J’entends la terre crier

« AU SECOURS ! »

Les forces de la nature nous parlent.

Elles nous envoient des messages.

Elles nous disent que la terre étouffe sous le poids de notre bitume et de nos édifices.

Et qu’elle a un grand besoin de respirer.

Les soubresauts qu’elle donne est sa façon de nous mettre en garde.

Car elle pourrait nous effacer de sa surface du revers de la main.

La terre a traversé des millénaires sans nous et le fait d’habiter cette demeure ne nous donne pas le droit de tout chambarder.

Tendons l’oreille pour un instant et écoutons son cri du cœur.

« J’ai mis des millions d’années à créer un jardin que je vous ai prêté. »

« Mais vous en avez fait une poubelle ! »

« Vous avez pollué l’atmosphère de vos gaz toxiques. »

« Vous avez empoisonné les cours d’eau de vos déchets. »

« Vous avez dévasté les forêts. »

« Vous ne laissez que désolation derrière vous. »

« Et vous n’avez aucun respect de la propriété. »

Heureusement il y a des endroits, loin de tous les regards, qui sont demeurés intact.

Cela nous donne l’espoir d’un monde meilleur.

Un monde où tous les humains vivraient en harmonie avec la nature.

Cette terre est la seule demeure que nous ayons. Et les autres mondes ne nous sont pas accessibles.

La durée de notre bail ne dépend que de nous et de l’utilisation des lieux.

J’entends la terre crier : « Au secours ! »

La complainte de l’arbre

Avez-vous déjà entendu le murmure des arbres ? Évidemment, non… et pourtant, selon les circonstances, il peut être perçu. Il suffit de se lever de bon matin et d’aller saluer des arbres qui vous connaissent bien, qui n’ont aucune crainte de dire tout haut ce qu’ils pensent tout bas.

Je suis donc allé les rencontrer pour la énième fois, en ce matin du mois d’octobre et… voici ce qu’ils m’ont dit :

« Homme,

Je suis la chaleur de ton foyer les nuits d’hiver.

Je suis l’ombrage ami lorsque brûle le soleil d’été.

Je suis la charpente de ta maison, la planche de ta table.

Je suis le lit où tu dors et le bois de tes bateaux.

Je suis le manche de ta pioche et la porte de ton enclos.

Je suis le protecteur des sols contre l’érosion.

Je suis le bois de ton berceau et aussi celui de ton cercueil.

Je suis la voûte de tes temples et de tes églises.

Je suis la matière qui crée l’harmonie de ton violon. Écoute ma prière.

Laisse-moi vivre pour tempérer les climats et favoriser l’éclosion des fleurs.

Laisse-moi vivre pour calmer les vents et pousser les nuages qui apportent la pluie.

Laisse-moi vivre pour empêcher les inondations catastrophiques qui tuent.

Laisse-moi vivre car je t’apporte tranquillité et apaisement.

Laisse-moi vivre pour modérer les effets du soleil, du vent, de la pluie.

Laisse-moi vivre pour protéger et nourrir des insectes, des animaux.

Laisse-moi vivre pour t’aider à te soigner.

Laisse-moi vivre car j’embellis ton pays par les couleurs de mon manteau.

Laisse-moi vivre pour le plaisir des promeneurs.

Homme, écoute ma prière, ne me détruis pas inutilement, n’oublie jamais que ta vie est liée à la mienne.

Je suis un arbre. »

Plastique : la solution facile

Encore une fois, les gouvernements ne veulent pas se salir les mains dans l’utilisation intensive du plastique et ont recourt à la solution la plus facile; en interdire son usage… dans 2 ans.

Un immense bouleversement semble inquiéter l’industrie mais ça, on s’en fout pas mal parce qu’en fin de compte ce sera encore et toujours nous, les CONtribuables, qui en paieront l’exorbitante facture. En dollars et en emplois perdus. Il faut faire notre mea culpa, étant responsable en grande partie de notre surutilisation.

On ne frappe définitivement pas le bon clou ! Les photos de la disposition des déchets sur les bateaux, en pleine mer est plus qu’éloquente. Il ne faut pas avoir une si minime conscience écologique pour jeter à la dérive des tonnes de déchets, avec les résultats qu’on connaît. Si on est capable de tourner pareilles scènes, qu’est-ce qu’on fait pour les faire cesser. Les gouvernements ont le devoir de sanctionner les fautifs sans aucune réserve, avec des amendes salées. Mais rien n’est fait !

Les dernières statistiques sur la disposition des plastiques sont décevantes; 9% sont recyclés, 12% sont incinérés et 79 % sont accumulés en déchetterie ou jetés dans la nature. C’est inconscient ! On nous a tant vanté le R-E-C-Y-C-L-A-G-E… Qu’est-ce qu’on fait ? Pourquoi on ne recycle pas plus ?

Pourquoi on ne le développe pas ? C’est là qu’il faut faire les efforts… pas sur l’interdiction. Tous le monde a une responsabilité dans l’usage du plastique. C’est facile de jeter et ne plus s’en soucier. Le plastique a ses côtés pratiques et principalement dans l’alimentation. Alors pourquoi tout chambouler pour l’interdire ? Il faut plutôt en faire un usage judicieux et conscientisé. Il faut en faire l’éducation !

Prenez les sacs d’épicerie à usage unique qui sont disparus depuis quelques années. On les a remplacés par d’autres, fourre-tout, plus « écologiques », mon œil ! Ils servent tellement à toutes les sauces qu’ils sont carrément souillés à longueur d’année. En connaissez-vous des personnes qui prennent soin de les laver régulièrement ? Pas facile hein ? Voilà ! On a remplacé la solution par un problème bactériologique. Aucun contenant en plastique ne devrait contenir moins de 4 litres de liquide. Les petites bouteilles oubliez ça. Cessez de vendre des caisses de 48 bouteilles d’eau. Un gros « 4 litres », ça tient mal dans les mains. C’est encombrant !

La solution, plus ardue cette fois, serait de mettre l’emphase sur la création de plastiques écologiques, biodégradables rapidement. Ça existe déjà ! Alors on attend quoi ? Il faut mettre toutes nos énergies là-dessus. Aussi, se responsabiliser pour cesser d’en faire une utilisation à outrance. Des gourdes à usages répétées peuvent facilement remplacer les petites bouteilles d’eau, vites jetées aux ordures. Il faut conscientiser l’industrie sur l’utilisation écologique des plastiques.

Chaque seconde ce sont plus de 6 600 bouteilles de boissons en plastique qui sont utilisées aux Etats-Unis, 400 000 par minutes et 210 milliards par an. Une montagne de plastique.

Trudeau, avec sa dernière politique sur le plastique, procède exactement de la même façon que lors de la légalisation du « pot ». Des phrases creuses, qui ne veulent rien dire. Rien de concret et il fera faire le sale travail par les autres. Toujours la solution facile. Dès que ça se corse, il s’éclipse ! Il nous reste encore trois mois pour y penser sérieusement… et se décider à lui montrer la porte de sortie.

Le virage vert

On a pu le constater lors du dernier congrès du gouvernement de la CAQ en fin de semaine dernière, la mode est aux écolos. On parle de vert, de changements climatiques, d’énergie pur. Bref, les écologiques trouvent qu’on ne va pas assez loin. Il ne faut toutefois pas capoter et se rendre à l’évidence que le climat a produit la terre où nous vivons présentement. Si la nature a mis des millions et des millions d’années, il ne faudrait pas partir en peur et vouloir tout bouleverser en quelques petites années.

J’ai trouvé très pertinent, l’article de Richard Martineau, mardi dernier, dans les pages du Journal de Montréal sur le sujet, et j’endosse complètement son propos. C’est ce texte que je veux partager avec vous aujourd’hui.

LES VERTS DEVRAIENT DESCENDRE DE LEUR NUAGE Richard Martineau

Les militants écolos voudraient que les partis politiques (plus particulièrement les partis qui sont considérés pro-business, comme le Parti conservateur et la CAQ) cessent de ne penser qu’à la croissance économique et fassent davantage d’efforts pour lutter contre les changements climatiques.

Difficile de ne pas être d’accord.

Comme je l’ai déjà écrit dans une chronique qui a eu un certain retentissement, même auprès de gens qui me trouvent habituellement infréquentable et radioactif, la protection de l’environnement est trop importante pour être laissée à la seule gauche.

C’est un dossier qui nous implique tous et qui devrait transcender des clivages politiques et idéologiques.

PLUS VERTS, MOINS ROSES

Cela dit, si les conservateurs doivent prendre le combat environnemental au sérieux (c’est-à-dire : injecter une bonne dose d’idéalisme dans leur programme beaucoup trop pragmatique), les militants écologistes, eux, doivent effectuer le chemin inverse, et injecter une bonne dose de réalisme et de pragmatisme dans leur programme hyper idéaliste.

Les premiers doivent devenir plus verts. Et les seconds, moins roses.

Qu’est-ce que vous voulez, chers amis écologistes ? Gagner ou avoir raison ?

C’est bien beau, dire aux gens de ne plus prendre l’avion, mais c’est contre-productif.

On vous écoute, et on a juste envie de changer de poste ou de fermer la télé.

Savez-vous où l’on vit ? On vit au Québec ! Aller dans le sud l’hiver n’est pas un luxe, c’est un remède essentiel, qui devrait être prescrit par l’Association des psychiatres.

Quand un écolo me dit de ne pas prendre l’avion alors que 500 jets privés ont atterri à Davos lors du récent Congrès sur l’environnement, j’ai la désagréable impression qu’on rit de moi.

Il y a trois ans, Leonardo Di Caprio a fait un aller-retour entre Cannes et New York en jet privé… pour aller chercher un prix qui lui a été remis lors d’un événement écologiste ! Allo ?

REGARDEZ COMME JE SUIS BON !

Quand on veut gagner une personne à sa cause, on ne lui demande pas l’impossible.

On ne lui demande pas de changer du tout au tout.

On ne fait pas la baboune chaque fois qu’elle fait un effort, en disant que ce n’est pas suffisant.

On l’encourage. On la félicite.

« Bravo, c’est un pas dans la bonne direction ! Plus qu’hier, moins que demain ! »

C’est comme ça qu’on gagne des votes. Pas en regardant les gens du haut de votre pureté et de votre intransigeance.

Oui, l’électricité pollue. Mais moins que le pétrole !

Rappelez-vous : le mieux est l’ennemi du bien.

La recherche de la perfection, loin d’aider à atteindre le but, nuit.

Parfois, je regarde certains écolos, et je me dis que ces gens ne veulent pas que les choses changent.

Ils veulent juste montrer à quel point ils sont bons, sages et vertueux.

LES PIEDS SUR TERRE

Et puis, arrêtez avec les discours catastrophiques !

Là encore, c’est contre-productif. On se dit que la situation est tellement grave que rien ne peut l’améliorer.

Vous voulez vraiment mettre les gens de votre bord ? Descendez de votre nuage et faites comme Jésus dans le Nouveau Testament : cessez de vous prendre pour Dieu et devenez humains.