L’association canadienne des snowbirds nous informe

CSAVous le savez peut-être déjà, le programme d’échange d’information transfrontalier (Initiative sur les entrées et les sorties) était censé être étendu aux citoyens canadiens et américains le 30 juin 2014. Toutefois, les modifications législatives et réglementaires nécessaires n’ayant pas encore été introduites à la date prévue, l’échange d’information reste limité aux résidents permanents et aux ressortissants de pays tiers. Or le 10 mars 2016, le premier ministre Trudeau et le président Obama ont annoncé conjointement que les deux pays iraient de l’avant et échangeraient des renseignements sur les entrées et sorties de tous les voyageurs transfrontaliers.

Le 15 juin 2016, le ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, l’honorable Ralph Goodale, a présenté à la Chambre des communes le projet de loi C-21 : Loi modifiant la Loi sur les douanes. L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) pourra ainsi recueillir des renseignements personnels sur quiconque quitte ou a quitté le Canada. L’adoption de cette loi permettra d’étendre la portée de l’Initiative sur les entrées et les sorties, qui comprendra la collecte et l’échange de données biographiques sur les entrées et sorties de tous les voyageurs, dont les citoyens canadiens. Notons que l’ASFC et tous les autres intervenants doivent d’abord s’entendre sur l’échange des renseignements avant de pouvoir aller de l’avant.

L’Association canadienne des « snowbirds » continuera à suivre de près le dossier de l’Initiative sur les entrées et les sorties et tiendra ses membres au fait des développements.

Enfin, un projet d’envergure et rassembleur

Quel beau moment, en cette journée de la terre, que l’annonce de la concrétisation du SLR (Système Léger sur Rail) entièrement électrique et automatisé, qui verra officiellement le jour dans quatre ans, en 2020. Tout ce qui est électrique dans le transport me réjouit. Depuis le temps qu’on en parlait, c’est le plus gros événement d’envergure depuis la venue du métro de Montréal qui, lui aussi innovait avec ses rames sur pneumatique.

SLRJe me souviens encore de cette soirée d’octobre 1966 alors que toute la population était invitée à découvrir gratuitement notre nouveau métro. C’était bondé de monde, tous émerveillés par cette innovation dans le transport en commun. À la veille d’accueillir le monde entier quelques mois plus tard avec Expo67, Terre des Hommes, le Maire Jean Drapeau donnait à la grande région montréalaise un moyen de transport moderne, électrique, rapide et à l’abri des intempéries et des aléas de la circulation à l’heure de pointe.

À l’époque, je travaillais dans le centre-ville et j’adorais cette balade quotidienne, en tout confort, de la rive-sud au quartier des affaires de Montréal. Les lettres défilent rapidement sur le clavier alors que j’écris cet article. Je suis excité par le projet comme un enfant qui attend l’arrivée du père Noël. Imaginez un seul instant, l’envergure de ce projet ; 67 kilomètres de rails, 24 stations, opérationnel 20 heures par jour tous les jours et qui se rendra du Quartier Dix30 à Brossard, jusqu’à l’aéroport Pierre-Elliot Trudeau, Ste-Anne-de-Bellevue, Deux-Montagnes, en passant par le centre-ville de Montréal. Et avec un pont Champlain tout neuf, on va pouvoir en prendre soin et régler une grosse partie de son achalandage excessif.

Avec la participation de 3 milliards de dollars de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), sur le projet évalué à 5,5 milliards, il est permis de le voir se concrétiser plus que jamais. Rien que d’y penser, je fabule à me rendre à l’aéroport PET en seulement 40 minutes, confortablement assis dans un wagon en lisant le journal sur ma tablette, sans stress, détendu même, beau temps mauvais temps, pour prendre un vol. Où tout simplement faire une balade. Imaginez aussi, à moyen et long terme, l’expansion qu’un tel système pourrait prendre dans toute la grande agglomération de Montréal. Et tout ça dans l’environnement silencieux que l’électrification peut offrir. Décidément, on ne pouvait espérer plus beau cadeau, le jour où on célèbre la terre. Vivement la première pelletée de cette belle terre.

Un gros pas en avant

Borne 240VPour atteindre l’objectif de 100 000 véhicules électriques en circulation au Québec en 2020, il fallait donner un bon coup de barre en augmentant les mesures incitatives. On connaît déjà la gratuité des postes de péages et des traversiers pour ce type de véhicule depuis cette année, voilà que Québec veut obliger les constructeurs de maisons neuves à installer des bornes électriques de 240 volts destinées à la recharge des véhicules électriques, d’ici la fin de l’année. Je dis haut et fort BRAVO !

C’est une excellente nouvelle et je m’en réjouis puisque cette mesure devrait inciter les automobilistes à évaluer sérieusement l’achat d’une véhicule branchable et rechargeable. C’est beaucoup plus facile de faire cette installation dans une nouvelle maison en adaptant le câblage au panneau électrique. Mais où je suis le plus satisfait, c’est que les propriétaires de logements locatifs devront aussi se conformer à ce règlement, incluant les habitations déjà construites. Un obstacle de moins pour que les locataires puissent en profiter également.

L’avantage d’une borne de 240 volts est indéniable puisqu’elle permet une recharge complète en seulement 4 heures, au lieu des 12-14 heures requises sur une prise domestique de 120 volts.

Je conduis une Chevrolet Volt 2013 depuis bientôt trois ans et je peux vous affirmer ma très grande satisfaction à rouler électrique. Une douceur de roulement silencieuse et inégalée. Avec son autonomie prolongée, fournie par une génératrice, je n’ai aucune contrainte d’être obligé de recharger avant d’être arrivé à destination. La preuve ; on fait le trajet Québec / Floride d’un trait chaque hiver. L’essence prend la relève lorsque la batterie est complètement vide. Ma situation remplie tous mes besoins en rechargeant sur ma prise 120 volts, étant locataire. Mais si j’étais propriétaire, j’aurais assurément une borne de 240 volts principalement pour sa rapidité, d’autant plus que son acquisition est subventionnée.

En attendant que les distances s’allongent considérablement sur une seule charge et que des bornes rapides soient disponibles en quantité industrielle, la Chevrolet Volt demeure, à mon avis, LE seul véhicule électrique polyvalent pour quiconque parcourt de longs trajets. Cette initiative du gouvernement du Québec, c’est un gros pas en avant dans l’électrification des transports. L’électricité étant notre richesse naturelle, la logique s’impose d’elle-même.

Certains redoutent que la technologie rende ces bornes désuètes. Peut-être et avec réserve, mais la technologie c’est le futur et pour le moment il faut prendre les moyens d’atteindre l’objectif fixé. Je me fais poser tellement de questions partout où je m’arrête que l’essor de la voiture électrique est en pleine explosion.

Il faudra montrer patte blanche

Frontiere Saint-Bernard de LacolleLe retour au Canada sera très difficile cette année. En effet, le temps d’attente aux différents postes frontaliers pourrait être interminable à compter d’aujourd’hui. Des informations en provenance des services de renseignements canadien et américain obligent les autorités à appliquer de nouvelles directives.

Douanes Canada, de concert avec les US Customs, avisent la population que tous les véhicules, qu’ils soient en provenance du Canada où des États unis feront l’objet d’une fouille systématique, de fond en comble, afin de démasquer le transport illégal d’objets et de substances illicites d’un pays à l’autre. Les occupants pourraient également se soumettre à une fouille à nue.

Selon Edward Harrington, surintendant de Douanes et Immigration Canada, les snowbirds sont particulièrement visés par ces fouilles sans précédent. Les citoyens devront avoir en leur possession tout document justificatif des objets qu’ils transportent. Selon les dernières données disponibles de mars 2014, c’est plus de 5 milliards de dollars qui échappent au fisc chaque année, en taxes et droits impayés.

Cette opération d’envergure occasionnera des embouteillages monstres aux postes frontaliers et mobilisera des centaines d’agents en renfort avec des délais d’attente qui pourraient s’étendre sur plusieurs heures. On prévoit au moins 8 à 16 heures pour traverser la frontière.

Finalement, les contrevenants ne se verront pas remettre des billets de contravention, mais seront immédiatement mis en état d’arrestation, conduit devant un juge dans les 24 heures et tous leurs biens seront saisis. Par contre, tous les citoyens qui se présenteront aux douanes avec la carcasse d’un poisson décharné, pourront passer la frontière sans aucun délai ni aucune question, en autant que la tête et la queue sont présents.

200 000…

Feux d'artificesNon, n’ayez crainte, ce n’est pas le montant gagné hier soir au PowerBall. C’est plutôt que ce blogue a atteint aujourd’hui ce chiffre évocateur du nombre de visiteurs sur cette plateforme WordPress, en soixante-quatre mois. Assez impressionnant comme résultat. Si on ajoute les 22 000 que j’avais atteint en trente-cinq mois auparavant sur les serveurs de Windows Live, ça grimpe à 222 000 visiteurs. L’achalandage ne cesse de progresser, parce que vous en faites la promotion à travers vos parents, amis et connaissances.

Dire que mon entrée dans le monde du caravaning en 2002, aura servi de tremplin pour pousser plus loin l’idée de partager mes récits de nos escapades de l’époque. Le résultat dépasse mes attentes les plus optimistes. J’ai toujours aimé écrire et il me fallait partager cette passion avec vous, qui venez y faire un tour à votre rythme. Certains m’affirment que je deviens leur lecture matinale accompagnée du premier café de la journée. J’en suis flatté ! Et quand un commentaire vient s’ajouter, ça me fait le plus grand des plaisirs. Que vous soyez d’un avis contraire au mien ou parfaitement d’accord, ça me permet de réévaluer ma position.

Le blogue est en route pour les 300 000 visiteurs et s’il y a un côté que j’aimerais voir s’améliorer, c’est le nombre de votes des lecteurs. Certains jours j’ai plus de 150 visiteurs mais seulement 2 ou 3 votes. Ce n’est pas normal. Que vous preniez connaissance de mes articles par courriel, facebook ou Twitter, l’idéal serait de cliquer sur le titre de l’article et ce lien vous mènera directement sur le blogue. Tout d’abord, vous découvrirez dans la marge droite (en mode paysage), une foule de liens qui vous feront découvrir des vidéos et photos, une pensée du jour, des anniversaires, des éphémérides et même plus.

À la fin de chaque article, vous y trouverez, en bas à gauche, une section « Évaluez ceci », composée de 5 étoiles. Chacune des étoiles correspond à votre appréciation de l’article. Vous choisissez celle qui représente votre opinion sur une échelle de 1 à 5, cliquez dessus une fois et le tour est joué. Votre vote est enregistré ! C’est facile, rapide et interactif. Ça ne prend que quelques secondes et ça compte beaucoup pour moi. De plus, en lisant l’article directement sur le blogue, vous bénéficiez d’une mise en page mieux épurée du texte, qui rend sa lecture plus fluide. C’est le défi que je vous propose.

Merci pour ce succès qui est mien, grâce à vous. Vous êtes ici chez-vous !

Message de l’Association Canadienne des Snowbirds

CSAÉtant membre de cette association, il me fait plaisir de partager avec vous cette correspondance, que je viens de recevoir et qui concerne les snowbirds.

Précisions de l’ACS sur les séjours aux États-Unis.

«Le site Web de la CBC en Colombie-Britannique laissait entendre récemment dans un article que les citoyens canadiens peuvent seulement séjourner aux États-Unis 120 jours par année. L’Association Canadienne des Snowbirds tient à rappeler aux voyageurs qui visitent les États-Unis, que cette information est erronée.

En vertu de la réglementation en vigueur, les citoyens canadiens admissibles peuvent séjourner jusqu’à six mois moins un jour aux États-Unis à l’intérieur de toute période de 12 mois. Toutefois, sur le plan fiscal, les vacanciers qui séjournent habituellement quatre mois ou plus aux États-Unis chaque année civile pourraient être considérés comme des étrangers résidents (resident aliens) par le gouvernement américain. S’ils veulent être traités comme étrangers non-résidents, ces derniers doivent déclarer des liens plus étroits (closer connection) avec le Canada en remplissant chaque année le formulaire 8840 de l’IRS.

L’article de la CBC mentionnait aussi l’Initiative sur les entrées et les sorties, un programme frontalier binational qui prévoit l’échange de renseignements sur les entrées et sorties des personnes voyageant entre le Canada et les États-Unis. Bien que cette initiative devait être étendue aux citoyens canadiens et américains le 30 juin 2014, les modifications législatives et réglementaires nécessaires n’ont pas encore été introduites. Pour l’instant, l’Initiative sur les entrées et les sorties n’est donc pas pleinement mise en œuvre.»

Formulaire 8840 – Mise à jour

Formulaire 8840Si, comme étranger en Floride, vous séjournez plus de 31 jours dans une même année civile et que le total des trois dernières années atteint ou dépasse 183 jours, vous êtes réputés être résident américain pour des fins fiscales. La façon de calculer ces 183 jours s’additionne comme suit pour 2014 : la totalité des jours passés aux États-Unis en 2014, le tiers de la totalité des jours passés aux États-Unis en 2013, et le sixième de la totalité des jours passés aux États-Unis en 2012.

Bien sûr il y a des exceptions mais de façon générale, si vous séjournez 4 mois et plus, comme les snowbirds en hiver, vous dépassez ce chiffre de 183 jours. Vous êtes alors tenus de remplir le formulaire 8840 «Closer Connection Exception Statement for Aliens», avant le 15 juin et le poster à l’Agence américaine du revenu. Ce formulaire atteste de la provenance de vos revenus, en l’occurrence le Canada pour les fins de cet article.

Jusqu’à tout récemment, il existait un site internet qui permettait, moyennant 11,50$ par personne, de compléter le formulaire dans sa version française, lequel était envoyé à l’administration américaine en anglais. De plus, le site gardait nos données sur leurs serveurs sécurisés. Ce site s’appelait ACAPS et je l’utilisais depuis trois ans. Malheureusement, je viens d’apprendre qu’il cessait ses activités. Ceux qui passaient par ce site pour préparer leur déclaration peuvent cependant récupérer leurs données en se connectant sur leur compte d’ici le 15 juin 2015.

C’est malheureux et je n’en connais pas les raisons mais il était pratique, avec des instructions en français ou en anglais et simplifiait la méthode d’entrée des données et de la transmission du formulaire aux autorités américaines, qui acceptaient alors notre signature électronique. Ensuite nous recevions ultérieurement une confirmation par courriel à l’effet que le formulaire complété était rendu à bon port.

Trésor américainMaintenant, il nous faut aller chercher le formulaire 8840 qu’on peut compléter en ligne, puis l’imprimer en deux copies, dont une que vous conservez, les signer, et en poster une à : Department of the Treasury, Internal Revenue Service Center, Austin, TX 73301-0215, au plus tard le 15 juin.

En fait, si je peux me permettre un conseil, il serait sage de s’acquitter de cette tâche en janvier, sinon on pourrait l’oublier. Mieux vaut le faire pour demeurer dans la légalité et éviter que le Trésor américain ne s’intéresse à nous pour les mauvaises raisons. Vous savez comme nous sommes un peu nerveux au moment de passer les douanes américaines lorsque nous quittons le Québec, alors inutile de répéter l’expérience.

Les contes approchent…

Contes de Noël2Dans un mois, nous fêterons Noël. Une période de l’année que j’affectionne particulièrement et qui fait rejaillir en moi, tant de souvenirs. La fébrilité de l’Avent, le scintillement des lumières multicolores dans le traditionnel sapin, les festivités, les élans de générosité, la famille, les amis, la joie, l’amour, on pourrait ajouter plein de qualificatifs tout aussi évocateurs pour cette Fête de la Nativité. Ici en Floride, une fois la Thanksgiving passée, on assiste aux mêmes rituels que ceux observés dans les paysages enneigés du Nord, exception faite de la neige bien sûr.  Les décorations abondent et on peut sentir toute l’effervescence que cette Fête provoque.

Mis à part le vague souvenir des visites chez mes grands-parents, alors que j’étais tout petit, j’ai connu mon premier arbre de Noël à 17 ans, au moment de rencontrer ma Loulou. Décorer ce symbole frais coupé et au parfum unique, me fascinait. Chez-nous, on n’avait pas de place pour décorer un arbre de Noël et c’est probablement une des raisons pourquoi j’adore cette période; combler un vide. Jouer les Père-Noël me permettait encore plus de m’imprégner de cette ambiance et croyez-moi, ma personnification du personnage était tellement crédible, que les chérubins ne voyaient que du feu, avec leurs grands yeux de diamants scintillants.

Et pour mieux se préparer à cette célébration, quoi de mieux que raconter des histoires fantastiques. Pour une septième année il me fait plaisir de partager douze nouveaux contes pour attendre Noël, qui iront rejoindre les 60 déjà existants dans les archives de ce blogue. Dès le 1er décembre et à tous les deux jours jusqu’au 23, ces courtes et belles histoires seront disponibles ici, pour votre divertissement. Ce sera l’occasion de prendre une pause détente au moment du dodo des petits, pour leur raconter une belle histoire avant de se retrouver au pays de l’imaginaire, au royaume des fées, des princesses, des lutins et pourquoi pas dans l’atelier du Père Noël.

Pour mes lecteurs et lectrices snowbirds qui sont loin de leurs petits-enfants, pourquoi ne pas prendre votre tablette, ordinateur ou Skype, et profiter de cet instant privilégié pour leur faire le récit en conversation vidéo, pour leur plus grand plaisir. C’est toujours plus captivant quand l’histoire est racontée par Mamie ou Papi, et surtout lorsqu’ils n’hésitent pas à se substituer aux personnages. Vous verrez… C’est magique!

Alors, c’est un rendez-vous?

Nouvelles importantes pour les «snowbirds»

Snowbird9Souvent, au cours des hivers passés en Floride, les snowbirds se questionnent sur les différentes lois américaines touchant l’immigration. C’est toujours un sujet brûlant qui amène des interprétations aussi variées qu’inusitées.

Étant membre de l’Association Canadienne des Snowbirds, leur dernière édition de novembre 2014 de leur revue Nouvelles CSA vient de m’être livrée et je me suis arrêté sur deux sujets chauds qui, en rapport avec le formulaire 8840 de l’IRS américain, peuvent nous éclairer.

Le premier est un article sur le sujet, alors que le deuxième est une question-réponse précise sur comment comptabiliser certains séjours à l’extérieur des États-Unis pendant notre migration annuelle au pays des gougounes.

Foreign Account Tax Compliance Act

Il existe une autre raison pour remplir et soumettre le formulaire 8840 de l’IRS. À compter du 1er juillet 2014, les banques canadiennes présenteront un rapport sur les activités financières de tous leurs clients qui informent l’ARC avoir des liens aux États-Unis qui, à son tour, en informera l’IRS. La loi intitulée Foreign Account Tax Compliance Act (FATCA) a été édictée afin d’attraper les Américains qui dissimulent des fonds à l’étranger. Toutefois, on ne fait aucune distinction entre les personnes qui se soustraient volontairement aux impôts et les « Américains occasionnels ». Si vous séjournez suffisamment de temps aux États-Unis pour vous qualifier au Substantial Presence Test (critère de présence importante) du formulaire 8840 de l’IRS, vous êtes réputé être résident étranger des États-Unis et êtes assujetti à l’impôt sur le revenus des États-Unis sur votre revenu mondial.

En remplissant le formulaire 8840, vous demandez une exemption de l’impôt sur le revenu des États-Unis puisque vous payez de l’impôt au Canada, votre lieu de résidence principale. Le Canada et les États-Unis ont un traité fiscal en place et c’est pourquoi nous avons le privilège de demander une exemption de l’impôt sur le revenu des États-Unis. Cependant, cette nouvelle loi augmentera la quantité des renseignements partagés entre les deux pays.

En conséquence, si vous n’avez jamais produit de formulaire 8840, pour quelque raison que ce soit, faites-le maintenant et conservez une copie pour vos propres dossiers.

Question-réponse

Q J’ai récemment lu dans un article de journal censé avoir été écrit par un avocat spécialisé en droit de l’immigration aux États-Unis disant que des snowbirds comme nous séjournant aux États-Unisqui font un voyage en dehors des États-Unis pendant moins de 30 jours doivent inclure ce temps passé à l’extérieur dans le calcul de leur période de six mois. Cela ne nous semble pas correct et nous nous demandions si vous pouviez nous éclairer à ce sujet? Une résidente de la Colombie-Britannique

R- Ce que dit l’article est exact. C’est tout à fait injuste à notre avis et c’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons vraiment besoin de ce visa de snowbirds. Si vous revenez à la maison pour Noël au milieu de votre séjour aux États-Unis, le temps passé au Canada est compté comme du temps passé aux États-Unis, car vous avez seulement quitté temporairement les États-Unis et prévoyez y revenir.

Bonne nouvelle pour les «snowbirds»

Snowbird13En feuilletant le dernier numéro du magazine Camping Caravaning, la référence des campeurs au Québec, quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre que la FQCC entreprend des démarches avec le gouvernement du Québec, pour que les avantages de la Régie de l’Assurance-Maladie du Québec soit prolongés pour les séjours à l’étranger. C’est précisément le cas des snowbirds québécois qui sont limités par la règle des 183 jours obligatoires de résidence au Québec, par année, pour conserver leur couverture de la RAMQ.

Enfin, depuis le temps qu’on en parlait, ce souhait deviendra probablement réalité dans un proche avenir. À cet égard, je vous reproduis une partie de l’éditorial de Paul Laquerre, rédacteur en chef du magazine dans sa dernière livraison de novembre-décembre 2014, qui en fait foi. C’est un important dossier à suivre…

«…Camping Caravaning vient d’apprendre en exclusivité qu’au courant de l’été, la Fédération québécoise de camping et caravaning (FQCC) a amorcé des démarches auprès des autorités gouvernementales québécoises afin de les sensibiliser à un assouplissement des règles régissant la durée de séjour hors province autorisée, tout en conservant les privilèges liés au régime d’assurance maladie.

Cette question est en relation directe avec un sujet déjà traité dans le numéro d’octobre-novembre 2013 de Camping Caravaning sur la possibilité que le gouvernement des États-Unis modifie prochainement sa loi sur l’immigration. Une proposition est en effet actuellement en discussion à la Chambre des représentants pour accorder aux citoyens du Canada âgés de 55 ans et plus le privilège de séjourner jusqu’à 240 jours dans ce pays par séquence de 12 mois.

Bien sûr, pour que les québécois puissent profiter de cette mesure, il faudrait que la limite actuelle de la RAMQ, fixée à 183 jours au Québec, soit modifiée; un changement que plusieurs autres provinces ont d’ailleurs déjà adopté. La FQCC entend bien multiplier efforts et représentations afin de convaincre nos dirigeants d’épouser cette tendance.»

On espère bien en profiter.

La Nouvelle-Écosse prolonge la durée des séjours à l’étranger

Plage et palmiersPromesse tenue et rendue par le gouvernement provincial de la Nouvelle-Écosse envers ses citoyens à l’effet de porter à sept mois par année civile, la possibilité de séjourner hors de cette province, sans perdre leur couverture d’assurance-maladie. Une nouvelle bien accueillie par les snowbirds dont nous, québécois qui passons l’hiver dans le sud, aimerions bien profiter un jour.

À ce sujet, je vous reproduis le communiqué qui suit, de l’Association Canadienne des Snowbirds sur cet important développement :

Avant l’élection générale du 8 octobre 2013 en Nouvelle-Écosse, l’Association Canadienne des « Snowbirds » (ACS) a reçu un engagement par écrit du chef de l’Opposition libérale de l’époque, Stephen McNeil, qui précisait qu’« un gouvernement libéral modifiera la loi afin de faire passer la couverture d’assurance maladie de six à sept mois. » L’ACS a le plaisir de vous annoncer que le premier ministre McNeil a donné suite à son engagement. À compter du 1er août 2014, les résidents de la Nouvelle-Écosse pourront séjourner hors province jusqu’à sept mois chaque année civile, et ce, sans perdre leur couverture d’assurance maladie (MSI).

MédicamentsEn plus de cette prolongation de couverture, dès le 1er août 2014, les bénéficiaires du régime d’assurance médicaments pour les familles et les aînés de la Nouvelle-Écosse pourront recevoir jusqu’à trois renouvellements de 90 jours de médicaments et ainsi obtenir une provision de 270 jours de médicaments pour les vacances. C’est une augmentation de 90 jours par rapport à la limite précédente de 180 jours. Grâce à cette nouvelle politique, les Néo-Écossais inscrits au régime d’assurance médicaments pour les aînés profiteront d’une quantité suffisante de médicaments prescrits pour une absence prolongée.

L’ACS tient à remercier le premier ministre Stephen McNeil et le ministre de la Santé et du Mieux-être Leo A. Glavine d’avoir accédé à sa demande et d’avoir respecté leur engagement envers les «snowbirds» de la Nouvelle-Écosse. Nous remercions aussi nos membres néo-écossais qui ont participé l’an passé à notre campagne efficace d’envoi de lettres et de courriels.

Grâce à cette couverture prolongée d’un mois, les résidents de la Nouvelle-Écosse pourront désormais visiter parents et amis hors province, au retour de leurs vacances d’hiver, sans craindre de perdre leur couverture provinciale d’assurance maladie. Notons qu’en vertu de la politique en vigueur, les États-Unis admettent habituellement les citoyens canadiens admissibles pour une période de « six mois moins un jour » calculée à l’intérieur de toute période de 12 mois.

Comment se fait-il que le Québec n’ait pas encore fait cette transition ? Que font la Fédération Québécoise de Camping et Caravaning (FQCC) et l’ACS dans ce dossier ? Une bonne partie de leurs membres sont des voyageurs qui migrent vers le sud chaque automne, jusqu’au printemps, sans nuire à l’industrie du camping durant cette saison morte. Alors il serait avantageux qu’on imite au moins 7 autres provinces qui ont déjà adopté une telle mesure.

Quand la fatalité frappe

Lucie F. RousselToute une onde de choc que d’apprendre le décès de la Mairesse de La Prairie, Lucie F. Roussel, survenu à la suite de nombreuses piqûres de guêpes reçues alors qu’elle a marché involontairement sur un nid, à son chalet hier. Un malencontreux hasard pour cette politicienne chevronnée de 51 ans, qui laisse dans le deuil toute une communauté encore sous le choc de la nouvelle. L’étonnement et l’incrédulité font place à l’impuissance devant la dure malédiction, la grande Faucheuse.

C’est épouvantable de constater notre vulnérabilité devant des accidents, à première vue anodins. Qui ne s’est pas fait piquer auparavant par une abeille ou une guêpe, souvent sans conséquence. Selon ce qu’on dit, Madame Roussel n’avait pas d’allergie connexe, mais la quantité de piqûres en bloc qu’elle a reçues s’est avérée mortelle.

Nous sommes là aujourd’hui et la minute d’après tout se termine, brusquement, sans crier gare, sans se préparer. Le Créateur l’a dit –J’irai vous chercher comme un voleur ! Et les exemples ne manquent pas. On n’a qu’à se rappeler cette dame sur laquelle était tombée une masse de béton, détachée soudainement d’une structure, alors qu’elle était attablée dans un restaurant du centre-ville avec son conjoint. Ils venaient de changer de table. Imaginez ! Lui seul a été épargné.

Il y a plusieurs années, un longueuillois étais assis dans sa cour arrière, se prélassant en attendant son fils afin d’aller voir un match des Expos à Montréal. Près d’un kilomètre plus loin, des ouvriers spécialisés s’affairent à procéder à du dynamitage. Au moment de la déflagration, un morceau de pierre de la grosseur d’un petit ballon, a été catapulté directement sur la tête du monsieur dans sa cour, le tuant sur le coup. Une chance sur des trillions de mourir de cette façon mais ce jour-là, le destin a frappé à la vitesse de l’éclair. Personne n’est à l’abri d’un coup du sort et bien malin celui qui pourrait le prévoir. On ne peut pas s’immuniser contre la fatalité.

Mes condoléances aux citoyens et citoyennes de La Prairie, aux deux jeunes adultes que Madame Roussel laisse dans le deuil, ainsi qu’à sa famille. Une perte incommensurable pour la communauté laprairienne.