Un coup de fil dans la nuit est presque toujours signe d’un mauvais présage, d’une mauvaise nouvelle. C’est ce qui s’est produit vers une heure en cette nuit fraîche du 23 juillet. Ma belle-sœur Francine venait d’apprendre la triste nouvelle du décès de son frère Robert à l’âge de 72 ans.
Hospitalisé depuis quelque temps et en phase terminale d’un cancer, c’est finalement un arrêt cardiaque foudroyant qui a mis fin à ses souffrances.
Je ne l’ai pas beaucoup connu, mais chacune des fois où nous nous rencontrions, il était de bonne humeur et dégageait une certaine jovialité. Selon ses dernières volontés, il n’y aura pas de funérailles. Il laisse dans le deuil sa conjointe Réjeanne, son frère André ainsi que ses sœurs Johanne et Francine, à qui j’offre mes plus sincères condoléances.
Je terminerai sur ce magnifique texte pour apporter une dose de réconfort et de sérénité;
« Dieu a vu que tu te fatiguais lorsque la guérison ne venait pas. Alors, il t’a pris dans ses bras et t’a dit doucement : « Viens avec moi ». Tu n’as pas mérité ce que tu endurais. Alors il t’a donné le repos. Les jardins du Seigneurs sont si beaux. Il prend seulement les meilleurs. Et lorsque l’on t’a vu dormir si paisiblement et libre de toute douleur, nous ne pouvions plus désirer ton retour pour souffrir à nouveau. Sois maintenant notre Ange-Gardien ».
Selon les spécialistes, la survie de la planète est directement liée à son environnement. Dans cette ère de surconsommation, on pense que le gaspillage était le lot de nos ancêtres et que c’est nous qui devons réparer les pots cassés. Mais bien avant que l’alarme soit déclenchée pour encourager le recyclage, nos prédécesseurs, sans être visionnaires ou même ignorants de l’avenir, exerçaient une certaine forme de recyclage avec les biens de consommations quotidiens de l’époque. Le texte qui suit le démontre sans équivoque.
Lorsqu’une dame dans la soixantaine a choisi le sac en plastique pour ses produits d’épicerie, la caissière lui a reproché de ne pas se mettre au «vert». La caissière dit à la femme que sa génération ne comprenait tout simplement pas le mouvement environnementaliste; que seuls les jeunes allaient payer pour la vieille génération qui a gaspillé toutes les ressources. La dame s’est excusée auprès d’elle et a expliqué :
– Je suis désolé, nous n’avions pas le mouvement vert dans mon temps.
Alors qu’elle quittait le magasin, la mine déconfite, la caissière en rajouta :
– Ce sont des gens comme vous qui ont ruiné toutes les ressources à nos dépens. C’est vrai, vous ne considériez absolument pas la protection de l’environnement dans votre temps!
La dame admit qu’à l’époque, on retournait les bouteilles de lait, les bouteilles d’eaux gazeuses et de bière au magasin. Le magasin les renvoyait à l’usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau; on utilisait les mêmes bouteilles à plusieurs reprises. À cette époque, les bouteilles étaient réellement recyclées, mais on ne connaissait pas le mouvement vert. En mon temps, on montait l’escalier: on n’avait pas d’escaliers roulants dans tous les magasins ou dans les bureaux. On marchait à l’épicerie aussi. On ne prenait pas un bolide à 300 chevaux-vapeur à chaque fois qu’il fallait se déplacer de deux coins de rue. Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement vert.
À l’époque, on lessivait les couches de bébé; on ne connaissait pas les couches jetables. On faisait sécher les vêtements dehors sur une corde à linge; pas dans une machine énergétique avalant 220 volts. On utilisait l’énergie éolienne et solaire pour vraiment sécher les vêtements. Également, on recyclait systématiquement les vêtements qui passaient d’un frère ou d’une sœur à l’autre. C’est vrai ! On ne connaissait pas le mouvement vert. On n’avait qu’un seul téléviseur ou une radio dans la maison; pas une télé dans chaque chambre. Et la télévision avait un petit écran de la taille d’une boîte de pizza, pas un écran de la taille de l’État du Montana.
Dans la cuisine, on s’activait pour brasser les plats et pour préparer les repas; on ne disposait pas de tous ces gadgets électriques spécialisés pour tout préparer sans efforts. Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste, on utilisait des rembourrages comme du papier journal ou de la ouate, pas des bulles en mousse de polystyrène ou en plastique. À l’époque, on utilisait du « jus-de-bras » pour tondre le gazon; on n’avait pas de tondeuses à essence autopropulsées. On travaillait fort physiquement; on n’avait pas besoin d’aller dans un club de santé pour courir sur des tapis roulants qui fonctionnent à l’électricité. Mais, vous avez raison: on ne connaissait pas le mouvement vert.
À l’époque, on buvait de l’eau à la fontaine quand on avait soif; on n’utilisait pas de tasses ou de bouteilles en plastique à chaque fois qu’on voulait prendre de l’eau. On remplissait les plumes fontaines au lieu d’acheter un nouveau stylo; on remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter le rasoir tout simplement à chaque rasage. Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement vert. Les gens prenaient le tramway et les enfants prenaient leur vélo pour se rendre à l’école au lieu d’utiliser la voiture familiale et maman comme un service de taxi de 24 heures. On avait une prise de courant par pièce, pas une bande multiprises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques indispensables aux jeunes d’aujourd’hui.
La dame avait raison : à son époque, on ne connaissait pas le mouvement vert; mais on vivait chaque jour de la vie dans le respect de l’environnement.
Vieillir en bonne santé c’est le souhait de tout le monde, mais dès que la maladie frappe, nous devenons dépendants des autres. Par les temps qui courent les mauvaises nouvelles en provenance des centres d’hébergement font la manchette pour les mauvaises raisons; les aînés sont carrément oubliée, laissés à eux-mêmes comme des bibelots remisés au grenier.
Pourtant ces personnes, ces êtres humains qui ont porté la société actuelle à bout de bras, ne méritaient certainement pas le sort qui leur a été réservé. Ils ont droit à la dignité et la compassion; deux valeurs qui semblent s’estomper à mesure que les années passent.
Trois cas m’ont particulièrement bouleversé cette semaine. Le premier, une dame de 67 ans, autonome est retrouvée morte et en état de putréfaction dans son appartement d’un centre d’hébergement de Montréal. Dix jours s’étaient écoulés avant que quelqu’un s’inquiète de son absence quotidienne à l’heure des repas. Une situation inexplicable et intolérable qui ne devrait jamais se produire dans un établissement où édifice de cette nature. Pourquoi on a mis tant de temps à réagir? Il suffit d’observer un tant soit peu son environnement quotidien pour se rendre compte que quelqu’un manque à l’appel. Évidemment il fallait s’y attendre, personne de ce centre d’hébergement n’a daigné se montrer le visage devant les caméras pour s’expliquer.
Le second cas est tout aussi intrigant. L’hôpital Jean-Talon a perdu la trace d’un homme décédé au printemps, alors que son corps devait être donné à la science. Au moment où la maison funéraire entreprenait le processus des services funéraires en récupérant le corps, l’hôpital ne le trouvait plus. Il avait été oublié à la morgue! C’est finalement l’état civil qui en a fait la découverte. Imaginez le désarroi de la famille devant une telle nouvelle. Là également c’est inquiétant.
Et le dernier en lice est sorti aujourd’hui même alors qu’à la résidence Cook de Trois-Rivières, des résidents tombés de leurs chaises ou leurs lits, n’obtiennent pas l’aide nécessaire pour se relever et demeurent de longues minutes dans des positions plus que précaires. Une dame qui était en visite a pu constater de visu, et même filmer la scène vraiment désolante. Et soudain dans le reportage, un responsable vient nous dire qu’il respecte les normes de personnel pour la surveillance des résidents. Toute une réponse songée. Peut-être que ces normes devraient être révisées pour cette résidence, justement à cause du manque d’autonomie des résidents. Et il affirmait cela le plus sérieusement du monde.
Quand on constate ces horreurs qui, je le rappelle, se produisent dans des endroits spécialisés pour cette clientèle vulnérable, on a raison de poser des questions et en droit d’obtenir des réponses adéquates. Ce qui est alarmant c’est de constater que ces phénomènes s’amplifient. Dans un monde où les services de santé nous coûtent une vraie fortune, avec des ministres qui affirment posséder des solutions miracles qui tardent à se concrétiser, nous sommes en bas du seuil tolérable en matière de service.
Je ne mets pas tous les intervenants dans le même panier parce qu’il y en a qui sont dévoués tout en étant à l’écoute des résidents et patients sous leurs responsabilité. Mais l’autre, celle qui fait son boulot uniquement pour obtenir une rémunération, devrait prendre le dictionnaire et s’enfoncer dans la tête la définition du mot c-o-m-p-a-s-s-i-o-n et de l’appliquer tous les jours afin d’offrir à nos aînés une fin de vie digne, respectueuse et compatissante.
Compassion, (selon Le Robert mobile) : Sentiment qui porte à plaindre autrui et à partager ses souffrances.
Profondément triste et révoltant à la fois, le sordide meurtre de Samantha Higgins, tuée et dépecée par son conjoint. Une fin crapuleuse pour cette maman qui nous force à une profonde réflexion sur notre système de justice; son envie toujours grandissante de banaliser des actes criminels par une clémence de plus en plus accrue à donner des sentences bonbons. La multiplication des peines à purger dans la communauté sont là pour en témoigner.
L’accusé dans cette affaire avait déjà goûté aux largesses de la cour. Lors d’un vol qualifié avec une arme, il avait bénéficié d’un sursis de deux ans moins un jour et d’une probation de deux ans, en lieu et place de quatre années de prison. Mieux encore, ses problèmes psychiatriques avaient été évoqués à l’époque. Qu’a-t-on fait?
La prison demeure une sentence dissuasive lorsque la violence est au centre d’accusations criminelles. N’en déplaise aux lologues de ce monde, il faudrait peut-être mieux évaluer la dangerosité des accusés ayant des problèmes de santé mentale. Le système de justice est tellement engorgé avec ses causes qui n’en finissent plus de s’éterniser, que l’impression laissée dans l’opinion publique en est une de laisser-aller, de bâcler le travail sans se soucier véritablement de la sécurité des victimes. Allez, on passe au suivant! Autre juge, autres avocats et le cirque donne son spectacle.
Le meurtrier devrait se retrouver à l’ombre pour la vie, sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans. Une sentence encore trop clémente et douce quand on la compare à la sentence de mort de la victime et des dommages collatéraux légués aux survivants. Il y en aura d’autres parce que la justice chez-nous continuera de libérer sans retenue et qu’elle mettra toujours plus d’énergie à la réhabilitation des criminels qu’à la détresse des innocentes victimes.
Neuf morts sur nos routes, cette dernière fin de semaine dont une seule a fait trois innocentes victimes, parce qu’un génie avec le cerveau gros comme un pois, se pensait sur une piste de course. Le pire c’est qu’il s’en est tiré. On aura beau faire toute les campagnes de sécurité, montrer brutalement des victimes démembrées et ensanglantées dans les amas de ferrailles, rien n’y fera.
Il faut plus de surveillance policière surtout sur les routes secondaires où ils sont aussi invisibles que des mouches en plein hiver. Non! Ils se stationnent sous un viaduc d’une large autoroute alors que tout le monde circulent dans le même sens. Rien pour les routes de campagne où la majorité des accidents surviennent.
La température fait aussi partie de l’équation. Lors de canicules, comme aujourd’hui, les conducteurs ont la patience dans les talons et prennent des risques inutiles pour doubler. Cet après-midi, alors que je roulais sur la Montée St-Claude à St-Philippe, 74 km/h dans une zone où la limite permise est de 70, je me suis fait dépasser par la gauche alors que la ligne médiane était continue. Une folie absolument inutile. Nous étions les deux seuls automobilistes à circuler sur ce tronçon et laissez-moi vous spécifier que la chaussée est à peine plus large qu’une automobile et que pour l’accotement, aussi bien oublier ça. Il n’y en a pas.
Les fardiers qui te suivent dans la valise à 100 km/h. Les automobilistes qui ignorent totalement les limites de vitesses dans les zones de construction et ceux qui sournoisement et hypocritement s’insèrent dans une longue file pour gagner deux ou trois places sont autant de moments propices à provoquer des accidents. Et après, on s’étonne des bilans routiers dévastateurs. J’observe les comportements depuis un certain temps et je n’en reviens tout simplement pas de l’inconscience humaine de tout ce qui roule sur nos routes.
Le jour ou la courtoisie primera sur l’égocentrisme, que les conducteurs modifieront leur comportement, que les lignes de démarcations sur la chaussée seront peintes pour y rester et que le pavage des routes suivra un programme d’entretien régulier, on pourra parler véritablement de sécurité routière et de partage de la route. Quant aux fous du volant, des sentences d’interdiction de conduire pour de très longues périodes jumelées à des saisies de voitures pourraient être dissuasives.
Finalement, que dire des cyclistes, très à la mode sur les routes par les temps qui courent, ils doivent s’imprégner de leur vulnérabilité et s’en conscientiser face aux véhicules moteurs tout en respectant la signalisation au même titre que TOUS les usagers de la route. C’est un effort volontaire et collectif qui améliorera ce triste bilan. Une vie, ça n’a pas de prix!
Séjourner pour de longues périodes aux États-Unis est assujetti à certaines lois et règles, tant pour l’impôt sur le revenu que l’immigration. Inévitablement, les interrogations nous habitent allant même jusqu’à nous hanter. Afin d’obtenir des réponses à nos interrogations et pour votre information, j’en reproduis trois dans cette dernière partie, puisées à même la section Le Jaseur, de la revue de l’Association Canadienne des Snowbirds, édition Printemps 2015 et dont je suis membre en règle.
Q- Nous passons habituellement quatre à cinq mois aux États-Unis durant l’hiver. L’année prochaine, pendant l’été, nous prévoyons faire une croisière de 32 jours de l’Alaska à New York en passant par le passage du Nord-Ouest, incluant des escales à Newport et à Boston. Comme nous ne serons pas sortis du territoire américain pendant 30 jours, tous ces jours seront-ils comptabilisés dans la durée du visa B2?
R- La réponse est toujours oui. Cette croisière semble être un voyage extraordinaire qui mérite bien une légère réorganisation de vos habitudes hivernales. J’espère que vous apprécierez l’ironie d’un «snowbird» – recherchant habituellement le soleil en hiver – en quête d’hiver en été.
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Q- Nous sommes arrivés aux États-Unis le 22 octobre et nous retournerons au Canada à la mi-décembre, pour Noël, jusqu’en janvier. Lors d’une présentation de l’ACS, on nous a dit que nous devrions rester au Canada pendant un minimum de 30 jours avant de retourner aux États-Unis. Autrement, ces journées doivent être incluses dans notre durée de séjour aux États-Unis. Aucun de nos amis ne suit cette règle en comptabilisant le nombre de jours passés aux États-Unis. À notre connaissance, nous sommes les seuls à être suffisamment préoccupés par ce règlement pour rester 30 journées complètes au Canada avant de retourner dans le sud durant les mois d’hiver. Cette règle des 30 jours est-elle vraiment appliquée? Si nous ne restions que deux semaines, par exemple, ces jours passés au Canada pourraient-ils être compris dans nos 182 jours? Je ne trouve presque rien à ce propos dans mes recherches, je vous serais donc reconnaissant de me fournir des précisions.
R- Nous avons reçu une lettre destinée aux agents des services frontaliers de l’INS provenant du siège social des services d’immigration qui stipule qu’une absence de moins de 30 jours n’est pas considérée comme une absence. Nous savons tous que nos amis pourraient aussi nous attirer des ennuis. Vous devriez peut-être leur dire qu’un «snowbird» de la Colombie-Britannique a été obligé de payer 350 000 $ d’impôts rétroactifs à l’IRS. Il était «considéré» comme un résident des États-Unis.
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Q- Dans votre édition de l’hiver 2014, numéro 93, vous avez indiqué à Linda Johnson de Vancouver, en Colombie-Britannique, que la vente de sa résidence actuelle « serait assujettie à l’impôt sur les gains en capital sur l’écart entre le prix de vente et le prix d’achat que vous avez payé, après déduction de toute amélioration. Dix pourcent du prix de vente doit être remis à l’IRS et vous et votre conjoint devez chacun remplir une déclaration de revenus américaine. »
Je comprends la question des gains en capital, mais l’obligation de remettre 10% du prix de vente à l’IRS me rend perplexe. À quoi sert cet impôt et, si c’est une obligation, quel formulaire doit-on utiliser pour déclarer ces gains?
Ma femme et moi avons acheté une maison préfabriquée en Floride l’an dernier. Nous payons un loyer foncier dans un parc. Quand nous avons fait mettre la maison à notre nom, nous avons payé 7% d’impôt à l’État de la Floride et, chaque année, nous payons les frais de renouvellement du certificat HUD. Un impôt supplémentaire de 10% (soit un total de 17%) constituerait des frais de transaction très élevées au moment de vendre la maison.
Je crois qu’une maison préfabriquée est considérée comme un bien personnel, pas comme un bien immobilier. Cet impôt sur les gains en capital, s’applique-t-ils aux maisons préfabriquées?
R- L’impôt sur les gains de capital s’applique à tout actif que vous vendez afin d’en tirer un profit, y compris aux maisons préfabriquées. Vous déduisez le prix d’achat ainsi que toute facture de rénovations, et le solde représente le montant imposé. Assurez-vous de toujours conserver toutes les factures se rapportant à votre maison. L’impôt de 10% dont vous parlez est ce que l’on appelle un impôt retenu à la source? Il est presque toujours entièrement remboursable quand vous produisez votre déclaration de revenus.
Séjourner pour de longues périodes aux États-Unis est assujetti à certaines lois et règles, tant pour l’impôt sur le revenu que l’immigration. Inévitablement, les interrogations nous habitent allant même jusqu’à nous hanter. Afin d’obtenir des réponses à nos interrogations et pour votre information, j’en reproduis quatre dans cette première partie, puisées à même la section Le Jaseur, de la revue de l’Association Canadienne des Snowbirds, édition Printemps 2015 et dont je suis membre en règle. La dernière partie sera publiée demain.
Q- Nous sommes propriétaires d’une maison en Floride depuis six ans et nous envisageons de la vendre. Pouvons-nous simplement ramener nos meubles au Canada?
R- En général, la réponse est positive pour tout ce que vous possédez aux États-Unis depuis au moins plusieurs mois. Nous vous recommandons d’appeler l’Agence des services frontaliers du Canada pour prévenir que vous reviendrez avec tous vos meubles, pour ne pas surprendre les douaniers. Cela pourrait vous faire gagner beaucoup de temps à la douane. Se présenter à la frontière avec une nouvelle télévision et de l’équipement stéréo neuf et emballé dans des boîtes n’est vraiment pas recommandé.
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Q- J’ai entendu dire que si nous disposons d’une couverture d’assurance (nous sommes couverts six mois, de novembre à avril) et que nous retournons au Canada pour Noël, cette couverture est nulle et nous devons alors refaire une demande de couverture avant de repartir pour l’Arizona.
R- Vous devez faire très attention à cela. De nombreuses compagnies d’assurance supposeront que vous êtes revenus pour des raisons médicales, et, à ce titre, annuleront automatiquement votre police. C’est rarement le cas bien sûr, car la plupart des « snowbirds » reviennent simplement pour voir leurs enfants et leurs petits-enfants pour Noël ou pour les Fêtes. Medipac accorde ce privilège de « retour temporaire », mais vous devez quand même nous appeler si votre état de santé ou votre traitement change pendant que vous êtes au Canada. Il est également habituellement moins coûteux de souscrire à deux polices d’assurance plutôt qu’à une seule de plus longue durée. Vous pouvez le faire simultanément, même avec le régime Lève-tôt, la seule obligation étant de respecter les exigences relatives aux affections préexistantes a votre retour après Noël.
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Q- Nous avons laissé notre voiture en Floride. Nous l’utilisons quand nous y descendons durant l’hiver. J’envisage de la faire enregistrer en Floride, d’obtenir une plaque d’immatriculation de l’État et de l’y faire assurer. Est-ce compliqué? Qu’est-ce que cela implique? Nous ne voulons pas ramener la voiture au Canada.
R- En réalité, vous avez importé une voiture aux États-Unis, mais vous avez oublié d’en informer les autorités douanières. Cela pourrait vous causer de graves ennuis à moins de corriger votre situation. De nombreuses voitures sont importées aux États-Unis sur le marché « gris », ce qui nuit aux secteurs des ventes et de la fabrication américains. Les autorités douanières peuvent être très sévères dans leur poursuite des contrevenants. Mon premier choix serait de vendre la voiture – au Canada – et d’en acheter une autre aux États-Unis. Les voitures d’occasion sont habituellement moins chères aux États-Unis, de toute façon. OU BIEN, allez dans un bureau de douane américain et demandez aux agents de vous expliquer le processus d’importation. Je les ai trouvés vraiment très efficaces. Vous devez payer des taxes et des droits, mais ce n’est pas exorbitant. Une voiture assemblée en Amérique du Nord est exemptée des droits de douane à l’importation conformément à l’ALENA; par contre, une taxe d’environ 6% s’applique. Vous devrez quand même payer la taxe de vente et les frais de permis.
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Q- Je fais le suivi du nombre de jours que je passe aux États-Unis et je soumets le formulaire 8840 régulièrement. Récemment, j’ai entendu dire qu’à moins de sortir du territoire américain pendant plus de 30 jours, les courts séjours à l’extérieur des États-Unis doivent également être comptabilisés dans mon séjour sur le sol américain. Je fais habituellement sept ou huit voyages aux États-Unis durant l’année et, occasionnellement, je retourne au Canada pendant moins de 30 jours entre chaque séjour. Que me recommandez-vous de faire pour calculer la durée de mes séjours?
R- La règle de 30 jours est exacte, même si elle ne vous enchante pas, et vous devez la respecter. Je vous recommande d’organiser vos séjours pour être de retour après 31 jours, par mesure de sécurité.
Un homme se promène en ville à Longueuil quand soudain il remarque une annonce sous la plaque d’un cabinet médical :
» Nous engageons un assistant-gynécologue « .
Intéressé, il entre et demande à la réceptionniste les conditions de l’emploi. La réceptionniste sort un dossier et commence à lire :
– L’emploi consiste à préparer les patientes à leur consultation avec le gynécologue c’est-à-dire que vous devez les aider à enlever leurs sous-vêtements, les faire étendre et délicatement laver leurs parties intimes; ensuite, vous devez les raser gentiment et appliquer une huile adoucissante et, finalement, vous assurer qu’elles sont relaxées pour la visite du gynécologue. Le salaire annuel est 50,000 $, et si vous êtes intéressé vous devez vous rendre à Drummondville.
– Ah! Mon Dieu! C’est là qu’est le boulot? demande le gars.
– Non Monsieur, l’emploi est à Longueuil, ici même… Mais la queue des candidats est à Drummondville à l’heure où je vous parle…!
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Une vieille dame sirotait un verre de vin, alors qu’elle était assise sur le patio avec son mari, et elle dit :
– Je t’aime tellement, je ne sais pas comment je pourrais vivre sans toi…!
Son mari lui demande :
– Est-ce que ça vient de toi, ou si c’est le vin qui te fait parler?
Elle répond :
– C’est moi… qui parle au vin!
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Un octogénaire prend l’avion pour la première fois, il s’assoit à sa place, boucle sa ceinture et demande gentiment à l’hôtesse, une sacrée jolie fille, s’il peut mâchonner sa pipe sans l’allumer, afin de se relaxer nerveusement car il a un peu peur en avion.
– Bien entendu, lui répond gentiment l’hôtesse.
Ensuite l’avion décolle et atteint son altitude de croisière. Le papy s’endort doucement et sa pipe finit par tomber au sol. L’hôtesse, l’ayant observé, la ramasse discrètement et la glisse dans la poche de son gilet sans le réveiller. Arrivé à destination, tout le monde se lève et quitte un à un l’avion par l’avant où se trouve l’équipage au complet afin de saluer les passagers. En passant à son tour devant l’équipage, et d’un regard doux avec un petit sourire complice, il s’adresse à cette hôtesse si attentionnée en lui glissant discrètement, mais assez fort afin que tout l’équipage l’entende :
– Merci pour la pipe…!
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Un hypnotiseur était invité à donner une démonstration à un groupe de retraités dans un hospice. Pour endormir son public, il se servait d’une magnifique montre de poche en or que sa famille possédait depuis plusieurs générations. Il faisait balader sa montre tout en disant :
– Keep your eyes on the watch (c’était un groupe d’anglophones). Keep your eyes on the watch. You are sleeping, sleeping… ( gardez vos yeux sur la montre. Vous dormez, dormez….).
Au bout de quelques minutes, tout son public était hypnotisé quand tout à coup la chaîne de sa montre s’est brisée et la montre s’est fracassée en tombant par terre. L’hypnotiseur a aussitôt ramassé les morceaux de sa belle montre en or dont il était si fier, et n’a pu s’empêcher d’exprimer sa peine en disant :
– Shit!
Il a fallu trois jours pour tout nettoyer. On ne l’a plus jamais invité.
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Ça se passe au cimetière. Au moment de l’inhumation d’un célèbre cardiologue, de nombreux confrères sont présents. Pour la circonstance, l’entrée du caveau a été ornée d’un énorme cœur de deux mètres de haut, fait avec des fleurs, et le cercueil est placé devant. Après le sermon et les adieux, le gigantesque cœur s’entrouvre, le cercueil est placé à l’intérieur puis le cœur se referme. Tout le monde est silencieux, triste mais ébloui par cette démonstration très significative. Soudain, un homme éclate de rire. Son voisin le réprimande d’un air sévère :
– Chut! Mais qu’est-ce qui vous prend de rire comme ça?
Et l’homme répondre :
– Je pense à mes obsèques; je suis gynécologue…!
Ça me fait bien rigoler qu’on m’étale des chiffres à faire peur pour se sentir coupable. Quand on parle de chiffre, il faut toujours faire la part des choses. En prendre et en laisser, en quelque sorte. Dans son édition du 4 juillet dernier en pages 14 et 15, le journaliste Stephan Dussault du Journal de Montréal, répertoriait les dix repas les plus riches en calories à travers une gamme de restaurants. Inutile de vous dire qu’il arrivait à un total de calories faramineux.
Comme exemple, Boston Pizza remportait la palme avec un repas à 3263 calories; un repas de cochon comme on dit en québécois. On avait tout mis; un 7up à 213 calories, un spaghetti aux boulettes de viande Smoky Mountain à 1760 calories, pour terminer avec une pizza choco pour dessert à 1290 calories, de là, les 3263 calories. Il ne manquait que le total des calories de l’air ambiant…
Je regardais l’assiette et même moi, qui est une bonne fourchette, je n’aurais pu m’empiffrer d’un tel festin gargantuesque. Je veux bien croire à toutes ces calories mais lorsque je prends une boisson gazeuse avec un repas, elle est diète donc, pas mal moins de calories. Ensuite, après un spaghetti, je refuse le dessert car, de toute façon, ça ne rentre plus. Encore des calories en moins. Mine de rien, le total des calories de mon repas descend 1760 calories. Tout de même acceptable.
J’élabore là-dessus, c’est pour démontrer qu’on peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres. On gonfle les assiettes avec tout ce qu’il y a de plus gras, de plus sucré et forcément de plus calorique. Avouez que c’est loin d’être la normalité. Et le palmarès défile sur toute la page et le moins calorique plafonne à 2313 calories. Jamais on ne fait mention d’un breuvage diète ou simplement d’un verre d’eau. L’exercice d’arriver à ces conclusions est assez facile à réaliser. Au lieu de me faire peur, l’article m’a plutôt fait sourire. Le journaliste s’est donné un mal fou à colliger toutes ces informations.
Pour ma part, le nombre de calories m’importe peu et je suis d’avis que tout est dans l’équilibre alimentaire. La personne qui ingurgite autant d’énergie brute dans chacun de ses repas, se réveillera à court terme avec des problèmes de santé importants. Je n’ai pas besoin de me faire dire que tel aliment est trop gras, trop salé ou trop sucré. J’ai des yeux pour voir et une langue pour goûter. Mais à l’occasion, une grosse cochonnerie peut faire l’affaire. Après-tout, on peut bien se récompenser par un copieux plaisir. Non?
On nous apprend que 64% des étudiants québécois sont en échec au cinquième secondaire. Ça vous surprend? Moi, pas le moins du monde. Il ne faut pas aller bien loin, comme les réseaux sociaux. Pour constater l’ampleur de cet échec.
Sous prétexte que ça les ralentit, ils font fi des accents; aigus, graves, circonflexes, ce n’est pas important… Une perte de temps. Pourtant, ils ont tous les outils pour mieux écrire cette langue riche de mots. Regardez dans leur tablette, téléphone intelligent, ou ordinateur et vous ne trouverez pas un foutu dictionnaire, cet outil souvent gratuit et combien indispensable qui permet d’obtenir le mot juste rapidement.
Aujourd’hui, tous les traitements de textes possèdent un traducteur puissant, qui souligne en rouge un mot mal écrit ou en vert un verbe mal accordé. Plus simple que ça, tu meurs! Pourtant, c’est si simple de corriger un mot. On clique, on obtient la réponse suggestive rapidement et on se corrige d’un clic! Ce que je n’arrive pas à comprendre c’est ce qu’il faut faire de plus. Le dictionnaire en ligne devrait figurer en tête de liste des applications à mettre expressément dans leur bidule intelligent.
Mais ça demande un effort mental et physique que les jeunes et jeunes adultes ne sont pas prêt à fournir et c’est très malheureux. Curieusement, on ne trouve à peu près pas le même phénomène chez les anglophones. À ce niveau facebook, le plus grand réseau de la terre entière, est aussi la plus prospère poubelle linguistique. Les cheveux se dressent sur ma tête à chaque fois. Et n’essayer pas de les ramener à l’ordre… ils vous rappelleront que ce n’est pas grave. Rien n’est grave… même des résultats scolaires catastrophiques. Pathétique!
Merci d’avoir pris la peine de nous laisser un petit mot, suite à l’article d’hier sur notre anniversaire de mariage, tant sur Facebook que sur le blogue.
Soyez assurés que vous avez frappé directement nos cœurs et que nous avons apprécié chacun de ces moments de lecture.
Parents, amis et connaissances, vous êtes des gens de cœur et à ce titre, veuillez accepter ces remerciements sincères comme personnels.
Louise et Normand
Symbolisé par la nacre, ce 30 juin marque le quarante-deuxième anniversaire de notre mariage. C’était hier mon amour. Même si l’âge laisse quelques rides, ma Loulou demeure toujours la plus belle. En fait, elle s’embellit avec les années. Elle rayonne!
Plein de souvenirs reviennent en mémoire chaque année que cette date amène et je n’en changerais aucun parce que cette expérience de vie commune nous a rapproché pour continuer le chemin ensemble, et que je souhaite encore longtemps.
On s’enorgueilli de cette longévité, parce que de nos jours c’est un objectif difficile à atteindre. Mais pour le réaliser il faut respecter l’autre, être à l’écoute, partager ses différences. Avec le temps, l’amour platonique et fébrile des débuts se transforme en quelque chose de grand et d’indescriptible que seuls les vieux couples arrivent à comprendre, sans vraiment l’expliquer. On devient complices.
On ne fait qu’un et c’est tellement vrai qu’on se surprend à avoir les mêmes pensées à un moment précis. Chaque fois, c’est subitement le même sourire qui nous habite. Mieux qu’une carte de souhait, j’ai fouillé la Toile pour t’offrir ce poème de Jean Rossin, avec tout mon amour en ce merveilleux jour d’anniversaire.
Quarante-deux ans passés sur le chemin des roses
C’était hier, pourtant tant de choses ont changé
La vie, les gens, nous, les choses
Des tas de souvenirs qu’il a fallu ranger
Depuis ce temps, chacune des heures
De toutes ces nuits, de tous ces jours
Je les ai vécues au jardin du bonheur
Où s’épanouissent les fleurs que l’on appelle amour
Avec le temps qui nous impose ses ingratitudes
Elles changent de nom et deviennent tendresse
Le coeur s’installe dans une douce quiétude
Et c’est sur la joue ou le front que parvient la caresse
Ce qui fut naguère, incendie flamboyant
Devient feu qui couve sous la cendre
Mais bien qu’assoupi, il est le plus brûlant
Et j’ai pour toi chérie, les pensées les plus tendres