Un service internet qui n’est pas à la hauteur

La Une

S’il est un service que je m’ennuie de ma cabane au Québec, c’est bien l’internet. Des réseaux à la fine pointe, sur fibre optique et performant. Ici, en Floride, c’est le tier monde dès que j’ai le malheur de vouloir écouter une partie de hockey ou un bon film.

Pas chanceux le monsieur puisque c’est en soirée que les parties sont diffusées. Quand on sait que les pointes d’utilisation sont concentrées surtout entre 19h00 et 23h00, c’est foutu pour recevoir une diffusion normale. En dehors de ces périodes, tout est parfait ! Et conséquent au prix que je paye.

J’endure depuis que nous sommes ici mais là, c’est trop ! Hier, vers 20h00, j’écoutais la partie entre la Caroline et le Canadien. Toutes les 6 ou 7 secondes, mon écran gelait pendant une dizaine de secondes, puis reprenait la diffusion pour un autre cycle de 6-7 secondes… et patati et patata… pendant toute la soirée.

Patient comme je suis, à 22h30, j’ai déclaré forfait. Totalement écœuré ! Ça ne valait pas la peine de démolir ma télé, même si l’envie était là ! Elle n’était même pas en cause.

Notre fournisseur d’internet en Floride, c’est Xfinity. Une puissante multinationale qui offre des services selon les besoins du client. En fait plus tu payes cher, plus ça devrait être performant. Alors, ne voulant pas lésiner et avoir des problèmes, j’y vais avec le maximum. Une vitesse à te faire dresser les cheveux sur la tête.

Et malgré tout ça, le problème est persistant. Je pense consulter un psychologue.

Je suis d’avis que la bande passante, ici au complexe, est saturée en soirée, à l’heure de grande écoute. Chaque chaumière est équipée de téléphones cellulaires, de tablettes, de télés, tous branchés sur le réseau et opérationnels en simultané. Tout le monde utilise le réseau après le souper jusqu’au moment de se mettre au lit.

Autre phénomène qui fait son entrée massive ici chez les Québécois ; « Diablo » et sa télé internationale. Ce bidule, ou IPTV, fonctionne via l’internet et a remplacé la télévision par satellite « Shaw Direct » qui ne diffuse plus la télé québécoise ici. Donc, encore plus de bande passante.

J’ai fait ma petite enquête et ce qui semble se produire c’est que dans un secteur donné, habité par une majorité de Québécois, le phénomène existe, contrairement aux secteurs où les Américains sont majoritaires. Ces derniers ne font pas usage de « diablo ». Ils sont chez eux !

J’ai communiqué avec un spécialiste en réseau au Québec, qui arrive à la même conclusion ; la bande passante est trop sollicitée pour sa capacité, d’où les arrêts sur l’image.

Je me souviens qu’à notre arrivée l’automne dernier, les employés d’Xfinity effectuaient très souvent des réparations sur le réseau, occasionnant des arrêts de service. Beaucoup de problèmes de connections, alors que d’autres ne fonctionnaient même pas et étaient à refaire.

J’ai la nette impression que ce réseau est archaïque et n’a pas tellement évolué… sauf son abonnement. Au moment de la rédaction de ce texte, il est 23h30, et les arrêts, moins fréquents, sont encore là !

Prochainement, j’expérimenterai le « Fire TV Stick 4K » d’Amazon, pour voir s’il y a amélioration et je vous en reparlerai. D’ici-là, j’écouterai le hockey à la radio, au 98,5.


365e jour de l’année

31 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LA VEILLE DU JOUR DE L’AN


On jase là…

On n’oublie pas En direct de l’univers édition du Jour de l’An, ce soir, à Radio-Canada, 19h00. C’est un rendez-vous incontournable.


Pensée et citation du jour

La meilleure manière de prendre les choses du bon côté, c’est d’attendre qu’elles se retournent.

P. Ouanich


Ça s’est passé un 31 décembre…

(1935) Charles Darrow de Pennsylvanie fait breveter son invention du jeu de Monopoly.

(1975) Confrontation historique entre le Canadien de Montréal et l’équipe de l’Armée rouge. Le match se solde par un verdict nul de 3-3.

(2008) Les festivités du 400e anniversaire de Québec, ont pris fin par un spectacle extérieur À Québec le froid n’a pas découragé l’ardeur ni l’intérêt des spectateurs qui se sont massés, emmitouflés chaudement, par une température de moins 19 degrés, devant la scène aménagée près du manège militaire, pour assister au spectacle de clôture du 400e anniversaire.


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Du poisson contre l’Alzheimer

La Une

Avec le vieillissement de la population, on prédit que 107 millions de personnes seront atteintes d’Alzheimer en 2050.

Malheureusement, les causes de cette maladie restent nébuleuses.

Plusieurs études ont toutefois trouvé des liens entre la consommation de poisson, plus particulièrement ceux riches en gras oméga-3, et une diminution des risques d’un déclin cognitif.

Les cellules du cerveau sont constituées en majorité de ces gras. En consommer aiderait à maintenir les fonctions neuronales et à réduire les réactions inflammatoires impliquées dans le développement de la maladie.

D’après une méta-analyse (analyse de plusieurs études combinées), une consommation élevée de poisson, soit 500 g par semaine (l’équivalent de 4 à 5 portions) est associée à une diminution de 36 % des risques de souffrir de la maladie d’Alzheimer.

L’effet protecteur serait plus important en consommant du poisson qu’en prenant des suppléments. Un minimum de deux repas de poissons gras (thon, saumon, maquereau, sardines, etc.) par semaine est donc recommandé.

Source : Isabelle Huot, revue Le Bel Âge, avril 2019


364e jour de l’année

30 décembre 2021

On jase là…

On entend toute sorte de commentaires négatifs envers le gouvernement Legault sur la gestion de la pandémie COVID-19. Mais vous êtes-vous demandé, durant vos grandes réflexions, ce que vous auriez fait, en chaussant les mêmes bottines ? Pensez-y… ! Vous n’ariez probablement pas fait mieux.


Pensée et citation du jour

Il n’existe pas meilleur exercice pour le cœur que de se pencher pour aider quelqu’un à se relever.

John A. Holmes


Ça s’est passé un 30 décembre…

(1903) L’incendie du théâtre Iroquois de Chicago, fait 602 victimes.

(2002) Le train le plus rapide au monde est inauguré en Chine. Ce train peut dépasser les 400 km/h.

(2006) L’ancien président irakien né le 28 avril 1937, est exécuté à Bagdad à 6h05, heure locale (3h05 GMT). Livré par les Américains aux autorités irakiennes, ce sont des Irakiens qui exécuteront la sentence. Saddam Hussein est mené au gibet les bras et les pieds entravés mais conserve son calme. Il demandera même d’avoir la tête découverte, ce qui lui fut accordé. Il acceptera un foulard pour éviter les blessures occasionnées par la corde. Quelques secondes avant son exécution, certains des chiites officiels présents sur le lieu de l’exécution scandent : « Moqtada, Moqtada », par référence à Moqtada al-Sadr, le chef de l’Armée du Mahdi, dont le père a été exécuté sur l’ordre de Saddam Hussein.


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Un autre innocent assassiné

La Une

Montréal est devenu une terre de sang. Encore en début de semaine un père de 39 ans, sans histoire et sans passé criminel a été tué, criblé de balles, alors qu’il sortait de son travail.

Ce père d’un enfant de 5 ans a été une victime innocente comme on en trouve présentement à Montréal, par des criminels de rue.

C’est bien beau de parler d’injecter des millions pour contrer ces bandits, mais l’argent ne règle pas tout. Il faut des opérations policières d’envergure pour enrayer ces groupes terroristes qui mettent les citoyens sur le qui-vive. Il faut surtout que ça se voit. Qu’on renforce la présence d’agents.

Récemment, un juge a envoyé un jeune bandit notoire derrière les barreaux pour une sentence à vie et ce cas devrait faire jurisprudence pour mater ces criminels une bonne fois pour toute.

Qu’est-ce qui se passe avec le trafic d’armes passant par la réserve d’Akwesasne. On n’entend parler de rien, on ne voit rien. Pourtant, c’est connu dans tout le pays. C’est dommage que 007 ne soit qu’une pure fiction. Le ménage, y connaît ça !

S’il faut renforcer nos lois, qu’on le fasse maintenant. Le Canada n’est pas le Mexique, où un régime de terreur est constant. Un pays corrompu où les criminels de la drogue font la loi. Est-ce qu’on veut devenir comme ça chez nous ?

À quel moment va-t-on bouger ? Attendre d’atteindre la centaine d’homicides annuellement ? Ce père de famille était la 37e victime en 2021. Il faut que ç’a s’arrête !

La quiétude de la ville de Montréal est en train de changer de visage, celui de la violence gratuite.

Il faut passer de la parole aux actes. C’est urgent !


363e jour de l’année

29 décembre 2021

On jase là

Défaite crève-cœur de nos Canadiens hier soir à Tampa Bay. Menant 4-3 avec 3 minutes à jouer, la machine bleue s’est mise en marche pour égaler le pointage, puis compter en prolongation. Une réplique exacte du dernier duel entre ces deux mêmes équipes le 7 décembre. Nos Glorieux méritaient la victoire. Les jeunes ont performé. Preuve qu’il faut rebâtir cette équipe avec des jeunes qui seront ici pour longtemps, à l’exemple du Lightning.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Monique Brodeur

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Le plaisir se ramasse, la joie se cueille, le bonheur se cultive.

Lamartine


Ça s’est passé un 29 décembre…

(1967) Abolition de la peine de mort au Canada.

(1969) Le Canada devient le premier pays à interdire l’usage du tabac à bord de ses avions.

(2004) L’ancienne usine Hyundai de Bromont est vendue au groupe Les Immeubles Eagle Skyline de Montréal pour la somme de 2,6 millions. Sa construction avait coûtée 450 millions de dollars à la fin des années 1980… et généreusement subventionnée par nos bons gouvernements. Conséquence : 900 chômeurs.


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Se porter financièrement garant d’un proche : Attention !

La Une

Un membre de votre famille vous demande de l’endosser pour un emprunt ? Avant de lui accorder votre confiance et votre argent, soyez vigilant. Voici quelques conseils, tirés du Journal de Montréal du 27 décembre dernier.

Voici les questions à vous poser, avant d’accepter.

1- Lorsqu’une institution financière exige une caution, c’est un indice qu’elle a des doutes sur la capacité financière de l’emprunteur. Soyez d’autant plus prudent.

2- Assurez-vous d’abord que votre propre sécurité financière ne serait pas mise en péril si vous aviez à rembourser le montant endossé. Rappelez-vous qu’un prêt qui est en défaut est habituellement remboursable immédiatement. La banque peut, mais n’est pas obligée, de vous accorder les mêmes termes et délais de remboursement que le prêt original.

3- Vérifiez que l’institution financière qui a accordé le prêt a pris en garantie, lorsque c’était possible, des actifs tangibles (par le biais d’une hypothèque, d’un contrat de vente à tempérament, etc.). En cas de défaut de paiement, mieux elle sera protégée, moins vous aurez à rembourser.

4- Aussi, sachez que votre risque est intimement lié à la perte potentielle dans la valeur du bien avec le temps. Aussi, cautionner un prêt pour une maison ne comportera pas le même niveau de risque que celui pour un véhicule récréatif !


362e jour de l’année

28 décembre 2021

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Audrey-Anne NantelPierre TurmelChantale MichaudLise Ferland

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Le rire c’est comme les essuie-glaces, il permet d’avancer même s’il n’arrête pas la pluie.

Gérard Jugnot


Ça s’est passé un 28 décembre…

(1962) Nationalisation de onze compagnies d’électricité par la Commission Hydroélectrique du Québec (Hydro-Québec).

(1970) Les frères Paul et Jacques Rose ainsi que Francis Simard, les présumés assassins du ministre Pierre Laporte, sont appréhendés dans une cache sise sous une maison de Saint-Luc, en banlieue de Saint-Jean-sur-le-Richelieu. C’est là le dernier épisode de ce qu’on a appelé ‘la crise d’octobre’, la pire de l’histoire politique du Québec contemporain.

(2014) Les États-Unis et l’OTAN ont officiellement mis fin à leur mission de combat en Afghanistan, dimanche, avec une cérémonie à leur quartier général à Kaboul, 13 ans après l’invasion américaine qui a délogé le régime des talibans après les attentats du 11 septembre 2001.


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Un cadeau de Noël empoisonné

La Une

Est-ce que vous avez eu tout ce qui vous aviez demandé au père Noël cette année ?

Oui ?

Eh bien, vous êtes chanceux !

Pour nous, il nous réservait un cadeau de dernière minute ; la COVID-19. Malédiction qu’on n’avait jamais demandé. Le père Noël, mon ami de toujours, nous a fait ce sale coup !

Louise a commencé à recevoir des sensations légères de mal de tête et de nausées, durant la journée du 25. Lentement mais sûrement, elle se doutait bien que l’homme à la barbe blanche ne l’avait pas oublié.

Bref, on décide, hier matin, de se rendre à Cape Coral, dans un centre de vaccination et de test COVID, pour voir s’il y avait erreur, un simple rhume en somme, qu’on espérait vivement. Tant qu’à y être ! Bien que je ne souffre d’aucun symptôme, j’en profite pour me faire tester également.

On fera d’une pierre deux coups. Pourquoi pas ?

Arrivé sur place, on se place au bout de la file d’une bonne soixantaine de curieux comme nous. Il est 10h30. Il faut rester debout. Déjà, c’est mieux que de se faire geler les pieds, chez nous, au Québec. Ici, le soleil est radieux avec un 26°C bien senti. Même que je crois avoir attrapé un petit coup de soleil aux bras.

Alors on fait le pied de grue durant 80 minutes et finalement, nous voilà devant l’infirmière qui, après avoir pris nos coordonnées pour la suite, nous rend l’écouvillon et la solution qui dévoilera son secret, qu’on espère négatif, dans une heure. En fait, on s’auto-teste ! On exécute nous-mêmes l’opération, sous surveillance.

L’attente ne fut pas trop longue. Au retour à la caravane, le téléphone me signale l’entrée d’un courriel. Justement, c’était le centre de tests. Louise est déclarée positive et moi, négatif ! Voilà ! Le sort en était jeté.

Le confinement obligatoire pour 10 jours, pas de minouchage. Plus de partage de bouteille d’eau. Les p’tits becs, on laisse ça de côté jusqu’au prochain test qu’on refera vers le 4 ou 5 janvier. Promis !

C’est plate en simonac ! Je dois aussi me mettre en confinement au cas où. Louise doit suspendre temporairement ses soirées de bingo et son poker. Moi, c’est la musique que je dois mettre sur pause.

Enfin, faisons contre mauvaise fortune bon cœur en se disant que ça aurait pu être pire. Louise devait justement recevoir sa troisième dose hier. C’est pas de chance ! Moi, je l’ai déjà reçu.

Avec nos vaccinations respectives, on a tout de même une bonne protection. Ses symptômes sont légers et moi, je n’en n’ai pas pour le moment. On a l’impression que le confinement est là pour la forme et que la dangerosité reste faible. La dernière sortie qu’on a fait, c’était la veille de Noël alors qu’on partageait un repas au restaurant où les serveurs étaient totalement masqués. Nous n’étions que cinq proches à la table. Seule Louise en fut victime.

Maintenant qu’elle l’a attrapé, et la troisième dose qu’elle recevra bientôt, son armure sera plus forte et cet épisode ne sera plus qu’un mauvais souvenir. Et si je deviens à mon tour, positif, je ferai avec ! J’ai aussi une bonne protection vaccinale et je ne crois pas que je serais en danger.

Il faut se rappeler que les vaccins ne guérissent pas. Ils protègent !

On a aussi prévenu les personnes qui nous ont côtoyé dans les derniers trois jours. Ils devaient savoir.

Finalement, je fais confiance à la science… mais aucunement au père Noël.

Il nous en doit une, le vieux chr… !


361e jour de l’année

27 décembre 2021

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Louise Hébert

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Quand le pouvoir de l’amour surpassera l’amour du pouvoir, le monde connaîtra la paix.

Jimi Hendrix


Ça s’est passé un 27 décembre…

(1992) La nouvelle législation québécoise permet à tous les commerces d’ouvrir leurs portes le dimanche.

(2000) Super retour pour Super Mario : un but, deux passes et la première étoile. Mario Lemieux a repris mercredi exactement là où il avait laissé il y a trois ans et demi. Même après une si longue absence (42 mois), le 66 n’a mis que 33 secondes pour donner le ton au match et a conduit son équipe à une victoire de 5-0 contre les Maple Leafs de Toronto.

(2009) Les attentats du 11 septembre 2001 sont sans contredit l’événement le plus important de la décennie, selon un sondage Angus-Reid réalisé auprès de Canadiens, d’Américains et de Britanniques. Les attaques terroristes de 2001 aux États-Unis sont perçues comme l’événement le plus important des années 2000 par plus de 40% des gens dans les trois pays.


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Un enfant nous est né !

La Une

Un Noël entre tous reste pour moi inoubliable.

Ce matin de Noël 1978, je me berçais devant le poêle à bois, mon bébé de cinq mois dans les bras, en écoutant Mahalia Jackson chanter « Silent Night » de sa voix immense, venue des confins de l’univers.

Dans le silence de ma maison de ferme, perdue dans la blancheur de la neige s’étendant jusque dans le fleuve gelé, loin du grand tintamarre qu’est devenue cette fête avec l’aisance et l’abondance de notre temps, cet enfant heureux et chaud qui dormait dans mes bras devenait soudain le centre de l’univers et le sens de toutes les Nativités de la terre.

Chaque enfant qui naît est un espoir pour le monde, un recommencement du monde, une reprise de la vie à la source, un Big Bang qui recrée l’univers et sa folle expansion. Ce petit homme me révélait subtilement le secret de l’Univers. Au seuil de la nuit, au cœur de l’hiver, loin de la ville, loin du confort moderne, avec comme musique de fond le chant de la bouilloire, comme décor l’hiver blanc à perte de vue, comme présence la chaleur rassurante des animaux dormant tout près dans la vieille étable, comme certitude sa mère qui se lèverait bientôt pour le nourrir de son lait, j’entrevoyais, étonné, le mystère premier. L’univers est naissance perpétuelle, procréation continue. L’enfant et l’univers ne font qu’un. L’occupation première de la vie est de se reproduire, en vagues successives, à la fois semblable et dissemblable. Tout le reste n’est que déploiement, égarement ou divertissement.

Les peuples primitifs, les Inuits, les Innus vénèrent les enfants, comme une épiphanie de la vie et de la divinité. Le nouveau venu, inconnu, à qui il faut donner un nom et une communauté. Les enfants sont chez eux le centre de la communauté parce qu’ils sont porteurs de la vie, comme ceux qui protégeaient autrefois le feu. Les grands ne cherchent pas à dominer les petits : ils se plaisent à les voir vivre et à leur permettre de vivre.

Dans notre monde d’argent, de travail et de performance, nous oublions de faire des enfants, ou nous les faisons pour nous, et ceux que nous faisons sont trop souvent des jouets ou des trophées qu’on a vite fait de remiser pour reprendre la tâche. Pressés d’en faire des génies, nous oublions de les regarder vivre. Et le feu sacré de la vie s’éteint au cœur des communautés. Et les communautés vieillissent et se fractionnent en autant d’individus qui n’aspirent plus à l’immortalité. Coupés de la nature, nous avons perdu le chemin, oublié l’origine, nous avons perdu le sens.

L’enfant Jésus est vidé de sa divinité et réduit à une légende. Les enfants sont de plus en plus rares, uniques, gâtés, déracinés, médicamentés, socialisés et précocement adultes dans un monde affairé. Dans une planète malade, les jeunes hésitent à faire des enfants ou les font faire par d’autres. La fertilité, celle des hommes en particulier, est minée par l’omniprésence des produits chimiques, particulièrement les perturbateurs endocriniens. Les familles, elles aussi, sont minées par l’obsession du travail, dispersées, réduites, brisées ou recomposées. Et pendant que nous peinons à nous reproduire et que nous dépensons des millions pour sauver des bébés prématurés ou atteints de graves complications, des millions d’enfants meurent de faim ou avant d’atteindre un an — une centaine par mille naissances en Afrique, en Inde, en Afghanistan, contre quatre chez nous.

Bienheureux ceux qui berceront leur enfant le matin de Noël et qui verront soudain en lui la lumière qui illumine le monde.

« Ils se prosternèrent et l’adorèrent, puis lui offrirent en cadeau l’or, l’encens et la myrrhe ».

Un texte de Roméo Bouchard, fourni par un ami.


360e jour de l’année

26 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LE LENDEMAIN DE NOËL

LE BOXING DAY

LE 55e ANNIVERSAIRE DE MARIAGE DE ROSELINE POIRIER ET JEAN-EUDES ARSENAULT (NOCES D’ORCHIDÉE)


À la douce mémoire de…

DEREK AUCOIN 1970-2020, commentateur sportif et joueur de baseball professionnel, ayant porté les couleurs des Expos de Montréal.


Pensée et citation du jour

Nous ne saurons jamais tout le bien qu’un simple sourire peut être capable de faire.

Mère Teresa


Ça s’est passé un 26 décembre…

(1938) On découvre du poisson dans la rivière Ste-Anne. Début de la pêche aux petits poissons des chenaux.

(2004) Un tsunami gigantesque ravage les côtes de l’océan Indien. Le désastre fait plus de 230 000 morts.

(2005) La vérificatrice générale Sheila Fraser déposa, le 10 février 2004, un rapport dévoilant l’ampleur de ce qu’il est maintenant convenu d’appeler « le scandale des commandites ». Le rapport explique notamment comment 100 des 250 millions du budget du programme fédéral de commandites se sont retrouvés dans les poches de quelques firmes de publicité et de communication au lendemain de la mince victoire du « non » au référendum de 1995. Pendant près de six ans, des entreprises amies du Parti libéral du Canada ont encaissé plus de 100 millions de dollars d’un fonds servant à commanditer différents événements culturels et sportifs.


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Un Noël pour s’arrêter

La Une

À vous tous, fidèles lecteurs et lectrices, et malgré la pandémie qui persiste, je vous souhaite un Noël qui sera forcément inoubliable et mémorable par sa différence, mais qui vous remplira de joie, de bonheur, de paix, d’amour et de partage.

Dans cette vie trépidante, prenez le temps de vous arrêter. De passer du temps de qualité auprès de vos proches. En virtuel ou en présentiel, les technologies permettent quand même les rapprochements. On peut être à côté, malgré la distance. N’oubliez jamais que la quantité n’est pas un gage de qualité. En fait, c’est souvent le contraire.

Célébrez également la chance que nous avons de vivre dans un pays d’ouverture et de respect de ses citoyens. Tous les peuples de la terre n’ont pas cette qualité de vie exceptionnelle. On a le droit de critiquer mais il faut également avoir le devoir d’accepter.

Au moment des réjouissances, ayez une pensée profonde pour ceux et celles qui ne peuvent partager les mêmes instants parce qu’ils ont perdu un être cher, ont faim, sont abandonnés, violentés et abusés, ou qui ont perdu tout le sens profond de cette célébration.

Enfin, en cette journée magique, gardez candidement votre cœur d’enfant, pour savourer pleinement, ce qui compte vraiment : le moment présent !

Joyeux Noël !


359e jour de l’année

25 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LA FÊTE DE NOËL


À la douce mémoire de…

GEORGE MICHAEL 1963-2016, chanteur britannique.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Monique DrouinPioneer Village

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Un Joyeux Noël à tous nos fidèles lecteurs et lectrices. Que la paix soit dans vos cœurs en ce jour de réjouissances. Réveillez l’enfant qui sommeille en vous.

Normand


Ça s’est passé un 25 décembre…

(1741) Invention des degrés Celsius.

(1858) Le Minuit Chrétien, chanté pour la première fois au Canada.

(1959) Richard Starkey, apprenti ingénieur, reçoit en cadeau de Noël son premier ensemble de batterie.
Le jeune homme de 18 ans deviendra célèbre sous le nom de Ringo Starr des Beatles.


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C’était la nuit avant Noël

La Une

C’était la nuit avant Noël, dans la maison tout était calme. Pas un bruit, pas un cri, pas même une souris ! Les chaussettes bien sages, pendues à la cheminée attendaient le Père Noël. Allait-il arriver ?

Les enfants blottis dans leur lit bien au chaud rêvaient de friandises, de bonbons, de gâteaux. Maman sous son fichu, et moi sous mon bonnet et vous prêts à dormir toute une longue nuit d’hiver. Dehors, tout à coup, il se fit un grand bruit ! Je sautais de mon lit, courais à la fenêtre, j’écartais les volets, j’ouvrais grand la croisée.

Je n’ai pu m’empêcher de rire en le voyant et d’un simple clin d’œil, d’un signe de la tête, il me fit savoir que je ne rêvais pas : c’était lui !

Puis, sans dire un mot, il se mit à l’ouvrage et remplit les chaussettes. Il se retourna, se frotta le nez et d’un petit geste repartit par la cheminée. Une fois les cadeaux déposés, il siffla son attelage, puis reprit son traîneau et les voilà tous repartis plus légers encore que des plumes.

Et dans l’air j’entendis avant qu’ils disparaissent :

« Joyeux Noël à tous, et à tous, une bonne nuit ! »


NDLR.: Ce conte était le dernier de la série pour cette année. Merci de vos commentaires et de votre assiduité. On se donne rendez-vous en décembre 2022, pour la suite des merveilleux contes de Noël. D’ici là, gardez votre cœur d’enfant.

Et pendant que j’y pense, si vous avez l’imagination fertile et composez des contes de Noël, je vous offre de les publier, l’an prochain, dans ce blogue. Envoyez-les-moi (nantel.normand@gmail.com) et je me ferai un immense plaisir d’en faire bénéficier mes lecteurs, grands comme petits, l’an prochain. N’oubliez pas d’y spécifier le nom de l’auteur.


358e jour de l’année

24 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LA VEILLE DE NOËL


À la douce mémoire de…

PIERRE PÉLADEAU 1925-1997, homme d’affaire émérite et fondateur du Journal de Montréal.


Pensée et citation du jour

Le plus lourd fardeau, c’est d’exister sans vivre.

Victor Hugo


Ça s’est passé un 24 décembre…

(1818) Sainte nuit est composée par Franz Xaver Gruber.

(1924) À Montréal, la croix du Mont-Royal est illuminée pour la première fois.

(2009) La traditionnelle messe de minuit, célébrée chaque année à Noël au Vatican, a commencé par une agression contre le pape par une « femme apparemment déséquilibrée » qui l’a jeté à terre à l’entrée de la basilique Saint-Pierre, mais Benoît XVI a pu célébrer l’office.


Merci de votre assiduité. – Passez une excellente journée !

Les temps ont bien changé…

La Une

Ah ! la famille ! À cause du variant Omicron, les consignes plus contraignantes reviennent. Nous sommes à vivre une réplique de ce qu’ont été les Fêtes 2020. Les Québécois sont déçus et avec raison. Cependant ils mettent souvent la raison de cette déception sur la famille. Ne pas pouvoir rencontrer nos proches.

Les familles québécoises n’étant plus ce qu’elles étaient, du moins en majeure partie, les célébrations d’antan ont cédé leur place aux amis, plutôt qu’à la réelle parenté. L’esprit de famille s’estompe dans notre société, malheureusement.

Dans l’édition de mardi dernier du Journal de Montréal, Denise Bombardier brossait un portrait intéressant de la société québécoise d’aujourd’hui et principalement ses transformations familiales, souvent réduites, morcelées et recomposées. C’est la réflexion que je vous propose aujourd’hui.


« FAISONS UNE TRÊVE »

Cette phrase prononcée par le premier ministre Legault en dit long sur l’état d’esprit de celui qui invite les citoyens à mettre un terme à leurs attaques sur les réseaux sociaux et dans la vie de tous les jours.

François Legault l’a « dure », comme il l’avoue. Il sait qu’il nous déçoit en détricotant ce projet irréaliste de faire se réunir 25 personnes d’une même famille pour Noël.

Ce n’était qu’un rêve. Un rêve, précisons-le, qui ne correspond plus à la réalité d’aujourd’hui avec ses familles réduites. Les gros partys n’ont existé que dans l’ancien temps de la revanche des berceaux.

De nos jours, les familles sont reconstituées, et cela signifie que tout ce beau monde, ces beaux-parents, belles-filles et gendres ont souvent peu en commun.

Omicron et tout autre virus n’y sont pour rien. Car il y a aussi plus de familles brisées que reconstituées.

RUPTURES

Essayez de trouver une famille où la fratrie demeure liée. Il n’y a pas que les parents et grands-parents qui divorcent. Les enfants adultes d’une même famille se retirent aussi de cette institution jadis la base de la société.

Dès que les vieux parents meurent, les enfants aussi prennent le large. Posez la question autour de vous. Des frères et sœurs qui ne se voient plus depuis des années, fâchées pour des raisons diverses souvent inexpliquées. Car c’est aussi ça, Noël, de nos jours.

Essayez même dans les familles où des membres n’ont pas pris le large. Veut-on partager le repas de Noël avec un beau-frère antivaccin ? Avec une belle-sœur enfoncée dans l’idéologie woke et ne cherchant qu’à affronter ceux qui ne pensent pas comme elle, et qui, après quelques verres dans le nez, va affronter des convives ?

Le plus beau repas de Noël, on le retrouve dans ces films qui pullulent sur Netflix durant les Fêtes. Des repas qui se déroulent dans la joie avec les cadeaux-surprises qui font plaisir et qui ne déçoivent jamais ceux qui les reçoivent.

La pandémie a le dos large. Certes, ses contraintes sont réelles, mais nombre de personnes se sentent libérées de ces agapes qui risquent de déraper.

INDIVIDUALISME

Les « vrais » Noëls qui ne sont pas perçus comme des contraintes sont souvent ceux entre amis, car l’individualisme impose sa loi. Les amis, on les choisit. La famille, on la subit, répéteront inlassablement tous les membres divorcés de leur fratrie. Mais il n’y a pas de sondage sur ce sujet encore tabou car il faut bien protéger, malgré tout, les apparences.

La pandémie et ses contraintes émises par le premier ministre Legault nous obligent à jeter un éclairage plus réaliste sur la fête de Noël.

Dans la société québécoise à la fois déchristianisée et devenue culturellement diversifiée, la dimension religieuse de Noël a perdu de son sens. Le besoin de se retrouver chez les Québécois de souche n’a plus la même signification qu’au temps de la catholicité vibrante.

Cela nous oblige à reconnaître à quel point la déchristianisation a transformé nos institutions, la famille au premier chef. À quel point également nos repères se sont distendus.

Certains lecteurs me reprocheront peut-être une lucidité quelque peu exacerbée, mais affronter le réel me semble la seule voie vers l’espoir.


357e jour de l’année

23 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LA FÊTE NATIONALE DU JAPON


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Lise Bonhomme

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Qui vit en paix avec lui-même, vit en paix avec l’univers.

Marc-Aurèle


Ça s’est passé un 23 décembre…

(1969) La « Taxe volontaire » du Maire Drapeau est jugée illégale. Loto Québec verra le jour en janvier 1970.

(1977) Adoption de la loi sur l’assurance automobile de la ministre Lise Payette.

(2013) La longue bataille judiciaire que mène Claude Robinson pour faire respecter ses droits d’auteur est terminée : la Cour suprême du Canada ordonne à un consortium de maisons de production, composé notamment de Cinar et France Animation, de lui octroyer l’équivalent de quatre millions de dollars pour lui avoir volé l’idée originale qui a mené à la production de la série télévisée Robinson Sucroë.

Dans un jugement unanime, le plus haut tribunal du pays ordonne aussi aux parties défenderesses de payer la totalité des frais, soit 1,5 million de dollars, que M. Robinson a encourus en portant sa cause devant la Cour supérieure. L’auteur obtiendra aussi un remboursement partiel de ses frais juridiques encourus devant la Cour d’appel et la Cour suprême. Des frais d’intérêts seront aussi imposés à ces montants.

Ce jugement historique met fin à une bataille de 18 ans de M. Robinson devant les tribunaux. Il confirme aussi les décisions des tribunaux inférieurs à savoir que les entreprises citées ont plagié son oeuvre originale, Robinson Curiosité, pour produire leur série télévisée, Robinson Sucroë.


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Le premier Noël d’Ernest

La Une

Ah ! Ce qu’il paraissait joli dans ses jeans bleu délavé et sa chemise à carreaux verts et rouges ! Avec un grand soin, madame Lavigueur avait choisi pour lui, dans le coffre du grenier contenant les vieux vêtements de son défunt mari, une belle et longue ceinture fléchée, un nœud papillon à l’allure pimpante ainsi qu’un large chapeau à bordure rouge.

De la paille fraîche pour sa chevelure et un sourire radieux formé de boutons avaient achevé de convertir notre ami Ernest en un épouvantail pas terrifiant du tout ! Chaque printemps, il se trouvait tout fin prêt pour aller se balancer au vent et tenter d’effrayer les oiseaux qui venaient voler les graines du jardin.

Dès la venue du temps des semailles, la veuve Lavigueur, avec l’aide de son voisin, suspendait Ernest sur son piquet au coin du jardin potager, face à la maison. Il passait là des étés sensationnels, se laissant bercer par la brise légère ou somnolant sous les rayons du soleil. Madame Lavigueur comptait sur lui pour chasser les oiseaux voleurs de graines.

Malheureusement, Ernest se montrait si aimable que malgré lui, avec son grand sourire naïf et ses beaux yeux rieurs, il n’arrivait à effrayer personne : ni les vilaines corneilles qui le saluait en croassant tout en se délectant effrontément des semis de carottes et de laitue, ni les ratons laveurs, ni l’écureuil fouineur, pas même la marmotte qui venait creuser des trous dans la terre en ne manquant pas de piquer une jasette avec Ernest.

Madame Lavigueur le disputait parfois un peu lorsqu’elle venait bêcher la terre, au lever du jour.

– Quel est cet épouvantable épouvantail qui n’éprouvante personne ? Ah ! petit coquin ! Tu es trop mignon, c’est seulement pour cela que je te garde ! J’adore ton sourire et ta bonne compagnie !

Ernest, tout ému, écoutait chantonner la petite dame appuyée sur son râteau. Même le chien Brandy n’oubliait pas de le visiter plusieurs fois par jour. Pour dire la vérité, Brandy, qui aboyait après la marmotte et faisait fuir les écureuils et les affreux corbeaux, constituait bien plus qu’Ernest le véritable gardien du jardin.

À l’automne, une fois les moissons terminées, madame Lavigueur décrochait Ernest de sa perche et le remontait au grenier pour la saison froide.

– Viens-t’en, mon grand. Il est temps de te mettre au repos et à l’abri.

Suspendu à une poutre près de la fenêtre durant tout l’hiver, l’épouvantail n’avait pour seuls compagnons que les craquements de la maison et une petite souris qui le taquinait de temps en temps. Alors, bien au chaud, il s’endormait pour plusieurs mois.

Cette année-là, quand le mois de mai survint, Ernest retourna dehors avec joie. Cependant, tout au long de l’été, l’épouvantail remarqua quelque chose d’inhabituel. Brandy ne sortait presque plus, madame Lavigueur non plus. Seul le voisin venait de temps à autre et à la hâte pour entretenir le jardin.

Finalement, les tomates pourrirent sur leurs plants avant d’être cueillies alors que les pommes de terre et les carottes restèrent enfouies sous la terre très tard dans la saison, au grand plaisir de la marmotte. À la fin d’octobre, personne ne vint récolter les citrouilles pour fabriquer des tartes ou décorer le perron de la maison. Ernest ne comprenait plus rien.

Un bon matin, il vit deux étrangers pénétrer dans la résidence et en ressortir avec madame Lavigueur en chaise roulante. Ils la poussèrent jusqu’à leur voiture, suivis de Brandy, la tête basse et la queue entre les pattes. Ils ne revinrent jamais. Ni le chien, ni madame Lavigueur, ni le voisin, ni personne d’autre que le vent.

Ernest, écrasé de chagrin, resta planté au fond du jardin, abandonné de tous. Les feuilles mortes, moqueuses, tourbillonnaient autour de lui en exécutant des danses diaboliques et ensorceleuses. Le pauvre petit épouvantail, étourdi, se mit à avoir peur. Le froid commençait à le mordre cruellement, la pluie lui fouettait le visage, le vent sifflait dans ses oreilles et s’amusait à défaire ses cheveux de paille.

– Au secours ! gémissait-il faiblement, en tremblant de tous ses membres.

Novembre s’écoula, gris et glacial, nu comme la mort. Mais le brave Ernest continuait de tendre ses bras au vent et de sourire malgré tout. Les ratons laveurs et le siffleux ne venaient plus, les corneilles avaient quitté le pays depuis belle lurette, même le renard ne se montrait plus le bout du museau. Mais Ernest continuait d’espérer dans le secret de son cœur qu’un miracle se produirait et que quelqu’un viendrait enfin le délivrer.

Décembre fut encore plus glacial. Une nuit particulièrement froide et claire, le pauvre épouvantail sanglota à chaudes larmes.

– À l’aide, quelqu’un ! Je vais mourir !

Quelle ne fut pas sa surprise de voir une étoile s’approcher de lui en scintillant.

– Bonjour Ernest ! Tu appelles au secours !

– Bonjour ! Qui es-tu ?

– Je suis la reine des étoiles, l’Étoile de Noël. Pourquoi donc pleures-tu comme ça ?

– J’ai froid et j’ai peur… Et je me sens bien seul.

– Tu devrais pourtant sauter de joie, Ernest. Ne sais-tu pas que Noël arrivera dans quelques jours ? Demain, une gigantesque tempête de neige parera toute la terre d’un magnifique manteau blanc.

– Quoi ? Noël ? Manteau de neige ? Je ne connais absolument rien de tout cela, moi ! J’ai toujours passé l’hiver à dormir au grenier de madame Lavigueur !

– Noël, mon petit Ernest, c’est la plus belle de toutes les fêtes, un temps pour se réjouir et partager, et non pour pleurer, Alors, sèche vite tes larmes !

– Partager ? Me réjouir ? Pourquoi devrais-je me réjouir ? Me voilà tout seul avec rien à partager, personne avec qui fêter. Tous mes amis sont partis et m’ont abandonné.

Ernest se mit à pleurer de plus belle. La petite étoile avait beau le chatouiller et le gratouiller pour le faire rire, rien n’y faisait.

– Allons, allons ! Ne pleure plus. Je vais tâcher d’arranger cela. Je viens juste d’avoir une idée. Je connais une famille de mésanges qui se cherche désespérément un logement avant la bordée de neige. On a recommandé à tous les habitants de la forêt de se mettre à l’abri avant l’aube car la tempête sera foudroyante : le vent soufflera de toutes ses forces et les flocons seront énormes et abondantes. Tu comprends, il faut recouvrir la campagne entière de neige sans oublier un seul recoin pour Noël, et cela représente un énorme travail ! C’est mon rôle de reine des étoiles de voir à ce que chacun soit bien abrité et en sécurité, d’ici là.

– C’est quoi, ton idée, alors ?

– Je ne t’en dis pas plus, Surtout, ne bouge pas ! Demain, avant l’aurore, tu auras entendu parler de moi.

Ne bouge pas, ne bouge pas ! Elle en avait de bonnes, la reine des étoiles ? Comme si un épouvantail pouvait bouger et se déplacer par lui-même ! Tout ce qu’il arrivait à faire, c’était de frissonner dans la brise glaciale !

Il demeura toutefois en alerte toute la nuit, l’œil rivé sur l’horizon, guettant les premières lueurs de l’aube qui tardait à venir. Au petit matin, il remarqua que les étoiles avaient disparu derrière d’épais nuages d’un gris très prononcé. « Ma petite étoile ne viendra pas… J’aurais dû me méfier, il ne s’agissait que d’un rêve fou. Une simple illusion ! » Il fondit à nouveau en larmes dans le vent qui virait tout à l’envers autour de lui.

– Tchip ! Tchip ! Salut, monsieur Ernest ! Tchip ! Tchip ! Il paraît que vous avec un logement à louer ?

– Euh… moi, un logement à louer ? Je me demande bien où !

– Nous donnez-vous la permission de nous réfugier sous votre chapeau, alors ?

– Mon chapeau ? Pourquoi pas ! Justement, il y a un petit trou tout près de mon oreille. Juste ici, à gauche. Vous pouvez entrer par là.

Les mésanges ne se le firent pas dire deux fois ! La nombreuse famille au grand complet s’engouffra joyeusement sous le chapeau d’Ernest. Toutes y transportèrent rapidement les débris de feuilles mortes et des brins d’herbe dénichés sous les arbres afin d’améliorer leur confort.

En passant à travers l’orifice qui leur servait de porte d’entrée, leurs ailes chatouillaient l’épouvantail qui fut secoué de fous rires durant toute la matinée. Il ne demandait pas mieux que d’avoir de la compagnie. Enfin, de la vie autour de lui ! Enfin, de l’action, des gazouillis, des cris de joie ! Dans le fond de son cœur, il remercia secrètement la petite étoile.

La tempête fut grandiose. Émerveillé, Ernest vit la terre noire et dénudée se revêtir d’une épaisse couche de neige. Tout était redevenu propre. Jamais il n’avait rien vu d’aussi beau. Même sa chemise à carreaux et son chapeau se couvrirent de flocons blancs, Il n’eut pas assez de la journée pour tout admirer.

Les mésanges prirent ensuite l’habitude de se réfugier sous son chapeau. Elles se montraient fort gentilles et devinrent non seulement de fidèles locataires, mais aussi de précieuses amies. Elles tournoyaient continuellement autour d’Ernest, et cela le faisait rire.

Parfois, elles s’envolaient jusqu’à l’orée du bois et y passaient quelques heures. Mais la tombée du jour les ramenait sous son chapeau. Il les attendait toujours avec joie. On est si heureux quand on a quelqu’un à attendre…

Quelques jours plus tard, la neige se mit à tomber de plus belle au milieu de la nuit. Malgré les noirs nuages, Ernest avait remarqué qu’une étoile brillait pourtant dans le ciel, juste au-dessus de lui.

– Joyeux Noël, mon petit Ernest ! Ne me reconnais-tu pas ? C’est moi, l’Étoile de Noël.

– Bien sûr que je te reconnais ! Tu m’as comblé de joie en m’envoyant mes nouvelles amies les mésanges. Je ne te remercierai jamais assez !

– C’était ton cadeau de Noël.

– Noël, je ne connais pas vraiment cela. Les mésanges m’ont dit que Noël commence cette nuit.

– Noël, c’est la fête de l’espoir, mon cher Ernest. Il existe toujours en nous-mêmes une petite étoile pour nous porter secours, les soirs de tempête. On a trop tendance à l’oublier…

Vers minuit se produisit un grand branle-bas sous le chapeau d’Ernest.

– Hé ! les mésanges ! Que se passe-t-il là-dedans ? Vous ne dormez pas ?

– Joyeux Noël, Ernest ! Chante avec nous, on fait la fête !

La plus enjouée des mésanges vint déposer une feuille de gui dans la poche de la chemise d’Ernest qui en rougit de plaisir. Cette nuit-là, seule une étoile fut le témoin des chants joyeux qui montèrent du fond du jardin jusqu’au matin.

Au printemps, les mésanges quittèrent Ernest à regret en lui promettant de revenir sans faute, dans leur logis sous son chapeau, dès les premiers jours de novembre. La maison de madame Lavigueur fut vendue, au cours de l’été, à une famille avec de nombreux enfants. Leur chien Whisky devint le nouvel ami d’Ernest,

Actuellement, le petit épouvantail, vêtu de nouveaux habits, monte toujours la garde au-dessus des semis, devant la maison d’une nouvelle propriétaire. Il continue de sourire à tout venant, de son sourire en boutons. En bel épouvantail heureux, grâce à ses nouveaux propriétaires qui le laissent dehors durant l’hiver, il se promet de célébrer Noël, chaque année, en compagnie de son étoile préférée, de ses amies les mésanges et de Whisky.

Source : Contes de Noël pour les petits et les grands, de Micheline Duff, Éditions Québec Amérique 2012. 


356e jour de l’année

22 décembre 2021

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Francis Riendeau

Bon anniversaire !


On jase là…

Une tornade annoncée dans nos environs, à Fort Myers, hier. De forts vents qui ont dispersé branches de palmiers et objets de toutes sortes, sur les rues et terrains du complexe. Sans prendre de chance, on a rétracté nos auvents pour ne pas risquer de les endommager. Tout est rentré dans l’ordre au milieu de l’après-midi. Pour ceux qui croient que les changements climatiques sont des inventions, les tornades en Floride sont loin d’être fréquentes en fin d’année. Pourtant, c’est ce qui se passe. Pas de dommages chez nous !


Pensée et citation du jour

On rencontre sa destinée souvent par les chemins qu’on prend pour l’éviter.

Jean de la Fontaine


Ça s’est passé un 22 décembre…

(1969) Le maire Jean Drapeau, avait instaurée cette pratique, surnommée « la loterie du maire », en mai 1968. Cette « taxe » permettait de participer à des tirages, et Montréal aurait recueilli ainsi plus de 17 millions de dollars en recettes brutes. Le gouvernement québécois approuvera en janvier 1970 la loi sur la création de Loto-Québec.

(1970) L’armée canadienne rentre dans ses casernes après le déploiement des forces armées aux principaux endroits stratégiques du Québec lors des événements d’octobre.

(1988) L’Assemblée nationale du Québec adopte la loi 178 concernant l’interdiction de l’anglais dans l’affichage commercial au Québec. Une autre loi charcutée par les tribunaux.


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Sécurité mon oeil !

La Une

Où nous séjournons en Floride, une vague de vols déferle dans le complexe. Certains se vont voler des vélos, d’autres différents objets sur leur site. La rumeur veut que des personnes, en voitures ou à pied, arpentent les rues, la nuit, pour observer les comportements négligents de certains résidents et saisonniers, pour ainsi dérober quelques biens. La section d’entreposage aussi est la cible des intrus. Certains prennent des photos.

C’est un phénomène récent qu’on observe et c’est malheureux qu’il en soit ainsi.

Dès notre arrivée en novembre, on voyait une voiture de sécurité, stationnée sans conducteur, à côté du terrain de pétanque. Pourquoi ? Les voleurs venaient de faire leur apparition dans le coin ? On voulait montrer qu’une certaine surveillance s’exerçait ?

Très rarement, j’ai vu un agent arpenter les rues du complexe, voir même à l’intérieur de la bagnole clairement identifiée. Pourtant, les accès, tant de l’intérieur que de l’extérieur sont faciles. On en compte quatre, qui facilitent rapidement la fuite vers les autoroutes, puisqu’aucune barrière automatique n’est installée. Aucun contrôle ! N’importe qui s’amène comme bon lui semble. C’est comme un coup de vent !

Sur la côte Est, c’est monnaie courante. Une excellente façon de contrôler les entrées et sorties, avec des caméras, ça décourage les voleurs. Un voleur qui se sent piégé, ira jouer ailleurs. Et ici, dans d’autres complexes régionaux, plusieurs des voies d’accès et de sorties sont aussi protégés par des dispositifs d’accès, contrôlés.

En dernière heure, l’administration de notre parc nous informait que le contrat de surveillance était terminé. Fini ! Une nullité en matière de surveillance, quant à moi. Mais la menace demeure présente.

Qu’est-ce qu’ENCORE attend pour sécuriser ses entrées et sorties ? D’installer des barrières électriques serait une protection supplémentaire pour le bien-être et la sécurité des résidents et saisonniers.

J’ai vu une seule fois, une voiture du Sheriff du comté de Lee, patrouiller quelques rues, sans plus. On doit les appeler si on soupçonne des individus louches. Wow ! Toute une protection quand on sait que plusieurs des résidents et saisonniers sont des aînés vulnérables.

Autre élément incitateur ; le bureau du complexe est souvent fermé cet hiver. Le personnel est à son minimum et on ne peut pas dire que des efforts sont fait pour remédier à la situation.

Par contre, belle initiative, la direction a installé des dos d’âne à différents endroits stratégiques sur le complexe, afin de sécuriser la circulation des véhicules. Quand on voit des gros VR avec des angles morts évidents, camions, voiturettes et vélos circuler, ça demeure un excellent moyen de les ralentir.

Au Walmart du coin, probablement à cause d’une vague de vols dans les voitures, une auto-patrouille d’une compagnie de sécurité circule à travers les allées du stationnement, gyrophares vert et jaune très visibles et opérationnels. On n’avait jamais vu ça auparavant.

Selon certains, les méfaits et délits qu’on observait depuis longtemps de l’autre côté de l’État, s’étendent vers l’ouest. Ici comme ailleurs, la pandémie aura amené son lot de petits criminels qui profitent des honnêtes gens.

Restons tout de même aux aguets ! Ça demeure un endroit où il fait bon vivre !


355e jour de l’année

21 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE MONDIALE DE L’ORGASME


On jase là…

Les cervelles d’oiseaux qui ont décidé de faire la fête dans les bars samedi dernier, sans masques et sans distanciations physiques, ont fait preuve d’altruisme hors du commun. On approche les 5 000 cas d’infection quotidiennement. Bravo les champions et championnes !


Pensée et citation du jour

Le bonheur est l’art de faire un bouquet avec les fleurs qui sont à notre portée.

Brigitte Gervais


Ça s’est passé un 21 décembre…

(1838) 12 patriotes capturés par les forces britanniques dirigées par Colborne à la suite de combats dans le sud de la province sont pendus à la prison de Montréal, à l’angle des actuelles rues Notre-Dame et de Lorimier. Un monument à leur mémoire y est érigé.

(1988) C’est le 21 décembre 1977 que l’Assemblée nationale du Québec adopte le projet de loi 67 instituant la réforme Payette de l’assurance-automobile qui entrera en vigueur le 1 mars 1978. Une forte résistance s’est organisée contre ce nouveau régime, notamment de la part des assureurs et de l’opposition libérale.

(2014) La célèbre Taverne Magnan, véritable institution dans le paysage du quartier Pointe-Saint-Charles à Montréal, ferme ses portes après 82 ans d’existence.


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À l’enfant que je n’ai pas

La Une

Voici le merveilleux texte de Stéphane Laporte, paru dans La Presse + du 22 décembre 2018, à l’occasion de Noël et sur le vrai sens à donner à cette fête de la naissance d’un enfant et de tous les enfants qui deviendront grands. Une douceur pour ceux qui ont la chance et le bonheur d’être des parents, et un rêve pour les autres.


Je n’ai pas d’enfant. Ce n’est pas par choix. Vraiment pas. C’est juste que mes amours ne se sont jamais rendus jusque-là. Je sais qu’il me manque ce qu’il y a de plus beau. Je n’en suis pas malheureux. Ce sont des bonheurs perdus qui rendent malheureux. Les bonheurs inconnus rendent rêveurs. Pas de larmes dans mes yeux. Juste un peu de brume.

À Noël, la brume est plus dense. Plus épaisse. Le cœur s’embrouille. Tant que mon père et ma mère vivaient, je pouvais me dire que c’était moi, l’enfant de la fête. Le grand enfant. Mais mon père et ma mère sont disparus. Leur course est finie. Je me retrouve avec le témoin dans les mains. Et personne à qui le donner. Que le ciel vers lequel le tendre.

Je n’ai pas d’enfant. Alors, je suis bien placé pour vous dire, à vous qui en avez, que vous êtes chanceux, que vous êtes bénis. Je sais que ce n’est pas toujours facile. Avoir un enfant, c’est n’est plus avoir de vie. C’est en avoir deux, trois, quatre. C’est accaparant, épuisant, préoccupant, épeurant. Et c’est pour ça que c’est si merveilleux. Quelqu’un a besoin de vous. Tellement. C’est le plus beau des cadeaux.

On peut très bien vivre sans avoir besoin de personne. Faire son chemin. Être fort. Foncer. Gagner. Être à l’épreuve de tout. Ce qui va finir par nous rattraper, c’est que personne n’ait besoin de nous.

Les gens seuls ne sont pas tristes parce que personne n’est avec eux, ils sont tristes parce que personne n’a besoin d’eux pour être heureux. Se forcer pour aller les voir, c’est gentil, c’est un pansement pour leur âme. Mais la douce guérison, c’est quelqu’un qui en a envie. Rien ne vaut la présence de quelqu’un qui ne voudrait pas être ailleurs. S’attacher, c’est ça. Avoir quelqu’un après nous.

Un enfant, c’est totalement ça. Avoir quelqu’un après nous.

Un bébé ne peut pas vivre sans vos soins. Un enfant ne peut pas s’épanouir sans votre amour. S’il y parvient, ça lui prendra bien des efforts. Durant ses premières années, vous êtes son soleil. Sa lumière. Bien sûr, viendra l’adolescence, l’indépendance, mais il partira de chez-vous avec tout le temps que vous avez mis en lui. Et ce temps-là, l’accompagnera partout. Ce ne sera jamais du passé. Ce sera toujours du présent. Son présent. Votre présent.

Malgré tout, tout ce que la nature unit peut s’user, se briser. Trop de parents âgés sont abandonnés par leurs enfants durant les Fêtes. Le manque d’amour est de tous les côtés.

Rien n’est jamais acquis. Surtout pas l’amour. Voilà pourquoi, il faut le célébrer, il faut le conserver, en prendre soin.

À tous ceux qui cherchent un sens à Noël, c’est pourtant évident, Noël, c’est la fête de tous les enfants en même temps. L’humanité est une grande famille. Une grande famille souvent dysfonctionnelle, mais une famille quand même !

L’espoir du monde, il est là. Qu’il s’appelle Jésus, Maurice ou Mohammed. Les seuls qui peuvent changer le monde, ce sont eux. Tous les enfants en même temps. À minuit, c’est l’ultime vœu. Que grâce à eux, tout aille mieux. Avec leurs grands yeux et leur rire éclatant, avec la page blanche qu’ils ont dans les mains, et leurs crayons pleins de couleurs, c’est certain qu’ils en sont capables. Le problème, c’est qu’ils apprennent en imitant ce que l’on fait. Et ce que l’on défait. Alors le monde ne change pas. Et continue à se faire mal.

Voilà la mission de tous les parents, ajouter des bonnes personnes sur la terre. C’est la mission des enseignants aussi, et de tous les adultes qu’ils croiseront sur leur chemin. C’est une lourde tâche. Mais elle en vaut la peine. Mais elle en vaut la joie. Bien sûr, dans la course du quotidien, on peut l’oublier. Mais ce soir, c’est Noël, c’est le moment de se le rappeler.

À l’enfant que je n’ai pas, j’aurais aimé lui apprendre à marcher et à tomber, à parler et à écouter, à lire, à écrire et à se relire, à additionner et à donner, à croire en lui et à douter parfois. J’aurais aimé lui apprendre qu’aimer rend heureux. Que haïr rend malade. Que la joie d’être en vie doit toujours être plus forte que les malchances de l’existence. Que le moral est un ballon, qui doit toucher le sol pour rebondir. Qu’il aura réussi si quelqu’un a besoin de lui. Je sais, c’est facile à dire, quand on n’en a pas. Mais je vous l’ai dit au début, les bonheurs inconnus sont ceux qui font rêver.

Je n’ai pas d’enfant, mais j’ai l’amour des gens que j’aime. Des gens dont j’ai besoin. Et qui ont besoin de moi, parfois. Chacun son destin.

Noël, c’est la fête des enfants. Des enfants que l’on a. Mais aussi des enfants que nous sommes. Bref, c’est la fête de tout le monde.

Joyeux Noël, les enfants !


354e jour de l’année

20 décembre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA SOLIDARITÉ HUMAINE


Pensée et citation du jour

Mon rêve : mourir jeune à un âge avancé.

Henri Jeanson


Ça s’est passé un 20 décembre…

(1973) Une des grandes vedettes du rock des années 60, Bobby Darin né le 14 mai 1936, succombe à une crise cardiaque. On compte parmi ses grands succès des titres tels « Splish Splash », « Queen Of The Hop », « Dream Lover », « Beyond The Sea », « Things », et surtout son impérissable enregistrement de « Mack The Knife », resté neuf semaines en tête du classement Billboard en 1959. Il a été marié à l’actrice Sandra Dee de 1960 à 1967.

(1979) Dépôt, à l’Assemblée nationale, de la question référendaire en vue du 1er référendum de 1980.

(1990) Après la fin de ses audiences, la commission Bélanger-Campeau présente son rapport le 27 mars 1991. Elle recommande la tenue d’un référendum sur la souveraineté au Québec d’ici le mois d’octobre si la province ne reçoit pas une offre acceptable du Canada.


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