Pour le stade de baseball, c’est NON !

Stephen Bronfman et son groupe demande l’aide de Québec pour la construction d’un nouveau stade de baseball à Montréal, au bassin Peel, payé avec des fonds publics.

Et Québec est ouvert à l’étudier.

Pas que je n’aime pas le Baseball. J’ai tellement de beaux souvenirs de nos Expos et des belles soirées au stade olympique avec mon fils. C’est sans compter nos présences aux camps d’entraînement en Floride, quelques printemps. Des photos avec Gary Carter, Felipe Alou et j’en passe. Je les aimais nos « z’amours ».

Vous vous souvenez de la formation de 1994 ? Une équipe explosive qui aurait propulsé Montréal vers les plus hauts sommets.

J’adore le baseball. Je suis de ceux qui pensent au succès de ce retour chez nous. Mais, parole de contribuable, un nouveau stade pour le moment c’est non !

Pourquoi changer d’auto quand la tienne est encore en excellente condition ?

Actuellement, le projet qui est sur la table c’est de partager le calendrier avec les Devil Rays de Tampa Bay, qui eux aussi, voient les difficultés d’avoir un nouveau stade en Floride, pris avec une location qui les obligent à rester à Tampa jusqu’en 2027. Malgré leurs faibles assistances, l’idée est intéressante. Mais pas à n’importe quel prix. Et nous sommes en… 2021.

Comme le dirait Pierre-Yves McSween, « En a-t-on vraiment besoin ? »

Ne précipitons pas les choses.

Si je fais un parallèle avec la ville de Québec, et son majestueux centre Vidéotron, à qui on promettait le retour des défunts Nordiques après sa réalisation, ils attendent encore ! Et ce n’est pas demain la veille que cette réalisation aboutira. Ça se dessine comme tel pour Montréal, sauf qu’il nous reste le stade olympique, que notre ancienne équipe a habité 27 ans.

LA GARDE PARTAGÉE

Avant d’investir de l’argent public dans l’éventualité d’un nouveau domicile pour les joueurs de balle, il serait sage d’utiliser le stade olympique pour la durée de la garde partagée. Un stade qui regorge d’avantages : atout propice à notre climat, on peut y recevoir beaucoup d’amateurs, le stationnement est immense, les stations de métro sont à proximité et la venue du REM facilitera encore plus rapidement les déplacements avec la clientèle du centre-ville. De plus, il a longtemps connu le baseball.

L’excuse de la distance avec le centre-ville ne s’applique plus.

Lorsque le baseball majeur approuvera une concession à Montréal, on pourra alors envisager la construction d’un nouveau stade. Mais il va s’écouler beaucoup d’eau sous les ponts d’ici-là et l’expérience pourra confirmer l’engouement des amateurs pour le retour de nos ex-Amours. Il faut retenir qu’il faudra bien évaluer la contribution publique des Québécois.