La Une
Ian aura transformé toute une communauté après son passage, laissant des dommages considérables au point où on parle en termes d’années pour revenir à la normale.

Notre terrain de camping, le Pioneer Village à North Fort Myers, sur la côte ouest de la Floride, a été fortement touché par l’ouragan dévastateur du 28 septembre dernier. Plus de trois mois après cet événement climatique, la désolation est encore présente.
Évidemment, ça chamboule ses résidents et saisonniers, dont certains ne sont pas ici et d’autres ont décidé d’aller ailleurs, vers le Texas, l’Arizona et la côte Est de la Floride, moins épargnée.
Une autre conséquence est que les travailleurs de partout, réquisitionnés pour nettoyer réparer et rebâtir les environs, ont envahi le parc avec leur équipement pour se loger convenablement dans leurs roulottes.
DÉSOLATION
Dès notre arrivée, fin novembre, j’ai senti que le parc avait changé. Ce n’était plus l’endroit qu’on avait connu et aimé. Plusieurs maisons mobiles brisées et fortement endommagées semblaient abandonnées. Les aires de jeux avaient perdu leurs décors si familiers. Les abris complètement disparus. La végétation envahissait de mauvaises herbes les allées de pétanque.
Plusieurs clôtures arrachées, les conteneurs à déchets tellement remplis que la place était jonchée de détritus. On voyait des roulottes complètement renversées attendant d’être déplacées depuis la fin de septembre. Finalement, on ne compte plus les arbres tombés. Le secteur F, jadis prisé pour son ombre, ne l’est plus, étant clairsemé dans sa majeure partie.
LES GENS
À mon sens ce sont eux qui ont souffert le plus de l’ouragan. La population âgée étant la plus vulnérable, s’en remettra-t-elle ? Plusieurs maisons sont désertes avec leurs toitures et abris toujours arrachés. Certains, à l’évidence, devront faire des choix. Heureusement que la majorité des arbres tombés ont été ramassés.
LES GENS
C’est l’aspect où ça semble faire le plus mal. Le comité social, qui organisait toutes les activités depuis tant d’années, a cédé sa place cette année. Son remplacement amène son lot de difficultés.
L’administration du parc est composée de personnel nouveau, ignorants des us et coutumes développés au fil des années. Le personnel de l’entretien est moins visible qu’auparavant. Là encore on voit de nouveaux visages et leur présence est rarissime.
Les résidents permanents du parc ont souligné les nombreuses lacunes constatées partout; des vols, des règlements et obligations qui ne sont pas observés, le non-respect du voisinage et une foule de nouveaux irritants qui perdurent. La limite de vitesse non respectée et l’abondance de gros véhicules qui, par leur gabarit, nuisent dangereusement à la circulation.
La population est devenue plus disparate, moins sensible aux autres parce que les raisons et intérêts de leur venue sont pécuniers, différents des snowbirds.
Tout n’est pas noir cependant, des bénévoles tentent de repartir le côté social du parc avec le retour des activités auxquelles nous étions habituées. À cet égard, les Québécois s’impliquent beaucoup. Mais quand je regarde tout ce portrait, je ne peux m’empêcher de penser à toute la dynamique du parc qu’on avait, tous ensemble, réussi à implanter au cours des 20 dernières années.
En ces quelques jours de septembre ce ne sont pas seulement les biens matériels qui sont partis avec l’ouragan, mais l’âme et aussi l’esprit de corps de toute une communauté, anglophone et francophone, où il faisait bon vivre.
Il faudra du temps, beaucoup de temps !
345e jour de l’année
Dimanche, 11 décembre 2022
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA RADIO ET DE LA TÉLÉVISION EN FAVEUR DES ENFANTS
LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA MONTAGNE
L’ANNIVERSAIRE DE LA PROCLAMATION DU STATUT DE WESTMINSTER
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Sylvain Raymond – Louis-François Paquin – Pierrette Lapointe
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
Les gens qui savent faire des efforts, qui s’accrochent à quelque chose de plus grand qu’eux ou qui veulent se dépasser, se sentent plus heureux.
Lise Daignault
Ça s’est passé un 11 décembre…
(1941) L’attaque japonaise de Pearl Harbor le 7 décembre 1941 pousse l’Allemagne à déclarer la guerre aux États-Unis. Les États-Unis font alors de même et déclarent la guerre à l’Allemagne nazie et à l’Italie fasciste. Leur intervention dans la Seconde Guerre mondiale va faire basculer le cours des choses. Ils libéreront la France aux premières heures du débarquement en Normandie en 1944.
(1946) L’UNICEF a été fondée en 1946 pour faire face aux besoins d’urgence des enfants au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Elle est la seule organisation des Nations Unies consacrée exclusivement à l’enfance. Depuis sa création en 1946, l’UNICEF agit pour protéger la vie des enfants du monde entier. Depuis cette époque, l’UNICEF plaide et travaille pour la protection des droits de l’enfant, afin d’aider les jeunes à satisfaire leurs besoins de base et à élargir leurs possibilités de réaliser tout leur potentiel (santé, vaccination, nutrition, éducation, hygiène assainissement et approvisionnement en eau potable…). L’UNICEF est aujourd’hui présente dans 162 pays, zones et territoires. L’UNICEF recevra le prix Nobel de la paix en 1965.
(2004) Un petit garçon de sept ans a eu la vie sauve grâce à l’implantation d’un cœur mécanique à l’Hôpital Sainte-Justine de Montréal. Le petit Richard avait été admis à l’urgence de l’institution à la mi-octobre souffrant d’essoufflement et de fatigue, situation d’autant plus inquiétante que son petit frère de 10 mois était décédé d’une atteinte cardiaque en juin auparavant.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Enfin, le ministre de la Santé, Christian Dubé, songe à implanter une facture symbolique pour les Québécois qui reçoivent des soins, ici.

C’est une excellente idée et ça fait longtemps que je suis de cet avis.
Tout service médical a son prix et simplement le fait de le connaître nous porte à prendre conscience que les soins de santé, que nous finançons par nos taxes, ont tout de même un prix.
SÉJOURS À L’EXTÉRIEUR DU PAYS
Depuis 20 ans, je séjourne l’hiver en Floride et en 2019 et 2021, j’ai dû y séjourner trois jours à l’hôpital, chacune des années et croyez-moi, ce n’est pas donné.
Un simple transport en ambulance, d’une dizaine de kilomètres coûte 700,00 U$.
Trois jours d’examens de toutes sortes dépassent les 30 000 U$. Heureusement que nous avons une protection d’assurance.
On me dit que des chirurgies cardiaques dépassent aisément les 300 000 U$.
PREMIERS SOINS
Au Québec, combien de fois on a vu des personnes se rendre à l’urgence pour des petits bobos ? On a beau les trier (quel vilain terme) de 1 à 5, il reste que certaines personnes pourraient se soigner avec un comprimé de Tylenol ou d’aspirine à la maison.
Certes, on a le service 811 et c’est un pas en avant pour des soins non urgents, mais cela aussi a un prix.
Lequel ?
On ne le sait pas vraiment ! Mais c’est efficace pour désengorger les salles d’urgence.
Je me souviens à la naissance de notre enfant, en 1978, ces factures symboliques existaient. Quelques semaines après l’accouchement, on avait reçu une facture détaillée de l’acte médical avec les sommes déboursées par la RAMQ et notre assurance privée. J’étais surpris mais content d’apprendre le coût engendré par cet acte médical.
CONSCIENTISATION
Quand on se compare on se console. J’entends souvent, au fil de nos conversations en Floride, des gens discuter d’assurance lorsqu’un autre snowbird doit aller à l’hôpital. Ils sont heureux d’avoir une assurance-voyage et savoir qu’ils sont protégés. Pas question pour eux d’aller à l’étranger sans une assurance qui vous empêchera de vous ruiner, le temps de le dire.
Les gens craignent l’inconnu et s’assurent.
Chez nous, on n’a pas ce problème. On se présente pour recevoir des soins en toute quiétude, médicalement parlant, sans savoir ce qu’il en coûte. Le budget en santé dépasse annuellement les 50 milliards de dollars et il faut en être conscient.
La facture symbolique pourra nous en donner le vrai portrait et nous conscientiser.
Bravo monsieur le ministre !
344e jour de l’année
Samedi, 10 décembre 2022
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME
LA JOURNÉE DES DROITS DE LA PERSONNE
LA JOURNÉE INTERNATIONALE POUR LES DROITS DES ANIMAUX
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Nicole Landry – Claude Landriault
Bon anniversaire !
On jase là…
Pierre Fitzgibbon en est à sa 6e enquête sur des manquements à l’éthique. Personnellement, je ne conteste ses compétences économiques mais je n’aime pas sa façon de l’utiliser. Je le perçois comme hautain, au-dessus de ses affaires et avec une pointe d’arrogance. Il semble ne pas s’en faire avec la déontologie politique qu’il transgresse aisément avec l’accord de François Legault. En tout cas, c’est ce qu’il dégage. N’oublions pas qu’un député, plus encore un ministre, n’effectue pas ce travail pour l’argent, mais bien pour les contacts que ça occasionne. Le respect de la morale, c’est ce qui vous donne une réputation irréprochable.
Pensée et citation du jour
Le plus grand besoin de l’être humain, c’est de quitter la prison de sa solitude.
Erich Fromm
Ça s’est passé un 10 décembre…
(1896) Décès d’Alfred Nobel, 63 ans. Chimiste, ingénieur et industriel suédois, Alfred Nobel (né le 21 octobre 1833) est l’inventeur de la dynamite en 1867, ainsi que d’autres explosifs. Il a laissé la majeure partie de sa fortune pour l’établissement de la fondation qui attribue chaque année les prix qui portent son nom. Ces prix sont remis le 10 décembre de chaque année par le roi de Suède. Remarquez qu’il n’y a pas de prix Nobel de mathématique. Pourquoi ? On prétend que sa femme, infidèle, l’aurai trompé avec un mathématicien.
(1948) Déclaration universelle des droits de l’homme par les Nations Unies. Sans véritable portée juridique ce texte n’a que la valeur de proclamation de droits. Cependant, à l’origine seuls deux pays ont refusé de le signer : l’Afrique du Sud de l’apartheid (en raison de l’affirmation du droit à l’égalité sans distinction de naissance ou de race) et l’Arabie saoudite (en raison de l’affirmation à l’égalité homme-femme), les deux ayant rejeté le principe fondamental d’universalité.
(1997) Première du film « Les Boys ». Ce long-métrage de fiction en couleur est réalisé par Louis Saïa et produit par Richard Goudreau. Parmi les interprètes, on retrouve Marc Messier, Rémy Girard et Patrick Huard. Le film raconte les aventures d’une équipe de hockey (Les Boys) qui fait partie d’une ligue de garage et commanditée par un bar dont Stan (Rémy Girard) est le propriétaire. Les Boys doivent remporter la victoire contre l’équipe de Méo, l’ennemi du propriétaire du bar, sinon Stan devra donner son bar à Méo.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Sur la planète, il ne reste aucun survivant du début du 20e siècle (1900). Pour s’amuser un peu, voici un bref portrait de ce qu’était la vie à cette époque.

– La moyenne d’âge des hommes ne dépassait pas 47 ans;
– L’essence pour une Ford n’était vendue qu’en pharmacie;
– Seulement 14 % des maisons possédaient une baignoire;
– Seulement 8 % des maisons avaient le téléphone;
– Il n’y avait que 8000 automobiles dans le monde entier et un peu plus de 200 kilomètres de route étaient pavées;
– Dans presque toutes les villes la limite de vitesse était de 16 km/h;
– La plus haute structure au monde était la Tour Eiffel;
– Le salaire moyen aux États-Unis était de 22 sous, l’heure;
– Le salaire moyen des travailleurs américains était entre 200 $ et 400 $ par année;
– Un professionnel comptable pouvait gagner 2000 $ dans une année, un dentiste environ 2500 $, un vétérinaire entre 1500 $ et 4000 $, et un ingénieur mécanique 5000 $;
– 95 % des femmes accouchaient dans leur demeure;
– 90 % des médecins n’avaient pas d’éducation collégiale. Ils avaient plutôt fréquenté, ce qu’on appelait, une école médicale condamnée par les médias du temps et les gouvernements comme étant sous standardisée;
– Le sucre se vendait 4 sous, la livre;
– On obtenait une douzaine d’œufs pour 14 sous;
– La livre de café était vendue 15 sous;
– La plupart des femmes ne se lavaient les cheveux qu’une fois par mois et elles utilisaient soit du Borax ou du jaune d’œuf comme shampoing;
– Le Canada avait passé une loi interdisant à toutes personnes pauvres d’entrer au pays;
– Les cinq principales causes de décès étaient : La pneumonie ou influenza, la tuberculose, la diarrhée, les maladies du cœur et attaques cardiaques;
– Seulement 30 résidants habitaient Las Vegas au Nevada;
– Les mots croisés, les cannettes de bière et le thé froid n’avaient pas encore été inventés;
– Il n’y avait pas de fêtes des mères et fêtes des pères;
– Deux adultes sur dix ne savaient ni lire ni écrire;
– Seulement 6 % de tous les Américains avaient obtenu leur diplôme de secondaire;
– La marijuana, l’héroïne et la morphine étaient vendues à la pharmacie du coin comme médicaments;
– Les pharmaciens disaient que l’héroïne, nettoyait la constitution physique d’une personne, donnait de l’énergie au cerveau, activait et régulait l’estomac et les intestins et qu’enfin c’était « l’ange gardien de la santé ». Belle publicité hein;
– 18 % des domiciles avaient au moins un ou une domestique ou servante à plein temps;
– 230 homicides rapportés annuellement dans tous les États-Unis;
– 95 % des taxes que nous payons aujourd’hui n’existaient pas.
343e jour de l’année
Vendredi, 9 décembre 2022
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE LA CORRUPTION
À la douce mémoire de…
JEAN PAGÉ 1946-2019, animateur et journaliste sportif québécois.
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Carole Ouimet – Johanne Jacques
Bon anniversaire !
On jase là…
En Afghanistan, les talibans sont vraiment débiles. Un condamné prénommé Tajmir, était accusé d’avoir assassiné en 2017 un homme et volé sa moto ainsi qu’un téléphone portable. La sentence a été exécuté récemment, sur la place publique, par le père de la victime qui a tiré à trois reprises sur le condamné avec un fusil d’assaut kalachnikov, a précisé le porte-parole des talibans. Nous sommes en 2022. Je ne conteste pas la sentence de mort, mais la façon barbare de l’exécution.
Pensée et citation du jour
Le sourire est un moyen peu coûteux de changer de tête.
Carly
Ça s’est passé un 9 décembre…
(1939) Le gouvernement québécois adopte les armoiries actuelles de la province, suite à une étude de l’héraldiste Maurice Brodeur. Ce changement répond au désir de rendre les armoiries plus conformes aux réalités historiques du Québec. On décrit le nouveau blason comme suit : « Tiercé en fasce : d’azur, à trois fleurs-de-lis d’or; de gueules, à un léopard d’or armé et lampassé d’azur; d’or, à une branche d’érable à sucre à triple feuille de sinople, aux nervures du champ. Timbré de la couronne royale. Sous l’écu, un listel d’argent bordé d’azur portant la devise JE ME SOUVIENS ».
(1951) Dans la foulée des activités reliées à l’Organisation des terrains de jeux (OTJ), à Montréal, le Centre Immaculée-Conception ouvre ses portes. Il offre aux jeunes la possibilité de pratiquer toute une panoplie de sports. La direction du centre est confiée au père Marcel de la Sablonnière qui s’implique depuis plusieurs années au sein de l’OTJ.
Le père de la Sablonnière, qui n’a que 33 ans, travaillera avec acharnement tout au long de sa carrière afin d’offrir des activités sportives aux jeunes et à leurs familles. En 1972, le centre comptera 9 000 membres et abritera une piscine, un gymnase, une garderie sportive et une garderie orientée vers l’éducation physique. En fréquentant le Centre Immaculée-Conception, les participants peuvent pratiquer une vingtaine d’activités sportives.
(1961) À peine un an après qu’il se soit retiré du hockey professionnel, Maurice Richard assiste à la première joute disputée dans l’aréna qui porte son nom. Environ 3 000 spectateurs assistent à cette occasion à une joute de hockey junior opposant des équipes de Drummondville et Montréal. Maurice Richard, qui est accompagné de sa famille, est présent pour effectuer la mise au jeu protocolaire. Il n’y a toutefois pas de grandes cérémonies puisque l’ouverture officielle est prévue pour le mois de janvier. L’aréna Maurice-Richard sera témoin de nombreuses rencontres sportives et de plusieurs événements à caractère culturels ou politiques.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Voici le second conte de Noël de 2022. Spécialement pour les grands au cœur d’enfant…
Cette attente dans les corridors de l’aéroport de Miami me paraissait interminable. L’avion dans lequel je devais monter provenait de Port-au-Prince et faisait escale à Miami avant de se diriger vers Montréal. Il avait déjà pris deux heures de retard. Je ne cessais de porter les yeux sur ma montre et de scruter la grande fenêtre dans l’espoir de voir enfin se pointer le Boeing. Arriverais-je à l’heure pour le réveillon de Noël ? J’imaginais mon mari et mes enfants en train de tourner en rond eux aussi, à l’aéroport Trudeau, désespérés par mon retard. Je me languissais de retrouver les miens après ce long et harassant voyage d’affaires en Floride.
Tant bien que mal, j’essayai de me caler confortablement dans l’un des fauteuils de la salle d’attente bondée de voyageurs tout aussi impatients que moi de partir. Noël… quelle folie à bien y penser ! Noël, cortège des dépenses insensées, de la cohue et des partys obligés ! Noël, fête du père Noël et de ses étrennes à gros prix…
Je me mis à songer à un Noël particulier de mon existence. J’avais vingt ans. Une compagne de travail nous avait apporté, pour le compte de je ne sais plus quel organisme de charité, des bas de Noël en filet rouge sur lesquels quelqu’un avait broché le nom et l’âge d’un enfant pauvre.
Chaque technicienne du laboratoire où j’étais employée avait accepter de remplir l’un de ces bas. J’avais reçu le mien avec une grande excitation. Que voilà le véritable esprit de Noël ! Offrir des gâteries à un enfant démuni me faisait mille fois plus plaisir que d’acheter pour mon entourage, par obligation et par convention, des objets que tous pouvaient s’acheter eux-mêmes et dont le choix me cassait la tête et le budget pendant des semaines !

Mon bas de Noël portait le nom d’une petite fille : Florence Beauchamp, six ans. Je remarquai qu’on avait inscrit aussi son adresse. Sans doute une erreur de la part des organisatrices… Je m’empressai de remplir avec générosité le bas de babioles en cherchant précautionneusement ce qui pourrait plaire à une fillette de cet âge : petits bijoux de plastique, sac à main microscopique, crayons à colorier, bibelot en forme de chat, jeux d’étampes. Au fond, je savais bien qu’une poupée lui plairait davantage, mais la dimension du contenant ne me permettait pas d’en introduire une, même minuscule.
En effet, je la retrouvai dans sa grande boîte, vêtue de sa robe à fleurs défraîchie et de son affreux chapeau de paille. Et si je lui fabriquais une garde-robe ? Toutes les petites filles au monde rêvent d’une layette et de nombreux vêtements pour leur poupée. Je sortis ma machine à coudre et écoulai de nombreuses heures à catiner. Rien ne manquerait à Loulou : chemise de nuit douillette, couvertures et, pourquoi pas, robe de bal. Je m’amusais comme une petite folle, j’étais retombée en enfance.
Néanmoins, je remis avec fierté mon bas rempli à ras bord à la responsable de cette belle initiative, non sans avoir noté le nom et l’adresse de l’enfant. Quelques jours plus tard, une idée saugrenue me vint à l’esprit. Si je lui offrais la poupée chérie de mon enfance, cette poupée noire offerte par ma marraine à son retour d’Afrique ? Poupée dodue aux cheveux crépus et au sourire éternel. Ma poupée Loulou, je la possédais encore ! Je l’avais longtemps affectionnée, et j’avais refusé de m’en départir une fois à l’âge adulte. Elle devait sans doute dormir, enfouie dans les boules à mites quelque part au fond d’un placard chez ma mère, au grand désespoir de celle-ci qui se plaignait toujours de manquer d’espace pour le rangement.
La veille de Noël, je priai mon amoureux, celui-là même qui devait devenir mon mari, de me conduire dans le quartier de la petite fille pauvre afin de livrer ma surprise somptueusement emballée et étiquetée : Pour Florence Beauchamp. Bien sûr, l’idée était d’offrir le cadeau de façon anonyme. Marchant sur la pointe des pieds et le cœur battant la chamade, je le déposai par terre devant la porte de sa demeure. J’appuyai alors rapidement sur la sonnette et me dépêchai de fuir à toutes jambes vers ma voiture avant qu’on ne vienne ouvrir. De derrière le pare-brise, je vis un homme sortir et se saisir de la boîte en regardant, sans m’apercevoir, dans toutes les directions à la recherche du livreur. Ah ! quel bonheur ! La boîte était rendue à destination, l’enfant aurait son cadeau de Noël. J’avais réussi ! Je ne connaîtrais jamais la réaction de la fillette mais peu importe, dans mon cœur, c’était l’explosion.
Cette année-là, habitée de cette joie secrète, je vécus un merveilleux Noël, entourée de tous les miens. Mille fois j’imaginai le regard attendri de la petite Florence, serrant sa poupée noire sur son cœur. Je me sentais fière de moi, j’avais rendu quelqu’un heureux sans rien attendre en retour.
– Pour les passagers du vol numéro 205 à destination de Montréal, embarquement immédiat.
Je sursautai. Perdue dans mes souvenirs, j’avais oublié mon attente. Enfin, l’heure du départ venait de sonner, ce n’était pas trop tôt ! Je m’installai à la place indiquée sur ma carte d’embarquement, près du hublot, juste à côté d’un couple de jeunes Québécois déjà installés. La femme tenait un enfant de quelques mois endormi dans ses bras. Je lorgnai de son côté et constatai, à ma grande surprise, qu’il s’agissait, sous la couverture, d’un bébé noir. L’avion ne venait à peine de décoller que, déjà, la mère et moi avions lié connaissance et entrepris une longue conversation.
Ces gens revenaient justement d’Haïti où ils étaient allés chercher leur petit garçon, adopté dans un orphelinat de Port-au-Prince. La femme me raconta qu’en ce lieu fort délabré. Des enfants vivaient presque nus et dans un état de pauvreté désolante.
– Si le monde voyait ce dont nous avons été témoins, racontait-elle, toutes les familles québécoises iraient chercher l’un de ces petits. Mais pour moi, il s’agissait de réaliser un vœu, même si j’ai deux autres enfants. Lorsque j’étais une petite fille, j’ai reçu en cadeau de Noël une poupée noire que j’ai adorée. Je n’ai jamais su qui me l’a offerte, mais elle a bouleversé mon existence. À l’époque, elle m’a redonné confiance en la vie. N’est-ce pas qu’il faut croire en ses rêves ? À partir de là, j’ai entretenu le désir d’adopter, un jour, un bébé noir. Vous imaginez mon bonheur, aujourd’hui !
Je ravalai ma salive et laissai plutôt la conversation dériver sur d’autres sujets. Le vol me parut court et agréable en cette plaisante compagnie. Ironie du sort, au moment de nous quitter, la jeune femme affirma travailler comme moi pour une compagnie de produits de laboratoire. Elle me remit gentiment sa carte professionnelle que je glissai distraitement au fond de mon sac à main, l’esprit déjà tourné vers ceux qui m’attendaient à l’aéroport, aux arrivées internationales. Après tout, retrouver ma famille, en cette veille de Noël, représentait pour moi le plus beau des cadeaux. Je me sentais le cœur joyeux et léger. Noël, fête de l’amour, je le vivais à plein, cette année !
Ce n’est que quelques jours plus tard que la fameuse carte de visite me tomba sous la main. La femme s’appelait Florence Beauchamp. Je ne l’ai pas rappelée. Elle continuera d’ignorer d’où est provenue sa poupée énigmatique. Mais le souvenir du sourire dont m’a gratifié son bébé, au moment de quitter l’avion, restera à jamais gravé dans ma mémoire. Un vrai sourire de petit Jésus, couché dans la crèche…
« Note de l’auteure : La première partie de ce conte s’est réellement produite. Quant à la rencontre dans l’avion… »
Source : Contes de Noël pour les petits et les grands, de Micheline Duff, Éditions Québec Amérique 2012.
342e jour de l’année
Jeudi, 8 décembre 2022
On célèbre aujourd’hui…
LA FÊTE DE L’IMMACULÉE CONCEPTION (catholique)
À la douce mémoire de…
JOHN LENNON 1940-1980, Auteur-compositeur-interprète, guitariste, écrivain, dessinateur, militant pacifiste et fondateur du groupe The Beatles.
Une Année de plus sur le chemin de la vie pour…
Jean-Yves Marquis
Bon anniversaire !
On jase là…
Ici, en Floride, tous les commerces, enfin presque tous, sont climatisés, au point où c’est carrément glacial. Récemment, j’étais au McDonalds du coin et croyez-moi, je me suis empressé de bouffer parce que je gelais carrément, et je ne suis pas un frileux. Rapidement, mes frites étaient froides. Lorsqu’il fait 27°C et plus à l’extérieur et qu’à l’intérieur, c’est 20-21°C, on gèle littéralement. 5°C de moins que la température extérieure serait amplement suffisant selon moi.
Pensée et citation du jour
Ceux qui ont le pouvoir, n’ont pas toujours la sagesse de gouverner.
Carly
Ça s’est passé un 8 décembre…
(1869) Timothy Eaton ouvre une petite boutique à Toronto au coin de la rue Yonge et Queen et déclare que les acheteurs obtiendront un remboursement complet s’ils n’aiment pas ce qu’ils ont acheté. Ce petit magasin sera le premier d’une chaîne de magasins immenses établie partout au Canada.
(1980) Alors qu’il s’apprête à entrer dans son appartement de New York en compagnie de son épouse Yoko Ono, John Lennon est blessé mortellement à coups de revolver par un Américain de 25 ans, Mark David Chapman, à qui il a signé un autographe quelques instants auparavant. Idole des années 60, l’ex-Beatles vient d’avoir 40 ans. En 1991, un prix Grammy (équivalent aux Victoires de la musique) lui a été remis à titre d’hommage posthume pour sa carrière exceptionnelle.
(2001) La campagne « Le Train des fêtes » du Chemin de fer Canadien Pacifique s’est amorcée vendredi à Montréal. Le convoi, décoré de 8 000 lumières, effectuera un parcours de 6 000 kilomètres jusqu’en Colombie-Britannique. La population est invitée à venir voir le train et faire des dons aux banques alimentaires. Une nouveauté cette année : deux trains font aussi une tournée aux États-Unis. Il y a deux ans, « le Train des fêtes » a permis de récolter plus de 500 000 dollars et 18 tonnes de nourriture.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
La COP15 est arrivée chez nous et commence ses travaux aujourd’hui.

Cette réunion planétaire sur la biodiversité a choisi Montréal pour tenir cette réunion. Ceux qui arpentent souvent le centre-ville ont facilement remarqué les nombreuses barricades qui défigurent complètement le secteur.
En pleine période des Fêtes !
En plein magasinage !
Et je vous fais grâce des manifestations annoncées. Grabuge en vue !
On n’avait pas assez de cônes orange qu’il fallait décorer cette partie de Montréal comme en temps de guerre. Il n’y manque que les lumières scintillantes.
Fantastique !
La première partie de la 15e Conférence des parties (COP) de la Convention sur la diversité biologique des Nations unies avait eu lieu à Kunming, en Chine, à l’automne 2021. La rencontre s’était tenue selon une formule hybride, c’est-à-dire que des dirigeants y ont participé en ligne.
La deuxième partie de cette conférence devait se tenir au même endroit, mais les règles sanitaires et les confinements à répétition dans plusieurs villes chinoises ont forcé les Nations unies à envisager un autre endroit.
C’est à partir de ce moment que le Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique des Nations unies, dont le siège se trouve à Montréal, a commencé à envisager de tenir la deuxième partie de la COP15 dans la métropole.
Nous y voilà !
Nous sommes bien à Montréal, où le français est la langue officielle ?
De plus, nous sommes bien au Canada, où l’ami Justin nous dit que l’anglais et le français sont les deux langues officielles du pays ?
Alors pourquoi, l’immense affiche à l’arrière du lutrin, et qui décrit l’événement est uniquement en anglais ?
C’est arrogant !
L’année dernière, c’était écrit en chinois et une petite, toute petite partie en anglais. Mais ici au Québec, terre de colonisés, on regarde ça avec un je-m’en-foutisme.
Personne n’a levé le petit doigt pour le souligner. Nous agissons en conquis devant l’anglicisation. Comme le prévoit le loi 101, il faut qu’il y ait prédominance du français dans l’affichage au Québec. Alors on se conforme ou pas ?
Un coup de poing sur la gueule… Alors en bon Québécois francophone, présentons l’autre joue.
Quoi qu’il en soit, c’est encore une autre manière de nous écraser. Pourquoi les hautes instances n’ont pas décidé de tenir la COP15 à Toronto la pure ?
Imaginez… Ils sont ici pour 12 jours, et les barricades ne seront pas levées avant janvier.
Joyeuses Fêtes citoyens et commerçants du centre-ville.
341e jour de l’année
Mercredi, 7 décembre 2022
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE L’AVIATION CIVILE
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Jason Michaud – Josée Fournier
Bon anniversaire !
On jase là…
Est-ce que vous regardez les rencontres des Canadiens de la LNH à la télé ? Non ? Vous manquez un excellent spectacle. Évidemment, ils ne feront probablement pas les séries éliminatoires, quoiqu’ils pourraient surprendre, mais ils sont animés. Ils ne baissent pas les bras et c’est agréable de voir ces jeunes se défoncer malgré la défaite. Cette jeunesse nous tient facilement sur le bout de nos sièges tant ils sont inspirés par des instructeurs qui connaissent la « game », comme le dit Martin St-Louis. Dans quelques années ils seront redoutables, j’en suis sûr.
Pensée et citation du jour
Il est toujours sage de regarder en avant, mais il est difficile de regarder plus loin qu’on ne peut voir.
Winston Churchill
Ça s’est passé un 7 décembre…
(1907) Un soir de tempête en 1903 à Copenhague un facteur du nom de Einar Holboell travaillait tard pour trier les cartes et les paquets de Noël lorsqu’il vit par la fenêtre deux jeunes enfants grelotants de froid. Il se dit : si toutes ces cartes et ces paquets pouvaient aussi être pour eux et alors il eut l’idée d’un timbre qui pourrait aider les enfants pauvres. Le timbre de Noël était né.
Lorsqu’est arrivée la tuberculose, le mouvement de l’aide aux tuberculeux s’est saisi de l’occasion pour amasser des fonds pour combattre cette terrible maladie. Au Canada le premier timbre apparut en 1907 et existe depuis ce temps pour aider les Canadiens atteints de maladie pulmonaire, soit plus d’une personne sur cinq.
(1926) Commercialisation du réfrigérateur aux États-Unis. La société américaine Servel dépose un brevet d’invention pour un réfrigérateur ménager qui sera commercialisé à la fin de l’année. Fonctionnant au gaz, « silencieux et fonctionnel », l’appareil fut mis au point par des étudiants suédois : Carl G.Munters et Baltzar Von Platen. En 1939, le premier réfrigérateur à deux compartiments fera son apparition.
(1941) Dans l’archipel des Hawaii, à 7 heures 55, 183 avions nippons frappent par surprise la flotte américaine. À 8 h 45, une seconde vague de 170 appareils attaquent à leur tour déversant bombes et torpilles sur les cuirassés, les terrains d’aviation et les réservoirs de la base militaire. En 1h30 les forces nipponnes détruisent huit grands cuirassés, endommagent 159 avions au sol et provoquent la mort de plus de 2 000 personnes.
Ce même jour, les Japonais débarquent en Malaisie et dans les Philippines. L’objectif des Japonais, en guerre contre la Chine depuis 1937 est de prendre le contrôle de l’Asie du Sud-Est. Le 28 novembre 1941, Hitler assurait l’empereur du Japon de son soutien si celui-ci entrait en guerre contre les États-Unis. Le jour même de l’attaque de Pearl Harbor, le président des États-Unis, F.D.Roosevelt déclare la guerre au Japon.
La guerre devient mondiale. Le Canada déclare la guerre au Japon après que la marine nippone ait attaqué la base navale de Pearl Harbour, à Hawaii, ce même jour. Le Canada déclare aussi la guerre à la Roumanie, la Hongrie, la Finlande et le Japon.
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La Une
Ce n’est pas seulement moi qui le dis, mais également Jean-François Plante-Tan, titulaire d’une maîtrise en gestion de HEC Montréal et fondateur de Pour l’amour du français, qui publiait une lettre ouverte dans les pages du d’opinions du Journal de Montréal du 4 décembre dernier, et que je vous propose aujourd’hui.
TROIS SUGGESTIONS AFIN DE PROMOUVOIR ET PROTÉGER LE FRANÇAIS
Beaucoup de bonnes idées sont proposées pour promouvoir et soutenir l’usage de la langue française dans nos organisations.

Toutefois, il me semble y avoir trois enjeux qui ne reçoivent pas assez d’attention de la part de nos organisations. Je propose trois chantiers additionnels.
L’USAGE DU FRANÇAIS EN RÉUNION
En réunion, il est pratique courante de se tourner vers la langue anglaise dès qu’il n’y a qu’un seul employé qui ne comprend pas suffisamment le français. Cela n’est pas efficace, car nous demandons à cinq, dix et parfois plus d’employés de s’adapter à une personne.
L’inverse est tout à fait faisable. Pour ce faire, il faut soutenir les gestionnaires à assumer la langue française comme langue de réunion. Pour les anglophones apprenant le français, c’est une occasion en or de faire une immersion totale et d’apprendre rapidement la langue française.
Pour la saisir, il faut à la fois un effort des gestionnaires pour les rassurer, un programme de francisation pour qu’ils s’améliorent et surtout de l’encouragement et la validation de leurs efforts par les collègues.
SOUTENIR LES ANGLOPHONES UNILINGUES À ASSUMER LEUR ACCENT
Selon mon expérience, il y a de grandes barrières psychologiques et culturelles pour un anglophone qui apprend le français. Le soutenir signifie valoriser son intérêt, ses efforts et surtout d’accepter son accent. Mes amis anglophones unilingues me disent que c’est surtout leur propre accent qui les dérange, car ils pensent que ce n’est pas le bon ou ils craignent qu’on ne le comprenne pas.
Or, les Québécois sont habitués à entendre une grande variété d’accents. Il faut donc rassurer nos amis anglophones francophiles : Il est correct d’avoir un accent, nous sommes contents de les entendre parler français et faire des fautes est normal.
ENSEIGNER CORRECTEMENT LA GRAMMAIRE POUR ÉVITER L’IMPOSITION DE L’ÉCRITURE « INCLUSIVE »
L’écriture « inclusive » s’impose dans nos organisations, complique l’usage de la langue française et génère de nouveaux enjeux de gestion somme tout évitables. Je dis qu’elle s’impose, car les gestionnaires et les employés ne connaissent pas suffisamment la grammaire et ne savent pas comment répondre au manichéisme de « l’inclusivité ».
En effet, l’écriture « inclusive » fait le procès aux gens qui ne l’adoptent pas : « Si tu ne le fais pas, tu es sexiste, puisque tu utilises une langue (supposément) sexiste ». Cela n’est pas une manière de fonctionner en démocratie et en organisation.
Pour correctement enseigner la grammaire, il faut rappeler que le genre grammatical n’a pas le lien avec le sexe biologique. Il faut rappeler que le masculin (et non les hommes) prend la forme du neutre en présence du féminin (et non les femmes).
Il faut se rappeler qu’il n’est pas nécessaire de faire la différence sexuelle entre les hommes et les femmes à chaque tournure de phrase. Il faut rappeler que la seule fois où c’est nécessaire, c’est lorsque le propos l’exige (comme lors des comparaisons). Il est important d’utiliser un français normatif afin de maintenir le français comme lieu commun et s’assurer qu’il demeure accessible et transmissible au plus grand nombre possible.
340e jour de l’année
Mardi, 6 décembre 2022
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE NATIONALE DE COMMÉMORATION ET D’ACTION CONTRE LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES
LA FÊTE DE SAINT-NICHOLAS
À la douce mémoire de…
JOHNNY HALLYDAY 1943-2017, Chanteur, compositeur et acteur français.
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Pierre Despatie
Bon anniversaire !
On jase là…
On annonce une augmentation de 1000 $ en 2023 pour l’épicerie annuelle d’une famille de 4 personnes. Ça n’arrête pas du tout d’augmenter à une vitesse vertigineuse. Alors la question à 1000 $… Qui, dans la chaîne alimentaire, met tous ces beaux dollars dans ses poches ?
Pensée et citation du jour
Quand on est allé si loin qu’on ne peut pas faire un pas de plus, on a seulement fait la moitié de ce qu’on est capable de faire.
Proverbe hollandais
Ça s’est passé un 6 décembre…
(1900) À Lévis, Alphonse Desjardins, sa femme Dorimène Roy et une centaine de concitoyens fondent la première caisse populaire. Alphonse Desjardins (1854-1920), de Lévis, Québec, fut contrarié lorsqu’il constata le mauvais traitement qu’infligeaient les banques à leurs clients; et pas seulement ceux dont la solvabilité était douteuse. De plus, il se rendit compte du mal qu’avait la classe ouvrière pour joindre les deux bouts.
En 1897, lorsqu’il prit connaissance des prêts usuraires, il décida de revendiquer les droits des petits salariés en disant aux empereurs de la haute banque que trop, c’est trop ! La famille d’Alphonse Desjardins était pauvre; il avait donc un bon motif pour combattre l’usure, améliorer les conditions de vie de la classe ouvrière et accorder une certaine libération économique aux Canadiens-Français.
(1989) Marc Lépine (né Gamil Gharbi) entra dans l’École Polytechnique de Montréal, affiliée à l’Université de Montréal, à Montréal (Québec). Il pénétra dans un local où était donné un cours de génie, sépara les hommes des femmes sous la menace d’un fusil, se mit à crier à quel point il haïssait les féministes et commença à tirer sur les femmes. Il continua sa tuerie ailleurs dans l’édifice. Il tua 14 femmes – 13 étudiantes et une secrétaire – avant de se suicider. Il laissa une note expliquant qu’il blâmait le féminisme pour les échecs de sa vie, dont sa non-admission au programme de génie, bien que les femmes ne constituaient alors que 20 pour cent des étudiants en voie de devenir ingénieur.
(2015) Guy Turcotte a été déclaré coupable des meurtres non prémédités de ses deux enfants, au terme de son second procès. Les jurés avaient l’air grave quand ils sont entrés dans la salle d’audience. Ils ont rendu leur décision peu après midi, au septième jour de leurs délibérations.
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La Une
Madame chasse-taches nous revient avec 10 nouveaux trucs pour bien faire le ménage.
Une meilleure gestion permettra d’écourter le temps consacré au ménage.

1- Délogez la poussière accumulée sur les abat-jours en tissu tout simplement avec un pinceau à poils souples.
2- Époussetez les meubles et les objets dans une pièce avant de passer l’aspirateur sinon lors de l’époussetage, immanquablement la poussière délogée et présente dans l’air se retrouvera sur le sol.
3- Évitez la buée sur le miroir de la salle de bain et prolongez son éclat en le nettoyant avec un chiffon imbibé de glycérine ou en le frottant avec un savon sec. Frottez énergiquement avec un chiffon doux sans flanelle.
4- Pour dépoussiérer un oreiller, glissez-le dans un grand sac plastifié. Enfilez-y l’embout de l’aspirateur. Refermez le sac hermétiquement avec une ficelle et, quelques secondes après la mise en marche de l’aspirateur, toute la poussière aura été aspirée.
5- Déposez dans le fond de votre panier qui recueille le linge sale, quelques feuilles d’assouplissant textile afin d’éliminer les odeurs et une corvée de nettoyage du panier.
6- La poudre pour bébé absorbera rapidement une tache graisseuse sur le papier peint. Il suffit d’en saupoudrer sur la tache, laissez le talc agir quelques minutes et essuyez avec un linge sec.
7- Pour laver les plafonds, utilisez une grosse éponge qui laissera peu de marques sur le plafond. Utilisez deux seaux d’eau tiède; le premier contiendra l’eau savonneuse ou une eau vinaigrée, et le second, de l’eau claire. Procédez par petits carrés à la fois pour éviter les bariolages.
8- Nettoyez à fond une planche à découper avec l’écorce d’un citron que vous alliez déposer au compost. Rincez à l’eau chaude. En séchant, la planche retrouvera sa fraîcheur.
9- Une gomme à effacer enlève les marques de talon sur les planchers de bois. Simple et rapide.
10- On enlève rapidement les poils d’animaux sur les meubles en imbibant une éponge d’une solution d’eau chaude et de glycérine. Essorez l’éponge et passez-la sur les meubles. Sur les tapis, la raclette à vitre donne un excellent résultat.
Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 3 décembre 2022, p14
339e jour de l’année
Lundi, 5 décembre 2022
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES BÉNÉVOLES
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Kim Angelina Légaré
Bon anniversaire !
On jase là…
Attention, les fraudeurs sont de retour. Les chèques de 600 $ et 400 $ promis par le gouvernement Legault arrivent à grand pas et les fraudeurs actifs vous envoient un texto qui vous demande de répondre « oui » pour que votre montant soit déposé dans votre compte. Supprimez immédiatement.
On le répète LE GOUVERNEMENT VOUS ENVERRA DIRECTEMENT DANS VOTRE COMPTE EN BANQUE OU PAR CHÈQUE À VOTRE ADRESSE, selon votre dernière déclaration d’impôts et sans vous en avertir au préalable. Soyez vigilants !
Pensée et citation du jour
La politesse est le ciment du couple.
Guy de la Rigaudie
Ça s’est passé un 5 décembre…
(1902) Guglielmo Marconi émet les premiers signaux de radio audibles sur une distance de 3 200 kilomètres par-delà l’Atlantique, depuis son poste de Glace Bay au Cap Breton jusqu’à Poldhu en Angleterre. Un an auparavant, l’ingénieur italien avait transmis un premier signal de test, de Poldhu jusqu’à Signal Hill à Saint-Jean de Terre-Neuve, répétant à de multiples reprises la lettre ‘S’.
(1945) Cinq avions torpilleurs Avenger, formant le vol 19 et équipés d’un matériel de navigation sophistiqué, quittent la base aéronavale de Fort Lauderdale, en Floride, pour une mission de routine. Tout se déroule normalement lorsque, soudainement, au bout d’une heure et demie de vol, le lieutenant Charles G. Taylor informe avec inquiétude la tour de contrôle qu’ils sont perdus et ne peuvent plus distinguer la surface de l’océan.
La tour demande alors aux appareils d’aller vers l’Ouest, mais la réponse de l’officier est encore plus surprenante que la première : « Nous ne savons pas où est l’Ouest. Tout est faux, étrange. Nous ne sommes sûrs d’aucune direction. Même l’océan ne semble pas comme d’habitude ». Le contact radio ayant été rompu, un gros hydravion bimoteur « Martin Mariner » est envoyé au secours des appareils, mais il disparaît à son tour, tout aussi mystérieusement.
Six avions et 27 hommes se sont ainsi évanouis en quelques heures sans qu’aucune explication rationnelle soit apportée par la commission d’enquête de la Marine ni par diverses’ révélations’ ultérieures.
(1996) L’Académie française décerne à Robert Charlebois sa Grande médaille de la chanson française pour l’ensemble de son œuvre. Le chanteur est le premier Québécois honoré de la sorte par les Immortels.
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La Une
Depuis notre arrivée en Floride, nous sommes toujours en attente d’un règlement qui nous permettrait d’être indemnisé pour nos pertes subies par l’ouragan Ian du 28 septembre.

En début de semaine, on a pu constater de visu l’étendue des pertes. L’intérieur de notre caravane a été envahie par l’eau stagnante jusqu’à 24 pouces de hauteur. On a trouvé des contenants et des tiroirs, même les chaudrons, remplis d’eau. Un coffre d’outils, pourtant bien fermé, était rempli d’eau à rebord.
Chez certains, la moisissure était présente et abondante alors que chez nous, au moment d’écrire ces lignes, elle vient d’apparaître. Évidemment, tout ce qui était sous les 24 pouces a baigné dans cette eau contaminée.

Par exemple, à l’intérieur du tiroir sous le divan du salon, on y rangeait une couverture épaisse pour le lit. Quand je l’ai touchée, j’avais l’impression de touché une éponge gorgée d’eau, et tout ça, depuis le 28 septembre dernier. Je ne sais pas combien de temps il a fallu pour que l’eau se retire mais je peux vous dire que les boiseries étaient recouvertes d’une poudre blanche et l’intérieur de la caravane dégageait une odeur de moisi. On utilisait des masques si on devait rester à l’intérieur plus longtemps.
On a pu récupérer quelques biens, mais on a dû en laisser pas mal, heureusement couverts par l’assurance, après avoir rempli le formulaire approprié.
LE TITRE DE PROPRIÉTÉ
C’est là que ça se complique. En Floride, pour un véhicule récréatif qui demeure en permanence dans l’État, on doit posséder un « Titre de propriété » pour celui-ci. En fait, c’est l’équivalent du Certificat d’immatriculation que nous délivre la SAAQ au Québec. Obligation qu’on ne connaissait pas.
Les procédures sont tellement compliquées et disparates qu’on ne sait plus quelle est la bonne méthode pour satisfaire à cette exigence. Chaque fonctionnaire, agent, qui vous voulez, nous fournit des réponses différentes, ce qui ajoute à la complexité de la démarche.
J’ai eu beau expliquer à l’agent les similitudes entre le certificat d’immatriculation du Québec et celui de la Floride, rien n’y fit. Il répétait que le document officiel de la Floride était obligatoire. La conséquence étant que ce document permettra à l’assureur de nous remettre le montant de l’indemnité.
Certains Québécois auraient reçu leur indemnité en ne présentant que le certificat d’immatriculation du Québec. Hélas, l’assureur nous répond que ce sont des erreurs. Allez voir !
ÉPILOGUE
Nous sommes bloqués là ! Nous sommes venus ici pour régler essentiellement ces problèmes rapidement, afin de pouvoir retourner chez nous tout aussi rapidement. On a quelques pistes de solutions et on attend des réponses dans l’espoir d’une fin heureuse.
Si, en 2018, lorsque nous avons décidé de laisser notre caravane ici en permanence, l’assurance nous avait fait part de l’obligation d’avoir ce « Titre de propriété », nous nous y serions conformés, mais voilà, ils ne nous l’ont jamais dit. On aurait eu amplement le temps de le faire.
C’est dans cet esprit que nos hivers sous le soleil prendront fin avec le règlement final. Nous sommes loin du scénario imaginé qu’un jour ça se terminerait dans la sérénité. Je dois vous avouer qu’on n’a pas l’esprit à profiter du climat et on a très hâte de se diriger vers le Nord.
On a aimé nos dernières 19 années passées ici, mais là, on ne la trouve pas drôle du tout !
L’ouragan Ian ayant été qualifié du plus imposant et dévastateur de tous les temps en Floride, nous, les Québécois, s’attendions à plus de souplesse et de concilliance dans le processus de règlement de nos pertes. Considérant que le tourisme est la principale source de revenus de la Floride et que, jumelé à un taux de change entre 30 et 40 % payé par nous les Québécois lors de nos séjours hivernaux, nous l’aurions grandement apprécié.
338e jour de l’année
Dimanche, 4 décembre 2022
On jase là…
Ainsi donc, NOUS, les Québécois, devront se conscientiser à mieux consommer NOTRE électricité, en baissant le chauffage et en faisant la lessive la nuit, pendant qu’Hydro-Québec vendra à rabais et même à perte NOTRE électricité aux États américains limitrophes. C’est Pierre Fitzgibbon qui l’a dit.
Je rêve ou quoi ? Et ça se passe chez-nous…
Pensée et citation du jour
Il y a deux choix de base dans la vie : accepter les choses telles qu’elles sont ou accepter la responsabilité de les changer.
Denis Waitley
Ça s’est passé un 4 décembre…
(1909) L’équipe de hockey Les Canadiens de Montréal voit le jour. Jean-Baptiste Laviolette a été le premier joueur du Canadien de Montréal. Hockeyeur, joueur de crosse, aviateur et pilote automobile, Jack Laviolette fut pendant 15 ans l’athlète le plus populaire à Montréal. Trois faits d’armes qui assurent sa pérennité dans les encyclopédies du hockey. Mais l’histoire a oublié qu’il a aussi été l’athlète le plus casse-cou, le plus populaire et le plus progressiste de sa génération. Pour avoir une idée de la grandeur du personnage, imaginez Guy Lafleur et Gilles Villeneuve dans un seul corps.
(1954) Le premier restaurant Burger King de la chaîne est ouvert à Miami le 4 décembre 1954 sous le nom d’Insta Burger King par James McLamore et David Edgerton, deux étudiants de la School of Hotel Administration de l’Université Cornell. McLamore avait visité le restaurant appartenant aux frères Mc Donald à San Bernardino en Californie et, comprenant le potentiel d’un tel service de restauration, décidé d’en créer sa propre version.
(1980) Deux mois après la mort du batteur John Bonham, les membres restant de Led Zeppelin annoncent la fin du groupe phare du rock des années 1970. Led Zeppelin est un groupe de rock britannique fondé en 1968 à Londres par Jimmy Page (guitare), avec Robert Plant (chant), John Paul Jones (basse, claviers) et John Bonham (batterie), et dissous à la suite de la mort de ce dernier, en 1980.
À travers un son dominé par la virtuosité et les riffs de son guitariste, la voix puissante de son chanteur pouvant aller jusqu’à des octaves très élevées, par l’excellence de son bassiste/claviériste/arrangeur ainsi que par la technique, le groove et l’inimitable et si souvent samplée « force de frappe » de son batteur, Led Zeppelin est toujours considéré, plus de trente ans après sa séparation, comme l’un des plus grands groupes de rock tant pour sa réussite artistique, son succès commercial que pour son influence et son prestige.
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La Une
Voici le premier conte de Noël de 2022. C’est pour les petits au cœur d’ange…
Niko avait pleuré toute la nuit. Il n’avait pas envie de partir, de quitter son village et sa maison de tôle ondulée. Ses amis, surtout. Mais ses parents venaient de recevoir le visa tant attendu depuis des années et ils allaient enfin s’envoler vers une vie meilleure.
Avec eux, Niko allait monter dans le grand oiseau au ventre d’argent qui traverserait les continents et les océans pour l’amener loin, infiniment loin de son pays. Demain, à l’aube, il partirait pour le Canada, ce pays étranger dont il ne savait rien, sinon qu’il y faisait très froid.

En effet, l’arrivée à Montréal, en ce début de décembre, s’avéra fort impressionnante. Une dame du département de l’immigration offrit à la famille des vêtements chauds, et elle insista pour que chacun les enfile immédiatement, avant de sortir de l’aéroport, afin de prendre l’autobus qui les conduirait à leur logis temporaire au centre-ville.
Niko avait les yeux ronds, lui qui n’avait jamais porté autre chose qu’un short, un mince chandail et une paire de sandales. Il se mit à rire quand on lui enfonça une tuque jusqu’aux oreilles et qu’on fit trois tours autour de son cou avec un énorme foulard rayé rouge et blanc.
L’espace d’un instant, il songea à l’épouvantail que son père installait au bout de leur jardin, au pied de la montagne. Accoutré de cette manière, aucun oiseau n’oserait l’approcher ! Cette pensée le fit sourire, mais au fond de lui, il avait plutôt envie de pleurer. Sa mère, vêtue elle aussi de pied en cap, s’en aperçut et vint doucement l’entourer de son bras, sans dire un mot.
Quand les voyageurs franchirent la grande porte de l’aéroport, un vent glacial gifla la figure de Niko et lui mordit les joues. Il faillit en perdre le souffle. Jamais il n’aurait cru qu’un froid aussi cruel puisse exister, lui qui n’avait connu de fraîcheur que celle des douces nuits africaines.
Les jours passèrent. Malgré ses sept ans bien comptés, on inscrivit Niko en première année à l’école, car il n’avait jamais appris à lire et à écrire. Il n’aimait pas beaucoup l’école. Non seulement il devait s’y rendre à pied, chaque matin, et affronter l’air glacial de l’hiver, mais il lui fallait traverser deux rues encombrées de voitures, et cela l’épouvantait.
À l’école, il se sentait différent des autres. Tout d’abord à cause de la couleur de sa peau, « comme du absolument vrai.
Il se réfugiait donc dans un coin de la classe, prêt à éclater en sanglots à la pensée de ses amis, en train de courir et de jouer à cache-cache entre les huttes de son village d’Afrique.
À cette période de l’année, les enfants de l’école n’avaient qu’un sujet en tête : Noël. On ne parlait que de Noël : fête de Noël, arbre de Noël, nuit de Noël, liste de Noël, décorations de Noël, cadeaux de Noël, parade de Noël, père Noël… Même l’institutrice avait fait dessiner des cartes de Noël par les élèves, et avait suspendu, autour du tableau, une guirlande de Noël.
Niko n’avait jamais entendu prononcer ce mot-là. Noël n’existait ni dans sa religion, ni dans les fêtes de son pays. Tout cela l’intriguait. On discutait souvent de neige aussi, de cette neige qui « arrivait très tard, cette année », selon les dires de tout le monde. Bref, il ne fut pas fâché quand l’école ferma ses portes pour le long congé en l’honneur de ce fameux Noël.
Le premier jour des vacances, le 24 décembre, il se leva plus tôt qu’à l’accoutumée. Quelle ne fut pas sa surprise de voir, à travers la fenêtre de sa chambre, de gros flacons blancs descendre du ciel en tourbillonnant dans l’air. De la neige ! On aurait dit des plumes de cygnes blancs comme il s’en trouvait près de son ancien chez lui. Ébahi, il passa la matinée le nez collé contre la vitre.
Sa maman eut beau essayer de lui montrer à cuire les galettes de froment sur la cuisinière électrique et l’inviter à enfiler des petites perles rapportées de son pays pour fabriquer des bracelets, rien n’y fit. Il préféra rester grimpé sur sa chaise à regarder tomber la neige. Maintenant, la rue, les trottoirs, le minuscule espace gazonné devant la maison, les arbres et les buissons se trouvaient recouverts de blancheur. Tout était devenu subitement propre. Niko n’en revenait pas, il aurait pu regarder ce spectacle pendant des heures et des heures.
Durant l’après-midi, il vit des enfants jouer dans la neige avec leurs pelles, emmitouflés dans leurs habits de neige multicolores, Il eut envie de les rejoindre mais n’osa pas en parler à sa mère. De toute façon, il ne possédait pas de pelle ! Aussi, quand, à son grand étonnement, elle lui proposa de s’habiller pour sortir, il ne se fit pas prier.
– Allez, ouste, mon fils ! Nous allons jouer dehors en attendant le retour de ton père.
Quand elle aperçut Niko, Camille, la petite voisine, vint aussitôt le retrouver.
– Viens-tu construire un bonhomme de neige avec moi, Niko ? La neige est devenue collante, ce sera parfait !
Niko ignorait à quoi ressemblait un bonhomme de neige, mais il mit tout son cœur à rouler les énormes boules qu’il fallait empiler les unes sur les autres. C’est même lui qui enfonça la carotte au milieu de la figure du bonhomme pour lui fabriquer un nez. Ah ! qu’il le trouvait joli avec ses yeux en bouton de plastique bleu et son sourire en cailloux de toutes les grosseurs, les seuls qu’ils avaient pu dénicher sous la neige.
Cet après-midi-là, le garçon ne vit pas le temps passer, et il oublia même l’existence de sa mère. Celle-ci avait écoulé une partie du temps à bavarder avec la mère de Camille, sortie elle aussi pour surveiller les enfants. Il fut le dernier à rentrer, non sans avoir lancé une œillade amicale au bonhomme montant maintenant la garde devant sa maison. Il ne protesta pas quand sa mère parla de prendre un bain chaud. Il adorait les bains chauds ! Au moins, il y avait cela de bon dans ce satané pays de froidure !
– Viens, mon grand. Il faut te faire beau et propre. La maman de Camille nous invite à les accompagner à la messe de minuit, ce soir, et à réveillonner avec eux. Nous allons participer à cette fameuse fête de Noël dont tout le monde parle.
Ça alors ! Niko ne tenait plus en place. Il assisterait, lui aussi, à la célébration de Noël et connaîtrait enfin le mystère de cette fête.
La nuit venue, sa famille et celle de Camille se retrouvèrent sur le perron de l’église. Il n’oublierait jamais le moment où ils pénétrèrent dans la nef tout illuminée. Un chœur d’enfants, perché dans le jubé de derrière, chantait un chant céleste : Sainte nuit, ô nuit de paix…
Agenouillé à côté de Camille, Niko se sentait tout ému… C’était si beau, si grand… Mais pour rien au monde, il n’aurait voulu que quelqu’un s’aperçoive de son trouble. Il se rassit à côté de sa nouvelle amie et resta attentif à tout ce qui se passait. On raconta l’histoire de la naissance d’un enfant-Dieu venu apporter l’espoir aux hommes de bonne volonté, on se leva pour parler tous ensemble à ce Dieu, on s’assit, se releva, se rassit, et on entonna d’autres chants tout aussi émouvants que le Sainte Nuit.
À l’avant, à la lueur des bougies, un petit bébé de plâtre dormait dans une mangeoire remplie de paille, entouré de son père, de sa mère et de nombreux bergers. Puis, à la sortie de l’église, tout le monde se mit à s’embrasser et à se souhaiter « Joyeux Noël ». Ah ! oui, décidément, il s’agissait d’une grande fête !
Chez les parents de Camille, Niko découvrit un magnifique sapin de Noël décoré de lumières multicolores et de boules d’argent, de glaçons brillants et de cheveux d’anges. Il n’avait jamais rien vu d’aussi éblouissant. Fasciné, il aurait pu l’admirer et humer sa bonne odeur toute la nuit sans se lasser si Camille n’avait pas trépigné d’impatience pour ouvrir les cadeaux disposés pêle-mêle au pied de l’arbre.
Ces paquets étaient si joliment emballés que Niko trouvait dommage de les défaire. Tous ces papiers de couleur, ces rubans en forme d’étoiles, ces boîtes mystérieuses…
À sa grande surprise, il y avait un cadeau pour lui. Jamais de sa vie, il n’avait reçu d’étrennes. Du moins pas de cette manière. D’une main tremblante, il enleva délicatement le papier et découvrit une petite boîte à musique surmontée d’un ange, ces étranges créatures mi-humaines, mi-oiseaux qui semblaient survoler le grand ciel du Canada durant la nuit de Noël, et qu’il n’avait pas réussi à apercevoir.
On n’avait qu’à actionner la clé, sur le côté de la boîte, pour qu’il se mette à tournoyer au son de l’un des chants entendus à l’église, le plus beau entre tous, son préféré : Sainte nuit. Cette fois, Niko ne put retenir des larmes de joie, et c’est d’une voix chevrotante qu’il arriva à dire merci.
Sa mère, elle, avait apporté quelques petits bracelets pour Camille et offert à ses parents les galettes fabriquées le matin. On décida d’y goûter tout de suite et d’entamer ensuite la bûche de Noël. Niko se demandait bien ce qu’un morceau d’arbre venait faire dans cette fête. Mais il se rassura vite en constatant que la bûche en question avait une saveur de vanille et de chocolat.
De retour à la maison, tard dans la nuit. Il neigeait encore tout doucement, silencieusement. Niko ne manqua pas de saluer son bonhomme de neige, tout en pressant secrètement son petit ange sur son cœur. Il ressentit alors une grande paix. Pour la première fois depuis trois semaines, il se sentait bien. Enfin, il avait l’impression d’être accepté, enfin, il avait trouvé de vrais amis. Oui… décidément, il aimerait peut-être ce pays trop grand et trop froid, mais dont les habitants pouvaient se montrer si chaleureux.
***

Niko ne retourna jamais dans son pays. Il grandit au Canada et y trouva le bonheur. Il eut quatre enfants et douze petits-enfants, tous citoyens canadiens. Quand il mourut, on dénicha, dans ses affaires, une petite boîte à musique sur laquelle un ange chancelant se tenait toujours. Ô miracle, elle fonctionnait encore, jouant d’un son fêlé et d’un rythme hésitant un chant de Noël sans cesse répété chaque année : Sainte nuit.
C’est son premier petit fils, Charles, qui la trouva et la garda précieusement, sans se douter que cette musique et les joyeux tourbillonnements de l’ange célébraient encore la première des soixante-quatre heureuses nuits de Noël que Niko vécut dans son merveilleux pays d’adoption.
Source : Contes de Noël pour les petits et les grands, de Micheline Duff, Éditions Québec Amérique 2012.
337e jour de l’année
Samedi, 3 décembre 2022
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE INTERNATIONALE POUR LES PERSONNES HANDICAPÉES
À la douce mémoire de…
ANDRÉ GAGNON 1936-2020, pianiste québécois de réputation internationale.
Une année de plus sur le chemin de la vie…
Diane Fleury – Gérard Arsenault
Bon anniversaire !
On jase là…
Maintenant qu’un projet de loi se prépare à l’Assemblée nationale pour rendre facultatif le serment d’allégeance au roi, les chefs de la CAQ, de Québec solidaire et les libéraux, se rangent hypocritement vers le Parti québécois qui ne s’est pas prostitué et a gardé intactes ses convictions. Sur les quatre chefs, seulement un a des couilles. Devinez lequel !
Pensée et citation du jour
Le malheur peut être transformé en bonheur tonique en changeant notre attitude mentale.
William James
Ça s’est passé un 3 décembre…
(1917) Un premier train traverse sans encombre la structure dont la construction avait débuté en 1900, et qui a été la scène de deux effondrements en 1907 et en 1916. Il s’agit du plus long pont de ce genre au monde et il l’est toujours. Le pont était terminé depuis le 20 septembre. Une fois le travail exécuté, des bateaux situés à proximité de ce que les journalistes appellent la « huitième merveille du monde » font entendre leurs sifflets.
Un premier train à marchandises, propriété du Transcontinental, passera sur le pont de Québec le 3 décembre 1917. On prévoit que d’ici quelques semaines ce sera au tour d’un train à passagers de circuler sur la nouvelle structure. Il faudra toutefois attendre le 22 septembre 1929 avant que le pont de Québec ne soit finalement ouvert aux automobiles.
(1936) La première caisse populaire francophone à voir le jour au Nouveau-Brunswick a été fondée au village de Richibouctou en août 1916, mais l’entreprise a connu peu de succès. C’est en décembre 1936 qu’a été fondée la plus ancienne caisse populaire à faire partie de la Fédération des caisses populaires acadiennes, soit la Caisse populaire de Petit-Rocher.
(1965) Lancé en boutade par Claude Robillard, le nom de Quat’Sous est retenu par Paul Buissonneau pour présenter son équipe au Festival d’art dramatique du Québec en 1955. Neuf ans plus tard, la troupe fait l’acquisition d’une synagogue située au 100, avenue des Pins Est, en vue d’en faire son théâtre. C’est ainsi que, le 3 décembre 1965, avec La Florentine de Jean Canole, Paul Buissonneau et ses complices Yvon Deschamps, Claude Léveillée et Jean-Louis Millette inaugurent un petit théâtre chaleureux de 159 places, mettant fin à dix années de nomadisme.
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La Une
Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de novembre, parues dans le Journal de Montréal.


























336e jour de l’année
Vendredi, 2 décembre 2022
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE INTERNATIONALE POUR L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE
À la douce mémoire de…
JEAN BÉLIVEAU 1931-2014, Joueur, capitaine, vice-président et ambassadeur des Canadiens de Montréal.
On jase la…
Mes félicitations et mon admiration envers Paul St-Pierre Plamondon et son équipe du Parti québécois pour s’être tenus debout en étant refusé d’entrer au salon bleu de l’Assemblée nationale. Un homme de conviction envers le futur pays du Québec.
Pensée et citation du jour
L’amour est avant tout le don de soi-même.
Jean Anouilh
Ça s’est passé un 2 décembre…
(1893) L’Hôpital Royal Victoria a été construit au sommet de ce qui est maintenant la rue University, sur le versant du mont Royal, où il est encore aujourd’hui. Tout comme l’Université McGill, l’hôpital était alors situé en zone rurale. L’accessibilité pour les étudiants de McGill et les bénéfices de l’air frais pour la santé sont les deux raisons qui influencèrent le choix de l’emplacement. Conçu dans le style écossais par l’architecte londonien Henry Saxon Snell, l’hôpital avait pour mission de soigner tous les malades, quelle que soit leur race ou leur croyance. Très moderne pour son époque, le HRV a été salué comme le meilleur et le mieux équipé sur le grand continent américain.
(1969) Un brasier d’une puissance inouïe détruisait complètement la résidence Le Repos du vieillard, à Notre-Dame-du-Lac, tuant 39 de ses occupants. L’élément destructeur, allumé d’une main criminelle, s’était déclaré aux alentours de 6h ce jour-là. En 10 minutes, les flammes avaient rayé de la carte l’immeuble de bois et tué tous ces gens, alors qu’une trentaine de personnes avaient pu évacuer les lieux à temps.
(1995) Après d’une désastreuse défaite de 11 à 1 contre Detroit, Patrick Roy s’était adressé au président Ronald Corey, en passant devant l’entraîneur Mario Tremblay, pour lui annoncer qu’il venait de jouer son dernier match à Montréal.
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La Une

Bonjour maman. Onze années se sont écoulées depuis ton départ vers un monde de délivrance. Si le temps arrange les choses, chaque premier jour de décembre, le souvenir de cette triste nuit occupe toujours mes pensées et mes yeux soudainement se noient.
Mes émotions sont ambivalentes, passant de la tristesse de ton absence, à la sérénité de te sentir heureuse de ta vie éternelle.
Les années passent mais les souvenirs demeurent présents et j’aime me les remémorer.
Là-haut sur ton étoile, tu n’es plus seule depuis que papa t’a rejoint dans l’éternité. Puissiez-vous, tous les deux, continuer de veiller sur nous et guider nos pas sur le chemin qui nous est destiné.
Je t’aime…
« Une mère, c’est si beau que même Dieu en a voulu une. »
335e jour de l’année
Jeudi, 1er décembre 2022
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LE SIDA
LA FÊTE NATIONALE DE LA ROUMANIE
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
André Stock
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
Garde d’abord la paix en toi, ensuite tu pourras l’apporter aux autres.
Thomas Grandpré
Ça s’est passé un 1er septembre…
(1899) À Montréal, le pont Victoria est ouvert à la circulation pour les voitures et les piétons. À la suite de travaux qui ont duré deux ans, le pont inauguré en 1859 est muni d’une nouvelle structure à poutres d’acier. Il comporte deux voies de chemin de fer, une pour les voitures et une autre pour les tramways, de même qu’un trottoir pour piétons.
(1929) Un vendeur de jouets à la faillite découvre par hasard dans un carnaval que des gens jouent à un jeu qu’ils appellent beano. Un préposé tire des petits disques sur lesquels est écrits un numéro et les participants posent une fève (bean) sur un carton. Le joueur qui complète une rangée horizontalement ou verticalement crie beano. Par malheur pour Edwin S. Lowe, il n’y a plus de place et il doit se contenter de regarder et ainsi d’apprendre les modalités du jeu.
De retour chez lui, le 1er décembre 1929, il organise une soirée, invite des amis, des connaissances et leur fait découvrir ce jeu de beano. Au cours de la soirée, un gagnant tout excité se trompe et crie…BINGO. Un nouveau jeu vient de naître et un millionnaire aussi (Edwin S. Lowe).
(1982) Lancement de l’album Thriller de Michael Jackson, qui deviendra le plus vendu de tous les temps, avec plus de 40 millions d’exemplaires.
On en tirera des 45-tours également vendus à des millions de copies. L’album resta 173 semaines, dans les « charts » britanniques.
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La Une
Le sel ! Souvent nocif pour les artères, il peut dépanner ailleurs. C’est ce que madame chasse-taches nous apprend dans ses trucs.
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Le voilà le petit produit présent dans toutes nos maisons et qui peut devenir un excellent dépanneur !

10 TRUCS EN RAFALE
1- Une poignée de sel et une eau bouillante éliminent la graisse et les odeurs dans le renvoi d’eau de la cuisine.
2- Une demi-tasse de sel ajoutée à l’eau de la lessive et au détergent assouplit les jeans neufs et ravive la couleur de jeans plus anciens.
3- Les œufs durs cuits dans une eau salée s’écaleront beaucoup plus facilement.
4- Déposez la coutellerie et l’argenterie dans une eau fortement salée (1 cuillerée de gros sel à marinade dans 2 litres d’eau chaude) pendant une quinzaine de minutes avant de les rincer et de les faire briller avec un chiffon propre.
5- Frottez la semelle d’un fer à repasser avec du sel fin pour enlever les taches et les résidus et lui permettre de mieux glisser.
6- Refroidissez rapidement une bouteille de vin en la déposant dans un seau d’eau glacée salée.
7- Une ancienne baignoire en émail jaunie se nettoie avec un mélange de térébenthine et de sel.
8- Les contenants de plastique devenus gluants au fil des ans se nettoieront facilement si vous les laissez auparavant tremper toute une nuit dans une eau chaude fortement salée.
9- Un œuf tombé sur le parquet se solidifiera au contact du sel saupoudré et sera facile à nettoyer.
10- Couvrez et frottez les taches de graisse dans le four avec du sel. Utilisez un linge mouillé à l’eau tiède.
LA MAUVAISE IDÉE
Il est faux de croire qu’une tache de vin rouge fraîche saupoudrée de sel disparaîtra au lavage. En effet, le sel fixera plutôt la coloration de la tache qui deviendra bleutée après le lavage et le séchage. Versez tout simplement un petit verre de vin blanc sur la tache rougeâtre et vous la verrez disparaître rapidement.
Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, 26 novembre 2022, cahier CASA, p13
334e jour de l’année
Mercredi, 30 novembre 2022
On célèbre aujourd’hui…
L’AVENT (RELIGION CHRÉTIENNE)
Pensée et citation du jour
L’esprit s’enrichit de ce qu’il reçoit, le cœur, de ce qu’il donne.
Victor Hugo
Ça s’est passé un 30 novembre…
(1858) John Landis Mason reçoit un brevet pour le pot mason. Il ne fut pas le seul inventeur de pot pour conserver la nourriture mais, il est l’un des rares à avoir traversé plusieurs époques et d’être encore vendu de nos jours.
(1900) Commercialisation du Meccano, un jeu de construction à base d’éléments à l’origine entièrement métalliques. Les modules standard préfabriqués étaient des lames métalliques perforées au pas de ½ pouce (1,27 cm) : dès le début, la collection d’éléments très étendue comportait des cornières, des plaques, des axes, des roues et des engrenages en laiton car le but initial était l’initiation à la mécanique. Bien entendu, l’originalité de l’invention est le pas constant des trous d’assemblage qui se fait au moyen de vis et d’écrous.
(1913) Parti d’Angleterre pour les Etats-Unis, Charlie Spencer Chaplin débute sa carrière d’acteur au cinéma et joue dans son premier film, « Making a living », de Mack Sennett. Chaplin signe ici son premier contrat et tournera une trentaine de films avec Sennett. En 1914, Il créera le personnage de Charlot dans : « Charlot vagabond ».
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