Un manque de civisme

Les consignes ne sont pas là pour décorer l’environnement. Malheureusement La règle du je, me, moi, prime.

Printemps oblige, on fait un bon ménage de sa garde-robe, on se débarrasse de ce qui ne nous sert plus et, au lieu de les jeter à la poubelle, on en fait don pour les autres.

Alors que je prenais ma marche quotidienne dans mon patelin récemment, un samedi pour être plus précis, j’arrive devant les cloches qui servent à recevoir justement ces vêtements, et je vois l’horreur. La soue à cochons, comme le dirait ma mère.

Il y a beaucoup de sacs et de boîtes de vêtements par terre tout à côté. Une affiche indique aux donateurs de ne pas laisser des sacs de vêtements de cette façon lorsque la cloche est pleine. Si le don est noble, il faut quand même respecter les règles, un certain décorum.

De plus, il est inscrit qu’il n’y a pas de cueillette les fins de semaine mais plutôt en semaine, et à des moments bien précis.

C’est clair comme de l’eau de roche !

Justement, ça ne semble pas être le cas.

Des personnes font fi des directives et décident de laisser tout ça aux alentours. On dirait un dépotoir.

Ont-ils imaginé les conséquence d’une averse sur ces boîtes de carton, et des sacs non noués ? Sans oublier les vêtements trempés.

Le gars vide ses cochonneries et se dépêche d’en disposer. Il s’en débarrasse pour embarrasser l’autre. Pourquoi ne pas revenir le lendemain. C’est pas compliqué ! C’est plein de bon sens !

Malheureusement, on vit en société et pour certains, ils agissent comme s’ils étaient seuls au monde. C’est peut être qu’ils sont aveugles, illettrés, ou abusent carrément du je, me, moi.

L’association qui gère le conteneur a dû planter trois autres affiches pour tenter de faire comprendre ce qui semble si dur de faire comprendre à d’autres.

Pourquoi faire ailleurs ce qu’on ne tolèrerait pas chez nous ? Le sens civique n’est définitivement pas l’apanage de tout le monde.