La naissance du King

En préambule, je vous dirais que la journée d’hier a été moche, côté température. Parti de Géorgie tôt en matinée, c’est sous les nuages et quelques taches bleues d’un ciel hypocrite que nous roulions en direction d’un lieu sacré qui a vu naître le « King » Elvis Presley. Pour s’y rendre, il nous a fallu traverser trois États; La Géorgie, l’Alabama (qui nous a fait reculer nos montres d’une heure, fuseau horaire oblige) et le Mississippi. Ce dernier État a célébré notre arrivée avec une pluie diluvienne, où la visibilité était réduite à 150 pieds maximum, jusqu’à Tupelo, lieu de naissance d’Elvis.

Depuis le temps qu’on attend le moment, nous y étions, hier à 13h00. Et même si la pluie était là, on n’allait pas rater l’occasion. Les photos qui meublent cet article vous donnent une idée de ce qu’était ce patelin en 1935, année de naissance du « King ». Surtout sa petite maison de 15 pieds sur 30 tout au plus, sans électricité ni eau courante. Vous voyez les deux appartements qui la composaient; une chambre et une cuisine. Six, sept enjambées suffisaient à la traverser. La bécosse était à l’extérieur, comme c’était la mode à l’époque.

Vernon Presley, le père d’Elvis, avait construit cette maison avec l’aide de Jessie, son père, et Vester, son frère, en 1934 ainsi que les 180$ nécessaires à sa construction, empruntés à son employeur. La famille Presley était pauvre. Cette maisonnette de deux pièces n’était éclairée que par une ampoule incandescente dans chacun des appartements et c’est là qu’Elvis Aaron Presley a vu le jour le 8 janvier 1935. Elvis était un des deux enfants de Vernon et Gladys. Son jumeau identique, Jessie Garon, était mort-né.

La ville de Tupelo a acheté la maison et refait son environnement en 1957, alors que les Presley étaient à Memphis. Elvis avait demandé un parc pour les jeunes du voisinage et il avait donné un concert bénéfice pour la cause, la même année. La propriété est toujours érigée à son endroit original et a été restaurée, décorée de meubles de l’époque et ouverte au public qui veulent la visiter.

C’est un endroit qui vaut le détour et on met 90 minutes pour le découvrir. Le site comporte un musée, un chemin de vie qui trace ses 42 ans, une statue de l’idole à 13 ans, une petite église de l’époque, déplacée et restaurée, où on y présente ses prestations de prières et des rassemblements dominicaux d’hier. De plus, plusieurs autres attractions retracent la vie de l’artiste. Bien sûr, une boutique cadeau offre toute une panoplie d’objets à des prix raisonnables.

Depuis le temps qu’on se le disait, nous y sommes passés. Et si Tupelo a été le théâtre de la naissance d’un grand artiste, on peut constater l’influence qu’il aura eu pour toute une génération. Plusieurs visitent Tupelo et Graceland sans même l’avoir connu et se rendent compte de la grandeur qu’il avait. Lorsqu’on circule dans ces lieux on peut sentir son esprit et son influence et on ne peut que se rappeler ce qu’il a fait pour la musique.

Aujourd’hui c’est Graceland qu’on visite et croyez-moi, je ne voudrais passer à côté pour rien au monde. Quand on voit ces lieux pour la première fois, beaucoup d’images meubles nos pensées. Elvis, c’était mon adolescence et mes premières années adultes. Avec Louise, au début de nos fréquentations, j’avais même dessiné Elvis pour lui offrir un portrait de son idole. Les disques et succès se répétaient de semaines en semaines. Beaucoup comme les Beatles, Elvis demeure un immortel de la musique populaire.

On s’en reparle parce qu’ici, à Memphis, au Tennessee, les trois prochaines journées seront imprégnées de la Vedette, d’Elvis, de l’Idole, du « King ». Restez à l’écoute.

Pour ceux et celles qui se demandent comment se déroule notre périple, on a roulé 779 kilomètres aujourd’hui (deux de moins qu’hier) sans embûches et entraves à la circulation. En prime, on n’a pas eu à se déplacer très loin pour souper. Voisin de l’hôtel, un excellent restaurant mexicain offre la cuisine du pays à prix dérisoire. J’avais demandé conseil au garçon d’hôtel qui me l’avait conseillé : excellent choix et délicieux.

Un conseil : au départ de Fort Myers, en Floride, deux journées sont amplement suffisantes pour se rendre ici à Memphis, au Tennessee. Rien de stressant. Cependant, l’Interstate 20, au Mississippi, est assez ennuyant. Remarquez que la pluie n’a rien amélioré, mais c’est tranquille… encore pire que les deux Carolines. Ayez avec vous un compagnon ou une compagne qui aime jaser sinon, de la bonne musique d’Elvis (pourquoi pas) fera très bien l’affaire. Si vous pensez à ceux qui se tapent Turcot, Champlain et Hippolyte-Lafontaine au Québec chaque jour, vous apprécierez !

La première étape sous 34°C

Eh oui, vous avez bien lu; 34°C. C’est la température que le thermomètre extérieur de l’auto affichait entre midi et 15 heures hier après-midi. Partis à 9h45 très exactement, la traversée de la Floride s’est déroulée sous le soleil. Au moment de mettre les pieds, ou plutôt les roues, en Géorgie, les nuages étaient omniprésents mais rien de menaçant. On aurait dit des nuages pour nous faire mieux supporter cette chaleur. Heureusement que l’auto est climatisée…

Alors la roulotte est maintenant remisée comme il se doit et selon les règles de l’art. Carl, notre chauffeur qui s’occupe magnifiquement de cette tâche, n’en n’est pas à ses premières expériences. Vous devriez le vois manœuvrer… tout simplement hallucinant. Il devait être un serpent dans une autre vie, tant il contorsionnait les éléments avec dextérité.

Le petit déjeuner derrière la cravate, on prenait la direction Nord sur l’Interstate 75. Après Ocala. On a perdu près d’une heure à rouler autour de 10-15 kilomètres à l’heure. Des travaux majeurs occupent le secteur jusqu’à l’été qui vient. Saviez-vous que cette autoroute de la côte ouest floridienne atteint une longueur de près de 500 milles ? Vous voilà instruits.

Pour le reste, circulation fluide, jusqu’à notre première halte pour la nuit, au Holiday Inn de Byron en Géorgie, à 18h00, et avec 781 kilomètres au compteur. On a cassé la croûte juste à côté chez Pizza Hut. Louise rêvait d’un Olive Garden mais bon… ce sera peut-être pour demain.

À ce sujet, j’en ai une bonne à vous raconter à propos de ce Pizza Hut. Au moment de recevoir la pizza, on déroule la serviette qui renferme nos ustensiles et on constate qu’on dispose de deux fourchettes et un seul couteau. Surpris, je demande à la serveuse un second couteau, qui me dévoile alors, candidement, que c’est la politique du restaurant de ne fournir qu’un seul couteau par table. Je n’en suis pas encore revenu. J’ai regardé le calendrier, au cas où… eh oui, le poisson d’avril était bien terminé depuis 6 jours. On n’a pas fini de s’étonner.

Donc, on repart ce matin vers 7h00, destination Tupelo, au Mississippi, pour voir en personne, la boîte de sardines où est né Elvis. On l’a bien vu en photo mais, était-ce un trucage ? Alors, comme le disait le capitaine Bonhomme du temps de mon enfance; « C’est ce qu’on sera peut-être demain, les amis ! »

La ruée vers le Nord

Notre séjour en Floride se termine aujourd’hui. Notre dernière activité, le Poker Texas Hold-Em de vendredi dernier, a couronné notre championne 2018-19 en la personne de Carole Rhéaume, au classement général de la saison avec une fiche de cinq premières positions et une deuxième place. Elle succède à Jean-Eudes Arsenault qui s’était mérité pareil honneur l’année précédente.

Ici, lentement, le complexe retrouve sa tranquillité. Les sites désertés respirent le calme. On voit un peu partout les traces laissées sur les pelouses par les tapis. Lorsqu’on reviendra, l’automne prochain, rien n’y paraîtra, et on pourra reprendre nos rituels. Comme on dit; « mieux vaut partir, si on veut revenir », n’est-ce pas ?

Quoi qu’il en soit, au moment où vous lirez ces lignes, nous en serons aux dernières corvées avec la caravane; arrêt des systèmes d’égout, coupure d’alimentation en électricité et en eau et fermeture des rallonges escamotables avant le remisage de la caravane à sellette en entrepôt, ici, à proximité. Avec les habiletés reconnues de Carl Smith, qui sait parfaitement manœuvrer ces maisons roulantes et les déposer à leur lieu de repos, c’est tiguidou !

Une fois terminé, on prend le traditionnel petit déjeuner de départ chez McDonald’s, voisin du complexe, avant de prendre la route vers le Nord, sous le plus beau des soleils avec un mercure qui approche déjà les 28°C et nous ne sommes qu’en matinée. Un beau dimanche !

Mais, cette année, on s’attarde. Nous rejoignons nos amis Lise et Serge à Memphis, dans le Tennessee pour quelques jours. Puis, on mettra le cap vers Nashville, à trois heures de route au nord-est, une autre ville de musique qu’on nous a beaucoup vanté. Alors si vous voulez partager notre périple vers la maison, nous accompagner virtuellement, venir faire un tour sur le blogue deviendra votre discipline quotidienne à appliquer. N’oubliez pas que vous êtes ici chez-vous. C’est un rendez-vous…

Rapport de « Snowbird »

Dans huit jours très exactement, nous reprendrons la route pour le retour au bercail, et ainsi mettre fin à notre 16e hiver au pays des gougounes. On dit que toute bonne chose a une fin et ce n’est pas peu dire.

De jour en jour, les sites deviennent vacants. Les snowbirds montent vers le Nord. Paradoxalement, les conteneurs à ordures se remplissent à la vitesse de l’éclair. Les denrées périssables et tout ce qu’on ne peut garder y trouve refuge. C’est le secteur du complexe le plus fréquenté, fin mars.

C’est aussi le moment où le Comité social clôture la saison par un traditionnel spaghetti avec boulettes de viande, très couru. Plus de 400 personnes ont partagé ce délicieux repas à s’en slaquer la ceinture, pour terminer avec la dernière soirée dansante de la saison. Le comité organisateur profitait de ce dernier événement pour vider les réfrigérateurs de victuailles qu’ils revendaient à des prix dérisoires.

Même générosité pour les tirages de la contribution volontaire qui, exceptionnellement, devaient trouver preneurs pour cet événement sans lendemain. Deux cagnottes non réclamées d’une soirée précédente, ont ainsi été remises à des chanceux.

Par les temps qui courent, la phrase la plus véhiculée est ; « Vous partez quand ? » Tout le monde veut savoir et partout, on organise des petites rencontres pour trinquer un dernier verre, se rappeler des anecdotes, et se donner rendez-vous l’automne prochain.

Pour ma part, notre dernière prestation musicale des « Mercredis sous le Tiki », a eu lieu mercredi dernier, et inutile de vous dire que certains étaient émus. Que voulez-vous, des liens se tissent entre nous et on espère de tout cœur, se retrouver l’automne prochain, pour partager à nouveau, ces instants précieux de pur bonheur. Pour l’occasion, mon ami Serge s’est joint encore une fois au groupe et sa présence fut très appréciée.

On a profité de quelques instants pour saluer notre ami Robert, qui récupère de sa récente chirurgie cardiaque. Il voulait nous voir en passant. On va s’ennuyer aussi de Rose, qui nous désaltère avec ses canettes de bière qu’elle a la gentillesse de nous offrir. Cette octogénaire nous avoue candidement qu’on fait son bonheur tous les mercredis après-midi. Elle espère être des nôtres l’automne prochain. Nous aussi Rose.

Quelques activités subsistent tant qu’il reste des participants. Je veux parler des vendredis de poker Texas Hold-em que j’organise jusqu’à vendredi prochain 5 avril. Hier, nous étions 15 fanatiques autour de deux tables, à se disputer les honneurs. Une activité très courue et qui tient l’affiche un peu partout sur le complexe. Il y a le poker des femmes, celui des Américains, sans compter les petits groupes qui se forment également en privé, sous les chaumières.

Notre révérence est prévue pour dimanche prochain, le 7 avril, en matinée. Mais on ne rentre pas chez nous immédiatement. Avec nos amis Lise et Serge, ils nous feront découvrir le patelin d’Elvis, à Memphis pour deux jours, puis une visite du royaume du blues et du country à Nashville, pour deux autres journées. Verrons-nous PK ? On ne sait jamais. Ça faisait un bon moment qu’on se promettait un tel séjour et nos amis nous ont proposé de bénéficier de leur expérience.

Ceci est mon dernier reportage de nos quartiers d’hiver, mais continuez de venir faire votre tour sur le blogue, pour être au courant de nos découvertes. Est-ce qu’Elvis est encore vivant ? C’est ce qu’on va découvrir. C’était l’idole de ma douce et Elvis a eu le malheur de décéder le jour son 25e anniversaire. Un triste souvenir, d’autant plus qu’en cette journée du 16 août 1977, j’avais organisé une petite réception avec la famille et nos amis de l’époque. Loulou était heureuse de sa fête mais attristée du départ de son idole.

Cette dernière semaine sera mouvementée. Il nous faut tout ranger, nettoyer la caravane, démonter la remise, enfin bref, se préparer pour le départ et le remisage de la caravane dans l’enclos prévu à cette fin. Notre motivation; nous quittons pour mieux revenir l’automne prochain. On est heureux de revenir chez-nous.

Je vous remercie des commentaires que vous m’avez fait parvenir et continuez de visiter mon blogue régulièrement. Comme je le dis souvent, vous m’êtes indispensables.

Rapport de « Snowbird »

La mi-mars, pour des Snowbirds, signifie qu’il faut commencer à se conditionner pour le retour à la maison, la migration vers le Nord. Partout. C’est le moment qui marque la fin des activités et, en contrepartie, les rencontres se multiplient pour se rappeler les bons et moins bons moments de la saison. Une sorte de préambule aux adieux et au revoir.

La course aux réservations de sites pour la saison 2019-2020 s’est poursuivie chez les non-résidents. Conséquemment à la fermeture d’un camping à Homestead sur la côte Est de la Floride récemment, six de leurs résidents ont choisi notre Pioneer Village comme lieu de séjour l’hiver prochain. Sous toute réserve, je crois bien que nous ferons encore salle comble dès l’automne venue.

Le 3 mars en après-midi, nous étions une dizaine de musiciens et notre chanteuse (photo), rassemblés pour animer un « Party de rue » sous une chaleur accablante mais combien stimulante grâce à une brise à faire vaguer les toiles protectrices installées pour l’occasion. Nous formons vraiment une bonne équipe de mélomanes.

La bouffe, abondante, était le fruit du labeur des invités à partager leur cuisine. Et, comme à l’habitude nous n’avons manqué de rien. L’expérience a été concluante pour tous.

En prime, on a pu compter sur la présence du talentueux Sergio à la basse pour ajouter une touche harmonique, ainsi que sa charmante épouse Lise qui a pris cette photo. Ils se sont tapés 4 heures de routes, aller-retour, pour ne pas rater ce rendez-vous. Un gros merci.

Malheureusement, Robert, un de nos guitaristes (le 6e à partir de la gauche sur la photo) a dû terminer sa journée à l’hôpital, victime d’un malaise cardiaque. Au moment d’écrire ces lignes, il était en attente d’une chirurgie, dans un centre hospitalier de la région. On lui souhaite la meilleure des chances de rétablissement. Dans cette organisation, il avait coordonné le spectacle en y mettant toute son énergie.

Pour l’encourager encore plus, notre groupe a enregistré une version p-i-t-o-y-a-b-l-e de Pretty Woman, (arrangée avec le gars des vues) pour lui montrer qu’on avait encore besoin de lui pour nous aider. Il semble qu’il ait apprécié cette délicate attention et on compte sur lui pour reprendre son rôle auprès du groupe des mercredis sous le tiki… l’an prochain, si sa santé le lui permet, naturellement.

Comme un malheur n’arrive jamais seul, il m’est arrivé un pépin avec ma voiture; le régulateur de la vitre avant, côté passager, a décidé de rendre l’âme et de rester en position ouverte. Il aurait pu attendre d’être rendu à la maison. Trois jours plus tard, c’était réparé chez le concessionnaire GM du coin avec une facture substantielle dont le taux de change m’a valu un 100$ supplémentaire.

Mais pour se consoler, quoi de mieux qu’un souper à deux, avec ma douce, à notre restaurant préféré, le Steak’n Shake. Vous connaissez ? Nous, on est accro ! Une vraie farce côté facture. Que votre succulent burger soit simple, double ou triple, c’est le même prix. Il est agrémenté d’une délicieuse soupe aux légumes et de frites minuscules mais abondantes. À cela s’ajoute deux biscuits maison et un breuvage renouvelable à volonté. Et tout ça pour combien ? 9,52 U$, taxes incluses pour deux personnes.

Si, de plus, vous aller les visiter entre 14h et 17 heures les jours de semaine, vous obtenez des supers gros lait frappés, toutes saveurs confondues, à moitié prix, avec en prime, une réduction de 10% sur votre facture. Comment font-ils, me direz vous ? Je ne sais pas mais c’est définitivement la place à fréquenter si vous avec le goût d’un bon, que dis-je d’un sublime hambourgeois. Et même en additionnant le fichu taux de change, ça demeure une aubaine… pour deux, ne l’oubliez pas !

En prenant des nouvelles du Québec, on apprend que l’essence fait des bons vertigineux par les temps qui courent. Eh bien, consolez-vous, ici c’est la même chose, le même phénomène. Ça monte et on se demande bien quelle en est la raison. Parti de 2,15 U$ le gallon en novembre, il flirte avec les 2,60 U$ en mars. En deux semaines il a fait un bon de 20 cents. Que ce soit au Canada, au Québec, aux États-Unis, aux îles Moukmouk, c’est la même chose; ce sont des profiteurs. Les millions de snowbirds qui s’apprêtent à regagner le Nord deviennent leur vache à lait. Ils salivent à la pensée des mirobolants profits.

Oupsss ! J’entends mes oreilles bourdonner. Vous vous dites; « mais pourquoi tu vas dépenser ton argent chez les Américains avec un taux de change qui frise le ridicule et l’arnaque ? » Je vous répondrai ceci : « Avez-vous adoré votre hiver de merde au Québec ? Moi, j’ai adoré le mien, ici, et malheureusement, il y a un prix à payer et que j’essaie de le contrôler au maximum. » Sans méchanceté aucune, je vous souhaite d’avoir la chance de faire de même car je suis d’avis que séjourner l’hiver au pays des gougounes, permet de prolonger la vie de quelques années.

On s’en reparle…

En dernière heure, nous apprenons que notre confrère musicien Robert, dont je vous entretenais plus haut, a subi sa chirurgie cardiaque avec succès aujourd’hui, et qu’il récupère paisiblement. C’est définitivement LA bonne nouvelle du jour. Nos pensées l’accompagnent.

Rapport de « Snowbird »

Le plan du complexe

Déjà mars ! Pour les snowbirds, c’est le mois qui nous fait penser que le temps de retourner au pays approche. C’est aussi le plus beau mois de l’hiver au Sud. Les températures sont chaudes, le taux d’humidité augmente et c’est aussi le temps des réceptions. Tout devient prétexte à se rassembler comme pour vivre nos dernières semaines au pays de l’Oncle Sam. J’aurai l’occasion d’y revenir plus tard en mars.

Vous souvenez vous de notre jeunesse, pour ceux et celles de ma génération j’entends. Les danses du samedi soir dans les gymnases d’écoles de l’époque. C’était la mode des orchestres; Jeunesse d’aujourd’hui, à la télé, nous mettait dans l’ambiance musicale de nos fins de semaines… et bien c’est exactement cette frénésie que l’on vit la fin de semaine ici, à Pioneer Village comme à tout autre complexe où les seniors, comme on les appelle, passent leur hiver. C’est un peu beaucoup une réplique de nos soirées dansantes des années soixante.

La piscine

Depuis mon dernier reportage on a vécu les Pioneer Days. Quatre jours de festivités en plein air et à la salle communautaire, où la bière est à un dollar le verre, servie depuis la roulotte aménagée à cette fin. La dernière journée, le houblon coule à flot, gratuitement, à la piscine avec le dîner aux hotdogs. C’est l’événement qui clôture la période des célébrations.

Des artistes viennent exprimer leurs talents par des expositions artisanales de leurs plus belles réalisations. D’autres nous livrent une entraînante musique à la terrasse en après-midi où c’est noir de danseurs. Chaque midi, un dîner est offert, sans oublier les spectacles sur scène et la soirée karaoké. Un événement qui attire beaucoup et qui, pour une deuxième année, se déroule à la fin du mois de février, alors que la température est plus clémente qu’en janvier, où il prenait l’affiche les années précédentes.

On a aussi fait un petit tour sur la côte Est, à Okeechobee, pour rendre visite à nos amis Lise et Serge qui y séjournent pour l’hiver dans un très joli parc occupé à plus de 97% par des québécois. Près de trente campeurs proviennent du Complexe La Clé des Champs de St-Philippe, où nous avons résidé durant six ans. On a pu apprécier la délicieuse omelette de Lise et la cuisine de nos chefs Serge, Léo et sa douce Lyne qui ont cuisiné un filet mignon digne des plus grands restaurants. Un des meilleurs que j’ai bouffés.

Par la même occasion, on a pu revoir notre batteur de l’orchestre LCDC qui était de passage avec sa conjointe France et qui, comme Serge et moi, a vraiment hâte de reprendre le collier et notre routine musicale avec la prochaine saison de camping qui arrive à grands pas. D’ailleurs, Serge adore tellement la musique, qu’il est venu ici à plusieurs reprises se défouler sur sa « 4 cordes » avec notre groupe de musiciens sous le Tiki, les mercredis. Et l’Amigo s’est très bien intégré, recevant l’appréciation de nos autres amoureux de la musique.

Puis, cette semaine, on a eu toute une surprise de voir arriver nos amis Marie-Josée et Jacques, pour une visite inattendue mais combien agréable. Ces deux maniaques et amants du camping étaient de retour à Pioneer pour se replonger dans l’atmosphère d’il y a deux ans, lors de leur dernier séjour. Peut-être seront-ils des nôtres l’hiver prochain ? En tout cas, on peut dire qu’ils sont sérieusement en réflexion pour retenter l’expérience avec leur véhicule récréatif, rien de moins ! Est-ce qu’ils vont nous surprendre une autre fois ??? Qui sait ! Ils n’en sont pas à une surprise…

Mars est aussi signe de fébrilité parmi sa population. C’est le moment de l’hiver où on doit prendre la décision de renouveler son emplacement pour la prochaine saison, ou tout simplement de changer de site, d’en choisir un nouveau qui répond à nos choix et préférences. Tout est planifié, avec des dates précises pour procéder. Nul besoin de vous spécifier que tout le complexe devient une fourmilière où on voit des snowbirds arpenter les rues, plan et caméra en main, pour trouver LE « spot ».

Le bureau administratif du complexe

Le 28 février était la date limite pour renouveler son site. Le 1er mars, c’était au tour de ceux qui désirent déménager sur un nouveau lot l’hiver prochain, de procéder. Mais ça fonctionne sur le système premier arrivé, premier servi.

Ceux qui veulent mettre toutes les chances de leur côté, passent la nuit à la belle étoile dès minuit, aux portes du bureau administratif du parc, qui ouvre à 9h00, afin être en bonne position de choisir l’emplacement visé. L’année dernière, j’avais vécu l’expérience et croyez-moi, j’ai trouvé ça adorable de discuter entre snowbirds, par une belle nuit chaude et étoilée. Le calme qui apaise, bien campé dans nos chaises de jardin

Le 2 mars, le même phénomène se répète, mais pour les non-résidents qui veulent accéder au complexe.

Parle parle, jase jase, au sens figuré bien sûr, ma chronique dépasse les 900 mots et je dois en garder pour une autre fois. Continuez de me faire connaître votre appréciation sur ces petits reportages en provenance du pays des gougounes. Lorsque je pense à vous, qui vivez les froidures de l’Amérique du Nord, mes doigts s’agitent agilement sur le clavier pour vous faire partager nos aventures de snowbirds

Surtout, n’oubliez pas d’avancer montres et horloges d’une heure dans la nuit du 10 mars. Une heure d’ensoleillement de plus et des soirées extérieures plus agréables sont un signe que le printemps s’annonce lentement, mais sûrement.

Rapport de « Snowbird »

Depuis les deux dernières semaines, il s’en est passé des choses ici, au pays des gougounes. En premier lieu, vous avez lu l’article sur le dernier tournoi de pétanque du 4 février, lequel avait été remis à cause de la pluie une semaine plus tôt. Je ne reviendrai pas là-dessus, mais ça démarrait une semaine mouvementée.

Le repas-partage canadien

Jeudi le 7 février, se déroulait le repas-partage canadien ou, si vous préférez le « Potluck ». La salle communautaire affichait complet pour au-delà de 300 convives. Chacune des tables de 24 personnes était dirigée par un capitaine qui coordonnait les activités. Certains ont fait livrer la bouffe d’un restaurant du voisinage, alors que d’autres s’étaient mis à la tâche de cuisiner un festin digne des rois. Pour ma part, notre table avait choisi de se délecter de pizzas, toutes garnies et aux pepperonis, auquel on a ajouté un gâteau chocolat-vanille, avec glaçage au beurre.

Une bouffe où j’avais choisi d’aller chercher la pizza et le gâteau pour économiser et finalement, on s’est rempli la panse pour moins de 10$ chacun, café compris et à volonté. Pour bien digérer tout ça « Clive-a-live » y allait d’une belle performance musicale pour nous aider à brûler toutes les calories consommées. Définitivement une belle soirée qui prend l’affiche année après année.

La soirée Casino

6 jours plus tard, place au casino. Pendant que le Québec subissait sa pire tempête de neige de l’hiver, et nous, une pluie abondante causée par la queue de la même tempête, mercredi dernier, la Florida Casino parties et Encore, nous proposaient le divertissement annuel dans la salle communautaire : une soirée Casino, qui a connu un succès monstre. Près de 150 joueurs, experts et novices, se sont amusés au Blackjack, à la Roulette, aux Dés et au Poker Texas Hold’em. Ce dernier jeu étant très populaire ici, nul besoin de préciser que ces tables ont trouvé preneurs rapidement.

Des bouchées et crudités étaient disponibles pour se restaurer, accompagnés de vin, bières et boissons gazeuses. On a même eu droit à des tirages de prix de présence pour récompenser la belle participation. Aux dires des organisateurs, et devant la salle comble de l’événement, des tables seront ajoutées pour l’édition 2020. Si vous possédez une fibre de parieurs ou de joueurs, c’est définitivement l’endroit à fréquenter. Au lieu de se rendre au Casino, c’est le Casino qui vient à nous. Pas mal non ?

Le lendemain, c’était la fête des amoureux. La St-Valentin ! On sentait la fibre amoureuse partout sur le complexe. Ici et là, les groupes s’organisaient pour célébrer l’événement à leur façon; certains dans l’intimité, d’autres en petits groupes d’amis, alors que plusieurs choisissaient d’aller au restaurant.

Personnellement. Louise et moi avons choisi cette option. Avec 11 amis proches, c’est au délicieux et abordable restaurant Ruby Tuesday de Cape Coral, à quelques kilomètres du complexe, que nous avons célébré l’événement, au grand plaisir de tout le monde. Au retour, j’ai assisté, silencieux, à la défaite de nos Glorieux, contre Nashville… seule déception de la journée. Soyez rassurés, aucune femme du complexe ne devrait accoucher en décembre… ces choses là sont du passé. Enfin, je pense ! On s’aime pareil, et même beaucoup.

La direction du parc lors du renouvellement

Et pour clore mon rapport, la communauté de propriétaires de véhicules récréatifs était conviée à la journée de renouvellement, hier. Amorcée à la piscine avec les hotdogs, croustilles et breuvages gratuits, dès 13h00 on faisait la ligne pour réserver nos terrains pour la saison 2019-2020. Au programme s’ajoutaient de nombreux prix promotionnels et des cadeaux de présence.

Autre particularité très appréciée, c’est dans les deux langues que les gens étaient informés. Depuis l’arrivée de Nicole au bureau, la clientèle francophone en a pour son argent et les échanges sont beaucoup plus fluides et sans équivoque avec le personnel. Louise et moi sommes revenus bredouilles, quant aux prix, mais heureux d’avoir renouvelé notre même site pour la prochaine saison.

Définitivement, on ne voit pas le temps passer à Pioneer Village !