Au revoir Memphis. On ne t’oubliera pas.

Hier, c’était notre dernière journée pour visiter Memphis. Les émotions des retrouvailles avec Elvis passées, on allait concentrer nos énergies au centre-ville de cette belle ville de musique.

La température est clémente avec un beau soleil, des nuits autour de 17°C et des après-midis à 27°C. Cependant, on allait marcher un peu plus, au point ou Louise ne s’est pas fait bercer à l’hôtel. Il parait que l’ami Serge avait également sa journée dans l’corps, comme on dit.

Justement, Sergio nous avait proposé quatre endroits incontournables; l’hôtel The Peabody et ses surprises, le studio d’enregistrement Sun Studio, le Memphis Rock’n Soul Museum et, la rue Beale, renommée pour ses bars et terrasses de blues, de soul et de Rock’n Roll.

L’HÔTEL PEABODY

Construit une première fois en 1869, il fut reconstruit à son emplacement actuel en 1925. Hôtel de luxe, de la catégorie des grands hôtels avec des boiseries riches et ses boutiques haut de gamme, c’est surtout leurs canards qui piquaient notre curiosité. Introduits en 1933, ces cinq canards mallard nord-américains sont les vedettes d’un rituel qui se répète depuis, chaque jour, sur le coup de onze heures.

Ces oiseaux palmipèdes, précédés d’un majordome, descendent du toit de l’hôtel, par l’ascenseur, jusqu’au centre de l’immense hall d’entrée, et franchissent le tapis rouge jusqu’à la fontaine, où ils s’y baignent, sous les applaudissements des curieux, présents pour l’occasion. L’événement attire assurément les grands et aussi les petits, assis de chaque côté du tapis. Pour la suite, on a fait un peu de magasinage à travers les chemises jusqu’à 500 U$ dans la boutique où les grandes vedettes populaires s’habillaient et se vêtissent toujours. On pouvait admirer, un peut partout dans ce magasin, beaucoup de guitares ayant appartenu aux plus grands.

LE SUN STUDIO

Lieu mythique, s’il en est un, ce studio a enregistré Elvis, BB King, Johnny Cash, Carl Perkins, Jerry Lee Lewis pour ne nommer que ceux-là. Un studio qui a été le témoin des plus grands moments de ces musiciens de renoms. Tout au long de notre de notre visite, on a pu visionner des documents originaux, équipements sonores de l’époque et beaucoup de photos pour compléter les explications des deux narrateurs.

C’est à cet endroit précis qu’Elvis enregistrait son premier succès My Happiness, alors qu’il n’avait que 18 ans.

Le studio a conservé son apparence et ses matériaux originaux de 1950, même qu’on peut voir, identifié par un « X », l’endroit précis où se tenait Elvis, lors de son premier enregistrement. Ah, si les murs pouvaient parler… on en aurait pour des heures à s’enivrer des paroles de ces grands, partis de rien, sauf de l’amour inconditionnel de la musique. Je n’ai pu résister d’acheter un chandail à l’effigie du studio.

MEMPHIS ROCK’N SOUL MUSEUM

C’est l’histoire du blues et du soul, popularisé par des travailleurs de coton, pauvres, et qui, après leur dure journée, grattaient la guitare et faisait parler leurs tripes. Des nouveaux styles musicaux qui allaient changer le monde de la musique à jamais et qui font toujours fureur aujourd’hui.

En se promenant à travers cet univers, on revoyait nos juke-boxes qui étaient tellement populaires dans l’après-guerre. La visite est accompagnée d’un lecteur de musique individuel et d’un manuel en français pour suivre, dans l’intimité, les explications des différents tableaux.

Partout, dans le musée, les titres des chansons étaient identifiés par un numéro. On n’avait qu’à l’écrire sur le petit bidule, et on entendait la musique dans nos écouteurs, comme au temps des juke-boxes. Ça m’a rappelé mes fréquentations avec ma douce, alors que pour 25 cents, on avait droit à trois chansons pendant qu’on dégustait notre club-sandwich à 1,50$, chez Rachel, à Longueuil. Lorsqu’on les réécoute, de merveilleux souvenirs refont surface et on se dit : « c’était le bon temps » !

Une belle visite enrichissante et indélébile pour le reste de nos jours.

LA RUE BEALE

Comparable à la rue Robson à Vancouver, c’est la rue des terrasses, la rue qui grouille, qui s’anime, qui vit, comme on en voit dans toutes les grandes villes. Après toute cette marche, on a repéré une terrasse où deux musiciens s’exécutaient sur un répertoire connu. C’était notre pause. On les regarde et ça semble tellement facile, qu’on se laisse bercer par les mélodies en sirotant notre petite bière. On voudrait s’attarder. À l’heure de notre passage, la rue s’animait beaucoup à cause d’un festival qui prenait l’affiche pour quelques jours.

La musique demeure le meilleur rassemblement peu importe l’âge. On regarde autour et on peut voir les paroles sur toutes les lèvres, parce qu’on les connaît toutes. On les a écoutés tellement de fois. On fait le vide dans ces moments et on apprécie l’instant.

Finalement, sur ces notes, se termine notre visite de Memphis. En reprenant la navette qui nous ramène chez-nous, on peut visionner sur son gros téléviseur placé au-dessus du chauffeur, le spectacle qu’Elvis donnait à Hawaï, quelques années avant sa mort. On est encore impressionné par le personnage, son énergie, sa gestuelle gracieuse et son éternelle beauté qui faisait chavirer tout ce qui était féminin. C’était le plus grand parmi les grands et même ceux qui le découvrent, 42 ans après sa mort, ne peuvent de l’admirer et l’apprécier à sa juste valeur.

On a aimé notre escapade à Memphis et ne ratez pas pareille occasion de la découvrir vous aussi. En revenant de la Floride pour votre retour printanier, ça vaut le détour. Nous, aujourd’hui, on met le cap vers Nashville. Une autre ville de musique qui nous réserve de belles surprises qu’on a hâte de découvrir. Restez à l’écoute pour la suite.

Un monument au Rock’n Roll, dans une destination inoubliable

Graceland c’est grandiose et ça correspond parfaitement à la réputation et la vie d’Elvis Presley. Décédé à 42 ans, il aura mené une vie trépidante et, comme il le dit si bien lui-même; « J’étais un rêveur, et la vie m’a permis de réaliser mes rêves au centuple ».

En parcourant l’immense étendue de Graceland, hier midi, c’est cette phrase qui me revenait constamment en tête, devant l’étalage de tous les biens qu’il possédait; autos, motos, bateaux, un entrepôt complet les exposait. Les salles d’exposition sont au nombre de 15, incluant le majestueux manoir, décoré avec les meubles et accessoires de l’époque. Elvis l’avait acheté en 1957, alors qu’il avait 22 ans, pour s’y établir avec sa famille. Elvis était un gars de famille et il aimait s’entourer de ses amis avec qui il organisait des activités sportives et musicales. Il voulait tout avoir à portée de main, dans son manoir.

Écuries, terrain de raquetball, salle d’entraînement et de billard, lieux de méditations, Elvis, dès qu’une idée germait dans sa tête, s’empressait de la réaliser.

La visite de tout le complexe est guidée et dure quatre heures, sans que la langue ne soit un problème. L’histoire du manoir est racontée à l’aide d’une tablette iPad pour chacun des visiteurs, reliée à des écouteurs et dans la langue de chacun, tout au long que dure la visite. Le boulevard Elvis Presley, séparant les lieux d’expositions, une navette motorisée effectue les déplacements, 24 personnes à la fois.

Elvis adorait les autos, motos et tout ce qui permettait de se mouvoir. Il en possédait plus de 25 véhicules de tous genres, tous exposés dans un immense bâtiment. Chaque véhicule a son histoire. Même la petite Lisa Marie, avait sa voiturette à pédale.

Lorsqu’on visite ce sanctuaire de l’idole qu’était Elvis Presley, c’est difficile de trouver ce qui en ressort, nous frappe ! Il y a trop d’éléments pour en faire un choix précis. C’est l’ensemble de l’œuvre qui impressionne. Décédé en 1977 à l’âge de 42 ans, c’est phénoménal de constater tout le chemin parcouru. À Memphis, après 42 années à pleurer l’idole, ses icônes sont omniprésentes partout. Dans les restaurants, des panneaux grandeur nature à l’effigie du « King » sont bien en vue pour que les gens se prennent en selphie avec la vedette.

Le Heartbreak Hotel jadis juste à côté de Graceland, a été démoli pour faire place au Guest House at Graceland. Un immense hôtel de 430 chambres luxueuses, plus 20 chambres thématiques, décorées et imaginées par Priscilla Presley elle-même. Inspirée de l’hospitalité du Sud qu’Elvis démontrait envers ses invités, chaque caractéristique de ce nouvel hôtel reflète exactement le style personnel et le caractère unique de Graceland. Bénéficier du traitement royal, c’est ce qui plaisait et faisait la fierté du roi du Rock’n Roll.

Au retour du voyage, je mettrai en ligne une bonne partie de l’album-photos que vous pourrez visionner à votre guise. Graceland et Nashville en feront partie.

MarlowesUne fois notre visite terminée, on s’est reposé à l’hôtel, jusqu’à ce que nos accompagnateurs Lise et Serge, Réjean et Jeannine, nous annoncent leur arrivée à Memphis. Nous avons partagé un délicieux repas, hier soir, au Marlowe’s Ribs & Restaurant, qui a la particularité d’envoyer un chauffeur nous chercher, puis nous ramener, au volant d’une limousine rose… comme celle d’Elvis, mais plus récente. Le coût d’une telle initiative ? un pourboire et c’est tout !

En entrant dans le resto, quelle ne fut pas notre surprise de voir des centaines de photos d’Elvis tapisser les murs, une boutique de souvenirs d’Elvis et finalement… devant la volubilité de l’ami Serge, quel était le sujet de conversation ? Je vous le donne en mille; ELVIS !

Aujourd’hui, on fait un tour de ville pour visiter des endroits pittoresques de cette ville de musique, dont le prestigieux Sun Records, studio d’enregistrement
symbolique et mythique, qui a propulsé au sommet les plus grandes vedettes de la chanson. Je vous en reparle.

La naissance du King

En préambule, je vous dirais que la journée d’hier a été moche, côté température. Parti de Géorgie tôt en matinée, c’est sous les nuages et quelques taches bleues d’un ciel hypocrite que nous roulions en direction d’un lieu sacré qui a vu naître le « King » Elvis Presley. Pour s’y rendre, il nous a fallu traverser trois États; La Géorgie, l’Alabama (qui nous a fait reculer nos montres d’une heure, fuseau horaire oblige) et le Mississippi. Ce dernier État a célébré notre arrivée avec une pluie diluvienne, où la visibilité était réduite à 150 pieds maximum, jusqu’à Tupelo, lieu de naissance d’Elvis.

Depuis le temps qu’on attend le moment, nous y étions, hier à 13h00. Et même si la pluie était là, on n’allait pas rater l’occasion. Les photos qui meublent cet article vous donnent une idée de ce qu’était ce patelin en 1935, année de naissance du « King ». Surtout sa petite maison de 15 pieds sur 30 tout au plus, sans électricité ni eau courante. Vous voyez les deux appartements qui la composaient; une chambre et une cuisine. Six, sept enjambées suffisaient à la traverser. La bécosse était à l’extérieur, comme c’était la mode à l’époque.

Vernon Presley, le père d’Elvis, avait construit cette maison avec l’aide de Jessie, son père, et Vester, son frère, en 1934 ainsi que les 180$ nécessaires à sa construction, empruntés à son employeur. La famille Presley était pauvre. Cette maisonnette de deux pièces n’était éclairée que par une ampoule incandescente dans chacun des appartements et c’est là qu’Elvis Aaron Presley a vu le jour le 8 janvier 1935. Elvis était un des deux enfants de Vernon et Gladys. Son jumeau identique, Jessie Garon, était mort-né.

La ville de Tupelo a acheté la maison et refait son environnement en 1957, alors que les Presley étaient à Memphis. Elvis avait demandé un parc pour les jeunes du voisinage et il avait donné un concert bénéfice pour la cause, la même année. La propriété est toujours érigée à son endroit original et a été restaurée, décorée de meubles de l’époque et ouverte au public qui veulent la visiter.

C’est un endroit qui vaut le détour et on met 90 minutes pour le découvrir. Le site comporte un musée, un chemin de vie qui trace ses 42 ans, une statue de l’idole à 13 ans, une petite église de l’époque, déplacée et restaurée, où on y présente ses prestations de prières et des rassemblements dominicaux d’hier. De plus, plusieurs autres attractions retracent la vie de l’artiste. Bien sûr, une boutique cadeau offre toute une panoplie d’objets à des prix raisonnables.

Depuis le temps qu’on se le disait, nous y sommes passés. Et si Tupelo a été le théâtre de la naissance d’un grand artiste, on peut constater l’influence qu’il aura eu pour toute une génération. Plusieurs visitent Tupelo et Graceland sans même l’avoir connu et se rendent compte de la grandeur qu’il avait. Lorsqu’on circule dans ces lieux on peut sentir son esprit et son influence et on ne peut que se rappeler ce qu’il a fait pour la musique.

Aujourd’hui c’est Graceland qu’on visite et croyez-moi, je ne voudrais passer à côté pour rien au monde. Quand on voit ces lieux pour la première fois, beaucoup d’images meubles nos pensées. Elvis, c’était mon adolescence et mes premières années adultes. Avec Louise, au début de nos fréquentations, j’avais même dessiné Elvis pour lui offrir un portrait de son idole. Les disques et succès se répétaient de semaines en semaines. Beaucoup comme les Beatles, Elvis demeure un immortel de la musique populaire.

On s’en reparle parce qu’ici, à Memphis, au Tennessee, les trois prochaines journées seront imprégnées de la Vedette, d’Elvis, de l’Idole, du « King ». Restez à l’écoute.

Pour ceux et celles qui se demandent comment se déroule notre périple, on a roulé 779 kilomètres aujourd’hui (deux de moins qu’hier) sans embûches et entraves à la circulation. En prime, on n’a pas eu à se déplacer très loin pour souper. Voisin de l’hôtel, un excellent restaurant mexicain offre la cuisine du pays à prix dérisoire. J’avais demandé conseil au garçon d’hôtel qui me l’avait conseillé : excellent choix et délicieux.

Un conseil : au départ de Fort Myers, en Floride, deux journées sont amplement suffisantes pour se rendre ici à Memphis, au Tennessee. Rien de stressant. Cependant, l’Interstate 20, au Mississippi, est assez ennuyant. Remarquez que la pluie n’a rien amélioré, mais c’est tranquille… encore pire que les deux Carolines. Ayez avec vous un compagnon ou une compagne qui aime jaser sinon, de la bonne musique d’Elvis (pourquoi pas) fera très bien l’affaire. Si vous pensez à ceux qui se tapent Turcot, Champlain et Hippolyte-Lafontaine au Québec chaque jour, vous apprécierez !

La première étape sous 34°C

Eh oui, vous avez bien lu; 34°C. C’est la température que le thermomètre extérieur de l’auto affichait entre midi et 15 heures hier après-midi. Partis à 9h45 très exactement, la traversée de la Floride s’est déroulée sous le soleil. Au moment de mettre les pieds, ou plutôt les roues, en Géorgie, les nuages étaient omniprésents mais rien de menaçant. On aurait dit des nuages pour nous faire mieux supporter cette chaleur. Heureusement que l’auto est climatisée…

Alors la roulotte est maintenant remisée comme il se doit et selon les règles de l’art. Carl, notre chauffeur qui s’occupe magnifiquement de cette tâche, n’en n’est pas à ses premières expériences. Vous devriez le vois manœuvrer… tout simplement hallucinant. Il devait être un serpent dans une autre vie, tant il contorsionnait les éléments avec dextérité.

Le petit déjeuner derrière la cravate, on prenait la direction Nord sur l’Interstate 75. Après Ocala. On a perdu près d’une heure à rouler autour de 10-15 kilomètres à l’heure. Des travaux majeurs occupent le secteur jusqu’à l’été qui vient. Saviez-vous que cette autoroute de la côte ouest floridienne atteint une longueur de près de 500 milles ? Vous voilà instruits.

Pour le reste, circulation fluide, jusqu’à notre première halte pour la nuit, au Holiday Inn de Byron en Géorgie, à 18h00, et avec 781 kilomètres au compteur. On a cassé la croûte juste à côté chez Pizza Hut. Louise rêvait d’un Olive Garden mais bon… ce sera peut-être pour demain.

À ce sujet, j’en ai une bonne à vous raconter à propos de ce Pizza Hut. Au moment de recevoir la pizza, on déroule la serviette qui renferme nos ustensiles et on constate qu’on dispose de deux fourchettes et un seul couteau. Surpris, je demande à la serveuse un second couteau, qui me dévoile alors, candidement, que c’est la politique du restaurant de ne fournir qu’un seul couteau par table. Je n’en suis pas encore revenu. J’ai regardé le calendrier, au cas où… eh oui, le poisson d’avril était bien terminé depuis 6 jours. On n’a pas fini de s’étonner.

Donc, on repart ce matin vers 7h00, destination Tupelo, au Mississippi, pour voir en personne, la boîte de sardines où est né Elvis. On l’a bien vu en photo mais, était-ce un trucage ? Alors, comme le disait le capitaine Bonhomme du temps de mon enfance; « C’est ce qu’on sera peut-être demain, les amis ! »

La ruée vers le Nord

Notre séjour en Floride se termine aujourd’hui. Notre dernière activité, le Poker Texas Hold-Em de vendredi dernier, a couronné notre championne 2018-19 en la personne de Carole Rhéaume, au classement général de la saison avec une fiche de cinq premières positions et une deuxième place. Elle succède à Jean-Eudes Arsenault qui s’était mérité pareil honneur l’année précédente.

Ici, lentement, le complexe retrouve sa tranquillité. Les sites désertés respirent le calme. On voit un peu partout les traces laissées sur les pelouses par les tapis. Lorsqu’on reviendra, l’automne prochain, rien n’y paraîtra, et on pourra reprendre nos rituels. Comme on dit; « mieux vaut partir, si on veut revenir », n’est-ce pas ?

Quoi qu’il en soit, au moment où vous lirez ces lignes, nous en serons aux dernières corvées avec la caravane; arrêt des systèmes d’égout, coupure d’alimentation en électricité et en eau et fermeture des rallonges escamotables avant le remisage de la caravane à sellette en entrepôt, ici, à proximité. Avec les habiletés reconnues de Carl Smith, qui sait parfaitement manœuvrer ces maisons roulantes et les déposer à leur lieu de repos, c’est tiguidou !

Une fois terminé, on prend le traditionnel petit déjeuner de départ chez McDonald’s, voisin du complexe, avant de prendre la route vers le Nord, sous le plus beau des soleils avec un mercure qui approche déjà les 28°C et nous ne sommes qu’en matinée. Un beau dimanche !

Mais, cette année, on s’attarde. Nous rejoignons nos amis Lise et Serge à Memphis, dans le Tennessee pour quelques jours. Puis, on mettra le cap vers Nashville, à trois heures de route au nord-est, une autre ville de musique qu’on nous a beaucoup vanté. Alors si vous voulez partager notre périple vers la maison, nous accompagner virtuellement, venir faire un tour sur le blogue deviendra votre discipline quotidienne à appliquer. N’oubliez pas que vous êtes ici chez-vous. C’est un rendez-vous…

Rapport de « Snowbird »

Dans huit jours très exactement, nous reprendrons la route pour le retour au bercail, et ainsi mettre fin à notre 16e hiver au pays des gougounes. On dit que toute bonne chose a une fin et ce n’est pas peu dire.

De jour en jour, les sites deviennent vacants. Les snowbirds montent vers le Nord. Paradoxalement, les conteneurs à ordures se remplissent à la vitesse de l’éclair. Les denrées périssables et tout ce qu’on ne peut garder y trouve refuge. C’est le secteur du complexe le plus fréquenté, fin mars.

C’est aussi le moment où le Comité social clôture la saison par un traditionnel spaghetti avec boulettes de viande, très couru. Plus de 400 personnes ont partagé ce délicieux repas à s’en slaquer la ceinture, pour terminer avec la dernière soirée dansante de la saison. Le comité organisateur profitait de ce dernier événement pour vider les réfrigérateurs de victuailles qu’ils revendaient à des prix dérisoires.

Même générosité pour les tirages de la contribution volontaire qui, exceptionnellement, devaient trouver preneurs pour cet événement sans lendemain. Deux cagnottes non réclamées d’une soirée précédente, ont ainsi été remises à des chanceux.

Par les temps qui courent, la phrase la plus véhiculée est ; « Vous partez quand ? » Tout le monde veut savoir et partout, on organise des petites rencontres pour trinquer un dernier verre, se rappeler des anecdotes, et se donner rendez-vous l’automne prochain.

Pour ma part, notre dernière prestation musicale des « Mercredis sous le Tiki », a eu lieu mercredi dernier, et inutile de vous dire que certains étaient émus. Que voulez-vous, des liens se tissent entre nous et on espère de tout cœur, se retrouver l’automne prochain, pour partager à nouveau, ces instants précieux de pur bonheur. Pour l’occasion, mon ami Serge s’est joint encore une fois au groupe et sa présence fut très appréciée.

On a profité de quelques instants pour saluer notre ami Robert, qui récupère de sa récente chirurgie cardiaque. Il voulait nous voir en passant. On va s’ennuyer aussi de Rose, qui nous désaltère avec ses canettes de bière qu’elle a la gentillesse de nous offrir. Cette octogénaire nous avoue candidement qu’on fait son bonheur tous les mercredis après-midi. Elle espère être des nôtres l’automne prochain. Nous aussi Rose.

Quelques activités subsistent tant qu’il reste des participants. Je veux parler des vendredis de poker Texas Hold-em que j’organise jusqu’à vendredi prochain 5 avril. Hier, nous étions 15 fanatiques autour de deux tables, à se disputer les honneurs. Une activité très courue et qui tient l’affiche un peu partout sur le complexe. Il y a le poker des femmes, celui des Américains, sans compter les petits groupes qui se forment également en privé, sous les chaumières.

Notre révérence est prévue pour dimanche prochain, le 7 avril, en matinée. Mais on ne rentre pas chez nous immédiatement. Avec nos amis Lise et Serge, ils nous feront découvrir le patelin d’Elvis, à Memphis pour deux jours, puis une visite du royaume du blues et du country à Nashville, pour deux autres journées. Verrons-nous PK ? On ne sait jamais. Ça faisait un bon moment qu’on se promettait un tel séjour et nos amis nous ont proposé de bénéficier de leur expérience.

Ceci est mon dernier reportage de nos quartiers d’hiver, mais continuez de venir faire votre tour sur le blogue, pour être au courant de nos découvertes. Est-ce qu’Elvis est encore vivant ? C’est ce qu’on va découvrir. C’était l’idole de ma douce et Elvis a eu le malheur de décéder le jour son 25e anniversaire. Un triste souvenir, d’autant plus qu’en cette journée du 16 août 1977, j’avais organisé une petite réception avec la famille et nos amis de l’époque. Loulou était heureuse de sa fête mais attristée du départ de son idole.

Cette dernière semaine sera mouvementée. Il nous faut tout ranger, nettoyer la caravane, démonter la remise, enfin bref, se préparer pour le départ et le remisage de la caravane dans l’enclos prévu à cette fin. Notre motivation; nous quittons pour mieux revenir l’automne prochain. On est heureux de revenir chez-nous.

Je vous remercie des commentaires que vous m’avez fait parvenir et continuez de visiter mon blogue régulièrement. Comme je le dis souvent, vous m’êtes indispensables.

Rapport de « Snowbird »

La mi-mars, pour des Snowbirds, signifie qu’il faut commencer à se conditionner pour le retour à la maison, la migration vers le Nord. Partout. C’est le moment qui marque la fin des activités et, en contrepartie, les rencontres se multiplient pour se rappeler les bons et moins bons moments de la saison. Une sorte de préambule aux adieux et au revoir.

La course aux réservations de sites pour la saison 2019-2020 s’est poursuivie chez les non-résidents. Conséquemment à la fermeture d’un camping à Homestead sur la côte Est de la Floride récemment, six de leurs résidents ont choisi notre Pioneer Village comme lieu de séjour l’hiver prochain. Sous toute réserve, je crois bien que nous ferons encore salle comble dès l’automne venue.

Le 3 mars en après-midi, nous étions une dizaine de musiciens et notre chanteuse (photo), rassemblés pour animer un « Party de rue » sous une chaleur accablante mais combien stimulante grâce à une brise à faire vaguer les toiles protectrices installées pour l’occasion. Nous formons vraiment une bonne équipe de mélomanes.

La bouffe, abondante, était le fruit du labeur des invités à partager leur cuisine. Et, comme à l’habitude nous n’avons manqué de rien. L’expérience a été concluante pour tous.

En prime, on a pu compter sur la présence du talentueux Sergio à la basse pour ajouter une touche harmonique, ainsi que sa charmante épouse Lise qui a pris cette photo. Ils se sont tapés 4 heures de routes, aller-retour, pour ne pas rater ce rendez-vous. Un gros merci.

Malheureusement, Robert, un de nos guitaristes (le 6e à partir de la gauche sur la photo) a dû terminer sa journée à l’hôpital, victime d’un malaise cardiaque. Au moment d’écrire ces lignes, il était en attente d’une chirurgie, dans un centre hospitalier de la région. On lui souhaite la meilleure des chances de rétablissement. Dans cette organisation, il avait coordonné le spectacle en y mettant toute son énergie.

Pour l’encourager encore plus, notre groupe a enregistré une version p-i-t-o-y-a-b-l-e de Pretty Woman, (arrangée avec le gars des vues) pour lui montrer qu’on avait encore besoin de lui pour nous aider. Il semble qu’il ait apprécié cette délicate attention et on compte sur lui pour reprendre son rôle auprès du groupe des mercredis sous le tiki… l’an prochain, si sa santé le lui permet, naturellement.

Comme un malheur n’arrive jamais seul, il m’est arrivé un pépin avec ma voiture; le régulateur de la vitre avant, côté passager, a décidé de rendre l’âme et de rester en position ouverte. Il aurait pu attendre d’être rendu à la maison. Trois jours plus tard, c’était réparé chez le concessionnaire GM du coin avec une facture substantielle dont le taux de change m’a valu un 100$ supplémentaire.

Mais pour se consoler, quoi de mieux qu’un souper à deux, avec ma douce, à notre restaurant préféré, le Steak’n Shake. Vous connaissez ? Nous, on est accro ! Une vraie farce côté facture. Que votre succulent burger soit simple, double ou triple, c’est le même prix. Il est agrémenté d’une délicieuse soupe aux légumes et de frites minuscules mais abondantes. À cela s’ajoute deux biscuits maison et un breuvage renouvelable à volonté. Et tout ça pour combien ? 9,52 U$, taxes incluses pour deux personnes.

Si, de plus, vous aller les visiter entre 14h et 17 heures les jours de semaine, vous obtenez des supers gros lait frappés, toutes saveurs confondues, à moitié prix, avec en prime, une réduction de 10% sur votre facture. Comment font-ils, me direz vous ? Je ne sais pas mais c’est définitivement la place à fréquenter si vous avec le goût d’un bon, que dis-je d’un sublime hambourgeois. Et même en additionnant le fichu taux de change, ça demeure une aubaine… pour deux, ne l’oubliez pas !

En prenant des nouvelles du Québec, on apprend que l’essence fait des bons vertigineux par les temps qui courent. Eh bien, consolez-vous, ici c’est la même chose, le même phénomène. Ça monte et on se demande bien quelle en est la raison. Parti de 2,15 U$ le gallon en novembre, il flirte avec les 2,60 U$ en mars. En deux semaines il a fait un bon de 20 cents. Que ce soit au Canada, au Québec, aux États-Unis, aux îles Moukmouk, c’est la même chose; ce sont des profiteurs. Les millions de snowbirds qui s’apprêtent à regagner le Nord deviennent leur vache à lait. Ils salivent à la pensée des mirobolants profits.

Oupsss ! J’entends mes oreilles bourdonner. Vous vous dites; « mais pourquoi tu vas dépenser ton argent chez les Américains avec un taux de change qui frise le ridicule et l’arnaque ? » Je vous répondrai ceci : « Avez-vous adoré votre hiver de merde au Québec ? Moi, j’ai adoré le mien, ici, et malheureusement, il y a un prix à payer et que j’essaie de le contrôler au maximum. » Sans méchanceté aucune, je vous souhaite d’avoir la chance de faire de même car je suis d’avis que séjourner l’hiver au pays des gougounes, permet de prolonger la vie de quelques années.

On s’en reparle…

En dernière heure, nous apprenons que notre confrère musicien Robert, dont je vous entretenais plus haut, a subi sa chirurgie cardiaque avec succès aujourd’hui, et qu’il récupère paisiblement. C’est définitivement LA bonne nouvelle du jour. Nos pensées l’accompagnent.