Pas froid… mais « frette »

Avant de quitter ce matin, il fallait déposer le sac de déchets dans le conteneur… à l’extérieur. J’ai gelé ! Une soixantaine de pas, même emmitouflé, et en rentrant j’ai regardé le calendrier. Sommes-nous à la mi-janvier, que je me suis dit. Mais non, nous étions bien le 22 novembre. C’est le coup de pied qu’il nous fallait pour déguerpir au plus sacrant de ce congélateur à ciel ouvert. Si le Sud ne peut venir à nous, nous allons venir à lui avec le plus d’empressement.

À 7h30, les pneus se lamentaient et se crispaient à fouler cette neige durcie. Le manteau d’hiver, les bottes, qu’importe, c’était le temps de partir. Le beau soleil était là mais, impossible de compétitionner avec le vent qui soufflait pour l’éteindre.

Passer les douanes n’était qu’une simple formalité et quelques pieds plus loin on roulait sur une impeccable route de montagne qui, même avec les rigueurs de l’hiver, nous permettait de rouler en douceur. Comment est-ce possible, ils ne sont qu’à quelques petits kilomètres des routes du Québec, et qu’on constate un monde de différences.

Mis à art quelques carcasses d’animaux laissées aux charognards et des épisodes éparses de poudrerie, il n’y avait pas foule dans les parages, préférant probablement garder leurs pantoufles au pied d’un feu de foyer ardent, et avec raison.

Puis, rendu au New Jersey, je me suis mis à rêver. Imaginez une belle route à quatre voies, avec une cinquième qui fait office de sortie ou de voie d’accès à cette belle autoroute et qui dilue la circulation avec une fluidité telle, qu’on peut rouler à vitesse maximale, sans jouer des freins à outrance. Je rêvais à la 10, la 20, la 30 et toutes les importantes artères de la grande agglomération de Montréal, qui sont congestionnées du matin au soir et du soir au matin. Comment est-ce possible que nos cerveaux du ministère des Transport ne puissent en faire autant ? À ce chapitre, les « Amaricains », ils l’ont l’affaire.

Donc la journée s’est bien déroulée et à 18h00, nous étions arrivés en Virginie selon notre planification, précisément au Holiday Inn dont la photo meuble cet article. Moments précieux de détente en attendant de reprendre la route ce matin. Une surprise cependant nous attendait; où aller souper ? C’est la « Thanksgiving » ici et tous les restaurants sont fermés pour la soirée. Zut ! On n’y avait pas pensé. Puis, on aperçoit le Subway, pas très loin de l’hôtel. Endroit anormalement calme, on demande au commis s’ils sont ouverts… Certainement, fut sa réponse… alors, on s’est tapé une grasse petite pizza, tout de même délicieuse dans les circonstances.

Et la météo… me demandez-vous ? Encore « frette » à ne pas envier un itinérant à coucher dehors. On garde nos bottes et manteaux d’hiver en se promettant de les remiser en fin de journée, une bonne fois pour toutes, à condition Dame Nature coopère bien évidemment.

Attendez…! J’pense à ça… On devrait atteindre la Géorgie aujourd’hui ? Alors je consulte à l’instant MétéoMédia… « Winchester, VA, 1°C avec du soleil, les deux Carolines, couci-couça et 11°C avec un risque d’averses, puis finalement la Géorgie, variable, de la pluie à 90%, 1 mm, et 16°C. » Bah ! Ça va laver l’auto qui au départ était grise et qui est maintenant d’un blanc sale. Les culottes courtes ce sera pour samedi, on se le souhaite.

Prendre congé de la neige

Depuis décembre 2011, exception faite de la semaine du décès de mon père en 2015, la neige on la regardait via la télé, en Floride. Je vous accorde que le paysage est féérique avec tout ce manteau blanc, mais disons que le moment est venu de lui dire « Bye ». Ça fait trois jours consécutifs qu’il neige. On se reverra, mais quand ??? Quand il n’y en aura plus.

Fini les courbatures, les crispations causées par le froid, les bottes, manteaux et foulard, on met le cap vers le sud et ses culottes courtes et ses vêtements estivaux. Dès les premières lueurs du jour, en ce 22 novembre où il fait un froid sibérien ressenti de -24°C sur la Rive-Sud de Montréal, c’est 15 Sud, 87 Sud et nous voilà au pays de Donald. Pour une quatorzième saison c’est la Floride qui nous accueille et plus précisément à North Fort Myers.

On entreprend les 2 720 kilomètres qui nous séparent de notre destination, calmement et avec la douce sensation d’évasion. Nos amis et la parenté sont déjà là, alors que Carole et Marcel nous rejoindrons en décembre.

À vrai dire, c’est la première fois qu’on décolle en novembre… ce sera aussi la dernière parce que c’est définitivement plus agréable de rouler en octobre au pays de l’oncle Sam. Une fois les Adirondacks traversées, c’est de la petite bière pour le reste du chemin avec des routes en excellente condition, contrairement aux nôtres. On a regardé la météo et en novembre il nous faudra rejoindre la Caroline du sud pour apprécier le réchauffement des températures.

Quoi qu’il en soit, samedi, en milieu d’après-midi, notre périple sera terminé et la verdure des palmiers nous fera rayonner d’un chaleureux sourire.

Je dois dire qu’on est chanceux. La caravane à sellette est déjà passé de l’entreposage à notre site et les amis et la famille se sont occupés de rouvrir les extensions, brancher le courant, partir le climatiseur, installer les égouts et procéder au survol de l’installation. En boni, le beau-frère Jean-Guy, a mis tout son talent de peintre pour rafraîchir l’escalier de la caravane… Je te réserve quelques bonnes « frettes » mon Jean-Guy. Finalement, Il n’y manque que nous.

Alors si la curiosité vous habite, venez faire un tour ici, sur ce blogue, où je vous ferai partager nos émotions et observations tout au long du voyage, et bien d’autres choses. C’est un rendez-vous !

Arrivés à bon port

Depuis 15h00 cet après-midi, nous sommes de retour au Québec à notre nouvel appartement. On a rencontré les propriétaires pour prendre connaissance des règlements, puis on a couru jusqu’en soirée pour s’enquérir de ce qui nous manquait pour y habiter rapidement. C’est fou comme les petites choses anodines ont leur importance.

Quoi qu’il en soit, la journée s’est passée sous le soleil comme tout le reste du voyage. Cependant, j’ai fait une petite erreur. j’aurais dû rouler deux heures de plus hier soir et éviter la satanée Interstate 287 dans le New Jersey et New York où on a roulé de pare-chocs à pare-chocs durant une bonne heure. Promis qu’on ne m’y reprendra plus. D’autant plus qu’il faisait jour jusqu’à 20h00. Bon, c’est noté. Une fois cette épine enlevée, le champignon à 120 km /h pour faire le reste du chemin sans être importuné. On avait hâte d’arriver. Au poste frontalier, deux courtes minutes ont suffi, sans attente ou presque.

C’est maintenant chose faite. Arriver dans un nouvel appartement, sans meubles, c’est comme un déménagement avec tout ce que cela implique, mais bon; le moment tant espéré est maintenant une réalité. Déjà demain, les meubles font leur entrée.

Une grande nouvelle dégueulasse attendait les automobilistes aujourd’hui ; le litre d’essence grimpera demain à 1,40$ le litre. Vous auriez dû voir la longue file d’attente au Costco. Ils nous ont par les bijoux de famille. Avouez cependant qu’on ne s’est pas aidé; il ne s’est jamais tant vendu de VUS et d’utilitaires sport au Québec. On ne doit sûrement pas être à plaindre.

Alors je terminerai là-dessus avant de profiter du sommeil du juste dans un hôtel du voisinage. On voit le médecin mercredi matin pour tenter de mieux soigner le malin virus du Pioneer Village. Des souvenirs comme ça, on peut s’en passer. Il parait qu’il est en train de provoquer une véritable hécatombe dans ce secteur de la Floride. Ça tombe comme des mouches et les masques sont en vogue. On sympathise. Le mercure indiquait 1°C en après-midi, ici à La Prairie.

Bon retour pour les snowbirds encore aux USA.

Jour 2 du retour au froid

Il faut bien le dire, ça faisait déjà 6 hivers que nous ne revenions au Québec qu’en avril. Là, ce 25 mars, on gèle. Au lever à Florence, une bruine envahissait l’environnement et les essuie-glaces étaient de mise. Des vents de 10 MPH et un mercure sous les 10°C, il n’en fallait pas plus pour s’ennuyer rapidement de la Floride. Dès 7h30, nous étions sur la route, presque seuls, en ce dimanche matin. Heureusement, le soleil a pris toute la place un peu après 9 heures et jusqu’à son coucher. Les températures cependant, variaient entre 6 et 10°C en traversant les montagnes de la Virginie et de la Pennsylvanie.

Fait à noter, la neige reçue la semaine dernière dans cette partie de l’Amérique, était encore bien présente dans les champs et pâturages. Contrairement à la journée d’hier, la circulation est demeurée fluide et je pouvais rouler à 120 KH, dans les zones de 110 bien sûr. Les cerfs ont repris leur place; certains broutent allègrement alors que d’autres sont déjà passés de vie à trépas. C’est malheureux mais dans la nature, le malheur des uns fait le bonheur des autres.

La santé, ce n’est pas mieux. Je dirais même que je trouve le voyage long et j’ai mal partout. Lorsque je sors de l’auto on croirait qu’un train m’a passé sur le corps. Louise, il y a amélioration, mais légère. Mettons que ce satané rhume tombe dans un mauvais moment. Dès notre arrivée en sol québécois, on rejoint notre médecin de famille pour un rendez-vous pour hier. C’est décidé!

On voulait également vous remercier, Louise et moi. La lecture de vos commentaires était intéressante et ne vous gênez pas de le faire autant de fois que vous le désirez. Ce blogue, il existe aussi pour vous divertir, alors à vous d’en profiter.

Ce soir, nous sommes arrivés au Holiday Inn d’Allentown à 18h00, en pleine clarté… et après 1 030 km. Entre deux toux, Louise était contente, contrairement à hier. Demain, c’est dans la nervosité qu’on va découvrir notre nouveau chez-nous. On rencontre le personnel de gérance pour recevoir nos cartes à puces et s’entretenir sur les tenants et aboutissants de notre nouvelle vie. Mais ne brûlons pas les étapes et vers 7h30, on continue notre périple dans les montagnes de l’état de New-York, dont les splendides Adirondacks.

Au poste frontalier, on reprendra notre langue de Molière pour les huit prochains mois. Dès qu’on franchit la ligne, c’est une sensation indescriptible de rentrer chez nous, le cœur léger, malgré que le Québec ne soit pas parfait, c’est comme une vieille paire de chaussettes confortables… on ne peut plus s’en départir et toujours heureux de les enfiler.

Je vous raconte l’épilogue demain…

Déjà une étape de franchie

À voir la montagne de courriels en attente, certains d’entre vous se demandent pourquoi ils n’ont pas encore des nouvelles de notre première journée sur le chemin du retour. La raison est que nous venons, à 21h30, de franchir le seuil de notre chambre d’hôtel à Florence. Eh oui… en fin de matinée nous avons été pris dans un immense bouchon à la hauteur du millage 89 sur l’Interstate 4, suite à un carambolage monstre survenu quelques minutes plus tôt et impliquant un gros camion semi-remorque. Les quatre voies ont été paralysées complètement durant deux heures et demie.

Pourtant, la journée avait bien débuté alors que Carl s’amenait pile à l’heure prévue pour remiser notre caravane. Nous avons quitté à 8h15 pour mettre le cap vers la Caroline du Sud, au Holiday Inn de Florence. La température affichait les 27 degrés avec un soleil resplendissant. À la tombée de la nuit, en Géorgie, le crépuscule apportait son lot de froidure, pour nous montrer qu’on se dirigeait en direction du Nord. À Florence, au moment d’écrire ces lignes, le mercure indique 8 degrés avec quelques gouttes de pluie.

Pour les friands de statistiques, la bagnole affiche 1 068 kilomètres de plus à l’odomètre. Le gallon d’essence se vend autour de 2,45$ dans le coin. Demain matin, on s’habille en long parce qu’on devrait terminer notre seconde étape à Allentown en Pennsylvanie… où il reste encore de la neige tombée récemment. Pas beaucoup à ce qu’on raconte, mais de la neige, petit tas ou gros banc, ça reste de la neige. Nous sommes au printemps depuis 5 jour simonac…!

Alors on se reparle demain soir.

Remisage de la caravane et direction le Québec

Dernière journée à Pioneer Village aujourd’hui. C’est le moment de terminer l’inventaire et de remplir la bagnole de ce qu’on doit rapporter à la maison. Comme d’habitude, lorsque l’opération sera terminée, c’est à peine si on pourra y glisser une peccadille. Internet étant débranché définitivement, je profite de la générosité des amis pour mes mises à jour quotidiennes, notamment sur ce blogue. C’est fou comme on trouve de petites choses de dernières minutes pour ne rien oublier. Ça fait partie de cette routine.

Malheureusement, la Volt ne peut tout gober en termes de bagages et nos amis Carole et Marcel se sont portés volontaires pour charger le reste dans leur caravane, lorsqu’ils quitteront en avril. Des tonnes de mercis que je m’empresse de crier. Ensuite, le tour du propriétaire s’impose pour saluer une dernière fois nos amis et connaissances qui poursuivent leur séjour. On réglera les derniers détails et préparatifs puis, la journée se terminera par la clôture de notre saison de Poker, suivi d’un dodo et d’un levé tôt demain matin.

Une fois la caravane installée dans la section du remisage, et que le déjeuner sera pris aux Deux Arches D’or, ce sera direction le Québec. Avec un chaud soleil et nos culottes courtes, selon les prévisions météo, force est de constater qu’on roule vers le nord, que nous sommes toujours en mars et que le printemps est en rogne avec l’hiver pour tenter de faire un vainqueur, donc on frisera forcément des températures froides. Nous survivrons! En tout cas, c’est ce qu’on en déduit, puisque le thermomètre portait un foulard et une tuque.

Pour ce blogue et contrairement à mon habitude, je publierai un billet en fin de journée afin de vous raconter notre périple avec, je l’espère, quelques petites anecdotes. Une primeur; si tout se déroule comme prévu, le premier arrêt dodo sera à Florence en Caroline du Sud, alors que le second est prévu à Allentown en Pennsylvanie. Pour fouler le sol québécois en début d’après-midi lundi. Pour la suite, vous êtes déjà au courant.

Une nuit blanche pour un petit lopin de terre

Qu’on le veuille ou non, la saison des Snowbirds se dirige lentement vers sa fin, dans une quarantaine de jours, tout au plus, les terrains de camping floridiens seront désertés. C’est aussi le temps de décider si on veut renouveler nos emplacements pour l’hiver prochain ou, procéder à des changements de sites pour quelque chose de plus convivial.

Au préalable, on circule sur le complexe, rue par rue, pour trouver la perle rare; soleil du bon côté, absence d’arbre qui pourrait nuire, salir ou endommager le véhicule récréatif, est-ce que le patio de béton est de bonne dimension et l’espace gazonné bien fourni… bref, on cherche le spot! Une fois trouvé, ça devient un secret bien gardé jusqu’au moment de réserver en évitant de se le faire chiper par d’autres caravaniers.

Ce moment tant attendu se tenait hier matin, sur le coup de 9h00 au bureau du complexe. La stratégie pour pouvoir choisir en premier, était d’arriver tôt, pour ne pas rater son coup. Alors dès minuit, j’étais à la porte du bureau, seul, bien assis dans mon automobile, et décidé à passer la nuit à la belle étoile, avec ma tablette pour lire ou écouter de la musique. Je venais d’atteindre mon premier objectif; être là, bien campé au début de la ligne.

Presque deux heures plus tard, deux autres braves se joignaient à moi pour les mêmes raisons et on sortait les chaises pour s’installer confortablement et faire connaissance, sous un mercure de 21°C et une légère brise. Une nuit comme je les aime; douce, agréable et à peine fraîche. Graduellement, d’autres se sont amenés et nous étions engagés dans une belle discussion, pour découvrir que nos choix de terrains n’étaient pas source de conflit entre nous. Nous avions chacun nos préférences. Intéressant et ça commençait bien.

Vers 2 heures, voilà que mon ami Marcel vient me surprendre avec sa bouteille thermale de café. Comme ça, en pleine nuit! Quel beau geste! « Qu’est-ce que tu fais là… tu souffres d’insomnie ou quoi? » Il avait réglé son cadran pour ne pas rater son coup. Puis un peu plus tard, vers 5 heures, voilà que l’ami Gilles arrive avec un sac du McDonald du coin et m’offre de partager un déjeuner comme je les aime… je suis comblé et Gilles a fait des jaloux. Mais derrière tout ça, c’était un coup monté auquel nos épouses étaient au courant. Je n’y ai vu que du feu. Deux instants appréciés, soyez-en certains.

Puis, vers 6h00, le groupe avait atteint la quinzaine de snowbirds. Les curieux ne se gênaient pas pour venir constater de visu, la joyeuse bande d’oiseaux des neiges, attendre l’ouverture des portes pour finaliser leur emplacement 2018-19. Assis, comme ça, à la belle étoile, avec en prime, un magnifique coucher de lune à s’émerveiller. L’instant m’a rappelé quelques escapades de camping où on passait des nuits à observer les étoiles éclatantes dans un ciel ébène. La nature dans ce qu’elle a de mieux.

Enfin, à 9h00, les portes du bureau se sont ouvertes pour marquer la fin de notre siège et remplir notre mission; choisir le petit lopin de terre E5-13 qui nous faisait envie, puis, finir dans les bras de Morphée, pour profiter du sommeil du juste… qui est venu dans mon cas, une quinzaine d’heures plus tard. En fait, lorsque j’ai terminé cet article à minuit trente exactement. Merci à Guy Martin pour la photo prise au petit matin.

Une excursion dans les Everglades

Plongée au milieu de la plus grande zone sauvage subtropicale des Etats-Unis.

Humidité, biodiversité et tranquillité caractérisent les Everglades, classées au patrimoine mondial de l’humanité. A une heure à peine de Miami, les Evergaldes débutent, avec leur promesse de vie sauvage au milieu des crocos, de sensations fortes à bord d’un aéroglisseur ou de balades dans le parc national des Everglades. Voici quelques idées pour une excursion dans les Everglades réussie.

LES EVERGLADES, UNE RIVIÈRE D’HERBE À LA POINTE DE LA FLORIDE

Transpercées par le Tamiami Trail, les Everglades figurent parmi les étendues humides les plus grandes du monde. Elles sont grossies par les eaux de pluies et surtout par l’immense Lac Okeechobee, lui-même alimenté par la grosse Rivière Kissimmee.

Plus vaste zone subtropicale d’Amérique du Nord, les Everglades sont vulnérables et en danger. Le parc national des Everglades, qui ne protège que 1/5ème des Everglades, a d’ailleurs été classé Réserve de biosphère, Patrimoine mondial de l’humanité ou encore zone humide d’importance internationale.

Les Everglades abritent 67 espèces d’animaux protégées ou en danger, 365 espèces d’oiseaux, une centaine de panthères de Floride (l’une des espèces les plus en danger des Everglades), et plus de 100 variétés de plantes marécageuses. Il est fortement déconseillé d’y aller pendant l’été, au risque de vous faire dévorer par les moustiques. Dans tous les cas, munissez-vous toujours de protection anti-moustique avant une excursion dans les Everglades.

À L’INTÉRIEUR DES EVERGLADES – QUE FAIRE?

Sportifs et observateurs trouvent leur compte dans les Everglades… Entre les sentiers où faire du vélo ou de la randonnée, les nombreux coins où faire du canoë, les innombrables points de vue où contempler les oiseaux, ou encore les différentes sociétés grâce auxquelles essayer l’aéroglisseur, les opportunités de se divertir ne manquent pas.

AÉROGLISSEUR DANS LES EVERGLADES

Toute la zone du Parc National des Everglades est protégée, et il y est pratiquement partout interdit de faire de l’aéroglisseur. Une espèce de bateau à fond très plat, idéal pour arpenter les Everglades qui ne sont pas reconnues pour leurs profondeurs abyssales. Ils possèdent une énorme hélice qui les propulse avec grand bruit (il faut porter une protection pour vos oreilles).

Parmi les sociétés existantes qui fleurissent un peu partout dans le reste des Everglades, il y a notamment :

Captain Mitch’s Airboat Tours
40$ par adulte, 20$ par enfant
CaptainMitchs.com

Airboat in Everglades
50$ par adulte, 30$ par enfant
D’autres formules disponibles (airboat au coucher du soleil, air boat uniquement avec le capitaine, airboat de 1, 1,5 ou 2 heures)
AirboatInEverglades.com

Gator Park Airboat Tours
18$ par adulte, 10$ par enfant
GatorPark.com

Captain Jack’s Airboat Tours
À partir de 38$ par adulte, 22$ par enfant
CaptainJacksAirboatTours.com

CANOË, VÉLO ET RANDONNÉE

Les randonnées et sentiers de vélo sont variés dans le Parc des Everglades, mais pas sans danger (couvrez-vous d’anti moustiques et sautez dans votre voiture si vous entendez un coup de tonnerre). Parmi les sentiers les plus agréables, il y a ceux de Pine Island (randonnée et vélo), de Flamingo (randonnées, vélo et canoë), et à Shark Valley (voir notre article à ce sujet)

OISEAU, MON BEL OISEAU

Inévitablement liées à la nature, les Everglades abritent environ 360 espèces d’oiseaux, souvent regroupés en 3 catégories : les échassiers, les oiseaux terrestres, et les rapaces. Pour tout savoir sur les oiseaux qui peuplent les Everglades, voir sur le site du Parc National des Everglades : NPS.gov

CROCIDILE OU ALLIGATOR?

Les Everglades sont l’unique endroit au monde où les alligators et les crocodiles coexistent, sous la forme de 2 espèces : « american alligators » et « american crocodiles ». Il est bien entendu interdit de nourrir les bestioles, et encore plus de venir accompagné de Bichon lors de vos balades.

Crocodile : Ils ont la gueule fine et pointue, taillée en V, et si vous regardez de très près (pas trop quand même), vous pourrez voir qu’ils ont 2 grosses dents du bas qui pointent en dehors de leur museau. Ils sont plutôt marron-vert et évoluent généralement dans l’eau salée, en Afrique, en Australie ou en Amérique. Du long de leurs 5,5 – 5,8 mètres, ils sont plus agressifs que les alligators.

Alligator : Leur gueule est plus large, avec un museau arrondi, taillé en U. Les Caïmans font partie du groupe des alligators. Leur couleur tire vers le gris foncé-noir et ils préfèrent les eaux claires du sud des Etats-Unis et de la Chine. Plus petits que les crocodiles (4 – 4,3 mètres), ils sont moins agités que leurs cousins.

Méfiez-vous de trous creusés dans le sol si vous visitez le parc à la saison sèche, ce sont généralement les alligators qui explorent le sol pour trouver de l’eau, qui reste fraîche l’été et tiède l’hiver. Cela constitue aussi un repère pour d’autres espèces, et donc des encas potentiels pour les crocodiliens.

Bonne visite!

Source : French District

Les surprises…

On savait qu’Irma s’était manifestée en septembre, mais le voir de ses yeux, c’est autre chose. Heureusement que l’opération nettoyage tire à sa fin et il reste encore des gros tas de branches à faire disparaître.

Partis vers 7h45 de la Géorgie hier matin, le trajet vers notre maison d’hiver s’est fait majoritairement sous le soleil, exception faite dans la région de St-Augustine où le ciel nous est tombé sur la tête. De la pluie tellement forte, que la visibilité se limitait à 20 pieds. Les clignotants d’urgence avaient l’air de décorations de Noël et le tout a duré tout au plus 10 minutes, mais 10 minutes intenses comme on en voit très rarement. Au pays de Donald… rien ne nous surprend.

618 kilomètres plus loin, à 13h45, nous étions rendus à destination. Les gazons sont longs et la mauvaise herbe très présente dans les plates-bandes. N’ayez crainte, les Snowbirds s’en viennent et ils raffolent de cette corvée. Par contre, des surprises, qui obligeront des réparations, nous attendaient en franchissant l’entrée de garage. La première; toute la gouttière latérale s’est affaissée sur sa longueur, accrochant au passage l’antenne satellite. Puis, comme toujours, l’internet ne fonctionnait pas et il a fallu appeler Xfinity, Ensuite, un grossier animal s’est encore creusé un trou sous la maison, pour se trouver un petit loyer pas cher. Le propriétaire s’en occupe et si je l’attrape, il va passer un très mauvais quart d’heure. Enfin, pas de signal satellite, ce qui fait que je manque encore nos Glorieux à la télé. Pas une grosse perte me direz-vous mais que voulez-vous, je suis accro! Pour la beauté du sport bien entendu.

Alors maintenant qu’on est arrivé, c’est le temps du ménage avant de s’étendre avec une bonne frette, en gougoune, sous un 30 degrés Celsius, s’il-vous-plaît. Mettons qu’il existe des vies plus dures que ça. C’est la rançon de la gloire d’avoir travaillé les meilleures années de sa vie et pour les suivantes, de profiter de cet alcôve.

Pour les habitués de Pioneer Village, j’ai deux scoops; Les terrains de racquetball sont superbes et la rue Samville, de la petite église jusqu’à Bayshore Rd, a été complètement repavée en neuf… Un vrai tapis de billard. Ne dites pas que j’ai vendu la mèche…

Finalement, pour toutes les nouvelles du Sud, oubliez TVA ou Radio-Canada Nouvelles pour venir faire un tour ici sur ce blogue… Ça devrait vous donner le goût des gougounes à l’année. Et vos commentaires sont toujours les bienvenus. Ah oui, j’oubliais; Carole et Marcel arrivent de la Géorgie aujourd’hui avec notre caravane… La frette est déjà dans la glace! Pour Lise et Gilles, c’est vendredi… on aura remplacé la glace!

Coucher de soleil à l’horizon

C’est sur cette image, prise par Louise, d’un merveilleux coucher de soleil au-dessus de l’Interstate 95 en Géorgie, que s’est terminée hier à 20h00, cette seconde journée vers le pays des gougounes. On s’est arrêté au Microtel de Kingsland en Géorgie. Une ballade de 1171 kilomètres sous un merveilleux ciel bleu sans nuages où le mercure a flirté avec les 22°C. Nous sommes à 5 kilomètres de mettre les pieds en Floride. Je dois vous avouer qu’au lever, hier matin, un frisquet 3°C nous attendait lorsqu’on a mis le nez dehors, à 7h30, après s’être gavé d’un copieux déjeuner dans le lobby de l’hôtel.

Sur la route, les zones de travaux routiers étaient plus éparses, quoique omniprésentes, sans toutefois entraver nos déplacements. En roulant où la vitesse permise est de 113 km/h (70 mph), on fait plus de millage en moins de temps. Par contre, la 95 dans les deux Carolines et la Géorgie, la présence policière est visible et imposante, et la vitesse est scrutée attentivement. Si on demeure dans les limites acceptables, il ne devrait pas y avoir de problèmes. Par exemple, je roule 119 km/h dans les zones de 113 et je me laisse la même marge dans les zones plus lentes. C’est plus prudent… et moins attirant!

Les camions? Ils sont toujours là et je n’en reviendrai jamais de voir ces mastodontes, lourdement chargés, rouler facilement entre 120 et 125 km/h sans se gêner d’effectuer des dépassements. Pour le reste, la journée s’est bien déroulée au son de la musique des CD qu’on avait apportés. Comme vous le savez probablement, la radio aux USA, ça laisse à désirer et je ne sais pas pourquoi mais les stations de radio religieuse abondent.

Alors aujourd’hui, c’est la dernière étape de notre périple annuel. Si tout va bien, il nous reste six heures de routes et on devrait atteindre notre destination en début d’après-midi. Aux dernières nouvelles, Marcel et Carole passaient leur deuxième nuit en Caroline du Nord, pour passer la prochaine en Géorgie, par très loin d’ici. Tout se passe bien pour eux, apparemment mis à part leur internet qui est à chier. Excusez l’expression, mais quand tu es habitué à de la haute vitesse et que t’es pogné avec le tiers-monde… tu cours te coucher pour éviter la crise ou les ulcères d’estomac. À demain pour le dénouement.