Un jour, on sortira définitivement de cette pandémie. Nous aura-t-elle changé ? Cette COVID-19 aura-t-elle modifié la façon nouvelle de faire face à notre vie ? Nous aura-t-elle forcé à revoir nos valeurs, nos priorités ?
Quoi qu’il en soit, les énoncés suivants sont et seront des réalités qu’il nous faudra affronter mais surtout accepter, pour le bien-être de toute la communauté.
On va en sortir avec les cheveux plus longs et plus blancs;
Avec les mains et les maisons propres;
Avec la peur et l’envie d’être dehors;
Avec la peur et l’envie de rencontrer quelqu’un;
On va en sortir avec les poches vides;
Et les garde-manger pleins;
Nous saurons faire du pain et de la pizza, et surtout ne pas gaspiller la nourriture qui reste.
Nous aurons en mémoire :
Qu’un médecin ou un infirmier devrait être applaudi plus qu’un athlète de sport professionnel;
Que le travail d’un bon professeur ne peut être remplacé par un écran;
Que de coudre des masques, à certains moments, c’est plus important que de faire de la haute couture;
Que la technologie soit très importante, voir vitale, quand elle est bien utilisée, mais qu’elle peut être néfaste si quelqu’un veut l’utiliser à ses propres fins;
Qu’il n’est pas toujours indispensable de monter dans la voiture et de fuir qui sait où;
On en sortira plus seul, mais avec l’envie d’être ensemble;
Nous comprendrons que la vie est belle parce qu’on la vit;
Nous ne sommes que des gouttes d’une seule mer;
Que ce n’est qu’ensemble, qu’on se sortira de certaines situations;
Que parfois le bien ou le mal t’arrive de qui tu t’y attends le moins, et on se regardera dans le miroir;
On décidera que peut-être les cheveux blancs, c’est pas si mal;
Que la vie en famille, nous aimons ça, et pétrir du pain pour eux, nous fait sentir importants;
Nous apprendrons à écouter nos respirations, les coups de toux, et à nous regarder dans les yeux, pour protéger ceux que nous aimons;
Nous apprendrons à respecter certaines règles de base de cohabitation;
Mais ce matin, en un jour de printemps avec le soleil qui brille, ou le sol tout blanc, je veux espérer que tout soit possible et que l’on puisse changer pour le mieux.
En 1921, une des plus grandes découvertes de l’histoire de la médecine était faite : celle de l’insuline par une équipe de chercheurs à l’Université de Toronto. Cent ans plus tard, nous rendons hommage à : Frederick Banting, Charles Herbert Best, James Bertram Collip et John James Rickard Macleod.
L’IDÉE OU POURQUOI UN CALEPIN DE NOTES EST TOUJOURS UTILE DURANT LES NUITS D’INSOMNIE
Le chirurgien, Frederick Banting, arrive à Toronto quelques mois après son service militaire durant la Première Guerre mondiale (1914-1918). Il travaille dans deux hôpitaux pendant quelques mois avant de quitter la ville pour s’installer à London (en 1920), une ville dans le sud-ouest de l’Ontario.
Il se rapproche de sa fiancée et souhaite commencer à recevoir et traiter des patients dans son nouveau cabinet. Mais les débuts sont beaucoup plus difficiles qu’il ne l’anticipait. Pour arrondir ses fins de mois, Banting accepte de travailler à temps partiel (pour un salaire de 8 à 10 $ par semaine) comme prosecteur de chirurgie et d’anatomie à la faculté de médecine de la Western University d’Ontario en octobre 1920. Ce travail consiste à préparer les cadavres pour les cours donnés par le Dr F. R. Miller, son patron. Il lui arrive même de l’assister durant quelques cours.
À la demande du professeur Miller, Banting doit donner une conférence sur le métabolisme des glucides aux étudiants en médecine. C’est un sujet avec lequel il est moins familier et, pour se préparer, il emprunte donc quelques articles et livres sur le sujet avant de retourner chez lui. Une fois la préparation terminée, Banting apporte dans sa chambre le numéro de novembre de la revue Surgery, Gynecology and Obstretrics comme lecture avant de s’endormir.
L’article principal est signé par Moses Barron, un pathologiste américain, et s’intitule Les liens entre les îlots de Langerhans et le diabète : le cas de lithiase pancréatique.
Il était loin de d’imaginer et de mesurer l’impact que cette lecture allait avoir.
La nuit du 31 octobre est l’une de ces nuits sans sommeil. Les soucis d’argent, les débuts difficiles de sa pratique médicale et la conférence à faire le tiennent éveillé. Le Dr Banting le racontera dans The story of the discovery of insulin :
« C’était un de ces soirs où j’étais agité et où je n’arrivais pas à trouver le sommeil. Je repensais à mon cours et à l’article; je ressassais mes difficultés, tout en songeant à quel point j’aurais aimé ne plus avoir de dettes et être libre de tout souci.
Finalement, vers deux heures du matin, alors que mon cours et l’article se bousculaient dans mon esprit depuis déjà un long moment, l’idée me vint que si on ligaturait à titre expérimental le canal de Wirsung, il y aurait dégénérescence d’une partie du pancréas et on pourrait ainsi isoler la sécrétion interne de la sécrétion externe. Je me levai, notai cette idée et passai presque tout le reste de la nuit à y réfléchir. »
Cette idée s’écrit en 25 mots (29 en français). Des mots qui vont changer sa vie (et celles de millions de personnes) à jamais :
DIABÈTE
Ligaturer canaux pancréatiques de chiens. Garder chiens en vie jusqu’à dégénérescence des acineuses et libération des insulaires. Essayer d’isoler la sécrétion interne de celles-ci pour soulager la glycosurie.
DIABETUS
Ligate pancreatic ducts of dogs. Keep dogs alive till acini degenerate leaving islets. Try to isolate the internal secretion of these to relieve glycosuria.
La maison où résidait Banting et où il recevait ses patients est maintenant un lieu historique national. Les visiteurs peuvent se promener dans la maison et s’asseoir sur le lit qu’occupait Banting la nuit du 31 octobre 1920. Dans cette chambre, on trouve un bureau sur lequel est posé une pile de fiches blanches où il est possible de laisser un message. Il y a même une boîte de papiers-mouchoirs mise à la disposition des visiteurs. Elle est d’ailleurs changée fréquemment.
LE LIEU DE NAISSANCE DE L’INSULINE : LA MAISON BANTING
Le lieu de naissance de l’insuline, la maison Banting, a été désignée comme site historique national le 23 novembre 1997 après plusieurs décennies de travail. C’est dans la chambre à l’étage que Banting a eu l’idée qui l’a mené vers la découverte de l’insuline en 1921.
Le Dr Frederick Banting, achète la maison en juillet 1920 pour 7 800 $. Il y installe son bureau au rez-de-chaussée et sa chambre en haut. Il vendra la maison à la fin de l’année 1921 alors qu’il réside à Toronto depuis le début de ses recherches au printemps.
La maison se transforme en musée entre 1984 et 1989. Les pièces sont aménagées en galerie où les visiteurs découvrent tous les aspects de la vie du Cr Frederick Banting : le médecin, le chercheur, le militaire et l’artiste. Le musée possède une réplique officielle du prix Nobel de physiologie attribué à Banting et Macleod en 1923 pour la découverte de l’insuline.
À côté de la maison se trouve une place publique aménagée au fil du temps qui abrite un jardin et trois œuvres : une statue de Banting, un globe et la Flamme de l’espoir. C’est à cet endroit qu’est célébrée chaque année la Journée mondiale du diabète
LA FLAMME DE L’ESPOIR
La Flamme de l’espoir, allumée le 7 juillet 1989 par Sa Majesté la reine mère, Elizabeth Bowes-Lyon, rend hommage à tous ceux et celles qui vivent avec le diabète dans le monde. Elle sert également de symbole rappelant que le remède pour guérir cette maladie n’existe pas. La vasque de la flamme est déposée sur un énorme bloc de granite et d’onyx de plus de deux mètres de haut. Le monument a été conçu pour résister aux intempéries (vent, neige, pluie) et aux pluies acides.
La flamme sera éteinte par les chercheurs qui découvriront le remède pour guérir le diabète.
Source : Revue Plein Soleil, hiver 2020
« NDLR : Cette leçon est la 90e et dernière. En espérant que celles-ci vous ont été utiles dans vos rédactions françaises, vous pourrez continuer de vous y référer comme bon vous semble, dans l’outil de recherche du blogue, et au gré de vos compositions. Merci de votre attention et de votre assiduité parce que vos commentaires positifs ont été nombreux.
Le français, cette langue si belle et si riche, il faut l’écrire correctement pour le bien collectif et pour en assurer sa pérennité. Merci aux Éditions Larousse pour la publication de 1000 exercices d’orthographe de grammaire et de conjugaison, dont je me suis inspiré et régalé. »
NE PAS CONFONDRE : MET – METS – M’EST – MAIS
Met, mets : formes du verbe mettre aux trois personnes du singulier du présent de l’indicatif; « mets » est aussi la 2e personne du singulier de l’impératif présent. On écrit met ou mets quand on peut remplacer par une forme du verbe mettre.
Betty met (mettait) son bonnet.
Je mets (mettrai) mon bonnet.
Mets (mettez) ton (votre) bonnet.
M’est : contraction de « me est »; « m’ » est la forme élidée du pronom personnel « me », et « est » la forme du verbe être à la 3e personne du singulier du présent de l’indicatif. On écrit « m’est » quand on peut remplacer par « t’est » en changeant de pronom personnel.
Le cadeau m’est (t’est) offert par ma sœur.
Mais : conjonction de coordination. Elle peut souvent être remplacée par « et pourtant ».
Le téléphone sonne mais (et pourtant) je ne l’entends pas.
Remarque ! Il existe deux noms homophones de ces formes : « mets » et « mai ».
Le canard aux olives est un mets succulent.
Le premier jour du mois de mai, on offre des brins de muguet.
Exercices
1- Complétez la phrase comme il convient.
Je voulais télécharger cette vidéo, … elle n’est plus disponible.
A) met – B) mais – C) m’est – D) mets
2- Quels mots complètent cette phrase ?
Toute mauvaise pensée … étrangère; je ne … que du bien de mes amis.
A) mais / dit – B) m’est / dis – C) met / dirai – D) mets / disait
3- Par quel mot peut-on remplacer le mot en gras de cette phrase ?
Par ce froid, avant de sortir, enfile un vêtement chaud.
A) mais – B) met – C) mets – D) mai
4- Quelle est la nature grammaticale du mot en gras ?
Le soufflé de potiron est un mets qui exige un temps de cuisson bien précis.
A) verbe – B) préposition – C) conjonction de coordination – D) nom
5- Quels mots complètent cette phrase ?
Il … difficile de te répondre, … je vais essayer.
A) m’est / mais – B) mets / m’est – C) met / mais – D) mets / met
6- Complétez la phrase comme il convient.
La note qui … attribuée récompense mon travail acharné.
A) mais – B) met – C) m’est – D) mets
7- Quels mots complètent cette phrase ?
La piste est dégagée, … le brouillard interdit … atterrissage pour l’instant.
A) met / tout – B) mets / tous – C) mais / tout – D) m’est / tous
Réponses à la fin de l’article.
Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.
Réponses : 1) B – 2) B – 3) C* – 4) D – 5) A – 6) C – 7) C
* Le verbe est à l’impératif.
Avez-vous remarqué comme la langue française s’anglicise ? Allègrement et sans contraintes on voit apparaître des termes et expressions anglaises, des raisons sociales et toutes sortes de tournures et slogans dérivés de la langue anglaise. En fait, c’est une forme d’assimilations de notre belle langue française.
On en voit de plus en plus. C’est à la mode de mettre un mot ou une expression anglaise dans une conversation en français. On ne se donne plus la peine de chercher et pourtant c’est facile d’utiliser le bon mot français. C’est bizarre, mais quand j’entends certains anglicismes, presqu’instantanément, j’enchaîne avec l’équivalent français. À titre d’exemple, prenez «vintage», pourquoi on ne dit pas «rétro». C’en est un parmi tant d’autres. À la télé, les titres d’émissions sont souvent bilingues.
À compter de ce matin, vous trouverez en marge droite du blogue, une rubrique LES ANGLICISMES NÉFASTES, où je mettrai ceux-ci en évidence. Des mots anglais facilement traduits en français avec un minimum d’effort pour y parvenir. On ne s’en donne plus la peine. C’est « cool », c’est « in ». C’est laid ! Allez y faire un tour. Vous en avez d’autres ? N’hésitez pas à m’écrire.
Si tous et chacun y mettait du sien, notre belle langue française ne s’en porterait que mieux. On n’a qu’à regarder en France, comment l’anglicisme est abondant. C’est à nous de refuser de massacrer notre langue française et d’en aviser les contrevenants. Si on ne dit rien, nous subirons l’assimilation à très petites doses.
Faisons de nous des Astérix et Obélix de notre société distincte à travers un océan d’anglophones. Culturellement, n’est-ce pas notre richesse qui fait de nous le plus bel endroit de villégiature d’Amérique, d’autant plus que nous avons cette communauté francophone riche de son bilinguisme. Ne mélangeons pas les deux dans une même conversation, raison sociale ou expression. La belle langue française, c’est ce qui fait notre charme latin.
S’il y a un point positif à cette pandémie, c’est qu’elle aura permis d’étaler au grand jour les lacunes de nos CHSLD. Y-aurait-il plus de « chefs » que d’« indiens » ?
Il y a assez longtemps qu’on en parle et qu’on en parle, il est temps de passer à l’action dans les CHSLD. Les dernières atrocités dévoilées sont la goutte qui a fait déborder le vase. Des CHSLD comme le Herron, doivent appartenir exclusivement à l’État. Plus aucun de ces centres privés ne doit plus jamais exister.
Nos bâtisseurs du Québec moderne ne méritent pas pareille fin. Ils doivent être traités comme des héros. On a tous une large part de responsabilités dans ce qui arrive. Combien de fois avons-nous dénoncé que les « vieux » dans ces résidences ne reçoivent pas de visites, sont oubliés ? Le gouvernement doit y voir, et dès HIER. C’est capital qu’on priorise ce dossier.
Hier, Richard Martineau y allait d’un article choc et dégoûtant, dans le Journal de Montréal, qui décrivait l’horreur qu’ont fait subir à leurs résidents ces administrateurs, plus friands d’argent que de donner des soins exceptionnels et surtout humains. Comment peut-on en être arrivé si bas. Une réforme complète s’impose, et pas dans 10 ans… maintenant ! C’est le texte que je vous propose aujourd’hui.
COMMENT SOMMES-NOUS TOMBÉS SI BAS
Connaissez-vous Jean Bottari ?
Ex-préposé aux bénéficiaires, monsieur Bottari est souvent invité dans les médias pour parler du traitement des aînés dans les CHSLD.
C’est un homme calme, qui ne s’emporte jamais, quelle que soit la situation qu’il doit commenter.
Voici ce qu’il a écrit sur sa page Facebook hier.
« Je dénonce le sort peu enviable que doivent vivre les bâtisseurs de notre société. J’en ai vu et entendu, des choses depuis 20 ans. Il faut croire que je suis à bout, car je n’ai jamais pleuré comme je le fais en regardant les reportages portant sur la Résidence Herron.
La tristesse et la colère m’envahissent. Sans compter ce sentiment d’impuissance. Je suis désolé de partager ainsi mes états d’âme. Ce n’est pas dans mes habitudes. »
« UN CAMP DE CONCENTRATION »
Mercredi, une journaliste de City News a interviewé une ex-infirmière qui a répondu à l’appel du premier ministre Legault et a décidé de mettre l’épaule à la roue afin d’aider les malades.
Elle a travaillé à la Résidence Herron, à Dorval. Ce qu’elle a vu l’a traumatisée. « J’ai craqué et je ne cessais de pleurer. Je sens encore l’odeur de l’urine et des excréments qui maculaient les matelas des résidents… »
On utilise souvent l’expression « histoire d’horreur » dans les médias. Mais cette expression n’a jamais été aussi appropriée que maintenant. Ce qui s’est déroulé au CHSLD Herron (une résidence « de luxe » où le coût du loyer pouvait aller jusqu’à 10 000 $ par mois) est horrifique. Odieux. Obscène.
Indigne d’une société qui se dit civilisée.
Deux préposés pour 134 lits. Des résidents tellement déshydratés qu’ils n’arrivaient pas à parler. Un homme qui avait trois couches pleines, l’une par-dessus l’autre. Des vieux qui macéraient dans leurs excréments depuis trois, quatre jours. Des gens qui étaient tombés en bas de leur lit. Des morts. « Un vrai camp de concentration », a dit un témoin rencontré par The Montreal Gazette.
UNE HONTE
Devant un tel enfer, on est sans mot. Comment sommes-nous tombés si bas ? Sans que personne – propriétaire, employés, proches des résidents – n’alertent les autorités ?
Ça fait longtemps qu’on sait que les résidents des CHSLD sont traités comme des citoyens de second ordre. Ça aurait dû être en haut de la liste de nos priorités. Tout en haut.
Mais non. Nos gros débats de société tournaient autour des pitbulls, des toilettes pour transgenres, d’un pseudo « racisme systémique » qui n’existaient pas et de l’écriture inclusive (faut-il dire auteure ou autrice ?)
Hier, Le Journal a publié un dossier sur ce qui devrait changer au Québec une fois cette crise passée.
Eh bien, voici ce qui, je l’espère, va changer du tout au tout : la liste de nos priorités.
On reconnaît la valeur d’une société à la façon dont elle traite ses membres les plus vulnérables. Ses malades. Ses handicapés. Ses ainés.
Je l’ai déjà dit et je le redis : nous nous sommes mobilisés comme jamais pour faire déboucher le dossier épineux de l’aide médicale à mourir. « Mourir dans la dignité », comme on disait. Et c’est tout en notre honneur.
Mais qu’avons-nous fait pour nous assurer que nos aînés puissent vivre dans la dignité ?
Aujourd’hui, j’ai honte.
Pour nous tous.
Joyeuses Pâques à tous ceux et celles qui aiment le chocolat.
Ne le laissez surtout pas fondre dans les mains.
Faites-vous plaisir et à bas le régime !
Le jour Saint de Pâques est un jour où nous sommes autorisés à prendre 5 kilos !!!
Profitez-en ! Mille bisous virtuels à vous et gros câlins de loin !
MÉDECINE PRÉVENTIVE
En raison des restrictions économiques drastiques imposées par le Gouvernement au Ministère de la Santé, les frais d’analyse d’urine ne seront plus remboursés aux patients masculins. Les autorités vous demande, Monsieur, de procéder vous-même à une analyse simple et gratuite, avec lecture immédiate des résultats :
Pour cela, sortez uriner dans le jardin et observez…
Si les fourmis viennent boire, vous êtes diabétique.
Si vous pissez sur vos pieds, vous avez de gros problème de prostate.
Si en pissant le jet zigzague, vous êtes atteint de Parkinson.
Si sous l’effet du froid, la petite vapeur qui monte sent le grillé, Vous avez un excès de cholestérol.
Si au moment de secouer le zizi vous avez mal au poignet, vous souffrez d’arthrose.
Et si en retournant dans la maison vous avez encore la zigounette en dehors du pantalon, c’est définitivement de l’Alzheimer.
C’est pas compliqué bon sang !
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IL N’A RIEN COMPRIS
Un Belge fait le trajet Paris-Lyon en voiture, et il prend une auto-stoppeuse vêtue courtement d’une mini-jupe. Et elle commence à lui faire du charme.
À l’entrée de Lyon, le Belge lui frôle la jambe par mégarde en changeant de vitesse. La nana le regarde dans les yeux et lui dit :
– Tu sais, tu peux aller plus loin…
Et le Belge a continué jusqu’à Marseille.
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DERNIÈRE HEURE
On vient de nous apprendre une triste nouvelle. Un Belge serait mort noyé en tentant de s’asseoir sur un banc de poissons…
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JOUEUR INVÉTÉRÉ
À 21 heures, le téléphone sonne au domicile d’un médecin qui décroche. Un collègue lui dit :
– On a besoin d’un quatrième pour un poker !
– J’arrive dans 10 minutes.
– C’est grave ? demande sa femme.
– C’est très grave, il y a déjà 3 médecins sur place !
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OUPS !
Robert rentre de voyage au petit matin et se glisse dans son lit. Sa femme dort, la tête sous les couvertures. Ne résistant pas à la chaleur de son corps, il lui fait sauvagement l’amour; puis, affamé, il descend prendre son petit déjeuner. À sa plus grande stupeur, il découvre sa femme attablée dans la cuisine.
– Mais, chérie, je viens de quitter notre lit et tu y étais encore en train de soupirer de bonheur après nos folles étreintes.
– Oh, Robert, quelle horreur ! C’était maman ! Elle a eu un malaise cette nuit et se repose dans notre lit !
La jeune femme se rue dans la chambre :
– Maman, je ne peux pas le croire ! Pourquoi n’as-tu rien dit à Robert ?
– Ça fait quinze ans que je n’ai pas parlé à ce connard, je ne vois pas pourquoi j’aurais commencé ce matin…
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S’CUSEZ !
Un ivrogne bien imbibé monte dans un autobus, s’installe et se met à crier :
– Tous les types qui sont derrière sont des pédés, ceux qui sont à côté des cocus et ceux qui sont devant sont des connards !
Le chauffeur, entendant ça, indigné, freine brusquement et tous les passagers sont déséquilibrés. Il arrête l’autobus, attrape l’ivrogne par la chemise et lui demande d’un ton menaçant :
– Répète un peu, c’est qui les pédés, les cocus et les connards ?
L’ivrogne répond :
– Qu’est-ce que j’en sais moi maintenant avec ton freinage à la con, tu les as tous mélangés !
Je me présente, mon surnom est Coronavirus, mais mon vrai nom est COVID-19, je vous expliquerai à la fin, pourquoi je porte ce nom-là.
Je suis née en Chine, je ne sais pas trop comment, je le saurai plus tard.
J’ai commencé à imposer mon autorité dans mon pays d’origine, où l’insalubrité est omniprésente dans les marchés publics.
Ma puissance vient de mon extraordinaire invisibilité et de mon attaque rapide et sournoise.
Pour tout vous dire, je suis destinée à prouver à l’humain, qui se croyait l’être vivant le plus intelligent de la planète, qu’il s’était trompé de route pour tracer sa vie.
À moi seule, j’ai prouvé qu’aucune frontière ne peut m’arrêter. L’Italie et les États-Unis ont pu vivre, sans embuches, toute ma puissance destructrice.
Je suis partout sur la planète pour mettre les pendules à l’heure.
À moi seule, j’ai pu rendre impossible l’utilisation d’armes de destruction massive.
À moi seule, j’ai pu imposer un cessez-le-feu aux guerriers.
À moi seule, j’ai fait plier les Donald Trump de ce monde, qui se croient toujours les plus puissants du monde.
À moi seule, je ferai sans aucune distinction, autant de dégâts chez les femmes que chez les hommes, chez les riches, que chez les pauvres.
À moi seule, je fais fermer les lieux de cultes, de toutes les religions, je fais mettre du gel désinfectant sur les mains aussi des musulmans.
À moi seule, je fais mettre les professions de santé à l’honneur, alors que les simples préposés deviennent indispensables et peuvent enfin obtenir un salaire décent.
À moi seule, j’aide à soutenir les agriculteurs, les routiers, pris auparavant pour des moins que rien.
À moi seule, je fais ressortir les effets négatifs et corrosifs de la mondialisation.
À moi seule, je mets fin au réchauffement climatique, les avions ne volent plus, les voitures ne sortent plus.
À moi seule, je fais fermer les écoles, pour que les familles profitent de leurs jeunes enfants.
À moi seule, je veux prouver qu’une poignée de députés suffit pour tenter de régler les problèmes.
À moi seule, j’ai fait baisser, d’un coup de baguette magique le cours du pétrole, quand je reviendrai, je m’occuperai des taxes sur les carburants.
À moi seule, j’ai fait perdre plusieurs milliards aux plus riches, la bourse s’étant écroulée, l’argent n’étant pas fictif.
À moi seule, j’ai prouvé que l’autosuffisance sanitaire de chaque pays doit devenir une priorité.
À moi seule, j’ai soulagé les personnes âgées et malades, d’une vie qui a perdu tout son sens dans un environnement néfaste et négligé. Des mouroirs infectieux.
À moi seule, pourtant invisible, j’ai fait rapidement débloquer par l’état des milliards de dollars pour soulager les populations.
À moi seule, j’ai réussi à retisser des liens entre les individus, qui utilisent à profusion les technologies modernes et disponibles pour y parvenir.
J’allais oublier, j’ai des complices, ceux et celles qui font fi des consignes imposées par les autorités. Ils sont des alliés inestimables qui me permettent d’imposer ma puissance dévastatrice.
Je vais vous expliquer pourquoi je m’appelle COVID 19 : les lettres C, O, V, I, se retrouvent dans le mot civilisation, le D indiquant départ et 19 mon année de naissance.
En résumé, j’ai ouvert, en 2019, l’ère d’une nouvelle civilisation, vous comprenez maintenant pourquoi les gens s’appellent et échangent.
J’espère que cette fois l’être humain a bien compris, sinon, j’ai bien un petit copain, parmi mes amis, qui viendra vous confiner définitivement.
Ce n’est pas un souhait, mais une promesse.
On l’a vu dans la présente pandémie au Coronavirus, le papier de toilette fut et demeure l’article le plus vendu et recherché au pays. On se demandait bien pourquoi. Mais est-ce qu’on connait tous les secrets de ce bout de papier si recherché ? Ce qui suit vous en dévoilera beaucoup, dont le fait qu’il existe même en différentes couleurs… et oui !
1. La première utilisation de papier hygiénique enregistrée a eu lieu au 6e siècle en Chine.
2. Au 14ème siècle, le gouvernement chinois le produisait en série.
3. Le papier hygiénique emballé ne fut vendu aux États-Unis qu’en 1857.
4. Joseph Gayetty, l’homme qui a introduit le papier de toilette emballé aux États-Unis, avait son nom imprimé sur chaque feuille.
5. La demande mondiale de papier toilette utilise près de 30 000 arbres par jour.
6. C’est 10 millions d’arbres par an.
7. Ce n’est qu’en 1935 qu’un fabricant a pu promettre du papier hygiénique sans éclats.
8. Sept pour cent des Américains admettent avoir volé des rouleaux de papier hygiénique dans les hôtels.
9. Les Américains utilisent en moyenne 8,6 feuilles de papier toilette par voyage aux toilettes.
10. Le rouleau moyen a 333 feuilles.
11. Historiquement, ce que vous utilisez pour essuyer dépend de votre niveau de revenu.
12. Au moyen-âge, ils ont utilisé quelque chose appelé un bâton Gompf qui n’était qu’un véritable bâton utilisé pour gratter.
13. Les riches Romains utilisaient de la laine imbibée d’eau de rose et la royauté française utilisait de la dentelle.
14. D’autres choses qui étaient utilisées avant le papier hygiénique comprennent : le foin, les épis de maïs, les bâtons, les pierres, le sable, la mousse, le chanvre, la laine, les balles, les écorces de fruits, fougères, éponges, coquillages, cordes nouées et poterie cassée (aïe!).
15. 70 à 75% du monde n’utilise toujours pas de papier toilette parce qu’il est trop cher ou qu’il n’y a pas assez de plomberie.
16. Dans de nombreux pays d’Europe occidentale, les bidets sont considérés comme plus efficaces et préférables au papier toilette.
17. Le papier hygiénique coloré était populaire aux États-Unis jusqu’aux années 40.
18. La raison pour laquelle le papier hygiénique se désagrège si rapidement lorsqu’il est mouillé est que les fibres utilisées pour le fabriquer sont très courtes.
19. Sur la Station spatiale internationale, ils utilisent toujours du papier hygiénique ordinaire mais il doit être scellé dans des conteneurs spéciaux et compressé.
20. Pendant La tempête du désert, l’armée américaine a utilisé du papier toilette pour camoufler ses chars.
21. En 1973, Johnny Carson a provoqué une pénurie de papier toilette. Il a dit en plaisantant qu’il y avait une pénurie, ce qui n’était pas le cas, jusqu’à ce que tout le monde le croie et se précipite pour acheter les inventaires. Il a fallu trois semaines à certains magasins pour en obtenir de nouveau.
22. Il y a un concours parrainé par Charmin pour concevoir et fabriquer des robes de mariée en papier toilette. Le gagnant reçoit 2 000 $.
23. Il y avait un musée du papier toilette dans le Wisconsin, le musée Madison des papiers hygiéniques, mais il a fermé ses portes en 2000.
24. Le musée possédait autrefois plus de 3 000 rouleaux de papier de toilette provenant de partout dans le monde, dont The Guggenheim, Ellis Island et Graceland.
25. Il existe toujours un musée virtuel du papier toilette appelé Nobody’s Perfect.
26. En 1996, le Président Clinton a adopté une taxe sur le papier hygiénique de 6 cents le rouleau, qui est toujours en vigueur aujourd’hui. Obama a essayé de tripler cela, mais la Chambre ne l’a pas accepté.
27. Le Pentagone utilise en moyenne 666 rouleaux de papier toilette par jour.
28. Le papier hygiénique le plus cher au monde provient de la marque portugaise Renova.
29. Renova est à trois plis, parfumé, coûte 3 $ par rouleau et est disponible en plusieurs couleurs dont le noir, le rouge, le bleu et le vert.
30. Le PDG de Renova a eu l’idée de papier toilette noir pendant qu’il était à un spectacle du Cirque du Soleil.
31. Beyonce utilise uniquement du papier toilette Renova rouge.
32. Kris Jenner utilise uniquement du papier toilette Renova noir.
33. Si vous suspendez votre papier hygiénique pour pouvoir le tirer par le haut, vous êtes considéré comme plus intelligent que quelqu’un qui le tire par le bas. (Vous vous demandez comment cela a été déterminé ?)
34. Koji Suzuki, romancier d’horreur japonais mieux connu pour avoir écrit The Ring, a fait imprimer un roman entier sur un seul rouleau de papier toilette.
35. Le roman se déroule dans une salle de bain publique et toute l’histoire dure environ trois pieds de long.
36. Lorsqu’on leur a demandé quelle nécessité ils apporteraient à une île déserte, 49% des personnes ont répondu que le papier toilette avant la nourriture.
37. La reine Elizabeth II essuie son cul royal avec des mouchoirs en soie. Vous vous demandez si la femme de chambre royale arrive à les laver ?
NE PAS CONFONDRE : SENT – S’EN – SANS – C’EN
Sent, sens : forme du verbe sentir aux trois personnes du singulier du présent de l’indicatif. On écrit sent ou sens quand on peut remplacer par une autre forme du verbe sentir.
Ce lutteur ne sent (sentait) plus la force.
Je ne sens (sentirai) plus ma force.
S’en : contraction de « se en »; « s’ » est la forme idéale du pronom personnel réfléchi « se », et « en » un pronom adverbial. On écrit « s’en » quand on peut remplacer par « t’en » en changeant de personne.
Ce lutteur est fort, il ne s’en aperçoit pas.
Tu es fort, tu ne t’en aperçois pas.
Sans : préposition qui marque l’absence, le manque, la privation. Elle est souvent le contraire de « avec ». On écrit « sans » quand on peut remplacer par « avec », ou « sinon », « en », pour certaines expressions.
C’est un immeuble sans (avec) ascenseur.
Gérald sort de l’eau sans trembler (en tremblant).
C’en : contraction de « ce en »; « c’ » est la forme élidée du pronom démonstratif « ce » et « en » un pronom adverbial attribut.
Vous faites du bruit, c’en est trop.
Exercices
1- Quel(s) mot(s) complète(nt) cette phrase ?
Pourquoi avez-vous rendu votre devoir … le corriger ?
A) sens – B) s’en – C) sans – D) c’en
2- Quelle est la nature grammaticale du mot en gras ?
Quand je suis en vacances, je me sens libre.
A) adverbe – B) pronom personnel – C) préposition – D) verbe
3- Quels mots complètent cette phrase ?
Soyez … crainte, cette piqûre est indolore : on ne … rien !
A) sans / sent – B) s’en / sens – C) sent / c’en – D) sans / sens
4- Par quel mot peut-on remplacer les mots en gras ?
Venez vite sans quoi vous allez manquer le début du film.
A) sinon – B) pour – C) avec – D) par
5- Quels mots complètent cette phrase ?
La réponse est incorrecte; le professeur ne … … contenter.
A) s’en / peux – B) peut / s’en – C) peut / sans – D) s’en / peu
6- Quelle proposition complète cette phrase ?
Le brouillard est dense, il fait froid : … !
A) ça s’en l’hiver – B) ça sent l’hiver – C) ça sans l’hiver – D) ça sens l’hiver
7- Quels mots complètent cette phrase ?
Bien que … soit fini des moulins à café mécaniques, ma tante … collectionne.
A) sans / se – B) sent / en – C) s’en / y – D) c’en / les
Réponses à la fin de l’article.
Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.
Réponses : 1) C* – 2) D – 3) A – 4) A – 5) B – 6) B – 7) D
* Substitution : « … en le corrigeant ? »
Cette percée médicale pourrait avoir des effets positifs dans la prévention des maladies cardiovasculaires chez les personnes vivant avec le diabète.
Le 16 novembre dernier, au congrès scientifique de l’American Heart Association, le Dr Jean-Claude Tardif de l’Institut de Cardiologie de Montréal a dévoilé les résultats de l’étude clinique COLCOT (COLchicine Cardiovalcular Outcomes Trial).
S’étant déroulée sur un peu plus de trois ans et demi, cette étude d’ampleur internationale a été menée auprès de 4 745 patients dans 167 hôpitaux situés dans 12 pays. Elle comparait la colchicine, un médicament anti-inflammatoire utilisé depuis des décennies, à un placebo, en complément au traitement standard chez des patients ayant récemment subi une crise cardiaque. La prise d’une faible dose quotidienne de colchicine était étudiée pour la prévention de la récidive d’événements cardiaques chez ces patients.
Extrait de la plante colchique d’automne, la colchicine est peu dispendieuse et actuellement prescrite pour le traitement de la goutte, de la péricardite et de la fièvre méditerranéenne familiale.
LA CRISE CARDIAQUE
Pour comprendre pourquoi les chercheurs de l’étude ont regardé du côté de ce médicament plutôt que d’un autre, il est important de comprendre l’infarctus du myocarde (crise cardiaque).
Il s’agit principalement d’un blocage d’une artère coronaire, dont le rôle principal est d’alimenter le cœur en oxygène. La majorité du temps, ce blocage est causé par l’athérosclérose, c’est-à-dire l’obstruction de l’artère par une plaque importante de gras. Cette inflammation empêche le sang de circuler vers le cœur, limitant ainsi sa capacité à pomper le sang au reste du corps. Outre l’essoufflement, les patients peuvent alors ressentir une douleur vive à la poitrine, au cou ou au bras. Ce sont les signes avant-coureurs d’une crise cardiaque qui peut s’avérer mortelle.
LE RÔLE DE L’INFLAMMATION
Il est donc clair que l’inflammation joue un rôle critique dans le développement de l’athérosclérose et augmente de ce fait le risque de crise cardiaque. Les chercheurs de l’étude COLCOT se sont donc intéressés à la possibilité d’agir sur l’inflammation pour ralentir ou arrêter la formation, la progression et les complications des plaques liées à l’athérosclérose.
Comme l’explique le Dr Tardif, chercheur principal de l’étude, directeur du centre de recherche de l’Institut de Cardiologie de Montréal et professeur de médecine à l’Université de Montréal, « on a compris dans les dernières années que les blocages des artères du cœur ne sont pas quelque chose de passif, mais plutôt dynamique, et il y existe une composante d’inflammation significative. Nous savons maintenant que l’utilisation de la colchicine permet de réduire l’inflammation après une crise cardiaque chez les patients, et diminue les risques de subir d’autres événements cardiaques comme les réhospitalisations pour de l’angine nécessitant des dilatations coronariennes, des accidents vasculaires cérébraux (AVC), et ainsi de suite ».
UNE DÉCOUVERTE D’IMPORTANCE MONDIALE
Les résultats de l’étude, publiés dans la prestigieuse revue médicale New England Journal of Medicine, démontrent que les patients ayant reçu 0,5 mg de colchicine sur une base quotidienne ont présenté des taux d’événements cardiovasculaires significativement plus bas que ceux recevant le placebo. Plus précisément, la colchicine permettrait de réduire de 23 % la combinaison de décès cardiovasculaires, d’arrêt cardiaque réanimé, de crise cardiaque, d’AVC et d’hospitalisation urgente pour angine nécessitant une revascularisation coronarienne.
Pour les patients ayant suivi à la lettre le protocole de traitement, c’est une réduction de 29 % qui a été notée.
Qui plus est, l’étude démontre une réduction de 34 % de ce que le Dr Tardif appelle « le fardeau total des événements », soit l’ensemble des événements cardiovasculaires initiaux et récidivants. Les chercheurs de cette étude en viennent donc à la conclusion que l’ajout de la colchicine au traitement standard réduit le risque d’événements cardiovasculaires après une crise cardiaque.
Ainsi, comme précise le Dr Tardif, « COLCOT fait la démonstration qu’il est possible d’innover en redéfinissant l’usage d’un vieux médicament.
Ces données soulignent le potentiel de la colchicine comme traitement efficace et extrêmement utile pour réduire l’inflammation suivant un infarctus du myocarde dans le but d’améliorer le devenir cardiovasculaire des patients ».
Cette découverte d’envergure mondiale effectuée à Montréal permettra assurément de changer le cours de la médecine cardiovasculaire. Les données de l’étude seront revues par les différentes agences règlementaires. Puisque ce médicament n’est pas nouveau, il pourrait être prescrit rapidement au profit des patients.
PREMIÈRE CAUSE DE DÉCES AU MONDE
Les maladies cardiovasculaires sont les plus coûteuses et les plus mortelles au monde. La recherche est donc plus que nécessaire pour en comprendre les mécanismes et résoudre le problème lié aux maladies cardiovasculaires.
POTENTIEL IMPORTANT POUR LES PERSONES VIVANT AVEC LE DIABÈTE
Le diabète augmente le risque d’hypertension artérielle, de rétrécissement des artères, de maladie coronarienne et d’AVC, et les personnes vivant avec le diabète sont trois fois plus à risque de mourir d’une maladie du cœur que les autres. La recherche portant sur les maladies cardiovasculaires peut donc grandement bénéficier à ces personnes.
Selon les chercheurs de l’étude COLCOT, la colchicine pourrait éventuellement être très utile dans la prévention des maladies cardiovasculaires chez les patients avec un diabète de type 2 sans maladie cardiaque connue.
C’est d’ailleurs ce qui sera mis à l’épreuve lors de la deuxième phase de l’étude COLCOT. Ce volet devrait commencer dès 2020, et visera à évaluer les effets de la colchicine, par rapporte à un placebo, sur les événements cardiovasculaires chez 10 000 patients atteints de diabète de type 2 sans maladie coronarienne documentée.
« Avec ce deuxième volet de l’étude COLCOT, nous espérons démontrer que les patients présentant un diabète de type 2 peuvent également bénéficier des propriétés anti-inflammatoires de la colchicine afin de prévenir l’apparition de maladies cardiovasculaires », affirme le Dr Tardif.
En attendant les résultats, cette nouvelle étude présente un bel espoir de prévention des maladies cardiovasculaires chez les personnes vivant avec le diabète.
Source : Revue Plein Soleil, Hiver 2020
Pour certains, le confinement semble, et est insupportable. Tout ça à cause de la COVID-19. Imaginez, rester encabané chez-nous, pendant des semaines ou quelques mois… avec tous les outils de divertissements dont nous disposons, on se plaint le ventre plein.
Peut-être en avez déjà pris connaissance mais, à tout événement, j’ai décidé de partager avec vous l’histoire d’Armand Duguay, publié dans les pages de Journal de Montréal d’hier sous la plume de Pierre-Paul Biron, qui a passé 12 années en confinement dans les années 1940, dans un sanatorium alors que la tuberculose faisait rage.
Après l’avoir lu, vous serez d’avis que notre confinement actuel n’a absolument rien de comparable.
IL A ÉTÉ EN CONFINEMENT… 12 ANS
Une femme raconte l’histoire de son père frappé par la tuberculose pour remettre notre crise en perspective.
Douze années complètes en confinement, c’est l’expérience traumatisante qu’à vécu Armand Duguay après avoir contracté la tuberculose dans les années 1940.
Sylvie Duguay a beaucoup songé à son père ces derniers jours. Quand elle voit des gens qui risquent la vie des autres en ne respectant pas les mesures d’isolement, elle se rappelle ces histoires tragiques que son père lui racontait.
Armand Duguay a été confiné à un sanatorium de l’âge de 21 à 33 ans. Douze longues années à tenter de déjouer la mort en n’ayant rien de plus à faire que de regarder par la fenêtre ou jouer aux cartes « quand ça allait bien ».
« C’est 12 ans de sa vie sur pause, alors que nous, on nous demande peut-être un mois ou deux. Trois si on met ça au pire. Ce n’est rien », réfléchit Mme Duguay.
Comme quatre autres de ses frères et sœurs, Armand Duguay a vécu la vie dans un de ces hôpitaux désignés, celui de Lac-Etchemin, le Sanatorium Bégin. Sa mère s’y est même fait embaucher pour réussir à passer du temps avec ses enfants malades, raconte Sylvie Duguay.
« C’était un traumatisme majeur pour ces familles-là », confirme l’historien Réjean Lemoine.
12 ANS À REGARDER LE PLAFOND
Sur les photos de cette époque marquante de l’histoire du Québec, on voit souvent les lits, cordés les uns à côté des autres, avec les patients qui regardent dehors, devant des fenêtres ouvertes. « Le grand air était le traitement privilégié », explique M. Lemoine.
« C’est 12 ans à regarder le plafond », image Mme Duguay. « Son seul contact avec l’extérieur, c’était des lettres. On est loin d’internet, Netflix et des conversations vidéo avec la famille ».
Après ces longues années, Armand Duguay a pu quitter le Sanatorium Bégin sur ses deux pieds, contrairement à bien d’autres. « On lui avait quand même fait les derniers sacrements deux fois parce qu’il ne devait pas passer la nuit », confie la dame.
Si Sylvie Duguay a décidé de raconter cette histoire familiale, c’est surtout parce qu’elle peine à comprendre ls gens qui prennent des risques malgré les avertissements clairs.