Remisage de la caravane et direction le Québec

Dernière journée à Pioneer Village aujourd’hui. C’est le moment de terminer l’inventaire et de remplir la bagnole de ce qu’on doit rapporter à la maison. Comme d’habitude, lorsque l’opération sera terminée, c’est à peine si on pourra y glisser une peccadille. Internet étant débranché définitivement, je profite de la générosité des amis pour mes mises à jour quotidiennes, notamment sur ce blogue. C’est fou comme on trouve de petites choses de dernières minutes pour ne rien oublier. Ça fait partie de cette routine.

Malheureusement, la Volt ne peut tout gober en termes de bagages et nos amis Carole et Marcel se sont portés volontaires pour charger le reste dans leur caravane, lorsqu’ils quitteront en avril. Des tonnes de mercis que je m’empresse de crier. Ensuite, le tour du propriétaire s’impose pour saluer une dernière fois nos amis et connaissances qui poursuivent leur séjour. On réglera les derniers détails et préparatifs puis, la journée se terminera par la clôture de notre saison de Poker, suivi d’un dodo et d’un levé tôt demain matin.

Une fois la caravane installée dans la section du remisage, et que le déjeuner sera pris aux Deux Arches D’or, ce sera direction le Québec. Avec un chaud soleil et nos culottes courtes, selon les prévisions météo, force est de constater qu’on roule vers le nord, que nous sommes toujours en mars et que le printemps est en rogne avec l’hiver pour tenter de faire un vainqueur, donc on frisera forcément des températures froides. Nous survivrons! En tout cas, c’est ce qu’on en déduit, puisque le thermomètre portait un foulard et une tuque.

Pour ce blogue et contrairement à mon habitude, je publierai un billet en fin de journée afin de vous raconter notre périple avec, je l’espère, quelques petites anecdotes. Une primeur; si tout se déroule comme prévu, le premier arrêt dodo sera à Florence en Caroline du Sud, alors que le second est prévu à Allentown en Pennsylvanie. Pour fouler le sol québécois en début d’après-midi lundi. Pour la suite, vous êtes déjà au courant.

Une nuit blanche pour un petit lopin de terre

Qu’on le veuille ou non, la saison des Snowbirds se dirige lentement vers sa fin, dans une quarantaine de jours, tout au plus, les terrains de camping floridiens seront désertés. C’est aussi le temps de décider si on veut renouveler nos emplacements pour l’hiver prochain ou, procéder à des changements de sites pour quelque chose de plus convivial.

Au préalable, on circule sur le complexe, rue par rue, pour trouver la perle rare; soleil du bon côté, absence d’arbre qui pourrait nuire, salir ou endommager le véhicule récréatif, est-ce que le patio de béton est de bonne dimension et l’espace gazonné bien fourni… bref, on cherche le spot! Une fois trouvé, ça devient un secret bien gardé jusqu’au moment de réserver en évitant de se le faire chiper par d’autres caravaniers.

Ce moment tant attendu se tenait hier matin, sur le coup de 9h00 au bureau du complexe. La stratégie pour pouvoir choisir en premier, était d’arriver tôt, pour ne pas rater son coup. Alors dès minuit, j’étais à la porte du bureau, seul, bien assis dans mon automobile, et décidé à passer la nuit à la belle étoile, avec ma tablette pour lire ou écouter de la musique. Je venais d’atteindre mon premier objectif; être là, bien campé au début de la ligne.

Presque deux heures plus tard, deux autres braves se joignaient à moi pour les mêmes raisons et on sortait les chaises pour s’installer confortablement et faire connaissance, sous un mercure de 21°C et une légère brise. Une nuit comme je les aime; douce, agréable et à peine fraîche. Graduellement, d’autres se sont amenés et nous étions engagés dans une belle discussion, pour découvrir que nos choix de terrains n’étaient pas source de conflit entre nous. Nous avions chacun nos préférences. Intéressant et ça commençait bien.

Vers 2 heures, voilà que mon ami Marcel vient me surprendre avec sa bouteille thermale de café. Comme ça, en pleine nuit! Quel beau geste! « Qu’est-ce que tu fais là… tu souffres d’insomnie ou quoi? » Il avait réglé son cadran pour ne pas rater son coup. Puis un peu plus tard, vers 5 heures, voilà que l’ami Gilles arrive avec un sac du McDonald du coin et m’offre de partager un déjeuner comme je les aime… je suis comblé et Gilles a fait des jaloux. Mais derrière tout ça, c’était un coup monté auquel nos épouses étaient au courant. Je n’y ai vu que du feu. Deux instants appréciés, soyez-en certains.

Puis, vers 6h00, le groupe avait atteint la quinzaine de snowbirds. Les curieux ne se gênaient pas pour venir constater de visu, la joyeuse bande d’oiseaux des neiges, attendre l’ouverture des portes pour finaliser leur emplacement 2018-19. Assis, comme ça, à la belle étoile, avec en prime, un magnifique coucher de lune à s’émerveiller. L’instant m’a rappelé quelques escapades de camping où on passait des nuits à observer les étoiles éclatantes dans un ciel ébène. La nature dans ce qu’elle a de mieux.

Enfin, à 9h00, les portes du bureau se sont ouvertes pour marquer la fin de notre siège et remplir notre mission; choisir le petit lopin de terre E5-13 qui nous faisait envie, puis, finir dans les bras de Morphée, pour profiter du sommeil du juste… qui est venu dans mon cas, une quinzaine d’heures plus tard. En fait, lorsque j’ai terminé cet article à minuit trente exactement. Merci à Guy Martin pour la photo prise au petit matin.

Une excursion dans les Everglades

Plongée au milieu de la plus grande zone sauvage subtropicale des Etats-Unis.

Humidité, biodiversité et tranquillité caractérisent les Everglades, classées au patrimoine mondial de l’humanité. A une heure à peine de Miami, les Evergaldes débutent, avec leur promesse de vie sauvage au milieu des crocos, de sensations fortes à bord d’un aéroglisseur ou de balades dans le parc national des Everglades. Voici quelques idées pour une excursion dans les Everglades réussie.

LES EVERGLADES, UNE RIVIÈRE D’HERBE À LA POINTE DE LA FLORIDE

Transpercées par le Tamiami Trail, les Everglades figurent parmi les étendues humides les plus grandes du monde. Elles sont grossies par les eaux de pluies et surtout par l’immense Lac Okeechobee, lui-même alimenté par la grosse Rivière Kissimmee.

Plus vaste zone subtropicale d’Amérique du Nord, les Everglades sont vulnérables et en danger. Le parc national des Everglades, qui ne protège que 1/5ème des Everglades, a d’ailleurs été classé Réserve de biosphère, Patrimoine mondial de l’humanité ou encore zone humide d’importance internationale.

Les Everglades abritent 67 espèces d’animaux protégées ou en danger, 365 espèces d’oiseaux, une centaine de panthères de Floride (l’une des espèces les plus en danger des Everglades), et plus de 100 variétés de plantes marécageuses. Il est fortement déconseillé d’y aller pendant l’été, au risque de vous faire dévorer par les moustiques. Dans tous les cas, munissez-vous toujours de protection anti-moustique avant une excursion dans les Everglades.

À L’INTÉRIEUR DES EVERGLADES – QUE FAIRE?

Sportifs et observateurs trouvent leur compte dans les Everglades… Entre les sentiers où faire du vélo ou de la randonnée, les nombreux coins où faire du canoë, les innombrables points de vue où contempler les oiseaux, ou encore les différentes sociétés grâce auxquelles essayer l’aéroglisseur, les opportunités de se divertir ne manquent pas.

AÉROGLISSEUR DANS LES EVERGLADES

Toute la zone du Parc National des Everglades est protégée, et il y est pratiquement partout interdit de faire de l’aéroglisseur. Une espèce de bateau à fond très plat, idéal pour arpenter les Everglades qui ne sont pas reconnues pour leurs profondeurs abyssales. Ils possèdent une énorme hélice qui les propulse avec grand bruit (il faut porter une protection pour vos oreilles).

Parmi les sociétés existantes qui fleurissent un peu partout dans le reste des Everglades, il y a notamment :

Captain Mitch’s Airboat Tours
40$ par adulte, 20$ par enfant
CaptainMitchs.com

Airboat in Everglades
50$ par adulte, 30$ par enfant
D’autres formules disponibles (airboat au coucher du soleil, air boat uniquement avec le capitaine, airboat de 1, 1,5 ou 2 heures)
AirboatInEverglades.com

Gator Park Airboat Tours
18$ par adulte, 10$ par enfant
GatorPark.com

Captain Jack’s Airboat Tours
À partir de 38$ par adulte, 22$ par enfant
CaptainJacksAirboatTours.com

CANOË, VÉLO ET RANDONNÉE

Les randonnées et sentiers de vélo sont variés dans le Parc des Everglades, mais pas sans danger (couvrez-vous d’anti moustiques et sautez dans votre voiture si vous entendez un coup de tonnerre). Parmi les sentiers les plus agréables, il y a ceux de Pine Island (randonnée et vélo), de Flamingo (randonnées, vélo et canoë), et à Shark Valley (voir notre article à ce sujet)

OISEAU, MON BEL OISEAU

Inévitablement liées à la nature, les Everglades abritent environ 360 espèces d’oiseaux, souvent regroupés en 3 catégories : les échassiers, les oiseaux terrestres, et les rapaces. Pour tout savoir sur les oiseaux qui peuplent les Everglades, voir sur le site du Parc National des Everglades : NPS.gov

CROCIDILE OU ALLIGATOR?

Les Everglades sont l’unique endroit au monde où les alligators et les crocodiles coexistent, sous la forme de 2 espèces : « american alligators » et « american crocodiles ». Il est bien entendu interdit de nourrir les bestioles, et encore plus de venir accompagné de Bichon lors de vos balades.

Crocodile : Ils ont la gueule fine et pointue, taillée en V, et si vous regardez de très près (pas trop quand même), vous pourrez voir qu’ils ont 2 grosses dents du bas qui pointent en dehors de leur museau. Ils sont plutôt marron-vert et évoluent généralement dans l’eau salée, en Afrique, en Australie ou en Amérique. Du long de leurs 5,5 – 5,8 mètres, ils sont plus agressifs que les alligators.

Alligator : Leur gueule est plus large, avec un museau arrondi, taillé en U. Les Caïmans font partie du groupe des alligators. Leur couleur tire vers le gris foncé-noir et ils préfèrent les eaux claires du sud des Etats-Unis et de la Chine. Plus petits que les crocodiles (4 – 4,3 mètres), ils sont moins agités que leurs cousins.

Méfiez-vous de trous creusés dans le sol si vous visitez le parc à la saison sèche, ce sont généralement les alligators qui explorent le sol pour trouver de l’eau, qui reste fraîche l’été et tiède l’hiver. Cela constitue aussi un repère pour d’autres espèces, et donc des encas potentiels pour les crocodiliens.

Bonne visite!

Source : French District

Les surprises…

On savait qu’Irma s’était manifestée en septembre, mais le voir de ses yeux, c’est autre chose. Heureusement que l’opération nettoyage tire à sa fin et il reste encore des gros tas de branches à faire disparaître.

Partis vers 7h45 de la Géorgie hier matin, le trajet vers notre maison d’hiver s’est fait majoritairement sous le soleil, exception faite dans la région de St-Augustine où le ciel nous est tombé sur la tête. De la pluie tellement forte, que la visibilité se limitait à 20 pieds. Les clignotants d’urgence avaient l’air de décorations de Noël et le tout a duré tout au plus 10 minutes, mais 10 minutes intenses comme on en voit très rarement. Au pays de Donald… rien ne nous surprend.

618 kilomètres plus loin, à 13h45, nous étions rendus à destination. Les gazons sont longs et la mauvaise herbe très présente dans les plates-bandes. N’ayez crainte, les Snowbirds s’en viennent et ils raffolent de cette corvée. Par contre, des surprises, qui obligeront des réparations, nous attendaient en franchissant l’entrée de garage. La première; toute la gouttière latérale s’est affaissée sur sa longueur, accrochant au passage l’antenne satellite. Puis, comme toujours, l’internet ne fonctionnait pas et il a fallu appeler Xfinity, Ensuite, un grossier animal s’est encore creusé un trou sous la maison, pour se trouver un petit loyer pas cher. Le propriétaire s’en occupe et si je l’attrape, il va passer un très mauvais quart d’heure. Enfin, pas de signal satellite, ce qui fait que je manque encore nos Glorieux à la télé. Pas une grosse perte me direz-vous mais que voulez-vous, je suis accro! Pour la beauté du sport bien entendu.

Alors maintenant qu’on est arrivé, c’est le temps du ménage avant de s’étendre avec une bonne frette, en gougoune, sous un 30 degrés Celsius, s’il-vous-plaît. Mettons qu’il existe des vies plus dures que ça. C’est la rançon de la gloire d’avoir travaillé les meilleures années de sa vie et pour les suivantes, de profiter de cet alcôve.

Pour les habitués de Pioneer Village, j’ai deux scoops; Les terrains de racquetball sont superbes et la rue Samville, de la petite église jusqu’à Bayshore Rd, a été complètement repavée en neuf… Un vrai tapis de billard. Ne dites pas que j’ai vendu la mèche…

Finalement, pour toutes les nouvelles du Sud, oubliez TVA ou Radio-Canada Nouvelles pour venir faire un tour ici sur ce blogue… Ça devrait vous donner le goût des gougounes à l’année. Et vos commentaires sont toujours les bienvenus. Ah oui, j’oubliais; Carole et Marcel arrivent de la Géorgie aujourd’hui avec notre caravane… La frette est déjà dans la glace! Pour Lise et Gilles, c’est vendredi… on aura remplacé la glace!

Coucher de soleil à l’horizon

C’est sur cette image, prise par Louise, d’un merveilleux coucher de soleil au-dessus de l’Interstate 95 en Géorgie, que s’est terminée hier à 20h00, cette seconde journée vers le pays des gougounes. On s’est arrêté au Microtel de Kingsland en Géorgie. Une ballade de 1171 kilomètres sous un merveilleux ciel bleu sans nuages où le mercure a flirté avec les 22°C. Nous sommes à 5 kilomètres de mettre les pieds en Floride. Je dois vous avouer qu’au lever, hier matin, un frisquet 3°C nous attendait lorsqu’on a mis le nez dehors, à 7h30, après s’être gavé d’un copieux déjeuner dans le lobby de l’hôtel.

Sur la route, les zones de travaux routiers étaient plus éparses, quoique omniprésentes, sans toutefois entraver nos déplacements. En roulant où la vitesse permise est de 113 km/h (70 mph), on fait plus de millage en moins de temps. Par contre, la 95 dans les deux Carolines et la Géorgie, la présence policière est visible et imposante, et la vitesse est scrutée attentivement. Si on demeure dans les limites acceptables, il ne devrait pas y avoir de problèmes. Par exemple, je roule 119 km/h dans les zones de 113 et je me laisse la même marge dans les zones plus lentes. C’est plus prudent… et moins attirant!

Les camions? Ils sont toujours là et je n’en reviendrai jamais de voir ces mastodontes, lourdement chargés, rouler facilement entre 120 et 125 km/h sans se gêner d’effectuer des dépassements. Pour le reste, la journée s’est bien déroulée au son de la musique des CD qu’on avait apportés. Comme vous le savez probablement, la radio aux USA, ça laisse à désirer et je ne sais pas pourquoi mais les stations de radio religieuse abondent.

Alors aujourd’hui, c’est la dernière étape de notre périple annuel. Si tout va bien, il nous reste six heures de routes et on devrait atteindre notre destination en début d’après-midi. Aux dernières nouvelles, Marcel et Carole passaient leur deuxième nuit en Caroline du Nord, pour passer la prochaine en Géorgie, par très loin d’ici. Tout se passe bien pour eux, apparemment mis à part leur internet qui est à chier. Excusez l’expression, mais quand tu es habitué à de la haute vitesse et que t’es pogné avec le tiers-monde… tu cours te coucher pour éviter la crise ou les ulcères d’estomac. À demain pour le dénouement.

Des travaux et encore des travaux

Photo : Sergio Fackini

Tout d’abord, nous aimerions vous remercier chaleureusement, Louise et moi, pour vos souhaits et commentaires suite à mon article d’hier. Vos paroles réconfortantes ont jeté un baume sur notre saison de camping et il nous faisait grand plaisir de dévorer vos écrits des yeux.

Une première journée de terminée au pays de l’Oncle Sam. Une fois les douanes rapidement passées, avec toujours un certain inconfort cependant, un grand soupir de soulagement mettait un peu d’euphorie dans l’habitacle de la bagnole et du gros camion de Carole et Marcel. Connaissant l’immense pouvoir des douaniers américains, et même si on se sait complètement innocent que tout ce qui est croche, c’est toujours avec une immense fébrilité que cette traverse s’effectue. Enfin, c’est fait et grand bien nous fasse… et le déjeuner était délicieux.

Nous avons quitté le camping La Clé des Champs hier sur le coup de 8h25 (Photo). Ça faisait tout drôle de voir la caravane tirée par un ami et de le suivre des yeux sur la route. Marcel c’est un habitué. Les services météo annonçaient de la pluie… foutaise! À peine une très légère bruine de quelques petites minutes dans les Adirondacks, a obligé l’activation des essuie-glaces. On a également eu droit à du soleil mêlé de quelques nuages et le mercure a atteint les 14°C, sans oublier les carcasses de chevreuils laissées aux charognards sur le bord de la route. Faut bien nourrir la nature en région sauvage.

Mon titre vous a attiré? Et bien tant mieux parce que les américains ont dû passer quelques moments au Québec… à voir les nombreux travaux routiers et de cônes orange qui décoraient les Interstates. Pas de routes bloquées mais de courts ralentissements à trois reprises. Sur des routes à quatre voies, c’est pas mal différent que dans les ruelles à deux voies du Québec.

Après le déjeuner, avec Carole et Marcel, on avait convenu de prendre de l’avance Louise et moi, afin d’arriver plus tôt en Floride pour « ouvrir la maison ». Évidemment, Marcel roule moins vite avec la caravane aux fesses et ils mettront trois jours et demi pour arriver à destination, soit une de plus que nous. Mais on garde le contact au cas où.

Carole et Marcel ont roulé sur 796 kilomètres jusqu’à 18h, pour se reposer à Allentown en Pennsylvanie. Quant à nous, nous dormons à Winchester en Virginie après avoir roulé sur 996 kilomètres, pour s’arrêter à 19h20 non sans avoir assisté à un impressionnant et aveuglant couché de soleil. On repart ce matin entre 7h et 8h. À demain pour la suite…

Une virée à l’est

2016-11-30-066Quand on séjourne en Floride, il se présente des occasions de se diriger vers la côte est, plus frétillante et luxuriante pour changer un peu d’air. Certains vont plus à l’extrême sud-est pour explorer les Keys et leurs rivages d’un magnifique bleu aqua, alors que d’autres sont attirés par la scénique route A1A qui offre des coups d’œil magnifiques de l’océan Atlantique et principalement entre West Palm Beach et Miami avec ses résidences à faire rêver et ses condominiums haut de gamme.

C’est cette opportunité qui s’est offerte à nous, alors que notre amie Carole disposait du condominium d’amis à Boca Raton, au nord de Pompano Beach, pour trois journées. Pour s’y rendre, on doit traverser Alligator Alley, qui est une partie de l’Interstate 75 reliant les deux côtes entre Naples et Fort Lauderdale. Le trajet se réalise en 150 minutes.

Toujours est-il que l’endroit était magnifique et de grand luxe, avec garage intérieur. Le somptueux condo, confortable à souhait au huitième étage, donnait une vue imprenable sur la mer et on se laissait bercer par le son agréable et continu des vagues qui s’échouaient sur la plage. Le complexe hautement sécuritaire, offre tous les services et accommodements; salle d’exercice, billard, salon communautaire dans lequel un joli piano à queue noir, n’attendait que le musicien en moi. J’en ai profité pour faire quelques mélodies, avec Carole qui a défilé son talent de chanteuse. Pour des amateurs, on s’est pas mal débrouillé.

La raison principale de notre visite était les décorations de Noël gigantesques qu’un résident de Pompano Beach affichait sur sa maison transformée en féérie pour les yeux. D’ailleurs, la photo qui accompagne cet article en est une preuve. Ça en valait le détour. Les autres images sont aussi disponibles en marge droite du blogue dans la section Albums photos, sous le titre « Floride – Hiver 2016-2017 ».

2016-11-30-032Les trois journées ont été très bien remplies et c’est sans surprise que notre hôte nous faisait visiter quelques boutiques d’immenses centres commerciaux, dont l’immense Sawgrass Mills à Sunrise, ainsi que les bons restaurants qu’elle avait judicieusement sélectionnés, ne laissant rien au hasard. Connaissant la région pour y avoir déjà séjourné plusieurs années, on a grandement apprécié cette petite virée dans l’est, qui est passée en coup de vent, mais qui a ressassé quelques bons souvenirs. Soleil et chaleur étant du rendez-vous, seule une petite averse est venue s’interposer au moment de photographier les décorations de Noël, mercredi soir.

Merci Carole pour ta grande générosité!

Vers notre deuxième «été»

floridaNous en sommes à notre dernière semaine au Québec. Lundi prochain, on met le cap vers le sud et nos quartiers d’hiver pour une cinquième année. Mis à part le printemps qui s’est fait attendre, l’été s’est manifesté de brillante façon, avec sa belle température. Maintenant que l’automne s’est bel et bien installé, nos vieux os nous harcèlent et nous laissent savoir que le temps est venu de migrer vers la chaleur.

Cette dernière semaine est toujours effervescente; voir aux derniers préparatifs, fermer et hivériser la caravane, revoir la famille une dernière fois, penser, penser et encore penser pour ne rien oublier. Pour nous, c’est devenu une routine au fil des ans. Je peux cependant vous confirmer que tout ce qui a trait à l’hiver, comme les pelles, reste dans le cabanon.

Mais ce qui prime, c’est que je ne vous oublie pas. Par le biais de ce blogue, vous pourrez nous accompagner virtuellement de notre départ jusqu’à notre retour en avril. Le bonheur ça se partage.

Côté météo, je peux profiter de ma Miss Météo à moi. Ma douce Louise se charge, dès le saut du lit, d’empoigner son iPhone pour s’enquérir des dernières nouvelles sur le temps qui s’annonce. C’est son rituel matinal et elle n’y déroge jamais. Sur la route, c’est mon co-pilote.

Avec les événements des dernières semaines sur la côte est des États-Unis, nous devrons peut-être modifier notre itinéraire habituel parce qu’on nous dit que l’Interstate 95 en Caroline du Nord, serait encore fermé sur plusieurs kilomètres. Mais, comme nous ont habitué les américains, les routes nationales sont tellement importantes pour eux, qu’ils font des prouesses pour les rouvrir au plus vite.

Combien d’années durera cette migration hivernale? On la souhaite pour longtemps parce qu’avec les technologies d’aujourd’hui, on est juste à côté. Un petit clic sur notre tablette et nous voilà en communication vidéo directe avec nos proches restés au pays. N’est-ce pas merveilleux? Avec en prime, de la neige seulement sur les bulletins de nouvelles du Québec… Tout simplement fantastique!

Honeymoon Island

L’île des amoureux au large de Tampa

Honeymoon IslandPour les snowbirds de la côte ouest de la Floride qui emprunteront la route du Nord au cours des prochains jours, des prochaines semaines, et que vous décidiez de prendre votre temps pour atteindre le Québec, pourquoi ne pas faire un saut de quelques jours dans ce petit îlot tout beau dans le Golfe du Mexique.

Un bout de palmier dont les feuilles ondulent doucement, un sable fin qui vous chauffe les pieds, une eau turquoise limpide qui ne viendra pas troubler votre planche… Vous êtes à Honeymoon Island, une île enchanteresse au large de Tampa, réputée dans les années 40 auprès des jeunes mariés et qui accueille aujourd’hui tous les amoureux de calme, de volupté et de soleil.

Sur l’île abandonnée…

Comme son nom l’indique, Honeymoon Island a d’abord été connue du grand public pour son isolement et ses plages paradisiaques, faisant d’elle un repère d’exception pour les tourtereaux en soleil de miel. Dès 1940, elle était prise d’assaut par les jeunes mariés qui venaient y couler leurs premiers jours à deux, qui en repartaient du sable plein les yeux et des souvenirs plein la tête.

Après la Seconde Guerre Mondiale, l’île a toutefois perdu de sa superbe, et elle était transformée en State Park, tout en conservant son nom charmeur. L’île est en effet entourée d’une belle barrière de corail, refuge pour de nombreuses espèces animales et végétales, et les terres sont prises d’assaut par des centaines d’oiseaux migrateurs gracieux (et de moustiques envahissants) à certaines périodes de l’année.

Coquillages et activités

À défaut de passer quelques jours avec l’être qui partagera votre vie jusqu’à la fin des temps, vous pouvez aujourd’hui vous adonner à diverses activités sur Honeymoon Island. N’oubliez donc pas votre pique-nique pour casser la croûte à l’une des différentes aires, ni vos bonnes chaussures de marche pour emprunter l’un des sentiers de (petite) randonnée ou encore vos jumelles pour observer la faune timide.

Loin d’être une île où vous pouvez aujourd’hui vous promener en tenue d’Ève à rêvasser avec votre moitié, elle contient des petits cafés, voit défiler des kayaks au large et des cyclistes sur ses sentiers. Honeymoon Island reste malgré tout une très belle île préservée, d’où le coucher de soleil est à couper le souffle… Amoureux, ne pas s’abstenir.

Infos pratiques

Comptez 8$ par voiture de 2 à 8 personnes, 4$ par voiture avec un seul occupant et 2$ pour les piétons et cyclistes.

Honeymoon Island, Dunedin, FL 34698

FloridaStateParks.Org

Source : French District Floride

Escapade à Pohénégamook

2014-08-02 003Me revoilà de retour après une brève escapade de quelques jours, pour aller visiter le beau-frère et sa nouvelle conjointe, à Pohénégamook, dans la belle région du Bas St-Laurent. Ça faisait 43 ans que nous n’avions pas mis les pieds à cet endroit qui s’appelait à l’époque St-Pierre-D’Estcourt, à deux pas de la frontière du Maine et tout près du Nouveau-Brunswick.

C’est vendredi dernier que nous avons pris la décision de prendre la poudre d’escampette dès le lendemain en début de matinée. Édith, la sœur de Louise, nous accompagnait pour l’aller seulement. Il faut dire que cette évasion était projetée depuis plusieurs semaines et que l’occasion était maintenant propice à sa réalisation.

Nous avons mis six heures trente à parcourir la distance de 470 kilomètres, via l’autoroute Jean-Lesage parsemée de chantiers de construction. J’ai pris quelques notes au passage principalement l’énorme distance de 110 kilomètres entre la halte routière de Sainte-Madeleine et Sainte-Anne-Du-Sault. De surcroît, cette dernière est complètement désuète avec son nombre de toilettes nettement insuffisant et l’insalubrité des lieux.

Vers 12h30, arrêt au restaurant Normandin de Saint-Jean-Chrysostome pour le dîner. Si la nourriture ne fut pas à la hauteur, les 45 minutes d’attente pour recevoir nos plats ainsi que le sourire de la serveuse, plus effacé que celui de la Joconde, nous ont obligé à rayer l’endroit de notre liste de restaurants privilégiés. À 15h30, nous arrivions à destination dans la bonne humeur.

Nos hôtes sont très bien installés, dans une coquette maison sur un relief montagneux, donnant directement sur le lac Pohénégamook, animé des plaisanciers à cette époque de l’année. Un plan d’eau étant toujours merveilleux à mes yeux, inutile de vous dire qu’on a passé la fin de semaine à scruter l’horizon et observer les embarcations de toute sorte. La vue du balcon arrière est tout simplement splendide.

De l’autre côté de la rive, nous sommes allés faire un tour à la base de plein air, ouverte toute l’année, offrant une panoplie d’activités aquatiques et de sports d’hiver, dans un décor enchanteur. Tout ça sans compter de nombreux emplacements de camping pour toute la famille.

2014-08-04 001Le fait le plus cocasse de l’escapade, fut que nous avons loué une unité au même motel où nous avions séjourné en 1971, lors des noces du beau-frère. Ravagé par un incendie il y a quelques années, il a été reconstruit  au même endroit, tout en conservant son aspect vieillot. La propreté des lieux est exemplaire et ça ressassait des souvenirs enfouis au fond de nos mémoires.

Au moment de notre passage, tout le village arborait ses couleurs et décorations acadiennes, en prévision du festival acadien qui débutera le 8 août. Le bleu, blanc, rouge et les étoiles dorées étaient à l’honneur sur les devantures des maisons. Une autre chose qui a attiré mon attention c’est au cimetière local qui, la nuit tombée, illumine des petits lampions sur le dessus des monuments et pierres tombales. C’est assez spécial et j’avoue que l’effet rend l’endroit moins austère et triste, tout en étant de bon goût, sobre et discret.

2014-08-03 004AEn fin d’après-midi, c’était le retour à la maison avec de beaux souvenirs et un accueil des plus chaleureux de nos hôtes, Gilles et Monique. C’est sûr que l’été prochain nous y retournerons mais on projette également de lorgner vers la Gaspésie pour découvrir Percé, ainsi que Bonaventure pour voir des amis. Deux destinations qu’on veut voir depuis trop longtemps. On dit que les voyages forment la jeunesse… Alors on veut rester jeunes !