Dernièrement, alors que j’étais dans une ligne d’attente à ma banque, je regardais défiler sur le grand écran mural ses affichages commerciaux publicitaires, nous offrant une montagne d’argent pour s’acheter ce qu’on n’a pas besoin, mais à un faible tôt d’intérêt pour garnir les coffres de cette même banque. Je repensais à la vieille époque où tout le travail était manuel, que les préposés fouillaient dans des immenses cardex pour trouver votre fiche et y indiquer vos dernières transactions bancaires puis, sur votre petit livret qu’on vos remettait avec le sourire, une fois mis à jour. Et des caisses, il y en avait à profusion. Les jours de paie, il fallait se présenter tôt et attendre en ligne de longues minutes pour changer son chèque. Et les frais de services de l’époque? Dérisoires et très peu nombreux!
Les temps ont bien changé. Aujourd’hui, plus besoin de se déplacer. Guichets automatiques, ordinateurs et téléphones intelligents font le travail. Les caisses sont disparues, enfin presque. À ma succursale il en reste deux et une seule est occupée. En principe et en réalité, tout se passe mieux. C’est plus fluide et c’est aussi plus captivant. C’est tout un contrat aujourd’hui de vouloir changer d’institution financière, avec toutes les transactions préautorisées et automatiques, ainsi que les chèques de pensions, de salaires et de revenus de toutes sortes, déposés automatiquement. Un vrai labyrinthe.
Paradoxalement, les frais de services ont monté en flèche. Ils prennent tout l’espace une page au format légal. Il y en a pour tous les goûts ; opérations courantes limitées à 14,95$ par mois et par compte, opérations illimitées plus dispendieuses évidemment et il y en a toute une panoplie trop longue à énumérer. D’ici peu, il y aura des frais pour avoir trop familiarisé avec la caissière. Bref l’ordinateur remplace 10 personnes mais on paie de plus en plus cher pour les services de cette machine
De véritables usines à fric, les six grandes banques canadiennes ont engranger des profits de 35 milliards de dollars en 2015. À elle seule, la banque Royale du Canada en détient 10 milliards de cette somme. Et comment ont-elles pu s’enrichir autant? Je vous le donne en mille ; des mises à pied massives de leur personnel et une hausse excessive des frais de service. Voilà!
Depuis des décennies, la population demande aux gouvernements de mettre son gros nez dans ces frais abusifs. Et que fait-il? La sourde oreille!
Récemment, j’ai reçu le texte qui suit, pour nous aider à réfléchir sur notre système bancaire rendu obligatoire et indispensable au quotidien, et qui pige allègrement dans le plat de bonbons fourni par les CONtribuables surtaxés.
Des cambrioleurs entrent dans une banque d’une petite ville.
1. L’un d’eux crie :
– On ne bouge plus! L’argent appartient à la banque. Vos vies vous appartiennent.
Immédiatement toutes les personnes présentes se couchent sur le sol calmement et sans aucune panique.
Ceci est un exemple de la façon dont le bon choix des mots d’un énoncé peut conduire toute personne à modifier sa vision du monde.
2. L’une des femmes est allongée sur le sol dans une pose provocante. L’un des voleurs s’approche et lui dit :
– Madame, c’est un cambriolage, ce n’est pas un viol. Veuillez s’il vous plaît vous comporter de façon appropriée.
Ceci est un exemple de la façon de se conduire professionnellement et de se focaliser sur l’objectif.
3. Alors qu’ils courent hors de la banque, le plus jeune voleur, titulaire d’un diplôme universitaire, dit au plus vieux, qui avait au mieux fréquenté l’école primaire :
– Hé, nous devrions peut-être compter combien nous avons volé?
Le vieux lui répond :
– Ne sois pas stupide, on a un gros paquet d’argent et il suffit d’attendre les prochaines infos à la télé pour savoir combien on a volé.
Ceci est un exemple où l’expérience vécue est plus importante qu’un diplôme universitaire.
4. Après le braquage, le directeur de la banque dit à son comptable :
– Il faut appeler la police et leur dire combien on nous a dérobé.
– Attendez, dit le comptable, avant de faire cela, ajoutons à cette somme ce que nous avons pris pour nous-mêmes au cours des derniers mois ainsi que divers petits détournements et déclarons que le tout nous a été volé.
Ceci est un exemple de la façon de tirer avantage d’une opportunité.
5. Le lendemain, on apprend par les infos que le montant volé à la banque est de trois millions de dollars. Les voleurs se mettent alors à compter leur butin et ne trouvent qu’un million, ce qui les fait râler :
– Nous avons risqué nos vies pour un million de dollars alors que la direction de la banque en a dérobé deux millions sans prendre de risque. Nous devrions peut-être apprendre comment fonctionne le système plutôt que d’être de simples voleurs.
Ceci est un exemple du fait que le savoir peut-être plus efficace que l’intimidation physique.
Moralité de l’histoire :
DONNEZ UN REVOLVER A QUELQU’UN, IL POURRA VOLER UNE BANQUE,
DONNEZ-LUI UNE BANQUE, IL POURRA VOLER TOUT LE MONDE.
C’est sous ce titre criant de vérité que Mathieu Bock-Côté coiffait son article de jeudi sur cette beauté talentueuse du tennis féminin qu’est Eugénie Bouchard, dit Genie. Hélas, elle renie énergiquement son origine québécoise francophone, et le papier de ce blogueur du Journal de Montréal exprimait également et entièrement ma pensée. Si vous ne l’avez pas lu, voici mon occasion de vous le partager.
Officiellement, elle s’appelle Eugenie Bouchard. Mais elle n’aime pas qu’on l’appelle ainsi. Son nom courant, c’est Genie.
Et même si elle s’appelle Bouchard, elle ne sait pas trop quoi faire de ses origines québécoises. Elle l’a déjà confessé en conférence de presse en 2014 : elle est fière de ne pas avoir l’accent québécois. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle ne l’a pas. En fait, elle parle un français laborieux : pour elle, c’est manifestement une langue étrangère. C’est normal : Eugenie Bouchard est ce qu’on appelait autrefois une assimilée.
CULTURE
Qu’est-ce qu’un assimilé? C’est quelqu’un qui est né québécois, mais qui s’est laissé dévorer par la culture anglophone nord-américaine. C’est un Québécois devenu un anglophone nord-américain comme les autres. Autrement dit, c’est un Québécois chez qui l’identité s’efface, sauf à étendre la définition de ce terme jusqu’à le rendre insignifiant. L’assimilé a abandonné le français pour l’anglais.
Dans notre histoire, nous avons longtemps redouté l’assimilation. On y voyait une perte d’identité. On craignait que l’Amérique du Nord anglophone finisse par nous avaler et nous fasse perdre notre personnalité culturelle. C’est ce qui est arrivé à Genie, qui se sent américaine. Mais aujourd’hui, on veut y voir une chance. L’assimilé a tiré le gros lot : il parle anglais sans accent!
J’entends la réplique prévisible : «On ne saurait distribuer des certificats de bon ou de mauvais québécois». Ça va de soi. Il y a plusieurs manières d’appartenir au Québec. Mais à cause de son importance médiatique, on peut quand même réfléchir à Eugenie Bouchard comme symbole culturel. L’identité, quoi qu’on en dise, n’est pas seulement un phénomène individuel. C’est une réalité collective.
Voici une jeune femme qui anglicise son prénom, qui préfère l’anglais, systématiquement l’anglais, au français dans ses communications publiques et qui témoigne d’un mépris pour son pays d’origine. Mais les Québécois sont tellement heureux de voir une femme qui vient de leur pays briller sur la scène du tennis mondial qu’ils font semblant de ne se rendre compte de rien. Comme d’habitude, ils s’enfouissent la tête dans le sable et ils appellent fièrement ça de la sagesse.
Comprenons-nous : je ne nie certainement pas le talent de Genie! C’est une joueuse de tennis exceptionnelle et je ne doute pas qu’il s’agisse d’un être humain d’une richesse de cœur remarquable.
CONTRE-MODÈLE
Eugenie Bouchard est un modèle sportif inspirant. Mais c’est un contre-modèle identitaire. Le jour où tous les Québécois ressembleront culturellement à la belle Genie et seront, comme elle, passés du français à l’anglais, le Québec n’existera tout simplement plus. Ce sera une région nord-américaine parmi d’autres.
Le jour où l’anglais sera notre première langue et le français, la langue de nos grands-parents, nous aurons perdu la grande bataille menée depuis 250 ans pour survivre et nous émanciper. Quand Mathieu deviendra Matthew, Pierre, Peter et André, Andrew, c’est que le peuple québécois sera un peuple mort. Il agonise déjà, d’ailleurs. Mais il agonise en souriant.
Aujourd’hui, je vous offre quelque chose de spécial ; cet article décousu de mots. Je préfère laisser toute la place au talent de s’exprimer. Du plaisir pour les yeux.
Cliquez sur le lien suivant pour le découvrir :
La candeur des enfants n’est plus à faire et quoi de plus adorable de discuter avec eux et d’entendre leur réaction. C’est tellement spontané qu’il faut parfois se retourner pour cacher un fou-rire indescriptible. Voici donc quelques perles qui vous feront sourire à coup sûr.
Une petite fille de quatre ans essayant de s’habiller toute seule :
– C’est impossible, les boutons sont derrière et je suis devant.
Une petite fille dit à un petit garçon :
– Quand on sera grand, on se mariera.
Le petit garçon lui répond :
– Impossible, chez nous, on se marie dans la famille. Mon père a épousé ma mère, mon grand-père a épousé ma grand-mère, etc.
Kariane prend le train pour la première fois.
– Regarde maman, tous les arbres retournent à la maison.
Une petite fille écoute la finale des séries de hockey avec son papa.
– Pourquoi se lancent-ils tous sur la rondelle, papa?
– C’est simple, lui répond-il. L’équipe qui marquera le plus de buts ce soir sera la gagnante de la coupe Stanley.
– Et les autres? demande-t-elle perplexe.
– Eux non, bien sûr, ils seront les perdants.
– Alors, pourquoi se lancent-ils eux aussi sur la rondelle?
Alexia dit à son papa :
Papa, je savais que tu venais de rentrer. J’ai entendu tes traces de pas.
Une maman vient d’avoir un deuxième bébé. La nuit, il se met à pleurer. La maman se lève alors et dit :
– Il va falloir que j’aille le changer!
Le petit frère, entendant cela, s’adresse alors à la maman :
– Ho! Oui, change-le et prends en un autre qui pleure moins!
Un gamin regarde sa mère enceinte se dévêtir…
– Dis Maman, pourquoi tu as un gros ventre?
Sa maman répond :
– C’est parce que papa m’a donné un petit bébé.
Le gamin sort de la chambre et s’en va retrouver son père pour lui demander :
– Papa, c’est vrai que tu as donné un petit bébé à maman?
– Oui, lui répond tendrement son papa.
– Hé bien, elle l’a mangé!
Un gamin demande à sa mère :
– Dis maman, quand on meurt, est-ce que c’est pour la vie?
Zoé tombe par terre :
– Maman, j’ai mal!
Sa maman lui demande :
– Où as-tu mal?
Elle répond :
– Aux pantalons!
En visite chez Mamie, les enfants jouent près d’un champ. Soudain, les enfants arrivent en courant, en criant :
– Maman, maman, les vaches sont à vendre!
– Comment ça, elles sont à vendre?
– Oui, s’exclament alors les enfants.
– Elles ont une étiquette sur l’oreille!
– Tu n’aurais pas mis tes bottes dans les mauvais pieds? demande la mère à son fils de 4 ans.
– Je ne peux pas, répond l’enfant. Ce sont les seuls pieds que j’ai!
Un petit garçon regarde sa mère se mettre de la crème dans le visage.
– Pourquoi tu fais ça, maman?
– Pour être plus belle, mon chéri.
En voyant sa mère enlever la crème, il lui dit :
– Et maintenant, tu abandonnes?
Maman explique à Noémie, 4 ans, que son oncle vient de rompre avec sa petite amie. Noémie demande pourquoi. Sa maman lui répond qu’ils ne s’entendaient plus. Alors, elle répond :
– Ils n’ont qu’à parler plus fort!
Une nouvelle page d’histoire a été tournée ce soir ; Hillary Clinton a été officiellement désignée candidate démocrate à la présidence des États-Unis d’Amérique. Une première!
Donc nous pourrons assister aussi à cette première le 8 novembre prochain, alors qu’elle se mesurera au républicain Donald Trump pour tenter de remporter l’élection présidentielle. Pour une seconde fois la tradition risque de changer. Alors que Barack Obama devenait, le 4 novembre 2008, le premier Afro-Américain à accéder à la présidence des États-Unis, Hillary Clinton tentera de devenir la première présidente de ce pays.
Qui l’emportera? Bien malin celui qui pourrait prédire le vainqueur à 105 jours de l’élection. En novembre, nous serons dans nos quartiers d’hiver en Floride et nous pourrons vivre ces moments comme les américains. Mais peu importe le dénouement de cette course, elle promet d’être palpitante et surtout virile.
J’aimerais bien que Madame Clinton l’emporte. Il est temps qu’une femme dirige ce pays. De plus, son mari Bill Clinton pourra la conseiller, lui qui a occupé cette importante fonction durant 8 ans et qui a été un président populaire et très apprécié. Les experts de la politique américaine affirment que s’il avait pu solliciter un troisième mandat, il l’aurait obtenu majoritairement.
Par contre, Donald Trump est un adversaire redoutable. Il est déterminé à faire un ménage en profondeur et son discours rejoint la majorité silencieuse qui en a marre de la mollesse des politiciens avec leur phrases creuses qui ne veulent rien dire. Trump représente les électeurs qui demandent plus e fermeté de leur gouvernement à qui ils donnent beaucoup. De plus, les républicains ont soif de pouvoir. Étant majoritaires au Sénat, ils pourraient boucler la boucle des réformes en profondeur qu’il pourrait proposer.
Homme ou femme? Telle est la question. Sans être un spécialiste de la politique américaine, je suis d’avis que les américains feront encore confiance à un homme, en conséquence Donald Trump. Mais bon ! J’ai une chance sur deux d’avoir raison ou de me tromper. On verra! Si c’est Clinton, ce sera une continuité d’Obama. Si c’est Trump, ça risque de brasser dans tous les sens. Un automne chaud s’annonce de l’autre côté de la frontière.
Il ne se passe pas une semaine sans que le tonnerre gronde et que les éclairs ne dansent dans le ciel. Nous sommes en pleine période d’instabilité avec le taux d’humidité élevé, et nos téléphones intelligents y vont d’alertes successives pour nous prévenir du danger. Parce que danger il y a. Saviez-vous que la foudre se déplace à près de 40 000 km/s? Et que voltage peut atteindre le million de volts?
Cela étant dit, voici ce qui est important de savoir sur ce puissant phénomène naturel.
1) Peut-on toucher à une personne foudroyée?
R) OUI – Il n’y a aucun danger à porter secours à une victime de la foudre. Elle n’est pas conductrice d’électricité.
2) Dans ma maison, si je ferme les fenêtres, y-a-t-il du danger?
R) OUI – La foudre peut traverser la vitre et la brique.
3) Est-ce exact qu’en comptant le nombre de secondes entre l’éclair et le coup de tonnerre, et en divisant le résultat par 3, on évalue la distance de la foudre?
R) OUI – Par exemple, si 9 secondes séparent l’éclair du tonnerre, alors la foudre est à 3 kilomètres de nous.
4) La foudre peut-elle frapper de nouveau au même endroit?
R) OUI – La foudre peut s’abattre plus d’une fois au même endroit. À preuve, L’Empire State Building, à New York, a déjà été frappé 15 fois en 15 minutes.
5) Durant un orage est-ce que je peux quand même vaquer à certaines occupations comme laver la vaisselle ou prendre un bain?
R) NON – Il faut éviter tout contact avec l’eau, parce qu’elle est conductrice d’électricité.
6) Est-ce qu’il y a danger d’utiliser un téléphone relié à une ligne terrestre pendant un orage?
R) OUI – Il faut éviter d’utiliser ce type de téléphone, car la foudre voyage par les fils et les cordons électriques.
7) Si je suis à l’extérieur, puis-je me réfugier dans une tente?
R) NON – Aucun abri n’est sécuritaire à l’extérieur, ni même un véhicule récréatif en fibre de verre. Dans le pire des cas, réfugiez-vous dans une voiture. Surtout pas sous un arbre.
8) Une fois l’orage passée, est-ce qu’on peut quitter notre abri immédiatement?
R) NON – Idéalement, il faut y rester une trentaine de minutes après le dernier grondement de tonnerre. Le tiers des blessés par foudre sont atteints après la fin d’un orage.
9) Est-ce qu’il faut éviter les zones surélevées et ne pas s’approcher trop près d’une clôture en fil de fer durant un orage?
R) OUI – Il ne faut pas être l’objet le plus élevé des environs. Les golfeurs, qui se retrouvent avec un bâton en fer au milieu d’un terrain dégagé, courent donc de grands risques.
10) Si l’orage me surprend alors que je suis sur un plan d’eau, est-ce que je dois rejoindre le rivage très rapidement?
R) OUI – L’eau, conductrice d’électricité, est votre pire ennemi.
11) Comme un orage est toujours électrique, est-il redondant de dire orage électrique?
R) OUI – Orage suffit dans ce cas! À noter qu’il existe toutefois des orages magnétiques, qui n’ont rien à voir avec la météo.
12) Est-ce exact que plus l’orage est loin, plus le tonnerre est perçu comme un grondement. Plus il est rapproché, plus il ressemble à un claquement sec?
R) OUI – De plus, lorsque l’éclair est court et droit, les ondes sont perçues comme un seul coup de tonnerre. Mais si le trajet est long et ramifié, on entend alors une succession de grondements.
13) La probabilité d’être frappé par la foudre au cours de ma vie, serait de 1 sur 100 millions. Est-ce exact?
R) NON – La probabilité est plutôt d’environ 1 sur 1 million. Selon Environnement Canada, la foudre tue de 6 à 12 personnes chaque année au pays, et blesse sérieusement 60 ou 70 autres.
Vous voilà maintenant renseigné et prêt à faire face à la menace.
Source : ici.radio-canada.ca
Qu’y a-t-il de plus beau que de sillonner une obscure route de campagne à la tombée de la nuit, d’y rouler en deçà de la limite de vitesse permise et de s’offrir un spectacle naturel gratuit mais combien saisissant? Pas grand-chose en fait. Une fois de plus, le hasard a bien fait les choses.
Ce soir, nous revenions de Saint Constant, Louise et moi, par une température très clémente et humide. Depuis quelques minutes, la météo annonçait une veille d’orages violents dans le secteur. Bof! Une veille ne veut pas nécessairement dire que ça se produira, mais quelques petits éclairs fendent le ciel noir quelques fractions de secondes en signe d’avertissements annonciateurs.
Vers 21h30 et arrivé à une intersection, je vois les signaux lumineux d’un passage à niveau s’activer sur ma gauche. Je décide donc de tourner à droite et de me diriger vers Saint Mathieu. Nous sommes en pleine campagne, sous une nuit ébène et seuls sur une route sinueuse et douce. Avec son récent bitume tout lisse et doux au point où je n’ai pas envie de rouler vite, je souhaite apprécier pleinement le spectacle qui s’offre à nous.
Un magnifique feu d’artifice monochrome s’éclate devant nos yeux éblouis. Une répétition d’éclairs qui se succèdent rapidement et qui déchirent le ciel au point d’éclairer intensément l’horizon. Je dois me concentrer sur la route et Louise en profite plus que moi. Il ne pleut pas et le vent a également pris congé. Mais quelle chance de pouvoir être un témoin privilégié de toute cette puissance qui impressionne. Dans l’entrée d’un champ, on distingue une automobile garée pour apprécier la nature qui s’offre en spectacle. Je n’avais jamais vu pareille démonstration de force des éléments. Une puissance d’énergie incomparable et doublée d’un formidable pouvoir de destruction.
Durant les vingt minutes du trajet menant à la maison, on a eu droit à une manifestation grandiose de ce que la nature est capable. J’aurais regardé longtemps sans m’en lasser. C’était indescriptible. Lorsque je suis arrivé à la maison, je n’avais qu’une seule envie ; vous faire partager mon enthousiasme devant cette découverte.
Quand on voit cette démonstration de force, on ne peut que s’incliner devant cette nature qui impose le respect. C’était plus majestueux que le plus beau des feux d’artifices qu’il m’a été donné de voir. Gens de la grande région de la Rive-Sud de Montréal, l’avez-vous vu?
Je reçois beaucoup de courriels et de commentaires sur mes articles. Comme tout le monde, je me promène sur les réseaux sociaux et je lis ce qui s’écrit, par défaut ou conscience professionnelle peu importe, je relève quelques fautes d’orthographes ou d’accords de verbes. Certaines erreurs reviennent souvent et j’ai pensé vous donner mes trucs pour mieux écrire. Des méthodes simples qui m’ont été suggérées par mon professeur de français de 8ième année et dont je fais religieusement usage depuis ce temps.
D’abord, je vous dirai qu’il y a deux choses indispensables à faire pour améliorer sa syntaxe et son français écrit; se relire, et avoir à portée de la main un dictionnaire.
Se relire permet de corriger une foule d’erreurs de frappe. C’est fou comme on peut accrocher deux touches d’un minuscule clavier en même temps, avec nos gros doigts. Avant de publier votre texte, relisez-le ! Vous constaterez rapidement la différence et vos textes seront beaucoup plus concis et clairs.
Quant au dictionnaire, il y en a plein en ligne, certains gratuits, accessibles sur votre téléphone, votre tablette ou ordinateur. Pour ma part, j’utilise le Robert mobile que j’adore. Dès que vous avez le moindre doute sur la façon d’écrire votre mot, vous le consultez.
Alors pour revenir à nos moutons je vous propose la leçon suivante qui traite des différences entre c’est / ces / s’est / ses / sais / sait. Une erreur fréquemment observée sur le net.
c’est => pronom démonstratif (qui sert à démontrer) + verbe être. Il peut être suivi d’un nom, d’un pronom ou d’un adjectif. Si vous pouvez remplacer virtuellement c’est par ceci est ou cela est, vous devez l’écrire ce cette façon. Voyez les exemples : C’est une auto! C’est lui! C’est joli!
ces => déterminant démonstratif (qui sert à démontrer) est suivi d’un nom au pluriel. Exemple : Ces pommes sont délicieuses.
s’est => pronom réfléchi (qui indique que l’action émanant du sujet fait retour à lui-même) + verbe être. Exemples : Il s’est endormi. Ginette s’est regardée dans le miroir.
ses => déterminant possessif (qui marque une relation d’appartenance, un rapport de possession, de dépendance). S’emploie devant un nom au pluriel. Exemple : Il écoute ses disques.
sais => verbe savoir, présent de l’indicatif 1ère & 2e personne du singulier. Exemples : Je sais nager. Tu sais conduire.
sait => verbe savoir, présent de l’indicatif 3e personne du singulier. Exemples : Simon sait ce qu’il doit faire. Il sait jouer aux cartes.
Voilà pour cette première leçon et je compte bien vous en proposer d’autres de temps en temps. Vous venez de découvrir six mots qui ont la même prononciation. Ce sont des homophones, mais ils n’ont ni la même orthographe ni la même utilisation.
Et si l’idée vous vient de poursuivre plus intensément votre apprentissage du français écrit, je vous suggère le site francaisfacile.com
Dans la vague des assassinats de policiers qui nourrissent l’actualité aux États-Unis par les temps qui courent, j’ai pensé vous faire partager le texte qui suit, pour vous aider à réfléchir sur ces personnes, avant tout humaines, qui sont là pour nous protéger et faire en sorte que nous vivions dans un constant sentiment de sécurité.
Je suis un officier de police
Je lace mes bottes, je réajuste ma veste, je m’attache un ceinturon de 30 livres et je mets mon badge.
Je dis au revoir à mes proches, je passe la porte avec l’espoir de revenir, je prie Dieu qu’il m’accorde sa protection et je laisse mes doutes et mes peurs derrière la porte.
Je contrôle ma voiture de service, je patrouille dans votre quartier, votre sécurité repose sur mes épaules et je rentre quand il y a un intrus.
J’arrête les bagarres, j’arrête les menaces, j’arrête les cambrioleurs et les voleurs, j’arrête ceux qui se détruisent avec la drogue, j’arrête ceux qui maltraitent les enfants et j’arrête les viols, meurtres et autres crimes.
Je suis votre première ligne de défense, je donne ma vie pour protéger la vôtre, ma sécurité est constamment en jeu et je supporte vos malheurs.
Mais vous me hurlez dessus, vous me détestez, vous n’êtes jamais d’accord avec moi et vous me traitez de cochon, de chien, d’escroc, de fou de la gâchette, de mauvais et d’inutile.
Vous me combattez, vous me crachez au visage, vous essayez de me tuer et vous apprenez à vos enfants que je suis un monstre qui viendra les emporter.
Vous jugez tous mes gestes, vous remettez en cause mes décisions, vous vous plaignez de moi et je ne vous en tiens même pas rigueur, avec mes proches qui souffrent de mon absence.
Pourtant je suis toujours là pour vous, j’aurai toujours une oreille pour vous, je continuerai à me battre pour vous et je me tiendrai toujours là pour vous.
Avec l’estomac noué, avec les mains moites, en retenant mes larmes avec mes meurtrissures et ma vie entre parenthèses, je continuerai à vous protéger, je maintiendrai la paix, je protègerai les faibles et j’aiderai ceux dans le besoin.
Je suis un officier de police, mais avant tout un humain.
Un homme s’étonne auprès de son copain :
– Quoi ! Toi, si pudique, tu as emmené ta femme, cet été, dans un camp de nudistes?
– Oui, au moins, pendant un mois, elle ne s’est pas plainte de n’avoir rien à se mettre!
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Un catholique, un protestant, un musulman et un juif étaient en discussion pendant un dîner. Le catholique dit :
– J’ai une grande fortune et j’achèterais bien la Citibank!
Le protestant dit :
– Je suis très riche et j’achèterais bien la General Motors!
Le musulman dit :
– Je suis un prince fabuleusement riche. Je vais acheter Microsoft!
Ensuite, ils attendent tous que le juif parle… Le juif remue son café, place la cuillère proprement sur la table, prend une petite gorgée de café, les regarde et dit avec désinvolture :
– Je ne vends pas!
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Un homme meurt. Comme il avait décidé de se faire incinérer, on le place dans un cercueil et puis au feu. Le cercueil brûle, mais pas le corps du bonhomme. On le place dans un autre cercueil et l’on recommence. Même chose, le cercueil brûle, mais pas le type. Et la veuve déclare :
– Ça ne m’étonne pas, ça fait 30 ans qu’il prend des anti-inflammatoires.
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Une belle jeune fille de 23 ans avait envie de devenir riche très vite. Elle décide d’épouser un homme de 73 ans, milliardaire, en se promettant de le baiser à mort dès la nuit de noces. La cérémonie est grandiose, avec tout le gratin naturellement. Puis vient la première nuit.
La jeune fille se déshabille et attend son mari de 73 ans sur le lit, nue. Lorsque le mari sort de la salle de bain, il est nu lui aussi et la mariée découvre avec stupéfaction que son mari est en érection, que son machin fait bien 25 cm de long, et qu’il l’a déjà coiffée d’un préservatif. En plus de ce tableau incroyable, elle constate que son mari a dans les mains des bouches-oreilles et un pince-nez. Évidemment, elle lui demande :
– Chéri, qu’est-ce que tu vas faire avec ça?
Et le mari répond:
– Il y a deux choses que je ne peux pas supporter dans la vie; le bruit d’une femme qui hurle, et l’odeur du caoutchouc brûlé!
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FILLE : – P’pa, je viens te voir parce que je voudrais me marier. Imagine-toi que je suis tombée en amour avec un gars qui vit à New York et moi, je vis en Californie. Nous nous sommes rencontrés sur un site de rencontre, nous sommes devenus amis sur Facebook, nous avons beaucoup échangé sur Twitter et il m’a demandée en mariage sur Skype. J’aimerais que tu bénisses notre union et que tu m’offres de super grosses noces… Alors, sors ton carnet de chèques!
PÈRE : -Wow! Vraiment! Après avoir entendu ton histoire, je te suggère de te marier sur Facebook, de visiter Las Vegas sur YouTube, de jouer au Casino en ligne, d’acheter vos enfants sur Amazon et de payer avec PayPal. Et si jamais tu te tannes de ton mari, tu pourras toujours le vendre sur eBay!
L’horreur a encore frappé à Nice, en France, en fin de journée de jeudi. Plus de 80 morts, tous fauchés délibérément par un fou furieux, fusillé par les policiers, au volant d’un mastodonte pour faire le plus de ravage possible.
Les enfants et adultes sur son tracé en zigzag n’ont eu aucune chance. Partis admirer les splendeurs d’un magistral feux d’artifices en ce jour de fête nationale, ils n’en sont jamais revenus. Peut-on imaginer une mort plus atroce?
Depuis ces événements tragiques, la radio, la télé et les médias sociaux ne parlent que de ça. Les témoignages des badauds ont innondé les lignes ouvertes pour l’occasion. Certains d’entre eux l’ont échappé belle. Quelques pas de plus et c’était la mort.
Toutes les hypothèses ont été avancées. On blâme le manque de policiers sur place, le fait que le camion circulait dans un couloir complètement fermé… C’était soir de fête, tout le monde était joyeux et dans l’ambiance. Comment peut-on prévoir un drame pareil? Il y aurait eu 500 policiers de plus qu’on n’aurait jamais été capable d’arrêter ce damné camion. Qu’aurait-on pu faire si un avion kamikaze avait décidé de s’encastrer dans cette foule qu’on estimait à 100 000 personnes, comme un fameux 11 septembre? Rien ! Absolument rien !
Les puissances mondiales connaissent les groupes terroristes islamistes, alors pourquoi ne pas les anéantir une bonne fois pour toute dans une coalition? Et il faut dès maintenant et partout sur le globe, resserrer nos normes d’immigration.
Le Canada est loin d’être un exemple en matière de lutte au terrorisme. Selfie Trudeau a fait retirer ses chasseurs en Irak, puis admis 25 000 nouveaux immigrants en début d’année et dans un temps record. Ne venez pas me faire croire que toutes ces personnes ont été passées au peigne fin? Je ne dis pas que ce sont tous des terroristes, mais s’il y en avait une cinquantaine dans le lot, imaginez notre avenir à court terme. Une réplique de la France? Qu’est-ce qui nous protège d’une telle menace de fanatiques?
Il faut arrêter de fournir des armes, comme l’a fait Stéphane Dion aux saoudiens. Si on veut enrayer le terrorisme, il faut leur couper les vivres et les armes. Ce serait un premier pas de fait. Il faut arrêter de leur donner des occasions de se faire valoir. Il faut lutter! Oublier les conflits mondiaux, les guerres «normales» et stratégiques. Les guerres du 21e siècle sont des actes terroristes ciblés qui frappent tout le monde au fond des tripes et sans discernement.
Les attentats en France sont le fruit d’un laisser-aller en matière d’immigration. Au fil du temps et de la mollesse des gouvernements, la situation s’est envenimée en douce et on en découvre de façon brutale toute l’horreur et les conséquences de cette ouverture sur le monde. Les fanatiques musulmans se sont donnés une mission planétaire où ils n’ont rien à perdre et où la vie humaine n’a aucune valeur. Il faut se réveiller maintenant, avant de le faire dans l’au-delà.
Hier, dans les pages du Journal de Montréal, la chroniqueuse Lise Ravary publiait un texte sur le triste sort des aînés en CHSLD et surtout sur notre responsabilité, tant personnelle que collective, à s’occuper de cette génération en fin de parcours, laissée souvent à elle-même et qui n’a plus la force de revendiquer le minimum à leur bien-être. Les groupes de pression comme nos confortables politiciens et certaines familles de ces valeureux aînés, n’osent même pas lever le petit doigt pour changer les choses. Un jour, ce sera peut-être notre tour et si rien ne change, on aura récolté ce qu’on aura semé. Endossant fortement ce papier, je me permets de le partager avec vous.
«La nourriture servie dans les CHSLD est adéquate». Gaétan Barrette
Je ne ferais pas manger à mon chien la nourriture servie dans les CHSLD. Du moins, pas ce que l’on voit sur les photos qui circulent sur les réseaux sociaux. C’est un scandale national. Ajoutez à cela la canicule. Car si des patrons ont des bureaux climatisés, seulement 10% des chambres le seraient. Bienheureux les vieux dont le bain hebdomadaire tombait hier.
C’est aussi scandaleux qu’incompréhensible dans un Québec champion canadien des dépenses en programmes de toutes sortes, soit 10 295$ par habitant contre 8 494$ en Ontario, où la santé fonctionne mieux qu’ici. Mais ce n’est pas de cela que je veux parler aujourd’hui.
L’AUTRE SCANDALE
Pourquoi il n’y a personne dans la rue? Où sont les casseroles? Où sont les chaînes humaines autour des CHSLD? Où sont les gens en colère? Allô Québec Solidaire? Pourquoi il n’y a personne au parc Émilie-Gamelin pour organiser une farandole nocturne et prêter voix aux aînés qui se taisent, de peur qu’on leur enlève le petit peu qu’ils reçoivent? Que font nos chantres de la justice sociale pour dénoncer le sort fait à ceux qui ont bâti le Québec, aujourd’hui forcés de vivre dans des conditions inhumaines?
J’ai eu beau chercher sur le site de Ricochet, le média chouchou de la gauche au Québec : je n’ai pas trouvé une traître ligne sur le sort réservé aux vieux au Québec. Par contre, le sort qu’on aimerait voir réservé à Richard Martineau est amplement couvert.
Pourquoi le Québec social s’est-il ému pour des étudiants dans la force de l’âge mais regarde dans l’autre direction, quand il s’agit des plus vulnérables, les vieux qui ont la mauvaise idée d’être malades? Sans oublier la «haine» sur internet où j’ai lu hier «meilleur idée : panne de courant généralisée au Québec. 5 jours de canicules, la loi de la nature à son meilleur. épurer ces foyer (sic)».
ET UN AUTRE…
La responsabilité des aînés qui ne peuvent plus s’occuper d’eux-mêmes appartient aux familles. Pas à l’État. Dans ma tribu, nous gardons nos vieux chez nous. Heureusement que leur état de santé le permettait mais il a fallu faire des sacrifices. J’ai refusé un poste à Londres pour m’occuper de mon père. Pas plus vertueuse que les autres, mon sens de la culpabilité est plus développé que la moyenne. Si j’ai pesté contre «l’injustice» d’être enfant unique, vivre l’âme en paix et voir mon père heureux valaient plus qu’une job de rêve dans ma ville préférée.
Les vieux sont abandonnés non seulement par le système, mais par les enfants qui leur doivent la vie. On estime à 10% le nombre de «bénéficiaires (je hais ce mot à en vomir) visités régulièrement par leur famille. Ces histoires de vieux qu’on «crisse» aux urgences le vendredi soir pour avoir une «fin de semaine off» ne sont pas des légendes urbaines.
Ce soir, allez donc voir papa ou grand-maman et apportez-lui un Tupperware de son plat préféré et un ventilateur. Et parlez-lui de la manifestation monstre qui va s’organiser, c’est certain, pour défendre son droit à vivre dans la dignité. Mais n’oubliez surtout pas de remercier les employés, souvent payés des pinottes, avant de partir. Sans eux, que feriez-vous?