Se plaindre le ventre plein

Pour certains, le confinement semble, et est insupportable. Tout ça à cause de la COVID-19. Imaginez, rester encabané chez-nous, pendant des semaines ou quelques mois… avec tous les outils de divertissements dont nous disposons, on se plaint le ventre plein.

Peut-être en avez déjà pris connaissance mais, à tout événement, j’ai décidé de partager avec vous l’histoire d’Armand Duguay, publié dans les pages de Journal de Montréal d’hier sous la plume de Pierre-Paul Biron, qui a passé 12 années en confinement dans les années 1940, dans un sanatorium alors que la tuberculose faisait rage.

Après l’avoir lu, vous serez d’avis que notre confinement actuel n’a absolument rien de comparable.

IL A ÉTÉ EN CONFINEMENT… 12 ANS

Une femme raconte l’histoire de son père frappé par la tuberculose pour remettre notre crise en perspective.

Douze années complètes en confinement, c’est l’expérience traumatisante qu’à vécu Armand Duguay après avoir contracté la tuberculose dans les années 1940.

Sylvie Duguay a beaucoup songé à son père ces derniers jours. Quand elle voit des gens qui risquent la vie des autres en ne respectant pas les mesures d’isolement, elle se rappelle ces histoires tragiques que son père lui racontait.

Armand Duguay a été confiné à un sanatorium de l’âge de 21 à 33 ans. Douze longues années à tenter de déjouer la mort en n’ayant rien de plus à faire que de regarder par la fenêtre ou jouer aux cartes « quand ça allait bien ».

« C’est 12 ans de sa vie sur pause, alors que nous, on nous demande peut-être un mois ou deux. Trois si on met ça au pire. Ce n’est rien », réfléchit Mme Duguay.

Comme quatre autres de ses frères et sœurs, Armand Duguay a vécu la vie dans un de ces hôpitaux désignés, celui de Lac-Etchemin, le Sanatorium Bégin. Sa mère s’y est même fait embaucher pour réussir à passer du temps avec ses enfants malades, raconte Sylvie Duguay.

« C’était un traumatisme majeur pour ces familles-là », confirme l’historien Réjean Lemoine.

12 ANS À REGARDER LE PLAFOND

Sur les photos de cette époque marquante de l’histoire du Québec, on voit souvent les lits, cordés les uns à côté des autres, avec les patients qui regardent dehors, devant des fenêtres ouvertes. « Le grand air était le traitement privilégié », explique M. Lemoine.

« C’est 12 ans à regarder le plafond », image Mme Duguay. « Son seul contact avec l’extérieur, c’était des lettres. On est loin d’internet, Netflix et des conversations vidéo avec la famille ».

Après ces longues années, Armand Duguay a pu quitter le Sanatorium Bégin sur ses deux pieds, contrairement à bien d’autres. « On lui avait quand même fait les derniers sacrements deux fois parce qu’il ne devait pas passer la nuit », confie la dame.

Si Sylvie Duguay a décidé de raconter cette histoire familiale, c’est surtout parce qu’elle peine à comprendre ls gens qui prennent des risques malgré les avertissements clairs.

Une réflexion sur “Se plaindre le ventre plein

  1. Léo Gagnon

    Hello , Nicole et ses deux sœurs ont été confiner à l’hôpital alors qu’elles étais enfants à cause de la tuberculose . Mème que une sœur est rester 5 ans confiner , sans sortir et sans voir personne .

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