnes personnes pour leur dévouement sans réserve envers ces êtres humain différents, mais amoureux, qui mordent dans la vie, à leur manière.

 C’est cette histoire que je vous propose aujourd’hui.


POUR TOUS LES PETITS ASTRONAUTES PARMI NOUS

Lumineux et enveloppant, ce livre est un véritable baume pour l’âme et le cœur. On en sort bouleversé, éclairé et meilleur. Le petit astronaute de Jean-Paul Eid, bédéiste renommé, est l’histoire d’une famille soudée et courageuse, dont on ne sort pas indemne.

Ce livre est à la fois son œuvre la plus personnelle et la plus universelle. Inspirée de ses deux enfants adorés l’unissant à sa compagne Marie, c’est l’histoire fictive de Tom, dit le petit astronaute, et de sa grande sœur Juliette. Un duo d’inséparables, à la vie à la mort.

Tom est un enfant pas tout à fait comme les autres. Il est, comme on dit, lourdement handicapé. Atteint de paralysie cérébrale, il ne parle pas, ne marche pas.

Qu’à cela ne tienne, son bonheur de vivre est irrépressible et contagieux. Pour ses parents, sa sœur Juliette et tous ceux qu’il croisera, sans le savoir, Tom est un redoutable éclaireur.

Par son existence même, il leur ouvre tout grand le chemin. Non pas vers une simple « tolérance », mais vers l’acceptation, pleine et entière, de toutes les différences. En cela, Le petit astronaute est un livre à méditer et à partager.

D’une très grande beauté, les illustrations sont aussi un ravissement pour les yeux. N’ayons pas peur des mots, ce livre est une pure merveille.

CHAVIRÉE

Sur un plan plus personnel, il m’a chavirée. Comme Juliette, je suis la « grande » sœur de ma « petite » sœur Manon, née avec une déficience intellectuelle. Il y a 58 ans déjà…

Le choix audacieux de Jean-Paul Eid de raconter l’histoire de Tom à travers le regard de Juliette, braque les projecteurs sur l’univers souvent caché de la fratrie lorsqu’un enfant « pas comme les autres » s’ajoute à la famille.

Juliette doit en effet naviguer fort entre son puissant besoin de protéger son petit frère, son sentiment d’impuissance face au réel et son inquiétude pour l’avenir de Tom.

Avec une délicatesse extrême, Jean-Paul Eid nous montre également la réalité brutale du choc encaissé par les parents et Juliette lorsqu’on apprend que Tom ne sera jamais comme les autres.

Puis, viennent les hospitalisations, la médication, la réadaptation, des médecins pas toujours à la hauteur, des garderies qui n’en veulent pas. Etc.

En même temps, la famille s’adapte. Elle vit, tout simplement et, peu à peu, elle trouve son équilibre.

AMI POUR TOUJOURS

Puis, apparaît la directrice d’un CPE prête à accueillir Tom à bras et à cœur ouverts. Les autres enfants, eux, non handicapés et de toutes les origines, imperméables aux différences, en feront leur ami pour toujours.

Il y aurait encore long à dire sur Le petit astronaute. Pour ma part, j’y ai retrouvé des traces de mon enfance avec Manon. Le rappel de l’amour, immense, de notre maman, déterminée à tout donner pour que ma sœur ait droit à sa vie et son bonheur.

J’ai aussi beaucoup pensé à tous ces frères et sœurs adultes qui, un jour, prennent la relève de leurs parents, comme je l’ai fait auprès de Manon. J’ai pensé entre autres à Francine, Céline, Margaret.

En parlant de sa propre fille, Jean-Paul Eid le résume avec tendresse. Ce livre, écrit-il, « est dédié à Mathilde, la grande sœur qu’espèrent tous les petits frères quand ils viennent au monde ».

Nettoyer son automobile

LES BONS TRUCS

Rien de compliqué pour Madame chasse-tache avec ses trucs et idées, pour exécuter un nettoyage de l’intérieur de son véhicule qui a subi un sale coup au cours des derniers mois.

1- Enlevez les traces de calcium sur les tapis en brossant les taches énergiquement avec un mélange à parts égales d’eau et de vinaigre. Épongez ensuite le tapis avec de l’eau claire. L’odeur de vinaigre étant persistante, aérez la voiture pendant quelques jours.

2- Un mélange à parts égales de vinaigre et de bicarbonate de soude élimine les taches plus tenaces sur les tapis. Étalez cette pâte sur les taches et laissez agir quelques heures avant de passer l’aspirateur.

3- Le Club Soda est particulièrement efficace pour nettoyer les banquettes. Mélangez à parts égales l’eau gazeuse à une eau tiède, ajoutez quelques gouttes de savon à vaisselle Dawn. Vaporisez les sièges et brossez-les au besoin.

Épongez-les ensuite avec un chiffon imbibé d’eau claire pour enlever toute trace de savon. Asséchez rapidement avec des chiffons propres et secs.

4- Si vous avez à enlever seulement quelques petites taches de boisson ou de nourriture sur les sièges en tissu, vaporisez-les avec un lave-vitre incolore (type Windex) ou un mélange d’eau et de vinaigre blanc. Frottez ensuite avec un linge à peine humide.

5- Les sièges en cuir et le tableau de bord peuvent être nettoyés avec un produit d’entretien pour le cuir ou avec un lait démaquillant généralement utilisé pour la peau. Une brosse à dents ou une brosse en mousse permet de se faufiler dans les recoins difficiles d’accès. Passez ensuite un chiffon à peine humide sur les sièges pour enlever le surplus de gras.

LA BONNE IDÉE

Comme les travaux sur les routes sont loin d’être terminés, il est fort possible que vous trouviez des taches de goudron sur la carrosserie de la voiture. Un petit jet de WD-40 et un chiffon humide suffiront à faire disparaître toutes les taches de goudron sur la voiture.

Source : Louise Robitaille, Cahier CASA, Journal de Montréal, 22 mai 2021, p20

L’horreur israélo-palestinienne

On le voit tous les jours à travers les différents médias. Une population civile qui fait les frais d’une guerre qui dure, dure et perdure.

Victimes de bombardements sauvages, des familles sont décimées, des immeubles totalement détruits. L’horreur dans ce qu’elle a de pire.

Anne-Caroline Desplanques signait un article dans le Journal de Montréal de mardi dernier très évocateur de ce que vivent les familles en décrivant le portrait d’une d’entre elles; deux enfants en bas âge et les parents. Privés d’électricité et de choses indispensables, ils vivent une crainte de tous les instants.

Je vous propose cet article en vous demandant ce que vous feriez dans un tel contexte ? Depuis 15 mois, nous vivons une pandémie avec des consignes qui ne se comparent pas d’un iota à ce que ces gens vivent. On se plaint de ne pas assouvir son petit nombril et de ne pouvoir socialiser. On enfreint les consignes comme des petits lapins gâtés, pourris.

Pour un instant, mettons-nous dans leurs souliers. On ne tiendrait pas 10 minutes.


UNE FAMILLE DE GAZA TRAUMATISÉE

Photo : Journal de Montréal

Le Journal s’est entretenu avec le groupe de quatre, qui a peu dormi depuis cette guerre israélo-palestinienne.

Les bombes ont cessé de tomber sur Gaza et Israël, à la faveur d’un cessez-le-feu entre l’État hébreu et le groupe armé palestinien Hamas. Mais cette quatrième guerre israélo-palestinienne a profondément traumatisé une famille palestinienne qui s’est confiée au Journal.

Pendant 12 nuits, Hana, 7 ans, et sa petite sœur, Lilya, 5 ans, n’ont pas dormi. Couchées sur le sol entre leurs parents, elles écoutaient tomber les bombes en priant pour qu’aucune ne les atteigne.

« Je n’étais pas préparé à voir la terreur dans leurs yeux. Voir mes filles dans cet état, c’est pire que tout, je ne souhaite à personne de voir ses enfants comme ça », souffle leur père Khaled Abu-Shabaan en entretien au Journal.

La famille de ce travailleur humanitaire réside normalement dans un immeuble de Gaza, mais, craignant que la tour soit visée par un F-35 israélien, elle s’est réfugiée chez des parents. Tous les quatre dormaient ensemble, par terre, serrés les uns contre les autres de peur d’être séparés par la mort.

L’ENFER SUR TERRE

« Les êtres humains ne sont pas constitués pour supporter une telle peur », souffle le père de famille la voix étranglée.

Certains jours, les bombardements étaient si proches et si intenses que le sol a tremblé sous les pieds de Lilya et Hana et que tous les murs ont vibré autour d’elles.

« Papa ! Pourquoi la terre tremble ? » hurlait alors Hana en sautant sur place. La petite pousse maintenant ce même cri de terreur dans son sommeil en tremblant.

« S’il y a un enfer sur terre, c’est la vie des enfants de Gaza », a dit le secrétaire général des Nat ions unies (ONU), Antonio Guterres, en appelant à un cessez-le-feu. Peu après, une trêve était annoncée. Mais chez Khaled Abu-Shabaan, on est loin de festoyer.

VILLE DÉTRUITE

« Des familles entières ont été éradiquées, la ville est entièrement détruite maintenant », dit-il en comptant les bouteilles d’eau qu’il lui reste.

L’esu n’étant pas potable à Gaza, M Abu-Shabaan doit en acheter régulièrement. Il a même dû sortir pendant les bombardements pour ravitailler sa famille. Mais, de jour en jour, il a vu les stocks diminuer dangereusement et s’inquiète maintenant de la suite.

Chez lui, à présent, l’électricité est coupée la majorité du temps, une eau saumâtre coule en filet du robinet et plusieurs fenêtres ont volé en éclats.

« Les hostilités ont gravement endommagé les infrastructures civiles vitales de Gaza, notamment les routes et les lignes électriques, explique M. Guterres. Les points de passage vers Gaza ont été fermés et les pénuries d’électricité affectent l’approvisionnement en eau. »

SOLUTION POLITIQUE

L’ONU a appelé dimanche à régler les « causes profondes » du conflit israélo-palestinien afin d’éviter de nouvelles « destructions » et de redonner « un sens au futur ». Elle réclame la levée du blocus imposé par Israël depuis 2007.

« Personne ne veut la paix davantage que nous, les Palestiniens. Mais nous voulons une paix digne. Deux États qui assurent les mêmes droits à leurs enfants », plaide M. Abu-Shabaan en serrant ses filles contre lui.

11 JOURS D’ENFER

Un bilan désastreux :

242 Palestiniens tués : 23 filles, 43 garçons, 38 femmes et 138 hommes;

1949 Palestiniens blessés;

12 Israéliens tués : 2 enfants, 5 femmes et 5 hommes;

710 Israéliens blessés.

Succession

METTRE À JOUR SON TESTAMENT, C’EST PAS SI COMPLIQUÉ À FAIRE

« Si tu continues, je vais te virer de mon testament ! »

Avez-vous déjà proféré ce genre de menaces à un proche ? Moi oui, surtoutà ceux qui n’y figurent pas.

Mais au fait, peut-on rayer comme ça le nom d’un héritier ? Ce n’est pas aussi simple que ça de modifier un testament.

Alors, quelle est la marche à suivre ?

LE CODICILLE

Il faut se retenir de rebrasser les cartes selon ses humeurs, mais il arrive un moment où l’on n’est plus à l’aise avec certains éléments de son testament.

Les raisons ne manquent pas de vouloir reformuler ses dernières volontés. On a développé un intérêt pour une cause qu’on veut soutenir; on regrette ce legs particulier pour un proche qui ne l’est plus; le tuteur désigné de vos enfants s’est joint au mouvement Q-Anon…

On peut modifier un testament notarié sans tout recommencer. On ne recommande pas de raturer des passages et d’ajouter des clauses dans la marge du document original, ça ne passera pas. On doit plutôt joindre au testament un nouveau document, un codicille, dans lequel on indique les nouveaux aménagements.

Comme pour le testament, trois formes de codicille sont acceptées : olographe, devant témoins et notariés. Il n’est pas obligatoire de produire un codicille dans la même forme que le testament original, un document olographe peut par exemple modifier un document notarié.

VALIDITÉ DU DOCUMENT

Pour être valide, un codicille olographe doit être rédigé à la main, daté et signé par le testateur. Mais comme avec le testament du même type, le risque d’erreur est important quand la situation devient un peu complexe et qu’on ne maîtrise pas le jargon juridique.

« J’ai déjà vu un cas où la personne avait écrit : ‘’Je révoque le précédent testament’’, alors qu’elle cherchait seulement à le modifier. Le reste de sa lettre ne tenait pas, si bien qu’elle s’est retrouvée sans testament valide », raconte la notaire Stéphanie Bourassa, de Montréal.

La moindre erreur peut mener à une situation qu’on voulait justement éviter. Autre risque : la perte des nouvelles instructions qui redonnerait toute sa force au testament original.

REPARTIR DE ZÉRO ?

En fait, le recours au codicille convient davantage pour les modifications mineures ou qui ne créent pas de vagues. Par exemple, pour désigner un nouveau liquidateur ou pour préciser des legs particuliers de moindre importance : des meubles, une petite somme d’argent, un bien symbolique… Sinon, le cafouillage point à l’horizon.

On réduit le risque en se faisant aider par un notaire., mais ceux-ci seraient de moins en moins chauds à procéder à des changements par des codicilles notariés, selon Me Stéphanie Bourassa. Ils poussent pour la rédaction d’un nouveau testament, certainement plus cher (200 $ de plus environ), mais qui garantit un résultat qui ne ressemble pas à du rafistolage.

En recommençant à zéro, les héritiers n’ont pas connaissance des modifications qu’un testateur a apportées avec le temps, ce qui diminue le potentiel de friction entre les proches. Avec un codicille, ces derniers ont accès au testament original. Dès lors, ils savent en faveur de qui le document a été changé, et qui en paie les frais.

Pour maintenir un climat, ce n’est pas l’idéal… à moins bien entendu qu’on veuille que le malheureux qu’on a biffé de son testament sache qu’on l’en a expulsé !

À SAVOIR

1- Il est recommandé de réviser son testament tous les cinq ans, ou à la suite d’un événement important : naissance, mariage, maladie, décès, séparation, etc.

2- On doit se poser quelques questions, par exemple :

– Est-ce que mon bilan (actif et passif) a changé, et suis-je toujours à l’aise avec le partage prévu de mes biens entre mes héritiers ?

– Est-ce que le choix du liquidateur reste pertinent ?

– Est-ce que le choix des tuteurs pour les enfants mineurs est encore adéquat ?

– Y a-t-il de nouveaux biens qui pourraient faire l’objet de legs particuliers?

Source : Daniel Germain, Dans vos poches, Journal de Montréal, 21 mai 2021, p28

On ne bouffe plus rien, finalement !

Voici un texte sur la nutrition, trouvé sur Internet et produit par Sélection du Reader’s Digest, sous la plume de Amy Gorin.

Elle parle de nutrition et des produits transformés qui sont néfastes pour la santé.

On dit qu’il n’y a pas meilleure satisfaction que la nourriture sous toutes ses formes. J’ai toujours cru que la bouffe doit être variée, même si on nous dit que les produits transformés ne devraient pas être consommés.

Pourtant, ceux-ci sont délicieux et goûteux, ce qui en expliquerait leur consommation et leur popularité. C’est la démesure qui est à éviter, on l’a bien compris.

Bouffer deux hot-dogs par semaine n’a jamais tué personne… en manger tous les jours c’est très différent. Il y a un juste milieu à observer. Tout est une question de fréquence et de quantité.

Alors voici son article, qui se termine par les 50 aliments que les nutritionnistes ne mangent jamais. Peut-être, mais à prendre connaissance de cette liste, j’ai de sérieux doutes… Peut-être des fois !

Ne dit-on pas « cordonnier mal chaussé ? »


POURQUOI LA VIANDE TRANSFORMÉE EST-ELLE MAUVAISE POUR LA SANTÉ ?

Qu’est-ce que la viande transformée ?

La viande transformée est fondamentalement américaine, au même titre que le baseball – un jeu où, soit dit en passant, les saucisses hot-dogs transformées nappés de sauce au fromage (aussi transformée), ne sont jamais bien loin.

« La viande rouge transformée diffère de la viande rouge fraîche du fait qu’elle a été fumée, salée, mise en conserve ou traitée avec des agents de conservation », explique Lisa Andrews, diététiste et propriétaire de Sound Bites Nutrition à Cincinnati.

Outre les saucisses hot-dogs, la viande transformée comprend le bacon, la saucisse, le bologne, le corned-beef, le salami, le jambon et le bœuf séché. Eh oui ! le bacon que vous aimez tant est transformé ainsi que le pepperoni et la charcuterie emballée.

Le bœuf frais ou steak – ou même l’agneau frais – ne sont par contre pas considérés comme transformés s’ils n’ont pas été soumis à des additifs ou à des modifications », déclare Andrea Goergen, diététiste-nutritionniste et propriétaire de Cultivate Healthy à Washington.

Si vous aimez les hamburgers, vous devriez savoir que leur viande n’est pas considérée comme transformée non plus. « La viande à hamburgers n’est pas considérée comme transformée, affirme Lacey Dunn, diététiste et auteure de The Women’s Guide to Hormonal Harmony, car bien qu’elle ait été modifiée par rapport à sa forme originale, on n’y a pas ajouté d’autres agents de conservation ou de nitrates. »

D’ailleurs, voici 50 aliments que les nutritionnistes ne mangent jamais !

Édulcorants artificiels – Maïs soufflé aux micro-ondes – Charcuteries – Beurre d’arachide faible en gras – Margarine – La plupart des repas congelés – Pop-Tarts – Fromage à tartiner – Jus de fruits – Saucisses, hot-dogs – Fromages – Spam – Nouilles Ramen – Collations préemballées – Yogourts aux fruits – Beignes – Hamburgers de restauration rapide – Maïs soufflé de cinéma – Huîtres crues – Sodas – Aliments préemballés sans gras – Bretzels – Galettes de riz – Fruits au sirop – Céréales en boîtes – Beurre d’arachide – Plats congelés minceur – Collation à saveur de fromage – Barres aux fibres – Colorants alimentaires – Blé – Sandwiches déjeuner congelés – Vinaigrette allégée – Desserts sans sucre – Bœuf et poulet issus d’élevage intensif – Produits laitiers pasteurisés – Lait écrémé – Huile de canola – Tous les produits non biologiques du maïs – Grains raffinés – Mortadelle – Boissons énergisantes – Sushis préemballés – Sel de table – Agave – Protéine de soja – Fraises non biologiques – Sirop de table et crêpes – Soupe en boîte – Crèmes à café aromatisées.

Bon ! Qu’est-ce que je mangerais bien ???

Finalement, je vais sucer un cure-dent, jusqu’à satiété !

La fête des Patriotes, c’est aujourd’hui

En ce 24 mai, c’est la journée réservée à nos Patriotes de 1837-1838 dont une douzaine seront pendus, à la prison du Pied-du-Courant le 15 février 1839, sur De Lorimier, près des berges du fleuve Saint-Laurent. On célèbre aujourd’hui leurs combats contre l’empire britannique.

L’historien Gilles Proulx, dans un article publié hier dans le Journal de Montréal, explique les raisons de célébrer cette journée spéciale. C’est le texte que je vous propose aujourd’hui.


POURQUOI FÊTER NOS PATRIOTES ?

Pour nombre de Québécois, les Patriotes sont un club de football américain. Au sujet de nos Patriotes de 1837-1838 que nous fêtons [aujourd’hui] par un jour férié, beaucoup ne savent que ce que notre école a pu leur apprendre, c’est-à-dire rien !

Pourtant, nos Patriotes demeurent d’actualité puisque, encore une fois, avec la présentation d’une « nouvelle loi 101 », le Québec va tenter de s’affirmer contre un pouvoir étranger étouffant qui voudrait lui dicter ses actes.

Reculons dans le temps. À la fin 18e et au début du 19e [siècle],les méthodes impériales britanniques qui « divisaient pour régner » instrumentalisaient l’immigration.

Après l’indépendance des États-Unis, tous les « antipatriotes » monarchistes qui avaient refusé de se ranger derrière George Washington ont immigré dans la colonie britannique du Canada, notamment dans les Cantons-de-l’Est. Ils seront souvent les plus fanatiques impérialistes !

Eux qui exécraient les Patriotes américains et leur démocratie, ils vomiront d’autant plus les Patriotes français !

DÉNI DE DÉMOCRATIE

Un peu avant le soulèvement des Patriotes, avec à peine 10 % de la population, la minorité anglophone a la mainmise sur le pouvoir.

Il y a des élus francophones, mais c’est toujours Londres, en vérité, qui a le dernier mot. Ce Pouvoir incontestable octroie des contrats payés à même les deniers publics et récompense les amis déjà riches.

Les Habitants et leurs représentants auront beau parler, qui écoutera ?

SOULÈVEMENT

Fort de sa victoire à la tête du Parti patriote qui veut plus de démocratie et une reconnaissance de sa culture, Louis-Joseph Papineau, réputé si intelligent que sa « tête » est demeurée proverbiale, va demander à Londres de bien vouloir reconnaître une liste de résolutions en ce sens.

Au refus de la Couronne de les écouter, les députés patriotes opposent celui de voter le budget.

Les esprits s’échauffent. Dans ce qui est aujourd’hui le Vieux-Montréal, le club des Fils de la Liberté est créé. Les impérialistes du Doric Club s’attaquent alors à la maison de Papineau et détruisent les presses d’un journal trop patriotique à leur goût.

Les Patriotes à Saint-Eustache

Après une victoire initiale surprise des Patriotes, le régiment anglais de John Colborne, amoureux des allumettes, met le paquet. Les batailles se succèdent et culminent par l’attaque de 2000 habits rouges contre 250 Patriotes réfugiés dans l’église de Saint-Eustache, alors brûlée, et qui porte encore les stigmates des boulets.

CULTE DE L’EMPIRE

Après cette dévastation, l’impérialisme britannique devient presque une religion au Canada anglais. On fait alors de l’anniversaire de la jeune reine d’Angleterre, Victoria, née un 24 mai, un jour de liesse, le Victoria Day !

Comment réagir à cette manifestation impérialiste ? Au début du 20e siècle, pour la fête de la Reine, le Québec préfère célébrer Dollard des Ormeaux, mort héroïquement à la manière de Davy Crockett, mais ce personnage n’a plus la cote auprès de nos révisionnistes…

En 2002, Bernard Landry décrète que ce sera la Journée nationale des patriotes. N’est-il pas opportun en effet que nos Patriotes ressuscitent précisément lors de ce qui est ailleurs au Canada le « Victoria Day » ? C’est une manière d’affirmer que le combat continue.

Lâchés lousses

Avec l’arrivée du printemps et surtout des chaudes températures hâtives, certains en profitent pour se lâcher lousses.

LES MOTOCYCLISTES

On le voit par le tragique bilan des accidents mortels impliquant les motos, pour la plupart, des modèles sports. On se sent soudainement libre et téméraire malgré la chaussée souvent rendue glissante par certains résidus abrasifs laissés par l’hiver.

On ouvre les gaz, sans se soucier des autres usagers de la route et d’avoir pris le temps de revoir ses réflexes endormis depuis plusieurs mois.

LES CYCLISTES

Par ailleurs, un autre groupe délinquant est celui des cyclistes en général et particulièrement de haut niveau. Du moins, tel qu’ils se perçoivent.

Souliers spéciaux solidement ancrés aux pédales et costumes de plus en plus moulant, sans oublier les casques profilés, on croirait qu’ils s’entraînent pour le Tour de France.

Le Code de sécurité routière ne s’applique pas à eux.

Malheureusement et souvent ils partagent la route à grande vitesse et si la voie est libre à une intersection, le signal d’arrêt ou le feu de circulation devient un ornement sans grande importance.

Saviez-vous que seulement 2 pouces de leur bécane sont en contact avec la route ? Il n’en faut pas beaucoup pour se retrouver parmi les pissenlits.

Ils fréquentent souvent des petits chemins de campagne, sans accotement, donc dans la voie carrossable, augmentant les risques d’accidents, de chutes voire de blessures graves. De tels comportements, ne pardonnent pas.

AU PARC

Récemment, je passais du temps dans le parc de la Commune à Varennes. Alors que je marchais sur l’étroit sentier pédestre asphalté qui sert également aux trottinettes, planches à roulettes et vélos, je me suis fait doubler par ces « coureurs de compétition » roulant à vive allure. Sans son, sans cri, sans parole, sans clochette, sans avertissements.

Ce parc affiche une vitesse maximale de de 20 km/h (que je considère exagérée) largement dépassé par « l’élite ». Les cyclistes du dimanche et les familles à vélo eux, sont plus disciplinés.

Imaginez la scène : vous marchez lentement avec vos enfants et soudainement, un des petits décide de se déplacer d’un côté ou de l’autre, pendant qu’un cycliste de « haute performance » s’amène rapidement sans prévenir… Ce comportement n’a pas sa place dans un environnement familial.

Le parc a aussi une responsabilité. Celle d’engager du personnel de surveillance pour rappeler à l’ordre ceux et celles qui ne respectent pas les règles.

DÉCONFINEMENT PRÉCIPITÉ

Finalement, le dernier groupe de contrevenants laissé à lui-même se trouvait à la plage d’Oka mercredi dernier. Dans leur « sagesse », ils n’ont rien ménagé. Le gouvernement Legault, quelques heures auparavant faisait part de son plan de déconfinement et dès le lendemain voilà que ces spécimens préhistoriques ont décidé qu’ils n’en avaient rien à foutre.

On se lâche lousse ! Vive la libaaaarté ! Fini la COVID-19 ! Le masque ? C’est quoi ça ? On se saoule comme des cochons !

Édifiant !

Beuveries, fesses à l’air, non-respect de la distanciation physique et du port du masque, ils ont laissé leurs déchets en plan comme des sauvages… non, des humains de Néandertal. Ils ont dû être sortis du parc non sans injurier le personnel surveillant. La Sûreté du Québec a dû prêter main forte

Résultat de leurs conneries : le nombre de personnes admises à fréquenter cette plage sera dorénavant réduit considérablement.

Plus lousse que ça, tu meurs !

Samedi, de rigoler

La catéchiste demande aux enfants combien il y a de sacrements. Une petite fille se lève et dit :

– Il n’y en a plus.

– Et pourquoi donc ?

– Parce que ma grand-mère a reçu le dernier…


Au Kenya, un touriste égaré se retrouve nez à nez avec un lion. Ne sachant que faire pour sauver sa peau, il s’agenouille et prie :

– Dieu, faites que ce lion ait une pensée chrétienne…

Alors, le miracle se produit et le touriste entend le lion parler :

–  Dieu, bénissez ce repas !


Une femme se promène et rencontre le prêtre de sa paroisse.

– Bonjour Madame, ne vous ai-je pas mariée il y a deux ans ?

– Si, Monsieur le curé.

– Avez-vous des enfants ?

– Non ! Monsieur le curé. Nous essayons en vain d’en avoir depuis notre mariage.

– Je vais à Rome la semaine prochaine et je vais allumer un cierge pour vous.

Huit ans plus tard, elle croise de nouveau le curé devenu évêque.

– Comment allez-vous ? lui demande-t-il.

– Très bien.

– Avez-vous eu des enfants ?

– J’ai 3 paires de jumeaux et 4 filles en plus, soit un total de 10 enfants. Et j’en attends un autre.

– Ah oui !!! Et comment va votre mari ?

– Très bien. Il est en voyage : il est parti à Rome éteindre votre cierge !


Toto est chauffeur de taxi, soudain une femme toute nue entre dans son taxi et lui dit :

– Démarre, démarre vite ! S’écrit-elle.

Toto ne démarre pas, mais garde ses yeux fixés sur la dame, qui lui dit :

– Quoi, tu n’as jamais vu une femme nue ?

Toto lui répond :

– C’est pas ta nudité que je regarde.

– Alors quoi ? lui demande la dame.

Toto répond :

– Je me demande où tu as mis l’argent pour me payer ?


Un jeune médecin de campagne jase avec un vieux fermier de 75 ans qui s’est blessé à la main. Pendant qu’il le soigne, la conversation en vient sur le sujet des politiciens. Le vieux fermier dit au médecin :

– Ouais, comme je vois ça, Donald Trump c’est pas mal une « tortue de poteau » !

Comme le médecin n’est pas familier avec l’expression, il demande au vieux ce qu’est une « tortue de poteau ».

Le fermier explique :

– Quand tu roules sur un chemin de campagne et que soudain tu vois une tortue en équilibre sur le dessus d’un poteau de clôture, c’est ça une « tortue de poteau ».

Devant l’expression perplexe du médecin, le vieux fermier continue son explication…

– Tu sais qu’elle ne s’est pas rendue là d’elle-même, qu’elle n’a pas d’affaires là, qu’elle ne sait pas quoi faire à cet endroit, qu’elle est élevée à une hauteur où elle ne pourra pas fonctionner comme il faut et tu te demandes quel pauvre crétin l’a placée là en premier lieu.

Comme dira plus tard le médecin :

– C’est la meilleure définition de Donald Trump que je n’ai jamais entendue.


Donald Trump consulte une voyante. Celle-ci, très concentrée ferme les yeux et lui dit :

– Je vous vois passer sur un grand boulevard dans une voiture, le toit ouvert, le peuple applaudit. La foule est heureuse, comme jamais. Des personnes courent après la voiture. Il y a tellement de monde que la police a du mal à se frayer un chemin. Les gens chantent et crient des mots d’espoir : « Maintenant, tout ira mieux ».

À ces mots, Trump se gonfle de joie et demande à la voyante :

– Et moi, comment je réagis à tout cela ?

La voyante répond :

– Je n’arrive pas à le voir, votre cercueil est fermé…

Réussir ses tomates

On le voit partout, dans les centres de jardinage, c’est la ruée vers les végétaux qui agrémenterons nos plates-bandes et surtout nos potager, tout l’été. Voici comment réussir ce dernier.


COMMENT OBTENIR LES MEILLEURES TOMATES DU QUARTIER !

Si vous souhaitez cultiver des tomates, la fin de mai – ou le début de juin en région nordique ou montagneuse – constitue le meilleur moment pour les mettre en terre.

Toutefois, si vous souhaitez récolter les tomates avant la fin de l’été, inutile de semer des graines dans votre potager à ce moment-ci, il vous faut plutôt acheter des plants bien développés, vendus en pot dans une jardinière.

Voici quelques conseils pour obtenir une récolte de tomates abondante.

PLEIN SOLEIL

Les plants de tomates exigent beaucoup de chaleur et de lumière pour produire des fruits savoureux en abondance. Ainsi, il est essentiel de les planter dans un endroit bien protégé des vents, ensoleillé pendant plus de six heures chaque jour.

TIGE SOUS LE SOL

Lorsque vous plantez un plant de tomate, assurez-vous que la base de sa tige centrale soit placée à quelques centimètres sous le niveau du sol. En prenant soin de couper les premières feuilles fixées à la tige principale, vous pouvez la disposer à 10 à 15 cm sous la surface de la terre.

Cette technique garantit un meilleur enracinement et favorise la formation d’un vaste système de racines qui pourra puiser davantage d’eau et d’éléments nutritifs.

COMPOST ET ENGRAIS

Que vous les cultiviez en contenant ou en pleine terre, assurez-vous de fournir de grandes quantités de compost à vos plants de tomates. En pot, les tomates doivent bénéficier d’un terreau riche, composé de compost, de tourbe de sphaigne et de perlite.

En pleine terre, vous pouvez planter les tomates dans un mélange composé d’une moitié de terre argileuse existante et d’une moitié de compost.

En plus, d’ajouter un champignon mycorhizien au sol ou au terreau, ce qui permet d’augmenter de façon substantielle la croissance et le développement des tomates, vous pouvez également fournir à chaque plant environ 100 ml (trois à quatre poignées par plant) d’engrais granulaire naturel à dégagement lent riche en azote et en potassium (dont la formulation se rapproche de 5-3-8).

EN CONTENANT

Si vous souhaitez cultiver des tomates en contenant, vous pouvez opter pour un cultivar compact arbusif ou retombant qui produit des petits fruits, comme « Chibikko », « Tiny Tim » et « Tumbling Tom » par exemple.

Mais sachez que les cultivars de plus grandes dimensions – qu’on qualifie d’indéterminés – peuvent aussi être cultivés dans de grands pots avec succès. Toutefois, il faudra les planter dans de très grands contenants, faisant au minimum 45 cm de diamètre.

Que vous les cultiviez en pot ou en pleine terre, n’oubliez pas que les plants de tomates indéterminés doivent être tuteurés puisqu’ils ont l’aspect de vignes.

ARROSAGE RÉGULIER

Comme ils apprécient un taux d’humidité constant, il est préférable de fournir de l’eau régulièrement aux plants de tomates. De plus, un arrosage régulier évite le fendillement et l’éclatement des tomates ainsi que l’apparition de taches noires sous les fruits.

Arrosez vos tomates deux à trois fois par semaine, idéalement en matinée, avec de l’eau tiède. Fournissez environ 5 litres d’eau à chacun des plants lorsqu’ils sont jeunes, le double lorsqu’ils sont plus âgés et moins de 5 litres au moment de la récolte.

UTILES GOURMANDS

Il est plus adéquat d’utiliser le terme tige secondaire pour identifier ce qu’on appelle à tort un gourmand. Il n’est absolument pas nécessaire d’éliminer ces tiges secondaires puisqu’elles produisent des tomates, augmentant ainsi la récolte.

Il faut d’abord savoir que les tomates ne produisent tous simplement pas de gourmands. Les tiges qui se forment à l’aisselle des feuilles et de la tige principale produisent des fruits si on les laisse pousser, ce ne sont donc pas des gourmands d’un point de vue botanique.

Toutefois, si vous tenez à enlever les tiges secondaires cela permettra d’augmenter la grosseur des tomates produites. Vous obtiendrez ainsi moins de tomates et aussi le poids total de la récolte sera inférieur, de plus du tiers dans certains cas.

Bon jardinage !

Source : Albert Mondor, Cahier CASA, Journal de Montréal, 15 mai 2021, p12

L’art de massacrer une langue

C’est-ce que j’en déduis en prenant connaissance d’un article de Hugo Dumas, dans La Presse+ d’hier, au sujet de la nouvelle télésérie pour la jeunesse, Les petits rois.

Diffusée sur les plateformes payantes de Radio-Canada, on y trouve plus d’anglicismes qu’on peut imaginer. En fait, c’est un nouveau langage tout croche que seule la nouvelle génération connaît. Enfin, je crois, parce que côté vocabulaire c’est le désastre.

C’est un nouveau dialecte totalement incompréhensible et je me demande s’ils en comprennent vraiment le sens. Un franglais totalement massacré.

Quoi qu’il en soit, je vous propose le contenu de son article. Oreilles chastes et pures, s’abstenir.


LES PETITS ROIS

Yo les jeunes, on regarde ou on ditch ?

Ce n’est pas pour me vanter, ou si peu, si peu, mais je me débrouille pas pire au rayon des « teen dramas », ces feuilletons portés par des acteurs de 30 ans mais qui s’adressent à des adolescents avertis et à de jeunes adultes.

Normal PeopleL’académie13 Reasons Why, Le chaletSex EducationLa dérapeGilmore Girls ou Clash, je me tiens au courant du mode de vie des « djeunes », wasssup la gang, telle une Jocelyne Letendre (Micheline Bernard) dans le « shake and bake » de Radio-Enfer.

À leur contact, j’ai appris qu’on ne conjugue jamais, mais genre jamais, les verbes en anglais que l’on insère dans des phrases en français. Yo, for real, je l’ai ditch. Sorry, j’ai overreact. Fuck, j’ai été kick out ! Dude, y va slide dans tes DM !

Dans le temps de Mononcle Hugo le quadragénaire, les jeunes se donnaient la peine d’accorder ces mêmes verbes. Comme dans : j’ai switché de place avec Marie-Ève dans mon cours de chimie. En 2021, ça sonnerait plutôt comme : yo, j’ai switch avec Capucine dans mon atelier sur l’écoanxiété.

Des followers, une dick pic, je l’ai get, un fan base, des pop sockets, est-ce que tu care, du self-love, c’est crazy, broke as fuck, c’est vraiment wack, se faire ghoster, c’est insane, vous entendrez ce dialecte en franglais, très réaliste, dans la nouvelle télésérie Les petits rois de Radio-Canada, que l’Extra de Tou.tv déposera sur sa plateforme payante le 27 mai. Pour un passage à la télé traditionnelle de Radio-Canada, il faudra patienter plusieurs mois, m’a-t-on dit mardi.

Maintenant, avant d’alerter l’Office québécois de la langue française (OQLF) ou Guy Fournier, dites-vous ceci : oui, des dizaines de milliers d’ados et de Z parlent en mélangeant ainsi les deux langues, et pas uniquement à Montréal. Est-ce l’idéal pour notre langue française ? Bien sûr que non.

Mais si vous êtes une auteure et que vous racontez une histoire qui met en scène des élèves de cinquième secondaire d’un collège de Montréal, le recours à ce franglais dans les dialogues est nécessaire. Ne serait-ce que pour la crédibilité du récit.

Dans Les petits rois, qui se compose de six épisodes d’une heure, nous suivons les deux meilleurs amis Julep (Pier-Gabriel Lajoie) et Adaboy (Alex Godbout), qui sont aussi les deux personnes les plus cool du Collège Reine-Isabella. Ces deux gosses de riches, plutôt baveux, font partie du programme de sports-études. Julep en hockey et Adaboy en patinage artistique.

La scénariste Marie-Hélène Lapierre (Jérémie), aidée de Justine Philie, a eu la brillante idée d’inverser les stéréotypes associés aux deux personnages principaux. Julep est gai, très BCBG, et il s’affiche ouvertement avec son copain Pom (Karl-Antoine Suprice). Mauvais à l’école, Julep représente l’archétype du « jock », le capitaine qui porte toujours son manteau d’équipe sportive. Son orientation sexuelle n’est pas du tout un enjeu, tout comme celle de sa meilleure amie Bee (Célia Gouin-Arsenault).

À l’opposé, le flamboyant Adaboy est hétérosexuel, porte ses cheveux bleus, raffole des colliers de perles et coud ses propres vêtements. Il rêve de devenir designer de mode, entre deux compétitions de patin. C’est un Jay Du Temple dix ans plus jeune.

Au sommet de la pyramide sociale, comme leurs amis privilégiés, Julep et Adaboy ne regardent pas vers le bas, mais en direction de leur petit nombril.

Évidemment, comme ils font chier leurs camarades depuis le primaire, ils collectionnent les ennemis, dont une en particulier, qui prépare minutieusement sa revanche. Le cœur de la série est là : la vengeance, le pouvoir et la manipulation.

La référence à Pretty Little Liars (PLL) est super évidente ici. Cette justicière mystère, qui opère comme « A » dans PLL, envoie des vidéos compromettantes et menace les populaires. Vous n’entendrez que sa voix dans les deux premiers épisodes et vous verrez son visage à la fin du troisième, dans un revirement très habile.

Autour de Julep et Adaboy (on les appelle aussi Jules-Pascal et Adam), il y a également l’influenceuse Basta (Chanel Mings), le bouffon Prank (Lévi Doré), le nerd Wizz (Ahmed Chirara), l’écolo Liz (Audrey Roger) et madame parfaite Mac (Miryam Gaboury). Tous ont le cellulaire greffé à la main, et Instagram – IG, à prononcer à l’anglaise – est leur réseau social de prédilection.

Les « adultes » des Petits rois occupent peu de temps d’antenne. Madeleine Péloquin et Jean-François Nadeau campent les parents d’Adaboy, tandis que Julie du Page se glisse dans la peau de la mère-hélicoptère de Julep. Le directeur du collège (Martin-David Peters) et le professeur souffre-douleur (Hubert Proulx) complètent la distribution.

Les fans de ce genre télévisé très populaire décèleront dans Les petits rois des touches de Riverdale, d’Elite et de Gossip Girl. En termes de sexualité explicite, de vapotage ou de consommation de drogues dures, la minisérie de Radio-Canada, réalisée par Julien Hurteau, ne s’approche pas du niveau d’Euphoria de HBO, qui a traumatisé bien des parents d’ados.

À la question posée dans le titre de cette chronique, est-ce qu’on regarde ou non, je réponds : yo, c’est pas le temps de skip, je l’ai tellement binge, c’était sick.

Dites-moi sérieusement si vous-y comprenez quelque chose…